29/03/2010

29/03/10: Pour la paix, Non à l’OTAN !


From: nicolas
Sent: Monday, March 29, 2010 9:59 PM
To:
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: pour lapaix, NOn à l'Otan

 

Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 09:31


Renforcer la coopération et avancer dans la lutte.
En vue du sommet de l’OTAN de Novembre à Lisbonne :
Pour la paix, Non à l’OTAN !

Ce week-end dernier s’est réuni, à Lisbonne, le Groupe de Travail de la Rencontre Internationale des Partis Communistes et Ouvriers. Les participants ont préparé la 12ème Rencontre Internationale des Partis Communistes et Ouvriers, prévue pour les 3,4 et 5 décembre 2010, à Johannesbourg (Afrique du Sud), décidé de marquer le 65ème anniversaire de la victoire sur le nazisme et le fascisme et adopté une déclaration commune pour la paix et contre l’OTAN, dont le sommet aura lieu en Novembre au Portugal.


Le Groupe de Travail était dans la capitale portugaise, à l’invitation du Parti Communiste Portugais (PCP) et du Parti Communiste Sud-Africain (SACP), avec l’objectif de préparer la grande réunion des Partis Communistes et Ouvriers, dont l’hôte sera le SACP, qui se tiendra avec comme thème : « L’approfondissement de la crise systèmique du capitalisme ; les tâches des communistes dans la défense de la souveraineté et dans l’approfondissement des alliances sociales, en renforçant le front anti-impérialiste dans la lutte pour la paix, le progrès et le socialisme ».

« Comme cela se passe habituellement, la réunion a été ouverte à tous les partis qui participent au processus des Rencontres Internationales », explique-t-on dans le communiqué de presse, après avoir noté la présence de « tous les membres du Groupe de Travail », souligne-t-on.

« La réunion a rendu possible un échange utile d’informations et de points de vue sur les plus récents développements de la situation internationale, en mettant en évidence l’approfondissement de la crise capitaliste et l’intensification de l’offensive exploiteuse et agressive de l’impérialisme, mais aussi la forte résistance des travailleurs et des peuples, une lutte avec laquelle a été déjà exprimée une solidarité internationaliste active », ajoute-t-on dans le texte diffusé à la presse.


En ce sens, les partis présents ont adopté une motion spécifique de solidarité avec Cuba socialiste (que nous transcrirons par la suite dans son intégralité), et « ont exprimé également leur solidarité avec la lutte du peuple Chypriote contre l’occupation turque et pour la réunification de leur patrie ».

Pendant les travaux, le Groupe de Travail a encore réaffirmé « son engagement à poursuivre dans la voie des lignes d’action adoptées lors de la Rencontre Internationale réalisée à Delhi, en Novembre 2009 » et, ainsi, a décidé « de marquer le 65ème anniversaire de la victoire sur le nazisme et le fascisme avec l’adoption d’une déclaration commune et l’appel à la réalisation d’actions populaires dans les différents pays, à l’occasion du 9 Mai 2010. »


Pour la paix, contre l’OTAN


A la réunion de Lisbonne, le Parti Communiste Sud-Africain (SACP), le Parti du Travail de Belgique (PTB), le Parti Communiste du Brésil (PcdoB), le Parti Communiste de Bohême-Moravie (KSCM), le Parti Progressiste des Travailleurs de Chypre (AKEL), le Parti Communiste de Cuba (PCC), le Parti Communiste d’Espagne (PCE), le Parti Communiste de Grèce (KKE), le Parti Communiste d’Inde (PCI), le Parti Communiste d’Inde-Marxiste (PCI-M), le Parti Communiste Libanais (PCL), le Parti Communiste Portugais (PCP) et le Parti Communiste de la Fédération Russe (KPRF) ont donné une égale importance à la décision de « promouvoir des actions communes contre l’OTAN et son expansion mondiale, contre la recrudescence de l’agressivité militaire impérialiste et contre les bases militaires étrangères. »

Etant donné « la réalisation du Sommet de ce bloc politico-militaire, prévue pour Novembre, au Portugal, les partis participants ont adopté une déclaration commune où ils en appellent aux travailleurs et aux peuples du monde entier, aux forces progressistes et de gauche, au mouvement ouvrier et aux autres organisations sociales qui se mobilisent dans la lutte pour la paix, contre la guerre et l’OTAN, saluent « la ’Campagne pour défendre la paix et contre le Sommet de l’OTAN au Portugal – Oui à la Paix ! Non à l’OTAN ! » et manifestent leur volonté que les actions de lutte contre l’OTAN et son nouveau concept stratégique prévues pour Novembre 2010 au Portugal aient une forte expression ».


Le texte que nous publions ici dans son intégralité a comme premiers signataires tous les partis présents à la réunion de Lisbonne et est ouverte à la signature de tous les partis qui participent au processus des Rencontres Internationales.


« Pour la paix ! Non à l’OTAN ! »


« Dans un contexte marqué par l’approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, par l’approfondissement de l’exploitation des travailleurs et des peuples, par les rivalités inter-impérialistes et par des processus complexes de réagencement des forces à l’échelle internationale, l’impérialisme se lance dans de nouvelles dérives anti-démocratiques et des interventions militaristes et avance avec des solutions de force pour tenter de se perpétuer et de défendre ses intérêts de classe. »


« L’offensive militarisée menée par les puissances impérialistes et par l’OTAN a un caractère global et multiforme.


« La guerre impérialiste s’intensifie à l’échelle mondiale sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Les blocs impérialistes, comme l’OTAN, se renforcent. La militarisation de l’Union Européenne s’accélère avec l’adoption frauduleuse du Traité de Lisbonne dans lequel est inscrit la conception de l’Union comme pilier européen de l’OTAN. La course aux armements se poursuit ainsi que l’investissement dans de nouvelles armes encore plus meurtrières. Les dépenses militaires atteignent des chiffres records, notamment aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne. L’élargissement des zones d’influence et des alliances militaro-stratégiques impérialistes progresse, notamment à travers ce qu’on appelle ’les partenariats pour la paix’, en Asie, dans les territoires d’ex-URSS, tout comme en Afrique.

Le maillage mondial des bases militaires des Etats-Unis et des pays de l’OTAN se densifie et leurs forces militaires se déploient de l’Amérique Latine à l’Afrique ; du Moyen-Orient, de l’Océan Indien et de l’Asie Centrale à l’Europe de l’Est, au Caucase et à la Mer Noire.


« Les occupations de l’Afghanistan et de l’Irak se poursuivent et on se lance dans des agressions militaires contre plusieurs pays. Les conspirations et les manœuvres d’ingérence se succèdent en Amérique Latine et dans plusieurs pays du continent Africain et les provocations se multiplient, comme au Liban. La question palestinienne n’est toujours pas réglée, comme celle du Sahara Occidental, alors que les crimes impérialistes continuent à rester impunis. Les provocations s’intensifient contre la République Populaire de Chine, dont la vente d’armes à Taiwan par les Etats-Unis constitue un exemple particulièrement grave, ainsi que les menaces proférées contre des pays comme l’Iran et la Syrie.


« Les attaques contre la souveraineté des Etats s’intensifient, notamment à travers des modifications de frontières, dont l’indépendance auto-proclamée de la province serbe du Kosovo est un grave exemple. Le Droit International, produit du rapport de force résultant de la défaite du nazisme et du fascisme lors de la Seconde guerre mondiale, est sérieusement remis en cause et la cible d’un processus qui vise à sa destruction.


« Au nom de la ’sécurité’ et du ’combat contre le terrorisme’, on relance des dérives sécuritaires, on attise le nationalisme xénophobe et l’intolérance religieuse et culturelle, des crimes se commettent contre les droits de l’Homme, comme contre les droits économiques, sociaux, démocratiques et de participation et d’organisation politique et sociale ; des campagnes anti-communistes se développent et on persécute les forces qui résistent à l’offensive de l’impérialisme et défendent les droits sociaux et nationaux des peuples.

La réalité dément les campagnes de réhabilitation de l’impérialisme


« La réalité mondiale de ce début de XXIème siècle dément les campagnes de réhabilitation de l’image de l’impérialisme nord-américain déclenchées autour de l’élection de Barack Obama. La nature et les objectifs de la politique des Etats-Unis et de l’OTAN sont clairs désormais : la domination sur les ressources natures et énergétiques, le contrôle des technologies, l’expansion des marchés, la domination militaire et géo-stratégique. Autrement dit, une réponse par la force à l’affaiblissement relatif de la position des Etats-Unis au niveau international.


« La rhétorique du ’multilatéralisme’ et du ’dialogue’ est démasquée par la politique belliciste et interventionniste des Etats-Unis, l’Union Européenne et l’OTAN, par l’offensive impérialiste en cours et par le risque réel de nouveaux conflits militaires du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale à l’Amérique Latine. En dépit des antagonismes entre les Etats-Unis et l’Union Européenne, les deux convergent dans l’offensive contre les droits sociaux et nationaux des peuples.


« La guerre et l’agression sont l’autre visage de la mondialisation économique impérialiste et l’OTAN est une pièce maîtresse de sa stratégie de domination hégémonique et de persécution des forces et des pays qui s’y opposent. L’OTAN joue un rôle central dans la militarisation des relations internationales et dans la course aux armements, en étant le principal fauteur des conflits et de la tension qui rythment l’actualité. Sous l’allusion aux ’nouvelles menaces globales’ – doctrine qui se substitue au vieux prétexte de ’menace communiste’ – l’OTAN impose une escalade belliciste et militariste à grande échelle – dont la guerre en Afghanistan est un élément clé.


« L’OTAN organisera, en Novembre, au Portugal, un Sommet dans lequel elle cherchera à rénover sa doctrine stratégique et qui représentera un nouveau et extrêmement dangereux saut qualitatif dans le rôle, la mission et les objectifs de l’Organisation.


« Avec sa nouvelle doctrine stratégique, l’OTAN envisage de changer sa doctrine pour y inscrire ce qu’elle fait déjà en pratique : étendre son champ d’intervention et la projection de ces forces sur l’ensemble du globe ; élargir le cadre de ses missions à des questions comme l’énergie, l’environnement, les migrations et les questions de sécurité interne des Etats ; se réaffirmer comme un bloc militaire nucléaire malgré la rhétorique du désarmement militaire, en prévoyant l’usage de l’arme nucléaire dans des attaques militaires ; développer davantage le complexe militaro-industriel et la recherche militaire et exiger de tous leurs membres une augmentation des dépenses militaires ; inclure dans ses missions des actions d’ingérence directe et d’occupation sous couvert de missions d’interposition et de maintien de la paix ; aller plus loin dans l’instrumentalisation de l’ONU pour poursuivre ses objectifs et approfondir son rôle de bras armé de l’impérialisme.

Les peuples luttent et résistent


« L’impérialisme paraît être tout-puissant, mais il ne l’est pas. Comme la réalité nous le montre, aux grands dangers résultant de la réponse par la force de l’impérialisme à la crise du capitalisme s’opposent à la lutte progressiste et révolutionnaire des peuples. Dans de nombreuses régions du monde, les peuples prennent entre leurs mains la défense de leurs droits et de la souveraineté et de l’indépendance de leurs pays, résistent sous les formes les plus variées et imposent des revers importants à la stratégie de domination impérialiste.

« En ce sens, et en exprimant notre profonde conviction que, par la lutte, il est possible de mettre en échec l’OTAN et ses objectifs bellicistes et militaristes, il est possible de construire un avenir de paix, de progrès et de justice sociale, où chaque peuple peut décider librement de son destin, inséparable de la lutte pour le socialisme, nous, Partis Communistes et Ouvriers signataires de cette déclaration :


● « Exigeons la fin de la course aux armements, le désarmement nucléaire en commençant par les plus grandes puissances nucléaires du Monde, comme les Etats-Unis, la destruction complète des armes chimiques et biologiques, la fin des bases militaires étrangères.


● « Lançons un appel aux travailleurs et aux peuples du monde entier, aux forces progressistes et de gauche, au mouvement ouvrier et aux autres organisations sociales qui se mobilisent et renforcent la lutte pour la paix, contre la guerre et l’OTAN. Nous réaffirmons notre soutien de toujours au mouvement pour la paix. Nous félicitons le Conseil Mondial de la Paix pour son 60ème anniversaire et pour sa campagne contre l’OTAN.


● « Déclarons notre intention de marquer les 65 ans de la victoire sur le nazisme et le fascisme comme une importante journée de lutte pour la paix et contre la distorsion monumentale de l’Histoire qui tente d’effacer le rôle central des communistes dans la libération des peuples du joug nazi et fasciste et mettre sur le même plan nazisme et communisme.


● « Réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l’impérialisme et qui mènent de rudes batailles pour leur auto-détermination et leur indépendance, notamment avec les peuples du Moyen-Orient, les peuples palestiniens, libanais et syrien, et d’Asie Centrale. Nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes engagées en Irak et en Afghanistan et dans toutes les autres interventions impérialistes dans le monde.


● « Exigeons la dissolution de l’OTAN et soutenons le droit souverain des peuples à décider de la sortie de leurs pays de cette alliance agressive. Nous réaffirmons notre opposition frontale à la militarisation de l’Union Européenne et à sa politique militariste et impérialiste, à l’élargissement de l’OTAN et à la mise en place du nouveau ’système anti-missile’ des Etats-Unis et de l’OTAN en Roumanie et en Bulgarie. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple de Chypre (Greco-Chypriotes et Turco-Chypriotes) et à sa lutte contre l’occupation turque et pour la réunification de leur patrie, pour une solution juste au problème chypriote.


● « Exigeons la fin des provocations et des ingérences en Amérique Latine et dans les Caraibes. Nous exprimons notre solidarité avec Cuba Socialiste et avec les peuples, les forces politiques et les gouvernements nationaux de nature démocratique, progressiste, populaire et anti-impérialiste de la région comme ceux du Vénézuela Bolivarien, de la Bolivie, de l’Équateur et du Nicaragua. Nous exigeons la libération des cinq patriotes cubains injustement prisonniers aux Etats-Unis. Nous réitérons notre soutien à la lutte du peuple hondurien pour la démocratie et contre le régime putschiste et pour son droit à décider de son avenir. Nous exigeons le retrait de la IV ème Flotte Nord-Américaine dirigée contre l’Amérique Centrale et du Sud, la fermeture des bases militaires des Etats-Unis dans la région, notamment celle de Guantanamo et les bases en Colombie. Nous dénonçons l’intervention militaire des Etats-Unis à Haïti et réclamons que les Nations Unies interviennent, dans le cadre d’une mission civile, dans ce Pays. Nous revendiquons que les actions de solidarité et de coopération avec le peuple haïtien contribuent au renforcement de l’État national indépendant et au développement économique et social du pays.


● « Exprimons notre solidarité avec les peuples d’Afrique dans leur lutte pour le droit au développement et avec le peuple du Sahara Occidental pour le droit à son auto-détermination. Nous exigeons la fin de la militarisation et de l’ingérence impérialiste sur le continent, notamment sur les côtes de Somalie, dans toutes la région de la corne de l’Afrique, en République Démocratique du Congo et au Soudan. Nous réaffirmons notre engagement à poursuivre la lutte contre le commandement militaire nord-américain sur le continent (AFRICOM)


● « Exprimons notre soutien au mouvement de la paix, au mouvement syndical de classe, de jeunesse, des femmes et à d’autres organisations qui au Portugal ont animé la Campagne pour la Paix et contre l’OTAN. Nous prenons l’engagement de faire tout ce qui est à notre pouvoir pour soutenir et mobiliser pour des actions de lutte contre l’OTAN et sa nouvelle doctrine stratégique prévues pour Novembre de cette année au Portugal.


Lisbonne, 14 Mars 2010


Les participants à la réunion du Groupe de Travail de la Rencontre Internationale des Partis Communistes et Ouvriers


Parti Communiste Portugais (PCP)

Parti Communiste Sud-Africain (SACP)

Parti du Travail de Belgique (PTB)

Parti Communiste du Brésil (PCdoB)

Parti Communiste de Bohême-Moravie (KSCM)

Parti Progressiste des travailleurs (AKEL)

Parti Communiste de Cuba (PCC)

Parti Communiste d’Espagne (PCE)

Parti Communiste de Grèce (KKE)

Parti Communiste d’Inde (Marxiste)

Parti Communiste d’Inde

Parti Communiste Libanais

Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF)

23:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, otan, guerre, television, romain, colonialisme, fascisme, euro-dictature, silence, medias, pc, nazisme | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2010

14/02/10: 700 Bases militaires sous contrôle US/OTAN...

----- Original Message -----
Sent: Sunday, February 14, 2010 10:13 PM
Subject: [alerte_otan] Occupation de l'Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle US/OTAN

 

 

 
Tout un réseau de forteresses militaires établies et en pleine expansion en Afghanistan pour une occupation inutile sans fin et dont les coûts en termes humains écologiques et financiers sont monstrueux
 

En 2003 quand l’Administration Bush a envahi l’Irak le Pentagone avait déjà prévu de construire toute une série de méga bases permanentes dans ce pays. Après la chute de Saddam Hussein des centaines de micro bases ont été ajoutées aux méga bases - déjà en 2005 on en comptait 106, et au total c’est plus de 300 qui ont été installées. Sans oublier la gigantesque ambassade américaine construite dans un ancien palais de Saddam Hussein, en bordure du Tigre, au centre de Bagdad et qui a coûté ¾ de milliard de $, la plus grande « ambassade » et la plus chère de toute la planète. Prévue pour accueillir 1000 « diplomates » on parle actuellement d’y doubler leur nombre. Ceci fait partie de la mission de contrôle du Grand Moyen Orient que les US se sont eux -mêmes attribuées. « God Bless América ».
 
En Afghanistan, on compte 700 bases sous contrôle des forces armées US/OTAN
 
Dans la province de Nangarhar dans le district de Shinwar dans un ancien fort utilisé par l’armée britannique au XIXème siècle puis par l’armée soviétique au XXème, c’est au tour de l’armée US d’y avoir installé des troupes en compagnie des forces armées nationales afghanes ( les milices de l’occupant) pour préparer les nouveaux plan d’occupation. Cette base fait partie de centaines d’autres bases éparpillées sur tout le territoire afghan. Les bases militaires occupées par les troupes US et de l’OTAN ainsi que celles des forces armées afghanes comprennent des petites bases telles celle de Shinwar mais aussi des méga bases qui ressemblent à des villes américaines. actuellement selon des sources officielles en Afghanistan on en compte approximativement 700.
 
Ce programme de construction de bases militaires n’est pas rapporté par les médias sous emprise gouvernementale et pourtant c’est une entreprise énorme d’occupation militaire dépendant massivement d’approvisionnements importés de l’étranger qui coûtent extrêmement chers. Alors même que les pays participant à cet occupation subissent une conjoncture économique des plus moroses, la vérité sur les coûts monstrueux de cette guerre d’occupation est enterrée dans des effets d’annonce politico médiatique portant sur une pseudo offensive dans le Sud de l’Afghanistan soit disant pour en chasser les Talibans. Ces derniers- comme tout mouvement de résistance- vont laisser les forces armées étrangères occuper le terrain pour revenir plus tard les harceler.
 
