29/05/2010

29/05/10: Dénonçons les tentatives de créer un prétexte pour l'agression dans la péninsule coréenne...

L'incident de la corvette Cheonan

Dénonçons les tentatives de créer un prétexte pour l'agression dans la péninsule coréenne

Dénonçons les tentatives de créer un prétexte pour l'agression dans la péninsule coréenne
Fausse enquête sur le naufrage du Cheonan
Opposons-nous à la participation du Canada aux intrigues impérialistes et aux demandes de sanctions!
Le burlesque de mauvais goût de Clinton
Pyongyang considère une implication américaine dans le naufrage du Cheonan - Chol Myong Kim, Asia Times Online

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L'incident de la corvette Cheonan

Dénonçons les tentatives de créer un prétexte
pour l'agression dans la péninsule coréenne

Le 26 mars, la corvette sud-coréenne de 1 200 tonnes, le Cheonan, a coulé près de l'île Baek-Ryong dans la mer Jaune. Elle faisait partie d'une formation qui participait à des exercices militaires conjoints des États-Unis et de la Corée du sud, partie de l'activité hostile continuelle contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC). L'île est à moins de 16 km de la côte de la RPDC et à plus de 160 km du territoire sud-coréen. Le Cheonan transportait 104 membres d'équipage, dont 58 ont été rescapés. Il était armé de missiles Boeing, de quatre canons de gros calibre, de torpilles et de grenades sous-marines. Les deux moitiés de l'épave ont été remontées plus tard à l'aide d'une grue flottante.

Durant les deux mois écoulés depuis l'incident, le régime fantoche de Lee Myung-bak a attribué la responsabilité du naufrage à la RPDC et a ensuite cherché à étayer son accusation non fondée avec une panoplie de fabrications et une campagne d'hystérie et de gestes hostiles envers la RPDC, y compris la menace de guerre.

Malgré tous les efforts de la RPDC pour calmer les esprits et prévenir une escalade, les États-Unis et les autorités du régime sud-coréen à leur service ont montré leur résolution à utiliser le naufrage comme prétexte pour la guerre. Le 21 mai, les autorités sud-coréennes ont publié un « rapport d'enquête » fallacieux qui attribue le naufrage du Cheonan à une torpille d'un sous-marin de la RPDC. S'appuyant sur cette fabrication, le 24 mai le gouvernement de Lee a procédé à l'annonce officielle de mesures injustes et hostiles contre la RPDC. Elles comprennent l'interdiction de passage des navires de la RPDC dans les eaux du côté sud, un « arrêt du commerce et des échanges entre le sud et le nord » et l'exercice du « droit à la légitime défense », c'est-à-dire le « droit » de déclencher une guerre d'agression en guise de représailles. Lee Myung-bak a dit que son gouvernement allait porter l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU et il a demandé à la RPDC d'accepter la responsabilité du naufrage et de présenter des excuses. Le régime Lee a également annoncé la reprise des opérations de guerre psychologique anticommuniste contre la RPDC, qui avaient cessé il y a six ans, dans la Zone démilitarisée.

Loin d'être sur la défensive, le 25 mai la RPDC a émis un communiqué, par la voix du Comité pour la réunification pacifique de la Corée, annonçant qu'elle instituait « des mesures résolues pour geler complètement les relations intercoréennes, abroger complètement l'accord de non-agression entre le nord et le sud et cesser complètement toute coopération intercoréenne ». En d'autres mots, le gouvernement Lee, qui agit au service des impérialistes américains, a dégénéré à tel point dans la trahison et le sabotage qu'il n'est désormais plus possible d'entretenir le dialogue avec lui, qui n'a cessé de détruire les instruments de paix et de réunification depuis qu'il est au pouvoir. La RPDC annonce par conséquent les mesures diplomatiques et économiques suivantes, comme première phase de la défense de sa souveraineté et de sa dignité :

1. Toutes les relations avec le régime fantoche sont rompues.

2. Il n'y aura ni dialogue, ni contact entre les autorités tant que Lee Myung-bak est au pouvoir. [Son mandat se termine en 2013 – ndlr]

3. L'activité des agents de liaison de la Croix rouge de Panmunjom est suspendue.

4. Tous les liens de communication entre le nord et le sud seront rompus.

5. Le Bureau de consultation pour la coopération économique nord-sud dans la zone industrielle de Kaesong est aboli et le personnel représentant la partie sud sera expulsé sans autre délai.

6. La RPDC amorce une contre-attaque contre les « opérations de guerre psychologique » du régime fantoche.

7. Le passage dans les eaux territoriales et l'espace aérien du nord est complètement interdit aux navires et avions sud-coréens.

8. Toutes les questions relatives aux relations intercoréennes seront soumises à une loi de guerre.

Le Marxiste-Léniniste appuie sans équivoque la RPDC et les mesures qu'elle prend pour faire triompher la paix et la justice dans la péninsule coréenne. Nous sommes convaincus qu'en conséquence de la position résolue et de principe de la RPDC, ce sont les impérialistes américains et leurs serviteurs qui finiront par être isolés pour leur activité belliciste et leurs crimes contre la paix mondiale. Dans cet esprit, nous dénonçons également le rôle insidieux que joue le gouvernement du Canada, d'abord par l'envoie de spécialistes pour participer à la fausse enquête, puis par l'annonce de sanctions contre la RPDC par le premier ministre Stephen Harper le 24 mai. Ça ne doit pas passer ! Bas les pattes de la Corée ! Nous lançons l'appel à tous à voir à ce que la classe ouvrière et le peuple soient informés de la vérité concernant la Corée, y compris concernant le rôle criminel des États-Unis.

Dans un communiqué dénonçant les tentatives des États-Unis et du régime sud-coréen de démoniser la RPDC, le ministère des Affaires étrangères de la RPDC fait le parallèle avec la tragédie que les États-Unis ont laissé s'abattre sur l'Irak :

« Les États-Unis, cependant, devraient savoir que ce n'est pas si facile de jeter de la poudre aux yeux des peuples du monde.

« Ils se souviennent très bien de l'optimiste et "convaincant" secrétaire d'État américain Powell lisant pendant 70 minutes des informations confidentielles sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en février 2003. C'est avec ce mensonge sans précédent que les États-Unis ont justifié une invasion armée de l'Irak et ils ne sont pas encore exempts de ces retombées honteuses. Si les États-Unis racontent un autre mensonge sur la péninsule coréenne et laissent ses laquais déformer la situation, ils devront payer un prix incomparablement plus élevé que pour la guerre en Irak. »

Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à toutes les personnes éprises de paix et de justice à dénoncer les tentatives de se servir du naufrage du Cheonan pour diviser le peuple coréen et comme prétexte pour intensifier l'agression dans la péninsule coréenne.

Les impérialistes américains et leurs alliés en Corée du sud ont une longue histoire de mise en scène d'actes de provocation tout en masquant leur rôle d'agresseur afin de créer un prétexte à de nouvelles agressions, comme lors du début de la guerre de Corée elle-même. Depuis la division de la Corée, les forces sud-coréennes en collaboration avec l'armée américaine ont systématiquement tenu des exercices de guerre et transgressé l'espace aérien et les frontières maritimes de la RPDC, et commis d'innombrables actes d'espionnage aérien et maritime.

Depuis sa fondation il y a 61 ans, la RPDC a mené sans fléchir une lutte contre l'occupation militaire américaine dans le sud de la Corée. Cette dernière tentative de déformer les faits et de diaboliser la RPDC montre qu'aujourd'hui les États-Unis sont plus actifs que jamais à poursuivre leurs efforts pour conquérir l'ensemble de la péninsule coréenne comme tremplin pour dominer l'ensemble de l'Asie. Face à cette intransigeance, loin d'être l'agresseur la RPDC continue d'exiger que les États-Unis signent un traité de paix pour mettre fin à la guerre de Corée et mettre un terme à ces activités dangereuses.

Le Marxiste-Léniniste invite les gens à appuyer la juste proposition du gouvernement de la RPDC pour un traité de paix signé par les États-Unis et la RPDC pour mettre fin à la guerre de Corée, réduire les tensions dans la péninsule coréenne, normaliser les relations entre les États-Unis et la RPDC et contribuer à la dénucléarisation de la péninsule en tant que contribution à la paix en Asie orientale et dans le monde.

Troupes américaines, hors de Corée !
Appuyons la réunification pacifique et indépendante de la Corée !

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Fausse enquête sur le naufrage du Cheonan

Moins de deux semaines après le naufrage du navire de la marine sud-coréenne le 26 mars, un certain nombre de responsables sud-coréens ont conclu qu'il n'y avait pas de lien direct entre la RPDC et le naufrage. Parmi ceux niant un lien, on retrouve Won See-hoon, directeur du renseignement national de la Corée du sud ; Kim Tae-young, ministre de la Défense de la Corée du sud ; Lee Ki-sik, chef du bureau des opérations maritimes à l'état-major sud-coréen ; Won Tae-jae, porte-parole du ministère de la Défense, et le contre-amiral Lee, chef du bureau des opérations maritimes.

Faisant fi des déclarations de ces responsables, le président Lee Myung-bak s'est mis à déclarer que la RPDC avait coulé le Cheonan. Avec la complicité des États-Unis, Lee a mis en place un « Groupe mixte civil-militaire d'enquête (GME) » pour enquêter sur le naufrage. Le GME se composait de 25 experts sud-coréens et 24 experts étrangers en provenance des États-Unis, de l'Australie, du Royaume-Uni, de la Suède et du Canada. Le 20 mai, l'équipe a publié son rapport dans lequel il affirme que l'épave récupérée du site laisse voir qu'une torpille de la RPDC a coulé le Cheonan et que cette conclusion est étayée par des preuves récupérées sur les lieux. Les chercheurs ont conclu qu'il n'y avait « pas d'autre explication plausible ».

La RPDC a fermement dénoncé le rapport du GME et a nié catégoriquement toute implication dans le naufrage du Cheonan. La RPDC déclare qu'il n'y a pas de preuve la liant à l'incident et que le rapport est une pure invention. Elle affirme que les résultats de l'enquête conjointe sont une autre tentative pour « tromper l'opinion publique à l'intérieur et à l'extérieur de la Corée » et que le président sud-coréen « prend l'initiatives dans cette campagne de dénigrement contre la RPDC ». « Les agresseurs américains et japonais se joignent aussi au bal. » La RPDC déclare que, en réponse au faux rapport, son Comité national de défense « enverra un groupe d'inspection sur le lieu de l'incident en Corée du sud afin de vérifier les preuves matérielles concernant les liens. Le groupe de traîtres devrait produire devant le digne groupe d'inspection de la RPDC les éléments prouvant que le naufrage du navire de guerre est lié à nous. »

Le ministre des Forces armées populaires de la RPDC, Kim Yong-chun, a fait remarquer la semaine dernière que conformément au Pacte fondamental de non-agression nord-sud, la partie sud a l'obligation d'accueillir une équipe d'inspection du Comité de la défense nationale. Vendredi le 21 mai, les autorités sud-coréennes ont communiqué leur refus, une position que le ministre Kim Yong-chun considère comme une provocation, rapporte l'agence coréenne KCNA.

Plusieurs commentateurs ont fait remarquer que pour que la RPDC mène à bien une attaque clandestine de la sorte, il aurait fallu une série de coïncidences très peu probables et une capacité militaire qu'elle n'a pas. Bref, les probabilités que la RPDC soit responsable de l'attaque sont pratiquement nulles. Les observateurs ajoutent par ailleurs que l'attribution de la responsabilité du naufrage du Cheonan à un acte hostile de la RPDC ne peut être qu'à de sombres desseins. Les tentatives de passer outre aux protocoles, d'internationaliser le conflit et d'isoler la RPDC prouvent l'existence de visées suspectes de la part des États-Unis et du régime sud-coréen.

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Opposons-nous à la participation du Canada aux intrigues impérialistes et aux demandes de sanctions!

Le gouvernement canadien joué un rôle actif dans la désinformation concernant le naufrage du Cheonan. Le 16 mai il a envoyé trois « experts » participer à l'enquête officielle (en cours depuis avril) sur l'incident. Lorsque les résultats de l'« enquête » ont été rendus publics, le 20 mai, le gouvernement Harper a émis deux déclarations honteuses qui reprennent ses constatations non fondées.

Le 19 mai, le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon et le ministre de la Défense nationale Peter MacKay ont émis une déclaration conjointe. Le ministre Cannon a dit : « Tels que présentés ce soir, les faits indiquent, de manière concluante, qu'une torpille nord-coréenne est responsable du naufrage du navire Cheonan. Il n'y a aucune autre explication plausible. Nous travaillerons en étroite collaboration avec la Corée du Sud ainsi qu'avec nos alliés et partenaires afin de déterminer la meilleure marche à suivre. Le Canada demeure résolu envers l'objectif d'une péninsule coréenne paisible, stable et prospère. Le Canada condamne avec énergie ce violent acte d'agression du régime nord-coréen. Nous appuyons pleinement la Corée du Sud, notre allié et notre ami démocratique. » Le ministre MacKay a pour sa part vanté le rôle méprisable que le Canada a joué dans « l'enquête ». « Le Canada se réjouit d'avoir apporté sa contribution avec une équipe d'experts de la Marine canadienne afin d'aider à réaliser cette enquête multinationale. Les hommes et les femmes de la Marine canadienne sont parmi les meilleurs au monde et cette contribution poursuit le soutien de longue date qu'apporte le Canada à ses amis et alliés lorsque ceux-ci demandent son aide. »

Cette déclaration qui accepte les yeux fermés les constatations américaines comme étant « concluantes » est conforme à la désinformation et à la décontextualisation répandues par les impérialistes sur la situation dans la péninsule coréenne. La déclaration conjointe ne fait même pas mention des questions pertinentes qui peuvent expliquer pourquoi un incident comme celui-là peut se produire : pourquoi y-a-t-il encore deux Corées et pourquoi la RPDC est-elle encore en état de guerre avec les impérialistes américains ; pourquoi les forces armées des États-Unis occupent-elles militairement la République de Corée et le Japon 65 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale et 57 ans après l'Armistice coréenne, etc. ? Le Marxiste-Léniniste dénonce le gouvernement canadien pour son appui à cette soi-disant enquête, à ses soi-disant constatations et à la décontextualisation de la situation dans la péninsule coréenne qui a pour but de promouvoir les « conclusions » des impérialistes américains à l'effet que la RPDC est responsable.

La réalité actuelle de la Corée est faite d'exercices de guerre américains continuels tout près de la Ligne de démarcation et de la Ligne limite septentrionale, en plus d'activités d'espionnage et d'autres activités provocatrices qui menacent le droit à l'existence du peuple coréen. Faisant comme si tout cela n'existait pas, le gouvernement canadien feint l'ignorance afin de pouvoir conclure tout ce qu'il veut au sujet de la destruction du navire et de toute autre question qui concerne la péninsule coréenne. En ignorant la cause du conflit sur la péninsule coréenne, qui est l'occupation militaire américaine continue dans le sud et le désir de l'impérialisme américain d'étendre son empire au nord, de conquérir la RPDC et d'étendre son occupation militaire aux frontières de la Chine, le gouvernement canadien rejette de façon intéressée la possibilité bien réelle que le naufrage ait été accidentel ou pire encore un prétexte organisé par les États-Unis et les agences d'espionnage sud-coréennes.

Le 24 mai, le premier ministre Harper a ajouté à l'infamie commise par le Canada par rapport à la situation en Corée en émettant une déclaration à l'effet que le Canada va imposer des sanctions à la RPDC sur la base de la fausse affirmation que la RPDC est responsable de l'incident du Cheonan et qu'elle doit être blâmée pour « cette violation éhontée de la loi internationale et son mépris flagrant envers ses obligations internationales ».

Bien au contraire, c'est le Canada qui a violé le droit international en s'ingérant dans les affaires intérieures de plusieurs pays, militairement ou autrement : en Corée, en Haïti et en Afghanistan, pour n'en nommer que quelques uns. Le gouvernement canadien a moins que jamais le droit d'entraîner le Canada dans les affaires intérieures du peuple coréen et de violer une nouvelle fois le droit international. Le Marxiste-Léniniste lance l'appel à toutes les personnes éprises de paix et de justice et aux peuples du monde de condamner les sanctions injustes que le gouvernement Harper vient d'imposer à la RPDC.

La participation du Canada aux intrigues impérialistes contre la Corée remonte au déploiement de soldats et à l'utilisation d'armes biologiques durant la Guerre de Corée. Plus récemment, le premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé que des sanctions économiques et politiques contre la RPDC et l'Iran seraient à l'ordre du jour des sommets du G8 et du G20 en juin. De plus, depuis l'établissement de relations diplomatiques avec la RPDC en janvier 2001, les gouvernements qui se sont succédés au Canada n'ont pas fait le moindre effort pour normaliser les relations entre les deux pays ou contribuer à la paix et à la stabilité sur la péninsule coréenne. Et maintenant le gouvernement Harper ajoute à l'injustice en se joignant à la campagne contre la RPDC.

L'affirmation du gouvernement canadien selon laquelle il n'y a « aucune autre explication plausible » signifie qu'une fois de plus le peuple canadien se fait dire que le peuple coréen n'a pas droit à son indépendance et à son droit de décider de ses propres affaires. Le peuple coréen mérite d'être occupé par l'impérialisme américain, comme ce fut le cas après la Deuxième Guerre mondiale, ce qui a mené aux ravages de la péninsule coréenne dans la guerre de 1950 à 1953, à l'occupation du sud par la force et aux menaces d'invasion et de destruction de la RPDC qui se poursuivent à ce jour. Le peuple canadien est constitué de gens provenant de toutes les nations du monde, dont plusieurs ont souffert aux mains des impérialistes américains et de leurs alliés. Les peuples ont une riche expérience des mensonges et de la traîtrise des manoeuvres des impérialistes pour la contre-révolution, les invasions, l'organisation de coups d'État et de prétextes pour la guerre qui font des victimes innombrables et ils ne se laisseront pas tromper par cette prétendue enquête sur le naufrage ou par les actions obséquieuses du gouvernement canadien. Les Canadiens n'appuient pas la participation du Canada dans les guerres d'agression des États-Unis et ils n'accepteront pas non plus que le Canada contribue à créer un prétexte pour la guerre.

Non aux sanctions canadiennes contre la RPDC !
Luttons pour un gouvernement antiguerre !

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Le burlesque de mauvais goût de Clinton

Comme ce fut le cas avec l'Irak et l'Afghanistan, la comédie organisée autour
du navire qui a coulé est un prétexte pour les impérialistes américains pour la
guerre et l'occupation. L'impérialisme américain, ses fantoches et ceux qui concilient
avec lui constituent le plus grand danger pour la paix mondiale.

Les peuples du monde riraient de cette farce mélodramatique dirigée par la secrétaire d'État Hillary Clinton si cela ne représentait pas une provocation aussi dangereuse. Les peuples en ont franchement assez des prétextes sans fin que les impérialistes américains inventent pour leurs guerres et leurs occupations et pour maintenir leur empire militaire mondial. Ils ont toujours vivant à la mémoire le souvenir de Colin Powell, l'ex-secrétaire d'État américain, mentant effrontément devant le Conseil de sécurité de l'ONU sur les armes de destruction massive de l'Irak pour créer un prétexte pour la guerre et l'occupation.

Au moment même où la population d'Okinawa au Japon développe un puissant mouvement pour forcer le départ de toutes les bases américaines de leurs îles et à l'approche des élections du 2 juin en Corée, l'impérialisme américain et ses fantoches en République de Corée et au Japon sont les réalisateurs d'une autre farce mélodramatique. Ils ont transformé le naufrage du navire de guerre de Corée du sud en une grande provocation en accusant la République démocratique populaire de Corée de l'avoir torpillé. La RPDC a dit à maintes reprises qu'elle n'est pour rien dans ce naufrage. On a interdit à ses experts d'examiner les preuves afin qu'elle puisse prouver ses dires. Que le naufrage du navire de guerre ait été réellement un accident ou qu'il ait été organisé par les agences d'espionnage des États-Unis et ses fantoches coréens n'est pas ce qui est en cause ici. Ce qui est en cause, c'est que les forces armées des États-Unis sont déterminées à utiliser ce naufrage pour la guerre et le maintient de l'occupation militaire de la Corée et du Japon. Les Canadiens doivent dénoncer ce comportement de voyou et s'unir aux autres peuples pour demander que les troupes américaines sortent de Corée et du Japon et laissent les peuples d'Asie de l'Est régler leurs affaires. La nécessité de bâtir un gouvernement antiguerre apparaît encore une fois dans toute sa force.

L'opportunisme et la conciliation sans vergogne du gouvernement japonais avec le fascisme

La farce du navire de guerre coréen arrive à un moment on ne peut plus approprié pour le premier ministre du Japon Yukio Hatoyama qui avait promis pendant la campagne électorale de l'été 2009 de retirer les bases militaires américaines d'Okinawa. Des membres du cabinet d'Obama se sont rendus l'un après l'autre à Tokyo pour rappeler à Hatoyama que les États-Unis vont maintenir leur occupation militaire du Japon en dépit du mouvement de masse qui demande le départ des troupes américaines.


Okinawa, Japon, le 26 avril 2010: Manifestation de 100 000 personnes contre les bases militaires américaines à Okinawa.   (Translators for Peace)

La population d'Okinawa a tenu des manifestations répétées de dizaines de milliers de personnes pour réclamer le départ des bases militaires américaines. Lors d'une de ces manifestations, la base aérienne américaine de Futenma a été complètement encerclée par une chaîne humaine de gens qui réclamaient la fin de l'occupation militaire. Tous les principaux dirigeants politiques d'Okinawa sont du côté du mouvement de masse pour demander le départ des troupes américaines. L'assemblée de la préfecture d'Okinawa a passé à l'unanimité une résolution en mars demandant le départ immédiat des îles de tout le personnel militaire américain et de ses armes. L'opposition à l'occupation militaire américaine a maintenant de l'influence dans un secteur grandissant de l'élite dirigeante du Japon, comme on peut le voir dans la déclaration du parti au pouvoir qui demande le départ des bases mais hésite à passer aux actes.

Les remous au sein de l'élite dirigeante japonaise contre l'impérialisme américain sont le fait d'une force émergente qui recherche de nouveaux arrangements en Asie de l'Est avec la République de Corée, la RPDC, la Chine et les États-Unis. Les remarques de l'ancien commandant en chef des forces de l'air japonaises Tomizawa Hikaru sont un bon exemple de cette demande de nouveaux arrangements. Il a dit que les bases américaines au Japon ne sont pas là pour défendre le Japon mais pour maintenir l'ordre mondial centré sur la domination américaine. Tomizawa a reproche au gouvernement actuel de ne pas se prononcer clairement mais de tenter de continuer à amener l'opinion publique à croire que les bases américaines sont là pour défendre le pays. Cela démontre à quel point la contradiction avec les forces d'occupation américaines est devenue aiguë. Les impérialistes américains ne reculent devant rien, face à ce mouvement de masse grandissant et à la participation d'une section de l'élite dirigeante du Japon, pour maintenir leur occupation et ils jouent continuellement la « carte coréenne » pour envenimer les rapports avec la RPDC.

Il est très intéressant de noter que dès que les États-Unis et son régime fantoche de Corée du sud ont lancé l'idée du rôle présumé de la RPDC dans le naufrage du navire coréen, à peine une journée avant l'arrivée de Clinton à Tokyo, le premier ministre Hatoyama ait semblé changer de message sur la nécessité du départ des bases américaines d'Okinawa. Il a dit : « Maintenant que les tensions montent dans la péninsule coréenne et considérant leur impact en Asie et pour la paix du Japon, nous achevons de mettre au point une solution à ce problème » (un nouvel arrangement avec les États-Unis sur le statut des forces d'occupation).

Le jour suivant, aux côtés de Clinton, le ministre de la Défense du Japon a été plus direct. Il a déclaré que le gouvernement croit de plus en plus qu'une forte présence militaire au Japon et en Corée est toujours cruciale pour la défense du Japon et la stabilité de toute la région de l'Asie-Pacifique.

L'ex-premier ministre éduqué en Grande-Bretagne et proche allié de l'impérialisme américain Lee Kuan Yew est venu à la rescousse d'Hatoyama, qui est largement critiqué pour sa violation de sa promesse électorale, en disant aux médias japonais : « Si le Japon ferme Okinawa (les bases américaines), je pense que cela sera un recul sérieux pour le déploiement des forces américaines, ce qui ne sera pas à l'avantage de l'Asie. Les Américains ont maintenu depuis la fin de la guerre en 1945 la stabilité et la sécurité des régions de l'Asie de l'Est, de la Corée à l'Asie du Sud-Est. Il faut maintenir un équilibre entre la Chine et les États-Unis ».

Hatoyama s'est rendu une fois de plus à Okinawa le 23 mai pour convaincre les dirigeants locaux et la population que la « preuve » de l'implication de la RPDC dans le naufrage du navire de guerre montre que les bases militaires américaines doivent demeurer non seulement à Okinawa mais dans tout le Japon.

Les peuples prennent de plus en plus conscience du fait que les États-Unis et leurs fantoches en Corée du sud inventent de nouveaux prétextes chaque fois qu'un mouvement de masse surgit pour forcer le départ des troupes américaines du Japon. La carte coréenne commence à être usée. La population d'Okinawa a beaucoup d'expérience avec ce type de manipulation de l'opinion publique par l'organisation de prétextes et elle persiste à dire Non aux bases américaines. Ce mouvement antiguerre déterminé qui dit « Non aux bases militaires américaines ! » et « Soldats américains, rentrez chez vous ! » pourrait bien s'étendre à tout le Japon.

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Pyongyang considère une implication américaine
dans le naufrage du Cheonan

Même si elle a nié fermement toute implication et exprimé sa sympathie pour la perte de concitoyens coréens, les doigts sont pointés vers la Corée du nord au sujet du tragique naufrage de la corvette sud-coréenne de 1 200 tonnes, le Cheonan, dans la mer Jaune ou mer de l'Ouest durant la nuit du 26 mars.

« Une attaque à la torpille par la Corée du nord est la cause la plus probable du naufrage d'un navire de guerre sud-coréen le mois dernier », a déclaré le 26 avril à CNN sous couvert de l'anonymat un représentant militaire des États-Unis. Au moins 46 des 104 marins du navire ont été tués dans le naufrage.

Apparemment, la Corée du nord est désignée comme le bouc émissaire dans un incident si mystérieux qu'un article du Los Angeles Times du 26 avril en provenance de Séoul s'intitule « Des théories à la James Bond sont soulevées dans le naufrage du navire coréen ». Jusqu'à présent, aucune preuve tangible n'a été produite reliant la Corée du nord à la catastrophe. Cependant, cela n'a pas empêché les médias et les experts de tenir le Nord pour responsable. Le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo indique le 29 avril : « Il est difficile d'imaginer qu'un pays autre que la Corée du nord puisse lancer une attaque à la torpille contre un navire de guerre sud-coréen ».

La preuve circonstancielle

Est-il possible que la Corée du nord ait eu l'audace de torpiller une corvette sud-coréenne participant à un exercice de guerre américano-sud-coréen ? La réponse est un non catégorique. La preuve circonstancielle est très révélatrice, car elle montre qui est le coupable le plus probable.

Mission impossible

Il y a quatre points importants qui montrent clairement que la corvette sud coréenne n'a pas été coulée par un sous-marin nord-coréen.

1er fait : Les sous-marins nord-coréens ne sont pas suffisamment furtifs pour pénétrer dans les eaux sud-coréennes fortement gardées durant la nuit et demeurer non détectés par les très efficaces unités de lutte anti-sous-marine des forces américaines et sud-coréennes. Un sous-marin nord-coréen ne serait pas en mesure de déjouer une série impressionnante de navires de guerre Aegis haute technologie, d'identifier la corvette Cheonan, puis la couper en deux avec une torpille avant de s'échapper indemne, ne laissant aucune trace sur son passage.

2e fait : Le naufrage a eu lieu non pas dans les eaux nord-coréennes, mais bien à l'intérieur des eaux sud-coréennes étroitement surveillées, où un sous-marin lent de la Corée du nord aurait de grandes difficultés à fonctionner subrepticement et en toute sécurité, à moins qu'il ne soit équipé de la technologie AIP (propulsion anaérobique).

3e fait : La catastrophe a eu lieu précisément dans les eaux où ce que le Pentagone a appelé « un des plus grands exercices de simulation au monde » était en cours. Cet exercice de guerre, connu sous le nom « Key Resolve / Foal Eagle » ne s'est pas terminé le 18 mars tel qu'annoncé mais en fait s'est déroulé du 18 mars au 30 avril.

4e fait : L'exercice Key Resolve / Foal Eagle en mer Jaune près de la ligne de limite septentrionale (NLL) visait à surveiller plus étroitement la Corée du nord ainsi qu'à s'entraîner à la destruction des armes de destruction massive dans le Nord. Il impliquait un grand nombre de navires de guerre américains et sud-coréens nouveaux, ultra-modernes et équipés des dernières technologies.

Parmi la flotte, il y avait quatre navires Aegis : le USS Shiloh (CG-67), un croiseur de la classe Ticonderoga de 9 600 tonnes ; le USS Curtis Wilbur (DDG-54), un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke de 6 800 tonnes ; le USS Lassen, un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke de 9200 tonnes, et le Grand Sejong, un destroyer sud-coréen lance-missiles de 8 500 tonnes.

Les quatre navires de surface sont les actifs les plus importants des deux marines et sont en mesure de mener grâce à des plate-formes multifonctionnelles différentes missions telles que la guerre anti-sous-marine. Il est fort probable qu'ils ont été soutenus par des sous-marins américains à propulsion nucléaire et un sous-marin sud-coréen « Type 214 » qui utilise la technologie AIP.

Le naufrage du Cheonan a fait les manchettes partout dans le monde. S'il est vrai qu'il s'avérait un accident causé par les États-Unis, ce serait embarrassant pour ce qui est de la précision des systèmes d'armement coûteux des États-Unis, le premier exportateur mondial d'armes. Cela mine également la crédibilité des Américains en tant que superpuissance gardienne du sud. Ironie du sort, cela a rendu les armes nord-coréennes plus attrayantes sur le marché international.

Les Sud-Coréens et les Américains inculpant les Nord-Coréens du naufrage du navire mouillant en eaux sud-coréennes ne font que souligner la mauvaise performance de leurs coûteux navires de guerre Aegis et la futilité des exercices de guerre conjoints États-Unis-Corée du sud et de la présence militaire américaine en Corée.

5e fait : Le secrétaire d'État adjoint James Steinberg a déclaré le 30 mars qu'il doutait de l'implication de la Corée du nord dans le naufrage : « De toute évidence l'enquête complète doit se poursuivre. Mais à ma connaissance, il n'y a aucune raison de croire ou de craindre qu'elle en a été la cause. »

Le général Walter Sharp, commandant des Forces américaines en Corée (USFK), n'a également vu aucun lien entre la Corée du nord et le naufrage. Lors d'une conférence de presse le 6 avril, il a dit : « Nous, en tant que Commandement des forces combinées et chef d'état-major de la ROK [République de Corée], surveillons quotidiennement la Corée du nord de très près et nous continuons de le faire. Et encore, comme cela a été dit, nous ne voyons aucune activité inhabituelle en ce moment. »

Le mobile de la vengeance est exclu

Quelques rapports ici et là mentionnent que le naufrage était un acte de représailles à une escarmouche navale en novembre de l'année dernière « au cours de laquelle le Nord a mal paru », comme le rapporte le 22 avril le Times de Londres.

Comme l'a rappelé un officier de la marine nord-coréenne, Kim Gwang-il, à la télévision nord-coréenne lors de la Journée des Forces armées, le 25 avril : « [Durant cet incident] un navire de guerre de notre marine à dû faire face à lui tout seul à plusieurs navires de guerre ennemis, pour garder la NLL... [le navire de guerre du nord] leur a infligé des coups sans pitié dans une démonstration de la puissance de la Marine de l'héroïque Armée populaire coréenne (APC). »

Le premier devoir de l'Armée populaire coréenne est d'empêcher la guerre tout en protégeant jalousement le territoire aérien, maritime et terrestre de la République populaire démocratique de Corée, comme manière d'assurer la paix et la sécurité de la péninsule coréenne.

La marine de l'Armée populaire coréenne n'attaquerait pas les navires de guerre sud-coréens ou américains à moins d'être provoquée, étant donné que ces navires transportent des soldats innocents en haute mer. Certes, la marine coréenne serait en droit de torpiller un navire américain Aegis ou un sous-marin nucléaire s'il est pris en flagrant délit. Mais la marine coréenne ne s'abaisserait pas à attaquer au hasard un navire sud-coréen dans les eaux sud-coréennes sauf s'il revenait après avoir commis des actes hostiles contre la Corée du nord.

Un tir ami

Il y a sept faits qui indiquent que le naufrage naval a probablement été causé par un tir ami. Il n'est peut-être pas exagéré de dire que le président sud-coréen et ses chefs militaires n'ont versé que des larmes de crocodile sur la mort des marins sud-coréens.

Il est possible qu'une torpille ait été lancée par un des navires ou avions de guerre américains ou sud-coréens qui prenaient part à l'exercice Foal Eagle aux côtés de la malheureuse corvette Cheonan.

Les quatre navires Aegis et la plupart des navires de guerre sud-coréens sont équipés de torpilles Mark 46 qui ont perfectionné la performance en eau peu profonde dans la guerre aux sous-marins et les opérations contre des navires.

Le général Sharp a émis un message en cinq points le 4 mars sur la sécurité dans lequel il avertit « qu'un seul accident peut éliminer les avantages de l'entraînement que vous recevrez dans le cadre du KR/FE 2010. Soyez vigilants et actifs ».

Il semble que les craintes de Sharp se soient réalisées et que les États-Unis ont encore une fois commis un tir ami comme ils l'ont fait à plusieurs reprises en Irak et en Afghanistan.

L'édition du 30 mars du Kyonggi Ilbo rapporte que suite à l'incident naval du 26 mars, Sharp a coupé court à une visite qu'il faisait à Washington pour témoigner devant le Congrès et a pris l'avion pour Séoul.

Le Joong Ang Ilbo rapportait le 14 avril que le président Obama a téléphoné à son homologue sud-coréen le 1er avril, officiellement pour lui offrir ses condoléances pour le désastre, mais également pour lui offrir le privilège d'être l'hôte du prochain sommet sur la sécurité nucléaire en 2012.

Obama a fait cette offre une semaine avant de signer à Prague, avec le président russe Dmitry Medvedev, un traité sur la réduction des armes nucléaires, et deux semaines avant le sommet de 2010 sur la sécurité nucléaire à Washington.

Lorsque le président Obama a annoncé sa décision de choisir la Corée du sud comme hôte du prochain sommet sur la sécurité nucléaire en 2012, l'Agence France-Presse a rapporté que « l'annonce en a surpris plusieurs ». Selon de nombreux observateurs c'est la Russie qui devait présider le prochain sommet.

L'explication la plus plausible est qu'Obama a offert le sommet à la Corée du sud pour atténuer le ressentiment possible des Sud-Coréens pour le tir ami tout en cachant l'implication américaine. Il est fort probable que Sharp a informé Obama des conséquences potentiellement désastreuses que cela causerait si le public apprenait la véritable nature de l'incident. Cela aurait produit une vague massive de sentiments antiaméricains et aurait placé Obama et le président sud-coréen Lee Myung-bak dans une position très embarrassante.

Obama a dû être soulagé de voir le président sud-coréen accepter d'emblée son offre de compensation. Un article du numéro du 14 avril du Jonng Ang Ilbo portait comme titre : « Selon le vice-président Biden, LMB [Lee Myung-bak] est le préféré d'Obama ». Biden a fait ce commentaire le 12 avril, la veille du sommet.

Sharp a participé de façon inattendue le 3 avril aux funérailles du plongeur de sauvetage sud-coréen Han Ju Ho qui est mort pendant les recherches des marins manquants de la corvette. Sharp a été vu en train de consoler la famille éplorée dans un élan de sympathie inusité.

Le Jonng Ang Ilbo a rapporté le 27 avril que le gouvernement sud-coréen a dit qu'il va répondre aux rumeurs qui circulent largement sur l'Internet à l'effet que c'est une collision avec un sous-marin nucléaire américain qui a causé le naufrage.

L'équipe du gouvernement sud-coréen qui enquête sur ce désastre ferait bien mieux d'en attribuer la responsabilité à une vieille mine. C'est facile d'accuser faussement la Corée du nord, mais la pression publique pour des représailles militaires contre la Corée du nord va croître et celle-ci aura tôt fait de réagir en mettant Séoul en flammes en moins de cinq minutes. La Corée du nord ne va pas hésiter à utiliser les armes nucléaires si les États-Unis interviennent.

(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

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13:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, coree, imperialisme, occupation, silence, medias, agression | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/02/2009

05/02/2009: Le PRCF condamne la soumission accélérée de la France à l'impérialisme allemand et à l'Union européenne de Merkel et du MEDEF...

Sent: Thursday, February 05, 2009 12:40 AM
Subject: la France aide le potentiel militaire allemand à se reconstituer

*Le PRCF condamne la soumission accélérée de la France à l'impérialisme allemand et à l'Union européenne de Merkel et du MEDEF.*

    Ainsi donc, un bataillon allemand va désormais être stationné... en Alsace ( voir P.J.), avec l'appui du grand "patriote" qui siège à l'Elysée et se plaît tant, dit-on, à se faire nommer "Sarko l'Américain"...
    Oubliés les crimes innombrables commis sur notre sol par l'impérialisme allemand avec la "collaboration" de ceux qui disaient "plutôt Hitler que le Front populaire" et qui firent hier sciemment le "choix de la défaite" comme le démontre le livre éponyme d'Annie Lacroix-Riz!
    En réalité, la volonté manifeste de Sarkozy de Nagy-Bocsa, est de plus en plus claire: banaliser le retour sur la scène militaire européenne et mondiale de la réaction allemande, puissance tutélaire traditionnelle de la réaction française (depuis les émigrés de Coblence, depuis l'entente cordiale entre Thiers et Bismarck pour écraser les Communards et depuis Vichy), pour accoutumer l'opinion à voir la Bundeswehr "sortir de ses frontières" et pour aider le gouvernement réactionnaire allemand, qui détruit les acquis sociaux de son peuple, à reconstituer un puissant potentiel militaire agressif qui redeviendra tôt ou tard un nouveau et grave danger pour la paix mondiale, alors que la crise du capitalisme va nécessairement faire monter les tendances bellicistes de l'ensemble des Etats impérialistes.
    Désormais c'est ensemble que l'impérialisme allemand et l'impérialisme français, qui casse la nation française républicaine et qui se fond de plus en plus dans la "Françallemagne" et dans la "Franceurope", s'en prennent aux peuples du Sud et font la police du capitalisme mondialisé, des Balkans à l'Afrique subsaharienne.
    Il faut interpréter dans le même esprit la tentative anticommuniste de certains députés UMP, accompagnateurs des projets européens de criminalisation du communisme. En effet, pour préparer la campagne euro-maccarthyste qui accompagnera à n'en pas douter la célébration du 9 novembre 2009 (chute de la frontière berlinoise de la RDA), ces députés veulent instituer une journée anticommuniste, anti-RDA et antisoviétique pan-européenne annuelle ce même 9 novembre. A coup sûr une telle journée ne peut qu'être une bacchanale réactionnaire tournée contre les forces anticapitalistes d'Europe, mais aussi une journée de célébration et de réhabilitation de la puissance retrouvée de l'impérialisme allemand. Un impérialisme avide sous ses airs "européens", qui ne s'est pas contenté d'absorber la RDA et de plonger des millions d' "Ossies" dans la jungle capitaliste du chômage et de la casse sociale, mais qui n'a eu de cesse depuis le 9 novembre 1989 de diviser et de satelliser ses voisins proches ou lointains: Yougoslavie, pays baltes anciennement soviétiques (où l'on célèbre ouvertement les Waffen SS tout en persécutant les antifascistes communistes), Tchécoslovaquie, et dans un proche avenir peut-être, Belgique divisée en Flandres et Wallonie pour le plus grand profit des patronats allemand et américain qui dominent le port d'Anvers! Que pourra être une telle journée sinon un temps fort de la mobilisation réactionnaire pour de futures croisades contre la Russie, la Biélorussie, et tous les pays comme l'Ukraine et la Géorgie, que l'OTAN et l'UE veulent annexer à leur sphère d'influence?
    Quant à la France, c'est la mise aux normes du modèle fédéraliste allemand qui la guette avec le projet sarkozyste d'en finir avec les départements et avec l'Etat-nation centralisé hérités de 1793 pour mettre en place des euro-régions, véritables féodalités du grand capital qui auront tout pouvoir pour dynamiter les acquis sociaux obtenus à l'échelle nationale par la classe laborieuse de notre pays: statuts, services publics, Sécurité sociale, bref, tous les acquis du Conseil national de la Résistance que Denis Kessler, éminence grise du MEDEF, félicite Sarkozy de vouloir "démanteler" sous le nom de "rupture".
    On comprend mieux décidément pourquoi Hortefeux, l'homme qui veut encore amoindrir le droit de grève à la SNCF, a récemment réuni A VICHY les ministres européens de (la chasse à) l'immigration!
    Et pendant que Sarkozy démantèle les régiments français chargés de veiller sur les frontières de notre pays, liquidant du même coup le principe même d'une défense nationale, le même homme ouvre les portes de notre pays à une armée étrangère qui a laissé tant d'horribles souvenirs aux Alsaciens-Lorrains...
    Mais que se passerait-il donc demain si la France, retrouvant la voie du progrès social, de l'indépendance nationale et de la démocratie, choisissait de rompre avec l'U.E. supranationale, et s'orientait ouvertement vers le socialisme en appelant à la solidarité internationale la puissante classe ouvrière allemande, dont une bonne partie n'a pas oublié Liebknecht, Thälmann, Luxemburg et... Marx ?
    De plus en plus il est clair que la défense de la nation, écorchée vive par Sarko-MEDEF et par l'UE du capital, va de pair avec la renaissance d'un puissant mouvement ouvrier anticapitaliste et d'un large front populaire anti-union européenne, comme il est clair que vont de pair la domination du grand capital sur la France et le sarko-arasement de moins en moins caché de la France républicaine issue des Lumières, de 1789 et de 1945.
    Le PRCF sait qu'il peut compter sur les communistes allemands pour condamner cette intrusion de l'armée allemande sur le sol français. Il en appelle aussi aux résistants antifascistes, à tous les amis républicains de l'indépendance nationale pour fustiger cette décision anti-nationale de Sarkozy. Par indifférence et par hostilité déplacée avec la nation, qu'il ne faut pas confondre avec l'impérialisme français qui la détruit, l' euro-gauche officielle et l' euro-extrême-gauche trotskiste du NPA approuveront-elles tacitement ce fait très grave pour l'avenir de la paix et du droit du peuple français à disposer de lui-même pour se débarrasser de l'UE et du capitalisme? Les communistes véritables, les républicains de progrès doivent en tout cas s'unir pour dénoncer ensemble avec vigueur la décision de Sarko-Merkel. Le PRCF est prêt à tout contact utile pour donner à cette dénonciation le retentissement qu'elle mérite.

La CE du PRCF

21:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : medias, nazisme, occupation, otan, paix, paris, romain, resistance, television, usa, actualite, courcelles, capitalisme, democratie, europe, euro-dictature, france, fascisme, information, imperialisme, silence | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/01/2009

15/01/2008: Monsieur Obama, à propos de vos deux filles, vous oubliez quelque chose...

Date : 14/01/2009 17:41:38
Sujet : Monsieur Obama, à propos de vos deux filles, vous oubliez quelque chose...
 
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Monsieur Obama, à propos de vos deux filles,
vous oubliez quelque chose...


Michel Collon

Cher Monsieur Obama,

Vous avez déclaré à propos du conflit entre Israël et les Palestiniens : "Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela."

Protéger vos enfants ? Comme je vous comprends! Mais, pour être tout à fait correct envers vos filles, ne devriez-vous pas leur raconter l'histoire de cette maison ? Dire que vous l'avez volée à ses propriétaires ? Et aussi le jardin, et tous les champs autour ! Et que vous avez obligé l'ancien propriétaire à aller vivre dans la niche du chien ? Car c'est exactement ce qu'Israël a fait en volant leurs maisons et leurs terres aux Palestiniens, et en les forçant à vivre dans des camps de réfugiés (voir les livres d'historiens israéliens comme Benny Morris).

Dès lors, cher Monsieur Obama, pourriez-vous prétendre vivre dans cette maison tranquillement, comme si de rien n'était ? Alors, juste une question : votre "changement" consistera-t-il à répéter ces vieux mensonges sur la maison, déjà ressassés par tous vos prédécesseurs ?

Recevez, cher Monsieur Obama, mes meilleurs sentiments. Et dites à vos amis que, sur cette terre de Palestine, il y a de la place pour tout le monde. A moins qu'une différence de religion ou de couleur de peau pose un problème à quelqu'un ?

Michel Collon
13 janvier 2009

Retrouvez chaque jour des témoignages, analyses, critiques d'infos sur Gaza à
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19:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : nazisme, colonialisme, presse, information, silence, solidarite, romain, courcelles, belgique, israel, guerre, paix, agressions, occupation, sionisme, fascisme, imperialisme, mediaux, television, resistance, histoire, gazza, palestine | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/09/2008

22/09/2008: Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan ...

From: sc
Sent: Monday, September 22, 2008 6:12 PM
To: sc
Subject: [Transfer_info] PAKISTAN : L'OTAN organise un attentat

« L’attentat d’Islamabad, c’est le 11-Septembre du Pakistan »
Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan
par Thierry Meyssan*

Le slogan comparant l’attentat d’Islamabad et le 11-Septembre est plus réaliste qu’il n’y paraît. Ce carnage non-revendiqué sert en effet exclusivement les intérêts de l’OTAN : l’Alliance atlantique doit prendre le contrôle de toute urgence de la passe pakistanaise de Khybar pour approvisionner ses troupes en Afghanistan. Dans le cas où l’Alliance ne parviendrait qu’à rétablir partiellement sa logistique, Washington envisage de sacrifier les troupes alliées.

Un attentat d’une violence sans précédent dans le pays a ravagé l’hôtel Marriott d’Islamabad, le 21 septembre 2008. Un camion piégé, contenant une puissance explosive estimée à au moins 600 kg de TNT et diverses munitions, a creusé un vaste cratère, tué plus de 60 personnes et blessé plus de 226 autres. Commentant l’événement à la télévision, le rédacteur en chef du Daily Times a déclaré : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». Ce cri a été repris par l’ensemble des agences de presse occidentales. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, l’attentat a été attribué par les autorités à la mouvance Al-Qaida. En réaction, le président Zardari a annoncé qu’il ne renoncerait pas et intensifierait sa lutte contre le terrorisme.

Replacés dans leur contexte, ces événements n’ont malheureusement rien de surprenant.

Dans la foulée de l’effondrement de l’Union soviétique et de l’indépendance des États d’Asie centrale, les grandes compagnies pétrolières occidentales ont multiplié les plans pour exploiter les hydrocarbures du Bassin caspien. La firme californienne UNOCAL a porté deux vastes projets. Le premier (dit BTC) devait relier la Caspienne à la Mer noire en passant par l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, notamment avec l’aide du britannique BP ; le second devait relier la Caspienne à l’Océan indien via le Turkmenistan, l’Afghanistan et le Pakistan, principalement avec l’aide du saoudien Delta Oil.

Si le BTC a été construit sans grande difficultés, il n’en fut pas de même pour le pipe-line trans-afghan. UNOCAL se heurta au chaos régnant dans le pays et se rapprocha de la Maison-Blanche pour obtenir la stabilisation de cette région. La firme engagea Henry Kissinger comme consultant, et confia la direction du projet aux ambassadeurs John J. Maresca, Robert B. Oakley et à deux experts Zalmay Khalilzad et Hamid Karzaï. Washington acheta l’aide des talibans, qui contrôlaient la majeure partie du pays. Pour ce faire, le département d’État leur accorda une subvention de 43 millions de dollars en mai 2001. Avec l’accord du G8 (sommet de Gênes, 20-22 juillet 2001), des négociations multilatérales furent alors ouvertes à Berlin avec l’Émirat islamique bien que celui-ci ne soit pas reconnu par la communauté internationale. Cependant, les talibans émirent de nouvelles exigences et elles échouèrent.

Les États-Unis et le Royaume-Uni planifièrent alors une invasion de l’Afghanistan. Fin août 2001, ils concentrèrent leurs forces navales en mer d’Oman et acheminèrent 40 000 hommes en Égypte. Le 9 septembre 2001, le leader tadjik pro-russe Shah Massoud fut assassiné, mais la nouvelle fut gardée secrète. Le 11 septembre 2001, le président Bush accusa les talibans d’être impliqués dans les attentats qui venaient de survenir à New York et Washington et leur adressa un ultimatum. Puis, les Anglo-Saxons renversèrent les talibans et prirent le contrôle du pays lors de l’opération « Liberté immuable » [1].

7 ans plus tard, le pipe-line n’est toujours pas construit et le pays est toujours en proie au chaos. UNOCAL a été absorbé par Chevron avec la bénédiction de Condoleezza Rice ; John J. Maresca est devenu le patron du Business Humanitarian Forum qui s’occupe activement de la culture du pavot en Afghanistan à des fins médicinales (sic) ; Robert B. Oakley est chargé de proposer un plan de réorganisation des institutions militaires ; Zalmay Khalilzad est devenu ambassadeur des États-Unis à l’ONU ; Hamid Karzaï a fait usage de sa double nationalité pour devenir président de l’Afghanistan transformée en narco-État.

Le Pentagone, absorbé par le bourbier irakien, a largement délégué l’occupation militaire de l’Afghanistan à ses alliés de l’OTAN. Pour approvisionner ses troupes, l’Alliance atlantique a signé un protocole avec l’Organisation du Traité de sécurité collective (sommet de Bucarest, 4 avril 2008). La logistique est acheminée via la Russie, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Commentant cette étrange facilitée accordée à l’OTAN, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a rappelé l’importance de la coopération internationale contre le terrorisme ; plus direct, l’ambassadeur Zamil Kabulov a déclaré à Vremya Novostei que l’intérêt de Moscou était de voir les Occidentaux s’embourber et mourir en Afghanistan.

Or le 8 août 2008, les États-Unis et Israël ont lancé les troupes géorgiennes à l’attaque des populations russes d’Ossétie du Sud. En riposte, l’armée russe a bombardé les deux aéroports militaires israéliens en Géorgie et le pipe-line BTC. Puis, le président Medvedev a réunit l’Organisation du Traité de sécurité collective qui a abrogé le protocole le liant à l’OTAN. Enfin, les médias publics russes ont soudain remis en cause le lien supposé entre les attentats du 11 septembre 2001 et la colonisation de l’Afghanistan par l’OTAN.

Ce retournement est d’autant plus grave pour l’OTAN qu’elle essuie défaite sur défaite. 54 % du territoire afghan est aux mains des insurgés. Pour leur faire face, le général David McKiernan exige l’envoi de trois brigades supplémentaires (soit 15 000 hommes, qui devraient être prélevés sur le contingent irakien). Mais il n’est évidemment plus question d’envoyer des renforts alors que les 47 600 hommes déjà présents ne sont plus approvisionnés et sont donc en très grand danger.

Pour rétablir sa chaîne logistique, l’Alliance doit impérativement trouver d’urgence une voie d’acheminement. Aucune solution satisfaisante ne peut être effective à brève échéance. Cherchant d’abord à sauver en priorité les GI’s pris au piège, le secrétaire à la Défense Robert Gates a multiplié les considérations ampoulées sur le manque de coordination entre l’ISAF, les Forces spéciales US et l’armée afghane, pour proposer en définitive de modifier la chaîne de commande. Toutes les troupes, y compris alliées, seraient placées directement sous l’autorité du CENTCOM. En d’autres termes, les Alliés n’auraient plus leur mot à dire et le Pentagone pourrait servir les troupes anglo-saxonnes (US, UK, Canada et Australie) et laisser les autres se débrouiller tous seuls (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, etc.).

L’Afghanistan étant fermé à l’Est par une haute barrière montagneuse, le seul corridor d’approvisionnement est la passe de Khyber, située en territoire pakistanais. Elle était utilisée uniquement pour le ravitaillement des troupes en carburant. Lors du week-end prolongé de l’anniversaire de la naissance du prophète (23 avril 2008), une soixantaine de camions citerne se sont entassés au poste-frontière de Torkham. Les insurgés ont attaqué le camion central au RPG et l’ensemble s’est enflammé en un gigantesque brasier. Depuis, les convois ne se déplacent que sous bonne escorte.

Pour sécuriser la passe de Khyber, le Pentagone a bombardé des cibles suspectes en territoire pakistanais, le 3 septembre. L’ultra pro-US Ali Asif Zardari a été élu président du Pakistan, le 5 septembre. Le chef d’état-major interarmes US, l’amiral Mike Müllen, a effectué une visite surprise au Pakistan, le 15 septembre. Il a exigé que le Pakistan cède le contrôle de la passe de Khyber aux États-Unis.

Le 21 septembre, le président Zardari a prononcé son discours d’investiture devant le Parlement. Il s’est engagé à soutenir les efforts du Pentagone contre les « terroristes » afghans. À l’issue de la cérémonie, les membres du gouvernement et les parlementaires ont été invités à l’iftar (rupture du jeûne de ramadan). La plupart d’entre eux étaient furieux à la fois parce que le nouveau président n’avait pas confirmé son engagement de rétablir les juges de la Cour suprême et par ce qu’il avait laissé entendre qu’il abandonnerait la souveraineté sur la passe de Khyber. Au cours de la réception, un camion piégé a frappé le bâtiment voisin (hôtel Marriott). Cet attentat ne pouvait être compris par les parlementaires que comme un avertissement de l’OTAN qui n’hésiterait pas à les éliminer s’ils s’opposaient à ses projets. Au plan médiatique, cet attentat justifie la prise de contrôle US d’une portion de territoire pakistanais, comme ceux du 11-Septembre avaient justifié l’invasion de l’Afghanistan.

Intervenant à la télévision, Najam Sethi, le rédacteur en chef du quotidien libéral Daily Times, s’est exclamé : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». M. Sethi est un journaliste connu pour son alignement sur Washington dont il a soutenu toutes les incohérences. Ainsi a-t-il approuvé le coup d’État militaire du général Musharraf en 1999 au nom de l’« ordre » et défend-il aujourd’hui le nouveau pion US, Ali Asif Zardari, au nom de la « démocratie » cette fois. Il a fondé le Daily Times avec des capitaux états-uniens, début 2002, à l’issue de l’opération Liberté immuable.

Quoi qu’il en soit, cet attentat marque l’extension de la guerre d’Afghanistan au Pakistan et remet en cause l’équilibre régional.

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

http://www.voltairenet.org/article158100.html

21/08/2008

20/08/2008: Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan...

-------- Message original --------

Sujet: TROUPES FRANCAISES HORS D AFGHANISTAN
Date: Wed, 20 Aug 2008 20:35:54 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr



Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan


www.democratie-socialisme.org


L’actuelle guerre prolongée d'invasion et d'occupation de l'Afghanistan n'a rien à voir, contrairement à ce que prétendent Sarkozy, le va t ‘en guerre Kouchner (rapporteur pour Total en Birmanie) et Fillon avec la lutte contre le terrorisme. Bin Laden court toujours ! C'est une guerre pour le pétrole au service essentiel des intérêts américains. Hamid Karzaï, pachtoune, est l'homme de la RAND Corporation, formé et recruté aux USA, employé du pétrolier UNOCAL lié au vice-président Dick Cheney, dans le but de construire le pipe-line qui doit traverser l'Afghanistan et driver le pétrole d'Asie centrale. Karzaï avait collaboré et négocié, pour ce faire, avec les talibans lorsque ceux-ci étaient encore alliés des USA. Et c'est ce fantoche Hamid Karzaï qu'ils ont mis en en place et dont ils défendent par la violence le pouvoir à Kaboul.

S’ils aidaient vraiment le peuple afghan à s’émanciper, à se développer, ils auraient progressé depuis sept ans, vu les énormes moyens investis. Une petite partie de ces moyens auraient pu servir à construire une voie ferrée, des écoles et des hôpitaux. Mais comme leurs but de guerre ne sont pas du tout tout d’aider "le peuple afghan à se libérer des terroristes et des intégristes”, en dépit de 70 000 hommes de troupes internationales venues de 28 pays depuis 7 ans, ils ne parviennent à rien d’autre qu’à unifier contre eux le peuple afghan et à le ressouder avec les talibans. Au point qu’ils ont perdu le contrôle de plus de la moitié du pays. S’ils agissaient pour la population et si la population était de leur côté en serait-il ainsi ? Non.

Ce n’est pas le progrès qu’ils ont apporté en sept ans, mais la progression de la fabrication et de la vente de l’opium, dont le frère Ahmed Wali Karzai, est un des plus grands trafiquants du pays. Toutes les opérations brutales de police et d’occupation étrangère, menées la coalition américaine, dont 3000 français, au lieu d’isoler les intégristes Talibans, ont contribué à développer un sentiment national que les talibans exploitent.

C’est pourquoi cette guerre sera fatalement perdue : toute escalade nourrira les résistants afghans, et la défaite est au bout de chaque embuscade. Les Afghans sont chez eux, c’est leur terre, leur pays, ils ont le temps pour eux, les armées étrangères d’occupation perdront fatalement comme chaque fois que l’Afghanistan a été occupé depuis un siècle.

Sarkozy, qui avait, dans sa campagne électorale annoncé avec tambours et trompettes, le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, et qui une fois élu, s’est démenti, en envoyant mille hommes de plus, est le responsable direct des 10 soldats morts et des 21 blessés tombés en embuscade le 19 août 2008. Il se rend à Kaboul ? S’il poursuit cette guerre, il sera obligé de s’y rendre souvent !

C’est pourquoi toute la gauche doit s’unir et convaincre le peuple français d’imposer au pouvoir sarkozyste le retrait immédiat de tous nos soldats d’Afghanistan.

Gérard Filoche, le 19 août 2008

17/08/2008

15/08/2008: Le menace se précise - rejoignez nous pour empêcher la guerre contre l’Iran !

Une armada d' agresseurs, d' envahisseurs, d'occupants et de tueurs "libérateurs" et "démocrates" ...
Bref, tout ce qu'il faut pour faire régner la Pax Americana sur le Monde ...
Ces gangsters du Texas n' arrêteront donc jamais ...
A remarquer que les comprères français et britanniques sont de nouveau de la partie..., la main sur la couture du pantalon.
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: : BELLACIAO - Alerte : Armada US se dirige vers l'Iran - STOP WAR ON IRAN
Date: Fri, 15 Aug 2008 09:05:03 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>

 
 

mercredi 13 août 2008 (01h49) :
Alerte : Armada US se dirige vers l’'Iran

Le menace se précise - rejoignez nous pour empêcher la guerre contre l’Iran !

Au moment même où nous écrivons, l’arrivée de nouveaux navires de guerre étatsuniens marquera le plus grand rassemblement de forces navales depuis la guerre du golfe de 1991.

Les porte-avions USS Theodore Roosevelt et USS Ronald Reagan, avec le navire d’assault amphibie USS Iwo Jima, sont en route vers le golfe persique pour renforcer les forces de frappes US dans la région, en compagne d’un navire britannique et d’un sous-marin français.

Ce mouvement se produit après l’opération Brimstone, un exercice militaire important comprenant des dizaines de navires de guerre des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France dans l’océan Atlantique en préparation d’une confrontation éventuelle avec l’Iran.

Le USS Roosevelet, qui vient de participer à cet exercice, et l’USS Ronald Reagn rejoindront les deux groupes de navires de guerre dans la zone. (...)

Les navires actuellement en route vers le Golfe sont les suivants :

Carrier Strike Group Nine :

USS Abraham Lincoln (CVN72) nuclear powered carrier with its Carrier Air Wing Two

Destroyer Squadron Nine :
 
USS Mobile Bay (CG53) guided missile cruiser
USS Russell (DDG59) guided missile destroyer
USS Momsen (DDG92) guided missile destroyer
USS Shoup (DDG86) guided missile destroyer
USS Ford (FFG54) guided missile frigate
USS Ingraham (FFG61) guided missile frigate
USS Rodney M. Davis (FFG60) guided missile frigate
USS Curts (FFG38) guided missile frigate
Plus one or more nuclear hunter-killer submarines
 
Peleliu Expeditionary Strike Group :
 
USS Peleliu (LHA-5) a Tarawa-class amphibious assault carrier
USS Pearl Harbor (LSD52) assult ship
USS Dubuque (LPD8) assult ship/landing dock
USS Cape St. George (CG71) guided missile cruiser
USS Halsey (DDG97) guided missile destroyer
USS Benfold (DDG65) guided missile destroyer
 
Carrier Strike Group Two :
 
USS Theodore Roosevelt (DVN71) nuclear powered carrier with its Carrier Air Wing Eight
 
Destroyer Squadron 22 :
 
USS Monterey (CG61) guided missile cruiser
USS Mason (DDG87) guided missile destroyer
USS Nitze (DDG94) guided missile destroyer
USS Sullivans (DDG68) guided missile destroyer
USS Springfield (SSN761) nuclear powered hunter-killer submarine
IWO ESG Iwo Jima Expeditionary Strike Group
USS Iwo Jima (LHD7) amphibious assault carrier with its Amphibious Squadron Four
and with its 26th Marine Expeditionary Unit
USS San Antonio (LPD17) assault ship
USS Velia Gulf (CG72) guided missile cruiser
USS Ramage (DDG61) guided missile destroyer
USS Carter Hall (LSD50) assault ship
USS Roosevelt (DDG80) guided missile destroyer
USS Hartfore (SSN768) nuclear powered hunter-killer submarine
 
Carrier Strike Group Seven :
 
USS Ronald Reagan (CVN76) nuclear powered carrier with its Carrier Air Wing 14
Destroyer Squadron 7 :
USS Chancellorsville (CG62) guided missile cruiser
USS Howard (DDG83) guided missile destroyer
USS Gridley (DDG101) guided missile destroyer
USS Decatur (DDG73) guided missile destroyer
USS Thach (FFG43) guided missile frigate
USNS Rainier (T-AOE-7) fast combat support ship
 
Ce déploiement massif signifie que des centaines d’avions équipés d’armes nucléaires, des milliers de troupes et des destroyers capables de lancer des missiles de croisière équipés d’armes nucléaires, des "bunker busters" (briseurs de bunkers) ou des bombes à fragmentation seront prêts à frapper l’Iran. Tandis que la Russie est occupée par la crise en Géorgie, et la Chine avec les jeux olympiques, l’administration Bush pourrait penser que le moment est venu de frapper. Ce déploiement massif intervient au moment où les deux chambres du Congrés se préparent à voter une résolution qui autoriserait le blocus US (considéré comme un acte de guerre selon le droit international).

Le moment est venu d’agir.

Texte en anglais (8 aout 2008) :
http://bellaciao.org/en/spip.php?ar...


http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article69978
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09/08/2008

09/08/2008: Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ?

-------- Message original --------

Sujet: russie-georgie
Date: Sat, 9 Aug 2008 12:53:06 +0200
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>

 

Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ? par danielle Bleitrach

 

Il s’est produit des affrontements  militaires d’une trés grande gravité entre les armées du régime marionnette de Washington de Géorgie ( le Caucase du Nord ) et la republique autonome d’Ossétie du Sud appuyée par la Russie, y compris le bombardement hier de la capitale autonome de l’Ossétie, Tskhinvali. L’assaut de la Georgie qui a par ailleurs fait 15 morts de soldats russes de maintien de la paix dans leur caserne a entraîné une réaction de la Russie et on peut parler de guerre, avec entrée des chars russes, de l’aviation et de nombreux volontaires venus de l’Ossetie du nord.

Il y aurait eu dans l’attaque géorgienne contre l’Ossetie 1 400 morts, en majorité des civils, selon l’agence de presse russe Interfax, qui cite le chef des séparatistes ossètes, Edouard Kokoity.

Des avis contradictoires sur le nombre des victimes

La capitale ossète,Tskhinvali , a été investie par la Georgie qui a prétendu venir mater les “tendances spératistes”. On compte de nombreuses victimes, mais les communiqués venus des deux camps sont contradictoires. Un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés en Ossétie du Sud a aussi indiqué que de nombreux immeubles et maisons avaient été détruits dans le combat.

La Russie n’a pas tardé à réagir, d’autant que des tirs géorgiens avaient tué dix soldats russes dans une caserne de la force de maintien de la paix, à Tskhinvali. Cent cinquante chars et véhicules blindés russes sont entrés en Ossétie du Sud, alors que, à Moscou, se tenait un conseil de sécurité sous la présidence de Medvedev. La Géorgie a fait état du bombardement de sa base aérienne de Vaziani, à 25 km de Tbilissi, par l’aviation russe.

En occident, on présente l’Ossétie commme ayant choisi le séparatisme, mais c’est oublier qu’à l’époque de l’URSS, l’Ossétie du Sud avait le statut de “région autonome” au sein de la RSS de Géorgie, qu’elle est peuplée par une population qui a souvent le double passeport et qu’elle est proche de l’Ossetie du Nord qui est restée russe.

En 1991, elle a proclamé son indépendance envers Tbilissi après la suppression de son autonomie par le premier président géorgien Zviad Gamsakhourdia. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-Ossète en 1992 à la suite d’un conflit meurtrier. La paix dans la zone du conflit osséto-géorgien est actuellement maintenue par un contingent composé de trois bataillons (russe, géorgien et ossète), fort de 500 hommes chacun  comme soldats de la paix.  Dans son attaque de l’Ossétie la Georgie a tué des soldats russes chargés de maintenir la paix.

La Georgie est devenue la marionnette des Etats-Unis

Dans ce conflit nous sommes devant le résultat du dépeçage de l’ex-URSS, dépeçage organisé par les Etats-Unis en particulier par le milliardaire Soros, homme de la CIA, qui a entredtenu une masse d’ONG provoquant des guerres civiles, des mouvements sociaux en profitant de la débandande des institutions et des pouvoirs. Le tout sur la décomposition de l’ancien appareil d’Etat soviétique et la ruée des apparatchiks vers l’appropriation privée des ressources nationales.

Georges Soros, le milliardaire américain a soutenu financièrement les mouvements étudiants géorgiens et le parti de Saakachvili. il a financé la carrière politique de Saakachvili depuis le début. Son influence continue aujourd’hui à être grande sur le nouveau gouvernement géorgien. Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation.   Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie depuis la révolution. Cette aide annuelle atteint donc aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël. Les Etats-Unis ont également débloqué de l’argent pour régler la facture énergétique de la Géorgie au lendemain de la révolution de novembre 2003. Il est évident que Soros qui y trouve ses propres intérêts financiers a joué en lien étroit avec la CIA un rôle dans la main mise directe des Etats-unis sur cette zone strétégique d’abord sur un plan énergétique mais pas seulement.(1)

C’est un scénario que l’on a vu s’appliquer dans bien d’autres endroits, cette “balkanisation”, vassalisation est partout y compris en Amérique latine, en Asie,  comme en Europe, le moyen d’asseoir la puissance étasunienne face à des pays rebelles. Aujourd’hui c’est l’avancée de l’OTAN, l’installation de missile dirigés contre l’iran mais en fait contre la Russie. Mais pourquoi envahir l’Ossétie indépendante de fait depuis de nombreuses années? S’agit-il de créer une situation irreversible avant le départ de l’actuel hôte de la maison Blanche? Si l’influence de Soros reste déterminante s’agit-il au contraire de jouer la carte dessinée par Obama du renforcement de l’intervention vers l’Afghanistan et vers une zone irano-orientale ?

Pourtant recemment Condolezza rice était à Tiblissi et on imagine mal que l’opération se soit faite sans son aval. Sous l’influence de Washington, qui souhaite l’intégration de la Georgie dans l’OTAN .

Depuis la Georgie est totalement vassalisée aux Etats-Unis et d’un point de vue militaire trés liée à Israël.  il est donc  peu probable que la Georgie ait lancé l’assaut sur l’Ossétie, tué dans leur caserne des soldats russes du contingent de la paix, sans l’accord des Etats-Unis.

Dans un premier temps la Géorgie, puissamment armée et entraînée par israël a contesté l’organe chargé de régler le conflit - la Commission mixte de contrôle - est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l’Ossétie du Nord et l’Ossétie du Sud. Et a suivi le 7 août,  l’attaque contre l’Ossetie, le bombardement de sa capitale, les populations civiles qui fuient, on parle d’un désastre humanitaire et c’est enfin l’affrontement direct avec les forces russes.

Une attaque contre l’Ossétie mais aussi contre la Russsie

Aujourd’hui les dirigeants  politiques géorgiens  prétendent mener une opération de pacification. Tbilissi se dit prêt à arrêter le bain de sang si Tskhinvali [capitale sud-ossète] accepte une négociation directe [sans médiation russe], ce qui signifierait une capitulation des ossètes. Tbilissi promet par ailleurs d’octroyer à la république “une large autonomie au sein de la Géorgie et une aide humanitaire de 35 millions de dollars pour la reconstruction.” Le Premier ministre géorgien Vladimir Gourguénidzé a également proposé “une amnistie juridico-politique pour tous les hauts fonctionnaires de la république autoproclamée” tout en réitérant la volonté de Tbilissi de “poursuivre [l'action militaire] jusqu’au rétablissement de l’ordre“.

Dans son allocution à la nation, citée par l’agence d’information géorgienne Akhali Ambebi Sakartvelo, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé que dans la matinée du 8 août, “la majeure partie de l’Ossétie du Sud était libérée et contrôlée par les forces gouvernementales géorgiennes”. Il a ensuite accusé Moscou d’avoir envoyé des bombardiers SU-24 frapper les alentours de la ville géorgienne de Gori [à une cinquantaine de kilomètres de Tskhinvali] et les régions de Kareli et de Variani. Information catégoriquement démentie par la Russie : “C’est du délire, une énième provocation nauséabonde de Tbilissi”, a rétorqué un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères russe, cité par Izvestia.

Le même jour ce “délire” sur le bombardement de Gori était relayé par toutes les agences de presse occidentales qui faisaient avec une belle unanimité de la Russie l’agresseur.

Le premier dirigeant russe  à avoir réagi à l’escalade de la violence a été le chef du gouvernement Vladimir Poutine. Depuis Pékin, il a regretté le non-respect par la Géorgie de la trêve olympique et a promis “une riposte à l’agression géorgienne“, rapporte le quotidien en ligne russe Vzgliad. L’agence russe Ria Novosti fait état des propos de Wladimir Poutine auprès de Bush affirmant que les peuple russe en particulier ceux du caucase n’accepteront une telle agression contre leur compatriote. Bush parait avoir manifesté de l’embarras. Pour sa part,  le président russe Dimitri Medvedev a promis de protéger la population civile ossète dont la majorité possède un passeport russe, informe Vzgliad. “Nous n’accepterons pas la mort impunie de nos concitoyens où qu’ils se trouvent“, a-t-il martelé. Selon Vzgliad, le jour même des troupes et des blindés russes franchissaient  la frontière russo-géorgienne et se dirigeraient vers Tskhinvali.

Les Etats-Unis par la bouche de Condoleezza Rice ont réclamé la fin de combat alors que la vraie question est leur implication dans l’assaut. Quant à la communauté internationale, l’OTAN, l’ONU et le Conseil de l’Europe ont appelé les parties à cesser le feu et à s’asseoir autour de la table des négociations. A l’heure actuelle, la pacification semble toutefois être un vœu pieux.

Le Caucase s’embrase ?

La fièvre monte du côté russe, en particulier dans le Caucase, l’agence de presse Ria novosti nous apprend que “les Cosaques ont lancé la formation de bataillons de volontaires pour faire face à une éventuelle aggravation de la situation en Ossétie du Sud, a annoncé mardi aux journalistes le chef (ataman) de la Troupe des Cosaques du Don, Viktor Vodolatski.
“Ces bataillons sont prêts à aller dès demain en Ossétie du Sud”, a indiqué l’ataman. Selon lui, les bataillons sont formés de Cosaques qui ont servi dans l’armée.  “Nous voulons que les meilleurs Cosaques qui défendront l’Ossétie du Sud et la Russie en fassent partie”, a souligné l’ataman.
Selon les responsables sud-ossètes, si la Géorgie déclenche une guerre contre la république autoproclamée, on fera appel à ces bataillons. “Dans ce cas-là, les Cosaques auront le statut de militaires sud-ossètes”, a précisé Anatoli Barankevitch, secrétaire du Conseil de sécurité de la république.  Ces deniers jours, a-t-il poursuivi, la Géorgie a multiplié ses provocations, “tuant, lors de tirs, six personnes et en blessant 13 autres”.
“Sur les six tués, trois sont des civils”, a-t-il rappelé, ajoutant que l’évacuation des femmes et des enfants des zones menacées par les tirs géorgiens avait été ordonnée le 2 août
.”

Au-delà de l’événement

Comme toujours on ne peut dire la véritable signification de l’événement - et a fortiori qui en sortira victorieux-  ne peut se comprendre qu’en le  renvoyant à la totalité historique qui lui donne sens.

Le fond est ce que nous avons décrit le dépeçage des marches de l’ex-Urss et la tentative de poursuivre l’assaut en particulier à travers l’Otan qui tente d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine. Partout ont été installés par de pseudo- révolutions populaires et des élections achetées, manipulées des hommes de paille dont la politique consiste à s’approprier sous couvert de privatisation les ressources du pays, entraînant une aggravation de la situation des populations. Il faut également mesurer que l’entreprise est partie dès Gorbatchev , qui sous couvert de créer un pluripartisme a sollicité partout des partis “nationalistes” ou plutôt régionalistes issus de l’appareil, avec une propagande en faveur des autonomies puis des indépendances.

la Géorgie était l’une des Républiques où le niveau de vie était le plus élevé aux côtés des Pays baltes et certaines régions de la Russie occidentale. Quelques années après la chute de l’Union Soviétique,  la Géorgie  était dans le peloton de queue des républiques post-soviétiques. Si l’on prend les revenus par habitant, la Géorgie est aujourd’hui dans les trois ou quatre derniers pays de l’ex-Union soviétique. Le PIB a chuté de manière très spectaculaire : le PIB de 1993 représentait 17% de celui de 1989. Au lendemain de la disparition de l’URSS, il y a donc eu une décomposition totale du tissu économique. Depuis 1995-1996, la croissance est redevenue positive. A partir de 1998, la crise financière russe a marqué la Géorgie. La corruption et la criminalisation de l’économie sont également entrées en jeu à partir de la fin des années 90 entravant sérieusement le développement de l’économie. En matière économique, la Géorgie est ainsi devenue un pays en proie à des groupes d’intérêts politico-mafieux qui empêchaient tout investissement étranger. Les seules entreprises étrangères qui sont parvenues à s’implanter dans le pays, notamment dans la distribution d’électricité ou la production de vin ou d’eau minérale, ont du quitter le pays au bout de deux ou trois ans en raison de la pression de ces groupes criminels. Il y eu aussi des enlèvements d’hommes d’affaires a plusieurs reprises. 

La révolution de velours, menée en fait directement par les Etats-Unis avec des “experts” et politiciens directement importés de ce pays a été mené contre la corruption et les bandes mafieuses. Il a fait grand bruit de quelques arrestations de responsables politiques impliqués dans la corruption de l’ancien régime. Les ministres de l’Energie, des Transports, le directeur des chemins de fer ou encore le président de la Fédération géorgienne de Football ont ainsi figuré sur la ” black list ” de l’équipe Saakachvili.  Mais en fait il y a eu entente entre les nouveaux et les anciens dans le dépeçage et le peuple qui avait accueilli avec soulagement le changement d’équipe a rapidement déchanté.

Qu’est-ce qui peut donc expliquer cette offensive contre une région autonome depuis pas mal de temps et surtout contre l’armée russe ?  

Ce qu’il faut voir c’est que le Caucase du sud est une région stratégique d’une très grande hétérogénéité ethnique qui est la région qui sert de lien entre la Russie et l’Asie Mineure, et qui après la chute de l’URSS s’est convertie en une zone de tension et de conflits armées. Le gouvernement de georgie est un agent nord-américain, c’est un avocat new yorkais d’origine géorgienne Mijail Shajashvili, cette situation créée de toute pièce est un des principaux facteurs d’instabilité à cause de la politique intérieure de privatisation et d’hostilité à l’égard de russophones. Du côté Russe, la défense de dignité nationale par Poutine a d’abord consisté à enrayer le dépeçage et cette politique a été menée aussi  en s’appuyant sur la résistance des populations russophones à la soumission aux Etats-unis. on retrouve en ukraine un cas de figure comparable. On connait par ailleurs la manière dont la Russie a été conduite à créer autour d’elle un glacis d’alliance dont le plus célèbre est l’organisation de Coopération de shanghai, mais il faut également considérer l’organisation des riverains de la mer Caspienne proche de cette zone. Partout la Russie a sollicité des alliances défensives contre les assauts conjugués de pseudo terroristes et de séparatistes dirigés par des hommes de paille, avec intégration dans l’OTAN.

Parce que l’autre facteur de déstabilisation est le rôle que les etats-Unis et leur allié Israêl prétendent faire jouer à la Georgie.  La Georgie, en effet, constitue une des pièces du dispositif contre l’Iran autant qu’un des facteurs de démantélement de l’ex-Union Soviétique, voir de la Russie elle-même. C’est même une chaîne de poudrière qui comprend la Tchétchénie, le Daguestan avec ses réserves et l’enclave arménienne de Nagorno-Karabaj dans le territoire de l’ Azerbaidzhan. Pour bien mesurer l’ensemble il faut encore avoir en mémoire que se multiplient dans la même zone les agressions de la Turquie contre les Kurdes, le tout dans le contexte explosif de l’iran.

Derrière ces conflits ethniques il y a en effet le grand jeu pour le contrôle des gazéoduccs et oléoducs. C’est le gaz du Turkménistan et les réserves pétrolières d’Azerbadjian. Les Américains sont actifs depuis longtemps dans cette région en raison des ressources énergétiques de la Caspienne. Ils sont également entrain de déplacer leurs bases militaires de l’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale officiellement dans le cadre de leur stratégie de lutte contre le terrorisme. Washington envisage notamment d’installer de nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est le véritable verrou stratégique du Caucase car c’est le seul pays qui a un accès à une mer ouverte et qui a une frontière très longue avec le Caucase russe. La Géorgie est un pays clef pour la stabilité régionale dans le Caucase

Alors que le conflit armé paraissait improbable, il semble que celui-ci ait été décidé ce qui est trés inquiétant pour l’embrasement de la zone. S’agit-il d’une mise à feu dont la poudrière serait l’Iran? Avec les Etats-Unis on peut s’attendre à tout.

Danielle bleitrach

(1) Cela dit Soros dont nul ne peut nier le rôle dans la destabilisation qui lui rapporte en général pas mal d’opérations financières est actuellement en crise ouverte avec le gouvernement Bush et un des plus gros soutiens financiers de Obama. C’est un personnage qui s’agite beaucoup mais est-ce lui qui tire les ficelles, on peut en douter, le complexe militaro-industriel étasunien se méfie de cet aventurier, l’utilise