14/10/2009

14/10/09: Obama et le prix Nobel : Lorsque la guerre devient la paix, lorsque le mensonge devient vérité...

From: Comité Valmy
Sent: Wednesday, October 14, 2009 7:35 PM
Subject: Obama et le prix Nobel : Lorsque la guerre devient la paix, lorsque le mensonge devient vérité par Michel Chossudovsky

 

Lorsque la guerre devient la paix,

 Lorsque les concepts et les réalités sont sens dessus dessous,

Lorsque la fiction devient vérité et que la vérité devient fiction,

Lorsqu'un programme militaire mondial est annoncé comme un effort de paix,

Lorsque l'on maintient que la tuerie de civils est un « dommage collatéral »,

Lorsque ceux qui résistent à l'invasion de leur pays par les États-Unis et l'OTAN sont qualifiés d'« insurgés » ou de « terroristes »,

Lorsque l'on affirme que la guerre nucléaire préventive constitue de l'autodéfense,

Lorsque la torture et des techniques d'« interrogation » avancées sont utilisées couramment afin de « protéger les opérations de maintien de la paix »,

Lorsque le Pentagone claironne que les armes nucléaires tactiques sont « inoffensives pour la population civile environnante »,

Lorsque les trois quarts des revenus de l'impôt fédéral des particuliers des États-Unis sont alloués au financement de ce que l'on appelle euphémiquement la « défense nationale »,

Lorsque l'on présente le commandant en chef de la plus grande force militaire de la planète Terre comme un artisan de la paix,

Lorsque le mensonge devient vérité.

La « Guerre sans frontières » d'Obama

Nous sommes au carrefour de la crise la plus sérieuse de l'histoire moderne. Les États-Unis en partenariat avec l'OTAN et Israël ont lancé une aventure militaire mondiale, laquelle menace, de manière très réelle, le futur de l'humanité.

À ce moment critique de notre histoire, la décision du comité Nobel norvégien de décerner le prix Nobel de la paix au président et commandant en chef Barack Obama constitue un parfait outil de propagande et de manipulation, soutenant sans réserve la « Longue guerre » du Pentagone : « Une guerre sans frontières » dans le vrai sens du terme, caractérisée par le déploiement planétaire de la puissance militaire des États-Unis.

Outre la rhétorique diplomatique, il n'y a pas eu de renversement significatif de la politique étrangère des États-Unis par rapport à la présidence de George W. Bush, ce qui aurait pu justifier un tant soit peu l'octroi du prix Nobel à Obama. En fait c'est plutôt le contraire. Le programme militaire d'Obama a cherché à élargir la guerre à de nouvelles frontières. Avec une nouvelle équipe de conseillers militaires et de conseillers en politique étrangère, le programme guerrier d'Obama a été bien plus efficace dans la promotion de l'escalade militaire que ne l'a été celui des néoconservateurs.

Depuis les débuts de la présidence d'Obama ce projet militaire mondial est devenu de plus en plus omniprésent, avec le renforcement de la présence militaire étatsunienne dans toutes les grandes régions du monde ainsi que le développement de systèmes d'armement perfectionné dans des proportions sans précédent.

Accorder le prix Nobel de la paix à Barack Obama donne de la légitimité aux pratiques illégales de la guerre, à l'occupation militaire de pays étrangers et à la tuerie incessante de civils au nom de la « démocratie ».

À la fois l'administration Obama et l'OTAN menacent directement la Russie, la Chine et l'Iran. Sous Obama, les États-Unis développent un « système de bouclier antimissile mondial contre les premières frappes » :

« Avec les armes spatiales, le laser aéroporté constitue la prochaine frontière de la défense. […] Le rêve de Ronald Reagan de défense multicouche antimissile – qui se résume à la Guerre des étoiles – n'a jamais été si près de se réaliser, du moins d'un point de vue technologique. »

Le 11 août, en réaction à cette consolidation de modernisation et de perfectionnement du potentiel étatsunien de frappe nucléaire mondiale, le commandant en chef des Forces aériennes russes – le même Alexander Zelin cité plus tôt à propos des menaces de frappes étatsuniennes en provenance de l'espace sur toute la Russie – a déclaré que les « Forces aériennes russes se préparent à faire face aux menaces résultant de la création du Global Strike Command au sein des Forces aériennes étatsuniennes » et que la Russie développe « des systèmes appropriés pour faire face aux menaces qui pourraient survenir ». (Rick Rozoff, Showdown with Russia and China : U.S. Advances First Strike Global Missile Shield System, Global Research, 19 août 2009)

Depuis la crise des missiles de Cuba, jamais le monde n'a été aussi près de l'impensable : un scénario de Troisième Guerre mondiale, un conflit militaire planétaire impliquant l'utilisation d'armes nucléaires.