En attendant le « prix Nobel de la Paix » le nègre du complexe militaro industriel des US, Barack Obama- et ses petits nègres que sont Sarkozy, Merkel, Brown et les autres - pourra se vanter que son plan de renforcement des troupes US/OTAN en Afghanistan est un succès.
 
Ces bases s’ajoutent à la longue liste secrète de celles que possèdent le Pentagone, et on ne peut que s’interroger sur la durée d’existence de ces garnisons, et des coûts supportés par les contribuables US et de ceux des pays membres de l’OTAN.
 
400 bases militaires étrangères en Afghanistan
 
Le porte parole de l’ISAF ( International Security Assistance Force ) dirigée par les US, le colonel Wayne Shanks, a dit au site de Tom Dispatch ( voir coordonnées en bas d’article) qu’il y avait à présent prés de 400 bases US et de la coalition en Afghanistan, dont des camps, des bases de relais opérationnels, et des avant postes de combat. En plus, il y a au moins 300 bases des forces armées nationales afghanes (ANA) et de la police nationale afghane, (ANP), la plupart d’entre elles construites entretenues et financées par les US.
 
Un petit nombre des bases de la coalition sont des méga bases tel l’aéroport militaire de Kandahar, l’un des aéroports ayant le plus de trafic au monde, et la base aérienne de Bagram, une ancienne base soviétique rénovée décorée de Big Burger et de Popeye, utilisée actuellement par plus de 20 000 soldats américains en plus de milliers de soldats des forces de la coalition et de personnels civils (dont des mercenaires). A Bagram, il a été rapporté l’automne dernier que des projets de construction d’un montant de plus de 200 millions de $ allant de simples baraquements à des entrepôts étaient en cours ou sur le point d’être réalisés.
 
A Kandahar qui hébergeait déjà en 2007 9000 soldats de la coalition on devrait compter jusqu’à 35 000 soldats quand le renforcement décidé par Obama sera complété. D’importants fonds ont également été débloqués pour l’amélioration de l’aéroport militaire de Kandahar : 65 millions de $ pour la construction d’espaces de parking pour des avions accompagnant les opérations au sol de même qu’activement impliqués dans les opérations de surveillance et de reconnaissance, 61 millions de $ pour la construction d’une piste pour hélicoptères et d’une piste pour des opérations héliportées stratégiques.
 
Actuellement on ignore le chiffre exact de ces bases qui sont agrandies, rénovées, mais selon le porte parole de l’ISAF, il y a des plans militaires d’expansion de plusieurs bases pour l’hébergement du supplément de troupes prévu dans la stratégie de guerre du commandant en chef US en Afghanistan, Stanley McChrystal. En plus, au moins 12 bases vont être construites pour recevoir les quelques 30 000 soldats américains et les milliers de soldats des pays membres de l’OTAN qui devraient bientôt arriver dans le pays.
 
En plus de ces bases étrangères, les US financent également les bases des forces armées et des forces de police afghanes. Selon les données de contrats passés par l’armée US pour la maintenance de celles-ci, il y en aurait au moins 300, et elles ne sont pas incluses dans le chiffre des bases des forces de la coalition US/OTAN. Elles sont plus « rustiques » que les bases américaines et leurs fast food, ».
 
Ainsi, les quartiers généraux de la police afghane dans le district de Khost Farang dans la province de Baghan comprennent-t-ils des bâtiments construits en boue et pierre et entourés d’un mur fait de boue. Cette base n’a même pas de système d’approvisionnement en eau potable, une tranchée ayant été creusée prés d’une source voisine à cet effet. Seuls les avant postes de combats des troupes d’occupation US/OTAN ressemblent à ces bases afghanes rudimentaires.
 
Le Pentagone a établi récemment une liste de ses bases à l’étranger en comptabilisant au total 716. Cela inclue des bâtiments appartenant au Pentagone ou loués par lui partout au Moyen Orient, de même qu’en Europe, et en Asie, tout spécialement au Japon et en Corée du Sud.
 
Mais certainement plus impressionnant encore ce sont les bases du Pentagone non listées ou tenues secrètes. Tandis que les bases situées dans le Golfe Persique, à Bahrain, au Koweït, Oman, et aux Emirats Arabes Unis sont connues publiquement, d’autres sont absentes, telle la base aérienne d’Al-Udeid, située au Qatar et qui a coûté un milliard de dollars. C’est là que les forces de l’armée de l’air US supervisent secrètement les guerres de drones menées en Afghanistan et au Pakistan et qui font de nombreuses victimes civiles chez les populations afghanes et pakistanaises.
 
Ne sont pas non plus incluses dans ce décompte les bases militaires US en Irak 300 en comptant les avant postes selon un chiffre d’Août 2009. Il en va de même des 400 bases en Afghanistan.
 
Combien il y a-t-il de bases militaires des US et de leurs alliés dispersées de par le monde, on ne le saura probablement jamais. Pourtant, une chose est sûre, ce que nous savons de l’expérience des bases US/OTAN construites en Allemagne, au Japon, en Italie, et en Corée du Sud, c’est qu’une fois construites elles deviennent permanentes même après la fin des hostilités ou la signature d’un traité de paix. Ces pays ci-dessus cités sont donc toujours depuis des décennies sous occupation américaine.
 
Pour l’Afghanistan, de même que pour l’Irak, cette occupation ne fait que commencer. Pour l’Afghanistan elle risque de se terminer comme les précédentes, celles des Britanniques et des Soviétiques.
 
En attendant les Talibans se replient du Sud de l’Afghanistan laissant les forces d’occupation crier victoire…. Jusqu’aux prochaines embuscades qui seront de plus en plus meurtrières la résistance afghane étant de plus en plus expérimentée et de plus en plus soutenue par une population civile la première à faire les frais de telles offensives. On est loin de la « conquête des cœurs » et des négociations avec les «Talibans modérés » un discours en général précurseur d’une offensive militaire en préparation comme cela vient une nouvelle fois d’être prouvé.
 
Mais les médias qui marchent au pas cadencé seront « en direct » d’Afghanistan pour relater la « victoire » d’Obama et de ses petits nègres, oubliant de mentionner le nombre de civils afghans déplacés et ou tués dans ces jeux de guerre au coût monstrueux, humainement écologiquement et économiquement.
 
Plus d’information sur ce réseau de bases militaires US/OTAN sur
 
 

18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, otan, guerre, romain, belgique, afghanistan, colonialisme, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, nazisme | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/02/2010

13/02/10: Iran, un appel qui alimente le feu de la guerre...

To:
Sent: Saturday, February 13, 2010 12:06 AM
Subject: [alerte_otan] Iran, un appel qui alimente le feu de la guerre

 

 

Iran, un appel qui alimente le feu de la guerre
Par Domenico Losurdo, Gianni Vattimo 

« Il manifesto » de samedi 6 février a publié un Appel « Pour la liberté d’expression et la fin de la violence en Iran ». Le signent, ensemble avec des intellectuels habitués à légitimer ou à justifier toutes les guerres et les actes de guerre (blocus et embargos) déchaînés et opérés par les Usa et Israël, d’autres personnes qui, par contre, en de plus nombreuses occasions, ont participé activement à la lutte pour la paix et pour la fin de l‘interminable martyre imposé au peuple palestinien. Malheureusement, ceux qui donnent le ton de l’Appel sont les premiers.
 
1) Dès le début, on parle des « résultats falsifiés de l’élection présidentielle du 12 juin 2009 » et de « fraudes électorales ». Entre autres, c’est le président brésilien Lula qui a mis en doute ou ridiculisé cette accusation. Pourquoi donc devrions-nous accorder foi à ceux qui régulièrement, à la veille de toute agression militaire, ont recours à des falsifications et manipulations en tous genres ? Qui ne se souvient des « preuves » exhibées par Colin Powell et Tony Blair sur les armes de destruction massive (chimiques et nucléaires) possédées par Saddam Hussein ?
 
2) L’Appel continue en opposant la violence du régime iranien à la « non-violence » des opposants. En réalité des victimes se trouvent aussi parmi les forces de police. Mais c’est un autre refoulement surtout qui est grave : depuis de nombreuses années l’Iran est la cible d’attentats terroristes accomplis soit par certains mouvements d’opposition soit par des services secrets états-uniens ou israéliens. En ce qui concerne ces derniers attentats, voilà ce qu’écrivait G. Olimpio sur le Corriere della Sera en 2003 (le 7 octobre) déjà : « en parfaite identité de vue avec Washington », les services secrets israéliens ont la tâche d’ « éliminer » aussi, en même temps que les « chefs des groupes palestiniens où qu’ils se trouvent », les « scientifiques iraniens engagés dans le projet de la Bombe » et jusque ceux qui, dans d’autres pays, sont « suspectés de collaborer avec l’Iran ».
 
3) L’Appel s’attarde lourdement sur la brutalité de la répression à l’œuvre en Iran, mais ne dit rien du fait que ce pays est sous la menace non seulement d’une agression militaire, mais d’une agression militaire qui est prête à prendre les formes les plus barbares : sur le Corriere della Sera du 20 juillet 2008, un illustre historien israélien (Benni Morris) évoquait tranquillement la perspective d’ « une action nucléaire préventive de la part d’Israël » contre l’Iran. Dans quel monde vivent les signataires de l’Appel : est-il possible qu’ils n’aient pas lu chez les auteurs classiques même de la tradition libérale (Madison, Hamilton etc. ) que la guerre et la menace de guerre constituent le plus grave obstacle à la liberté ?
 
S’il n’est pas étonnant que les idéologues des guerres déchaînées par Washington et Tel Aviv soient signataires (ou fassent la promotion) de l’Appel, ce serait bien que les signataires d’orientation différente s’interrogent : l’éthique de la responsabilité impose à tout le monde de ne pas contribuer à nourrir le feu d’une guerre qui menace le peuple iranien dans son ensemble et qui, dans les intentions de certains de ses promoteurs, ne doit pas hésiter devant l’occurrence d’avoir recours à l’arme nucléaire.
 
Blog de Domenico Losurdo ici.

Outre Il manifesto, l’ « Appel » auquel font référence D. Losurdo et G. Vattimo a été publié
- samedi 6 février sur le quotidien tunisien Al Awan, (et non égyptien, comme indiqué par le Nouvel Observateur...)
puis,
- mardi 9 février, en français sur
• Libération : « Liberté pour l’Iran » http://www.liberation.fr/monde/0101618129-liberte-pour-l-iran et
• le site du Nouvel Observateur : « Appel international – Pour la liberté d’expression et la fin de la violence en Iran ». http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20100209.OBS6375/pour_la_liberte_dexpression_et_la_fin_de_la_violence_en.html
 
La réponse des deux philosophes italiens à leurs collègues "illustres intellectuels, universitaires et miliants associatifs" (cf. le Nouvel Observateur) est donc parue le même jour que la version française (originale de l'"Appel"). La version italienne ne fait pas mention d'une traduction ni de source pour l'original. (NdT)
 
   Source : Il manifesto  
   Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

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19:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, colonialisme, democratie, iran, imperialisme, euro-dictature, israel, silence, liberte, medias, petrole | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2009

26/12/098: Quand Michael MOORE écrit à Obama ... Arrêtez la guerre, M. le Président ! par Michael Moore...

Quand Michael MOORE écrit à Obama ... Arrêtez la guerre, M. le Président ! par Michael Moore


 

 

Arrêtez la guerre, M. le Président ! par Michael Moore« Qu´aurait fait Martin Luther King ? ... Il n´aurait pas envoyé encoreplus de pauvres s´en aller tuer d´autres pauvres qui ne les menacent pas. Nidépensé des milliards et des milliers de milliards pour faire la guerre, alorsque les enfants d´Amérique dorment sur les trottoirs et font la queue pourobtenir du pain. » Michael Moore, qui avait espéré, comme tantd´américains, qu´Obama sache sortir de l´engrenage des conflits, laisseéclater sa profonde déception et lance un dernier appel désespéré pourtenter de convaincre le Président de ne pas choisir la voie de l´escaladedans la guerre d´Afghanistan.Lettre ouverte au Président ObamaPar Michael Moore, 30 novembre 2009Cher Président Obama,Voulez-vous vraiment être un nouveau « président de guerre » ? Si vous vousrendez demain soir à West Point pour annoncer une escalade, au lieu d´unretrait des troupes en Afghanistan, vous serez un nouveau président de guerre.Purement et simplement. Et du même coup, vous ferez la pire chose que vouspuissiez faire - détruire les espoirs et les rêves que tant de millions degens ont placés en vous. En un seul discours demain soir, vous pourrieztransformer en cyniques désabusés la multitude de jeunes qui ont formé lacheville ouvrière de votre campagne. Vous allez leur apprendre que ce qu´ilsont toujours entendu dire est vrai - que tous les politiques sont pareils. Je nepeux tout simplement pas croire que vous êtes sur le point de faire ce qu´ilsdisent que vous êtes sur le point de faire. S´il vous plaît, dites qu´iln´en est rien.Votre travail ne consiste pas à faire ce que les généraux vous disent defaire. Notre gouvernement est dirigé par les civils. C´est nous qui disonsquoi faire à l´état-major des armées, et non l´inverse. Le généralWashington y avait insisté. Et c´est ce que le président Truman a faitsavoir au général MacArthur, lorsqu´il a voulu envahir la Chine. « Vousêtes viré ! », lui a dit Truman, et puis c´est tout. Et vous auriez duvirer le général Mc Chrystal lorsqu´il a tenté de vous forcer la main endisant à la presse ce que vous devriez faire. Permettez-moi d´être franc :Nous aimons nos gamins qui sont dans les forces armées, mais nous avons uneP*#&... de haine pour ces généraux, depuis Westmoreland au Vietnam jusqu´àColin Powell, oui même lui, qui a menti à l´ONU avec ses faux graphiquesd´armes de destruction massive (depuis, il s´est amendé).Aujourd´hui, vous vous sentez coincé. Il y a 30 ans ce jeudi, les générauxsoviétiques ont eu une sacré idée : « Envahissons l´Afghanistan ! » Ehbien, cela s´est avéré être le dernier clou enfoncé dans le cercueil del´URSS.Il y a une bonne raison pour que l´Afghanistan ne porte pas le surnom d´ «Etat Jardin » (Bien qu´on pourrait y penser en voyant que le frère duprésident corrompu Karzaï, que nous soutenons, fait dans le commerce del´héroïne et cultive du pavot). Le surnom de l´Afghanistan, c´est le «cimetière des empires ». Si vous ne le croyez pas, téléphonez donc auxbritanniques. Je vous aurais volontiers suggéré d´appeler Gengis Khan, maisj´ai perdu son numéro. Mais j´ai par contre celui de Gorbatchev. C´est le41 22 789 1662. Je suis sûr qu´il aurait des tas de choses à vous direconcernant l´erreur historique que vous vous apprêtez à commettre.Si vous devenez un « président de guerre, » avec cette crise économique quise poursuit, avec le sacrifice de notre jeunesse sur l´autel de l´arroganceet la cupidité, cette grande civilisation que nous appelons l´Amérique va seprécipiter à pleins gaz vers sa chute et l´abîme. Les empires ne croientjamais que leur fin est proche, jusqu´à qu´elle soit là. Les empirescroient qu´en faisant encore plus de mal, ils forceront les païens à rentrerdans le rang - et pourtant cela ne fonctionne jamais. Les païens finissent engénéral par tailler en pièces les empires.Réfléchissez avec soin, Président Obama. Vous êtes le premier à savoir quecela ne doit pas se dérouler ainsi. Il vous reste quelques heures pour écoutervotre coeur et faire appel à votre raison. Vous savez que rien de bon nesortira de l´envoi de nouveaux soldats à l´autre bout du monde, dans unerégion que ni vous, ni eux, ne comprennent, pour atteindre un objectif dont nivous, ni eux, ne savent ce qu´il est, et ce dans un pays qui ne veut pas denous. Vous pouvez le ressentir au plus profond de vous.Je sais que vous savez qu´il reste moins d´une centaine de partisans d´AlQaïda en Afghanistan ! Une centaine de milliers de soldats tenteraientd´écraser une centaine de types qui vivent dans des cavernes ? Vous êtessérieux ? Avez-vous gouté à la même liqueur que Bush ? Je me refuse à lecroire.Votre décision éventuelle d´étendre la guerre (tout en affirmant que vousle faites pour vous permettre de « mettre fin à la guerre »), fera davantagepour graver dans la pierre votre place dans l´histoire qu´aucune des grandeschoses que vous avez accomplies et dites durant votre première année demandat. Si vous jetez encore un os à ronger aux Républicains, la coalition desgens qui espèrent en vous et de ceux qui étaient désespérés pourraitdisparaître - et le sort de cette nation reviendra alors dans les mains de ceuxqui répandent la haine, en moins de temps qu´il n´en faut pour crier « TeaParty » ! [1]Choisissez avec soin, Monsieur le Président. Les entreprises qui ont financévotre campagne vont vous abandonner dès qu´il sera clair que vousn´exercerez pas de second mandat, et que le destin de la nation reviendra ànouveau entre les mains des idiots habituels qui leurs attribuent des marchés.Cela pourrait se produire dès mercredi matin.Nous, le peuple, nous vous aimons toujours. Nous, les citoyens, nous conservonstoujours une lueur d´espoir. Mais nous, les citoyens, nous n´en accepteronspas plus. Nous ne pouvons accepter de vous voir faire encore et encore desconcessions, alors que nous vous avons élu à cette fonction avec une largemajorité de millions de voix pour que le travail soit fait. Quelle est donc ladimension de cette « victoire écrasante » qui vous échappe ?Ne vous laissez pas abuser en pensant que l´envoi d´un nombre inférieur desoldats en Afghanistan fera une différence, ou vous gagnera le respect de ceuxqui vous haïssent. Ils ne s´arrêteront pas avant que ce pays ne soit réduiten lambeaux et que le dernier dollar n´ait été extorqué aux pauvres et àceux qui vont le devenir. Vous pourriez envoyer là-bas un million de soldats,et la droite hystérique ne serait toujours pas satisfaite. Vous seriez toujoursvictime de leur venin, répandu sans cesse par des radios et télévisionshaineuses, parce que peu importe ce que vous faites, vous ne pouvez pas changerla seule chose en vous-même qui les mets hors d´eux-mêmes.Ces gens pleins de haine ne sont pas ceux qui vous ont élu, et ils ne pourrontpas être ralliés, même si vous nous abandonnez.Président Obama, il est temps de rentrer à la maison. Demandez donc à vosvoisins à Chicago et aux parents des jeunes hommes et femmes qui se battent etmeurent, s´ils veulent voir encore plus de soldats et de milliards envoyés enAfghanistan. Pensez-vous qu´ils vous répondraient : « Non, nous n´avonspas besoin d´assurance santé, nous n´avons pas besoin d´emplois, nousn´avons pas besoin de logements. Allez-y, M. le Président, et envoyez notrerichesse, nos fils et nos filles à l´étranger, nous n´avons besoin derien. »Qu´aurait fait Martin Luther King ? Qu´aurait fait votre grand-mère ? Ilsn´auraient pas envoyé encore plus de pauvres s´en aller tuer d´autrespauvres qui ne les menacent pas... Ni dépensé des milliards et des milliers demilliards pour faire la guerre, alors que les enfants d´Amérique dorment surles trottoirs et font la queue pour obtenir du pain.Tous ceux qui ont voté pour vous, ont prié pour vous, et pleuré le soir devotre victoire, tous ont enduré un enfer orwellien durant ces huit années decrimes commis en notre nom : torture, prisons secrètes, suspension de ladéclaration des droits, invasion de nations qui ne nous avaient pas attaqué,bombardement des quartiers où Saddam « pouvait » se trouver (sans y êtrejamais), massacre de cortèges de mariages en Afghanistan. Nous avons vu descentaines de milliers de civils irakiens se faire abattre et des dizaines demilliers de nos braves jeunes hommes et femmes se faire tuer, mutiler, ressentirl´angoisse. Ce fut une terreur totale dont nous ne soupçonnions qu´à peinel´existence.Lorsque nous vous avons élu, nous ne nous attendions pas à des miracles. Nousnous ne nous attendions même pas à beaucoup de changements. Mais nous enattendions quelques-uns. Nous avons pensé que vous alliez arrêter cette folie.Arrêter le massacre. Abandonner cette idée folle que des hommes en armespourraient réorganiser une nation qui ne fonctionne même pas en tant quenation, et ne l´a jamais fait.Arrêtez, arrêtez, arrêtez ! Pour la vie des jeunes Américains et des civilsafghans, arrêtez. Pour votre présidence, l´espérance et l´avenir de notrenation, arrêtez. Pour l´amour de Dieu, arrêtez.Ce soir, nous avons encore espoir.Demain, nous verrons. La balle est dans votre camp. Vous ne devez PAS le faire.Vous pouvez être un exemple de courage. Vous pouvez être le digne fils devotre mère.Nous comptons sur vous.

18:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, irak, palestine, television, romain, afghanistan, terrorisme, colonialisme, democratie, imperialisme, capitalisme, silence, medias, information, gaza, ligberte | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/12/2009

15/12/09: Le prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes ...


From: nicolas
Sent: Tuesday, December 15, 2009 5:55 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Le prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes (comaguer)

 

 

Sent: Tuesday, December 15, 2009 3:18 PM
Subject: Fw: Le prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes (comaguer)                                          

Au fil des jours et des lectures n°54

14 Décembre 2009

Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes

Retour sur le 11 Septembre 2001

Le 11 Septembre 2001 les attentats les plus spectaculaires de l’Histoire de l’Humanité frappent la première puissance militaire mondiale sur son propre sol. Dans les heures qui suivent, ils sont attribués, sans l’ombre d’une enquête, à un groupe terroriste islamiste qui n’a jusqu’alors à son actif que des attentats sans commune mesure avec ceux du 11 Septembre et  commis à des milliers de kilomètres du territoire des Etats-Unis.

Il ne faut que quelques jours pour identifier les supposés coupables directs et leur organisation.

Que ces terroristes de seconde zone, ces pilotes amateurs, aient pu déjouer toutes les protections des sites les mieux surveillés de la première armée du monde, qu’ils aient pu frapper  les Etats-Unis en plein cœur, qu’ils aient atteint,  sans que les services de renseignement les plus puissants du monde  n’y prennent garde, un niveau technique proprement stupéfiant dans l’organisation et la coordination des attentats, ne suscite aucune interrogation officielle .  

Bien au contraire le suspect officiel va être aussitôt condamné sans jugement et sans preuves (quand le FBI lui-même précisera plus tard qu’il ne dispose pas d’éléments lui permettant  d’accuser  AL QAIDA pour  les attentats du Onze Septembre,  il n’en sera tenu aucun compte)  et aussitôt puni de mort.

Et c’est ainsi que moins d’un mois après le Onze Septembre, l’armée US prend d’assaut l’Afghanistan pour capturer celui à qui est attribué l’organisation de ces attentats.

Huit ans plus tard, la plus grande armée du monde a échoué dans cette gigantesque chasse à l’homme. Elle a pourtant déployé dans ce pays très pauvre et déjà dévasté par plusieurs guerres plus de 100 000 soldats et obtenu de l’aide de ses alliés de l’OTAN qui ont envoyé 30000 hommes pour participer à cette traque gigantesque. Pour la poursuite de cette guerre en terre lointaine elle a dépensé depuis 8 ans 233 milliards de dollars et consommé des millions de tonnes de carburant partis en fumée de CO2 dans l’atmosphère*. Sans succès.

Cette obstination invraisemblable, cette onéreuse persévérance dans l’échec ont d’abord été attribuées au Président en exercice au moment des attentats que l’on présentait comme têtu et borné.  Mais le monde entier découvre avec consternation que son successeur a décidé de poursuivre et même d’amplifier le même politique en réaffirmant à nouveau que 19 terroristes de petit niveau et leur chef  toujours caché en Afghanistan  et toujours introuvable étaient bien les auteurs et les concepteurs des attentats du 11 Septembre. 

Ce genre d’affirmation veut continuer à faire croire qu’« AL QAIDA », qui , selon des sources officielles US, ne compterait plus aujourd’hui qu’une centaine de combattants,  aurait réussi à  tenir  tête pendant huit ans à l’armée, aux services de renseignement  et aux  forces spéciales des Etats-Unis  et de tous les membres de l’OTAN, la plus puissante coalition militaire du monde. Ce défi à l’intelligence est entretenu par un verrouillage médiatique sans précédent qui vise à empêcher  de répondre à la  question centrale :

Qui,  de « AL QAIDA » et des USA, a le plus fait avancer ses objectifs stratégiques avec ces attentats ?

EN REITERANT LE PLUS GRAND MENSONGE DU XXI° SIECLE, OBAMA VIENT D’Y REPONDRE LUI-MEME :

« Le seul des deux qui avait des objectifs stratégiques ! »

LES ETATS-UNIS ONT DECIDE D’INSTALLER DURABLEMENT UNE PUISSANTE FORCE MILITAIRE AU CŒUR DE L’ASIE CENTRALE, FORCE A LA FOIS DEMESUREE ET INADAPTEE A L’OBJECTIF ANNONCE QU’ILS S’EMPLOIERONT A NE PAS ATTEINDRE, CAR ELLE EST, EN REALITE, LE PREMIER ELEMENT D’UNE GUERRE DE BASSE INTENSITE AVEC LEURS RIVAUX STRATEGIQUES : CHINE ET RUSSIE , UNE MENACE PERMANENTE SUR L’IRAN VOISIN ET UN OUTIL DE DESTRUCTION DE L’ETAT PAKISTANAIS INSUFFISEMMENT DOCILE.

MAIS LE CRIME NE LUI PROFITERA PAS !

Les « ennemis » ont tous très bien compris cette stratégie d’occupation permanente de l’Asie Centrale. Ils s’emploient à mettre en place un cordon de protection pour éviter le déplacement du conflit chez eux et les infiltrations de « terroristes » made in Afghanistan, les poches pleines d’opio-dollars. Ils éviteront tout accrochage militaire direct avec les Etats-Unis. Seul le Pakistan n’a pas pu pour l’heure éviter la contamination mais des forces sociales existent dans le pays qui appellent à la résistance. Tous attendent l’enlisement de l’envahisseur et son épuisement financier.

L’AFGHANISTAN, CIMETIERE DES IMPERIALISMES, TIENT SA PROIE.

*

·  Quelques chiffres pour se distraire des Copenhâneries

·  Consommation de carburants de l’US ARMY EN 2006 : 18 millions de tonnes

·  Consommation d’un bombardier B 52 : 7755 litres / heure

·  Consommation d’un chasseur F16 : 1880 litres/ heure

·  Consommation d’un tank Abrams : 250 litres au cent km

·  En Irak en 2005, l’armée US consommait 6,5 millions de litres de carburant par jour, les opérations afghanes amplifiées devraient conduire à des consommations du même ordre.

·  La consommation annuelle de carburant par soldat US  (division du budget carburant du ministère de la défense par effectif des forces armées) est 10 fois celle d’un habitant de la Chine.

20:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, irak, palestine, television, romain, afghanistan, colonialisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, gb, medias, information | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/11/2009

21/11/09: L'Otan du Kosovo à l'Afghanistan : guerres sans frontières - Diana Johnstone ...

Sent: Saturday, November 21, 2009 9:20 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] L'Otan du Kosovo à l'Afghanistan : guerres sans frontières - Diana Johnstone

 

 

L'OTAN: la BELGIQUE fout encore quoi au sein de cette saloperie d' alliance militariste d' agressions impérialistes et colonialistes, une alliance qui a déjà coûté des milliers de milliards d' euros uniquement pour servir l' anticommunisme et faire les guerres du capitalisme et de l'Amérique ???
 
RoRo 

From: Comité Valmy
Sent: Saturday, November 21, 2009 8:41 PM
Subject: L'Otan du Kosovo à l'Afghanistan : guerres sans frontières - Diana Johnstone


Il existe 761 bases américaines avouées dans le monde dont celle, gigantesque de Bondsteel au Kosovo qui a été arraché par la guerre et illégitimement à la Serbie, avec l'aide décisive des impérialistes euro- atlantistes. CB

Base états unienne de Bondsteel au Kosovo

 

Il y a vingt ans, la fin de la Guerre Froide devait introduire une ère de paix. Pourtant, depuis dix ans, l'Otan fait la guerre – d'abord au Kosovo, aujourd'hui en Afghanistan. C'est la guerre et non la paix qui est de retour. Pourquoi ?

Je veux présenter plusieurs propositions qui à mon avis sont des évidences, mais des évidences qui ne font pas partie du discours officiel relayé par les médias.

1. Première proposition. Le but principal de la guerre menée en 1999 par l'Otan contre la Yougoslavie – dite « guerre du Kosovo » – était de sauver l'Otan en la dotant d'une nouvelle mission de mener des guerres aux endroits et pour des motifs décidés par elle. (Un but secondaire était de débarrasser la Serbie d'un chef considéré comme trop peu empressé de suivre le modèle économique néo-libéral, mais je laisse de côté cet aspect des choses, qui aurait pu être traité autrement que par la guerre, bien que les bombardements aient hâté la privatisation des industries ainsi frappées de façon expéditive.)

2. Ce but a éte atteint, avec l'acceptation par les alliés européens de la nouvelle stratégie de l'Otan, qui préconise la possibilité des interventions militaires n'importe où dans le monde sous n'importe quel prétexte – voir la liste des « menaces » auxquelles ils faut faire face.

3. Ce changement de politique stratégique, avec des implications graves, a été réalisé sans le moindre débat démocratique dans les parlements européens ou ailleurs. Il a été réalisé de façon bureaucratique derrière un épais écran de fumée émotionnel – on dirait des gaz lacrymogènes – sur le besoin de sauver des populations de menaces qui n'existaient pas et qui étaient inventées précisément pour justifier une intervention qui servait les intérêts à la fois des Etats-Unis et des sécessionnistes albanais du Kosovo. En autres mots, la nouvelle politique de guerre sans limites a été décidée presque en huis clos, et vendue au public comme une grande entreprise humanitaire d'une généreuse abnégation, sans précedent dans l'histoire de l'humanité.

C'est ainsi que la « guerre du Kosovo » continue à être célébrée, surtout aux Etats-Unis, servant de preuve que la guerre n'est plus le pire des maux à éviter, mais le meilleur des véhicules du Bien.

4. Suite aux attaques criminelles contre les Tours du World Trade Center le 11 septembre 2001, les alliés européens des Etats-Unis ont suivi sans broncher l'interprétation plus que douteuse donnée par l'administration américaine Bush-Cheney selon laquelle ces attaques constituaient un « acte de guerre ». Encore pris dans un tourbillon sentimental – « nous sommes tous des Américains » – les hommes et les femmes politiques européens ne se sont pas mobilisés pour faire remarquer qu'il s'agissait plutôt d'attaques criminelles – internationales, peut-être, mais qui étaient le fait des individus ou des groupes, non pas d'un Etat, et qui exigeaient logiquement une riposte policière et non pas de guerre. Au lieu de secourir les Américains en leur apportant une dose de bon sens qui visiblement manquait à leurs dirigeants, les dirigeants européens ont invoqué l'Article 5 de l'Otan pour la première fois pour suivre les Etats-Unis agressés dans leur guerre contre les fantômes en Afghanistan. Il y sont toujours…

5. Cinquième proposition. Tout cela fait la démonstration d'une absence quasi totale de débat politique, ou même de pensée, en Europe sur les questions fondamentales de sécurité et de guerre et de paix, et encore moins sur le droit international.

6. Sixième proposition, la plus essentielle et la plus controversée sans doute. Cette lamentable inexistence morale et intellectuelle de l'Europe dans ce chemin vers le désastre est due surtout à une cause : la soi-disante « construction européenne ».

Maintenant je veux revenir sur cette suite d'événements qui nous mène de l'élan « humanitaire » du Kosovo jusqu'au bourbier sanglant d'Afghanistan.

L'Europe et la Yougoslavie

Il est courant de blâmer l'Europe pour son inaction dans l'affaire yougoslave. Mais ce reproche prend le plus souvent la forme d'une lamentation selon laquelle l'Europe aurait dû intervenir militairement pour sauver les victimes, bosniaques, il s'entend. Ce n'est pas une analyse mais une exploitation moralisante par un des partis – les Musulmans de Bosnie – d'une tragédie dans laquelle ils comptent le plus grand nombre de victimes, mais pour laquelle leurs dirigeants politiques (surtout Monsieur Izetbegovic) avaient leur part de responsabilité. Dans cette lamentation sans vraie analyse, l'inaction de l'Europe est attribuée le plus souvent à sa « lâcheté » collective, et même, par certains, à son supposé racisme anti-musulman. Un tel racisme existe en effet ici et là, mais les causes de la faillite européenne dans le cas yougoslave sont ailleurs.

Je voudrais offrir ici une autre interprétation de cette faillite. Elle est plus compliquée, et moins moralisante.

Déjà dans les années 1980, la Yougoslavie sombrait dans une crise à la fois économique et politique. L'endettement du gouvernement central, qui résultait surtout des crises pétrolières et des manipulations du dollar, favorisait la poussée séparatiste des républiques les plus riches, la Slovénie et la Croatie. L'auto-gestion socialiste, paradoxalement, contribuait aussi au mouvement centrifuge. Pourtant le sentiment unitaire restait encore probablement majoritaire. C'est l'époque où précisément une politique attentive européenne d'élargissement aurait pu empêcher le désastre. Après tout, la Yougoslavie, située entre la Grèce et l'Italie, dont le système socialiste était plus libre et plus prospère que le bloc soviétique et qui évoluait déjà vers plus de démocratie de style occidental, était logiquement le candidat prochain pour l'adhésion à la Communauté européenne.

Certaines voix isolées signalaient cette évidence, sans être entendues. Au début des années 1990, c'était le drame. Je ne peux pas raconter toute cette histoire ici, cela se trouve dans mon livre, « La Croisade des fous ». Mais en bref, en 1991, il y avait deux mondes parallèles qui se sont touchés de façon malheureuse. Il y avait le monde yougoslave, où les républiques – c'est ainsi qu'on nommait les composants de la fédération yougoslave – slovène et croate optaient pour la sécession, soutenues par l'Allemagne. Et dans le monde de la construction européenne, le gouvernement français en particulier était totalement absorbé par l'effort de convaincre le gouvernement allemand de fondre son précieux deutschemark dans une nouvelle monnaie européenne, qui servirait de colle dans la transformation de la Communauté européenne en Union européenne. Le résultat est connu. Quoiqu'au départ, aucun autre membre de la Communauté ne voulait suivre l'Allemagne dans la reconnaissance des sécessions sans négociation de la Slovénie et de la Croatie, lorsque la France, en pleines négociations sur la monnaie européenne avec l'Allemagne, a cédé sur les sécessions yougoslaves, toute la Communauté a suivi dans cette décision qui violait le principe de l'inviolabilité des frontières et menait inévitablement à la guerre civile.

Je sais que tout cela devient un peu compliqué, mais je veux souligner un aspect qui est relativement subtil mais essentiel. À cause de la sacrosainte « construction européenne », la Communauté européenne s'est alignée sur la position allemande qui au départ n'était partagée par aucun autre Etat membre. Ils n'ont examiné sérieusement ni les vrais motifs de cette position, ni sa justification, ni ses conséquences programmées. Au lieu de cela, ils ont adopté une version moralisante et unilatérale d'un conflit complexe qui servait surtout à excuser leur violation des pratiques normales – non-reconnaissance des sécessions non-négociées. Mais cela avait pour résultat de les ouvrir aux accusations moralisantes de ne pas avoir fait assez pour « sauver les victimes ». Car une fois admise une vision manichéenne, une solution manichéenne s'impose. S'étant coincée elle-même, l'Europe a essayé de combiner son discours manichéen, qui attribuait toute la culpabilité au seul « nationalisme serbe », avec des efforts de trouver une solution négociée, ce qui était contradictoire et voué à l'échec.

Imaginons par contre que les Etats membres aient agi en Etats indépendants, sans se sentir contraints par la « construction européenne ». L'Allemagne aurait sans doute soutenu ses clients historiques, les séparatistes slovènes et croates, mais elle aurait dû écouter d'autres points de vue. Car la France et la Grande Bretagne, sans doute suivies par d'autres, auraient pensé aux intérêts de leurs alliés historiques, les Serbes. Cela ne veut pas dire qu'on aurait refait la Première Guerre Mondiale – personne n'est aussi fou. Mais on aurait pu reconnaître, de part et d'autre, qu'il y avait d'authentiques conflits non seulement d'intérêts mais aussi d'interprétations juridiques en ce qui concernait le statut des frontières entre républiques, des minorités et ainsi de suite. En regardant le problème yougoslave de cette façon, au lieu de le considérer comme un conflit entre le Bien et le Mal, les puissances européennes auraient pu encourager une médiation et une négociation pour éviter le pire.

L'argument que je veux souligner est le suivant. Un des dogmes de la Construction Européenne est que l'accord entre les Etats Membres est un bien si grand que le contenu de cet accord devient secondaire. On se félicite d'être d'accord, quel que soit la qualité ou les conséquences de cet accord. On cesse de réfléchir. Et l'accord se fait, ou se justifie le plus facilement autour de quelque poncif moralisant – les « droits de l'homme » surtout.

La « construction européenne » ressemble au « processus de paix » au Moyen Orient en ce sens que le mirage d'un avenir hors d'atteinte paralyse le présent, et sert d'excuse pour n'importe quoi.

Je voudrais signaler que, dans le cas yougoslave, les Etats-Unis ne soutenaient pas non plus les sécessions sans négociation de la Slovénie et de la Croatie. L'administration de Bush père était encline à laisser ce problème aux Européens. Donc il est trop facile de blâmer les Etats-Unis. Mais devant l'incurie européenne, et très susceptibles eux-mêmes aux interprétations manichéennes, les Américains de l'administration Clinton ont profité de la situation pour exploiter le désastre yougoslave à leurs propres fins, c'est-à-dire, l'affirmation du rôle dirigeant des Etats-Unis en Europe, la renaissance de l'Otan et quelques miettes sentimentales jetées aux Musulmans pour compenser le soutien sans faille à Israël.

L'Otan et les Menaces

L'évolution des deux dernières décennies pose la question de la poule et de l'oeuf. Autrement dit, est-ce que l'idéologie cause les actions, ou l'inverse ? Je serais tentée, vu ce que je viens de décrire à propos de la Yougoslavie, de dire que c'est l'inverse – au moins, parfois. Ou plutôt, en l'absence de pensée rigoureuse et franche, on est facilement entraîné dans des aventures néfastes par une dialectique entre idéologie et bureaucratie.

Mon deuxième exemple est le rôle de l'Otan dans le monde, et de l'Europe dans l'Otan.

A travers l'Otan, la plupart des pays de l'Union Européenne ont déjà participé à deux guerres d'agression, ou au moins à l'une d'entre elles, et d'autres se préparent. Et tout cela sans véritable débat, sans décision stratégique visible. En attendant la réalisation de la Construction Européenne, l'Union Européenne réellement existante poursuit en somnambule le chemin de guerre tracé pour elle par les Etats-Unis.

Cet état d'inconscience est maintenu par un mythe qui devient plus enfantin avec l'âge, comme une sénilité : le mythe de l'Amérique protectrice, puissante et généreuse, qui est le dernier recours pour sauver l'Europe de tout et surtout d'elle-même. On objectera qu'on n'y croit plus. Mais on fait toujours comme si on y croyait. Qu'ils y croient ou non – et je ne peux pas le savoir – la plupart des dirigeants européens n'hésitent pas à raconter des balivernes à leurs populations, telles que :

 Les Etats-Unis veulent mettre leur bouclier anti-missile en Europe pour défendre les Européens des attaques iraniennes ;

 La guerre en Afghanistan est nécessaire pour éviter les attentats terroristes en Europe ;

 La France est rentrée dans le commandement de l'Otan pour influencer les Etats-Unis ;

 Nous sommes la Communauté Internationale, le monde civilisé, et nous agissons pour défendre les droits de l'homme. Et ainsi de suite.

Les Européens acceptent le vocabulaire « newspeak » de l'Otan. Ainsi pour désigner les multiples prétextes de guerre, on utilise le mot « menaces ». Un pays ou une région qu'on entend attaquer est forcément « stratégique ». Et toute action agressive est naturellement un acte de « défense ».

Ici encore c'est idéologie qui suit la bureaucratie, mais qui devient une force extrêmement dangereuse.

Je m'explique.

L'Otan est surtout une bureaucratie lourde, soutenue par des intérêts économiques et des carrières multiples. A la base de l'Otan se trouve le complexe militaro-industriel américain (ainsi nommé par Eisenhower en 1961, mais qui devait inclure le Congrès dans sa dénomination, car l'industrie militaire est soutenue politiquement par les intérêts économiques localisés dans presque chaque circonscription électorale du pays, défendus avec acharnement par son représentant au Congrès au moment de voter le budget). Depuis cinquante ans, ce complexe forme la base de l'économie des Etats-Unis – un keynésianisme militaire qui évite un keynésianisme social qui bénéficierait à la population mais qui est interdit par un anti-socialisme dogmatique.

Lors de la « Chute du mur » il y a 20 ans, c'est-à-dire de l'écroulement du bloc soviétique, il y avait comme un vent de panique chez son adversaire. Qu'allait-on faire sans la « menace » qui faisait vivre l'économie ? Réponse facile : trouver d'autres menaces. Pour les cibler, il y a les « think tanks », ces boîtes aux idées richement financées par le secteur privé pour donner au secteur public – c'est-à-dire le Pentagone et ses émules au Congrès et à l'exécutif – les raisons d'être et d'agir dont il a besoin.

On connait la suite. On a trouvé le terrorisme sous Reagan et Saddam Hussein sous Bush premier, puis le nationalisme serbe et les violations des droits de l'homme, puis encore le terrorisme, et maintenant il y a une véritable explosion de « menaces » auxquelles « la Communauté internationale », autrement dit l'Otan, doit répondre.

UNE LISTE non exhaustive :

 le sabotage cybernétique

 les changements du climat

 le terrorisme

 les violations des droits de l'homme

 le génocide

 le trafic de drogue

 les états manqués (failed states)

 la piraterie

 la montée des niveaux de la mer

 la pénurie d'eau

 la sécheresse

 le mouvement des populations

 le déclin probable de la production agricole

 la diversification des sources d'énergie

(Sources : l'Otan ; Conférence tenue le premier octobre 2009 organisée conjointement par l'Otan Lloyd's of London - "the world's leading insurance market" le soi-disant numéro un marché d'assurances du monde.)

Ce qui est à signaler est que la réponse supposée à toutes ces menaces, parmi d'autres, est forcément militaire, et non pas diplomatique. On peut parfois jouer à la diplomatie, mais puisqu'on est le plus fort militairement, à Washington celle-ci est vite amenée à préférer le traitement militaire de tout problème.

Toutes ces menaces sont nécessaires pour justifier l'expansion bureaucratique du complexe militaro-industriel et de sa branche armée, l'Otan. La seule idéologie qui peut les unifier n'est plus un système de pensée mais une émotion : la peur. La peur de l'autre, la peur de l'inconnu, la peur de n'importe quoi. Et à cette peur la seule réponse est militaire.

Cette peur tue la diplomatie. Elle tue l'analyse et le débat. Elle tue la pensée.

L'incarnation de cette peur agressive est l'Etat d'Israël. Et l'Occident, au lieu de calmer la peur israélienne, l'adopte et l'intériorise.

La Menace par habitude : la Russie

Mais il y a une menace qui ne se trouve pas sur la longue liste officielle, mais qui pourrait être la plus dangereuse de toutes, pour l'Europe en particulier. On en parle peu, elle prend une place de choix dans les activités frénétiques de l'alliance atlantique : c'est la Russie. La Russie, ou plutôt l'Union Soviétique était l'ennemi contre lequel tout était organisé, eh bien, cela continue. C'est la menace par habitude, ou par inertie bureaucratique.

De plus en plus, l'Otan se trouve engagée dans un encerclement stratégique de la Russie, à l'ouest de la Russie, au Sud de la Russie et au Nord de la Russie.

À l'ouest, notamment, tous les anciens membres du défunt Pacte de Varsovie sont devenus membres de l'Otan, ainsi que les Etats Baltes anciennement membres de l'Union Soviétique même. Certains de ces nouveaux membres appellent à cor et à cri le stationnement de plus de forces américaines en vue d'un éventuel conflit avec la Russie. A Washington il y a quelque jours, le ministre des affaires étrangères de la Pologne, Radek Sikorski, a réclamé le stationnement de troupes américaines dans son pays “pour servir de bouclier contre l'agression russe”. L'occasion était une conférence organisée par le think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS) sur “les Etats-Unis et l'Europe centrale” pour célébrer la chute du mur de Berlin. Il est caractéristique de ce que l'ancien ministre de la guerre américain Donald Rumsfeld a appelé “la Nouvelle Europe”, que Sikorski a eu la citoyenneté britannique depuis 1984 (il avait alors 21 ans), a fait ses études à Oxford et a épousé une journaliste américaine, ayant lui-même travaillé comme correspondant pour plusieurs journaux et télévisions américains. Avant de devenir ministre des affaires étrangères de la Pologne, Sikorski a passé plusieurs années (de 2002 à 2005) à Washington dans les think tanks American Enterprise Institute, pépinière des néo-conservateurs, et la New Atlantic Initiative en tant que directeur exécutif. Ce Polonais appartient donc à cette couche très particulière de stratèges originaires de l'Europe centrale qui, depuis le début de la Guerre Froide en 1948, ont considérablement influencé la politique étrangère américaine. Un des plus importants de ceux-ci, Polonais lui aussi, Zbigniew Brzezinski, a parlé à la même conférence des “aspirations impériales” de la Russie, de ces menaces envers la Géorgie et l'Ukraine et de l'intention de la Russie de devenir “une puissance mondiale impériale”.

Il est largement oublié que la Russie avait volontairement et pacifiquement laissé filer ces Etats qui aujourd'hui se prétendent « menacés ». Il est encore plus oublié que les Etats-Unis avaient, le 9 février 1990, à l'occasion de négociations sur l'avenir des deux états allemands, rassuré Gorbachev en lui promettant que si l'Allemagne unifiée intégrait l'Otan, « il n'y aurait aucune extension des forces de l'Otan d'un centimètre de plus à l'est ». Et lorsque Gorbachev revenait à ce sujet, en précisant : « Toute extension de la zone de l'Otan est inacceptable », le secrétaire d'Etat américain James Baker a répondu, « Je suis d'accord ».

Ainsi rassuré, Gorbachev a accepté l'appartenance de l'Allemagne réunifiée à l'Otan en croyant – naïvement – que les choses s'arrêteraient là et que l'Otan empêcherait efficacement tout « revanchisme » allemand. Mais, déjà l'année suivante, le gouvernement de l'Allemagne réunifiée a mis le feu aux poudres balkaniques en soutenant les sécessions slovènes et croates…

Mais revenons au présent. La mobilisation contre la prétendue « menace » russe ne se limite pas aux discours. Pendant que Sikorski épatait ses anciens collègues des think tanks washingtoniens, les militaires étaient à l'oeuvre.

En octobre, des vaisseaux de guerre américains sont arrivées directement de manoeuvres au larges des côtes écossaises pour participer à des exercices militaires avec les marines polonaises et baltes. Cela fait partie de ce que le porte parole de la Marine américaine décrit comme sa « présence continue » dans la Mer Baltique, tout près de Saint Petersbourg. À cette occasion, les responsables des pays baltes parlaient de « nouvelles menaces depuis l'invasion russe de la Géorgie » et des exercices navals de grandes envergure à venir l'été prochain. Tout cela en projetant l'augmentation des budgets militaires – 60 milliards d'euros par la Pologne pour améliorer ses forces armées.

Il est important de noter que cette activité dans la Mer Baltique sert aussi à faire entrer officieusement les pays scandinaves historiquement neutres, la Suède et la Finlande, dans les exercices et les plans stratégiques de l'Otan. Les pays scandinaves, avec le Canada, auront un rôle à jouer dans la course pour s'accaparer des ressources minérales qui deviendront accessibles avec le retrait de la calotte glacière. Des manoeuvres se font déjà en préparation de cette éventualité. Ainsi l'encerclement de la Russie par le nord se poursuit.

Aujourd'hui, non contents d'avoir absorbé les Etats baltes, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et j'en passe, les dirigeants américains, vigoureusement soutenus par « la Nouvelle Europe », insistent sur la nécessité de faire entrer dans le giron de l'Alliance dite « Atlantique » deux voisins proches de la Russie, la Géorgie et l'Ukraine.

Dans ces deux cas, on s'approche dangereusement à la possibilité d'une vraie guerre avec la Russie… surtout en Ukraine.

L'Ukraine est une très grande « Krajina » yougoslave… les deux mots signifient « frontières » en slave … divisée toutes les deux entre Orthodoxes et Catholiques (Uniates dans le cas de l'Ukraine), avec en prime la grande base navale russe à Sébastopol, dans une Crimée à la population majoritairement russe… réclamée par les dirigeants actuels ukrainiens qui la transféreraient volontiers aux Etats-Unis. Voilà l'endroit rêvé pour déclencher la Troisième Guerre Mondiale – qui serait sans doute la vraie « der des ders ».

Les dirigeants baltes sont là pour interpréter l'inquiétude russe devant cette expansion de l'Otan comme la preuve de la « menace russe ». Ainsi, dans une « lettre ouverte à l'administration Obama de l'Europe centrale et orientale » du juillet dernier, Lech Walesa, Vaclav Havel, Alexander Kwasniewski, Valdas Adamkus et Vaira Vike-Freiberga ont déclaré que “la Russie est de retour en tant que puissance révisionniste en train de poursuivre un programme du 19ème siècle avec les tactiques et les méthodes du 21ème siècle”. Le danger, selon eux, est que ce qu'ils appellent “l'intimidation larvée” et “l'influence colportée” (influence peddling) de la Russie pourrait à la longue mener à une “de facto neutralisation de la région”.

On peut se demander où serait le mal ? Mais le mal est dans le passé et le passé est dans le présent. Ces Américanophiles continuent : “Notre région”, disent-ils, “a souffert quand les Etats-Unis ont succombé au ‘réalisme' à Yalta. … Si un point de vue ‘réaliste' avait prévalu au début des années 1990, nous ne serions pas dans l'Otan aujourd'hui…” Mais ils y sont, et ils réclament “une renaissance de l'Otan”, qui doit “reconfirmer sa fonction centrale de défense collective en même temps que nous nous adaptons aux nouvelles menaces du 21ème siècle.” Et ils ajoutent, avec un brin de chantage, que leur “capacité de participation dans les expéditions lointaines est lié à leur sécurité chez eux.”

La Géorgie est là pour montrer le danger représenté par ces petits pays prêts à entraîner l'Alliance Atlantique dans leurs querelles de frontières avec la Russie. Mais ce qui est très curieux est le fait que ces dirigeants particulièrement belliqueux de petits pays de l'Est ont souvent passé des années aux Etats-Unis dans les institutions proches du pouvoir ou ont même la double nationalité. Ils sont patriotes de leur petit pays tout en se sentant protégés par la seule superpuissance du monde, ce qui peut mener à une agressivité particulièrement irresponsable. Ce président géorgien, Mikeil Saakachvili, qui en août 2008 n'a pas hésité à provoquer une guerre avec la Russie, a été boursier du Département d'Etat des Etats-Unis dans les années '90, recevant les diplômes des universités de Columbia et de George Washington, dans la capitale.

Parmi les signataires de la lettre citée, il faut noter que Valdas Adamkus est essentiellement un Américain, immigré de Lithanie dans les années 40, qui a servi dans le renseignement militaire américain et dans l'administration Reagan, qui l'a décoré, et qui a pris sa retraite en Lithuanie en 1997… pour être tout de suite élu comme Président de cet Etat de 1998 jusqu'au mois de juillet dernier. Le parcours de Vaira Vike-Freiberga est semblable : d'une famille qui a fuit la Lettonie pour l'Allemagne en 1945, elle a fait carrière au Canada avant de rentrer en Lettonie juste à temps pour être élue présidente de la République entre 1999 et 2007.

La Construction européenne contre le monde

En épousant ces peurs, qui à l'origine sont des constructions pour justifier une militarisation, les Etats membres de l'Union Européenne se mettent en opposition avec le reste du monde. Le reste du monde étant une source inépuisable de « menaces ». La reddition inconditionnelle de l'Europe devant la bureaucratie militaro-industrielle et son idéologie de la peur était confirmé récemment par le retour de la France dans le commandement de l'Otan. Une des raisons de cette capitulation est la psychologie du président Sarkozy lui-même, dont l'adoration pour les aspects les plus superficiels des Etats-Unis s'est exprimée dans son discours embarrassant devant le Congrès des Etats-Unis en novembre 2007.

L'autre cause, moins flagrante mais plus fondamentale, est la récente expansion de l'Union Européenne. L'absorption rapide de tous les anciens satellites d'Europe de l'Est, ainsi que des anciennes républiques soviétiques d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie, a radicalement changé l'équilibre du pouvoir au sein de l'UE elle-même. Les nations fondatrices, la France, l'Allemagne, l'Italie et les pays du Bénélux, ne peuvent plus guider l'Union vers une politique étrangère et de sécurité unifiée. Après le refus de la France et de l'Allemagne d'accepter l'invasion de l'Irak, Donald Rumsfeld a discrédité ces deux pays comme faisant partie de la « vieille Europe » et il s'est gargarisé de la volonté de la « nouvelle Europe » de suivre l'exemple des Etats-Unis. La Grande-Bretagne à l'Ouest et les « nouveaux » satellites européens à l'Est sont plus attachés aux Etats-Unis, politiquement et émotionnellement, qu'ils ne le sont à l'Union Européenne qui les a accueillis et leur a apportés une considérable aide économique au développement et un droit de veto sur les questions politiques majeures.

Il est vrai que, même hors du commandement intégré de l'OTAN, l'indépendance de la France n'était que relative. La France a suivi les Etats-Unis dans la première guerre du Golfe – le Président François Mitterrand espéra vainement gagner ainsi de l'influence à Washington, le mirage habituel qui attire les alliés dans les opérations étasuniennes douteuses. La France s'est jointe à l'OTAN en 1999 dans la guerre contre la Yougoslavie, malgré les doutes aux plus hauts niveaux. Mais en 2003, le Président Jacques Chirac et son ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin ont réellement usé de leur indépendance en rejetant l'invasion de l'Irak. Il est généralement reconnu que la position française a permis à l'Allemagne de faire de même. La Belgique a suivi.

Le discours de Villepin, le 14 février 2003, au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, donnant la priorité au désarmement et à la paix sur la guerre, reçut une rare « standing ovation ». Le discours de Villepin fut immensément populaire dans le monde entier et a accru énormément le prestige de la France, en particulier dans le monde arabe. Mais, de retour à Paris, la haine personnelle entre Sarkozy et Villepin a atteint des sommets passionnels et la persécution judiciaire de Villepin dans l'affaire obscure de Clearstream représente l'ensevelissement de la dernière velléité d'indépendance politique de la France sous une avalanche de boue vengeresse.

Qui parle aujourd'hui pour la France ? Officiellement, Bernard Kouchner, prophète de l'ingérence humanitaire qui, lui, approuvait l'invasion de l'Irak. Officieusement, les soi-disant « néo-conservateurs » qu'on ferait mieux d'appeler les « impérialistes sionistes », tant leur véritable projet est un nouvel impérialisme agressif occidental au sein duquel Israël trouverait une place de choix.

Le 22 septembre 2009, le Guardian de Londres a publié une lettre demandant que l'Europe prenne fait et cause pour la Géorgie dans le conflit de l'Ossétie du Sud. Signée par Vaclav Havel, Valdas Adamkus, Mart Laar, Vytautas Landsbergis, Otto de Habsbourg, Daniel Cohn Bendit, Timothy Garton Ash, André Glucksmann, Mark Leonard, Bernard-Henri Lévy, Adam Michnik et Josep Ramoneda, la lettre proférait les habituelles platitudes prétentieuses sur les « leçons de l'histoire » , toutes justifiant l'utilisation de la puissance militaire occidentales, bien sûr : Munich, le pacte Ribbentrop-Molotov, le mur de Berlin. Les signataires exhortent les 27 dirigeants démocratiques de l'Europe à « définir une stratégie pro-active pour aider la Géorgie à reprendre pacifiquement son intégrité territoriale et obtenir le retrait des forces russes stationnées illégalement sur le sol géorgien… »

Pendant ce temps, les alliés de l'Otan continuent à tuer et à se faire tuer en Afghanistan. On peut se demander quel est le vrai but de cette guerre, qui, au début, était de capturer et punir Osama bin Laden.

Un autre objectif, plus confidentiel, est valable quelle que soit l'issue de ce conflit : l'Afghanistan sert à forger une armée internationale pour policer la « globalisation » à l'américaine. L'Europe est surtout une « boîte à outils » dans laquelle les Etats-Unis peuvent puiser pour poursuivre ce qui est essentiellement un projet de conquête de la planète. Ou, comme on dit officiellement, la « bonne gouvernance » d'un monde « globalisé ».

Les « impérialistes sionistes » sont sûrement conscients de ce but et le soutiennent. Mais les autres ? A par ces illuminés, on a l'impression d'une Europe somnambule, qui suit la voix de son maître américain, en espérant qu'Obama sauvera tout le monde, mais sans pensée et sans volonté propres. Plus triste que les tropiques.

Pour conclure, je reviens à la fameuse « construction européenne ». Je suis consciente qu'il y avait une époque où il était permis, et presque raisonnable, d'espérer que les vieilles nations européennes se mettraient ensemble paisiblement dans ce que Gorbatchev, ce grand cocu de l'histoire, appelait « notre maison commune ». Mais depuis il y a eu Maastricht, le néo-libéralisme, le Traité constitutionnel rejeté puis adopté contre toute procédure démocratique, et surtout, les élargissements irréfléchis vers les pays dont les dirigeants pensent à poursuivre la Guerre froide jusqu'à l'humiliation totale de la Russie.

Aujourd'hui, cette construction a ceci de paradoxal : elle sert d'Utopie qui distrait du présent en attendant un avenir qui domine l'horizon. Et pourtant, elle est vide de contenu. Elle est dictée beaucoup moins par un espoir d'avenir que par une peur et une honte du passé. L'Europe des nations a perdu sa fierté et même sa raison d'être dans les deux grandes guerres du vingtième siècle, dans le "totalitarisme" mais surtout – et cela est relativement récent, depuis 1967 pour être précis – à cause de l'Holocauste. L'Europe doit se rendre incapable de commettre une nouvelle Shoah en abolissant l'Etat nation, jugé intrinsèquement coupable, en devenant "multiculturelle" et en se joignant à la Croisade menée par son sauveur historique, les Etats-Unis, pour apporter la bonne gouvernance et les Droits de l'Homme au monde entier. L'Union Européenne n'a pas de contenu, elle est vouée à se fondre dans "la Communauté Internationale" à côté des Etats-Unis. La Construction européenne est donc tout d'abord une "déconstruction", pour emprunter un mot de philosophe.

Ce mirage cache un avenir totalement imprévu et, aujourd'hui, imprévisible.

10:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, otan, guerre, television, colonialisme, balkans, europe, imperialisme, euro-dictature, silence, medias, omain | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/08/2009

02/08/2009: Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace...

Leuren Moret : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.
Interview de Leuren Moret, (spécialiste des sciences de la Terre) par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au « Lone Star Iconoclast », Texas
Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des parlements et du Congrès ainsi que d’autres responsables sur les problèmes posés par la radioactivité.
Elle a commencé à tirer la sonnette d’alarme en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d’une fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project.
Elle travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste de la radioactivité dans différents groupements de par le monde.
Elle a participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur l’uranium appauvri (UA).
Elle a été témoin au Tribunal pénal pour l’Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence mondiale sur les armes à l’uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu’au Forum social mondial.

Iconoclast : Quels sont les derniers développements en matière de réduction de l’exposition des troupes américaines à l’UA ?
Leuren Moret : Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et d’Afghanistan jusqu’en 2001. Elle a dit l’avoir fait parce qu’elle était malade et que ses amis étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois aux Nations Unies. J’ai dit : « Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et incite les médias à en parler ? »
Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou national. Ils ont totalement étouffé l’affaire, comme pour l’agent Orange, les « vétérans atomiques »1 et le projet Mkultra.2 C’est le même phénomène, mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu’il concerne l’avenir génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes régions du globe sont contaminées par l’UA. On en a utilisé une telle quantité ! En nombre d’atomes libérés dans l’atmosphère – un professeur japonais a fait le calcul – cela représente plus de 400 000 bombes de Nagasaki. Et ce nombre est sous-estimé.
La plus grande tragédie de l’histoire du monde
Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant trois jours à l’université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans présents m’a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par deux d’entre eux, et il leur a dit : « Il vous suffit de remplacer Connecticut par Louisiane. » Eh bien, vous n’allez pas me croire, la loi a été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.
Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim McDermott va l’introduire dans la législation de l’Etat de Washington. Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c’est le premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit : « J’en ai besoin dans mon Etat. »
Le problème de l’UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu’il y ait une plus grande tragédie dans l’histoire du monde.
Y a-t-il un risque que les armes à l’UA utilisées ailleurs contaminent l’atmosphère ici ?
L’atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d’une année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre, une géologue, et c’est pourquoi j’ai étudié la question. C’est vraiment un sujet fascinant. Nous avons de gigantesques tempêtes d’un million de miles carrés qui transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année dans le monde.
Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques, des champignons, des bactéries, des virus, etc.
Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui montent en Europe, traversent l’Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec les ouragans.
La troisième région est l’Ouest des Etats-Unis, où est située la zone d’essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d’armes nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces radiations représente l’équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki. Aujourd’hui, il doit être dix fois plus élevé.
En avril 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu’elle s’attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50% d’ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente de nouveau dans le monde.
Lorsque les Etats-Unis et la Russie eurent signé le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui est normal.
Cancers, malformations, atteintes du cerveau

Un de nos correspondants m’a envoyé une série de photos de la tempête de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.
C’est justement de ces poussières que je parle.
On y voit une gigantesque muraille de sable.
Je possède 16 photos de cette tempête qu’on m’a envoyées avec celles d’enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins irakiens. Qu’est-ce que vous avez pensé de cette tempête ?
J’ai pensé que c’était spectaculaire.
Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses particules. L’UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu’ils sont enflammés par le frottement à l’intérieur du canon. 70% de l’UA se transforme en vapeur métallique. Il s’agit là en réalité d’armes à gaz radioactif qui contamine le terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n’ont pas utilisé les armes à l’UA parce qu’ils les trouvaient trop effroyables. J’ai voyagé dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir d’un cancer. Et il ne s’agit là que des effets de la première guerre du Golfe, mais les Forces
armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans tout le pays.
A quoi les soldats peuvent-ils s’attendre quand ils rentrent chez eux ?
S’ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux avec des cancers du rectum parce qu’ils étaient assis sur des caisses de munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses et elles n’arrêtent pas de saigner. Certaines d’entre elles ont un cancer de l’utérus, des filles de 18, 19, 20 ans. L’Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à Bagdad en 2003 : ils souffrent tous de tumeurs malignes.
Est-ce que le fait d’avoir été exposés à l’UA affecte leur psychisme quand ils rentrent chez eux ?
L’UA forme, à des températures très élevées, des particules d’oxyde d’uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus petites qu’un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elles traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où elles s’attaquent aux processus cognitifs. Cela affecte les mécanismes de contrôle de l’humeur. Quatre soldats de Fort Bragg rentrés d’Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux mois.
Selon une étude de l’Association des Vétérans, sur un groupe de 251 vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67 avaient à leur retour de l’UA dans leur équipement, leur organisme, leur sperme. En outre, alors qu’ils avaient eu des bébés sains avant de partir, ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales – absence de cerveau, d’yeux, de bras, de jambes, d’organes internes – et souffraient de terribles maladies de sang. C’est horrible.
Le magazine Life a publié un article illustré de photos intitulé « Les toutes petites victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d’après la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux. Au fond, c’est comme fumer du crack, sauf qu’ici la substance est radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus. C’est un poison systémique et radiologique.
L’UA tue tous les êtres vivants
Qu’en est-il des gens ici, aux Etats-Unis ? Vous dites que l’UA se mélange et se répand dans le monde entier.
Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des fumeurs.
Est-ce que cette fumée secondaire s’épaissit tandis que nous parlons ?
Oui, la concentration de particules d’UA dans l’atmosphère dans le monde entier est en train d’augmenter. On a des raisons de penser que les Etats-Unis ont l’intention de bombarder l’Iran. Nous surveillons les usines d’armement américaines.. Elles ont reçu d’importantes commandes de ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres d’UA.
Donc le pronostic pour l’Amérique n’est pas vraiment bon. Non, il est vraiment mauvais.
Et si ça continue ?
Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà commencé, et cela n’affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.
Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l’UA, celui-ci va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et affecter toute la vie sous-marine ?
Oui, l’UA est dans l’air, l’eau et le sol. La demi-vie de l’UA, l’uranium 238, est de 4,5 milliards d’année, l’âge de la Terre.
Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages déjà causés ?

Peut-on procéder à une décontamination ?
Non. C’est impossible. Ce qui se passe, c’est que ces toutes petites particules flottent dans l’atmosphère tout autour du globe. Il y a déjà des particules de plutonium et d’uranium qui flottent depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans l’air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution en débarrassent l’atmosphère en les déposant dans l’environnement. La surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d’eau sur une autre goutte d’eau se trouvant sur la lame porte-objet d’un microscope ? Vous ne pouvez plus les séparer. C’est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois qu’elles ne circulent plus dans l’atmosphère, elles collent à
toutes les surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S’il pleut continuellement ou qu’elles se trouvent dans une rivière, sur un rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que c’était aussi grave.
Non, pas à ce point. Je croyais que c’était un phénomène assez isolé.
Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique. Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette photo.
Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de l’atmosphère ?
Dans la partie inférieure de l’espace orbital. Ils ont ramené à terre la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l’utiliser. Il y avait une sorte de filet qui recouvrait l’électronique à l’extérieur de la station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l’électronique y est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé de l’uranium et des produits de désintégration de l’uranium. Ils ont dit qu’ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à bord et qui avaient brûlé. L’uranium peut également provenir de supernovae mais on a pensé que l’origine la plus probable étaient les essais dans l’atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons.
Des armes utilisées depuis 1973
Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une guerre nucléaire.
Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L’UA est une arme nucléaire.
A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à cela ?
Il faut cesser de l’utiliser. Nous avons créé un mouvement international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce et l’utilisation des armes à l’UA.
Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles de l’UA ?
Oui. Le premier système d’armes à l’UA pour lequel nous ayons trouvé un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il était destiné à la marine. C’était une sorte de canon Gatling à monter sur des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute.
Il en tire plus de 3000 maintenant, car on l’a amélioré. Puis, en 1973, les Etats-Unis ont donné des armes à l’UA aux Israéliens et ils en ont surveillé l’emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c’était parti. C’était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme sur un champ de bataille.
Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974. En l’espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à l’UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu en outre à environ une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c’est que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux, des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées ont peur de les utiliser. Les seuls pays dont nous savons qu’ils les ont utilisées sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.
En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’UA sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.> En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’UA. C’est que les force de l’OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie 39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l’Allemagne qui ont réalisé le plus de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu’on envoie dans les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout de l’UA, comme l’Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux,
s’adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge d’articles au sujet de l’UA.
Le pot aux roses fut découvert à la suite de l’invasion de la Yougoslavie par l’OTAN, mais les troupes japonaises d’autoDefense furent envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c’est là qu’avaient eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats sont très malades.
Des pays inhabitables
Qu’en est-il de l’Irak même. Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici ?
Il est inhabitable. La Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan sont totalement inhabitables.
Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront ?
Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales des bébés, on se rend compte que c’est grave. Chaque année, le nombre des malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu’ils respirent un air contaminé, boivent de l’eau contaminée et mangent de la nourriture provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente, comme en Yougoslavie et en Afghanistan.
L’UA est une arme biologique extrêmement efficace. C’est d’ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du Projet Manhattan avec qui j’ai travaillé, m’a presque tout appris sur la radioactivité, les particules et l’UA. Il m’a dit que l’objectif des armes utilisées par l’armée n’est pas seulement de blesser et de tuer les soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu’il ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne santé.
Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l’ADN, les dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien les animaux et les plantes que les êtres humains. L’ADN ne se répare pas lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.
Un génome endommagé à jamais
Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que constructives.
Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales.
Alors si la radioactivité m’a prédisposé aux maladies cardiaques, mes descendants auront le même problème ?
Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n’endommage pas forcément l’ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux descendants ; les autres concernent l’ADN dans l’ovule ou le sperme et ceux-là se transmettent. Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement …Détérioré. Ils ont de l’UA dans leur sperme et lors des rapports sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également malades. Elles ont de l’UA dans leur organisme. On appelle ça « syndrome du sperme brûlant ». C’est horrible.
David Rose a écrit un article à ce sujet dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l’on peut lire sur Internet. Il est intitulé Weapons of self-destruction. Une amie à moi est la veuve d’un ancien combattant de la première guerre du Golfe. Dans une interview accordée à David Rose, elle s’est plainte du sperme brûlant : « J’avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans mon congélateur et après les rapports sexuels, j’en introduisais un dans mon vagin. C’était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les préservatifs.
Ça alors !
Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne. Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui s’imaginent ne jamais tomber malades.
Conséquences des essais nucléaires
Quelle quantité d’UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette planète ?
La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le monde. Le foetus est ce qu’il y a de plus vulnérable à la radioactivité parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du développement foetal.
C’est à cause de l’augmentation de la mortalité infantile que l’on a pu convaincre le Sénat de signer le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant une longue période en raison de l’amélioration des soins prénataux et de l’éducation des mères. Elle avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais atomiques.
En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l’atmosphère. Le taux de mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de nouveau. C’est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain que l’UA est une arme biologique extrêmement efficace.
Je le répète, l’utilisation des armes vise deux objectifs : le premier est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues maladies, on s’attaque à la productivité et à l’économie d’un pays. C’est Tchernobyl et d’autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué l’effondrement de l’Union soviétique parce que ses habitants étaient très malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup plus négligents que nous.
J’ai une enquête sur la santé dans le monde que l’OMS a publiée dans le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au Nigeria, ce qui est très bas. Il n’y a presque pas de radioactivité au Nigeria. En Ukraine, où s’est produit l’accident de Tchernobyl, le taux est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n’ont pas de centrales nucléaires. La France dépend à 75% de l’énergie nucléaire et son taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et les Etats-Unis à 26%. C’est le taux le plus élevé au monde.
George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une petite soeur qui est morte d’une leucémie vers l’âge de trois ans.
J’ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health Projet (cf. www.radiation.org). Nous sommes tous des scientifiques indépendants, des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et l’un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush, y compris le Président, parce qu’ils avaient tous de graves problèmes d’apprentissage.
Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés ?
D’après l’année où leur mère les ont portés. Vous n’avez qu’à voir combien de matières radioactives ont été dégagées dans l’atmosphère et vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests d’intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l’année où leur mère les a portés. Ce sont des effets différés de l’exposition in utero aux radiations.
Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du Nevada ?
Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes était donc exposé
Pas un génocide, un « omnicide ».
De quels niveaux de radiations parlons-nous ?
Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l’eau potable et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans l’Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90 augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait.
En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé), le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de 60% parce que c’est là que les Russes, les Chinois, les Français et les Américains ont procédé à leurs essais.
Source : Bernard Batt

09-07
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Extrait du journal de C.De Broeder et M.Lemaire

15:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, otan, guerre, television, romain, belgique, colonialisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, information | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/03/2009

12/03/2009: Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan...

 

 
1-2 Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.

Presque toutes les informations que nous avons sur cette guerre qui dure depuis 5 ans en Afghanistan sont fournies par les officiers des relations publiques des Etats-Unis ou de l’OTAN, ou par des journalistes «embedded» (incorporés) qui ne font que répéter comme des perroquets les informations fournies par les militaires.

 Demandez vous quand est ce que vous avez lu pour la dernière fois un article d’un journaliste couvrant ce qui se passe du côté des talibans et des forces de résistance afghanes...

Reconstruction: un témoignage récent de l’inspecteur général pour la reconstruction de l’Irak a révélé comment l’Agence étasunienne pour le développement international (Usaid) manipule ses propres comptes pour cacher les coûts gigantesques ajoutés aux projets d’aide par les problèmes de sécurité (on arrive à des majorations de 418%).

Maintenant, la version officielle à l’eau de rose des faits est formellement contredite par des observateurs impartiaux.
Le respecté « Think Tank » européen le Conseil de Senlis, qui se concentre sur l’Afghanistan, vient juste de rapporter que le mouvement taliban « est entrain de reprendre l’Afghanistan » et contrôle maintenant la moitié sud du pays.
Ceci s’éloigne de façon extraordinaire des affirmations des Us et de ses alliés de l’OTAN qu’ils sont entrain progressivement de gagner la guerre en Afghanistan. Mais, plus précisément, la regagner, depuis que l’Administration Bush a proclamé en 2001 sa victoire totale en Afghanistan. A l’époque, nous avions dans cette colonne prédit que cette victoire était illusoire et que la guerre reprendrait dans 4 ou 5 ans.
Selon le Conseil de Senlis, le sud de l’Afghanistan souffre « d’une crise humanitaire de pauvreté et de famine » causée par… « les politiques militaires Us et britanniques ».
Démontant les rapports occidentaux optimistes, les enquêteurs de Senlis ont trouvé que «les politiques américaines en Afghanistan ont re-crée un paradis sûr pour le terrorisme que l’invasion de 2001 avait pour but de détruire. » Ceci est une bombe.
Les Us et l’OTAN ont insisté sur le fait que tout retrait de leurs forces d’Afghanistan – ou d’Irak – laisserait un vide certainement rempli par des extrémistes. Ces affirmations sont erronées, étant donné que la moitié de l’Afghanistan et un tiers de l’Irak sont déjà largement contrôlés par des forces anti-occidents.
S’il n’y avait pas la toute puissance de l’aviation américaine, les forces armées Us et celles de l’OTAN seraient rapidement chassées de l’Afghanistan et de l’Irak. Si les forces de la résistance afghane et irakienne arrive un jour à obtenir des armes antiaériennes portables efficaces tel que le Stinger Us ou le SA-18 russe, l’occupation de ces nations dirigée par les Us deviendrait intenable. L’occupation soviétique de l’Afghanistan pendant les années 80 a échoué dés lors que les forces des mujahidins ont obtenu le Stringer américain et des missiles antiaériens.
La semaine dernière, les commandants canadiens et britanniques se sont vantés d’être sur le point d’annihiler les forces des Talibans « encerclées » à Panjwai et Zahri. Ils exultaient et ont « estimé » que 500 Talibans avaient déjà été tués.
Une tourmente de bombardements et de pilonnages ont tué beaucoup d’Afghans, mais la plupart des morts « suspectés être des militants talibans » se sont avérés, comme d’habitude, être des civils. L’OTAN n’a pu montrer les corps des combattants ennemis morts pour prouver ses affirmations absurdes.
Quand les forces de l’OTAN sont entrées dans Panjwai, après des semaines de bombardements aériens et de pilonnages à l’artillerie, les soit disant talibans « s’étant rendus » avaient disparu. Les commandants britanniques et canadiens embarrassés ont admis « nous avons été surpris, l’ennemi s’était enfui ». Surpris ?
Est ce que personne ne se souvient des missions de recherches et de destructions infructueuses menées pendant la guerre du Vietnam et les données chiffrées gonflées des combattants ennemis tués ?

Est-ce que les commandants de l’OTAN savent que chacun de leur mouvement est télégraphié à l’avance aux forces talibans ?

Est-ce qu’ils ne voient pas ce qui se passe en Irak actuellement ?
Est-ce que les officiers canadiens qui ont fait des déclarations aussi fantaisistes croient vraiment que les vétérans des guérillas talibans seraient assez stupides pour attendre assis d’être détruits par la puissance aérienne américaine ?
Maintenant, les forces de l’OTAN dirigées par les canadiens exultent en annonçant fièrement avoir finalement occupé Panjwai où les « talibans ont fui » ! ». Est-ce qu’ils ne comprennent pas que les forces de la guérilla ne s’accrochent pas à des positions fixes ?

Occuper le terrain n’a pas de sens dans la guérilla.
Semblant immunisé contre les leçons de l’histoire ou celles du bon sens, le Canada envoie quelques centaines de troupes en plus et une poignée de tanks obsolètes en Afghanistan ; la Pologne, elle, qui envoie des troupes n’importe où si elle est payée le juste prix, ajoutera 1000 soldats l’année prochaine.
Les politiciens anglais et canadiens disent qu’ils sont surpris de l’intensification de la résistance des Talibans. Ils n’ont qu’à s’en prendre à leur propre ignorance.
Attaquer les Pashtouns, renommés pour leur xénophobie, leur esprit guerrier, et leur amour de l’indépendance, est une mission de fous. Les Pashtouns sont l’ethnie majoritaire en Afghanistan. Les Talibans sont un rejeton du peuple Pashtoun. La stabilité nationale à long terme est impossible sans leur représentation et leur coopération.
Ce que l’occident appelle « Taliban » est en fait une coalition grandissante de combattants vétérans talibans conduit par le Mollah Dadullah, d’autres clans de guerriers tribaux Pashtoun, et des forces nationalistes de la résistance conduites par Jalalladin Hakkani et l’ancien premier ministre, Gulbadin Hekmatyar, que la CIA a essayé à maintes reprises d’assassiner
Beaucoup des anciens mujahidins étaient appelés autrefois « des combattants de la liberté » par l’occident, et dénoncés comme des « terroristes » par les soviets. Ils représentent la résistance nationale à l’occupation étrangère. En fait, ce que les Us et ses alliés de l’OTAN font en Afghanistan aujourd’hui, est une réplique étonnamment ressemblante de l’occupation brutale soviétique des années 80.
L’agence anti narcotique de l’ONU rapporte que l’Afghanistan fournit actuellement 92% de l’héroïne mondiale.

La production * a augmenté de 40% pour la seule année 2005.

Qui est responsable ?

Les Etats-Unis et l’OTAN. Ils possèdent maintenant un narco-état celui de l’Afghanistan.
Dominer la principale route de l’exportation du pétrole tel était l’objectif premier de l’invasion par les Etats-Unis de l’Afghanistan. Ironiquement, au lieu de bénéficier du bonus pétrole attendu, les Us se retrouvent profondément enlisé dans le commerce de la drogue en Afghanistan.
Washington et l’OTAN ne peuvent pas continuer à prétendre que c’est le problème de quelqu’un d’autre. L’argent de la drogue alimente l’économie afghane et maintient la loyauté des seigneurs de la guerre locaux à l’égard du régime de Kaboul installé par les américains.
Le nord de l’Afghanistan est devenue une sphère d’influence de la Russie et de ses alliés locaux, l’Alliance du nord Uzbek Tajik, dirigée par des dirigeants du vieux parti communiste afghan.
L’Us et ses alliés ne vont pas gagner la guerre en Afghanistan. Ils auront de la chance s’ils ne la perdent pas de façon humiliante.
Un dernier point. Les forces Us et de l’OTAN ne combattent pas des « terroristes » comme leurs gouvernements le prétendent. Ils combattent le peuple afghan.

Dans les années 80, j’ai vu des mudjahidins trop pauvres pour acheter des chaussures portant attachés sur leur dos des obus de mortier d’environ 50 kgs et procéder à l’ascension de montagnes pendant 6-8 heures à travers la neige pour bombarder une base communiste, puis marcher péniblement pour entrer à la maison. Ce sont ces personnes que nous combattons. Quiconque connaît les afghans sait qu’ils ne seront pas vaincus, même s’ils doivent résister le temps de toute une génération.
Eric Margolis

Eric Margolis est un journaliste canadien contribuant à la rubrique de politique étrangère du Sun National Media Canada. Il est l’auteur d’un livre intitulé « War at the Top of The World » ( Guerre au Sommet du Monde).

Extrait du journal de Marc Lemaire

 
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10:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : courcelles, romain, histoire, presse, silence, usa, imperialisme, guerres, euro-dictature, otan, europe, colonialisme, facisme, irak, afghanistan | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/01/2009

15/01/2008: Monsieur Obama, à propos de vos deux filles, vous oubliez quelque chose...

Date : 14/01/2009 17:41:38
Sujet : Monsieur Obama, à propos de vos deux filles, vous oubliez quelque chose...
 
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Monsieur Obama, à propos de vos deux filles,
vous oubliez quelque chose...


Michel Collon

Cher Monsieur Obama,

Vous avez déclaré à propos du conflit entre Israël et les Palestiniens : "Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela."

Protéger vos enfants ? Comme je vous comprends! Mais, pour être tout à fait correct envers vos filles, ne devriez-vous pas leur raconter l'histoire de cette maison ? Dire que vous l'avez volée à ses propriétaires ? Et aussi le jardin, et tous les champs autour ! Et que vous avez obligé l'ancien propriétaire à aller vivre dans la niche du chien ? Car c'est exactement ce qu'Israël a fait en volant leurs maisons et leurs terres aux Palestiniens, et en les forçant à vivre dans des camps de réfugiés (voir les livres d'historiens israéliens comme Benny Morris).

Dès lors, cher Monsieur Obama, pourriez-vous prétendre vivre dans cette maison tranquillement, comme si de rien n'était ? Alors, juste une question : votre "changement" consistera-t-il à répéter ces vieux mensonges sur la maison, déjà ressassés par tous vos prédécesseurs ?

Recevez, cher Monsieur Obama, mes meilleurs sentiments. Et dites à vos amis que, sur cette terre de Palestine, il y a de la place pour tout le monde. A moins qu'une différence de religion ou de couleur de peau pose un problème à quelqu'un ?

Michel Collon
13 janvier 2009

Retrouvez chaque jour des témoignages, analyses, critiques d'infos sur Gaza à
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19:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : nazisme, colonialisme, presse, information, silence, solidarite, romain, courcelles, belgique, israel, guerre, paix, agressions, occupation, sionisme, fascisme, imperialisme, mediaux, television, resistance, histoire, gazza, palestine | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/09/2008

22/09/2008: Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan ...

From: sc
Sent: Monday, September 22, 2008 6:12 PM
To: sc
Subject: [Transfer_info] PAKISTAN : L'OTAN organise un attentat

« L’attentat d’Islamabad, c’est le 11-Septembre du Pakistan »
Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan
par Thierry Meyssan*

Le slogan comparant l’attentat d’Islamabad et le 11-Septembre est plus réaliste qu’il n’y paraît. Ce carnage non-revendiqué sert en effet exclusivement les intérêts de l’OTAN : l’Alliance atlantique doit prendre le contrôle de toute urgence de la passe pakistanaise de Khybar pour approvisionner ses troupes en Afghanistan. Dans le cas où l’Alliance ne parviendrait qu’à rétablir partiellement sa logistique, Washington envisage de sacrifier les troupes alliées.

Un attentat d’une violence sans précédent dans le pays a ravagé l’hôtel Marriott d’Islamabad, le 21 septembre 2008. Un camion piégé, contenant une puissance explosive estimée à au moins 600 kg de TNT et diverses munitions, a creusé un vaste cratère, tué plus de 60 personnes et blessé plus de 226 autres. Commentant l’événement à la télévision, le rédacteur en chef du Daily Times a déclaré : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». Ce cri a été repris par l’ensemble des agences de presse occidentales. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, l’attentat a été attribué par les autorités à la mouvance Al-Qaida. En réaction, le président Zardari a annoncé qu’il ne renoncerait pas et intensifierait sa lutte contre le terrorisme.

Replacés dans leur contexte, ces événements n’ont malheureusement rien de surprenant.

Dans la foulée de l’effondrement de l’Union soviétique et de l’indépendance des États d’Asie centrale, les grandes compagnies pétrolières occidentales ont multiplié les plans pour exploiter les hydrocarbures du Bassin caspien. La firme californienne UNOCAL a porté deux vastes projets. Le premier (dit BTC) devait relier la Caspienne à la Mer noire en passant par l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, notamment avec l’aide du britannique BP ; le second devait relier la Caspienne à l’Océan indien via le Turkmenistan, l’Afghanistan et le Pakistan, principalement avec l’aide du saoudien Delta Oil.

Si le BTC a été construit sans grande difficultés, il n’en fut pas de même pour le pipe-line trans-afghan. UNOCAL se heurta au chaos régnant dans le pays et se rapprocha de la Maison-Blanche pour obtenir la stabilisation de cette région. La firme engagea Henry Kissinger comme consultant, et confia la direction du projet aux ambassadeurs John J. Maresca, Robert B. Oakley et à deux experts Zalmay Khalilzad et Hamid Karzaï. Washington acheta l’aide des talibans, qui contrôlaient la majeure partie du pays. Pour ce faire, le département d’État leur accorda une subvention de 43 millions de dollars en mai 2001. Avec l’accord du G8 (sommet de Gênes, 20-22 juillet 2001), des négociations multilatérales furent alors ouvertes à Berlin avec l’Émirat islamique bien que celui-ci ne soit pas reconnu par la communauté internationale. Cependant, les talibans émirent de nouvelles exigences et elles échouèrent.

Les États-Unis et le Royaume-Uni planifièrent alors une invasion de l’Afghanistan. Fin août 2001, ils concentrèrent leurs forces navales en mer d’Oman et acheminèrent 40 000 hommes en Égypte. Le 9 septembre 2001, le leader tadjik pro-russe Shah Massoud fut assassiné, mais la nouvelle fut gardée secrète. Le 11 septembre 2001, le président Bush accusa les talibans d’être impliqués dans les attentats qui venaient de survenir à New York et Washington et leur adressa un ultimatum. Puis, les Anglo-Saxons renversèrent les talibans et prirent le contrôle du pays lors de l’opération « Liberté immuable » [1].

7 ans plus tard, le pipe-line n’est toujours pas construit et le pays est toujours en proie au chaos. UNOCAL a été absorbé par Chevron avec la bénédiction de Condoleezza Rice ; John J. Maresca est devenu le patron du Business Humanitarian Forum qui s’occupe activement de la culture du pavot en Afghanistan à des fins médicinales (sic) ; Robert B. Oakley est chargé de proposer un plan de réorganisation des institutions militaires ; Zalmay Khalilzad est devenu ambassadeur des États-Unis à l’ONU ; Hamid Karzaï a fait usage de sa double nationalité pour devenir président de l’Afghanistan transformée en narco-État.

Le Pentagone, absorbé par le bourbier irakien, a largement délégué l’occupation militaire de l’Afghanistan à ses alliés de l’OTAN. Pour approvisionner ses troupes, l’Alliance atlantique a signé un protocole avec l’Organisation du Traité de sécurité collective (sommet de Bucarest, 4 avril 2008). La logistique est acheminée via la Russie, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Commentant cette étrange facilitée accordée à l’OTAN, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a rappelé l’importance de la coopération internationale contre le terrorisme ; plus direct, l’ambassadeur Zamil Kabulov a déclaré à Vremya Novostei que l’intérêt de Moscou était de voir les Occidentaux s’embourber et mourir en Afghanistan.

Or le 8 août 2008, les États-Unis et Israël ont lancé les troupes géorgiennes à l’attaque des populations russes d’Ossétie du Sud. En riposte, l’armée russe a bombardé les deux aéroports militaires israéliens en Géorgie et le pipe-line BTC. Puis, le président Medvedev a réunit l’Organisation du Traité de sécurité collective qui a abrogé le protocole le liant à l’OTAN. Enfin, les médias publics russes ont soudain remis en cause le lien supposé entre les attentats du 11 septembre 2001 et la colonisation de l’Afghanistan par l’OTAN.

Ce retournement est d’autant plus grave pour l’OTAN qu’elle essuie défaite sur défaite. 54 % du territoire afghan est aux mains des insurgés. Pour leur faire face, le général David McKiernan exige l’envoi de trois brigades supplémentaires (soit 15 000 hommes, qui devraient être prélevés sur le contingent irakien). Mais il n’est évidemment plus question d’envoyer des renforts alors que les 47 600 hommes déjà présents ne sont plus approvisionnés et sont donc en très grand danger.

Pour rétablir sa chaîne logistique, l’Alliance doit impérativement trouver d’urgence une voie d’acheminement. Aucune solution satisfaisante ne peut être effective à brève échéance. Cherchant d’abord à sauver en priorité les GI’s pris au piège, le secrétaire à la Défense Robert Gates a multiplié les considérations ampoulées sur le manque de coordination entre l’ISAF, les Forces spéciales US et l’armée afghane, pour proposer en définitive de modifier la chaîne de commande. Toutes les troupes, y compris alliées, seraient placées directement sous l’autorité du CENTCOM. En d’autres termes, les Alliés n’auraient plus leur mot à dire et le Pentagone pourrait servir les troupes anglo-saxonnes (US, UK, Canada et Australie) et laisser les autres se débrouiller tous seuls (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, etc.).

L’Afghanistan étant fermé à l’Est par une haute barrière montagneuse, le seul corridor d’approvisionnement est la passe de Khyber, située en territoire pakistanais. Elle était utilisée uniquement pour le ravitaillement des troupes en carburant. Lors du week-end prolongé de l’anniversaire de la naissance du prophète (23 avril 2008), une soixantaine de camions citerne se sont entassés au poste-frontière de Torkham. Les insurgés ont attaqué le camion central au RPG et l’ensemble s’est enflammé en un gigantesque brasier. Depuis, les convois ne se déplacent que sous bonne escorte.

Pour sécuriser la passe de Khyber, le Pentagone a bombardé des cibles suspectes en territoire pakistanais, le 3 septembre. L’ultra pro-US Ali Asif Zardari a été élu président du Pakistan, le 5 septembre. Le chef d’état-major interarmes US, l’amiral Mike Müllen, a effectué une visite surprise au Pakistan, le 15 septembre. Il a exigé que le Pakistan cède le contrôle de la passe de Khyber aux États-Unis.

Le 21 septembre, le président Zardari a prononcé son discours d’investiture devant le Parlement. Il s’est engagé à soutenir les efforts du Pentagone contre les « terroristes » afghans. À l’issue de la cérémonie, les membres du gouvernement et les parlementaires ont été invités à l’iftar (rupture du jeûne de ramadan). La plupart d’entre eux étaient furieux à la fois parce que le nouveau président n’avait pas confirmé son engagement de rétablir les juges de la Cour suprême et par ce qu’il avait laissé entendre qu’il abandonnerait la souveraineté sur la passe de Khyber. Au cours de la réception, un camion piégé a frappé le bâtiment voisin (hôtel Marriott). Cet attentat ne pouvait être compris par les parlementaires que comme un avertissement de l’OTAN qui n’hésiterait pas à les éliminer s’ils s’opposaient à ses projets. Au plan médiatique, cet attentat justifie la prise de contrôle US d’une portion de territoire pakistanais, comme ceux du 11-Septembre avaient justifié l’invasion de l’Afghanistan.

Intervenant à la télévision, Najam Sethi, le rédacteur en chef du quotidien libéral Daily Times, s’est exclamé : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». M. Sethi est un journaliste connu pour son alignement sur Washington dont il a soutenu toutes les incohérences. Ainsi a-t-il approuvé le coup d’État militaire du général Musharraf en 1999 au nom de l’« ordre » et défend-il aujourd’hui le nouveau pion US, Ali Asif Zardari, au nom de la « démocratie » cette fois. Il a fondé le Daily Times avec des capitaux états-uniens, début 2002, à l’issue de l’opération Liberté immuable.

Quoi qu’il en soit, cet attentat marque l’extension de la guerre d’Afghanistan au Pakistan et remet en cause l’équilibre régional.

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

http://www.voltairenet.org/article158100.html

27/08/2008

27/08/2008: Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN...

 -------- Message original --------

Sujet: : Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN
Date: Wed, 27 Aug 2008 08:36:34 +0200
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>

 

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, August 26, 2008 10:31 PM
Subject: Fw: Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN

Représailles des "Occidentaux"  ou simple routine ?
GP
----- Original Message -----
From: ecolonna
Sent: Monday, August 25, 2008 10:25 PM
Subject: Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN

Afghanistan : plus d’une centaine de civils massacrés par l’OTAN
 
lundi 25 août 2008 - Al Jazeera.net
 
 
 
Les attaques de l’OTAN sont régulièrement ponctuées de massacres de civils afghans

 

 

La décision est intervenue après qu’une délégation désignée par Karzai se soit rendue à l’aéroport de Shindand et dans le village d’Azizabad au coeur de l’ouest de l’Afghanistan pour enquêter sur le fait que des civils avaient été tués.

Les témoins visuels et les habitants attestent que plus de 100 civils, dont la grande majorité sont des femmes et des enfants, ont été tués dans l’attaque de l’OTAN.

Les officiels américains prétendent que seulement trois civils ont été tués en plus de 25 combattants Talibans.

Le Général Jalandar Shah Behnam, responsable de l’armée pour l’ouest de l’Afghanistan, et le commandant Abdul Jabar ont été limogés pour « négligence et dissimulation » selon un décret présidentiel publié dimanche.

« Dans cette tragique attaque aérienne et l’opération militaire irresponsable et imprécise contre le village d’Azizabad dans la zone de Shindand, plus de 89 de nos compatriotes innocents, y compris des femmes et des enfants, ont été martyrisés », dit le rapport.

Zeina Khodr d’Al Jazeera rapporte depuis Kaboul que les deux responsables avaient été rappelés dans la capitale pour y être interrogés par le ministère de la défense.

« Karzai est sous forte pression, il a perdu beaucoup de soutien parmi la population locale en raison de ces attaques aériennes, » explique Zeina Khodr.

Le président a régulièrement fait appel aux Etats-Unis et aux forces dirigées par l’OTAN pour qu’ils accordent plus d’attention aux pertes infligées aux civils, avertissant que de tels incidents sapent la bonne volonté du peuple afghan.

Les Nations Unies ont signalé que 255 des presque 700 décès civils lors de combats en Afghanistan cette année ont été provoquées par les troupes afghanes et les troupes internationales sous direction américaine.

Le chef de la police dans la province d’Hérat située à l’ouest de l’Afghanistan a déclaré à Al Jazeera dimanche que 95 civils avaient été tués.

Le ministère de l’intérieur avait d’abord estimé le nombre de morts à 76, dont une cinquantaine d’enfants et 19 femmes.

Environ 15 des maisons qui ont été détruites lors des bombardements appartiennent aux hommes qui travaillent comme gardes de sécurité sur une piste d’atterrissage employée par les troupes internationales à environ 120 kilomètres au sud de de la ville d’Hérat, ont fait savoir des gens du pays.

Les villageois et les parents des victimes ont organisé une manifestation de colère samedi, mettant le feu à un fourgon de police, retournant un camion de transport et portant des banderolles sur lequelles on pouvait lire « mort à l’Amérique ».

« [Le secteur] est calme maintenant. Nous enquêtons sur ce qui s’est passé, » a déclaré le Général Mohammad Zahir Azimi, un porte-parole du ministère de la défense.

« Notre première enquête prouve qu’un grand nombre de civils ont été tués. La tragédie est beaucoup plus grave que ce nous avions tout d’abord pensé, » a-t-il avoué.

Sur le même thème :

  Afghanistan : nouveau massacre de civils par l’OTAN - 23 août 2008 
  Afghanistan : les survivants témoignent du bombardement d’une cérémonie de mariage - 15 juillet 2008 
  Afghanistan : les crimes de l’impérialisme - 13 juillet 2008 
  Afghanistan : l’OTAN massacre des civils lors de raids aériens - 3 août 2007 
  Afghanistan, terre d’expérimentation - 2 juillet 2007 
  Afghanistan : nouveau massacre de civils par les troupes d’occupation - 1e juillet 2007 
  Afghanistan, Irak : quand la mort vient du ciel - 5 juin 2007 
  Les Afghans dénoncent les victimes civiles des bombardements - 12 mai 2007 
  Un massacre provoque des manifestations anti-américaines en Afghanistan - 7 mars 2007 
  Afghanistan : massacre de civils par les forces américaines - 6 mars 2007

24 août 2008 - Al Jazeera.net - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/a...
[Traduction : Info-Palestine.net]

La colère aussi au Pakistan
 

22/08/2008

21/08/2008: Sur l'agression des États-Unis et de l'OTAN dans le Caucase ...


L' Europe de l' Est n' est pas "libérée" avec la restauration du capitalisme. A l'exemple de la Géorgie, les pays de l' Est sont devenus de véritables colonies des impérialistes et conquérants ricano-otano-occidentaux. Sous la "dictature" "communiste", la Géorgie était une République soviétique et la Paix régnait dans toute cette région et dans toute l' Europe.
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Parti communiste du Canada - Agression des É.-U. et de l'OTAN dans le Caucase - Communist Party of Canada - US / NATO Agression in the Caucasus
Date: Thu, 21 Aug 2008 07:19:22 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>

 


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[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

Déclaration émise par le Comité exécutif central du Parti communiste du Canada, le 14 août 2008

Sur l'agression des États-Unis et de l'OTAN dans le Caucase

Issued by the Central Executive Committee, Communist Party of Canada, August 14, 2008

On the US/NATO aggression in the Caucasus

 



 

[FRANÇAIS]

 

Sur l'agression des États-Unis et de l'OTAN dans le Caucase

 

Le conflit armé meurtrier déclenché dans le Caucase est non seulement une catastrophe humanitaire, qui a déjà coûté la vie à environ 2000 personnes, mais aussi une menace très réelle d'éclatement de guerres plus étendues dans la région.  Les préparatifs et les agressions militaires menés par l'impérialisme en Géorgie sont des étincelles qui pourraient finir par déclencher une guerre beaucoup plus vaste.  Ils exigent la plus ferme condamnation de la part du mouvement syndical international, ainsi que de toutes les forces de paix et des forces anti-impérialistes.

 

Sans l'entrave que constituait le puissant bloc de pays socialistes, les pays impérialistes, placés sous la direction des États-Unis au sein de l'alliance militaire qu'est l'OTAN, utilisent la Géorgie pour préparer de futures agressions, violant ainsi les principes fondamentaux du droit international, entre autres ceux de la Charte des Nations Unies.

 

Le Parti communiste du Canada dénonce l'invasion géorgienne perpétrée le 7 août, et les bombardements aériens de zones résidentielles, d'hôpitaux et d'écoles de Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud, comme étant une agression ne répondant à aucune provocation, qui a plongé le Caucase dans la guerre.  Nous appuyons pleinement les appels lancés par de nombreux pays en vue du retrait total des forces géorgiennes de l'Ossétie du Sud, mesure qui constituerait le premier pas vers une solution pacifique de ce conflit, qui ne devrait pas être autorisé pour éviter qu'il ne se développe au point de devenir une confrontation généralisée au Moyen-Orient et en Asie centrale.

 

Nous constatons également, contrairement aux déclarations des médias occidentaux et du régime Bush, qu'il ne s'agit pas d'une "agression russe".  La source des tensions croissantes survenant dans le Caucase n'est pas la présence de troupes russes.  Celles-ci étaient entrées en Ossétie du Sud au début des années 1990, en tant que gardiens de la paix, après la tentative par la Géorgie d'annexer par la force la région, ce qui avait conduit une grande partie de la population à traverser la frontière pour se rendre en Ossétie du Nord, qui continue de faire partie de la Russie.

La véritable cause de ce conflit réside dans l'expansionnisme des politiques impérialistes des États-Unis et de l'OTAN.  Depuis des décennies, en commençant par la guerre froide, les États-Unis ont cherché à encercler militairement leur rival, l'Union soviétique, à affaiblir ses alliés et, plus tard, la Russie elle-même, en mettant en place des régimes soi-disant "pro-occidentaux", qui permettent l'établissement de bases états-uniennes sur leur territoire et dépendent fortement de la coopération et de l'aide militaires des États-Unis.  La Russie, se souvenant de l'invasion nazie, qui a coûté au pays plus d'une vingtaine de millions de vies, s'oppose fermement à un tel encerclement impérialiste.

 

C'est le cas de la Géorgie, devenue cliente des États-Unis au moment de la guerre illégale menée par l'OTAN contre la Yougoslavie en 1999.  Israël, principal allié des États-Unis dans la région, a également établi des liens politiques et économiques étroits avec le gouvernement géorgien.  Il semble évident, en raison du niveau élevé d'intégration militaire entre les États-Unis, l'OTAN, Israël et la Géorgie, que l'agression du 7 août était déjà connue à l'avance et avait été approuvée par les gouvernements Bush et Olmert.  Ce point de vue semble être confirmé par la décision prise le 9 août par les États-Unis de fournir des avions de transport militaire afin de dépêcher une importante partie du contingent de 2000 soldats géorgiens postés en Irak et de les envoyer combattre dans leur pays.

L'offensive impérialiste visant le pillage du pétrole et des autres ressources vitales constitue un facteur-clé de la déstabilisation de la région.  En particulier le pipeline BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan) permet le transport de pétrole et de gaz à travers la Géorgie vers la Méditerranée orientale, dont une grande partie du pétrole importé de l'Azerbaïdjan par Israël.  Contrôlé par la British Petroleum et construit avec l'aide des États-Unis, le pipeline BTC est un élément essentiel du bloc militaire et politique constitué par l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et Israël, jugé indispensable par les États-Unis pour contrebalancer l'influence de la Russie et la Chine dans la région.

 

Tenant compte de la guerre menée par les États-Unis et le Royaume Uni contre l'Iraq et des efforts continuels déployés par les forces d'occupation pour remettre les vastes richesses pétrolières de l'Irak aux sociétés transnationales, personne ne devrait sous-estimer la volonté de la clique d'extrême droite qui gravite autour de Bush, de Cheney et des autres faucons républicains d'utiliser les événements du Moyen-Orient et de Asie centrale pour accroître cette offensive stratégique.  Dans ce contexte, l'agression de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud, qui a rapidement dû faire face à une puissante résistance russe, semble avoir été une provocation visant à créer de meilleures conditions pour l'expansion de la présence militaire des États-Unis et de l'OTAN dans la région.

 

La guerre du Caucase pourrait également influer sur les élections présidentielles états-uniennes, en augmentant l'appui des électeurs au candidat républicain John McCain.  Ces événements visent, sans l'ombre d'un doute, à préparer le terrain en vue d'une attaque des États-Unis contre l'Iran, et, à long terme, de la saisie impérialiste des réserves de pétrole de ce pays.  Une telle attaque pourrait déclencher une guerre aux dimensions imprévisibles, au coût de millions de vies, et pourrait s'étendre bien au-delà des frontières du Moyen-Orient.

 

Engagé dans la poursuite de l'hégémonie mondiale, l'impérialisme joue avec le feu, et l'agression récente perpétrée par la Géorgie fait partie de ce vaste plan.  Le Parti communiste du Canada demande instamment un plein appui aux tentatives internationales de circonscrire et d'éteindre ce conflit et de mettre fin à toutes les tentatives impérialistes d'ingérence dans le Caucase.

 

Déclaration émise par le Comité exécutif central du

Parti communiste du Canada

Le 14 août 2008

 

 

[ENGLISH]

 

On the US/NATO aggression in the Caucasus

 

The outbreak of a deadly armed conflict in the Caucasus is not only a humanitarian disaster which has already cost some 2,000 lives, but poses a very real threat of wider wars in the region. Imperialism’s preparations and aggressions in Georgia are sparks that can eventually ignite a much larger conflagration, demanding the sharpest condemnation of the international labour movement and all peace and anti-imperialist forces.

Unhindered by a strong socialist bloc of countries, imperialist countries led by the US in the NATO military alliance are using Georgia to prepare future aggressions, in violation of the basic principles of international law such as those in the United Nations Charter.

The Communist Party of Canada condemns the Georgian invasion on August 7, including bombing raids on residential areas, hospitals, and schools in the South Ossetian capital of Tskhinvali, as an unprovoked assault which plunged the Caucasus into war. We give full support to calls from many countries for the complete withdrawal of Georgian forces from South Ossetia as a first step towards a peaceful solution to this conflict, which must not be allowed to expand into all-out confrontation in the Middle East and Central Asia.

We also note that contrary to claims by much of the western media and by the Bush regime, this is not a case of "Russian aggression." The source of rising tensions in the Caucasus is not the presence of Russian troops, which entered South Ossetia in the early 1990s as peacekeepers after Georgia attempted to forcibly annex the area, driving much of the population across the border into North Ossetia, which remained within Russia.

The real origin of this conflict lies in the US/NATO imperialist policies of expansionism. For decades, starting with the Cold War, the US has sought to place a military ring around its rival, undermining allies of the Soviet Union and later Russia, and imposing so-called "pro-Western" regimes which allow US bases on their soil and rely heavily on US military cooperation and support. Recalling the Nazi invasion which cost their country over twenty million lives, Russia strongly opposes such imperialist encirclement.

This is the case with Georgia, which became a U.S. client state at the time of the illegal NATO war against Yugoslavia in 1999. Israel, the main U.S. ally in the region, has also forged close political and economic links with the Georgian government. The high level of US/NATO/Israeli/Georgian military integration makes it clear that the August 7 aggression must have been known in advance and approved by the Bush and Olmert governments. Bolstering this view is the decision on August 9 by the United States to provide military transport aircraft to fly many of Georgia's 2,000-strong troop contingent out of Iraq to join the fighting at home.

The imperialist drive to plunder oil and other vital resources is a key factor in destabilization of the region. Notably, the Baku-Tblisi-Ceyhan pipeline brings oil and gas through Georgia to the Eastern Mediterranean, including a large part of Israel's oil imports from Azerbaijan. Controlled by British Petroleum and built with US support, the BTC pipeline is a vital piece of the military-political bloc including Azerbaijan, Georgia, Turkey and Israel, which the US considers a vital counter-balance against the influence of Russia and China in the region.

In the wake of the US/UK war against Iraq and the continuing efforts by the occupation forces to turn over Iraq's vast oil wealth to the transnational corporations, nobody should underestimate the desire of the ultra-right clique around Bush, Cheney and other Republican hawks to use events in the Middle East and Central Asia to further this strategic push. Seen in this context, Georgia's aggression against South Ossetia, which quickly met powerful Russian resistance, may have been a provocation to create better conditions for expansion of the US/ NATO military presence in the area.

The Caucasus war could also influence the US presidential election, by tilting voter support towards Republican candidate John McCain. It is not a stretch to wonder if these events may be intended to help lay the groundwork for a US strike against Iran, with the long-range goal of imperialist seizure of that country's oil reserves. Such an attack would unleash a war of unforeseeable dimensions, costing millions of lives and spreading far beyond the borders of the Middle East.

In pursuit of its aim of global hegemony, imperialism is playing with fire, and Georgia's latest aggression is part of this wider pattern. The Communist Party of Canada urges full support for international attempts to contain and extinguish this conflict, and for an end to all imperialist meddling in the Caucasus.

 

Issued by the Central Executive Committee

Communist Party of Canada

August 14, 2008

 

 

21/08/2008

20/08/2008: Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan...

-------- Message original --------

Sujet: TROUPES FRANCAISES HORS D AFGHANISTAN
Date: Wed, 20 Aug 2008 20:35:54 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr



Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan


www.democratie-socialisme.org


L’actuelle guerre prolongée d'invasion et d'occupation de l'Afghanistan n'a rien à voir, contrairement à ce que prétendent Sarkozy, le va t ‘en guerre Kouchner (rapporteur pour Total en Birmanie) et Fillon avec la lutte contre le terrorisme. Bin Laden court toujours ! C'est une guerre pour le pétrole au service essentiel des intérêts américains. Hamid Karzaï, pachtoune, est l'homme de la RAND Corporation, formé et recruté aux USA, employé du pétrolier UNOCAL lié au vice-président Dick Cheney, dans le but de construire le pipe-line qui doit traverser l'Afghanistan et driver le pétrole d'Asie centrale. Karzaï avait collaboré et négocié, pour ce faire, avec les talibans lorsque ceux-ci étaient encore alliés des USA. Et c'est ce fantoche Hamid Karzaï qu'ils ont mis en en place et dont ils défendent par la violence le pouvoir à Kaboul.

S’ils aidaient vraiment le peuple afghan à s’émanciper, à se développer, ils auraient progressé depuis sept ans, vu les énormes moyens investis. Une petite partie de ces moyens auraient pu servir à construire une voie ferrée, des écoles et des hôpitaux. Mais comme leurs but de guerre ne sont pas du tout tout d’aider "le peuple afghan à se libérer des terroristes et des intégristes”, en dépit de 70 000 hommes de troupes internationales venues de 28 pays depuis 7 ans, ils ne parviennent à rien d’autre qu’à unifier contre eux le peuple afghan et à le ressouder avec les talibans. Au point qu’ils ont perdu le contrôle de plus de la moitié du pays. S’ils agissaient pour la population et si la population était de leur côté en serait-il ainsi ? Non.

Ce n’est pas le progrès qu’ils ont apporté en sept ans, mais la progression de la fabrication et de la vente de l’opium, dont le frère Ahmed Wali Karzai, est un des plus grands trafiquants du pays. Toutes les opérations brutales de police et d’occupation étrangère, menées la coalition américaine, dont 3000 français, au lieu d’isoler les intégristes Talibans, ont contribué à développer un sentiment national que les talibans exploitent.

C’est pourquoi cette guerre sera fatalement perdue : toute escalade nourrira les résistants afghans, et la défaite est au bout de chaque embuscade. Les Afghans sont chez eux, c’est leur terre, leur pays, ils ont le temps pour eux, les armées étrangères d’occupation perdront fatalement comme chaque fois que l’Afghanistan a été occupé depuis un siècle.

Sarkozy, qui avait, dans sa campagne électorale annoncé avec tambours et trompettes, le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, et qui une fois élu, s’est démenti, en envoyant mille hommes de plus, est le responsable direct des 10 soldats morts et des 21 blessés tombés en embuscade le 19 août 2008. Il se rend à Kaboul ? S’il poursuit cette guerre, il sera obligé de s’y rendre souvent !

C’est pourquoi toute la gauche doit s’unir et convaincre le peuple français d’imposer au pouvoir sarkozyste le retrait immédiat de tous nos soldats d’Afghanistan.

Gérard Filoche, le 19 août 2008

17/08/2008

15/08/2008: Le menace se précise - rejoignez nous pour empêcher la guerre contre l’Iran !

Une armada d' agresseurs, d' envahisseurs, d'occupants et de tueurs "libérateurs" et "démocrates" ...
Bref, tout ce qu'il faut pour faire régner la Pax Americana sur le Monde ...
Ces gangsters du Texas n' arrêteront donc jamais ...
A remarquer que les comprères français et britanniques sont de nouveau de la partie..., la main sur la couture du pantalon.
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: : BELLACIAO - Alerte : Armada US se dirige vers l'Iran - STOP WAR ON IRAN
Date: Fri, 15 Aug 2008 09:05:03 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>

 
 

mercredi 13 août 2008 (01h49) :
Alerte : Armada US se dirige vers l’'Iran

Le menace se précise - rejoignez nous pour empêcher la guerre contre l’Iran !

Au moment même où nous écrivons, l’arrivée de nouveaux navires de guerre étatsuniens marquera le plus grand rassemblement de forces navales depuis la guerre du golfe de 1991.

Les porte-avions USS Theodore Roosevelt et USS Ronald Reagan, avec le navire d’assault amphibie USS Iwo Jima, sont en route vers le golfe persique pour renforcer les forces de frappes US dans la région, en compagne d’un navire britannique et d’un sous-marin français.

Ce mouvement se produit après l’opération Brimstone, un exercice militaire important comprenant des dizaines de navires de guerre des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France dans l’océan Atlantique en préparation d’une confrontation éventuelle avec l’Iran.

Le USS Roosevelet, qui vient de participer à cet exercice, et l’USS Ronald Reagn rejoindront les deux groupes de navires de guerre dans la zone. (...)

Les navires actuellement en route vers le Golfe sont les suivants :

Carrier Strike Group Nine :

USS Abraham Lincoln (CVN72) nuclear powered carrier with its Carrier Air Wing Two

Destroyer Squadron Nine :
 
USS Mobile Bay (CG53) guided missile cruiser
USS Russell (DDG59) guided missile destroyer
USS Momsen (DDG92) guided missile destroyer
USS Shoup (DDG86) guided missile destroyer
USS Ford (FFG54) guided missile frigate
USS Ingraham (FFG61) guided missile frigate
USS Rodney M. Davis (FFG60) guided missile frigate
USS Curts (FFG38) guided missile frigate
Plus one or more nuclear hunter-killer submarines
 
Peleliu Expeditionary Strike Group :
 
USS Peleliu (LHA-5) a Tarawa-class amphibious assault carrier
USS Pearl Harbor (LSD52) assult ship
USS Dubuque (LPD8) assult ship/landing dock
USS Cape St. George (CG71) guided missile cruiser
USS Halsey (DDG97) guided missile destroyer
USS Benfold (DDG65) guided missile destroyer
 
Carrier Strike Group Two :
 
USS Theodore Roosevelt (DVN71) nuclear powered carrier with its Carrier Air Wing Eight
 
Destroyer Squadron 22 :
 
USS Monterey (CG61) guided missile cruiser
USS Mason (DDG87) guided missile destroyer
USS Nitze (DDG94) guided missile destroyer
USS Sullivans (DDG68) guided missile destroyer
USS Springfield (SSN761) nuclear powered hunter-killer submarine
IWO ESG Iwo Jima Expeditionary Strike Group
USS Iwo Jima (LHD7) amphibious assault carrier with its Amphibious Squadron Four
and with its 26th Marine Expeditionary Unit
USS San Antonio (LPD17) assault ship
USS Velia Gulf (CG72) guided missile cruiser
USS Ramage (DDG61) guided missile destroyer
USS Carter Hall (LSD50) assault ship
USS Roosevelt (DDG80) guided missile destroyer
USS Hartfore (SSN768) nuclear powered hunter-killer submarine
 
Carrier Strike Group Seven :
 
USS Ronald Reagan (CVN76) nuclear powered carrier with its Carrier Air Wing 14
Destroyer Squadron 7 :
USS Chancellorsville (CG62) guided missile cruiser
USS Howard (DDG83) guided missile destroyer
USS Gridley (DDG101) guided missile destroyer
USS Decatur (DDG73) guided missile destroyer
USS Thach (FFG43) guided missile frigate
USNS Rainier (T-AOE-7) fast combat support ship
 
Ce déploiement massif signifie que des centaines d’avions équipés d’armes nucléaires, des milliers de troupes et des destroyers capables de lancer des missiles de croisière équipés d’armes nucléaires, des "bunker busters" (briseurs de bunkers) ou des bombes à fragmentation seront prêts à frapper l’Iran. Tandis que la Russie est occupée par la crise en Géorgie, et la Chine avec les jeux olympiques, l’administration Bush pourrait penser que le moment est venu de frapper. Ce déploiement massif intervient au moment où les deux chambres du Congrés se préparent à voter une résolution qui autoriserait le blocus US (considéré comme un acte de guerre selon le droit international).

Le moment est venu d’agir.

Texte en anglais (8 aout 2008) :
http://bellaciao.org/en/spip.php?ar...


http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article69978
--

02/05/2008

01/05/2008: La Clinton veut détruire l'Iran si....

Et dire que c'est une femme qui profère ce genre d'ineptie. 
ginette





01.05.2008 Edicom
L'Iran se plaint à l'ONU de propos tenus par Hillary Clinton
http://www.edicom.ch/fr/news/international/l-iran-se-plaint-a-l-onu-de-
propos-tenus-par-hillary-clinton_1188-5282828

L'Iran a formulé mercredi une plainte auprès des Nations Unies à la
suite de propos tenus par la sénatrice américaine Hillary Clinton durant
sa campagne électorale pour la Maison Blanche. Elle avait mis en garde
Téhéran contre une attaque contre Israël.

La candidate démocrate à l'investiture de son parti avait déclaré la
semaine dernière que si elle était élue présidente en novembre et que
les dirigeants iraniens lançaient une attaque nucléaire sur Israël, les
Etats-Unis seraient prêts à "totalement les réduire à néant".
L'ambassadeur adjoint de l'Iran aux Nations unies a adressé une lettre
au secrétaire général Ban Ki-moon et au président du Conseil de sécurité
dans laquelle il exprime la condamnation iranienne "d'une telle
déclaration, provocatrice, déplacée et irresponsable".

Mme Clinton avait tenu ces paroles sur la chaîne télévisée ABC. Elle
entendait par là faire savoir à Téhéran ce qu'elle serait prête à
décider en cas d'attaque nucléaire contre Israël, a-t-elle par la suite
précisé.

"Je veux que les Iraniens sachent que si je suis présidente, nous
attaquerons l'Iran (s'il attaque Israël)", avait-elle déclaré.

"S'ils tentent stupidement, lors de ces dix prochaines années, de lancer
une attaque contre Israël, nous serons en mesure de les réduire à
néant", avait-elle ajouté.

"C'est terrible de dire cela, mais ces gens qui dirigent l'Iran doivent
le comprendre, car cela les dissuadera peut-être d'entreprendre quelque
chose d'irréfléchi, de stupide et de tragique", avait-elle aussi poursuivi.

Dans sa lettre datée du 30 avril, l'ambassadeur adjoint Mehdi
Danesh-Yazdi a indiqué vouloir réaffirmer le rejet par l'Iran de toutes
les armes de destruction massive, y compris les armes nucléaires.

"De plus, je souhaite réaffirmer la position de mon gouvernement, selon
laquelle la République islamique d'Iran n'a l'intention d'attaquer aucun
autre pays", a-t-il ajouté.

"Néanmoins, l'Iran n'hésiterait pas à agir en légitime défense en
répondant à toute attaque contre la nation iranienne et en prenant des
mesures défensives appropriées pour se protéger", a-t-il encore dit.

SDA-ATS News Service


30.04.2008. Edicom
Arrivée dans le Golfe d'un second porte-avions de l'US Navy

http://www.edicom.ch/fr/news/international/arrivee-dans-le-golfe-d-un-
second-porte-avions-de-l-us-navy_1188-5275775

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a indiqué mardi que la
marine américaine avait envoyé un second porte-avions dans le Golfe
arabo-persique. Ce geste selon lui peut être considéré comme un "rappel"
à l'intention de l'Iran.

M. Gates, qui effectuait un déplacement au Mexique, a toutefois souligné
qu'il ne s'agissait pas d'un renforcement à long terme de la présence
militaire américaine dans la région.

Il a également rejeté l'hypothèse selon laquelle l'arrivée du nouveau
bâtiment américain augurait d'une intervention militaire contre Téhéran.

"Ce déploiement avait été prévu de longue date", a déclaré Gates. "Je ne
pense pas que nous aurons deux porte-avions là-bas pour une durée
prolongée. Je ne considère donc pas cela comme une escalade. Je pense
que cela peut en revanche être perçu comme un rappel", a-t-il ajouté.

M. Gates n'a pas souhaité faire davantage de commentaires, ni fournir de
détails sur le déploiement.

Un porte-parole du Pentagone a par la suite indiqué que le second
porte-avions était arrivé mardi dans le Golfe en remplacement de celui
qui s'y trouvait, lequel doit quitter la région dans deux jours.

Les autorités de l'US Navy n'étaient pas disponibles dans l'immédiat
pour réagir à cette annonce.

SDA-ATS News Service

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05/04/2008

04/04/2008: Elargissement de l'OTAN limité à la Croatie et à l'Albanie...


En fait les ex-"satellites" de l' Urss, les uns après les autres, sont occupés à devenir les satellites des Usa, de l' Euro-dictature et de l' Otan. Les marionnettes mises au pouvoir dans ces pays par les ricano-otano-occidentaux, avec tous les appuis et subsides du Monde "libre" capitaliste font leur maximum. Tu parles de la "Liberté et de "l'Indépendance nationale" retrouvées ... C'est la soumission totale ... aux intérêts du capitalisme et de l' impérialisme pour la domination et monde et le pillage colonialiste des richesses des autres nations
RoRo



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Elargissement de l'OTAN limité à la Croatie et à l'Albanie

Les Etats-Unis, le Canada et les pays d'Europe centrale voulaient élargir l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie. La France et l'Allemagne, soucieuses de ménager la Russie, ont fait échouer le proje ...

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27/03/2008

26/03/2008: Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran ...

 -------- Message original --------

Sujet: Les anti -guerre US lancent un cri d'alerte. Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran
Date: Wed, 26 Mar 2008 09:23:50 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>



Les anti –guerre US lancent un cri d'alerte
Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran


Le 25 mars 2008

La menace d'une Guerre contre l'Iran s'accroît de jour en jour. Un sousmarin nucléaire US se dirige vers le Golfe Persique. Il est urgent de remobiliser toutes les forces anti-guerre partout dans le monde. Attention aux « fausses mobilisations » type « indépendance du Tibet », c'est l'écran de fumée qui cache la vraie menace, celle d'une Troisième Guerre Mondiale. 
 
 
Pour commémorer le cinquième anniversaire de l'attaque contre l'Irak et protester contre la guerre, des centaines de militants anti-guerre américains se sont rassemblés à San Francisco dimanche dernier. Ceux qui ont pris la parole ont lancé un cri d'alarme disant que le conflit risquait de s'étendre à toute la région, qu'une nouvelle guerre était imminente, et que la prophétie était entrain de se réaliser sous nos yeux. Le départ forcé de l'amiral William « Fox » Fallon – commandant en chef des forces US au Moyen Orient - qui a été décrit dans le magazine US Esquire - à qui il avait accordé une interview- comme l'homme qui faisait rempart contre une nouvelle guerre, le fait qu'il est été relevé de ses fonctions, préfigure un désastre en gestation avancée.

La rhétorique guerrière, mensongère de l'administration Bush, et la soumission des démocrates, alors qu'ils ont été élus pour agir contre la guerre en Irak, présagent mal de l'avenir. Il en va de même avec la tournée à l'étranger du présidentiable républicain McCain qui se conduit déjà en chef suprême des armées US, et a adopté des positions encore plus belliqueuses et pro sionistes que Bush en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard si McCain est le candidat préféré des israéliens, et si l'homme qui le suit comme sont ombre, le sénateur »indépendant » (ex démocrate) Joe Lieberman, est un pro sioniste. Ce dernier pousse à une attaque contre l'Iran, ayant fait voter par le Congrès une loi qui dispense le président US de l'accord du Congrès pour déclencher une guerre, alors que pour la guerre en Irak, Bush avait dû en obtenir l'accord.

Ces anti-guerre américains ont lancé un appel à réveiller l'opinion publique partout dans le monde concernant la prochaine guerre contre l'Iran, et à mobiliser contre ce projet fou qui fera apparaître la guerre contre l'Irak comme une « petite guerre » comparativement - elle a pourtant déjà fait plus d'un million de morts côté irakien, plus de 4000 soldats américains ont été tués, sans compter les blessés de part et d'autre, et plus de 4 millions de déplacés irakiens. Car outre la destruction et la mort qu'elle sèmera en Iran, les répercussions aux US et en Europe seront terribles. Avec le prix du pétrole qui flambe déjà, une économie US en récession, l'onde de choc sera sans précédent, sans même parler des représailles iraniennes, car l'Iran pour se défendre ne se laissera bien évidemment pas attaquer sans réagir.

En face, des pouvoirs extrêmement puissants

Aux US, deux partis politiques sur la même longueur d'onde, quelque soit le prochain candidat élu président(e), le puissant complexe militaro industriel, l'armada d'intellectuels des boîtes à penser, ces grattes papiers justifiant et légalisant massacres, tortures, destructions, …les néo conservateurs, les puissants lobbies pro sionistes, et les médias/ bizness/propagande, tous acquis à la guerre car elle fait vendre de l'info.

En Europe, les trois gouvernements des « Grands » de l'UE - Grande Bretagne, France, Allemagne - soutiennent inconditionnellement les américano sionistes, les médias affûtent également la propagande guerrière contre l'Iran. L'environnement politique actuel est donc idéal pour lancer l'offensive contre l'Iran, d'autant que les oppositions politiques aux gouvernements en place dans ces pays sont considérablement affaiblies.

Surtout, l'attention de l'opinion publique est détournée sur des conflits mineurs tels celui du Tibet- qui embarrasse suffisamment la Chine pour politiquement la « neutraliser »- véritable écran de fumée pour cacher ce qui est en préparation, car l'administration américaine ne veut plus affronter la mobilisation populaire qu'il y a eu en 2003, ni avoir à se justifier, ce qui serait encore plus difficile étant donné les révélations faites sur les mensonges qui l'ont amené à attaquer l'Irak.

La Russie, qui s'était déclarée contre la guerre en Irak, risque d'être « neutralisée » par des perspectives de coopération rapprochée avec l'OTAN en Afghanistan, et de partage du gâteau pour le bizness sur l'enrichissement d'uranium.

Le vice président Dick Cheney vient de faire un tour du Moyen Orient pour s'assurer de la docilité des gouvernements arabes dits « modérés ».

Selon des sources egyptiennes (The International News 24/03/08) un sousmarin nucléaire vient de franchir vendredi dernier le Canal de Suez pour rejoindre la flotte US stationnée dans le Golfe Persique.

Coïncidence ? En Arabie Saoudite, Le Conseil de la Shura Saoudienne va discuter en urgence et en secret de plans nationaux pour faire face à des dangers radioactifs soudain liés au nucléaire qui pourraient toucher le royaume suite à des alertes lancés par des experts concernant des attaques possibles des réacteurs nucléaires de Bushehr en Iran, selon des articles parus dans la presse saoudienne de samedi. Le Centre de Science et Technologie King Abdul Aziz a préparé une proposition qui englobe les probabilités d'une fuite nucléaire et de dangers radioactifs en cas d'une attaque nucléaire surprise contre l'Iran, selon le journal saoudien Okaz. Ces plans devaient être discutés ce dimanche.

Coïncidence ? En Israël, les plus importants exercices d'alerte jamais tenus depuis la création de l'état sioniste, auront lieu le dimanche 6 avril. Organisé par la Nouvelle Autorité pour les Secours, ils se dérouleront pendant 5 jours. Mais avant cela, une journée de mobilisation des services urgentistes hospitaliers se tiendra le jeudi précédent les exercices. Toutes les préparations pour ces exercices auront lieu sous la responsabilité du secrétaire d'état à la Défense, Matan Vilnai, devenu célèbre récemment pour avoir menacé les Palestiniens de la Bande de Gaza de Shoah. Le premier jour des exercices, le premier ministre Ehud Olmert réunira son cabinet en réponse à « une attaque ennemie » pour décider de la réponse israélienne. Participeront à tous ces exercices, la police israélienne, l'armée, le commandement de la défense civile, les hôpitaux, les pompiers, les services d'ambulances du bouclier de David. Des sirènes retentiront partout dans le pays et les équipes de secours organiseront des évacuations en masse de « zones touchées ». Une campagne de relation publique précèdera juste avant, et accompagnera ces exercices.

En Turquie, le gouvernement actuel est déstabilisé par une tentative pour délégitimer le parti majoritaire, et l'armée, pro américano sioniste, pourrait se retrouver au pouvoir, ce qui permettrait aux US de compter sur la coopération de ce pays pour sa future guerre contre l'Iran, évitant ainsi ce qui s'était passé avec la guerre en Irak. La Turquie en 2003 lors de la guerre contre l'Irak, avait refusé le passage de l'armée US sur son territoire.

La profonde crise financière aux Etats-Unis pourrait aussi pousser l'administration américaine à chercher une « porte de sortie » en mobilisant son opinion publique sur une guerre, pour relancer également une industrie locale touchée de plein fouet par les délocalisations.

Tout dépend de la mobilisation de l'opinion publique mondiale

Mais la mobilisation contre la guerre en Irak l'avait montré, les peuples sont majoritairement contre ces guerres, à nous de les remobiliser, et VITE.

D'abord démystifier les « fausses mobilisations » sur des causes manipulées (Darfour, Tibet) parce qu'elles s'apparentent à des opérations de psyops, avec en ligne de front des ONG dont on sait, pour certaines, qui les financent, et de qui elles reçoivent leurs ordres (exemple en France RSF officine de la CIA).

Dénoncer sans relâche les principaux instigateurs de ce plan diabolique : les américano sionistes, qui ont érigé en doctrine planétaire leur volonté d'attaquer quiconque résiste à leur empire colonial bicéphal.

» Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous ».

Alors soyons le plus nombreux possible contre eux. Car identifier l'ennemi N° 1, et sa cohorte d'agents d'influence, dans toutes les sphères, et pas seulement celle du politique, mais aussi du culturel, du médiatique, fait partie d'une stratégie efficace anti-guerre

Faire comprendre les risques non plus d'un conflit limité régionalement, mais les répercussions mondiales d'une attaque nucléaire contre l'Iran :

Sur le plan humain, dans l'immédiat, la responsabilité de dizaines de milliers de morts iraniens, mais aussi dans les pays voisins, dans d'horribles souffrances, et des millions de contaminés

Du point de vue de la santé publique, car une attaque sur un site nucléaire iranien -on l'a vu avec la catastrophe de Tchernobyl - touchera les populations dans un rayon nous incluant, avec une prolifération de cancers, touchant tous les âges, mais aussi des malformations à la naissance, une atteinte au patrimoine génétique…

Une atteinte pour de nombreuses années sur l'environnement, animal, végétal, minéral, des mutations, des maladies inexpliquées des disparitions d'espèces, et probablement aussi une répercussion sur les problèmes de réchauffement climatique. Un nuage radio actif n'est pas inoffensif.

Financièrement, avec un pétrole à plus de 200 dollars, des coûts de production en hausse vertigineuse, des pénuries, l'impossibilité de se rendre à son travail en voiture, trop coûteux, la paralysie quasi certaine de l'économie nationale mais aussi mondiale, les faillites, les pertes d'emplois, la misère s'étendant à des couches sociales jusque là préservées….

Et aussi moralement, éthiquement, car une attaque contre un site nucléaire nécessite obligatoirement le largage de bombes nucléaires, ce qui constituerait une première depuis Hiroshima, Nagazaki, dont nous aurions TOUS à porter la responsabilité devant les générations futures.

Les bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu juste à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, et les populations des pays en guerre étant exténuées, elles n'avaient ni la force, ni les moyens de protester contre ces crimes contre l'humanité.

NOUS ne sommes pas dans cette situation, Nous avons les moyens tous ensemble d'empêcher cette attaque nucléaire.

Alors que chacun prenne ses responsabilités et agisse là où il peut le faire et avec les moyens dont il dispose.

Mobilisation Générale Anti-Guerre

Merci de bien vouloir relayer ce message de mobilisation, c'est un premier pas important vers une action concertée mondialisée.

Mireille Delamarre responsable de publication
www.planetenonviolence.org


10:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Tags : colonialisme, actualite, afghanistan, belgique, courcelles, guerre, histoire, imperialisme, medias, otan, propagande, usa, romain, silence | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |