17/02/2010

14/02/10: 700 Bases militaires sous contrôle US/OTAN...

----- Original Message -----
Sent: Sunday, February 14, 2010 10:13 PM
Subject: [alerte_otan] Occupation de l'Afghanistan : 700 Bases militaires sous contrôle US/OTAN

 

 

 
Tout un réseau de forteresses militaires établies et en pleine expansion en Afghanistan pour une occupation inutile sans fin et dont les coûts en termes humains écologiques et financiers sont monstrueux
 

En 2003 quand l’Administration Bush a envahi l’Irak le Pentagone avait déjà prévu de construire toute une série de méga bases permanentes dans ce pays. Après la chute de Saddam Hussein des centaines de micro bases ont été ajoutées aux méga bases - déjà en 2005 on en comptait 106, et au total c’est plus de 300 qui ont été installées. Sans oublier la gigantesque ambassade américaine construite dans un ancien palais de Saddam Hussein, en bordure du Tigre, au centre de Bagdad et qui a coûté ¾ de milliard de $, la plus grande « ambassade » et la plus chère de toute la planète. Prévue pour accueillir 1000 « diplomates » on parle actuellement d’y doubler leur nombre. Ceci fait partie de la mission de contrôle du Grand Moyen Orient que les US se sont eux -mêmes attribuées. « God Bless América ».
 
En Afghanistan, on compte 700 bases sous contrôle des forces armées US/OTAN
 
Dans la province de Nangarhar dans le district de Shinwar dans un ancien fort utilisé par l’armée britannique au XIXème siècle puis par l’armée soviétique au XXème, c’est au tour de l’armée US d’y avoir installé des troupes en compagnie des forces armées nationales afghanes ( les milices de l’occupant) pour préparer les nouveaux plan d’occupation. Cette base fait partie de centaines d’autres bases éparpillées sur tout le territoire afghan. Les bases militaires occupées par les troupes US et de l’OTAN ainsi que celles des forces armées afghanes comprennent des petites bases telles celle de Shinwar mais aussi des méga bases qui ressemblent à des villes américaines. actuellement selon des sources officielles en Afghanistan on en compte approximativement 700.
 
Ce programme de construction de bases militaires n’est pas rapporté par les médias sous emprise gouvernementale et pourtant c’est une entreprise énorme d’occupation militaire dépendant massivement d’approvisionnements importés de l’étranger qui coûtent extrêmement chers. Alors même que les pays participant à cet occupation subissent une conjoncture économique des plus moroses, la vérité sur les coûts monstrueux de cette guerre d’occupation est enterrée dans des effets d’annonce politico médiatique portant sur une pseudo offensive dans le Sud de l’Afghanistan soit disant pour en chasser les Talibans. Ces derniers- comme tout mouvement de résistance- vont laisser les forces armées étrangères occuper le terrain pour revenir plus tard les harceler.
 
En attendant le « prix Nobel de la Paix » le nègre du complexe militaro industriel des US, Barack Obama- et ses petits nègres que sont Sarkozy, Merkel, Brown et les autres - pourra se vanter que son plan de renforcement des troupes US/OTAN en Afghanistan est un succès.
 
Ces bases s’ajoutent à la longue liste secrète de celles que possèdent le Pentagone, et on ne peut que s’interroger sur la durée d’existence de ces garnisons, et des coûts supportés par les contribuables US et de ceux des pays membres de l’OTAN.
 
400 bases militaires étrangères en Afghanistan
 
Le porte parole de l’ISAF ( International Security Assistance Force ) dirigée par les US, le colonel Wayne Shanks, a dit au site de Tom Dispatch ( voir coordonnées en bas d’article) qu’il y avait à présent prés de 400 bases US et de la coalition en Afghanistan, dont des camps, des bases de relais opérationnels, et des avant postes de combat. En plus, il y a au moins 300 bases des forces armées nationales afghanes (ANA) et de la police nationale afghane, (ANP), la plupart d’entre elles construites entretenues et financées par les US.
 
Un petit nombre des bases de la coalition sont des méga bases tel l’aéroport militaire de Kandahar, l’un des aéroports ayant le plus de trafic au monde, et la base aérienne de Bagram, une ancienne base soviétique rénovée décorée de Big Burger et de Popeye, utilisée actuellement par plus de 20 000 soldats américains en plus de milliers de soldats des forces de la coalition et de personnels civils (dont des mercenaires). A Bagram, il a été rapporté l’automne dernier que des projets de construction d’un montant de plus de 200 millions de $ allant de simples baraquements à des entrepôts étaient en cours ou sur le point d’être réalisés.
 
A Kandahar qui hébergeait déjà en 2007 9000 soldats de la coalition on devrait compter jusqu’à 35 000 soldats quand le renforcement décidé par Obama sera complété. D’importants fonds ont également été débloqués pour l’amélioration de l’aéroport militaire de Kandahar : 65 millions de $ pour la construction d’espaces de parking pour des avions accompagnant les opérations au sol de même qu’activement impliqués dans les opérations de surveillance et de reconnaissance, 61 millions de $ pour la construction d’une piste pour hélicoptères et d’une piste pour des opérations héliportées stratégiques.
 
Actuellement on ignore le chiffre exact de ces bases qui sont agrandies, rénovées, mais selon le porte parole de l’ISAF, il y a des plans militaires d’expansion de plusieurs bases pour l’hébergement du supplément de troupes prévu dans la stratégie de guerre du commandant en chef US en Afghanistan, Stanley McChrystal. En plus, au moins 12 bases vont être construites pour recevoir les quelques 30 000 soldats américains et les milliers de soldats des pays membres de l’OTAN qui devraient bientôt arriver dans le pays.
 
En plus de ces bases étrangères, les US financent également les bases des forces armées et des forces de police afghanes. Selon les données de contrats passés par l’armée US pour la maintenance de celles-ci, il y en aurait au moins 300, et elles ne sont pas incluses dans le chiffre des bases des forces de la coalition US/OTAN. Elles sont plus « rustiques » que les bases américaines et leurs fast food, ».
 
Ainsi, les quartiers généraux de la police afghane dans le district de Khost Farang dans la province de Baghan comprennent-t-ils des bâtiments construits en boue et pierre et entourés d’un mur fait de boue. Cette base n’a même pas de système d’approvisionnement en eau potable, une tranchée ayant été creusée prés d’une source voisine à cet effet. Seuls les avant postes de combats des troupes d’occupation US/OTAN ressemblent à ces bases afghanes rudimentaires.
 
Le Pentagone a établi récemment une liste de ses bases à l’étranger en comptabilisant au total 716. Cela inclue des bâtiments appartenant au Pentagone ou loués par lui partout au Moyen Orient, de même qu’en Europe, et en Asie, tout spécialement au Japon et en Corée du Sud.
 
Mais certainement plus impressionnant encore ce sont les bases du Pentagone non listées ou tenues secrètes. Tandis que les bases situées dans le Golfe Persique, à Bahrain, au Koweït, Oman, et aux Emirats Arabes Unis sont connues publiquement, d’autres sont absentes, telle la base aérienne d’Al-Udeid, située au Qatar et qui a coûté un milliard de dollars. C’est là que les forces de l’armée de l’air US supervisent secrètement les guerres de drones menées en Afghanistan et au Pakistan et qui font de nombreuses victimes civiles chez les populations afghanes et pakistanaises.
 
Ne sont pas non plus incluses dans ce décompte les bases militaires US en Irak 300 en comptant les avant postes selon un chiffre d’Août 2009. Il en va de même des 400 bases en Afghanistan.
 
Combien il y a-t-il de bases militaires des US et de leurs alliés dispersées de par le monde, on ne le saura probablement jamais. Pourtant, une chose est sûre, ce que nous savons de l’expérience des bases US/OTAN construites en Allemagne, au Japon, en Italie, et en Corée du Sud, c’est qu’une fois construites elles deviennent permanentes même après la fin des hostilités ou la signature d’un traité de paix. Ces pays ci-dessus cités sont donc toujours depuis des décennies sous occupation américaine.
 
Pour l’Afghanistan, de même que pour l’Irak, cette occupation ne fait que commencer. Pour l’Afghanistan elle risque de se terminer comme les précédentes, celles des Britanniques et des Soviétiques.
 
En attendant les Talibans se replient du Sud de l’Afghanistan laissant les forces d’occupation crier victoire…. Jusqu’aux prochaines embuscades qui seront de plus en plus meurtrières la résistance afghane étant de plus en plus expérimentée et de plus en plus soutenue par une population civile la première à faire les frais de telles offensives. On est loin de la « conquête des cœurs » et des négociations avec les «Talibans modérés » un discours en général précurseur d’une offensive militaire en préparation comme cela vient une nouvelle fois d’être prouvé.
 
Mais les médias qui marchent au pas cadencé seront « en direct » d’Afghanistan pour relater la « victoire » d’Obama et de ses petits nègres, oubliant de mentionner le nombre de civils afghans déplacés et ou tués dans ces jeux de guerre au coût monstrueux, humainement écologiquement et économiquement.
 
Plus d’information sur ce réseau de bases militaires US/OTAN sur
 
 

18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, otan, guerre, romain, belgique, afghanistan, colonialisme, europe, fascisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, nazisme | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/01/2010

07/01/10: Le rôle du Pentagone dans la catastrophe mondiale ...

From: nicolas
Sent: Thursday, January 07, 2010 11:14 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: le pentagone et la pollution

 
Le rôle du Pentagone dans la catastrophe mondiale
Sara Flounders   
Au terme de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique – qui a rassemblé plus de 15 000 participants issus de 192 pays, dont une centaine de chefs d'Etat, ainsi que 100 000 manifestants – une question s'impose : Comment se peut-il que le plus gros pollueur de la planète, qu'il s'agisse de dioxyde de carbone ou d'autres émissions toxiques, n'ait fait l'objet d'aucune discussion ni d'aucune proposition de restriction ?

Le Pentagone est sans conteste l'institution la plus gourmande en produits pétroliers et, de manière général, en énergie. Toutefois, il bénéficie d'une exemption générale dans tous les accords internationaux.

Ni les guerres menées par le Pentagone en Irak et en Afghanistan, ni ses opérations secrètes au Pakistan, ni l'équipement du millier de bases qu'il possède dans le monde entier, ni ses 6000 installations aux Etats-Unis, ni les opérations de l'OTAN, ni ses porte-avions, ni sa flotte aérienne, ni ses entraînements, ses essais ou ses ventes d'armes n'entrent en compte pour les quotas d'émission de gaz à effet de serre attribués aux Etats-Unis, ni dans aucune autre mesure.
 
Le 17 février 2007, le site Energy Bulletin publiait le détail de la consommation en pétrole du Pentagone pour ses seuls avions, bateaux, véhicules terrestres et installation, des chiffres qui en faisaient le premier consommateur de pétrole du monde. A l'époque, la marine des Etats-Unis (U.S. Navy) disposait de 285 navires de combat et de transport ainsi que d'environ 4 000 avions opérationnels. Quand à l'armée de terre, elle ne possédait pas moins de 28 000 blindés, 140 000 véhicules tout-terrain, 4000 hélicoptères de combat, plusieurs centaines d'avions et 187 500 voitures. Hormis 80 sous-marins et porte-avions nucléaires, source de pollution radioactive, tous les véhicules fonctionnent à l'essence.
 
Selon le classement présenté dans l'édition 2006 du CIA World Factbook [1], 35 pays seulement (sur les 210 que compte le monde) affichent une consommation journalière de pétrole supérieure à celle du Pentagone.
 
Officiellement, l'armée américaine consomme chaque jour 320 000 barils de pétrole, un chiffre qui n'inclut pas la consommation des entreprises travaillant sur mandat ni des installations louées ou privatisées, sans parler des énormes quantités d'énergie et de ressources englouties dans la production et l'entretien de son arsenal meurtrier, comme les bombes, les grenades ou les missiles.
 
Selon Steve Kretzmann, directeur d'Oil Change International [2], "la guerre d'Irak a produit au moins 141 millions de tonnes équivalent dioxyde de carbone (MMTCO2e) entre mars 2003 et décembre 2007. (...) La guerre dégage plus d'émissions que 60 % des pays du monde. (...) Cette information n'est pas disponible comme telle car les émanations provoquées par l'armée en dehors des USA ne sont pas soumises à la législation américaine en matière d'obligations nationales de déclaration, ni à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques" (www.naomiklein.org, 10 décembre 2009). La plupart des scientifiques s'accordent à dire que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre et qu'il participe au changement climatique.
 
Dans son nouveau livre intitulé "The Green Zone: The Environmental Costs of Militarism", Bryan Farrell  indique que "la pire agression commise sur l'environnement et sur la population mondiale est l'œuvre d'une seule entité : les forces armées des Etats-Unis."
 
Comment se fait-il que le Pentagone ne soit pas concerné par les accords sur le climat ? Lors des négociations sur l'accord de Kyoto, les Etats-Unis ont imposé une clause précisant que les opérations militaires qu'ils mèneraient dans le monde entier et celles auxquelles ils participeraient avec les Nations Unies ou l'OTAN seraient intégralement exemptées de toute obligation de mesure ou de réduction. Une fois cette énorme concession obtenue, l'administration Bush a refusé de signer l'accord.

Dans un article publié le 18 mai 1998 et intitulé "National security and military policy issues involved in the Kyoto treaty", la position du Pentagone a été décrite par Jeffrey Salmon, qui cite le rapport annuel 1997 rendu au Congrès par le secrétaire à la Défense de l'époque,  William Cohen : "Le Département de la Défense recommande vivement que les Etats-Unis insistent pour qu'une disposition de sécurité nationale soit inscrite dans le protocole sur le changement climatique actuellement en négociation" (www.marshall.org).
 
Selon Jeffrey Salmon, cette disposition a été formulée dans un projet demandant que l'ensemble du secteur militaire ne soit pas soumis aux limites fixées en matière d'émission de gazes à effet de serre. Le projet inclut non seulement les opérations multilatérales, telles que les activités approuvées par l'OTAN ou les Nations Unies, mais aussi les actions liées de près ou de loin à la sécurité nationale, à savoir toutes les formes d'actions militaires unilatérales, ainsi que les entraînements préalables."
 
Jeffrey Salmon cite également l'ancien sous-secrétaire d'Etat Stuart Eizenstat, qui menait la délégation américaine à Kyoto. Celui-ci a déclaré que "le Département de la Défense et les militaires en uniforme se trouvant à mes côtés à Kyoto obtenaient tout ce qu'ils demandaient. Il s'agit d'autodéfense, de maintien de la paix, d'aide humanitaire."

Bien que les Etats-Unis aient déjà reçu des garanties lors des négociations, le Congrès américain a adopté une disposition explicite assurant l'exemption totale pour les activités militaires américaines. Le 21 mai 1998, Inter Press Service annonçait : "Dernier coup porté aux efforts internationaux déployés pour freiner le réchauffement climatique, les législateurs américains ont établi aujourd'hui que les opérations militaires américaines ne seront pas soumise à l'accord de Kyoto, lequel contient des engagements contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Chambre des Représentants a adopté un amendement à la loi sur le budget militaire de l'année prochaine interdisant la restriction des forces armées dans le cadre du Protocole de Kyoto".
 
Aujourd'hui à Copenhague, les accords et orientations concernant les gaz à effets de serre sont toujours d'actualité. Toutefois, il est extrêmement difficile de trouver ne serait-ce qu'une allusion à cette omission flagrante.
 
Johanna Peace, journaliste spécialisée dans les questions d'environnement, relève que les activités militaires ne seront pas non plus concernées par une décision du pouvoir exécutif signée par le président Barack Obama exigeant des agences fédérales qu'elles réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Pourtant, "la demande en énergie du gouvernement fédéral est à 80 % destinée à l'armée" (solveclimate.com, 1er septembre 2009).
 
L'exclusion de l'ensemble des opérations du Pentagone fausse les données relatives à la production de dioxyde de carbone par les Etats-Unis, qui semble nettement inférieure à ce qu'elle est en réalité. Il n'en demeure pas moins que, même sans compter les activités militaires, les Etats-Unis occupent la tête du classement mondial dans ce domaine.


AUTRES SUBSTANCES POLLUANTES
 
Hormis le dioxyde de carbone, les opérations militaires américaines répandent dans l'air, l'eau et le sol d'autres produits, hautement toxiques et radioactifs.
 
Les armes américaines à uranium appauvri ont libéré des dizaines de tonnes de microparticules radioactives et fortement toxiques au Moyen Orient, en Asie centrale et dans les Balkans.
 
Les Etats-Unis vendent des mines terrestres et des bombes à sous-munitions, deux types d'armes à l'origine des explosions tardives qui blessent et estropient notamment des paysans et des habitants de régions rurales en Afrique, en Asie et en Amérique latine. A titre d'exemple, au cours de l'invasion du Liban, en 2006, Israël a lancé plus d'un million de bombes à sous-munitions acquises auprès des USA.
 
La guerre du Vietnam a pollué avec l'herbicide surnommé "agent orange" de vastes espaces qui, encore aujourd'hui, présentent un taux de dioxine 300 à 400 fois supérieur au niveau maximum considéré "sans danger". Trois générations plus tard, les cas de malformations congénitales graves et de maladies cancéreuses dues à la pollution de l'environnement restent très nombreux.

La guerre d'Irak, en 1991, suivie de 13 années de sanctions visant à affamer le pays, puis de l'invasion et de l'occupation américaine depuis 2003 ont fait de cette région – qui est le grenier du Moyen Orient  depuis plus de 5 000 ans – un désastre écologique. Les terres arables et fertiles y ont été transformées en un désert où la plus faible brise soulève des nuages de poussière. Autrefois exportateur de denrées alimentaires, l'Irak importe désormais 80% de ses vivres. Selon le ministère de l'Agriculture irakien, une grave désertification affecte 90 % des terres.


GUERRE ECOLOGIQUE INTERNE
 
Le Département de la Défense a pris pour habitude de résister à l'Agence de Protection de l'Environnement lorsque celle-ci l'invite formellement à assainir les bases américaines contaminées (Washington Post, 30 juin 2008). Les bases militaires du Pentagone, responsables de l'infiltration de substances dans les nappes aquifères et les sols, occupent la première place de la liste "Superfund"[3] des sites les plus pollués.
 
Le Pentagone a également torpillé les efforts fournis par l'agence pour instaurer de nouvelles normes concernant deux produits toxiques, dont les sites militaires sont très largement imbibés : le perchlorate, qui entre dans la composition du propulseur utilisé pour les roquettes et les missiles, et le trichloréthylène, utilisé pour dégraisser les pièces métalliques. Ce dernier est le polluant de l'eau le plus répandu dans le pays, notamment en Californie, à New York, au Texas et en Floride.

Aux Etats-Unis, plus de 1 000 sites militaires ont été souillés par des produits chimiques. Les populations les plus pauvres, en particulier les communautés afro-américaines, sont les plus touchées. Dans le sud-ouest des Etats-Unis et dans les îles du Pacifique sud, les essais d'armes nucléaires ont répandu des substances radioactives dans des millions de sites et de points d'eau. Des montagnes de résidus d'uranium toxiques et radioactifs ont été abandonnées sur le territoire indigène du sud-ouest et plus de 1 000 mines de cet élément délaissées dans les réserves Navajo en Arizona et au Nouveau Mexique.
 
Dans le monde entier, que ce soit dans ses ancienne bases ou dans ses bases actuelles à Puerto Rico, aux Philippines, en Corée du Sud, au Vietnam, au Laos, au Cambodge, au Japon, au Nicaragua, au Panama ou en ex-Yougoslavie, le Pentagone commet le geste criminel d'abandonner des barils rouillés contenant des produits chimiques et des solvants, ainsi que des millions de cartouches de munitions
 
Pour faire disparaître une grande partie de la pollution, il faudrait supprimer le Pentagone ; le combat contre le changement climatique doit passer par un changement radical de système.

NdTr

[1]Publication annuelle officielle de la CIA détaillant chaque pays du monde, du point de vue géographique, démographique, politique, économique, des communications et militaire.

https://www.cia.gov/library/publications/download/download-2006/index.html

[2]http://priceofoil.org/about/

[3]Loi fédérale américaine sur le nettoyage des sites pollués par des déchets toxiques, en vertu de laquelle l'Agence de Protection de l'Environnement est autorisée à identifier les parties responsables de la pollution de sites et de les contraindre à les assainir http://en.wikipedia.org/wiki/Superfund

Traduit par Chloé Meier pour Investig'Action

Source: IAC

20:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, imperialisme, capitalisme, climat, silence, medias, information, copenhague | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2009

26/12/098: Quand Michael MOORE écrit à Obama ... Arrêtez la guerre, M. le Président ! par Michael Moore...

Quand Michael MOORE écrit à Obama ... Arrêtez la guerre, M. le Président ! par Michael Moore


 

 

Arrêtez la guerre, M. le Président ! par Michael Moore« Qu´aurait fait Martin Luther King ? ... Il n´aurait pas envoyé encoreplus de pauvres s´en aller tuer d´autres pauvres qui ne les menacent pas. Nidépensé des milliards et des milliers de milliards pour faire la guerre, alorsque les enfants d´Amérique dorment sur les trottoirs et font la queue pourobtenir du pain. » Michael Moore, qui avait espéré, comme tantd´américains, qu´Obama sache sortir de l´engrenage des conflits, laisseéclater sa profonde déception et lance un dernier appel désespéré pourtenter de convaincre le Président de ne pas choisir la voie de l´escaladedans la guerre d´Afghanistan.Lettre ouverte au Président ObamaPar Michael Moore, 30 novembre 2009Cher Président Obama,Voulez-vous vraiment être un nouveau « président de guerre » ? Si vous vousrendez demain soir à West Point pour annoncer une escalade, au lieu d´unretrait des troupes en Afghanistan, vous serez un nouveau président de guerre.Purement et simplement. Et du même coup, vous ferez la pire chose que vouspuissiez faire - détruire les espoirs et les rêves que tant de millions degens ont placés en vous. En un seul discours demain soir, vous pourrieztransformer en cyniques désabusés la multitude de jeunes qui ont formé lacheville ouvrière de votre campagne. Vous allez leur apprendre que ce qu´ilsont toujours entendu dire est vrai - que tous les politiques sont pareils. Je nepeux tout simplement pas croire que vous êtes sur le point de faire ce qu´ilsdisent que vous êtes sur le point de faire. S´il vous plaît, dites qu´iln´en est rien.Votre travail ne consiste pas à faire ce que les généraux vous disent defaire. Notre gouvernement est dirigé par les civils. C´est nous qui disonsquoi faire à l´état-major des armées, et non l´inverse. Le généralWashington y avait insisté. Et c´est ce que le président Truman a faitsavoir au général MacArthur, lorsqu´il a voulu envahir la Chine. « Vousêtes viré ! », lui a dit Truman, et puis c´est tout. Et vous auriez duvirer le général Mc Chrystal lorsqu´il a tenté de vous forcer la main endisant à la presse ce que vous devriez faire. Permettez-moi d´être franc :Nous aimons nos gamins qui sont dans les forces armées, mais nous avons uneP*#&... de haine pour ces généraux, depuis Westmoreland au Vietnam jusqu´àColin Powell, oui même lui, qui a menti à l´ONU avec ses faux graphiquesd´armes de destruction massive (depuis, il s´est amendé).Aujourd´hui, vous vous sentez coincé. Il y a 30 ans ce jeudi, les générauxsoviétiques ont eu une sacré idée : « Envahissons l´Afghanistan ! » Ehbien, cela s´est avéré être le dernier clou enfoncé dans le cercueil del´URSS.Il y a une bonne raison pour que l´Afghanistan ne porte pas le surnom d´ «Etat Jardin » (Bien qu´on pourrait y penser en voyant que le frère duprésident corrompu Karzaï, que nous soutenons, fait dans le commerce del´héroïne et cultive du pavot). Le surnom de l´Afghanistan, c´est le «cimetière des empires ». Si vous ne le croyez pas, téléphonez donc auxbritanniques. Je vous aurais volontiers suggéré d´appeler Gengis Khan, maisj´ai perdu son numéro. Mais j´ai par contre celui de Gorbatchev. C´est le41 22 789 1662. Je suis sûr qu´il aurait des tas de choses à vous direconcernant l´erreur historique que vous vous apprêtez à commettre.Si vous devenez un « président de guerre, » avec cette crise économique quise poursuit, avec le sacrifice de notre jeunesse sur l´autel de l´arroganceet la cupidité, cette grande civilisation que nous appelons l´Amérique va seprécipiter à pleins gaz vers sa chute et l´abîme. Les empires ne croientjamais que leur fin est proche, jusqu´à qu´elle soit là. Les empirescroient qu´en faisant encore plus de mal, ils forceront les païens à rentrerdans le rang - et pourtant cela ne fonctionne jamais. Les païens finissent engénéral par tailler en pièces les empires.Réfléchissez avec soin, Président Obama. Vous êtes le premier à savoir quecela ne doit pas se dérouler ainsi. Il vous reste quelques heures pour écoutervotre coeur et faire appel à votre raison. Vous savez que rien de bon nesortira de l´envoi de nouveaux soldats à l´autre bout du monde, dans unerégion que ni vous, ni eux, ne comprennent, pour atteindre un objectif dont nivous, ni eux, ne savent ce qu´il est, et ce dans un pays qui ne veut pas denous. Vous pouvez le ressentir au plus profond de vous.Je sais que vous savez qu´il reste moins d´une centaine de partisans d´AlQaïda en Afghanistan ! Une centaine de milliers de soldats tenteraientd´écraser une centaine de types qui vivent dans des cavernes ? Vous êtessérieux ? Avez-vous gouté à la même liqueur que Bush ? Je me refuse à lecroire.Votre décision éventuelle d´étendre la guerre (tout en affirmant que vousle faites pour vous permettre de « mettre fin à la guerre »), fera davantagepour graver dans la pierre votre place dans l´histoire qu´aucune des grandeschoses que vous avez accomplies et dites durant votre première année demandat. Si vous jetez encore un os à ronger aux Républicains, la coalition desgens qui espèrent en vous et de ceux qui étaient désespérés pourraitdisparaître - et le sort de cette nation reviendra alors dans les mains de ceuxqui répandent la haine, en moins de temps qu´il n´en faut pour crier « TeaParty » ! [1]Choisissez avec soin, Monsieur le Président. Les entreprises qui ont financévotre campagne vont vous abandonner dès qu´il sera clair que vousn´exercerez pas de second mandat, et que le destin de la nation reviendra ànouveau entre les mains des idiots habituels qui leurs attribuent des marchés.Cela pourrait se produire dès mercredi matin.Nous, le peuple, nous vous aimons toujours. Nous, les citoyens, nous conservonstoujours une lueur d´espoir. Mais nous, les citoyens, nous n´en accepteronspas plus. Nous ne pouvons accepter de vous voir faire encore et encore desconcessions, alors que nous vous avons élu à cette fonction avec une largemajorité de millions de voix pour que le travail soit fait. Quelle est donc ladimension de cette « victoire écrasante » qui vous échappe ?Ne vous laissez pas abuser en pensant que l´envoi d´un nombre inférieur desoldats en Afghanistan fera une différence, ou vous gagnera le respect de ceuxqui vous haïssent. Ils ne s´arrêteront pas avant que ce pays ne soit réduiten lambeaux et que le dernier dollar n´ait été extorqué aux pauvres et àceux qui vont le devenir. Vous pourriez envoyer là-bas un million de soldats,et la droite hystérique ne serait toujours pas satisfaite. Vous seriez toujoursvictime de leur venin, répandu sans cesse par des radios et télévisionshaineuses, parce que peu importe ce que vous faites, vous ne pouvez pas changerla seule chose en vous-même qui les mets hors d´eux-mêmes.Ces gens pleins de haine ne sont pas ceux qui vous ont élu, et ils ne pourrontpas être ralliés, même si vous nous abandonnez.Président Obama, il est temps de rentrer à la maison. Demandez donc à vosvoisins à Chicago et aux parents des jeunes hommes et femmes qui se battent etmeurent, s´ils veulent voir encore plus de soldats et de milliards envoyés enAfghanistan. Pensez-vous qu´ils vous répondraient : « Non, nous n´avonspas besoin d´assurance santé, nous n´avons pas besoin d´emplois, nousn´avons pas besoin de logements. Allez-y, M. le Président, et envoyez notrerichesse, nos fils et nos filles à l´étranger, nous n´avons besoin derien. »Qu´aurait fait Martin Luther King ? Qu´aurait fait votre grand-mère ? Ilsn´auraient pas envoyé encore plus de pauvres s´en aller tuer d´autrespauvres qui ne les menacent pas... Ni dépensé des milliards et des milliers demilliards pour faire la guerre, alors que les enfants d´Amérique dorment surles trottoirs et font la queue pour obtenir du pain.Tous ceux qui ont voté pour vous, ont prié pour vous, et pleuré le soir devotre victoire, tous ont enduré un enfer orwellien durant ces huit années decrimes commis en notre nom : torture, prisons secrètes, suspension de ladéclaration des droits, invasion de nations qui ne nous avaient pas attaqué,bombardement des quartiers où Saddam « pouvait » se trouver (sans y êtrejamais), massacre de cortèges de mariages en Afghanistan. Nous avons vu descentaines de milliers de civils irakiens se faire abattre et des dizaines demilliers de nos braves jeunes hommes et femmes se faire tuer, mutiler, ressentirl´angoisse. Ce fut une terreur totale dont nous ne soupçonnions qu´à peinel´existence.Lorsque nous vous avons élu, nous ne nous attendions pas à des miracles. Nousnous ne nous attendions même pas à beaucoup de changements. Mais nous enattendions quelques-uns. Nous avons pensé que vous alliez arrêter cette folie.Arrêter le massacre. Abandonner cette idée folle que des hommes en armespourraient réorganiser une nation qui ne fonctionne même pas en tant quenation, et ne l´a jamais fait.Arrêtez, arrêtez, arrêtez ! Pour la vie des jeunes Américains et des civilsafghans, arrêtez. Pour votre présidence, l´espérance et l´avenir de notrenation, arrêtez. Pour l´amour de Dieu, arrêtez.Ce soir, nous avons encore espoir.Demain, nous verrons. La balle est dans votre camp. Vous ne devez PAS le faire.Vous pouvez être un exemple de courage. Vous pouvez être le digne fils devotre mère.Nous comptons sur vous.

18:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, irak, palestine, television, romain, afghanistan, terrorisme, colonialisme, democratie, imperialisme, capitalisme, silence, medias, information, gaza, ligberte | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/12/2009

15/12/09: Le prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes ...


From: nicolas
Sent: Tuesday, December 15, 2009 5:55 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Le prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes (comaguer)

 

 

Sent: Tuesday, December 15, 2009 3:18 PM
Subject: Fw: Le prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes (comaguer)                                          

Au fil des jours et des lectures n°54

14 Décembre 2009

Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes

Retour sur le 11 Septembre 2001

Le 11 Septembre 2001 les attentats les plus spectaculaires de l’Histoire de l’Humanité frappent la première puissance militaire mondiale sur son propre sol. Dans les heures qui suivent, ils sont attribués, sans l’ombre d’une enquête, à un groupe terroriste islamiste qui n’a jusqu’alors à son actif que des attentats sans commune mesure avec ceux du 11 Septembre et  commis à des milliers de kilomètres du territoire des Etats-Unis.

Il ne faut que quelques jours pour identifier les supposés coupables directs et leur organisation.

Que ces terroristes de seconde zone, ces pilotes amateurs, aient pu déjouer toutes les protections des sites les mieux surveillés de la première armée du monde, qu’ils aient pu frapper  les Etats-Unis en plein cœur, qu’ils aient atteint,  sans que les services de renseignement les plus puissants du monde  n’y prennent garde, un niveau technique proprement stupéfiant dans l’organisation et la coordination des attentats, ne suscite aucune interrogation officielle .  

Bien au contraire le suspect officiel va être aussitôt condamné sans jugement et sans preuves (quand le FBI lui-même précisera plus tard qu’il ne dispose pas d’éléments lui permettant  d’accuser  AL QAIDA pour  les attentats du Onze Septembre,  il n’en sera tenu aucun compte)  et aussitôt puni de mort.

Et c’est ainsi que moins d’un mois après le Onze Septembre, l’armée US prend d’assaut l’Afghanistan pour capturer celui à qui est attribué l’organisation de ces attentats.

Huit ans plus tard, la plus grande armée du monde a échoué dans cette gigantesque chasse à l’homme. Elle a pourtant déployé dans ce pays très pauvre et déjà dévasté par plusieurs guerres plus de 100 000 soldats et obtenu de l’aide de ses alliés de l’OTAN qui ont envoyé 30000 hommes pour participer à cette traque gigantesque. Pour la poursuite de cette guerre en terre lointaine elle a dépensé depuis 8 ans 233 milliards de dollars et consommé des millions de tonnes de carburant partis en fumée de CO2 dans l’atmosphère*. Sans succès.

Cette obstination invraisemblable, cette onéreuse persévérance dans l’échec ont d’abord été attribuées au Président en exercice au moment des attentats que l’on présentait comme têtu et borné.  Mais le monde entier découvre avec consternation que son successeur a décidé de poursuivre et même d’amplifier le même politique en réaffirmant à nouveau que 19 terroristes de petit niveau et leur chef  toujours caché en Afghanistan  et toujours introuvable étaient bien les auteurs et les concepteurs des attentats du 11 Septembre. 

Ce genre d’affirmation veut continuer à faire croire qu’« AL QAIDA », qui , selon des sources officielles US, ne compterait plus aujourd’hui qu’une centaine de combattants,  aurait réussi à  tenir  tête pendant huit ans à l’armée, aux services de renseignement  et aux  forces spéciales des Etats-Unis  et de tous les membres de l’OTAN, la plus puissante coalition militaire du monde. Ce défi à l’intelligence est entretenu par un verrouillage médiatique sans précédent qui vise à empêcher  de répondre à la  question centrale :

Qui,  de « AL QAIDA » et des USA, a le plus fait avancer ses objectifs stratégiques avec ces attentats ?

EN REITERANT LE PLUS GRAND MENSONGE DU XXI° SIECLE, OBAMA VIENT D’Y REPONDRE LUI-MEME :

« Le seul des deux qui avait des objectifs stratégiques ! »

LES ETATS-UNIS ONT DECIDE D’INSTALLER DURABLEMENT UNE PUISSANTE FORCE MILITAIRE AU CŒUR DE L’ASIE CENTRALE, FORCE A LA FOIS DEMESUREE ET INADAPTEE A L’OBJECTIF ANNONCE QU’ILS S’EMPLOIERONT A NE PAS ATTEINDRE, CAR ELLE EST, EN REALITE, LE PREMIER ELEMENT D’UNE GUERRE DE BASSE INTENSITE AVEC LEURS RIVAUX STRATEGIQUES : CHINE ET RUSSIE , UNE MENACE PERMANENTE SUR L’IRAN VOISIN ET UN OUTIL DE DESTRUCTION DE L’ETAT PAKISTANAIS INSUFFISEMMENT DOCILE.

MAIS LE CRIME NE LUI PROFITERA PAS !

Les « ennemis » ont tous très bien compris cette stratégie d’occupation permanente de l’Asie Centrale. Ils s’emploient à mettre en place un cordon de protection pour éviter le déplacement du conflit chez eux et les infiltrations de « terroristes » made in Afghanistan, les poches pleines d’opio-dollars. Ils éviteront tout accrochage militaire direct avec les Etats-Unis. Seul le Pakistan n’a pas pu pour l’heure éviter la contamination mais des forces sociales existent dans le pays qui appellent à la résistance. Tous attendent l’enlisement de l’envahisseur et son épuisement financier.

L’AFGHANISTAN, CIMETIERE DES IMPERIALISMES, TIENT SA PROIE.

*

·  Quelques chiffres pour se distraire des Copenhâneries

·  Consommation de carburants de l’US ARMY EN 2006 : 18 millions de tonnes

·  Consommation d’un bombardier B 52 : 7755 litres / heure

·  Consommation d’un chasseur F16 : 1880 litres/ heure

·  Consommation d’un tank Abrams : 250 litres au cent km

·  En Irak en 2005, l’armée US consommait 6,5 millions de litres de carburant par jour, les opérations afghanes amplifiées devraient conduire à des consommations du même ordre.

·  La consommation annuelle de carburant par soldat US  (division du budget carburant du ministère de la défense par effectif des forces armées) est 10 fois celle d’un habitant de la Chine.

20:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, actualite, courcelles, usa, presse, guerre, irak, palestine, television, romain, afghanistan, colonialisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, gb, medias, information | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/10/2009

14/10/09: Obama et le prix Nobel : Lorsque la guerre devient la paix, lorsque le mensonge devient vérité...

From: Comité Valmy
Sent: Wednesday, October 14, 2009 7:35 PM
Subject: Obama et le prix Nobel : Lorsque la guerre devient la paix, lorsque le mensonge devient vérité par Michel Chossudovsky

 

Lorsque la guerre devient la paix,

 Lorsque les concepts et les réalités sont sens dessus dessous,

Lorsque la fiction devient vérité et que la vérité devient fiction,

Lorsqu'un programme militaire mondial est annoncé comme un effort de paix,

Lorsque l'on maintient que la tuerie de civils est un « dommage collatéral »,

Lorsque ceux qui résistent à l'invasion de leur pays par les États-Unis et l'OTAN sont qualifiés d'« insurgés » ou de « terroristes »,

Lorsque l'on affirme que la guerre nucléaire préventive constitue de l'autodéfense,

Lorsque la torture et des techniques d'« interrogation » avancées sont utilisées couramment afin de « protéger les opérations de maintien de la paix »,

Lorsque le Pentagone claironne que les armes nucléaires tactiques sont « inoffensives pour la population civile environnante »,

Lorsque les trois quarts des revenus de l'impôt fédéral des particuliers des États-Unis sont alloués au financement de ce que l'on appelle euphémiquement la « défense nationale »,

Lorsque l'on présente le commandant en chef de la plus grande force militaire de la planète Terre comme un artisan de la paix,

Lorsque le mensonge devient vérité.

La « Guerre sans frontières » d'Obama

Nous sommes au carrefour de la crise la plus sérieuse de l'histoire moderne. Les États-Unis en partenariat avec l'OTAN et Israël ont lancé une aventure militaire mondiale, laquelle menace, de manière très réelle, le futur de l'humanité.

À ce moment critique de notre histoire, la décision du comité Nobel norvégien de décerner le prix Nobel de la paix au président et commandant en chef Barack Obama constitue un parfait outil de propagande et de manipulation, soutenant sans réserve la « Longue guerre » du Pentagone : « Une guerre sans frontières » dans le vrai sens du terme, caractérisée par le déploiement planétaire de la puissance militaire des États-Unis.

Outre la rhétorique diplomatique, il n'y a pas eu de renversement significatif de la politique étrangère des États-Unis par rapport à la présidence de George W. Bush, ce qui aurait pu justifier un tant soit peu l'octroi du prix Nobel à Obama. En fait c'est plutôt le contraire. Le programme militaire d'Obama a cherché à élargir la guerre à de nouvelles frontières. Avec une nouvelle équipe de conseillers militaires et de conseillers en politique étrangère, le programme guerrier d'Obama a été bien plus efficace dans la promotion de l'escalade militaire que ne l'a été celui des néoconservateurs.

Depuis les débuts de la présidence d'Obama ce projet militaire mondial est devenu de plus en plus omniprésent, avec le renforcement de la présence militaire étatsunienne dans toutes les grandes régions du monde ainsi que le développement de systèmes d'armement perfectionné dans des proportions sans précédent.

Accorder le prix Nobel de la paix à Barack Obama donne de la légitimité aux pratiques illégales de la guerre, à l'occupation militaire de pays étrangers et à la tuerie incessante de civils au nom de la « démocratie ».

À la fois l'administration Obama et l'OTAN menacent directement la Russie, la Chine et l'Iran. Sous Obama, les États-Unis développent un « système de bouclier antimissile mondial contre les premières frappes » :

« Avec les armes spatiales, le laser aéroporté constitue la prochaine frontière de la défense. […] Le rêve de Ronald Reagan de défense multicouche antimissile – qui se résume à la Guerre des étoiles – n'a jamais été si près de se réaliser, du moins d'un point de vue technologique. »

Le 11 août, en réaction à cette consolidation de modernisation et de perfectionnement du potentiel étatsunien de frappe nucléaire mondiale, le commandant en chef des Forces aériennes russes – le même Alexander Zelin cité plus tôt à propos des menaces de frappes étatsuniennes en provenance de l'espace sur toute la Russie – a déclaré que les « Forces aériennes russes se préparent à faire face aux menaces résultant de la création du Global Strike Command au sein des Forces aériennes étatsuniennes » et que la Russie développe « des systèmes appropriés pour faire face aux menaces qui pourraient survenir ». (Rick Rozoff, Showdown with Russia and China : U.S. Advances First Strike Global Missile Shield System, Global Research, 19 août 2009)

Depuis la crise des missiles de Cuba, jamais le monde n'a été aussi près de l'impensable : un scénario de Troisième Guerre mondiale, un conflit militaire planétaire impliquant l'utilisation d'armes nucléaires.

1. Le soi-disant bouclier antimissile, ou initiative de Guerre des étoiles, comportant l'utilisation d'armes nucléaires pour les premières frappes sera dorénavant développé mondialement, dans différentes régions du monde. Ce bouclier est largement dirigé contre la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord.

2. De nouvelles bases militaires étatsuniennes ont été établies dans le but à la fois d'instaurer des sphères d'influence étatsuniennes dans chaque région du monde, ainsi que d'entourer et de confronter la Russie et la Chine.

3. Il y a eu une escalade dans la guerre d'Asie Centrale et du Moyen-Orient. Le budget de la Défense sous Obama a monté en flèche avec l'augmentation des affectations en Afghanistan ainsi qu'en Irak.

4. Sous les ordres du président Obama, agissant à titre de commandant en chef, le Pakistan fait désormais l'objet de bombardements aériens de routine par les États-Unis, en violation de sa souveraineté nationale, en utilisant la « guerre mondiale au terrorisme » comme justification.

5. La construction de nouvelles bases militaires est envisagée en Amérique Latine, y compris en Colombie, à la frontière immédiate du Venezuela.

6. L'aide militaire à Israël a augmenté. La présidence Obama a exprimé son soutient inébranlable à Israël et à l'armée israélienne. Obama est demeuré muet en ce qui concerne les atrocités qu'Israël a commises à Gaza. Il n'y a même pas eu un semblant de reprise des négociations israélo-palestiniennes.

7. Il y a eu un renforcement des nouveaux commandements régionaux, incluant AFRICOM et SOUTHCOM.

8. Une nouvelle ronde de menaces a été dirigée contre l'Iran.

9. Les États-Unis sont résolus à encourager davantage de divisions entre le Pakistan et l'Inde, ce qui pourrait mener à une guerre régionale, ainsi qu'à l'utilisation de l'arsenal nucléaire indien comme moyen indirect de menacer la Chine.

Les grandes lignes de la nature diabolique de ce projet militaire ont été tracées dans le Project for a New American Century (PNAC) en 2000. Les objectifs du PNAC sont :

- défendre la patrie étatsunienne ;

- se battre et gagner résolument de multiples guerres de théâtre simultanées ;

- effectuer les tâches « constabulaires » associées au modelage de l'environnement sécuritaire dans des régions critiques ;

- transformer les forces étatsuniennes afin d'exploiter la « révolution dans les affaires militaires » Project for a New American Century, Rebuilding Americas Defenses.pdf, septembre 2000)

La « Révolution dans les affaires militaires » fait référence au développement de nouveaux systèmes d'armement perfectionné. La militarisation de l'espace, les nouvelles armes chimiques et biologiques, les missiles à guidage laser sophistiqués, les bombes antiblockhaus, sans parler du programme de guerre climatique des Forces aériennes étatsuniennes (HAARP) basé à Gokona en Alaska, font partie de l'« arsenal humanitaire » d'Obama.

Une guerre contre la vérité

Il s'agit d'une guerre contre la vérité. Lorsque la guerre devient la paix, le monde est tourné sens dessus dessous. La conceptualisation n'est alors plus possible et un système social inquisitorial émerge.

La compréhension des événements sociaux et politiques fondamentaux se voit remplacée par un monde de pure fantaisie, où rôdent des « êtres malfaisant ». L'objectif de la « guerre mondiale au terrorisme », entièrement cautionnée par l'administration Obama, a été de galvaniser l'appui de l'opinion publique pour une campagne mondiale contre l'hérésie.

Aux yeux de l'opinion publique, le fait de détenir une « cause juste » pour mener la guerre est essentiel. On dit d'une guerre qu'elle est « juste » si elle est menée pour des motifs moraux, religieux ou éthiques. Le consensus est en faveur de la guerre. Les gens ne peuvent plus penser par eux-mêmes. Ils acceptent l'autorité et la sagesse de l'ordre social établi.

Le comité Nobel estime que le président Obama a donné au monde « l'espoir d'un avenir meilleur ». Le prix est accordé en raison des

« efforts extraordinaires [d'Obama] pour renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples. Le comité a attaché une importance particulière à la vision d'Obama d'un monde sans armes nucléaires ainsi qu'à son travail dans ce sens.

[…] Sa diplomatie se base sur le concept voulant que ceux qui mènent le monde doivent le faire sur la base des valeurs et des attitudes partagées par la majorité de la population du monde. » (Nobel Press Release, October 9, 2009)

L'octroi du prix Nobel de la « paix » au président Barack Obama est devenu partie intégrante de la machine de propagande du Pentagone. Il donne un visage humain aux envahisseurs, il confirme la diabolisation de ceux qui s'opposent aux interventions militaires étatsuniennes.

Il ne fait aucun doute que la décision de décerner le prix Nobel de la paix à Obama a été soigneusement négociée avec le comité norvégien aux plus hauts échelons du gouvernement des États-Unis et celle-ci a des profondes implications.

Cette décision soutient sans équivoque la guerre menée par les États-Unis comme une « juste cause ». Elle efface les crimes de guerre commis à la fois sous l'administration Bush et sous celle d'Obama.

Propagande de guerre : Jus ad Bellum

La théorie de la « guerre juste » sert à camoufler la nature de la politique étrangère étatsunienne, tout en conférant aux envahisseurs un visage humain.

À la fois dans sa version classique et contemporaine, la théorie de la guerre juste soutient la guerre comme « opération humanitaire ». Elle réclame l'intervention militaire sur des bases éthiques et morales contre les « insurgés », les « terroristes », les « États défaillants » ou les « États voyous ».

La guerre juste a été proclamée par le comité Nobel comme instrument de paix. Obama personnifie la « guerre juste ».

Enseignée dans les académies militaires, une version moderne de la théorie de la « guerre juste » a été incorporée dans la doctrine militaire étatsunienne. La « guerre au terrorisme » et la notion de « guerre préventive » sont basées sur le droit à l'« autodéfense ». Elles définissent « quand il est permis de mener la guerre » : jus ad bellum.

Jus ad bellum a servi à constituer un consensus au sein des structures de commandement des Forces armées. Ce principe a également contribué à convaincre les troupes qu'elles se battent pour une « cause juste ». De manière plus générale, la sa version moderne de la théorie de la guerre juste fait partie intégrante de la propagande de guerre et de la désinformation médiatique, utilisées pour obtenir l'appui du public pour un programme guerrier. Sous Obama en tant que lauréat du prix Nobel de la paix, la guerre juste devient acceptée universellement, cautionnée par la soi-disant communauté internationale.

Le but ultime est de maîtriser les citoyens, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis et d'empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d'analyser les faits et de contester la légitimité de la guerre menée par les États-Unis et l'OTAN.

La guerre devient la paix, une « entreprise humanitaire » qui en vaut la peine. La dissidence pacifique, elle, se transforme en hérésie.

Une escalade militaire au visage humain : le comité Nobel accorde le « feu vert »

De façon plus significative, le prix Nobel de la paix concède la légitimité à une « escalade » sans précédent des opérations militaires menées par les États-Unis et l'OTAN sous la bannière du rétablissement de la paix.

Il contribue à falsifier la nature de l'ordre du jour militaire des États-Unis et de l'OTAN.

Entre 40 000 et 60 000 troupes étatsuniennes et alliées de plus devraient être envoyées en Afghanistan sous une enseigne de rétablissement de la paix. Le 8 octobre, un jour avant la décision du comité Nobel, le Congrès étatsunien a entériné un projet de loi d'autorisation à la défense de 680 milliards de dollars, destiné à financer le processus d'escalade militaire :

« Washington et ses alliés de l'OTAN prévoient une augmentation sans précédent des troupes pour la guerre en Afghanistan, en plus des 17 000 nouvelles forces étatsuniennes et des milliers de forces de l'OTAN qui se sont jusqu'à présent dévouées à la guerre cette année. »

Selon des reportages jusqu'ici non corroborés concernant les demandes du commandant des États-Unis et de l'OTAN Stanley McChrystal et du président de l'Instance collégiale des chefs d'état-major Michael Mullen à la Maison-Blanche, le nombre de troupes varie de 10 000 à 45 000.

Fox News a cité des chiffres aussi élevés que 45 000 soldats étatsuniens de plus et ABC News jusqu'à 40 000. Le 15 septembre, le Christian Science Monitor mentionnait que cela irait « peut-être jusqu'à 45 00 ».

La similitude des évaluations indique que l'on s'est entendu sur un nombre et que les médias obéissants des États-Unis préparent l'auditoire national à l'éventualité de la plus grande escalade de forces armées étrangères de l'histoire de l'Afghanistan. Il y a sept ans seulement, les États-Unis avaient 5000 troupes dans le pays, mais planifiaient d'augmenter ce nombre à 68 000 pour décembre, avant même que ne surgissent les reportages pour de nouveaux déploiements. (Rick Rozoff, U.S., NATO Poised For Most Massive War In Afghanistan's History, Global Research, 24 septembre 2009)

Quelques heures après la décision du comité Nobel norvégien, Obama a rencontré le conseil de guerre ou peut-être devrions-nous le nommer « conseil de paix ». Cette réunion avait été soigneusement planifiée pour coïncider avec celle du comité Nobel.

Cette réunion clé derrière les portes closes de la salle de gestion de crise de la Maison-Blanche comprenait le vice-président Joe Biden, la secrétaire d'État Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense Robert Gates, ainsi que d'importants conseillers politiques et militaires. Le général Stanley McChrystal a participé à la rencontre par vidéoconférence depuis Kaboul.

Le général Stanley McChrystal aurait offert au commandant en chef « plusieurs alternatives », « incluant un ajout maximal de 60 000 troupes supplémentaires ». Le nombre 60 000 a été cité à la suite d'une fuite du Wall Street Journal (AFP : After Nobel nod, Obama convenes Afghan war council, October 9, 2009)

Selon un représentant officiel de l'administration, « [l]e président a eu une conversation corsée sur la sécurité et les défis politiques en Afghanistan, et les options visant à élaborer une approche stratégique allant de l'avant ». (Cité dans AFP : After Nobel nod, Obama convenes Afghan war council October 9, 2009)

Le comité Nobel avait en un sens donné le feu vert à Obama. La réunion du 9 octobre dans la salle de gestion de crise avait pour but de jeter les bases d'une autre escalade du conflit sous le blason de la contre-insurrection et de l'instauration de la démocratie.

Entre-temps, au cours des derniers mois, les forces étatsuniennes ont intensifié leurs bombardements aériens de communautés villageoises dans les zones tribales du nord du Pakistan, sous l'emblème du combat contre Al Qaïda.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

21:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, guerre, television, romain, imperialisme, capitalisme, silence, medias, obama | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/08/2009

02/08/2009: Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace...

Leuren Moret : Uranium appauvri : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.
Interview de Leuren Moret, (spécialiste des sciences de la Terre) par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au « Lone Star Iconoclast », Texas
Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des parlements et du Congrès ainsi que d’autres responsables sur les problèmes posés par la radioactivité.
Elle a commencé à tirer la sonnette d’alarme en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d’une fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project.
Elle travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste de la radioactivité dans différents groupements de par le monde.
Elle a participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur l’uranium appauvri (UA).
Elle a été témoin au Tribunal pénal pour l’Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence mondiale sur les armes à l’uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu’au Forum social mondial.

Iconoclast : Quels sont les derniers développements en matière de réduction de l’exposition des troupes américaines à l’UA ?
Leuren Moret : Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et d’Afghanistan jusqu’en 2001. Elle a dit l’avoir fait parce qu’elle était malade et que ses amis étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois aux Nations Unies. J’ai dit : « Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et incite les médias à en parler ? »
Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou national. Ils ont totalement étouffé l’affaire, comme pour l’agent Orange, les « vétérans atomiques »1 et le projet Mkultra.2 C’est le même phénomène, mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu’il concerne l’avenir génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes régions du globe sont contaminées par l’UA. On en a utilisé une telle quantité ! En nombre d’atomes libérés dans l’atmosphère – un professeur japonais a fait le calcul – cela représente plus de 400 000 bombes de Nagasaki. Et ce nombre est sous-estimé.
La plus grande tragédie de l’histoire du monde
Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant trois jours à l’université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans présents m’a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par deux d’entre eux, et il leur a dit : « Il vous suffit de remplacer Connecticut par Louisiane. » Eh bien, vous n’allez pas me croire, la loi a été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.
Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim McDermott va l’introduire dans la législation de l’Etat de Washington. Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c’est le premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit : « J’en ai besoin dans mon Etat. »
Le problème de l’UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu’il y ait une plus grande tragédie dans l’histoire du monde.
Y a-t-il un risque que les armes à l’UA utilisées ailleurs contaminent l’atmosphère ici ?
L’atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d’une année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre, une géologue, et c’est pourquoi j’ai étudié la question. C’est vraiment un sujet fascinant. Nous avons de gigantesques tempêtes d’un million de miles carrés qui transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année dans le monde.
Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques, des champignons, des bactéries, des virus, etc.
Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui montent en Europe, traversent l’Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec les ouragans.
La troisième région est l’Ouest des Etats-Unis, où est située la zone d’essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d’armes nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces radiations représente l’équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki. Aujourd’hui, il doit être dix fois plus élevé.
En avril 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu’elle s’attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50% d’ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente de nouveau dans le monde.
Lorsque les Etats-Unis et la Russie eurent signé le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui est normal.
Cancers, malformations, atteintes du cerveau

Un de nos correspondants m’a envoyé une série de photos de la tempête de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.
C’est justement de ces poussières que je parle.
On y voit une gigantesque muraille de sable.
Je possède 16 photos de cette tempête qu’on m’a envoyées avec celles d’enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins irakiens. Qu’est-ce que vous avez pensé de cette tempête ?
J’ai pensé que c’était spectaculaire.
Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses particules. L’UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu’ils sont enflammés par le frottement à l’intérieur du canon. 70% de l’UA se transforme en vapeur métallique. Il s’agit là en réalité d’armes à gaz radioactif qui contamine le terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n’ont pas utilisé les armes à l’UA parce qu’ils les trouvaient trop effroyables. J’ai voyagé dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir d’un cancer. Et il ne s’agit là que des effets de la première guerre du Golfe, mais les Forces
armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans tout le pays.
A quoi les soldats peuvent-ils s’attendre quand ils rentrent chez eux ?
S’ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux avec des cancers du rectum parce qu’ils étaient assis sur des caisses de munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses et elles n’arrêtent pas de saigner. Certaines d’entre elles ont un cancer de l’utérus, des filles de 18, 19, 20 ans. L’Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à Bagdad en 2003 : ils souffrent tous de tumeurs malignes.
Est-ce que le fait d’avoir été exposés à l’UA affecte leur psychisme quand ils rentrent chez eux ?
L’UA forme, à des températures très élevées, des particules d’oxyde d’uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus petites qu’un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elles traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où elles s’attaquent aux processus cognitifs. Cela affecte les mécanismes de contrôle de l’humeur. Quatre soldats de Fort Bragg rentrés d’Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux mois.
Selon une étude de l’Association des Vétérans, sur un groupe de 251 vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67 avaient à leur retour de l’UA dans leur équipement, leur organisme, leur sperme. En outre, alors qu’ils avaient eu des bébés sains avant de partir, ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales – absence de cerveau, d’yeux, de bras, de jambes, d’organes internes – et souffraient de terribles maladies de sang. C’est horrible.
Le magazine Life a publié un article illustré de photos intitulé « Les toutes petites victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d’après la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux. Au fond, c’est comme fumer du crack, sauf qu’ici la substance est radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus. C’est un poison systémique et radiologique.
L’UA tue tous les êtres vivants
Qu’en est-il des gens ici, aux Etats-Unis ? Vous dites que l’UA se mélange et se répand dans le monde entier.
Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des fumeurs.
Est-ce que cette fumée secondaire s’épaissit tandis que nous parlons ?
Oui, la concentration de particules d’UA dans l’atmosphère dans le monde entier est en train d’augmenter. On a des raisons de penser que les Etats-Unis ont l’intention de bombarder l’Iran. Nous surveillons les usines d’armement américaines.. Elles ont reçu d’importantes commandes de ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres d’UA.
Donc le pronostic pour l’Amérique n’est pas vraiment bon. Non, il est vraiment mauvais.
Et si ça continue ?
Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà commencé, et cela n’affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.
Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l’UA, celui-ci va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et affecter toute la vie sous-marine ?
Oui, l’UA est dans l’air, l’eau et le sol. La demi-vie de l’UA, l’uranium 238, est de 4,5 milliards d’année, l’âge de la Terre.
Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages déjà causés ?

Peut-on procéder à une décontamination ?
Non. C’est impossible. Ce qui se passe, c’est que ces toutes petites particules flottent dans l’atmosphère tout autour du globe. Il y a déjà des particules de plutonium et d’uranium qui flottent depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans l’air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution en débarrassent l’atmosphère en les déposant dans l’environnement. La surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d’eau sur une autre goutte d’eau se trouvant sur la lame porte-objet d’un microscope ? Vous ne pouvez plus les séparer. C’est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois qu’elles ne circulent plus dans l’atmosphère, elles collent à
toutes les surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S’il pleut continuellement ou qu’elles se trouvent dans une rivière, sur un rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que c’était aussi grave.
Non, pas à ce point. Je croyais que c’était un phénomène assez isolé.
Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique. Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette photo.
Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de l’atmosphère ?
Dans la partie inférieure de l’espace orbital. Ils ont ramené à terre la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l’utiliser. Il y avait une sorte de filet qui recouvrait l’électronique à l’extérieur de la station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l’électronique y est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé de l’uranium et des produits de désintégration de l’uranium. Ils ont dit qu’ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à bord et qui avaient brûlé. L’uranium peut également provenir de supernovae mais on a pensé que l’origine la plus probable étaient les essais dans l’atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons.
Des armes utilisées depuis 1973
Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une guerre nucléaire.
Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L’UA est une arme nucléaire.
A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à cela ?
Il faut cesser de l’utiliser. Nous avons créé un mouvement international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce et l’utilisation des armes à l’UA.
Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles de l’UA ?
Oui. Le premier système d’armes à l’UA pour lequel nous ayons trouvé un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il était destiné à la marine. C’était une sorte de canon Gatling à monter sur des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute.
Il en tire plus de 3000 maintenant, car on l’a amélioré. Puis, en 1973, les Etats-Unis ont donné des armes à l’UA aux Israéliens et ils en ont surveillé l’emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c’était parti. C’était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme sur un champ de bataille.
Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974. En l’espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à l’UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu en outre à environ une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c’est que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux, des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées ont peur de les utiliser. Les seuls pays dont nous savons qu’ils les ont utilisées sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.
En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l’UA sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.> En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’UA. C’est que les force de l’OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie 39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l’Allemagne qui ont réalisé le plus de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu’on envoie dans les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout de l’UA, comme l’Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux,
s’adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge d’articles au sujet de l’UA.
Le pot aux roses fut découvert à la suite de l’invasion de la Yougoslavie par l’OTAN, mais les troupes japonaises d’autoDefense furent envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c’est là qu’avaient eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats sont très malades.
Des pays inhabitables
Qu’en est-il de l’Irak même. Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici ?
Il est inhabitable. La Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan sont totalement inhabitables.
Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront ?
Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales des bébés, on se rend compte que c’est grave. Chaque année, le nombre des malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu’ils respirent un air contaminé, boivent de l’eau contaminée et mangent de la nourriture provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente, comme en Yougoslavie et en Afghanistan.
L’UA est une arme biologique extrêmement efficace. C’est d’ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du Projet Manhattan avec qui j’ai travaillé, m’a presque tout appris sur la radioactivité, les particules et l’UA. Il m’a dit que l’objectif des armes utilisées par l’armée n’est pas seulement de blesser et de tuer les soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu’il ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne santé.
Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l’ADN, les dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien les animaux et les plantes que les êtres humains. L’ADN ne se répare pas lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.
Un génome endommagé à jamais
Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que constructives.
Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales.
Alors si la radioactivité m’a prédisposé aux maladies cardiaques, mes descendants auront le même problème ?
Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n’endommage pas forcément l’ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux descendants ; les autres concernent l’ADN dans l’ovule ou le sperme et ceux-là se transmettent. Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement …Détérioré. Ils ont de l’UA dans leur sperme et lors des rapports sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également malades. Elles ont de l’UA dans leur organisme. On appelle ça « syndrome du sperme brûlant ». C’est horrible.
David Rose a écrit un article à ce sujet dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l’on peut lire sur Internet. Il est intitulé Weapons of self-destruction. Une amie à moi est la veuve d’un ancien combattant de la première guerre du Golfe. Dans une interview accordée à David Rose, elle s’est plainte du sperme brûlant : « J’avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans mon congélateur et après les rapports sexuels, j’en introduisais un dans mon vagin. C’était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les préservatifs.
Ça alors !
Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne. Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui s’imaginent ne jamais tomber malades.
Conséquences des essais nucléaires
Quelle quantité d’UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette planète ?
La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le monde. Le foetus est ce qu’il y a de plus vulnérable à la radioactivité parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du développement foetal.
C’est à cause de l’augmentation de la mortalité infantile que l’on a pu convaincre le Sénat de signer le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant une longue période en raison de l’amélioration des soins prénataux et de l’éducation des mères. Elle avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais atomiques.
En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l’atmosphère. Le taux de mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de nouveau. C’est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain que l’UA est une arme biologique extrêmement efficace.
Je le répète, l’utilisation des armes vise deux objectifs : le premier est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues maladies, on s’attaque à la productivité et à l’économie d’un pays. C’est Tchernobyl et d’autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué l’effondrement de l’Union soviétique parce que ses habitants étaient très malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup plus négligents que nous.
J’ai une enquête sur la santé dans le monde que l’OMS a publiée dans le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au Nigeria, ce qui est très bas. Il n’y a presque pas de radioactivité au Nigeria. En Ukraine, où s’est produit l’accident de Tchernobyl, le taux est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n’ont pas de centrales nucléaires. La France dépend à 75% de l’énergie nucléaire et son taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et les Etats-Unis à 26%. C’est le taux le plus élevé au monde.
George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une petite soeur qui est morte d’une leucémie vers l’âge de trois ans.
J’ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health Projet (cf. www.radiation.org). Nous sommes tous des scientifiques indépendants, des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et l’un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush, y compris le Président, parce qu’ils avaient tous de graves problèmes d’apprentissage.
Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés ?
D’après l’année où leur mère les ont portés. Vous n’avez qu’à voir combien de matières radioactives ont été dégagées dans l’atmosphère et vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests d’intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l’année où leur mère les a portés. Ce sont des effets différés de l’exposition in utero aux radiations.
Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du Nevada ?
Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes était donc exposé
Pas un génocide, un « omnicide ».
De quels niveaux de radiations parlons-nous ?
Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l’eau potable et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans l’Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90 augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait.
En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé), le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de 60% parce que c’est là que les Russes, les Chinois, les Français et les Américains ont procédé à leurs essais.
Source : Bernard Batt

09-07
Avertissement
Palestine - Solidarité a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Moyen-Orient, de l'Amérique latine et de la Corse.
L'auteur du site travaille à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui lui seraient signalées.
Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas Palestine - Solidarité ne saurait être tenue responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.
D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont elle n'a pas la gestion, Palestine - Solidarité n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.Uranium appauvri

 

Extrait du journal de C.De Broeder et M.Lemaire

15:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : histoire, politique, courcelles, usa, presse, otan, guerre, television, romain, belgique, colonialisme, imperialisme, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, information | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/02/2009

05/02/2009: Le PRCF condamne la soumission accélérée de la France à l'impérialisme allemand et à l'Union européenne de Merkel et du MEDEF...

Sent: Thursday, February 05, 2009 12:40 AM
Subject: la France aide le potentiel militaire allemand à se reconstituer

*Le PRCF condamne la soumission accélérée de la France à l'impérialisme allemand et à l'Union européenne de Merkel et du MEDEF.*

    Ainsi donc, un bataillon allemand va désormais être stationné... en Alsace ( voir P.J.), avec l'appui du grand "patriote" qui siège à l'Elysée et se plaît tant, dit-on, à se faire nommer "Sarko l'Américain"...
    Oubliés les crimes innombrables commis sur notre sol par l'impérialisme allemand avec la "collaboration" de ceux qui disaient "plutôt Hitler que le Front populaire" et qui firent hier sciemment le "choix de la défaite" comme le démontre le livre éponyme d'Annie Lacroix-Riz!
    En réalité, la volonté manifeste de Sarkozy de Nagy-Bocsa, est de plus en plus claire: banaliser le retour sur la scène militaire européenne et mondiale de la réaction allemande, puissance tutélaire traditionnelle de la réaction française (depuis les émigrés de Coblence, depuis l'entente cordiale entre Thiers et Bismarck pour écraser les Communards et depuis Vichy), pour accoutumer l'opinion à voir la Bundeswehr "sortir de ses frontières" et pour aider le gouvernement réactionnaire allemand, qui détruit les acquis sociaux de son peuple, à reconstituer un puissant potentiel militaire agressif qui redeviendra tôt ou tard un nouveau et grave danger pour la paix mondiale, alors que la crise du capitalisme va nécessairement faire monter les tendances bellicistes de l'ensemble des Etats impérialistes.
    Désormais c'est ensemble que l'impérialisme allemand et l'impérialisme français, qui casse la nation française républicaine et qui se fond de plus en plus dans la "Françallemagne" et dans la "Franceurope", s'en prennent aux peuples du Sud et font la police du capitalisme mondialisé, des Balkans à l'Afrique subsaharienne.
    Il faut interpréter dans le même esprit la tentative anticommuniste de certains députés UMP, accompagnateurs des projets européens de criminalisation du communisme. En effet, pour préparer la campagne euro-maccarthyste qui accompagnera à n'en pas douter la célébration du 9 novembre 2009 (chute de la frontière berlinoise de la RDA), ces députés veulent instituer une journée anticommuniste, anti-RDA et antisoviétique pan-européenne annuelle ce même 9 novembre. A coup sûr une telle journée ne peut qu'être une bacchanale réactionnaire tournée contre les forces anticapitalistes d'Europe, mais aussi une journée de célébration et de réhabilitation de la puissance retrouvée de l'impérialisme allemand. Un impérialisme avide sous ses airs "européens", qui ne s'est pas contenté d'absorber la RDA et de plonger des millions d' "Ossies" dans la jungle capitaliste du chômage et de la casse sociale, mais qui n'a eu de cesse depuis le 9 novembre 1989 de diviser et de satelliser ses voisins proches ou lointains: Yougoslavie, pays baltes anciennement soviétiques (où l'on célèbre ouvertement les Waffen SS tout en persécutant les antifascistes communistes), Tchécoslovaquie, et dans un proche avenir peut-être, Belgique divisée en Flandres et Wallonie pour le plus grand profit des patronats allemand et américain qui dominent le port d'Anvers! Que pourra être une telle journée sinon un temps fort de la mobilisation réactionnaire pour de futures croisades contre la Russie, la Biélorussie, et tous les pays comme l'Ukraine et la Géorgie, que l'OTAN et l'UE veulent annexer à leur sphère d'influence?
    Quant à la France, c'est la mise aux normes du modèle fédéraliste allemand qui la guette avec le projet sarkozyste d'en finir avec les départements et avec l'Etat-nation centralisé hérités de 1793 pour mettre en place des euro-régions, véritables féodalités du grand capital qui auront tout pouvoir pour dynamiter les acquis sociaux obtenus à l'échelle nationale par la classe laborieuse de notre pays: statuts, services publics, Sécurité sociale, bref, tous les acquis du Conseil national de la Résistance que Denis Kessler, éminence grise du MEDEF, félicite Sarkozy de vouloir "démanteler" sous le nom de "rupture".
    On comprend mieux décidément pourquoi Hortefeux, l'homme qui veut encore amoindrir le droit de grève à la SNCF, a récemment réuni A VICHY les ministres européens de (la chasse à) l'immigration!
    Et pendant que Sarkozy démantèle les régiments français chargés de veiller sur les frontières de notre pays, liquidant du même coup le principe même d'une défense nationale, le même homme ouvre les portes de notre pays à une armée étrangère qui a laissé tant d'horribles souvenirs aux Alsaciens-Lorrains...
    Mais que se passerait-il donc demain si la France, retrouvant la voie du progrès social, de l'indépendance nationale et de la démocratie, choisissait de rompre avec l'U.E. supranationale, et s'orientait ouvertement vers le socialisme en appelant à la solidarité internationale la puissante classe ouvrière allemande, dont une bonne partie n'a pas oublié Liebknecht, Thälmann, Luxemburg et... Marx ?
    De plus en plus il est clair que la défense de la nation, écorchée vive par Sarko-MEDEF et par l'UE du capital, va de pair avec la renaissance d'un puissant mouvement ouvrier anticapitaliste et d'un large front populaire anti-union européenne, comme il est clair que vont de pair la domination du grand capital sur la France et le sarko-arasement de moins en moins caché de la France républicaine issue des Lumières, de 1789 et de 1945.
    Le PRCF sait qu'il peut compter sur les communistes allemands pour condamner cette intrusion de l'armée allemande sur le sol français. Il en appelle aussi aux résistants antifascistes, à tous les amis républicains de l'indépendance nationale pour fustiger cette décision anti-nationale de Sarkozy. Par indifférence et par hostilité déplacée avec la nation, qu'il ne faut pas confondre avec l'impérialisme français qui la détruit, l' euro-gauche officielle et l' euro-extrême-gauche trotskiste du NPA approuveront-elles tacitement ce fait très grave pour l'avenir de la paix et du droit du peuple français à disposer de lui-même pour se débarrasser de l'UE et du capitalisme? Les communistes véritables, les républicains de progrès doivent en tout cas s'unir pour dénoncer ensemble avec vigueur la décision de Sarko-Merkel. Le PRCF est prêt à tout contact utile pour donner à cette dénonciation le retentissement qu'elle mérite.

La CE du PRCF

21:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : medias, nazisme, occupation, otan, paix, paris, romain, resistance, television, usa, actualite, courcelles, capitalisme, democratie, europe, euro-dictature, france, fascisme, information, imperialisme, silence | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/09/2008

22/09/2008: Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan ...

From: sc
Sent: Monday, September 22, 2008 6:12 PM
To: sc
Subject: [Transfer_info] PAKISTAN : L'OTAN organise un attentat

« L’attentat d’Islamabad, c’est le 11-Septembre du Pakistan »
Acculée en Afghanistan, l’OTAN organise un attentat au Pakistan
par Thierry Meyssan*

Le slogan comparant l’attentat d’Islamabad et le 11-Septembre est plus réaliste qu’il n’y paraît. Ce carnage non-revendiqué sert en effet exclusivement les intérêts de l’OTAN : l’Alliance atlantique doit prendre le contrôle de toute urgence de la passe pakistanaise de Khybar pour approvisionner ses troupes en Afghanistan. Dans le cas où l’Alliance ne parviendrait qu’à rétablir partiellement sa logistique, Washington envisage de sacrifier les troupes alliées.

Un attentat d’une violence sans précédent dans le pays a ravagé l’hôtel Marriott d’Islamabad, le 21 septembre 2008. Un camion piégé, contenant une puissance explosive estimée à au moins 600 kg de TNT et diverses munitions, a creusé un vaste cratère, tué plus de 60 personnes et blessé plus de 226 autres. Commentant l’événement à la télévision, le rédacteur en chef du Daily Times a déclaré : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». Ce cri a été repris par l’ensemble des agences de presse occidentales. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, l’attentat a été attribué par les autorités à la mouvance Al-Qaida. En réaction, le président Zardari a annoncé qu’il ne renoncerait pas et intensifierait sa lutte contre le terrorisme.

Replacés dans leur contexte, ces événements n’ont malheureusement rien de surprenant.

Dans la foulée de l’effondrement de l’Union soviétique et de l’indépendance des États d’Asie centrale, les grandes compagnies pétrolières occidentales ont multiplié les plans pour exploiter les hydrocarbures du Bassin caspien. La firme californienne UNOCAL a porté deux vastes projets. Le premier (dit BTC) devait relier la Caspienne à la Mer noire en passant par l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, notamment avec l’aide du britannique BP ; le second devait relier la Caspienne à l’Océan indien via le Turkmenistan, l’Afghanistan et le Pakistan, principalement avec l’aide du saoudien Delta Oil.

Si le BTC a été construit sans grande difficultés, il n’en fut pas de même pour le pipe-line trans-afghan. UNOCAL se heurta au chaos régnant dans le pays et se rapprocha de la Maison-Blanche pour obtenir la stabilisation de cette région. La firme engagea Henry Kissinger comme consultant, et confia la direction du projet aux ambassadeurs John J. Maresca, Robert B. Oakley et à deux experts Zalmay Khalilzad et Hamid Karzaï. Washington acheta l’aide des talibans, qui contrôlaient la majeure partie du pays. Pour ce faire, le département d’État leur accorda une subvention de 43 millions de dollars en mai 2001. Avec l’accord du G8 (sommet de Gênes, 20-22 juillet 2001), des négociations multilatérales furent alors ouvertes à Berlin avec l’Émirat islamique bien que celui-ci ne soit pas reconnu par la communauté internationale. Cependant, les talibans émirent de nouvelles exigences et elles échouèrent.

Les États-Unis et le Royaume-Uni planifièrent alors une invasion de l’Afghanistan. Fin août 2001, ils concentrèrent leurs forces navales en mer d’Oman et acheminèrent 40 000 hommes en Égypte. Le 9 septembre 2001, le leader tadjik pro-russe Shah Massoud fut assassiné, mais la nouvelle fut gardée secrète. Le 11 septembre 2001, le président Bush accusa les talibans d’être impliqués dans les attentats qui venaient de survenir à New York et Washington et leur adressa un ultimatum. Puis, les Anglo-Saxons renversèrent les talibans et prirent le contrôle du pays lors de l’opération « Liberté immuable » [1].

7 ans plus tard, le pipe-line n’est toujours pas construit et le pays est toujours en proie au chaos. UNOCAL a été absorbé par Chevron avec la bénédiction de Condoleezza Rice ; John J. Maresca est devenu le patron du Business Humanitarian Forum qui s’occupe activement de la culture du pavot en Afghanistan à des fins médicinales (sic) ; Robert B. Oakley est chargé de proposer un plan de réorganisation des institutions militaires ; Zalmay Khalilzad est devenu ambassadeur des États-Unis à l’ONU ; Hamid Karzaï a fait usage de sa double nationalité pour devenir président de l’Afghanistan transformée en narco-État.

Le Pentagone, absorbé par le bourbier irakien, a largement délégué l’occupation militaire de l’Afghanistan à ses alliés de l’OTAN. Pour approvisionner ses troupes, l’Alliance atlantique a signé un protocole avec l’Organisation du Traité de sécurité collective (sommet de Bucarest, 4 avril 2008). La logistique est acheminée via la Russie, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Commentant cette étrange facilitée accordée à l’OTAN, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a rappelé l’importance de la coopération internationale contre le terrorisme ; plus direct, l’ambassadeur Zamil Kabulov a déclaré à Vremya Novostei que l’intérêt de Moscou était de voir les Occidentaux s’embourber et mourir en Afghanistan.

Or le 8 août 2008, les États-Unis et Israël ont lancé les troupes géorgiennes à l’attaque des populations russes d’Ossétie du Sud. En riposte, l’armée russe a bombardé les deux aéroports militaires israéliens en Géorgie et le pipe-line BTC. Puis, le président Medvedev a réunit l’Organisation du Traité de sécurité collective qui a abrogé le protocole le liant à l’OTAN. Enfin, les médias publics russes ont soudain remis en cause le lien supposé entre les attentats du 11 septembre 2001 et la colonisation de l’Afghanistan par l’OTAN.

Ce retournement est d’autant plus grave pour l’OTAN qu’elle essuie défaite sur défaite. 54 % du territoire afghan est aux mains des insurgés. Pour leur faire face, le général David McKiernan exige l’envoi de trois brigades supplémentaires (soit 15 000 hommes, qui devraient être prélevés sur le contingent irakien). Mais il n’est évidemment plus question d’envoyer des renforts alors que les 47 600 hommes déjà présents ne sont plus approvisionnés et sont donc en très grand danger.

Pour rétablir sa chaîne logistique, l’Alliance doit impérativement trouver d’urgence une voie d’acheminement. Aucune solution satisfaisante ne peut être effective à brève échéance. Cherchant d’abord à sauver en priorité les GI’s pris au piège, le secrétaire à la Défense Robert Gates a multiplié les considérations ampoulées sur le manque de coordination entre l’ISAF, les Forces spéciales US et l’armée afghane, pour proposer en définitive de modifier la chaîne de commande. Toutes les troupes, y compris alliées, seraient placées directement sous l’autorité du CENTCOM. En d’autres termes, les Alliés n’auraient plus leur mot à dire et le Pentagone pourrait servir les troupes anglo-saxonnes (US, UK, Canada et Australie) et laisser les autres se débrouiller tous seuls (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, etc.).

L’Afghanistan étant fermé à l’Est par une haute barrière montagneuse, le seul corridor d’approvisionnement est la passe de Khyber, située en territoire pakistanais. Elle était utilisée uniquement pour le ravitaillement des troupes en carburant. Lors du week-end prolongé de l’anniversaire de la naissance du prophète (23 avril 2008), une soixantaine de camions citerne se sont entassés au poste-frontière de Torkham. Les insurgés ont attaqué le camion central au RPG et l’ensemble s’est enflammé en un gigantesque brasier. Depuis, les convois ne se déplacent que sous bonne escorte.

Pour sécuriser la passe de Khyber, le Pentagone a bombardé des cibles suspectes en territoire pakistanais, le 3 septembre. L’ultra pro-US Ali Asif Zardari a été élu président du Pakistan, le 5 septembre. Le chef d’état-major interarmes US, l’amiral Mike Müllen, a effectué une visite surprise au Pakistan, le 15 septembre. Il a exigé que le Pakistan cède le contrôle de la passe de Khyber aux États-Unis.

Le 21 septembre, le président Zardari a prononcé son discours d’investiture devant le Parlement. Il s’est engagé à soutenir les efforts du Pentagone contre les « terroristes » afghans. À l’issue de la cérémonie, les membres du gouvernement et les parlementaires ont été invités à l’iftar (rupture du jeûne de ramadan). La plupart d’entre eux étaient furieux à la fois parce que le nouveau président n’avait pas confirmé son engagement de rétablir les juges de la Cour suprême et par ce qu’il avait laissé entendre qu’il abandonnerait la souveraineté sur la passe de Khyber. Au cours de la réception, un camion piégé a frappé le bâtiment voisin (hôtel Marriott). Cet attentat ne pouvait être compris par les parlementaires que comme un avertissement de l’OTAN qui n’hésiterait pas à les éliminer s’ils s’opposaient à ses projets. Au plan médiatique, cet attentat justifie la prise de contrôle US d’une portion de territoire pakistanais, comme ceux du 11-Septembre avaient justifié l’invasion de l’Afghanistan.

Intervenant à la télévision, Najam Sethi, le rédacteur en chef du quotidien libéral Daily Times, s’est exclamé : « C’est le 11-Septembre du Pakistan ». M. Sethi est un journaliste connu pour son alignement sur Washington dont il a soutenu toutes les incohérences. Ainsi a-t-il approuvé le coup d’État militaire du général Musharraf en 1999 au nom de l’« ordre » et défend-il aujourd’hui le nouveau pion US, Ali Asif Zardari, au nom de la « démocratie » cette fois. Il a fondé le Daily Times avec des capitaux états-uniens, début 2002, à l’issue de l’opération Liberté immuable.

Quoi qu’il en soit, cet attentat marque l’extension de la guerre d’Afghanistan au Pakistan et remet en cause l’équilibre régional.

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

http://www.voltairenet.org/article158100.html

27/08/2008

27/08/2008: Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN...

 -------- Message original --------

Sujet: : Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN
Date: Wed, 27 Aug 2008 08:36:34 +0200
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>

 

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, August 26, 2008 10:31 PM
Subject: Fw: Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN

Représailles des "Occidentaux"  ou simple routine ?
GP
----- Original Message -----
From: ecolonna
Sent: Monday, August 25, 2008 10:25 PM
Subject: Afghanistan : plus d'une centaine de civils massacrés par l'OTAN

Afghanistan : plus d’une centaine de civils massacrés par l’OTAN
 
lundi 25 août 2008 - Al Jazeera.net
 
 
 
Les attaques de l’OTAN sont régulièrement ponctuées de massacres de civils afghans

 

 

La décision est intervenue après qu’une délégation désignée par Karzai se soit rendue à l’aéroport de Shindand et dans le village d’Azizabad au coeur de l’ouest de l’Afghanistan pour enquêter sur le fait que des civils avaient été tués.

Les témoins visuels et les habitants attestent que plus de 100 civils, dont la grande majorité sont des femmes et des enfants, ont été tués dans l’attaque de l’OTAN.

Les officiels américains prétendent que seulement trois civils ont été tués en plus de 25 combattants Talibans.

Le Général Jalandar Shah Behnam, responsable de l’armée pour l’ouest de l’Afghanistan, et le commandant Abdul Jabar ont été limogés pour « négligence et dissimulation » selon un décret présidentiel publié dimanche.

« Dans cette tragique attaque aérienne et l’opération militaire irresponsable et imprécise contre le village d’Azizabad dans la zone de Shindand, plus de 89 de nos compatriotes innocents, y compris des femmes et des enfants, ont été martyrisés », dit le rapport.

Zeina Khodr d’Al Jazeera rapporte depuis Kaboul que les deux responsables avaient été rappelés dans la capitale pour y être interrogés par le ministère de la défense.

« Karzai est sous forte pression, il a perdu beaucoup de soutien parmi la population locale en raison de ces attaques aériennes, » explique Zeina Khodr.

Le président a régulièrement fait appel aux Etats-Unis et aux forces dirigées par l’OTAN pour qu’ils accordent plus d’attention aux pertes infligées aux civils, avertissant que de tels incidents sapent la bonne volonté du peuple afghan.

Les Nations Unies ont signalé que 255 des presque 700 décès civils lors de combats en Afghanistan cette année ont été provoquées par les troupes afghanes et les troupes internationales sous direction américaine.

Le chef de la police dans la province d’Hérat située à l’ouest de l’Afghanistan a déclaré à Al Jazeera dimanche que 95 civils avaient été tués.

Le ministère de l’intérieur avait d’abord estimé le nombre de morts à 76, dont une cinquantaine d’enfants et 19 femmes.

Environ 15 des maisons qui ont été détruites lors des bombardements appartiennent aux hommes qui travaillent comme gardes de sécurité sur une piste d’atterrissage employée par les troupes internationales à environ 120 kilomètres au sud de de la ville d’Hérat, ont fait savoir des gens du pays.

Les villageois et les parents des victimes ont organisé une manifestation de colère samedi, mettant le feu à un fourgon de police, retournant un camion de transport et portant des banderolles sur lequelles on pouvait lire « mort à l’Amérique ».

« [Le secteur] est calme maintenant. Nous enquêtons sur ce qui s’est passé, » a déclaré le Général Mohammad Zahir Azimi, un porte-parole du ministère de la défense.

« Notre première enquête prouve qu’un grand nombre de civils ont été tués. La tragédie est beaucoup plus grave que ce nous avions tout d’abord pensé, » a-t-il avoué.

Sur le même thème :

  Afghanistan : nouveau massacre de civils par l’OTAN - 23 août 2008 
  Afghanistan : les survivants témoignent du bombardement d’une cérémonie de mariage - 15 juillet 2008 
  Afghanistan : les crimes de l’impérialisme - 13 juillet 2008 
  Afghanistan : l’OTAN massacre des civils lors de raids aériens - 3 août 2007 
  Afghanistan, terre d’expérimentation - 2 juillet 2007 
  Afghanistan : nouveau massacre de civils par les troupes d’occupation - 1e juillet 2007 
  Afghanistan, Irak : quand la mort vient du ciel - 5 juin 2007 
  Les Afghans dénoncent les victimes civiles des bombardements - 12 mai 2007 
  Un massacre provoque des manifestations anti-américaines en Afghanistan - 7 mars 2007 
  Afghanistan : massacre de civils par les forces américaines - 6 mars 2007

24 août 2008 - Al Jazeera.net - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/a...
[Traduction : Info-Palestine.net]

La colère aussi au Pakistan
 

22/08/2008

21/08/2008: Sur l'agression des États-Unis et de l'OTAN dans le Caucase ...


L' Europe de l' Est n' est pas "libérée" avec la restauration du capitalisme. A l'exemple de la Géorgie, les pays de l' Est sont devenus de véritables colonies des impérialistes et conquérants ricano-otano-occidentaux. Sous la "dictature" "communiste", la Géorgie était une République soviétique et la Paix régnait dans toute cette région et dans toute l' Europe.
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Parti communiste du Canada - Agression des É.-U. et de l'OTAN dans le Caucase - Communist Party of Canada - US / NATO Agression in the Caucasus
Date: Thu, 21 Aug 2008 07:19:22 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>

 


Prière de diffuser ce message - J'envoie ce message à + de 250 adresses - Pour recevoir ou ne plus recevoir mes messages ou m'envoyer vos commentaires : pueblo@sympatico.ca

Please circulate this message - Being sent to + than 250 addresses - To receive my messages, to be removed from my list or to send comments: pueblo@sympatico.ca

Por favor difunda este mensaje - Está siendo enviado a + de 250 direcciones - Para recibir mis mensajes, dejar de recibirlos o enviar sus comentarios: pueblo@sympatico.ca


[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

Déclaration émise par le Comité exécutif central du Parti communiste du Canada, le 14 août 2008

Sur l'agression des États-Unis et de l'OTAN dans le Caucase

Issued by the Central Executive Committee, Communist Party of Canada, August 14, 2008

On the US/NATO aggression in the Caucasus

 



 

[FRANÇAIS]

 

Sur l'agression des États-Unis et de l'OTAN dans le Caucase

 

Le conflit armé meurtrier déclenché dans le Caucase est non seulement une catastrophe humanitaire, qui a déjà coûté la vie à environ 2000 personnes, mais aussi une menace très réelle d'éclatement de guerres plus étendues dans la région.  Les préparatifs et les agressions militaires menés par l'impérialisme en Géorgie sont des étincelles qui pourraient finir par déclencher une guerre beaucoup plus vaste.  Ils exigent la plus ferme condamnation de la part du mouvement syndical international, ainsi que de toutes les forces de paix et des forces anti-impérialistes.

 

Sans l'entrave que constituait le puissant bloc de pays socialistes, les pays impérialistes, placés sous la direction des États-Unis au sein de l'alliance militaire qu'est l'OTAN, utilisent la Géorgie pour préparer de futures agressions, violant ainsi les principes fondamentaux du droit international, entre autres ceux de la Charte des Nations Unies.

 

Le Parti communiste du Canada dénonce l'invasion géorgienne perpétrée le 7 août, et les bombardements aériens de zones résidentielles, d'hôpitaux et d'écoles de Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud, comme étant une agression ne répondant à aucune provocation, qui a plongé le Caucase dans la guerre.  Nous appuyons pleinement les appels lancés par de nombreux pays en vue du retrait total des forces géorgiennes de l'Ossétie du Sud, mesure qui constituerait le premier pas vers une solution pacifique de ce conflit, qui ne devrait pas être autorisé pour éviter qu'il ne se développe au point de devenir une confrontation généralisée au Moyen-Orient et en Asie centrale.

 

Nous constatons également, contrairement aux déclarations des médias occidentaux et du régime Bush, qu'il ne s'agit pas d'une "agression russe".  La source des tensions croissantes survenant dans le Caucase n'est pas la présence de troupes russes.  Celles-ci étaient entrées en Ossétie du Sud au début des années 1990, en tant que gardiens de la paix, après la tentative par la Géorgie d'annexer par la force la région, ce qui avait conduit une grande partie de la population à traverser la frontière pour se rendre en Ossétie du Nord, qui continue de faire partie de la Russie.

La véritable cause de ce conflit réside dans l'expansionnisme des politiques impérialistes des États-Unis et de l'OTAN.  Depuis des décennies, en commençant par la guerre froide, les États-Unis ont cherché à encercler militairement leur rival, l'Union soviétique, à affaiblir ses alliés et, plus tard, la Russie elle-même, en mettant en place des régimes soi-disant "pro-occidentaux", qui permettent l'établissement de bases états-uniennes sur leur territoire et dépendent fortement de la coopération et de l'aide militaires des États-Unis.  La Russie, se souvenant de l'invasion nazie, qui a coûté au pays plus d'une vingtaine de millions de vies, s'oppose fermement à un tel encerclement impérialiste.

 

C'est le cas de la Géorgie, devenue cliente des États-Unis au moment de la guerre illégale menée par l'OTAN contre la Yougoslavie en 1999.  Israël, principal allié des États-Unis dans la région, a également établi des liens politiques et économiques étroits avec le gouvernement géorgien.  Il semble évident, en raison du niveau élevé d'intégration militaire entre les États-Unis, l'OTAN, Israël et la Géorgie, que l'agression du 7 août était déjà connue à l'avance et avait été approuvée par les gouvernements Bush et Olmert.  Ce point de vue semble être confirmé par la décision prise le 9 août par les États-Unis de fournir des avions de transport militaire afin de dépêcher une importante partie du contingent de 2000 soldats géorgiens postés en Irak et de les envoyer combattre dans leur pays.

L'offensive impérialiste visant le pillage du pétrole et des autres ressources vitales constitue un facteur-clé de la déstabilisation de la région.  En particulier le pipeline BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan) permet le transport de pétrole et de gaz à travers la Géorgie vers la Méditerranée orientale, dont une grande partie du pétrole importé de l'Azerbaïdjan par Israël.  Contrôlé par la British Petroleum et construit avec l'aide des États-Unis, le pipeline BTC est un élément essentiel du bloc militaire et politique constitué par l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et Israël, jugé indispensable par les États-Unis pour contrebalancer l'influence de la Russie et la Chine dans la région.

 

Tenant compte de la guerre menée par les États-Unis et le Royaume Uni contre l'Iraq et des efforts continuels déployés par les forces d'occupation pour remettre les vastes richesses pétrolières de l'Irak aux sociétés transnationales, personne ne devrait sous-estimer la volonté de la clique d'extrême droite qui gravite autour de Bush, de Cheney et des autres faucons républicains d'utiliser les événements du Moyen-Orient et de Asie centrale pour accroître cette offensive stratégique.  Dans ce contexte, l'agression de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud, qui a rapidement dû faire face à une puissante résistance russe, semble avoir été une provocation visant à créer de meilleures conditions pour l'expansion de la présence militaire des États-Unis et de l'OTAN dans la région.

 

La guerre du Caucase pourrait également influer sur les élections présidentielles états-uniennes, en augmentant l'appui des électeurs au candidat républicain John McCain.  Ces événements visent, sans l'ombre d'un doute, à préparer le terrain en vue d'une attaque des États-Unis contre l'Iran, et, à long terme, de la saisie impérialiste des réserves de pétrole de ce pays.  Une telle attaque pourrait déclencher une guerre aux dimensions imprévisibles, au coût de millions de vies, et pourrait s'étendre bien au-delà des frontières du Moyen-Orient.

 

Engagé dans la poursuite de l'hégémonie mondiale, l'impérialisme joue avec le feu, et l'agression récente perpétrée par la Géorgie fait partie de ce vaste plan.  Le Parti communiste du Canada demande instamment un plein appui aux tentatives internationales de circonscrire et d'éteindre ce conflit et de mettre fin à toutes les tentatives impérialistes d'ingérence dans le Caucase.

 

Déclaration émise par le Comité exécutif central du

Parti communiste du Canada

Le 14 août 2008

 

 

[ENGLISH]

 

On the US/NATO aggression in the Caucasus

 

The outbreak of a deadly armed conflict in the Caucasus is not only a humanitarian disaster which has already cost some 2,000 lives, but poses a very real threat of wider wars in the region. Imperialism’s preparations and aggressions in Georgia are sparks that can eventually ignite a much larger conflagration, demanding the sharpest condemnation of the international labour movement and all peace and anti-imperialist forces.

Unhindered by a strong socialist bloc of countries, imperialist countries led by the US in the NATO military alliance are using Georgia to prepare future aggressions, in violation of the basic principles of international law such as those in the United Nations Charter.

The Communist Party of Canada condemns the Georgian invasion on August 7, including bombing raids on residential areas, hospitals, and schools in the South Ossetian capital of Tskhinvali, as an unprovoked assault which plunged the Caucasus into war. We give full support to calls from many countries for the complete withdrawal of Georgian forces from South Ossetia as a first step towards a peaceful solution to this conflict, which must not be allowed to expand into all-out confrontation in the Middle East and Central Asia.

We also note that contrary to claims by much of the western media and by the Bush regime, this is not a case of "Russian aggression." The source of rising tensions in the Caucasus is not the presence of Russian troops, which entered South Ossetia in the early 1990s as peacekeepers after Georgia attempted to forcibly annex the area, driving much of the population across the border into North Ossetia, which remained within Russia.

The real origin of this conflict lies in the US/NATO imperialist policies of expansionism. For decades, starting with the Cold War, the US has sought to place a military ring around its rival, undermining allies of the Soviet Union and later Russia, and imposing so-called "pro-Western" regimes which allow US bases on their soil and rely heavily on US military cooperation and support. Recalling the Nazi invasion which cost their country over twenty million lives, Russia strongly opposes such imperialist encirclement.

This is the case with Georgia, which became a U.S. client state at the time of the illegal NATO war against Yugoslavia in 1999. Israel, the main U.S. ally in the region, has also forged close political and economic links with the Georgian government. The high level of US/NATO/Israeli/Georgian military integration makes it clear that the August 7 aggression must have been known in advance and approved by the Bush and Olmert governments. Bolstering this view is the decision on August 9 by the United States to provide military transport aircraft to fly many of Georgia's 2,000-strong troop contingent out of Iraq to join the fighting at home.

The imperialist drive to plunder oil and other vital resources is a key factor in destabilization of the region. Notably, the Baku-Tblisi-Ceyhan pipeline brings oil and gas through Georgia to the Eastern Mediterranean, including a large part of Israel's oil imports from Azerbaijan. Controlled by British Petroleum and built with US support, the BTC pipeline is a vital piece of the military-political bloc including Azerbaijan, Georgia, Turkey and Israel, which the US considers a vital counter-balance against the influence of Russia and China in the region.

In the wake of the US/UK war against Iraq and the continuing efforts by the occupation forces to turn over Iraq's vast oil wealth to the transnational corporations, nobody should underestimate the desire of the ultra-right clique around Bush, Cheney and other Republican hawks to use events in the Middle East and Central Asia to further this strategic push. Seen in this context, Georgia's aggression against South Ossetia, which quickly met powerful Russian resistance, may have been a provocation to create better conditions for expansion of the US/ NATO military presence in the area.

The Caucasus war could also influence the US presidential election, by tilting voter support towards Republican candidate John McCain. It is not a stretch to wonder if these events may be intended to help lay the groundwork for a US strike against Iran, with the long-range goal of imperialist seizure of that country's oil reserves. Such an attack would unleash a war of unforeseeable dimensions, costing millions of lives and spreading far beyond the borders of the Middle East.

In pursuit of its aim of global hegemony, imperialism is playing with fire, and Georgia's latest aggression is part of this wider pattern. The Communist Party of Canada urges full support for international attempts to contain and extinguish this conflict, and for an end to all imperialist meddling in the Caucasus.

 

Issued by the Central Executive Committee

Communist Party of Canada

August 14, 2008

 

 

21/08/2008

20/08/2008: Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan...

-------- Message original --------

Sujet: TROUPES FRANCAISES HORS D AFGHANISTAN
Date: Wed, 20 Aug 2008 20:35:54 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr



Retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan


www.democratie-socialisme.org


L’actuelle guerre prolongée d'invasion et d'occupation de l'Afghanistan n'a rien à voir, contrairement à ce que prétendent Sarkozy, le va t ‘en guerre Kouchner (rapporteur pour Total en Birmanie) et Fillon avec la lutte contre le terrorisme. Bin Laden court toujours ! C'est une guerre pour le pétrole au service essentiel des intérêts américains. Hamid Karzaï, pachtoune, est l'homme de la RAND Corporation, formé et recruté aux USA, employé du pétrolier UNOCAL lié au vice-président Dick Cheney, dans le but de construire le pipe-line qui doit traverser l'Afghanistan et driver le pétrole d'Asie centrale. Karzaï avait collaboré et négocié, pour ce faire, avec les talibans lorsque ceux-ci étaient encore alliés des USA. Et c'est ce fantoche Hamid Karzaï qu'ils ont mis en en place et dont ils défendent par la violence le pouvoir à Kaboul.

S’ils aidaient vraiment le peuple afghan à s’émanciper, à se développer, ils auraient progressé depuis sept ans, vu les énormes moyens investis. Une petite partie de ces moyens auraient pu servir à construire une voie ferrée, des écoles et des hôpitaux. Mais comme leurs but de guerre ne sont pas du tout tout d’aider "le peuple afghan à se libérer des terroristes et des intégristes”, en dépit de 70 000 hommes de troupes internationales venues de 28 pays depuis 7 ans, ils ne parviennent à rien d’autre qu’à unifier contre eux le peuple afghan et à le ressouder avec les talibans. Au point qu’ils ont perdu le contrôle de plus de la moitié du pays. S’ils agissaient pour la population et si la population était de leur côté en serait-il ainsi ? Non.

Ce n’est pas le progrès qu’ils ont apporté en sept ans, mais la progression de la fabrication et de la vente de l’opium, dont le frère Ahmed Wali Karzai, est un des plus grands trafiquants du pays. Toutes les opérations brutales de police et d’occupation étrangère, menées la coalition américaine, dont 3000 français, au lieu d’isoler les intégristes Talibans, ont contribué à développer un sentiment national que les talibans exploitent.

C’est pourquoi cette guerre sera fatalement perdue : toute escalade nourrira les résistants afghans, et la défaite est au bout de chaque embuscade. Les Afghans sont chez eux, c’est leur terre, leur pays, ils ont le temps pour eux, les armées étrangères d’occupation perdront fatalement comme chaque fois que l’Afghanistan a été occupé depuis un siècle.

Sarkozy, qui avait, dans sa campagne électorale annoncé avec tambours et trompettes, le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, et qui une fois élu, s’est démenti, en envoyant mille hommes de plus, est le responsable direct des 10 soldats morts et des 21 blessés tombés en embuscade le 19 août 2008. Il se rend à Kaboul ? S’il poursuit cette guerre, il sera obligé de s’y rendre souvent !

C’est pourquoi toute la gauche doit s’unir et convaincre le peuple français d’imposer au pouvoir sarkozyste le retrait immédiat de tous nos soldats d’Afghanistan.

Gérard Filoche, le 19 août 2008

09/08/2008

09/08/2008: Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ?

-------- Message original --------

Sujet: russie-georgie
Date: Sat, 9 Aug 2008 12:53:06 +0200
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>

 

Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ? par danielle Bleitrach

 

Il s’est produit des affrontements  militaires d’une trés grande gravité entre les armées du régime marionnette de Washington de Géorgie ( le Caucase du Nord ) et la republique autonome d’Ossétie du Sud appuyée par la Russie, y compris le bombardement hier de la capitale autonome de l’Ossétie, Tskhinvali. L’assaut de la Georgie qui a par ailleurs fait 15 morts de soldats russes de maintien de la paix dans leur caserne a entraîné une réaction de la Russie et on peut parler de guerre, avec entrée des chars russes, de l’aviation et de nombreux volontaires venus de l’Ossetie du nord.

Il y aurait eu dans l’attaque géorgienne contre l’Ossetie 1 400 morts, en majorité des civils, selon l’agence de presse russe Interfax, qui cite le chef des séparatistes ossètes, Edouard Kokoity.

Des avis contradictoires sur le nombre des victimes

La capitale ossète,Tskhinvali , a été investie par la Georgie qui a prétendu venir mater les “tendances spératistes”. On compte de nombreuses victimes, mais les communiqués venus des deux camps sont contradictoires. Un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés en Ossétie du Sud a aussi indiqué que de nombreux immeubles et maisons avaient été détruits dans le combat.

La Russie n’a pas tardé à réagir, d’autant que des tirs géorgiens avaient tué dix soldats russes dans une caserne de la force de maintien de la paix, à Tskhinvali. Cent cinquante chars et véhicules blindés russes sont entrés en Ossétie du Sud, alors que, à Moscou, se tenait un conseil de sécurité sous la présidence de Medvedev. La Géorgie a fait état du bombardement de sa base aérienne de Vaziani, à 25 km de Tbilissi, par l’aviation russe.

En occident, on présente l’Ossétie commme ayant choisi le séparatisme, mais c’est oublier qu’à l’époque de l’URSS, l’Ossétie du Sud avait le statut de “région autonome” au sein de la RSS de Géorgie, qu’elle est peuplée par une population qui a souvent le double passeport et qu’elle est proche de l’Ossetie du Nord qui est restée russe.

En 1991, elle a proclamé son indépendance envers Tbilissi après la suppression de son autonomie par le premier président géorgien Zviad Gamsakhourdia. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-Ossète en 1992 à la suite d’un conflit meurtrier. La paix dans la zone du conflit osséto-géorgien est actuellement maintenue par un contingent composé de trois bataillons (russe, géorgien et ossète), fort de 500 hommes chacun  comme soldats de la paix.  Dans son attaque de l’Ossétie la Georgie a tué des soldats russes chargés de maintenir la paix.

La Georgie est devenue la marionnette des Etats-Unis

Dans ce conflit nous sommes devant le résultat du dépeçage de l’ex-URSS, dépeçage organisé par les Etats-Unis en particulier par le milliardaire Soros, homme de la CIA, qui a entredtenu une masse d’ONG provoquant des guerres civiles, des mouvements sociaux en profitant de la débandande des institutions et des pouvoirs. Le tout sur la décomposition de l’ancien appareil d’Etat soviétique et la ruée des apparatchiks vers l’appropriation privée des ressources nationales.

Georges Soros, le milliardaire américain a soutenu financièrement les mouvements étudiants géorgiens et le parti de Saakachvili. il a financé la carrière politique de Saakachvili depuis le début. Son influence continue aujourd’hui à être grande sur le nouveau gouvernement géorgien. Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation.   Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie depuis la révolution. Cette aide annuelle atteint donc aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël. Les Etats-Unis ont également débloqué de l’argent pour régler la facture énergétique de la Géorgie au lendemain de la révolution de novembre 2003. Il est évident que Soros qui y trouve ses propres intérêts financiers a joué en lien étroit avec la CIA un rôle dans la main mise directe des Etats-unis sur cette zone strétégique d’abord sur un plan énergétique mais pas seulement.(1)

C’est un scénario que l’on a vu s’appliquer dans bien d’autres endroits, cette “balkanisation”, vassalisation est partout y compris en Amérique latine, en Asie,  comme en Europe, le moyen d’asseoir la puissance étasunienne face à des pays rebelles. Aujourd’hui c’est l’avancée de l’OTAN, l’installation de missile dirigés contre l’iran mais en fait contre la Russie. Mais pourquoi envahir l’Ossétie indépendante de fait depuis de nombreuses années? S’agit-il de créer une situation irreversible avant le départ de l’actuel hôte de la maison Blanche? Si l’influence de Soros reste déterminante s’agit-il au contraire de jouer la carte dessinée par Obama du renforcement de l’intervention vers l’Afghanistan et vers une zone irano-orientale ?

Pourtant recemment Condolezza rice était à Tiblissi et on imagine mal que l’opération se soit faite sans son aval. Sous l’influence de Washington, qui souhaite l’intégration de la Georgie dans l’OTAN .

Depuis la Georgie est totalement vassalisée aux Etats-Unis et d’un point de vue militaire trés liée à Israël.  il est donc  peu probable que la Georgie ait lancé l’assaut sur l’Ossétie, tué dans leur caserne des soldats russes du contingent de la paix, sans l’accord des Etats-Unis.

Dans un premier temps la Géorgie, puissamment armée et entraînée par israël a contesté l’organe chargé de régler le conflit - la Commission mixte de contrôle - est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l’Ossétie du Nord et l’Ossétie du Sud. Et a suivi le 7 août,  l’attaque contre l’Ossetie, le bombardement de sa capitale, les populations civiles qui fuient, on parle d’un désastre humanitaire et c’est enfin l’affrontement direct avec les forces russes.

Une attaque contre l’Ossétie mais aussi contre la Russsie

Aujourd’hui les dirigeants  politiques géorgiens  prétendent mener une opération de pacification. Tbilissi se dit prêt à arrêter le bain de sang si Tskhinvali [capitale sud-ossète] accepte une négociation directe [sans médiation russe], ce qui signifierait une capitulation des ossètes. Tbilissi promet par ailleurs d’octroyer à la république “une large autonomie au sein de la Géorgie et une aide humanitaire de 35 millions de dollars pour la reconstruction.” Le Premier ministre géorgien Vladimir Gourguénidzé a également proposé “une amnistie juridico-politique pour tous les hauts fonctionnaires de la république autoproclamée” tout en réitérant la volonté de Tbilissi de “poursuivre [l'action militaire] jusqu’au rétablissement de l’ordre“.

Dans son allocution à la nation, citée par l’agence d’information géorgienne Akhali Ambebi Sakartvelo, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé que dans la matinée du 8 août, “la majeure partie de l’Ossétie du Sud était libérée et contrôlée par les forces gouvernementales géorgiennes”. Il a ensuite accusé Moscou d’avoir envoyé des bombardiers SU-24 frapper les alentours de la ville géorgienne de Gori [à une cinquantaine de kilomètres de Tskhinvali] et les régions de Kareli et de Variani. Information catégoriquement démentie par la Russie : “C’est du délire, une énième provocation nauséabonde de Tbilissi”, a rétorqué un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères russe, cité par Izvestia.

Le même jour ce “délire” sur le bombardement de Gori était relayé par toutes les agences de presse occidentales qui faisaient avec une belle unanimité de la Russie l’agresseur.

Le premier dirigeant russe  à avoir réagi à l’escalade de la violence a été le chef du gouvernement Vladimir Poutine. Depuis Pékin, il a regretté le non-respect par la Géorgie de la trêve olympique et a promis “une riposte à l’agression géorgienne“, rapporte le quotidien en ligne russe Vzgliad. L’agence russe Ria Novosti fait état des propos de Wladimir Poutine auprès de Bush affirmant que les peuple russe en particulier ceux du caucase n’accepteront une telle agression contre leur compatriote. Bush parait avoir manifesté de l’embarras. Pour sa part,  le président russe Dimitri Medvedev a promis de protéger la population civile ossète dont la majorité possède un passeport russe, informe Vzgliad. “Nous n’accepterons pas la mort impunie de nos concitoyens où qu’ils se trouvent“, a-t-il martelé. Selon Vzgliad, le jour même des troupes et des blindés russes franchissaient  la frontière russo-géorgienne et se dirigeraient vers Tskhinvali.

Les Etats-Unis par la bouche de Condoleezza Rice ont réclamé la fin de combat alors que la vraie question est leur implication dans l’assaut. Quant à la communauté internationale, l’OTAN, l’ONU et le Conseil de l’Europe ont appelé les parties à cesser le feu et à s’asseoir autour de la table des négociations. A l’heure actuelle, la pacification semble toutefois être un vœu pieux.

Le Caucase s’embrase ?

La fièvre monte du côté russe, en particulier dans le Caucase, l’agence de presse Ria novosti nous apprend que “les Cosaques ont lancé la formation de bataillons de volontaires pour faire face à une éventuelle aggravation de la situation en Ossétie du Sud, a annoncé mardi aux journalistes le chef (ataman) de la Troupe des Cosaques du Don, Viktor Vodolatski.
“Ces bataillons sont prêts à aller dès demain en Ossétie du Sud”, a indiqué l’ataman. Selon lui, les bataillons sont formés de Cosaques qui ont servi dans l’armée.  “Nous voulons que les meilleurs Cosaques qui défendront l’Ossétie du Sud et la Russie en fassent partie”, a souligné l’ataman.
Selon les responsables sud-ossètes, si la Géorgie déclenche une guerre contre la république autoproclamée, on fera appel à ces bataillons. “Dans ce cas-là, les Cosaques auront le statut de militaires sud-ossètes”, a précisé Anatoli Barankevitch, secrétaire du Conseil de sécurité de la république.  Ces deniers jours, a-t-il poursuivi, la Géorgie a multiplié ses provocations, “tuant, lors de tirs, six personnes et en blessant 13 autres”.
“Sur les six tués, trois sont des civils”, a-t-il rappelé, ajoutant que l’évacuation des femmes et des enfants des zones menacées par les tirs géorgiens avait été ordonnée le 2 août
.”

Au-delà de l’événement

Comme toujours on ne peut dire la véritable signification de l’événement - et a fortiori qui en sortira victorieux-  ne peut se comprendre qu’en le  renvoyant à la totalité historique qui lui donne sens.

Le fond est ce que nous avons décrit le dépeçage des marches de l’ex-Urss et la tentative de poursuivre l’assaut en particulier à travers l’Otan qui tente d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine. Partout ont été installés par de pseudo- révolutions populaires et des élections achetées, manipulées des hommes de paille dont la politique consiste à s’approprier sous couvert de privatisation les ressources du pays, entraînant une aggravation de la situation des populations. Il faut également mesurer que l’entreprise est partie dès Gorbatchev , qui sous couvert de créer un pluripartisme a sollicité partout des partis “nationalistes” ou plutôt régionalistes issus de l’appareil, avec une propagande en faveur des autonomies puis des indépendances.

la Géorgie était l’une des Républiques où le niveau de vie était le plus élevé aux côtés des Pays baltes et certaines régions de la Russie occidentale. Quelques années après la chute de l’Union Soviétique,  la Géorgie  était dans le peloton de queue des républiques post-soviétiques. Si l’on prend les revenus par habitant, la Géorgie est aujourd’hui dans les trois ou quatre derniers pays de l’ex-Union soviétique. Le PIB a chuté de manière très spectaculaire : le PIB de 1993 représentait 17% de celui de 1989. Au lendemain de la disparition de l’URSS, il y a donc eu une décomposition totale du tissu économique. Depuis 1995-1996, la croissance est redevenue positive. A partir de 1998, la crise financière russe a marqué la Géorgie. La corruption et la criminalisation de l’économie sont également entrées en jeu à partir de la fin des années 90 entravant sérieusement le développement de l’économie. En matière économique, la Géorgie est ainsi devenue un pays en proie à des groupes d’intérêts politico-mafieux qui empêchaient tout investissement étranger. Les seules entreprises étrangères qui sont parvenues à s’implanter dans le pays, notamment dans la distribution d’électricité ou la production de vin ou d’eau minérale, ont du quitter le pays au bout de deux ou trois ans en raison de la pression de ces groupes criminels. Il y eu aussi des enlèvements d’hommes d’affaires a plusieurs reprises. 

La révolution de velours, menée en fait directement par les Etats-Unis avec des “experts” et politiciens directement importés de ce pays a été mené contre la corruption et les bandes mafieuses. Il a fait grand bruit de quelques arrestations de responsables politiques impliqués dans la corruption de l’ancien régime. Les ministres de l’Energie, des Transports, le directeur des chemins de fer ou encore le président de la Fédération géorgienne de Football ont ainsi figuré sur la ” black list ” de l’équipe Saakachvili.  Mais en fait il y a eu entente entre les nouveaux et les anciens dans le dépeçage et le peuple qui avait accueilli avec soulagement le changement d’équipe a rapidement déchanté.

Qu’est-ce qui peut donc expliquer cette offensive contre une région autonome depuis pas mal de temps et surtout contre l’armée russe ?  

Ce qu’il faut voir c’est que le Caucase du sud est une région stratégique d’une très grande hétérogénéité ethnique qui est la région qui sert de lien entre la Russie et l’Asie Mineure, et qui après la chute de l’URSS s’est convertie en une zone de tension et de conflits armées. Le gouvernement de georgie est un agent nord-américain, c’est un avocat new yorkais d’origine géorgienne Mijail Shajashvili, cette situation créée de toute pièce est un des principaux facteurs d’instabilité à cause de la politique intérieure de privatisation et d’hostilité à l’égard de russophones. Du côté Russe, la défense de dignité nationale par Poutine a d’abord consisté à enrayer le dépeçage et cette politique a été menée aussi  en s’appuyant sur la résistance des populations russophones à la soumission aux Etats-unis. on retrouve en ukraine un cas de figure comparable. On connait par ailleurs la manière dont la Russie a été conduite à créer autour d’elle un glacis d’alliance dont le plus célèbre est l’organisation de Coopération de shanghai, mais il faut également considérer l’organisation des riverains de la mer Caspienne proche de cette zone. Partout la Russie a sollicité des alliances défensives contre les assauts conjugués de pseudo terroristes et de séparatistes dirigés par des hommes de paille, avec intégration dans l’OTAN.

Parce que l’autre facteur de déstabilisation est le rôle que les etats-Unis et leur allié Israêl prétendent faire jouer à la Georgie.  La Georgie, en effet, constitue une des pièces du dispositif contre l’Iran autant qu’un des facteurs de démantélement de l’ex-Union Soviétique, voir de la Russie elle-même. C’est même une chaîne de poudrière qui comprend la Tchétchénie, le Daguestan avec ses réserves et l’enclave arménienne de Nagorno-Karabaj dans le territoire de l’ Azerbaidzhan. Pour bien mesurer l’ensemble il faut encore avoir en mémoire que se multiplient dans la même zone les agressions de la Turquie contre les Kurdes, le tout dans le contexte explosif de l’iran.

Derrière ces conflits ethniques il y a en effet le grand jeu pour le contrôle des gazéoduccs et oléoducs. C’est le gaz du Turkménistan et les réserves pétrolières d’Azerbadjian. Les Américains sont actifs depuis longtemps dans cette région en raison des ressources énergétiques de la Caspienne. Ils sont également entrain de déplacer leurs bases militaires de l’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale officiellement dans le cadre de leur stratégie de lutte contre le terrorisme. Washington envisage notamment d’installer de nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est le véritable verrou stratégique du Caucase car c’est le seul pays qui a un accès à une mer ouverte et qui a une frontière très longue avec le Caucase russe. La Géorgie est un pays clef pour la stabilité régionale dans le Caucase

Alors que le conflit armé paraissait improbable, il semble que celui-ci ait été décidé ce qui est trés inquiétant pour l’embrasement de la zone. S’agit-il d’une mise à feu dont la poudrière serait l’Iran? Avec les Etats-Unis on peut s’attendre à tout.

Danielle bleitrach

(1) Cela dit Soros dont nul ne peut nier le rôle dans la destabilisation qui lui rapporte en général pas mal d’opérations financières est actuellement en crise ouverte avec le gouvernement Bush et un des plus gros soutiens financiers de Obama. C’est un personnage qui s’agite beaucoup mais est-ce lui qui tire les ficelles, on peut en douter, le complexe militaro-industriel étasunien se méfie de cet aventurier, l’utilise