1. Le soi-disant bouclier antimissile, ou initiative de Guerre des étoiles, comportant l'utilisation d'armes nucléaires pour les premières frappes sera dorénavant développé mondialement, dans différentes régions du monde. Ce bouclier est largement dirigé contre la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord.

2. De nouvelles bases militaires étatsuniennes ont été établies dans le but à la fois d'instaurer des sphères d'influence étatsuniennes dans chaque région du monde, ainsi que d'entourer et de confronter la Russie et la Chine.

3. Il y a eu une escalade dans la guerre d'Asie Centrale et du Moyen-Orient. Le budget de la Défense sous Obama a monté en flèche avec l'augmentation des affectations en Afghanistan ainsi qu'en Irak.

4. Sous les ordres du président Obama, agissant à titre de commandant en chef, le Pakistan fait désormais l'objet de bombardements aériens de routine par les États-Unis, en violation de sa souveraineté nationale, en utilisant la « guerre mondiale au terrorisme » comme justification.

5. La construction de nouvelles bases militaires est envisagée en Amérique Latine, y compris en Colombie, à la frontière immédiate du Venezuela.

6. L'aide militaire à Israël a augmenté. La présidence Obama a exprimé son soutient inébranlable à Israël et à l'armée israélienne. Obama est demeuré muet en ce qui concerne les atrocités qu'Israël a commises à Gaza. Il n'y a même pas eu un semblant de reprise des négociations israélo-palestiniennes.

7. Il y a eu un renforcement des nouveaux commandements régionaux, incluant AFRICOM et SOUTHCOM.

8. Une nouvelle ronde de menaces a été dirigée contre l'Iran.

9. Les États-Unis sont résolus à encourager davantage de divisions entre le Pakistan et l'Inde, ce qui pourrait mener à une guerre régionale, ainsi qu'à l'utilisation de l'arsenal nucléaire indien comme moyen indirect de menacer la Chine.

Les grandes lignes de la nature diabolique de ce projet militaire ont été tracées dans le Project for a New American Century (PNAC) en 2000. Les objectifs du PNAC sont :

- défendre la patrie étatsunienne ;

- se battre et gagner résolument de multiples guerres de théâtre simultanées ;

- effectuer les tâches « constabulaires » associées au modelage de l'environnement sécuritaire dans des régions critiques ;

- transformer les forces étatsuniennes afin d'exploiter la « révolution dans les affaires militaires » Project for a New American Century, Rebuilding Americas Defenses.pdf, septembre 2000)

La « Révolution dans les affaires militaires » fait référence au développement de nouveaux systèmes d'armement perfectionné. La militarisation de l'espace, les nouvelles armes chimiques et biologiques, les missiles à guidage laser sophistiqués, les bombes antiblockhaus, sans parler du programme de guerre climatique des Forces aériennes étatsuniennes (HAARP) basé à Gokona en Alaska, font partie de l'« arsenal humanitaire » d'Obama.

Une guerre contre la vérité

Il s'agit d'une guerre contre la vérité. Lorsque la guerre devient la paix, le monde est tourné sens dessus dessous. La conceptualisation n'est alors plus possible et un système social inquisitorial émerge.

La compréhension des événements sociaux et politiques fondamentaux se voit remplacée par un monde de pure fantaisie, où rôdent des « êtres malfaisant ». L'objectif de la « guerre mondiale au terrorisme », entièrement cautionnée par l'administration Obama, a été de galvaniser l'appui de l'opinion publique pour une campagne mondiale contre l'hérésie.

Aux yeux de l'opinion publique, le fait de détenir une « cause juste » pour mener la guerre est essentiel. On dit d'une guerre qu'elle est « juste » si elle est menée pour des motifs moraux, religieux ou éthiques. Le consensus est en faveur de la guerre. Les gens ne peuvent plus penser par eux-mêmes. Ils acceptent l'autorité et la sagesse de l'ordre social établi.

Le comité Nobel estime que le président Obama a donné au monde « l'espoir d'un avenir meilleur ». Le prix est accordé en raison des

« efforts extraordinaires [d'Obama] pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples. Le comité a attaché une importance particulière à la vision d'Obama d'un monde sans armes nucléaires ainsi qu'à son travail dans ce sens.

[…] Sa diplomatie se base sur le concept voulant que ceux qui mènent le monde doivent le faire sur la base des valeurs et des attitudes partagées par la majorité de la population du monde. » (Nobel Press Release, October 9, 2009)

L'octroi du prix Nobel de la « paix » au président Barack Obama est devenu partie intégrante de la machine de propagande du Pentagone. Il donne un visage humain aux envahisseurs, il confirme la diabolisation de ceux qui s'opposent aux interventions militaires étatsuniennes.

Il ne fait aucun doute que la décision de décerner le prix Nobel de la paix à Obama a été soigneusement négociée avec le comité norvégien aux plus hauts échelons du gouvernement des États-Unis et celle-ci a des profondes implications.

Cette décision soutient sans équivoque la guerre menée par les États-Unis comme une « juste cause ». Elle efface les crimes de guerre commis à la fois sous l'administration Bush et sous celle d'Obama.

Propagande de guerre : Jus ad Bellum

La théorie de la « guerre juste » sert à camoufler la nature de la politique étrangère étatsunienne, tout en conférant aux envahisseurs un visage humain.

À la fois dans sa version classique et contemporaine, la théorie de la guerre juste soutient la guerre comme « opération humanitaire ». Elle réclame l'intervention militaire sur des bases éthiques et morales contre les « insurgés », les « terroristes », les « États défaillants » ou les « États voyous ».

La guerre juste a été proclamée par le comité Nobel comme instrument de paix. Obama personnifie la « guerre juste ».

Enseignée dans les académies militaires, une version moderne de la théorie de la « guerre juste » a été incorporée dans la doctrine militaire étatsunienne. La « guerre au terrorisme » et la notion de « guerre préventive » sont basées sur le droit à l'« autodéfense ». Elles définissent « quand il est permis de mener la guerre » : jus ad bellum.

Jus ad bellum a servi à constituer un consensus au sein des structures de commandement des Forces armées. Ce principe a également contribué à convaincre les troupes qu'elles se battent pour une « cause juste ». De manière plus générale, la sa version moderne de la théorie de la guerre juste fait partie intégrante de la propagande de guerre et de la désinformation médiatique, utilisées pour obtenir l'appui du public pour un programme guerrier. Sous Obama en tant que lauréat du prix Nobel de la paix, la guerre juste devient acceptée universellement, cautionnée par la soi-disant communauté internationale.

Le but ultime est de maîtriser les citoyens, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis et d'empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d'analyser les faits et de contester la légitimité de la guerre menée par les États-Unis et l'OTAN.

La guerre devient la paix, une « entreprise humanitaire » qui en vaut la peine. La dissidence pacifique, elle, se transforme en hérésie.

Une escalade militaire au visage humain : le comité Nobel accorde le « feu vert »

De façon plus significative, le prix Nobel de la paix concède la légitimité à une « escalade » sans précédent des opérations militaires menées par les États-Unis et l'OTAN sous la bannière du rétablissement de la paix.

Il contribue à falsifier la nature de l'ordre du jour militaire des États-Unis et de l'OTAN.

Entre 40 000 et 60 000 troupes étatsuniennes et alliées de plus devraient être envoyées en Afghanistan sous une enseigne de rétablissement de la paix. Le 8 octobre, un jour avant la décision du comité Nobel, le Congrès étatsunien a entériné un projet de loi d'autorisation à la défense de 680 milliards de dollars, destiné à financer le processus d'escalade militaire :

« Washington et ses alliés de l'OTAN prévoient une augmentation sans précédent des troupes pour la guerre en Afghanistan, en plus des 17 000 nouvelles forces étatsuniennes et des milliers de forces de l'OTAN qui se sont jusqu'à présent dévouées à la guerre cette année. »

Selon des reportages jusqu'ici non corroborés concernant les demandes du commandant des États-Unis et de l'OTAN Stanley McChrystal et du président de l'Instance collégiale des chefs d'état-major Michael Mullen à la Maison-Blanche, le nombre de troupes varie de 10 000 à 45 000.

Fox News a cité des chiffres aussi élevés que 45 000 soldats étatsuniens de plus et ABC News jusqu'à 40 000. Le 15 septembre, le Christian Science Monitor mentionnait que cela irait « peut-être jusqu'à 45 00 ».

La similitude des évaluations indique que l'on s'est entendu sur un nombre et que les médias obéissants des États-Unis préparent l'auditoire national à l'éventualité de la plus grande escalade de forces armées étrangères de l'histoire de l'Afghanistan. Il y a sept ans seulement, les États-Unis avaient 5000 troupes dans le pays, mais planifiaient d'augmenter ce nombre à 68 000 pour décembre, avant même que ne surgissent les reportages pour de nouveaux déploiements. (Rick Rozoff, U.S., NATO Poised For Most Massive War In Afghanistan's History, Global Research, 24 septembre 2009)

Quelques heures après la décision du comité Nobel norvégien, Obama a rencontré le conseil de guerre ou peut-être devrions-nous le nommer « conseil de paix ». Cette réunion avait été soigneusement planifiée pour coïncider avec celle du comité Nobel.

Cette réunion clé derrière les portes closes de la salle de gestion de crise de la Maison-Blanche comprenait le vice-président Joe Biden, la secrétaire d'État Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense Robert Gates, ainsi que d'importants conseillers politiques et militaires. Le général Stanley McChrystal a participé à la rencontre par vidéoconférence depuis Kaboul.

Le général Stanley McChrystal aurait offert au commandant en chef « plusieurs alternatives », « incluant un ajout maximal de 60 000 troupes supplémentaires ». Le nombre 60 000 a été cité à la suite d'une fuite du Wall Street Journal (AFP : After Nobel nod, Obama convenes Afghan war council, October 9, 2009)

Selon un représentant officiel de l'administration, « [l]e président a eu une conversation corsée sur la sécurité et les défis politiques en Afghanistan, et les options visant à élaborer une approche stratégique allant de l'avant ». (Cité dans AFP : After Nobel nod, Obama convenes Afghan war council October 9, 2009)

Le comité Nobel avait en un sens donné le feu vert à Obama. La réunion du 9 octobre dans la salle de gestion de crise avait pour but de jeter les bases d'une autre escalade du conflit sous le blason de la contre-insurrection et de l'instauration de la démocratie.

Entre-temps, au cours des derniers mois, les forces étatsuniennes ont intensifié leurs bombardements aériens de communautés villageoises dans les zones tribales du nord du Pakistan, sous l'emblème du combat contre Al Qaïda.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

21:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, imperialisme, capitalisme, silence, medias, obama | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2009

26/01/2009: Obama est un faucon ...

 
 
 
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Obama est un faucon
dans la grande tradition américaine (site TSS)

 
:: John Pilger*
17/11/08 :: 21:55
inv
Obama est un faucon, dans la grande tradition américaine.
inv
Dans son dernier article pour The New Stateman, John Pilger revient sur l'histoire du parti Démocrate et décrit sa tradition guerrière et expansioniste. Il y a peu de chance que Barak Obama ne la suive pas.
_______________

En 1941, l'editeur, Edward Dowling écrivait : " les deux plus grands obstacles à la Démocratie aux Etats Unis sont, premièrement, l'illusion trés répandue chez les pauvres que nous avons une Démocratie, et deuxièmement, la terreur chronique chez les riches qu'on en est une". Qu'est ce qui a changé ? La terreur des riches n'a jamais été aussi grande, et les pauvres ont transmis leur illusion à ceux qui croient que quand George. W . Bush finira finalement son mandat en Janvier, les nombreuses menaces qu'il fait courir au reste de l'humanité vont diminué.


L'election à venir ( cet article a été rédigé avant le résultat des élections, et est prémonitoire de ce qui va se passer ndlt) de Barak Obama qui selon un commentateur en extase " marque un moment véritablement excitant et historique dans l'histoire des US" est le produit d'une nouvelle illusion. En fait cela semble nouveau. Mais des moments historiques vraiment excitants ont été fabriqués lors de campagnes présidentielles US aussi loin que je puisse m'en souvenir, créant ce que l'on peut simplement décrire comme de la "merde" (bullshit) à grande échelle. La race, le sexe, l'apparence, le langage corporel, les épouses, les enfants, même les crises à dimension tragique (style la grand mère maternelle d'Obama meurt - est débranchée - la veille de l'élection ndlt), tout cela est manipulé par le marketing et la "fabrique d'image", maintenant magnifiée par la technologie "virtuelle". Grâce à un système collégial électoral non démocratique (ou, dans le cas de Bush, des machines à voter trafiquées) seuls ceux qui à la fois contrôlent et obéissent au système peuvenr gagner. C'est le cas depuis la véritable victoire historique et excitante d'Harry Truman, le Démocrate libéral, qu'on a dit être un homme humble issu du peuple, et qui a montré combien c'était un homme de poigne en rasant deux villes avec la bombe atomique.


Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique. Par exemple, depuis que j'ai comparé Obama à Robert Kennedy dans ces pages, il a fait deux déclarations importantes, dont les implications n'ont pas été autorisées à spolier les festivités. La première faite à la conférence d'AIPAC, le lobby sioniste, qui, comme l'a fait remarqué Ian Williams, " fera qu'on vous accusera d'anti sémitisme si vous citez sont propre site (AIPAC) sur son pouvoir". Obama a déjà offert sa genuflexion, mais le 4 juin il est allé plus loin. il a promis de soutenir " une Jérusalem indivisible" comme capitale d'Israël. Aucun gouvernement sur terre ne soutient l'annexion par Israël de tout Jerusalem, y compris le régime de Bush qui reconnait la résolution de l'ONU désignant Jerusalem comme ville internationale.


Sa deuxième déclaration, largement ignorée, a été faite à Miami le 23 mai. S'adressant à la communauté d'expatriés cubains- qui depuis des années produit immanquablement des terroristes, des assassins, et des traficants de drogue pour les administrations US - Obama a promis de continuer l'embargo qui paralyse Cuba depuis 47 ans, et qui a été déclaré illégal par l'ONU d'année en année.


De nouveau Obama est allé plus loin que Bush. Il a dit que les Etats Unis avaient "perdu l'Amérique Latine". Il a décrit les gouvernements démocratiquement élus du Venezuela, de la Bolivie, du Nicaragua comme des " vides" à combler. Il a soulevé le problème de l'influence iranienne en Amérique Latine, un non sens, et a approuvé le "droit de frapper les terroristes qui cherchent refuge dans des zones transfrontalières" de la Colombie. Traduit cela veut dire le "droit" pour un régime dont le président et les plus importants hommes poliques sont liés aux escadrons de la mort, d'envahir ses voisins de la part de Washington. Il a aussi approuvé l'initiative dite de Merida, qu'Amnesty International et d'autres ont condamnée pour que les US transplante la "solution colombienne" au Mexique. Il ne s'est pas arrêté là. "Nous devons de même faire pression plus au Sud" a-t-il dit. Même Bush n'avait pas dit cela.


Il est temps que les penseurs bien intentionnés grandissent politiquement et discutent du monde du pouvoir tel qu'il est et non pas tel qu'ils espèrent qu'il soit. Tout comme les candidats sérieux à la présidentielle, passés et présents, Obama est un faucon et un expansioniste. Il est issu d'une tradition Démocrate ininterrompue, comme les présidents guerriers, Truman, Kennedy, Johnson, Carter et Clinton l'ont prouvé. La différence d'Obama peut être c'est qu'il se sent un besoin encore plus grand de montrer combien il peut être dur. Même si la couleur de sa peau fait sortir à la fois supporters et racistes, pour le grand jeu du pouvoir cela ne compte pas. "Le véritable moment excitant et historique, dans l'histoire des US" n'aura lieu que quand ce jeu sera contesté.
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*John Pilger 12/06/08 www.johnpilger.com - John Pilger est journaliste et producteur de films.
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

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13:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : courcelles, romain, histoire, obama, usa, cuba, presse, silence | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |