27/02/2008

13/11/2007: Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela...


-------- Message original --------
Sujet: [CSP] [GRANMA] Langford, nouveau Super Espion de Bush.....
Date: Tue, 13 Nov 2007 13:55:12 EST
De: Denisjpmo@aol.com
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Langford, nouveau Super Espion de Bush dans la guerre sale contre Cuba et le Venezuela

PAR JEAN-GUY ALLARD, de Granma international

SI la date de naissance décide du destin des personnes, Timothy Evan Langford, le nouveau Super espion de Bush pour Cuba, était prédestiné pour cette mission: il est né en 1959, année de la révolution cubaine, et le 26 mars, Jour des organismes de sécurité de l’'île.

La plaisanterie s'’arrête là. Langford n’'a pas été choisi au hasard par le Directeur national du renseignement des États-Unis, Mike McConnnell, le bras droit de Bush en matière d’'espionnage, pour «coordonner » la guerre sale contre Cuba et le Venezuela.

Ce fonctionnaire de l'’appareil infernal qu'’utilise l'’empire quand «on ne doit pas voir sa main», depuis Playa Giron jusqu’à Miraflores, est un technicien du renseignement depuis sa sortie de l'’Université du Texas à Austin, où il a été diplômé d'’Études latino-américaines, qui considère le continent comme son laboratoire.

Avec ses manies de bibliothécaire, ses cheveux hirsutes et ses lunettes hors normes, il gère les informations, vraies ou fausses, avec la froideur du laborantin de criminalistique qui dissèque un échantillon de preuve.

Au point où après 15 ans de labeur méticuleux à la Direction d’'analyse de l'’Agence centrale de renseignement, il a été choisi pour être promu chef de l’'Équipe d'’analyse des Cibles dures (sic) de la Compagnie.

Selon le glossaire de l'’espionnage nord-américain, les termes «cibles dures», en anglais «hard target», désignent les pays et, plus précisément, les personnalités politiques que l'’agence priorise et considère comme difficiles à atteindre.

Bien sûr, Cuba apparait depuis plusieurs décennies dans la liste des pays «privilégiés» par l'’attention impériale.

POUR S’'APROCHER, IL PROFITE DE LA VISITE PAPALE

C’'est ainsi que Langford a fait son apparition à Cuba en 1998, profitant de la visite du pape Jean Paul II dans l'’Île, pour se rapprocher de l'’objectif.

Plusieurs jours avant l'’arrivée du Souverain pontife, le 21 janvier 1998, Langford se trouvait déjà embusqué dans le bunker de la Section des intérêts nord-américains (SINA) à La Havane avec ses lunettes d'’approche à la main, les écouteurs en place, déchiffrant les rapports, pas toujours limpides, des dissidents-informateurs à son service.

Durant plusieurs semaines, cet espion de haut vol a mené une activité qui de sainte n'’avait que le ‘s’ pour enrichir ses archives déjà débordantes sur les prétendues réalités cubaines.

Il a aussi eu tout le temps de profiter de La Havane, terre interdite pour ses compatriotes par les lois criminelles du blocus, de savourer son rhum légendaire et de fumer ses inimitables cigares.

Détail intéressant, Langford, selon son curriculum, est marié à Maria Garnica. On ignore s'’il s’agit de ces mêmes Garnica liés à Jeb Bush par son épouse, Columba. Le petit frère de George W., nous révèlent les archives, s’'est épris de Columba Garnica à Leon, Guanajuato, au Mexique, et s’'est marié avec elle en 1974… à Austin, Texas. Que le monde est petit!

LE CHEF DES CIBLES DURES EN SAIT LONG

Langford a de l’'Amérique latine une connaissance approfondie grâce à plusieurs «voyages d’'études» dans les points d'’observation dont dispose la CIA sur le continent.

Il sait presque tout, sinon tout, des plus répugnantes opérations menées par la CIA.

Et on observera qu'’il obtient la direction de l'’Équipe d’'analyse des Cibles dures de l’'Agence… en 1997, précisément quand la Fondation nationale cubano-américaine, depuis le territoire cubano-américain, utilisant un agent de la CIA de carrière, Luis Posada Carriles, déchaine la campagne d’'attentats contre des installations touristiques à La Havane.

Ce fut l’'année des bombes dans les hôtels, du Cohiba au Copacabana, de la mort du jeune touriste italien Fabio Di Celmo... mais aussi du yacht La Esperanza, intercepté accidentellement, dans lequel se trouvaient quatre collaborateurs actifs de son organisation qui se dirigeaient vers l'’île de Margarita pour assassiner le président de Cuba.

Timothy Langford ne pouvait ignorer au cours de cette année de tant de crimes contre Cuba, avec le réseau de renseignement dont il dispose, chaque détail des activités de terrorisme international qu'’encourageait l'’empire.

Il est aussi impossible, en toute logique, qu'’il ait ignoré chaque élément du complot que la même FNCA a ourdi et qui s’'est terminé par l'’arrestation de Luis Posada Carriles et de trois terroristes notoires de Miami, à Panamá en novembre 2000, alors qu'’ils préparaient un attentat contre le chef d'’État cubain dans un amphithéâtre universitaire.

Il est possible qu'’il doive son nouveau poste, sinon au népotisme, grâce à l’'efficacité avec laquelle ses services ont noyé le dossier de Posada après son retour intempestif sur la terre de ses maîtres.

Et que sait le chef des Cibles dures de l’'opération qui a mené au coup d'’État qui, en 2002, a donné le pouvoir à une junte d’'oligarques fascistes dirigés par Pedro Carmona Estanga, au Venezuela?

Et des complots actuels que continuent à ourdir contre Cuba et le Venezuela, les services spéciaux que Fidel Castro, avec tant de justesse, a appelé la machine à tuer?

Ce sont des centaines de questions que l’'on pourrait ainsi se poser au sujet de ce nouvel homme d’'appareil que McConnell, avec tant de confiance, a introduit dans le cénacle des têtes brûlées.

Langford remplace à ce poste Norman Bailey, ex conseiller de Ronald Reagan, disciple du très controversé Lyndon Larouche et protégé du sanguinaire John "El Embajador" Negroponte.

La nomination de Timothy Langford se fait parallèlement aux projections de l’'Annexe secrète du Plan Bush pour l'’annexion de Cuba dont les caractéristiques principales sont l'’agression, le crime, l'’illégalité, le terrorisme et même l’'assassinat.

Dans la version du Plan Bush diffusée le 10 juillet 2006, on signale textuellement que: «Pour des raisons de sécurité nationales et une mise en place effective, certaines recommandations sont contenues séparément dans une annexe secrète». Selon les experts, le document contient de nouveaux complots pour assassiner le président de Cuba, de nouveaux plans d’'attaques terroristes et d’'agression militaire.

Le dernier discours de Bush et ses grotesques appels à la sédition confirment le maintien de ces orientations maintenant gérées par Langford.

Dans le cas du Venezuela, des unités spéciales de la CIA ont été activées en complicité avec des éléments terroristes de la mafia de Miami, et des opérations de renseignement ont été menées en vue de provoquer des troubles, avec la participation des secteurs d’'opposition subventionnés par le Département d’État.

http://www.granma.cu/frances/2007/noviembre/lun12/45espia-f.html

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18:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Tags : venezuela, guerre, usa, imperialisme, cuba | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |