09/08/2008

09/08/2008: Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ?

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Sujet: russie-georgie
Date: Sat, 9 Aug 2008 12:53:06 +0200
De: bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>

 

Alerte rouge dans le Caucase, que cherchent les Etats-Unis ? par danielle Bleitrach

 

Il s’est produit des affrontements  militaires d’une trés grande gravité entre les armées du régime marionnette de Washington de Géorgie ( le Caucase du Nord ) et la republique autonome d’Ossétie du Sud appuyée par la Russie, y compris le bombardement hier de la capitale autonome de l’Ossétie, Tskhinvali. L’assaut de la Georgie qui a par ailleurs fait 15 morts de soldats russes de maintien de la paix dans leur caserne a entraîné une réaction de la Russie et on peut parler de guerre, avec entrée des chars russes, de l’aviation et de nombreux volontaires venus de l’Ossetie du nord.

Il y aurait eu dans l’attaque géorgienne contre l’Ossetie 1 400 morts, en majorité des civils, selon l’agence de presse russe Interfax, qui cite le chef des séparatistes ossètes, Edouard Kokoity.

Des avis contradictoires sur le nombre des victimes

La capitale ossète,Tskhinvali , a été investie par la Georgie qui a prétendu venir mater les “tendances spératistes”. On compte de nombreuses victimes, mais les communiqués venus des deux camps sont contradictoires. Un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés en Ossétie du Sud a aussi indiqué que de nombreux immeubles et maisons avaient été détruits dans le combat.

La Russie n’a pas tardé à réagir, d’autant que des tirs géorgiens avaient tué dix soldats russes dans une caserne de la force de maintien de la paix, à Tskhinvali. Cent cinquante chars et véhicules blindés russes sont entrés en Ossétie du Sud, alors que, à Moscou, se tenait un conseil de sécurité sous la présidence de Medvedev. La Géorgie a fait état du bombardement de sa base aérienne de Vaziani, à 25 km de Tbilissi, par l’aviation russe.

En occident, on présente l’Ossétie commme ayant choisi le séparatisme, mais c’est oublier qu’à l’époque de l’URSS, l’Ossétie du Sud avait le statut de “région autonome” au sein de la RSS de Géorgie, qu’elle est peuplée par une population qui a souvent le double passeport et qu’elle est proche de l’Ossetie du Nord qui est restée russe.

En 1991, elle a proclamé son indépendance envers Tbilissi après la suppression de son autonomie par le premier président géorgien Zviad Gamsakhourdia. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-Ossète en 1992 à la suite d’un conflit meurtrier. La paix dans la zone du conflit osséto-géorgien est actuellement maintenue par un contingent composé de trois bataillons (russe, géorgien et ossète), fort de 500 hommes chacun  comme soldats de la paix.  Dans son attaque de l’Ossétie la Georgie a tué des soldats russes chargés de maintenir la paix.

La Georgie est devenue la marionnette des Etats-Unis

Dans ce conflit nous sommes devant le résultat du dépeçage de l’ex-URSS, dépeçage organisé par les Etats-Unis en particulier par le milliardaire Soros, homme de la CIA, qui a entredtenu une masse d’ONG provoquant des guerres civiles, des mouvements sociaux en profitant de la débandande des institutions et des pouvoirs. Le tout sur la décomposition de l’ancien appareil d’Etat soviétique et la ruée des apparatchiks vers l’appropriation privée des ressources nationales.

Georges Soros, le milliardaire américain a soutenu financièrement les mouvements étudiants géorgiens et le parti de Saakachvili. il a financé la carrière politique de Saakachvili depuis le début. Son influence continue aujourd’hui à être grande sur le nouveau gouvernement géorgien. Des ministres de l’actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation.   Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie depuis la révolution. Cette aide annuelle atteint donc aujourd’hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l’armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l’aide d’Israël. Les Etats-Unis ont également débloqué de l’argent pour régler la facture énergétique de la Géorgie au lendemain de la révolution de novembre 2003. Il est évident que Soros qui y trouve ses propres intérêts financiers a joué en lien étroit avec la CIA un rôle dans la main mise directe des Etats-unis sur cette zone strétégique d’abord sur un plan énergétique mais pas seulement.(1)

C’est un scénario que l’on a vu s’appliquer dans bien d’autres endroits, cette “balkanisation”, vassalisation est partout y compris en Amérique latine, en Asie,  comme en Europe, le moyen d’asseoir la puissance étasunienne face à des pays rebelles. Aujourd’hui c’est l’avancée de l’OTAN, l’installation de missile dirigés contre l’iran mais en fait contre la Russie. Mais pourquoi envahir l’Ossétie indépendante de fait depuis de nombreuses années? S’agit-il de créer une situation irreversible avant le départ de l’actuel hôte de la maison Blanche? Si l’influence de Soros reste déterminante s’agit-il au contraire de jouer la carte dessinée par Obama du renforcement de l’intervention vers l’Afghanistan et vers une zone irano-orientale ?

Pourtant recemment Condolezza rice était à Tiblissi et on imagine mal que l’opération se soit faite sans son aval. Sous l’influence de Washington, qui souhaite l’intégration de la Georgie dans l’OTAN .

Depuis la Georgie est totalement vassalisée aux Etats-Unis et d’un point de vue militaire trés liée à Israël.  il est donc  peu probable que la Georgie ait lancé l’assaut sur l’Ossétie, tué dans leur caserne des soldats russes du contingent de la paix, sans l’accord des Etats-Unis.

Dans un premier temps la Géorgie, puissamment armée et entraînée par israël a contesté l’organe chargé de régler le conflit - la Commission mixte de contrôle - est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l’Ossétie du Nord et l’Ossétie du Sud. Et a suivi le 7 août,  l’attaque contre l’Ossetie, le bombardement de sa capitale, les populations civiles qui fuient, on parle d’un désastre humanitaire et c’est enfin l’affrontement direct avec les forces russes.

Une attaque contre l’Ossétie mais aussi contre la Russsie

Aujourd’hui les dirigeants  politiques géorgiens  prétendent mener une opération de pacification. Tbilissi se dit prêt à arrêter le bain de sang si Tskhinvali [capitale sud-ossète] accepte une négociation directe [sans médiation russe], ce qui signifierait une capitulation des ossètes. Tbilissi promet par ailleurs d’octroyer à la république “une large autonomie au sein de la Géorgie et une aide humanitaire de 35 millions de dollars pour la reconstruction.” Le Premier ministre géorgien Vladimir Gourguénidzé a également proposé “une amnistie juridico-politique pour tous les hauts fonctionnaires de la république autoproclamée” tout en réitérant la volonté de Tbilissi de “poursuivre [l'action militaire] jusqu’au rétablissement de l’ordre“.

Dans son allocution à la nation, citée par l’agence d’information géorgienne Akhali Ambebi Sakartvelo, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a annoncé que dans la matinée du 8 août, “la majeure partie de l’Ossétie du Sud était libérée et contrôlée par les forces gouvernementales géorgiennes”. Il a ensuite accusé Moscou d’avoir envoyé des bombardiers SU-24 frapper les alentours de la ville géorgienne de Gori [à une cinquantaine de kilomètres de Tskhinvali] et les régions de Kareli et de Variani. Information catégoriquement démentie par la Russie : “C’est du délire, une énième provocation nauséabonde de Tbilissi”, a rétorqué un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères russe, cité par Izvestia.

Le même jour ce “délire” sur le bombardement de Gori était relayé par toutes les agences de presse occidentales qui faisaient avec une belle unanimité de la Russie l’agresseur.

Le premier dirigeant russe  à avoir réagi à l’escalade de la violence a été le chef du gouvernement Vladimir Poutine. Depuis Pékin, il a regretté le non-respect par la Géorgie de la trêve olympique et a promis “une riposte à l’agression géorgienne“, rapporte le quotidien en ligne russe Vzgliad. L’agence russe Ria Novosti fait état des propos de Wladimir Poutine auprès de Bush affirmant que les peuple russe en particulier ceux du caucase n’accepteront une telle agression contre leur compatriote. Bush parait avoir manifesté de l’embarras. Pour sa part,  le président russe Dimitri Medvedev a promis de protéger la population civile ossète dont la majorité possède un passeport russe, informe Vzgliad. “Nous n’accepterons pas la mort impunie de nos concitoyens où qu’ils se trouvent“, a-t-il martelé. Selon Vzgliad, le jour même des troupes et des blindés russes franchissaient  la frontière russo-géorgienne et se dirigeraient vers Tskhinvali.

Les Etats-Unis par la bouche de Condoleezza Rice ont réclamé la fin de combat alors que la vraie question est leur implication dans l’assaut. Quant à la communauté internationale, l’OTAN, l’ONU et le Conseil de l’Europe ont appelé les parties à cesser le feu et à s’asseoir autour de la table des négociations. A l’heure actuelle, la pacification semble toutefois être un vœu pieux.

Le Caucase s’embrase ?

La fièvre monte du côté russe, en particulier dans le Caucase, l’agence de presse Ria novosti nous apprend que “les Cosaques ont lancé la formation de bataillons de volontaires pour faire face à une éventuelle aggravation de la situation en Ossétie du Sud, a annoncé mardi aux journalistes le chef (ataman) de la Troupe des Cosaques du Don, Viktor Vodolatski.
“Ces bataillons sont prêts à aller dès demain en Ossétie du Sud”, a indiqué l’ataman. Selon lui, les bataillons sont formés de Cosaques qui ont servi dans l’armée.  “Nous voulons que les meilleurs Cosaques qui défendront l’Ossétie du Sud et la Russie en fassent partie”, a souligné l’ataman.
Selon les responsables sud-ossètes, si la Géorgie déclenche une guerre contre la république autoproclamée, on fera appel à ces bataillons. “Dans ce cas-là, les Cosaques auront le statut de militaires sud-ossètes”, a précisé Anatoli Barankevitch, secrétaire du Conseil de sécurité de la république.  Ces deniers jours, a-t-il poursuivi, la Géorgie a multiplié ses provocations, “tuant, lors de tirs, six personnes et en blessant 13 autres”.
“Sur les six tués, trois sont des civils”, a-t-il rappelé, ajoutant que l’évacuation des femmes et des enfants des zones menacées par les tirs géorgiens avait été ordonnée le 2 août
.”

Au-delà de l’événement

Comme toujours on ne peut dire la véritable signification de l’événement - et a fortiori qui en sortira victorieux-  ne peut se comprendre qu’en le  renvoyant à la totalité historique qui lui donne sens.

Le fond est ce que nous avons décrit le dépeçage des marches de l’ex-Urss et la tentative de poursuivre l’assaut en particulier à travers l’Otan qui tente d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine. Partout ont été installés par de pseudo- révolutions populaires et des élections achetées, manipulées des hommes de paille dont la politique consiste à s’approprier sous couvert de privatisation les ressources du pays, entraînant une aggravation de la situation des populations. Il faut également mesurer que l’entreprise est partie dès Gorbatchev , qui sous couvert de créer un pluripartisme a sollicité partout des partis “nationalistes” ou plutôt régionalistes issus de l’appareil, avec une propagande en faveur des autonomies puis des indépendances.

la Géorgie était l’une des Républiques où le niveau de vie était le plus élevé aux côtés des Pays baltes et certaines régions de la Russie occidentale. Quelques années après la chute de l’Union Soviétique,  la Géorgie  était dans le peloton de queue des républiques post-soviétiques. Si l’on prend les revenus par habitant, la Géorgie est aujourd’hui dans les trois ou quatre derniers pays de l’ex-Union soviétique. Le PIB a chuté de manière très spectaculaire : le PIB de 1993 représentait 17% de celui de 1989. Au lendemain de la disparition de l’URSS, il y a donc eu une décomposition totale du tissu économique. Depuis 1995-1996, la croissance est redevenue positive. A partir de 1998, la crise financière russe a marqué la Géorgie. La corruption et la criminalisation de l’économie sont également entrées en jeu à partir de la fin des années 90 entravant sérieusement le développement de l’économie. En matière économique, la Géorgie est ainsi devenue un pays en proie à des groupes d’intérêts politico-mafieux qui empêchaient tout investissement étranger. Les seules entreprises étrangères qui sont parvenues à s’implanter dans le pays, notamment dans la distribution d’électricité ou la production de vin ou d’eau minérale, ont du quitter le pays au bout de deux ou trois ans en raison de la pression de ces groupes criminels. Il y eu aussi des enlèvements d’hommes d’affaires a plusieurs reprises. 

La révolution de velours, menée en fait directement par les Etats-Unis avec des “experts” et politiciens directement importés de ce pays a été mené contre la corruption et les bandes mafieuses. Il a fait grand bruit de quelques arrestations de responsables politiques impliqués dans la corruption de l’ancien régime. Les ministres de l’Energie, des Transports, le directeur des chemins de fer ou encore le président de la Fédération géorgienne de Football ont ainsi figuré sur la ” black list ” de l’équipe Saakachvili.  Mais en fait il y a eu entente entre les nouveaux et les anciens dans le dépeçage et le peuple qui avait accueilli avec soulagement le changement d’équipe a rapidement déchanté.

Qu’est-ce qui peut donc expliquer cette offensive contre une région autonome depuis pas mal de temps et surtout contre l’armée russe ?  

Ce qu’il faut voir c’est que le Caucase du sud est une région stratégique d’une très grande hétérogénéité ethnique qui est la région qui sert de lien entre la Russie et l’Asie Mineure, et qui après la chute de l’URSS s’est convertie en une zone de tension et de conflits armées. Le gouvernement de georgie est un agent nord-américain, c’est un avocat new yorkais d’origine géorgienne Mijail Shajashvili, cette situation créée de toute pièce est un des principaux facteurs d’instabilité à cause de la politique intérieure de privatisation et d’hostilité à l’égard de russophones. Du côté Russe, la défense de dignité nationale par Poutine a d’abord consisté à enrayer le dépeçage et cette politique a été menée aussi  en s’appuyant sur la résistance des populations russophones à la soumission aux Etats-unis. on retrouve en ukraine un cas de figure comparable. On connait par ailleurs la manière dont la Russie a été conduite à créer autour d’elle un glacis d’alliance dont le plus célèbre est l’organisation de Coopération de shanghai, mais il faut également considérer l’organisation des riverains de la mer Caspienne proche de cette zone. Partout la Russie a sollicité des alliances défensives contre les assauts conjugués de pseudo terroristes et de séparatistes dirigés par des hommes de paille, avec intégration dans l’OTAN.

Parce que l’autre facteur de déstabilisation est le rôle que les etats-Unis et leur allié Israêl prétendent faire jouer à la Georgie.  La Georgie, en effet, constitue une des pièces du dispositif contre l’Iran autant qu’un des facteurs de démantélement de l’ex-Union Soviétique, voir de la Russie elle-même. C’est même une chaîne de poudrière qui comprend la Tchétchénie, le Daguestan avec ses réserves et l’enclave arménienne de Nagorno-Karabaj dans le territoire de l’ Azerbaidzhan. Pour bien mesurer l’ensemble il faut encore avoir en mémoire que se multiplient dans la même zone les agressions de la Turquie contre les Kurdes, le tout dans le contexte explosif de l’iran.

Derrière ces conflits ethniques il y a en effet le grand jeu pour le contrôle des gazéoduccs et oléoducs. C’est le gaz du Turkménistan et les réserves pétrolières d’Azerbadjian. Les Américains sont actifs depuis longtemps dans cette région en raison des ressources énergétiques de la Caspienne. Ils sont également entrain de déplacer leurs bases militaires de l’Europe de l’Ouest vers l’Europe de l’Est et l’Asie centrale officiellement dans le cadre de leur stratégie de lutte contre le terrorisme. Washington envisage notamment d’installer de nouvelles bases en Géorgie ou en Azerbaïdjan. La Géorgie est le véritable verrou stratégique du Caucase car c’est le seul pays qui a un accès à une mer ouverte et qui a une frontière très longue avec le Caucase russe. La Géorgie est un pays clef pour la stabilité régionale dans le Caucase

Alors que le conflit armé paraissait improbable, il semble que celui-ci ait été décidé ce qui est trés inquiétant pour l’embrasement de la zone. S’agit-il d’une mise à feu dont la poudrière serait l’Iran? Avec les Etats-Unis on peut s’attendre à tout.

Danielle bleitrach

(1) Cela dit Soros dont nul ne peut nier le rôle dans la destabilisation qui lui rapporte en général pas mal d’opérations financières est actuellement en crise ouverte avec le gouvernement Bush et un des plus gros soutiens financiers de Obama. C’est un personnage qui s’agite beaucoup mais est-ce lui qui tire les ficelles, on peut en douter, le complexe militaro-industriel étasunien se méfie de cet aventurier, l’utilise

 

02/05/2008

01/05/2008: La Clinton veut détruire l'Iran si....

Et dire que c'est une femme qui profère ce genre d'ineptie. 
ginette





01.05.2008 Edicom
L'Iran se plaint à l'ONU de propos tenus par Hillary Clinton
http://www.edicom.ch/fr/news/international/l-iran-se-plaint-a-l-onu-de-
propos-tenus-par-hillary-clinton_1188-5282828

L'Iran a formulé mercredi une plainte auprès des Nations Unies à la
suite de propos tenus par la sénatrice américaine Hillary Clinton durant
sa campagne électorale pour la Maison Blanche. Elle avait mis en garde
Téhéran contre une attaque contre Israël.

La candidate démocrate à l'investiture de son parti avait déclaré la
semaine dernière que si elle était élue présidente en novembre et que
les dirigeants iraniens lançaient une attaque nucléaire sur Israël, les
Etats-Unis seraient prêts à "totalement les réduire à néant".
L'ambassadeur adjoint de l'Iran aux Nations unies a adressé une lettre
au secrétaire général Ban Ki-moon et au président du Conseil de sécurité
dans laquelle il exprime la condamnation iranienne "d'une telle
déclaration, provocatrice, déplacée et irresponsable".

Mme Clinton avait tenu ces paroles sur la chaîne télévisée ABC. Elle
entendait par là faire savoir à Téhéran ce qu'elle serait prête à
décider en cas d'attaque nucléaire contre Israël, a-t-elle par la suite
précisé.

"Je veux que les Iraniens sachent que si je suis présidente, nous
attaquerons l'Iran (s'il attaque Israël)", avait-elle déclaré.

"S'ils tentent stupidement, lors de ces dix prochaines années, de lancer
une attaque contre Israël, nous serons en mesure de les réduire à
néant", avait-elle ajouté.

"C'est terrible de dire cela, mais ces gens qui dirigent l'Iran doivent
le comprendre, car cela les dissuadera peut-être d'entreprendre quelque
chose d'irréfléchi, de stupide et de tragique", avait-elle aussi poursuivi.

Dans sa lettre datée du 30 avril, l'ambassadeur adjoint Mehdi
Danesh-Yazdi a indiqué vouloir réaffirmer le rejet par l'Iran de toutes
les armes de destruction massive, y compris les armes nucléaires.

"De plus, je souhaite réaffirmer la position de mon gouvernement, selon
laquelle la République islamique d'Iran n'a l'intention d'attaquer aucun
autre pays", a-t-il ajouté.

"Néanmoins, l'Iran n'hésiterait pas à agir en légitime défense en
répondant à toute attaque contre la nation iranienne et en prenant des
mesures défensives appropriées pour se protéger", a-t-il encore dit.

SDA-ATS News Service


30.04.2008. Edicom
Arrivée dans le Golfe d'un second porte-avions de l'US Navy

http://www.edicom.ch/fr/news/international/arrivee-dans-le-golfe-d-un-
second-porte-avions-de-l-us-navy_1188-5275775

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a indiqué mardi que la
marine américaine avait envoyé un second porte-avions dans le Golfe
arabo-persique. Ce geste selon lui peut être considéré comme un "rappel"
à l'intention de l'Iran.

M. Gates, qui effectuait un déplacement au Mexique, a toutefois souligné
qu'il ne s'agissait pas d'un renforcement à long terme de la présence
militaire américaine dans la région.

Il a également rejeté l'hypothèse selon laquelle l'arrivée du nouveau
bâtiment américain augurait d'une intervention militaire contre Téhéran.

"Ce déploiement avait été prévu de longue date", a déclaré Gates. "Je ne
pense pas que nous aurons deux porte-avions là-bas pour une durée
prolongée. Je ne considère donc pas cela comme une escalade. Je pense
que cela peut en revanche être perçu comme un rappel", a-t-il ajouté.

M. Gates n'a pas souhaité faire davantage de commentaires, ni fournir de
détails sur le déploiement.

Un porte-parole du Pentagone a par la suite indiqué que le second
porte-avions était arrivé mardi dans le Golfe en remplacement de celui
qui s'y trouvait, lequel doit quitter la région dans deux jours.

Les autorités de l'US Navy n'étaient pas disponibles dans l'immédiat
pour réagir à cette annonce.

SDA-ATS News Service

20:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Tags : actualite, democratie, imperialisme, liberte, information, silence, courcelles, belgique, usa, romain, histoire, general, guerre, colonialisme, medias, presse, television | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/04/2008

17/04/2008: Bush reçoit un camouflet au sommet de l’OTAN....

 -------- Message original --------
Sujet: EUROPE ET AMERIQUE
Date: Thu, 17 Apr 2008 20:22:12 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr


Bush reçoit un camouflet au sommet de l’OTAN

Par Stefan Steinberg
12 avril 2008

www.wsws.org

Lors du sommet de l´OTAN du week-end dernier à Bucarest, la capitale roumaine, le président américain George W. Bush eut à faire à une opposition européenne concertée contre ses plans de poursuite de l’élargissement de l’Alliance vers l’Europe de l’Est. Seul un compromis de dernière minute a permis au président américain de ne pas perdre la face. Selon la presse, les politiciens allemands en particulier se sont montrés contrariés et inquiets face à l’obstination du président américain d’accueillir rapidement la Géorgie et l’Ukraine dans les rangs de l’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord.

Mercredi soir, lors du dîner officiel du sommet, l’opposition française et allemande aux projets de Bush s’est vue renforcée par le soutien de l’Italie, de la Hongrie et des pays du Benelux. Même le plus proche allié de Bush en Europe, le premier ministre britannique Gordon Brown, a déclaré qu’il était bien trop tôt pour l’OTAN d’accepter les deux anciennes républiques soviétiques.

Lors du dîner qui a duré deux heures de plus que prévu, Bush aurait finalement reconnu qu’il ne lui serait pas possible de faire accepter sa proposition. Selon un haut fonctionnaire du gouvernement américain, « la discussion avait plutôt mobilisé les Européens » et plusieurs alliés européens se sont énervés à cause de l’attitude de Bush. Dans le but évident de donner une tournure favorable au différend, le même fonctionnaire a déclaré: « On était tout à fait divisé, mais c´était une bonne division. »

Mercredi soir, après d’intenses délibérations entre le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier allemand (SPD) et la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, un compromis fut finalement trouvé. La formulation acceptée jeudi par les participants au sommet omet de façon évidente d’avancer le moindre calendrier pour l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine. Le compromis fut largement considéré comme un moyen de permettre au président américain de sauver la face et comme une victoire de la diplomatie allemande.

Dans leurs comptes-rendus des tensions survenues au sommet de Bucarest entre les Etats-Unis et leurs alliés européens, les journaux allemands ont ouvertement qualifié le comportement du président américain de provocation visant à diviser l’alliance.

Dans le Süddeutsche Zeitung, Stefan Cornelius a rapporté que la chancelière allemande, Angela Merkel (CDU), avait clairement fait comprendre au président américain il y a un an que l’Allemagne était opposée à toute adhésion à court terme de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN. Lors de plusieurs vidéoconférences avec Washington tenues ces derniers mois, Merkel avait réitéré que l’Allemagne n’était pas disposée à céder sur ce point. Jusqu’à la semaine dernière, les diplomates allemands avaient été confiants qu’une solution diplomatique serait trouvée pour résoudre la question tout en évitant un conflit ouvert lors du sommet.

Cette option allait échouer suite aux déclarations faites cette semaine à plusieurs reprises par le président Bush et dans lesquelles il insistait sur un calendrier de négociations en faveur d’une entrée rapide des deux pays dans l’Alliance atlantique. Mardi, Bush apparaissait à Kiev aux côtés du président ukrainien Viktor Iouchtchenko pour déclarer que « les Etats-Unis soutenaient entièrement [sa] demande » d’intégration à l’OTAN.

Moscou a répondu sur-le-champ à la proposition de Bush. Le ministre russe adjoint des Affaires étrangères, Grigory Karasin, a réitéré qu´une adhésion ukrainienne à l’OTAN entraînerait une crise profonde dans les relations russo-ukrainiennes et l’envoyé de la Russie auprès de l’OTAN, Dmitry Rogozin, a déclaré que, si l’Ukraine et la Géorgie étaient accueillies dans le soi-disant Plan d’action en vue de l’adhésion (Membership Action Plan, MAP), cela « marquerait un point de non retour dans les relations de son pays avec l’Alliance. »

Ecartant toute critique de ses projets, Bush a repris mercredi dans la capitale roumaine le thème de l’élargissement de l’OTAN devant un auditoire de 500 dirigeants du monde politique et des affaires ainsi que lors d’une réunion du fonds Marshall allemand.

Suite à quoi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réprouvé les propos de Bush, qualifiant sa proposition d´élargissement « d’artificielle et de tout à fait inutile » et lançant un avertissement ostensible depuis la Douma (le parlement) à Moscou… « Quand cela se passera, notre réponse ne se fera pas attendre, je vous l’assure. »

Le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré mardi dans une interview accordée au Leipziger Volkszeitung qu’il existait beaucoup de scepticisme en Europe quant au soutien américain à l’entrée de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN. Steinmeier a dit qu’après la « difficile décision sur la reconnaissance du Kosovo, il est clair que nous avons atteint, en ce qui concerne notre politique étrangère, le seuil de tolérance de la Russie. »

Steinmeier, tout comme Merkel, avance l´argument que ni la Géorgie sous son président de la république autoritaire Mikheïl Saakaschvili ni l’Ukraine où une grande majorité de la population est opposée à l’adhésion à l’OTAN, ne sont prêtes pour rejoindre l’alliance.

Dans son article de tête sur l’ouverture du sommet, la Süddeutsche Zeitung a commenté : « la stratégie de confrontation de Bush dès le début du sommet a été décrite par les diplomates d’extraordinaire parce qu’elle aurait pu conduire à ce que soit le président soit son adversaire, en l’occurrence la chancelière allemande, y perde la face… »

L’avenir de l’OTAN en jeu

A l’époque de la guerre froide, l’OTAN avait été la pierre angulaire de la politique militaire occidentale sur la scène internationale. A présent, deux décennies après l’effondrement de l’Union soviétique et dans des conditions de crise financière et politique croissante aux Etats-Unis même, certains commentateurs politiques soulignent que l’apparition de divergences profondes entre l’Europe et les Etats-Unis est une menace pour l’existence même de l’alliance.

Dans un article publié dans le journal britannique Independent et intitulé : « N’est-il pas temps de dissoudre l’OTAN maintenant que la guerre froide est finie ? », Adrian Hamilton énumère un certain nombre de sujets de désaccords au sommet de Bucarest : « Les participants sont en désaccord au sujet de l’élargissement vers l’est, les Etats-Unis, soutenus par les membres plus récents, insistant pour une adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine malgré le doute exprimé publiquement par l’Allemagne et l’opposition farouche de la Russie. Les membres du noyau central [de l´alliance] sont en désaccord au sujet de leur contribution individuelle à la guerre en Afghanistan. Même la question relativement peu controversée de l’intégration de la Macédoine dans l’organisation est menacée de veto par les Grecs si le nouveau membre refuse de changer de nom. »

Hamilton poursuit : « S’il s’agissait d’une famille, elle pourrait se mesurer aux Royal Tenenbaums [dans le film du même nom de Wes Anderson] et remporter la palme du dysfonctionnement. » Et il conclut : « La perspective angoissante qui règne à Bucarest est qu’en permettant que l’OTAN ne soit poussée dans une nouvelle direction avant que soit réglée la difficile question de son avenir, on risque de détruire l’alliance toute entière. »

L’avenir de l’OTAN fut également abordé par l’ancien ministre des Affaires étrangères allemand, Joschka Fischer, qui considère que le conflit grandissant entre l’Allemagne et les Etats-Unis est au cœur des différends survenus à Bucarest.

Fischer a écrit dans le journal Die Zeit de lundi : « L’avenir de l’OTAN en tant qu’Alliance mondiale pour l’intervention et la sécurité n’est pas à l’ordre du jour officiel du sommet de l’OTAN à Bucarest mais c’est précisément ce dont il sera question. »

En énumérant trois questions fondamentales du sommet, l’Afghanistan, l’élargissement de l’OTAN, les relations OTAN-Russie, Fischer conclut : « Il est remarquable que sur les trois questions décisives de Bucarest, le gouvernement allemand soit en opposition au gouvernement Bush. »

Il vaut la peine d’examiner les commentaires de Fischer de plus près. Contrairement à son prédécesseur, le dirigeant du SPD Gerhard Schröder, Angela Merkel a déclaré soutenir l’invasion américaine de l’Irak en 2003. Si elle avait été au pouvoir à l’époque, des troupes allemandes seraient très probablement engagées dans le bourbier irakien à l´heure qu´il est.

Depuis sa prise de pouvoir en 2005, elle s’est efforcée de surmonter la rupture qui était survenue dans les relations avec les Etats-Unis suite au refus de Schröder de défendre ouvertement l’invasion et l’occupation américaines de l´Irak. Il n’y a pas l’ombre d’un doute quant à la crédibilité atlantiste de Merkel. Mais à présent, selon Fischer, la chancelière allemande est, en dépit de ses efforts, en désaccord avec le président américain sur trois questions cruciales de la politique étrangère.

L’Allemagne est très certainement désireuse de maintenir de bonnes relations de travail avec la Russie, pays dont dépend fortement son approvisionnement en énergie. Les tentatives actuelles de Washington de raviver la guerre froide, la Russie jouant le rôle de l’ancienne Union soviétique, ne suffisent pourtant pas à expliquer l’intensité des conflits existant entre l’Allemagne et son allié d’après-guerre le plus étroit. Après la Deuxième Guerre mondiale, les nations occidentales européennes, et l’Allemagne en particulier, ont considéré les Etats-Unis comme un bastion de stabilité économique et politique.

Etant en mesure de compter sur le soutien économique et militaire des Etats-Unis dans le cadre de l’OTAN, il fut possible à l’Allemagne et aux autres pays européens de s’occuper de la reconstruction de leurs économies nationales après la guerre. Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, les Etats-Unis furent considérés dans les milieux politiques influents, en Europe de l’Est comme de l’Ouest, comme un modèle de développement économique et politique.

Aujourd’hui, au début du 21e siècle, la donne est tout à fait différente. Le premier grand coup porté contre l’OTAN durant ce siècle fut donné par le gouvernement Bush avec la mise en place de la « coalition des volontaires » pour l’aider à mener sa guerre contre l´Irak et à s’assurer les ressources de pétrole du Proche-Orient. La formation d’une coalition de puissances hors des structures internationales existantes dont les Etats-Unis avaient été les pionniers après la Seconde Guerre mondiale, fut correctement interprétée par les puissances européennes comme une tentative de la part de Washington de compenser le déclin de son influence au sein de l’ONU et de l’OTAN.

A la débâcle des cinq années de guerre en Irak s’ajoutent à présent les revers qui se multiplient pour les troupes de la coalition en Afghanistan. Bush s’est rendu à Bucarest avec la ferme intention de réclamer que davantage de troupes combattent dans ce pays ravagé, mais les dirigeants européens sont tout à fait conscients à quel point cette guerre est impopulaire aux yeux de leurs électorats respectifs.

Seul le président français, Nicolas Sarkozy, a réagi au récent appel de Bush en acceptant, sans information de son parlement, d’envoyer 700 soldats français supplémentaires dans l’est de l’Afghanistan. Pour donner une idée des proportions : le commandant en chef de la force internationale de l’OTAN en Afghanistan, le général américain Dan McNeill, a déclaré il y a une semaine que plus de 400.000 hommes étaient nécessaires pour que l’alliance menée par les Etats-Unis puisse combattre efficacement les talibans dans la région. Après sept années de guerre, en plus des signes d’une activité accrue des talibans, McNeill dispose actuellement de moins de 60 000 hommes.

Fischer, au même titre que Merkel, est tout à fait conscient de la dette que le capitalisme de l’Allemagne d’après-guerre a envers les Etats-Unis mais il considère que le gouvernement Bush est trop « faible » et trop « incompétent » pour mener à bien cette besogne en Afghanistan. Fischer affirme que l’Allemagne doit surmonter ses scrupules, envoyer des troupes de combat dans des zones dangereuses et aider les Etats-Unis à tirer les marrons du feu en déployant des soldats dans les régions du sud du pays ravagé par la guerre.

Durant les derniers mois du mandat de Bush, la politique étrangère du président américain revêt un caractère de plus en plus imprévisible et agressif. Ceci a sonné l’alarme dans les milieux politiques européens tout en obligeant les puissances européennes à adopter une attitude de plus en plus indépendante en matière de sécurité et de défense.

L’influent magazine politique allemand IP (Internationale Politik) avait déjà publié des débats sur l’avenir de l’OTAN dans la période précédant le sommet de Bucarest. S’exprimant contre une poursuite de l’alliance, l’expert hollandais de la défense, Peter van Ham, y a affirmé : « Ce n’est qu’une question de temps avant que l’UE ne remplace l’OTAN comme garant de la sécurité et de la défense en Europe. » Ham a accusé les Etats-Unis d’avilir l’OTAN : « Pour eux, l’OTAN n’est rien moins qu’une sorte de saloon où le shérif américain rassemble rapidement sa bande pour traquer les méchants. En mobilisant leur alliance, les Etats-Unis peuvent acquérir le cachet de la légitimité internationale sans que leur marge de manœuvre en matière de politique extérieure ne soit réduite. »

Argumentant contre cette position, un expert plus expérimenté en matière de sécurité, le professeur Karl Kaiser, rappelle que l’objectif initial de la construction de l’OTAN n’avait pas été de combattre une menace extérieure, mais d’empêcher la guerre entre les Etats-membres. En d’autres termes, les pressions centrifuges évidentes à Bucarest et qui menacent à présent de faire éclater l’OTAN, créent également les conditions pour de nouvelles confrontations militaires entre les principales puissances militaires.

(Article original paru le 4 avril 2008)

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05/04/2008

04/04/2008: Elargissement de l'OTAN limité à la Croatie et à l'Albanie...


En fait les ex-"satellites" de l' Urss, les uns après les autres, sont occupés à devenir les satellites des Usa, de l' Euro-dictature et de l' Otan. Les marionnettes mises au pouvoir dans ces pays par les ricano-otano-occidentaux, avec tous les appuis et subsides du Monde "libre" capitaliste font leur maximum. Tu parles de la "Liberté et de "l'Indépendance nationale" retrouvées ... C'est la soumission totale ... aux intérêts du capitalisme et de l' impérialisme pour la domination et monde et le pillage colonialiste des richesses des autres nations
RoRo



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Elargissement de l'OTAN limité à la Croatie et à l'Albanie

Les Etats-Unis, le Canada et les pays d'Europe centrale voulaient élargir l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie. La France et l'Allemagne, soucieuses de ménager la Russie, ont fait échouer le proje ...

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27/03/2008

26/03/2008: Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran ...

 -------- Message original --------

Sujet: Les anti -guerre US lancent un cri d'alerte. Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran
Date: Wed, 26 Mar 2008 09:23:50 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>



Les anti –guerre US lancent un cri d'alerte
Attention aux fausses mobilisations, Attention à une attaque surprise contre l'Iran


Le 25 mars 2008

La menace d'une Guerre contre l'Iran s'accroît de jour en jour. Un sousmarin nucléaire US se dirige vers le Golfe Persique. Il est urgent de remobiliser toutes les forces anti-guerre partout dans le monde. Attention aux « fausses mobilisations » type « indépendance du Tibet », c'est l'écran de fumée qui cache la vraie menace, celle d'une Troisième Guerre Mondiale. 
 
 
Pour commémorer le cinquième anniversaire de l'attaque contre l'Irak et protester contre la guerre, des centaines de militants anti-guerre américains se sont rassemblés à San Francisco dimanche dernier. Ceux qui ont pris la parole ont lancé un cri d'alarme disant que le conflit risquait de s'étendre à toute la région, qu'une nouvelle guerre était imminente, et que la prophétie était entrain de se réaliser sous nos yeux. Le départ forcé de l'amiral William « Fox » Fallon – commandant en chef des forces US au Moyen Orient - qui a été décrit dans le magazine US Esquire - à qui il avait accordé une interview- comme l'homme qui faisait rempart contre une nouvelle guerre, le fait qu'il est été relevé de ses fonctions, préfigure un désastre en gestation avancée.

La rhétorique guerrière, mensongère de l'administration Bush, et la soumission des démocrates, alors qu'ils ont été élus pour agir contre la guerre en Irak, présagent mal de l'avenir. Il en va de même avec la tournée à l'étranger du présidentiable républicain McCain qui se conduit déjà en chef suprême des armées US, et a adopté des positions encore plus belliqueuses et pro sionistes que Bush en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard si McCain est le candidat préféré des israéliens, et si l'homme qui le suit comme sont ombre, le sénateur »indépendant » (ex démocrate) Joe Lieberman, est un pro sioniste. Ce dernier pousse à une attaque contre l'Iran, ayant fait voter par le Congrès une loi qui dispense le président US de l'accord du Congrès pour déclencher une guerre, alors que pour la guerre en Irak, Bush avait dû en obtenir l'accord.

Ces anti-guerre américains ont lancé un appel à réveiller l'opinion publique partout dans le monde concernant la prochaine guerre contre l'Iran, et à mobiliser contre ce projet fou qui fera apparaître la guerre contre l'Irak comme une « petite guerre » comparativement - elle a pourtant déjà fait plus d'un million de morts côté irakien, plus de 4000 soldats américains ont été tués, sans compter les blessés de part et d'autre, et plus de 4 millions de déplacés irakiens. Car outre la destruction et la mort qu'elle sèmera en Iran, les répercussions aux US et en Europe seront terribles. Avec le prix du pétrole qui flambe déjà, une économie US en récession, l'onde de choc sera sans précédent, sans même parler des représailles iraniennes, car l'Iran pour se défendre ne se laissera bien évidemment pas attaquer sans réagir.

En face, des pouvoirs extrêmement puissants

Aux US, deux partis politiques sur la même longueur d'onde, quelque soit le prochain candidat élu président(e), le puissant complexe militaro industriel, l'armada d'intellectuels des boîtes à penser, ces grattes papiers justifiant et légalisant massacres, tortures, destructions, …les néo conservateurs, les puissants lobbies pro sionistes, et les médias/ bizness/propagande, tous acquis à la guerre car elle fait vendre de l'info.

En Europe, les trois gouvernements des « Grands » de l'UE - Grande Bretagne, France, Allemagne - soutiennent inconditionnellement les américano sionistes, les médias affûtent également la propagande guerrière contre l'Iran. L'environnement politique actuel est donc idéal pour lancer l'offensive contre l'Iran, d'autant que les oppositions politiques aux gouvernements en place dans ces pays sont considérablement affaiblies.

Surtout, l'attention de l'opinion publique est détournée sur des conflits mineurs tels celui du Tibet- qui embarrasse suffisamment la Chine pour politiquement la « neutraliser »- véritable écran de fumée pour cacher ce qui est en préparation, car l'administration américaine ne veut plus affronter la mobilisation populaire qu'il y a eu en 2003, ni avoir à se justifier, ce qui serait encore plus difficile étant donné les révélations faites sur les mensonges qui l'ont amené à attaquer l'Irak.

La Russie, qui s'était déclarée contre la guerre en Irak, risque d'être « neutralisée » par des perspectives de coopération rapprochée avec l'OTAN en Afghanistan, et de partage du gâteau pour le bizness sur l'enrichissement d'uranium.

Le vice président Dick Cheney vient de faire un tour du Moyen Orient pour s'assurer de la docilité des gouvernements arabes dits « modérés ».

Selon des sources egyptiennes (The International News 24/03/08) un sousmarin nucléaire vient de franchir vendredi dernier le Canal de Suez pour rejoindre la flotte US stationnée dans le Golfe Persique.

Coïncidence ? En Arabie Saoudite, Le Conseil de la Shura Saoudienne va discuter en urgence et en secret de plans nationaux pour faire face à des dangers radioactifs soudain liés au nucléaire qui pourraient toucher le royaume suite à des alertes lancés par des experts concernant des attaques possibles des réacteurs nucléaires de Bushehr en Iran, selon des articles parus dans la presse saoudienne de samedi. Le Centre de Science et Technologie King Abdul Aziz a préparé une proposition qui englobe les probabilités d'une fuite nucléaire et de dangers radioactifs en cas d'une attaque nucléaire surprise contre l'Iran, selon le journal saoudien Okaz. Ces plans devaient être discutés ce dimanche.

Coïncidence ? En Israël, les plus importants exercices d'alerte jamais tenus depuis la création de l'état sioniste, auront lieu le dimanche 6 avril. Organisé par la Nouvelle Autorité pour les Secours, ils se dérouleront pendant 5 jours. Mais avant cela, une journée de mobilisation des services urgentistes hospitaliers se tiendra le jeudi précédent les exercices. Toutes les préparations pour ces exercices auront lieu sous la responsabilité du secrétaire d'état à la Défense, Matan Vilnai, devenu célèbre récemment pour avoir menacé les Palestiniens de la Bande de Gaza de Shoah. Le premier jour des exercices, le premier ministre Ehud Olmert réunira son cabinet en réponse à « une attaque ennemie » pour décider de la réponse israélienne. Participeront à tous ces exercices, la police israélienne, l'armée, le commandement de la défense civile, les hôpitaux, les pompiers, les services d'ambulances du bouclier de David. Des sirènes retentiront partout dans le pays et les équipes de secours organiseront des évacuations en masse de « zones touchées ». Une campagne de relation publique précèdera juste avant, et accompagnera ces exercices.

En Turquie, le gouvernement actuel est déstabilisé par une tentative pour délégitimer le parti majoritaire, et l'armée, pro américano sioniste, pourrait se retrouver au pouvoir, ce qui permettrait aux US de compter sur la coopération de ce pays pour sa future guerre contre l'Iran, évitant ainsi ce qui s'était passé avec la guerre en Irak. La Turquie en 2003 lors de la guerre contre l'Irak, avait refusé le passage de l'armée US sur son territoire.

La profonde crise financière aux Etats-Unis pourrait aussi pousser l'administration américaine à chercher une « porte de sortie » en mobilisant son opinion publique sur une guerre, pour relancer également une industrie locale touchée de plein fouet par les délocalisations.

Tout dépend de la mobilisation de l'opinion publique mondiale

Mais la mobilisation contre la guerre en Irak l'avait montré, les peuples sont majoritairement contre ces guerres, à nous de les remobiliser, et VITE.

D'abord démystifier les « fausses mobilisations » sur des causes manipulées (Darfour, Tibet) parce qu'elles s'apparentent à des opérations de psyops, avec en ligne de front des ONG dont on sait, pour certaines, qui les financent, et de qui elles reçoivent leurs ordres (exemple en France RSF officine de la CIA).

Dénoncer sans relâche les principaux instigateurs de ce plan diabolique : les américano sionistes, qui ont érigé en doctrine planétaire leur volonté d'attaquer quiconque résiste à leur empire colonial bicéphal.

» Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous ».

Alors soyons le plus nombreux possible contre eux. Car identifier l'ennemi N° 1, et sa cohorte d'agents d'influence, dans toutes les sphères, et pas seulement celle du politique, mais aussi du culturel, du médiatique, fait partie d'une stratégie efficace anti-guerre

Faire comprendre les risques non plus d'un conflit limité régionalement, mais les répercussions mondiales d'une attaque nucléaire contre l'Iran :

Sur le plan humain, dans l'immédiat, la responsabilité de dizaines de milliers de morts iraniens, mais aussi dans les pays voisins, dans d'horribles souffrances, et des millions de contaminés

Du point de vue de la santé publique, car une attaque sur un site nucléaire iranien -on l'a vu avec la catastrophe de Tchernobyl - touchera les populations dans un rayon nous incluant, avec une prolifération de cancers, touchant tous les âges, mais aussi des malformations à la naissance, une atteinte au patrimoine génétique…

Une atteinte pour de nombreuses années sur l'environnement, animal, végétal, minéral, des mutations, des maladies inexpliquées des disparitions d'espèces, et probablement aussi une répercussion sur les problèmes de réchauffement climatique. Un nuage radio actif n'est pas inoffensif.

Financièrement, avec un pétrole à plus de 200 dollars, des coûts de production en hausse vertigineuse, des pénuries, l'impossibilité de se rendre à son travail en voiture, trop coûteux, la paralysie quasi certaine de l'économie nationale mais aussi mondiale, les faillites, les pertes d'emplois, la misère s'étendant à des couches sociales jusque là préservées….

Et aussi moralement, éthiquement, car une attaque contre un site nucléaire nécessite obligatoirement le largage de bombes nucléaires, ce qui constituerait une première depuis Hiroshima, Nagazaki, dont nous aurions TOUS à porter la responsabilité devant les générations futures.

Les bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu juste à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, et les populations des pays en guerre étant exténuées, elles n'avaient ni la force, ni les moyens de protester contre ces crimes contre l'humanité.

NOUS ne sommes pas dans cette situation, Nous avons les moyens tous ensemble d'empêcher cette attaque nucléaire.

Alors que chacun prenne ses responsabilités et agisse là où il peut le faire et avec les moyens dont il dispose.

Mobilisation Générale Anti-Guerre

Merci de bien vouloir relayer ce message de mobilisation, c'est un premier pas important vers une action concertée mondialisée.

Mireille Delamarre responsable de publication
www.planetenonviolence.org


10:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Tags : colonialisme, actualite, afghanistan, belgique, courcelles, guerre, histoire, imperialisme, medias, otan, propagande, usa, romain, silence | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/03/2008: Pas de troupes françaises en Afghanistan...



-------- Message original --------
Sujet: Pas de troupes françaises en Afghanistan
Date: Wed, 26 Mar 2008 19:17:42 +0100
De: Comité Valmy <info@comite-valmy.org>


 

 Pas de troupes françaises en AfghanistanRetirer la France de l’Otan outil, américain d’agression et de guerre             Répondant aux exigences répétées de Georges Bush, Nicolas Sarkozy a décidé unilatéralement et sans consultation  préalable du Parlement, d’envoyer 1000 militaires français en Afghanistan, lesquels viendraient s’ajouter aux 1900 qui déjà combattent le peuple Afghan dans une guerre américaine illégitime, sous les ordres directs de l’Administration des Etats-Unis qui contrôle l’Otan globalement.En s’installant dans cette logique de guerre, Monsieur Sarkozy confirme qu’il n’est que le Président d’une République Française qui, sous son influence, s’enfonce toujours davantage dans  l’engrenage de la souveraineté limitée inhérente au carcan euro-atlantiste. Sous sa pratique d’un pouvoir personnel apparent, la réalité est une fuite en avant dans l’approfondissement de la vassalisation de la France. L’armée française est en passe de devenir une structure supplétive de la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme américain. Face à celle-ci, une politique étrangère conforme à l’intérêt national, nécessiterait au contraire, une volonté d’endiguement de la menace américaine et de défense de la paix mondiale, dans le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.En Europe, le bellicisme de notre Président représentant de la bourgeoisie compradore, n’est pas isolé notamment en Grande-Bretagne et en Allemagne. Dans ce pays l’ancien ministre de la défense Joseph Fischer est inquiet devant l’incapacité des troupes de l’Otan de gagner la guerre voulue par les stratèges américains en Afghanistan. Dans ce pays, les combats s’intensifient. Le bilan des pertes américaines s’accroît et s’ajoute à celles de la guerre coloniale en Irak. Cela fait progresser la prise de conscience du peuple américain et son refus de ces guerres.  Devant cette réalité Fischer, homme de « gauche » n’hésite pas : ce qui est en jeu en Afghanistan « c’est une victoire ou une défaite sur le terrain » et donc « l’avenir même de l’Otan ». Pour le moment le gouvernement allemand semble réticent devant l’hypothèse de suivre Joseph Fischer. Celui-ci estime que l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne doivent agir de concert  et développer des forces militaires « européennes » Ce n’est pas nouveau, Fischer défend l’idée d’une politique européenne militaire et de sécurité sous hégémonie allemande. Il confirme en cela une fois encore l’analyse du Comité Valmy du rôle à la fois complice et concurrent de l’impérialisme allemand par rapport à la politique des dirigeant américains.Cette guerre américaine en Afghanistan, comme d’autres, est menée au nom de la lutte « contre le terrorisme » Mais les services de renseignements US eux –mêmes, confirment que ces guerres peuvent exacerber -et nous considérons que c’est l’un de leurs objectifs- des contradictions au sein des peuples, entre les cultures et les civilisations.Sarkozy dans sa logique et sa volonté de guerre n’est aucunement représentatif du peuple français qui était avec raison, quasiment unanime sur le refus de la guerre américaine contre l’Irak exprimé à l’époque par Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Nous estimons que les Français doivent exiger que la France officielle renonce à la politique de guerre de Sarkozy et à transformer les soldats qui agissent au nom de la France, en supplétifs d’une guerre américaine injuste, illégitime et illégale.Le Comité Valmy estime que les militaires français doivent quitter l’Afghanistan et qu’il est de l’intérêt de la France de se retirer de l’Otan.Nous estimons aussi que cet appareil d’agression et de guerre sous contrôle absolu des USA doit être dissous dans l’intérêt de la paix dans le monde qu’il menace en permanence.Nous estimons que la France s’inspirant de l’exemple donné par le Général de Gaulle, doit refuser toute participation à une guerre qu’elle n’aurait pas elle-même décidée. Il convient à cet effet, de rétablir une politique de défense nationale souveraine, dans le cadre d’une indépendance nationale réaffirmée.Nous estimons encore que la République française doit rétablir la conscription. L’armée française doit redevenir l’armée la nation et celle de notre peuple, au service de sa défense. La souveraineté populaire et nationale ainsi que la démocratie, détruites  par le totalitarisme néolibéral et atlantiste de l’Union européenne, doivent être rétablies.

Comité Valmy le 26 mars 2008

10:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Tags : romain, actualite, courcelles, histoire, imperialisme, guerre, medias, silence, propagande, otan, afghanistan, belgique | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008

22/03/2008: à propos du Tibet...


http://users.skynet.be/roger.romain/politique.htm

----- Original Message ----- 

From: Eric Fatoux

Sent: Saturday, March 22, 2008 9:27 AM
Subject: à propos du Tibet


" Le développement effrayant du reportage photographique n'a guère
contribué à révéler la vérité sur ce qui se passe dans le monde.
Entre
les mains de la bourgeoisie, la photographie est devenue une arme
terrible contre la vérité.
L'abondance de documents photographiques que
secrétent chaque jour les rotatives,
malgré leur apparente véracité
, ne
sert en fait
qu'à camoufler la réalité. L'appareil photographique peut
mentir tout comme la machine à écrire " Bertolt Brecht (1931)"


19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Tags : actualite, courcelles, histoire, imperialisme, romain, tibert, medias, propagande, chine | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2008

19:03:2008/ TIBET : LE PIEGE TENDU PAR LES OCCIDENTAUX A LA CHINE ...


Jeux Olympiques de Pékin 2008: ce qui se passe aujourd'hui était prévisible.
Faut-il rappeler le boycottage organisé par les occidentaux des Jeux Olympiques 1980 à Moscou ???
Tout le monde n' a pas la mémoire courte. 1980 fut l' entrée en scène organisée de "dissidents" à grande échelle. Ce fut l'occasion  d' organiser le sabotage de l' Urss  de l'intérieur. Il en ira de même en ce qui concerne Pékin 2008: l' arrivée massive "d'opposants" de toutes sortes et de saboteurs intérieurs est programmé sous les caméras des médias du Monde "libres". Ils seront tous à pieds d' oeuvre, au rendez-vous ...
RoRo
 

-------- Message original --------

Sujet: FW: TIBET: LE PIEGE TENDU PAR LES OCCIDENTAUX A LA CHINE
Date: Thu, 20 Mar 2008 18:13:20 +0100
De: Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com>





Date: Wed, 19 Mar 2008 18:34:23 +0000
From:
sanslangue2bois@yahoo.fr
Subject: TIBET: LE PIEGE TENDU PAR LES OCCIDENTAUX A LA CHINE
To:
jossrovelas@msn.com

TIBET : LE PIEGE TENDU PAR LES OCCIDENTAUX A LA CHINE

par MBOA


Aucune autre occasion n'aurait été si belle pour les occidentaux, comme les jeux olympiques de Pékin, pour essayer des manœuvres basses de déstabilisation de la Chine par des manipulations en tous genres comme ce qui se passe aujourd'hui. Déplacer une question de géostratégie sur le terrain des droits de l'homme, on l'a vu avec l'Irak, l'Afghanistan, est une ruse utilisée par les occidentaux pour initier le chaos. Cette fois-ci, la question est de savoir s'il ne risque pas gros en s'attaquant au géant chinois.

Le réveil de la Chine ainsi que celui d'autres pays comme l'Inde est perçu, par les occidentaux, comme un affront, une réelle menace  qui constitue une atteinte à la dignité des occidentaux . Situation que l'orgueil occidental ne saurait trop accepter et qu'il faut combattre par tous les moyens.  Une preuve de plus qui trahit les bonnes intentions des occidentaux lorsqu'ils abordent la question du 'Bien-être' de l'humanité. Tout dans les intentions et les incantations.

La crise qui sévit aujourd'hui au Tibet est parmi les possibles instruments et moyens de rétorsion que les occidentaux useront et sans scrupules d'en abuser, pour essayer de contrer et faire face à la puissante machine chinoise dont l'avancée a pour conséquence d'écarter, de faire vaciller la condescendance de l'occident dans les territoires qui leur servent de source d'approvisionnements et qu'ils considèrent comme conquis à jamais.  Ainsi la Chine est, depuis quelques années maintenant, considérée comme le grain de sable qui vient enrayer la mécanique d'oppression occidentale, habituée à broyer et mettre à mal les économies africaines par exemples.

Les informations ci et là relayées dans les médias occidentaux de la situation au Tibet et les condamnations unanimes des puissances occidentales sont de nature en induire en erreur le citoyen lambda qui  ne prendrait pas en compte la question d'approvisionnement en matières premières et autres énergies [la géostratégie] , pour ne se contenter de scruter l'argument fallacieux et fantaisiste des droits de l'homme que les occidentaux balancent à tout va.  L'occident peut-il se targuer de garantir les droits de l'homme sur son territoire ?

Pourquoi l'occident ne met-il pas le même entrain à donner l'autonomie aux basques qui la réclament du gouvernement espagnol, des bavarois qui veulent la sécession avec le pouvoir central allemand ou des corses qui sont en perpétuel mouvement pour se séparer de la France ?

Espérons simplement que les 'états africains' dont les équipes participent aux jeux olympiques ne suivront pas l'hystérie occidentale en boycottant les jeux ou leur ouverture et se priver ainsi d'un contrepoids qui, s'ils sont malins, les sort de l'asphyxie dans lequel l'occident les plonge depuis des lustres.

http://mboangila.afrikblog.com/archives/2008/03/19/838295...

21:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Tags : actualite, romain, courcelles, histoire, tibet, imperialisme | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2008: SPECIAL TIBET...



-------- Message original --------

Sujet: SPECIAL TIBET
Date: Thu, 20 Mar 2008 09:29:47 +0100
Répondre à :: michel.collon@skynet.be


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SPECIAL TIBET

Chacun se fera son opinion sur le Tibet et le séparatisme. Mais sans oublier de se demander, comme dans chaque grand conflit : Les médias étaient-ils sur place ? Quelles sont leurs sources ? Comment ont-ils relaté les faits ? Ont-ils présenté le fond du dossier : intérêts économiques et stratégiques, rôle des Etats-Unis et de la CIA, passé du Dalaï Lama, et Histoire de la région... Et pourquoi nous a-t-on caché ces 4 articles ?

MICHEL COLLON

LES FAITS :
Peter Franssen - Que s'est-il vraiment passé à Lhassa ? Journalistes et touristes disent autre chose.
"Ils frappaient les gens avec des pierres, des couteaux de boucher, des machettes..."
Les faits

L'HISTOIRE :
Zang Yanping - Quand le Dalaï Lama était au pouvoir, 95% des Tibétains pouvaient être vendus comme des marchandises
Fréquemment battus, torturés ou massacrés. Aucun droit. Démocratie, dites-vous ?
Quand il était au pouvoir

LE ROLE DE BUSH ET DE LA CIA :
Peter Franssen - Le Dalaï Lama : "Les Etats-Unis sont les champions de la démocratie et de la liberté"
La guerre des USA en Afghanistan ? "Une libération". Au Vietnam ? "Un échec". Paroles de Sa Sainteté.
Vivent les Etats-Unis!

InforTibet - La CIA : "C'est nous qui avons préparé l'insurrection au Tibet"
Des centaines de Tibétains transférés aux USA, entraînés, armés. Un livre préfacé par Sa Sainteté.
CIA

PRECEDENTS ARTICLES :
Michaël Parenti - Le mythe du Tibet
Un passé pas du tout pacifique et souriant
Tibet

Elisabeth Martens - Ce que le Dalaï Lama ne dit pas sur le Tibet et sur sa doctrine
Le livre de référence : « Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants »
Livre

Jean-Paul Desimpelaere - La CIA sponsor du Dalaï Lama
180.000 $ par an entre 1959 et 1972 (documents US officiels). Il l'a finalement reconnu. Depuis, c'est plus discret.
Payé par la CIA

21:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2008: "C'est fou comme on oublie vite !"


-------- Message original --------
Sujet: [assawra] "C'est fou comme on oublie vite !"
Date: Thu, 20 Mar 2008 12:10:31 +0100
De: Al Faraby <rolland.richa@wanadoo.fr>
Répondre à :: assawra@yahoogroupes.fr


 

"C'est fou comme on oublie vite !"
( Al Faraby )
"1,2 million"
"c'est quoi ce chiffre ?"
"le nombre d'irakiens morts en cinq ans de guerre"
"c'est bien connu, la guerre tue"
"ce n'est pas ce qu'ils avaient dit à l'époque"
"je ne me rappelle plus... tellement de choses nous avait été dites !"
"ils avaient dit que ce serait une guerre propre, rapide, qu'elle ne durerait qu'une semaine ou deux..."
"ah oui... ils avaient dit propre mais c'était pour leurs soldats... rapide, c'était pour leur donner confiance... alors, ils ont envoyé leurs bombardiers en avant-première..."
"pas tout de suite... avant, souviens-toi, ils ont utilisé leurs destroyers amarrés en mer d'Oman"
"ah oui... c'est vrai... c'est fou comme on n'oublie vite tous ces détails"
"surtout, quand sur le moment, on voit ça de loin... alors tu penses que cinq ans après... la mémoire faiblit..."
"c'est vrai... on oublie vite"
"pauvre Lazare"
"quel Lazare !?"
"Ponticelli... voyons !"
"excuse-moi, mais je ne vois pas le rapport..."
"qui se souviendra de lui d'ici quelque mois ?"
"c'est sûrement pour ça qu'il a essayé de vivre le plus longtemps possible... il les obligeait en quelque sorte d'en parler au moins une fois par an !"
"de parler de quoi ?"
"des 1,4 million de morts et aussi 3 millions de blessés, dont 1 million d'invalides, amputés ou gazés et 15.000 "Gueules cassées", ces soldats défigurés qui vont rappeler durant des années ce conflit aux Français."
"des 1,4 million de morts et aussi des centaines de milliers de veuves et d'orphelins. Des centaines de milliers de femmes qui remplacent les hommes, partis au front, dans les usines d'armement, les écoles et les hôpitaux."
"des 1,4 million de morts et presque autant de noms inscrits sur les monuments aux morts des 36.000 communes de France, dont une quinzaine seulement n'érigèrent pas de monument car aucun soldat du village n'avait été tué. Mais aussi les mots "Tu ne tueras point" inscrits sur le monument aux morts d'Avion (Pas-de-Calais), ou "Maudite soit la guerre" sur celui de Gentioux (Creuse)."
"des 1,4 million de morts, dont des milliers de disparus ou jamais identifiés dans la boue de la Marne ou de Verdun, symbolisés par le Soldat Inconnu qui repose sous la voûte de l'Arc de Triomphe."
"des 1,4 million de morts, la grande majorité dans la "zone rouge" allant de la Mer du Nord à la Suisse avec ces noms gravés dans l'Histoire de France: la bataille de la Marne et ses taxis (septembre 1914); le Bois des Caures, les forts de Douaumont et de Vaux, la "Voie Sacrée" à Verdun (février-décembre 1916); le Chemin des Dames (printemps 1917) et l'échec sanglant de l'offensive Nivelle suivis de mutineries."
"des 1,4 million de morts et les 675 soldats fusillés sous l'uniforme français pour désertion, mutinerie, refus d'obéissance, ou crimes de droit commun, dont 49 au printemps 1917 au Chemin des Dames."
"des 1,4 million de morts, dont le soldat Pierre-Auguste Trébuchon, tué sur les bords de la Meuse le 11 novembre 1918 à 10h50, dix minutes avant la sonnerie du cessez-le-feu à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de 1918."
"Plus jamais ça", dirent alors certains poilus. D'autres affirmèrent que cette guerre serait "la der des ders"...
"...!?"
"adieu Lazare... et merci aussi pour les 1,2 million d'irakiens !"
(...)
Al Faraby
Jeudi, 20 mars 2008
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19:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/03/2008

19/03/2008: la vérité historique sur le Tibet ...

 -------- Message original --------
Sujet: la vérité historique sur le Tibet du blog canempechepasnicolas
Date: Wed, 19 Mar 2008 08:30:38 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>

 "le Toit du monde"...

Depuis le 10 mars, les médias se répandent en nouvelles alarmistes sur la situation au Tibet. 
D'abord, il fut question de "manifestations de moines bouddhistes" à Lhassa, la capitale, présentées comme "un défi au régime chinois", de rassemblements forts de "300 à 400 moines du grand monastère de Trepung, situé à moins d'une dizaine de kilomètres du centre-ville, ont défilé dans les rues pour finir par s'asseoir en un groupe contact dans une artère de la ville"
. Cela se passait le lundi. "Mardi, après l'arrestation de certains d'entre eux, plus d'un demi-millier de moines ont de nouveau organisé une manifestation, demandant la libération de leurs 'frères, appréhendés la veille (...) Les forces de sécurité ont dispersé les manifestants en tirant des grenades lacrymogènes".
C'est ainsi que Le Monde daté du 14 mars relate les premiers incidents. Le quotidien précise que les "témoignages" ont été "relayés par Radio Free Asia".
C'est tout dire ! Chacun se souvient de "l'objetivité" de la radio de la CIA, Free Europe, qui sévit durant la guerre froide pour inciter les citoyens de l'Europe de l'Est à se soulever contre "la domination soviétique". Le Monde s'y référe cependant pour relater les évènements du Tibet.
En fait, les images en direct, données à la télé, ne reflétaient pas la violence décrite par la presse. On voyait des policiers en chemisette, sans casques, ni lance-grenades disperser les manifestants. 
On peut, certes, regretter que les manifestations soient réprimées. 
Mais l'indignation exprimée à ce sujet par les médias,  ne se retrouve guère lorsque ce sont les soldats de la KFOR, des militaires français, qui refoulent, hier, une manifestation de la minorité serbe au Kosovo, à coup de grenades lacrymogènes,faisant des dizaines de blessés. 
Mais revenons au Tibet.
Vendredi, on apprenait que nombre de boutiques chinoises, de bâtiments officiels, de pagodes, étaient délibérément saccagés, incendiés dans le centre de Lhassa, par des manifestants tibetains. Aussi, les autorités chinoises ont interdit le centre-ville, déployant des forces de police et de l'armée pour faire cesser les émeutes. Dans aucun pays, le gouvernement ne laisserait, sans réagir, de tels désordres au coeur de leur capitale. Imaginons le faubourg Saint-Honoré ou les Champs-Elysées mis à sac par des manifestants ? Que ferait le Président ? Les CRS et les gendarmes mobiles, en tenue de combat - ils le sont déjà pour le moindre rassemblement pacifique - réagiraient avec leur brutalité habituelle. Et nos médias d'applaudir ! 
A Lhassa, les autorités parlent de 16 morts. Réfugié en Inde, le Dalaï-Lama en dénonce des centaines. Peu d'informations parviennent en Occident sur la situation actuelle, sinon que l'armée quadrille la ville et que le calme est revenu. 
C'est le moment choisi pour développer une campagne hostile au gouvernement chinois. Le Monde titre en première page : "L'armlée chinoise tire sur les manifestants" et l'éditorial du quotidien, "Etat de siège", écrit : "Les évènements de Lhassa vont doper toutes les opposants à la tenue des JO, qui dénoncent depuis des mois (donc, bien avant les évènements du Tibet !), l'effet de légitimation que recherche le PCC à travers ce grand rendez-vous sportif". 
Car l'objectif, c'est d'imposer le boycott des Jeux Olympiques de Pékin, manifestation mondiale qui risque de donner au régime une aura, magnifiant les "communistes". L'opération était déjà en cours à propos du Darfour, province du Soudan, où l'impérialisme, alléché par l'odeur du pétrole, cherche à déstabiliser le régime de Khartoum, trop ouvert aux Chinois.
Et que peut penser l'opinion publique, en France, à la vue et à la lecture, des évènements de Lhassa, vus et corrigés par nos médias ?
Tels qu'ils sont présentés, c'est sûr : 
"
les méchants communistes chinois qui ont 'envahi' le Tibet, veulent maintenir leur 'occupation' par la force !".
Personne ne rappelle que le Tibet fait partie de la Chine des Empereurs depuis sept siècles. 
Lisons ce qu'en dit l'Atlas Historique Duby, publié par Larousse :
"A partir des années 1890, l'arrivée de nouvelles grandes puissances (surtout le Japon) et l'irritation des rivalités interimpérialistes (anglo-russes dans la zone qui s'étend du Détroit au Tibet; anglo-allemandes au Proche-Orient; russo-japonaises en Mandchourie) bloque le processus de colonisation politique; mais le maintien de l'indépendance formelle de l'Empire ottoman, de la Perse (Iran) et de la Chine s'accompagne du renforcement de l'impérialisme économique, qui transforme ces Etats en semi-colonies".
En fait, après la victoire de 1918, le Tibet déclaré "indépendant", est placé sous influence britannique.
Avant, au sein de l'Empire chinois, et jusqu'à l'arrivée de l'Armée populaire chinoise, en 1951, le Tibet est sous un régime théocratique, dominé par les moines bouddhistes qui accaparent richesse et pouvoir.
La population est maintenue dans un état de pauvreté et d'arriération totale. 
Ce ont les Chinois qui font accéder le Tibet à la modernité.
Cette vérité-là, aucun média ne vous la fera connaître.

Même L'Humanité, du 17 mars, titre : 
"Révoltes réprimées sur le Toit du monde", et en sous-titre :"Poigne de fer de Pékin contre les émeutes religieuses qui ont éclaté au Tibet et dans les provinces voisines".
Avec ces titres de choc, le journal - qui se dit 'communiste' - commente les évènements en puisant aux sources opposées. Heureusement, en bas de page, un rappel historique nous apprend que :
"Dans les 'Orphelins de la guere froide', de John Kenneth Knaus, un ancien de la CIA révèle comment l'agence appuie la guérilla tibaitaine pour s'opposer aux communistes. Entre 1957 et 1961, les Américains ont entraîné dans les montagnes du Colorado, avant de les envoyer combattre les Chinois sur le toit du monde. L'insurrection de 1959 est un échec et les leaders religieux s'enfuient en Inde".
Cet intéressant rappel n'est suivi d'aucun rapprochement avec la situation actuelle. 
Au contraire, l'auteur de l'article, Dominique Bari, qui a sous-titré ses propos d'un catégorique : "Le développement économique de cette région autonome ne profite pas aux Tibétains".
 Et de terminer son article par une citation :
"La Chine a inondé le Tibet de colons chinois; elle déverse de l'argent dans de mégas projets comme le train qui accroît son contrôle, elle attaque brutalement la culture tibétaine et la religion".
Et Dominique Bari de préciser que l'auteur de cette appréciation se nomme "Tenzin Dorjee, vice-directeur de l'organisation "Students for a Free Tibet", sans s'en démarquer le moins du monde...
C'est ainsi que les lecteurs de L'Huma sont informés !
Peut-on s'étonner ensuite de l'opinion des Français ?

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

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19/03/2008: L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, prélude des grandes guerres impérialistes ...

-------- Message original --------
Sujet: L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, prélude des grandes guerres impérialistes
Date: Wed, 19 Mar 2008 11:03:04 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, prélude des grandes guerres impérialistes
Le capitalisme est né dès que, vers le 11e siècle, des personnes libres ont commencé, dans les bourgs, à se distancer du pouvoir de l'État féodal.
Les bourgeois se sont enrichis au moyen de leur travail, de leurs affaires, de la création de banques, du financement des expéditions coloniales et des guerres que se livraient entre eux les seigneurs féodaux, de la découverte des Amériques, du pillage des civilisations pré-colombiennes (or et argent des Empires inca, azteque, maya, etc.), de l'esclavage et de l'exploitation des richesses des Amériques.
Avec les révolutions bourgeoises européennes [anglaise, française et celles de 1848 dans toute l'Europe], l'État féodal a été totalement détruit et l'État bourgeois est né.
La révolution industrielle, l'exploitation des travailleuses/eurs, les oppressions politiques, économiques, nationales, etc., le pillage des colonies ont conduit à un renforcement et à un enrichissement des classes dominantes (capitalistes, banquiers, grands proprietaires fonciers, etc.) et à la naissance des grands monopoles modernes.  «Le vrai début des monopoles modernes se situe, au plus tôt, vers les années 1860-1870.»
(Lénine - L'impérialisme, stade suprême du capitalisme - 1916 - éd. Pékin - p. 19)
Vers 1860-1870, au sein de chaque grande puissance, le capitalisme atteint son stade suprême, celui de l'impérialisme.
L'impérialisme est le résultat de la fusion, au sein de chaque grande puissance, (1) du capital industriel et (2) du capital financier en un capital unifié, le capital financier.  Cette unification des capitalistes entraîne l'unification du commandement de l'État capitaliste et l'unification des plans militaires de défense mais surtout d'agression des grandes puissances, avides de matières premières, de marchés, de main-d'oeuvre, de contrôle hégémonique de vastes régions.
À ce stade, tous les territoires ont déjà été partagés entre grandes puissances.  Mais la classe dominante (bourgeoisie c'est-à-dire capitaliste) de chaque puissance, en constante compétition avec celles des autres puissances, pour augmenter ses profits, doit envahir des territoires des autres puissances.  Commence alors un repartage du monde et le début de guerres impérialistes d'une violence jamais égalée auparavant, car les ressources matérielles, technologiques, humaines, scientifiques modernes dépassent celles qui existaient antérieurement.
La guerre (avant le stade impérialiste proprement dit) entre la france et la Prusse, déclenche la Commune de Paris (1871) : le peuple de Paris se révolte et installe, pour la première fois dans l'histoire, un État socialiste, qui ne durera que 3 mois, installant le mode de production socialiste, sous direction de la classe ouvrière et du peuple de Paris, où les principaux moyens de productions seront dirigés par des élections par la classe ouvrière et le peuple (dictature du prolétariat).
L'impérialisme se développe ailleurs dans le monde et entraîne des conflits qui conduisent à trois premières guerres impérialistes locales (le stade impérialiste étant maintenant développé :
a) 1898 (de février à décembre) - La guerre hispano-américaine :

Le 15 février 1898, l'explosion en rade de La Havane d'un navire nord-américain, le Maine, avec à son bord quelque 260 personnes, constitue le prétexte de l'intervention des États-Unis dans la guerre d'émancipation coloniale qui oppose Cuba à l'Espagne depuis 1895. La chute de Santiago de Cuba, en juillet, contraint le gouvernement de Madrid à signer, le 10 décembre 1898, le traité de Paris par lequel il renonce à Cuba et à Porto Rico, mais aussi aux Philippines.(...)

b) 1899-1902 - La guerre anglo-boer (seconde partie) :

L'expression Guerre des Boers se rapporte à deux conflits, l'un intervenu de 1880 à 1881 et le deuxième du 11 octobre 1899 au 31 mai 1902, tous deux entre les Britanniques et les colons d'origine néerlandaise (appelés alors Boers puis Afrikaners au XXesiècle) en Afrique du Sud. À la fin du deuxième conflit, les deux républiques fondées par les Boers perdirent leur indépendance et furent intégrées à l'empire britannique.

c) 1804-1905 - La guerre russo-japonaise :

La Guerre russo-japonaise s'est déroulée du 8 février 1904 au 5 septembre 1905. Elle met aux prises la Russie impériale d'un côté, et l'Empire japonais de l'autre.

Sur le plan militaire, ce conflit préfigure les guerres du Xxe siècle par sa durée (1 an et demi), par les forces engagées (sans doute plus de 2 millions d'hommes au total) et les pertes (156 000 morts, 280 000 blessés, 77000 prisonniers) ainsi que par l'emploi des techniques les plus modernes de l'art de la guerre (logistique, ligne de communication et renseignements ; opérations combinées terrestres et maritimes; durée de préparation des engagements) [1].

Sur le plan politique, l'affrontement trouve son origine dans une triple inter-action :

l'opposition direct de deux impérialismes : entre le japonais et le russe. Ce dernier a pour objectif stratégique d'obtenir un accès permanent à l'Océan Pacifique.

la démarche propre de l'Empire japonais consistant :

d'abord à préserver son indépendance et ses intérêts face aux impérialismes européens de plus en plus présents dans la région depuis la seconde moitié du XIXe siècle

ensuite à s'affirmer et à se faire reconnaitre en tant que et comme puissance régionale à part entière, c'est-à-dire comme un acteur développant sa propre stratégie impériale et coloniale à l'égal et à l'identique des autres.

Ces trois premières grandes guerres impérialistes locales n'étaient que le prélude d'une grande guerre impérialiste mondiale, d'abord intitulée la "Grande guerre", («Première guerre mondiale»), qui, selon l'idéologie capitaliste, devait être la dernière des dernières.
En 1917, la Révolution d'Octobre en Russie, a mis fin à la Première guerre mondiale et a fait naître, après la Commune de Paris (1871), le mode de production socialiste, sous la direction des travailleurs et des nations soviétiques, c'est-à-dire le début de la fin de la dictature de la bourgeoisie.
En réaction à la naissance de l'État socialiste des Républiques soviétiques, la dictature ouverte de la bourgeoisie s'installe au sein de certaines puissances impérialistes, sous la conduite de Mussolini (1922), d'Hitler (1933) et de Franco (1936).
Les communistes seront les premiers à dénoncer et à combattre le fascisme politiquement et militairement.  En 1935, la Troisième Internationale (communiste) propose la tactique du Front uni contre le fascisme et la guerre.  En 1936, les partis communistes organisent au niveau mondial, les Brigades internationales (Bataillons Mackenzie-Papineau, Abraham Lincoln, Mateotti, etc.)
L'impérialisme a continué à se développer et a conduit à la Seconde (s'il n'y en a pas d'autres) / Deuxième (s'il y a une autre) guerre mondiale (1939-1945).
À partir de 1948, les puissances capitalistes brisent le front uni avec l'URSS et se lance dans la "guerre froide", véritable troisième guerre mondiale sans déclarations de guerre contre les États socialistes, contre la classe ouvrière et les peuples qui veulent un autre mode de production que le capitalisme, contre toute force politique, ouvrière, sociale, populaire, nationale qui refuse le capitalisme.  La guerre des États-Unis contre les peuples du Vietnam, du Cambodge et du Laos à elle seule coûtera la vie à 6 millions d'Indochinois au cours d'un conflit atroce.
L'impérialisme c'est, entre autre, la guerre permanente pour l'hégémonie de chaque puissance impérialiste, contre les autres puissances impérialistes, mais aussi contre la classe ouvrière mondiale, contre les peuples et les nations du monde.
Les impérialismes se combattront entre eux, et les contradictions ne font que croître.
Les peuples veulent la paix.
Les puissances impérialistes veulent la guerre pour accroître leurs profits.
Le capitalisme est condamné à la guerre perpétuelle.
Les peuples du monde doivent l'écraser.
Antonio Artuso - pueblo@sympatico.ca - Montréal - mercredi le 19 mars 2008

16:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/03/2008

14/03/2008: Hommage aux victimes de la boucherie impérialiste de 14/18 ....

Pôle position, 14 mars 2008. A diffuser largement autour de soi et par internet.

Hommage aux victimes de la boucherie impérialiste de 14/18 :
à quand l’autocritique du capitalisme ?
 
Les funérailles nationales accordées au dernier « poilu » de 14/18 (cet ouvrier émigré italien engagé dans la Légion pour défendre la France avait-il des papiers en règle ?) vont être instrumentalisées par le pouvoir sarkozyste pour superposer plusieurs opérations idéologiques auxquelles la social-eurocratie ne manquera pas de prêter son concours.
Il s’agira d’abord :
-de permettre à Sarkozy d’afficher sa conception perverse de « l’identité nationale », faite de racisme larvé et d’exaltation de l’Europe capitaliste, dont l’intégration avance au rythme de la désintégration de la France républicaine ;
-de célébrer sur le mode plus jamais ça, les « Etats-Unis d’Europe », voire la « Françallemagne », comme les remèdes-miracles aux guerres soi-disant déclenchées par les « nationalismes ».
Bien entendu, l’hommage aux victimes s’arrêtera net, une fois de plus devant le grand tabou : la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple dont Pétain et le gouvernement d’Union sacrée (à participation socialiste !) décimèrent au hasard les régiments en 17 pour stopper les mutineries qui suivirent à l’Ouest la Révolution russe. Une fois de plus, les dirigeants du monde capitaliste, auteurs des trois plus grands crimes exterminateurs commis contre l’humanité au 20ème siècle, les deux guerres mondiales et les guerres coloniales, n’engageront aucune autocritique sur les vraies causes de la tuerie de 14 (le repartage impérialiste du monde !) ; et ces mêmes dirigeants capitalistes continueront de criminaliser les Révolutions prolétariennes de Russie et d’Allemagne (18/19) qui portèrent un coup fatal au premier conflit impérialiste en donnant corps au mot d’ordre de Lénine : « transformer la guerre impérialiste en guerre révolutionnaire contre le capitalisme ».
 
C’est pourquoi le PRCF
 
<!--[if !supportLists]-->a)                  <!--[endif]-->Rend hommage à l’ensemble des victimes civiles et militaires de 14/18 ; la meilleure façon d’honorer cette jeunesse inutilement sacrifiée est de combattre le capitalisme et l’impérialisme fauteurs de guerre en éclairant la signification de classe réactionnaire de la 1ère Guerre mondiale ; ce n’est pas « la nation » en général qui est en général facteur de guerre, c’est l’impérialisme qui, selon ses intérêts du moment, cultive soit le national-chauvinisme, comme en 14, soit le social-européisme soi-disant internationalisme, comme actuellement. Ne soyons dupes ni du social-patriotisme impérialisme de 14 ni du social-impérialisme européiste d’aujourd’hui.
 
<!--[if !supportLists]-->b)                  <!--[endif]-->Appelle à prendre conscience que l’intégration européenne actuelle est la continuation par d’autres moyens et à une échelle plus large de la lutte criminelle pour la domination mondiale que se livrent les impérialismes, tantôt rivaux, tantôt associés. Non seulement les Etats-Unis capitalistes d’Europe, dont l’adoption de la constitution européenne bis est une étape, ne seraient pas un facteur de paix, mais le dépeçage sans fin de la Yougoslavie (pseudo-« indépendance » du Kosovo) et l’alignement de l’UE sur les menées des USA et d’Israël au Moyen-Orient sont là pour rappeler que l’U.E. du capital et de l’OTAN, c’est la guerre. Comme l’avait compris Lénine dès 1915, « les Etats-Unis d’Europe en régime capitaliste ne peuvent être qu’utopiques ou réactionnaires ». Plus que jamais, la seule bonne Europe c’est l’Europe des luttes !
 
<!--[if !supportLists]-->c)                  <!--[endif]-->Invite à méditer l’expérience des révolutionnaires prolétariens de 14, avant tout celle des Allemands Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, incarcérés pour leur opposition à la guerre, et dont le mot d’ordre était « l’ennemi principal est dans ton propre pays ».
 
Pour conjurer les guerres impérialistes présentes et à venir, il faut abattre le capitalisme, sortir la France du carcan réactionnaire de Maastricht, agir pour de nouveaux traités internationaux progressistes, militer pour le socialisme en se souvenant du mot d’ordre du Manifeste communiste : prolétaires de tous les pays, unissez-vous !.

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11:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/03/2008

14/03/2008: Le dernier poilu français et les contre-vérités de Nicolas...


-------- Message original --------
Sujet:  Le dernier poilu français et les contre-vérités de Nicolas
Date: Fri, 14 Mar 2008 16:00:27 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe sortirdeleurope@yahoogroupes.fr


Jeudi 13 mars 2008 mmage aux morts de la Grande Guerre

Le dernier "poilu", combattant de la Grande Guerre, vient de mourir à l'âge de 110 ans.
Le décès de Lazare Ponticelli permet aux hommes politiques et aux médias de revenir sur cette immense "boucherie" qui fit, rien qu'en France, 1.400.000 victimes et plus de 3 millions de blessés. 
10 millions de morts pour le total des belligérants. 
Rendant hommage à ce immigré italien, engagé à 16 ans dans l'armée française, Nicolas Sarkozy ose dire :
"C'est à lui et à sa génération que nous devons en grande partie l'Europe pacifique et pacifiée d'aujourd'hui".
Comment peut-on exprimer de telles contre-vérités, avec cette mâle assurance ? Le président reprend-il  à son compte cette sinistre baliverne qui promettait  que la guerre de 14-18 serait "la der des ders" ?
Comme si la Seconde guerre mondiale n'avait pas existé ! Pourtant, celle-là a battu tous les records de sang répandu, de ruines et de deuils : 50 millions de morts ! 
600. 000 Français figurent parmi les victimes (250.000 militaires et 350.000 civils). 
Qui, aujourd'hui,  évoque ce bilan ? 
Leur souvenir est-il trop lié à "l'étrange défaite" ? Aux évènements qui ont conduit au conflit ? Aux responsabilités de ceux qui ont délibérément  "choisi la défaite" pour des raisons d'intérêt et de classe ? Ou parce que la vérité exprimée par le bilan des pertes, par pays, mettrait à mal les mensonges répandus par l'idéologie dominante  ?
 
Donnons quelques chiffres, repris dans les documents officiels :

URSS : 13.600.000 soldats  et 7.500.000 civils tués (assassinés de sang froid, pour beaucoup par la Whermacht et les SS).
Etats-Unis : 300.000 militaires tués au combat (au total  en Asie et en Europe).
Grande-Bretagne : 326.000 soldats et 62.000 civils.
Pologne : 120.000 soldats tués et 5.300.000 civils assassinés (dont trois millions de juifs).
Yougoslavie : 300.000 victimes militaires et 1.200.000 civils.
et enfin le pays agresseur de la Pologne, de la Yougoslavie et de la Pologne :
Allemagne : 4 millions de soldats et 3 millions de civils.
Ces chiffres éclairent d'une sombre clarté "l'Europe pacifique et pacifiée", soit-disant née, selon Sarkozy,  de la Grande Guerre !
Les dirigeants de l'Union européenne qui préparent une armée intégrée au niveau de l'UE, avec pour base les contingents français et allemands, ont tout intérêt de cacher la réalité des deux guerres qui ont ensangnanté notre continent et le monde entier. 
Ils prétendent aujourd'hui que ce fut "une guerre civile européenne" regrettable.  
Une guerre civile, la ruée de feu et d'acier et de sang, de la Whermacht en Pologne, en France, en Union soviétique ? Les massacres programmés des populations de l'Est de l'Europe n'ont rien d'une "guerre civile". Ils sont le fruit d'une guerre d'agression allemande contre des peuples  de "sous-hommes", et des Etats, dont elle convoitait terres et matières premières.
Ce sont des vérités qui ne sont plus bonnes à dire aujourd'hui. 
Rappelons, pour mémoire, qu'au partage du gâteau participaient, à l'époque, en liens avec les Konzerns germaniques, nombre de grandes entreprises françaises métallurgiques, minières et chimiques, de même que nos grandes banques. 
Cela s'appelait alors "
la Kollaboration franco-allemande".
Chut... Circulez, y a rien à voir !

Concentrons-nous sur la Première guerre mondiale pour pleurer, aujourd'hui, sur les morts d'alors.
Mais ces morts, ces millions de pauvres victimes, des deux côtés du Rhin, 
QUI les a fait s'entretuer pour la "défense de la civilisation" ? 
QUI a assassiné Jaurès, la grande voix qui défendait la Paix ?
QUI, à la Chambre française, a voté la guerre : tous les députés, des socialistes à la droite  
QUI à Berlin,  a emprisonné le seul député allemand hostile à la guerre, Karl Liebknecht,  avec le soutien, hors de l'assemblée, de Rosa Luxembourg
QUI, en France, a fait fusiller en 1917 les soldats  mutins refusant le rôle de tueurs ? 
QUI a profité financièrement du conflit, de part et d'autre du front, les marchands de canons Schneider et Krupp, et aussi les frères de Rothschild établis des deux côtés du Rhin ?

L'hommage de la France rendu lundi, à Lazare Ponticelli et à tous les morts de la Grande Guerre devrait, pour être crédible, citer le nom des assassins !

par Jean Lévy publié dans : Contre l'impérialisme
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

22:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/03/2008: Alerte Otan !

-------- Message original --------
Sujet: Alerte OTAN ! n°29 / Janvier-mars 2008
Date: Mon, 17 Mar 2008 19:13:33 +0100
Répondre à :: <info@csotan.org>

Alerte OTAN !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance OTAN,
Numéro 29, janvier - mars 2008

Secrétariat : rue des Cultivateurs, 62 ; 1040 Bruxelles
Adresse électronique : info@csotan.org

tél & fax : 02 511 63 10
CCP
068-2447491-14 au nom de CSOTAN

Site internet : www.csotan.org


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Le CSO anime également une mailing list par laquelle vous pouvez notamment recevoir régulièrement des infos centrées sur l'OTAN, et où vous pouvez aussi diffuser vos avis et réflexions. Pour vous inscrire à cette liste, il suffit d'envoyer un e-mail vide à l'adresse alerte_otan-subscribe@yahoogroupes.fr


Édito

Sommet de l’Otan de Bucarest, comment sauver les apparences ?

« La principale mission du sommet de l'OTAN, qui se tiendra au mois d'avril à Bucarest, consiste à montrer à l'opinion publique une Alliance unie », a déclaré le ministre hongrois de la Défense.

La méthode Coué semble effectivement très nécessaire, tant les divisions au sein de l'OTAN se font apparentes, que ce soit sur l'élargissement à l'Est de l'Alliance, le Kosovo ou l'Afghanistan..

L'"indépendance" du confetti kosovar ethniquement purifié n'a pas été accueillie avec le même enthousiasme par tous les membres de l'Alliance, soit qu'ils soient eux-mêmes confrontés à leurs propres sécessions internes, soit qu'ils ne voient pas directement l'intérêt de l'établissement d'un chancre maffieux à leur frontière. La gigantesque base militaire de Camp Bondsteel n'est pas une base de l'OTAN, mais bien une base US avancée en vue d'une confrontation avec la Russie, qui n'est pas nécessairement de l'intérêt de tous.

C'est sans doute pour ces mêmes raisons que certains membres (l'Allemagne en particulier) s'opposent à la nouvelle extension à l'Est de l'OTAN. L'intégration projetée de l'Ukraine et de la Géorgie, voulue par les USA et certains des plus fervents atlantistes de la "Nouvelle Europe" accélérerait en effet dramatiquement les risques de confrontation directe avec la Russie.

Enfin les réticences sont grandes sur l'intégration de l'Isaf dans la désastreuse "War on Terror" en Afghanistan. Condoleeza Rice a mis les points sur les i : "Nos populations [de l'Alliance Atlantique] doivent comprendre qu'il ne s'agit pas d'une mission de maintien de la paix", en contradiction formelle avec la mission originelle de l'ISAF, phagocytée de facto par l'Otan. Robert Gates a été jusqu'à menacer l'Allemagne d'attentats terroristes sur son sol, pour l'encourager amicalement à envoyer des soldats dans les combats du Sud. Pourtant, jusqu'à présent, notre pays est l'un des seuls à accepter de passer du "Peace-Keeping" pseudo-humanitaire à l'implication active dans les zones de guerres.

C'est que l'invasion tourne au fiasco total, et il devient patent que la guerre contre le peuple afghan ne peut être gagnée. L'obstination de l'Occident à subjuguer l'Afghanistan, ne peut à terme que conduire à un désastre. Mais cependant, admettre cette défaire signifierait admettre l'échec des plans de domination impérialiste sur tout le Moyen-Orient, et l'impossibilité pour l'Occident de contrôler l'Eurasie, et ses richesses vitales : d'autant plus grand est alors le risque d'une fuite en avant, vers une attaque nucléaire de l'Iran , et un embrasement mondial.

A Bucarest, le sommet des chefs d’Etat aura également à son agenda le projet d’intégrer le bouclier antimissiles américain à un système pouvant « protéger » l’ensemble des pays européens. Des augmentations des budgets militaires seront donc à l’ordre du jour, vu les engagements financiers importants qui seront pris par les pays « protégés » de cette manière.

Et le « manifeste » des cinq généraux de l’Etat-Major de l’Otan, ne manquera pas de peser sur ce Sommet, même si ces hauts commandants sont à la retraite. Rappelons leurs exigences d’un coup d’accélérateur dans la transformation de l’Otan en « alliance mondiale des démocraties », leur proposition de se passer carrément de l’ONU et de former un triumvirat OTAN-UE-USA pour diriger cette alliance et leur appel sans état d’âme à utiliser préventivement des armes nucléaires pour écraser dans l’oeuf toute vélléité d’opposition.

Ce n’est pas ce que veut la population de notre pays ! Au sein de l’Union Européenne, les mobilisations se multiplient. De la République tchèque et la Pologne contre le bouclier, à l’Allemagne, contre l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, à la Belgique avec la manifestation du 16 mars contre la guerre en Irak. En unissant toutes ces forces dans un grand mouvement européen et en refusant de lâcher prise, nous forcerons les gouvernements de l’Union Européenne à rompre cette politique de soumission aux va-t-en guerre otaniens

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Appel du Comite Surveillance Otan

Pour un retrait immediat et inconditionnel des troupes belges d’Afghanistan !

Le gouvernement belge vient de prendre une décision très grave. Avec l’envoi de plus d’une centaine de militaires supplémentaires et d’avions F-16 dans le sud afghan, où les combats font rage, la vérité de la guerre de l’Otan présentée comme une intervention humanitaire, éclate. Le nouveau ministre de la Défense, Pieter De Crem déclare ouvertement que la Belgique doit prendre ses responsabilités et s’engager directement dans les opérations de combat, comme seul moyen « d’assurer la paix ».

Ce glissement de la participation belge d’une mission de la paix vers une mission de combat n’a été débattu ni voté par le parlement. Seule une commission de la Défense en a reçu la communication. L’intervention belge en Afghanistan, qui est déjà contestable, change totalement de nature : la Belgique entre en guerre, sans débat. Au cours des négociations pour former un nouveau gouvernement, nos responsables politiques avaient annoncé que la Belgique serait un partenaire actif dans la cause de la paix en Europe et dans le monde : c’est le contraire qui se passe.

Jusqu’à quand pourra-t-on éluder le débat politique sur la raison d’être et la légitimité de cette invasion ?
« Guerre à la terreur » nous a-t-on dit, mais les attentats terroristes n’ont évidemment pas disparu avec les bombardements massifs de l’Afghanistan et de l’Irak. Combien de massacres faudra-t-il encore pour s’en apercevoir.
« Intervention humanitaire » nous a-t-on prétendu, mais la population afghane croupit dans la misère sous la coupe des chefs de guerre et narco-trafiquants alliés au pouvoir.
« Liberté, éducation, libération de la femme dans la nouvelle République Islamique d’Afghanistan » ? Cela prêterait à rire si la situation n'était aussi tragique. Par exemple, il y a seulement quelques jours, un étudiant afghan a été condamné à mort pour avoir défendu les droits de la femme. Les USA se sont déclarés "troublés". Et c'est ça que nous allons défendre ?

Selon les chiffres officiels, forcément en-dessous de la réalité, les bombardements alliés ont tué en 2007 plus de civils que les attentats attribués aux talibans. Dans plusieurs cas, il s’est avéré qu’il ne s’agissait pas de bavures, mais d’une stratégie délibérée visant à terroriser la population soupçonnée d’aide aux insurgés. Par l'envoi de chasseurs-bombardiers F-16, nos dirigeants entraînent la Belgique à être directement complice de crimes de guerre. Ces avions pourraient aussi participer à l’extension de la guerre aux pays voisins, Iran et Pakistan. Il ne faut pas oublier les fonctions que ces F-16 sont capables de remplir : transport de bombes conventionnelles, d’armes radiologiques et d’armes atomiques comme celles qui sont stationnées à Kleine Brogel. Ceci est particulièrement inquiétant, au moment où l’OTAN, à la suite des Etats-Unis, banalise l’idée de recourir à la guerre préventive atomique contre des « ennemis terroristes ». (déclarations de G.W.Bush et manifeste des 5 ex-généraux de l’Otan).

Dans ces conditions, que peut signifier « une stratégie de sortie de l’Afghanistan » ? Pour le ministre De Crem, le « plan opérationnel » présenté par le gouvernement, tient lieu de stratégie de sortie. Pour nous, la stratégie de sortie ne consiste pas à s'enfoncer davantage dans le bourbier afghan. La seule stratégie de sortie possible, c'est de retirer les troupes belges d'Afghanistan sans conditions, et tout de suite.

Nous invitons le mouvement de la paix et toutes les associations progressistes à réclamer ce retrait immédiat et inconditionnel des troupes belges. Nous proposons aux organisateurs de la marche pour la paix du 16 mars de faire de ce slogan un des principaux mots d’ordre de la manifestation.

Le Comité Surveillance Otan
8 février 2008


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La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La Belgique dans l'illégalité internationale

La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force.

Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo.

Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit international pour expliquer des évolutions, mais les faits priment sur le droit" déclare ainsi le représentant MR, après avoir fait le parallèle avec l'indépendance de la Belgique. Et notre ministre des Affaires Extérieures De Gucht de renchérir "De fait, la Belgique est devenue indépendante car les grandes puissances l'ont reconnue. C'est là le véritable critère !"1. Au bac, la création en 1945 de l'ONU et du droit international, le modèle c'est le 19e siècle.

«Le Kosovo est un cas exceptionnel»

Maintenant que le droit est ainsi balayé, quel argument rationnel opposer à de pareils dépeçages suivant des lignes ethniques et/ou linguistiques? En Europe et ailleurs, il y a du boulot…

Quel est la différence entre le Pays Basque, ou la Corse, et le Kosovo après tout? La différence essentielle, c'est que le dernier cas les séparatistes ont été soutenus politiquement et militairement par les Etats-Unis et les pays de l'OTAN, et ce des années avant l'agression de la Yougoslavie de 1999.2

Les politiques et les médias pro indépendantistes tentent de justifier cette violation de la charte des Nations unies en répétant que le Kosovo est un 'cas exceptionnel'. Est-il à ce point exceptionnel qu'une grande puissance soutienne des séparatistes dans le pays qu'ils veulent détruire? Comme les Allemands des Sudètes en 1938 pour ne prendre qu'un exemple…. Le droit international est à nouveau substitué par le droit du plus fort. Beau retour en arrière dont notre gouvernement se rend complice.

La mort très bienvenue de Milosevic

L'argument fondamental qui revient de manière répétitive pour faire avaler ce mépris du droit c'est l'affirmation que la faute revient à Milosevic "qui a organisé massacres et nettoyage ethnique contre les Albanais". Ainsi le Monde : "L'indépendance du Kosovo .............constitue une dérogation, rendue inéluctable par la politique de nettoyage ethnique de Milosevic"; Libération : "Depuis les massacres et nettoyages ethniques perpétrés par Milosevic et l’engagement de l’OTAN qui les a finalement stoppés, la Serbie a dû abandonner toute souveraineté sur cette région"; The Independant (sic) "La Serbie a perdu le Kosovo à travers ses propres actions dans les atrocités et le nettoyage ethnique des années 90" etc, etc.

Décidément une grande chance que Milosevic soit mort à temps ! Car quelque soit le biais de la Cour du TPI, un jugement aurait bien eu du mal à inventer un génocide qui n'a jamais eu lieu, et un plan de nettoyage ethnique qui s'est avéré ne pas exister3. Il est très frappant que sans l'insistance répétitive sur les atrocités serbes contre les Albanophones, tout l'échafaudage médiatique pour "justifier" l'indépendance kosovare s'effondre complètement.

L'habillage humanitaire des forfaits n'est bien entendu pas une chose nouvelle. "Monsieur Benès a décidé de réduire par la terreur d'honnêtes citoyens allemands et ils les contraint par la violence à la fuite vers la patrie allemande. Nous constatons des chiffres horrifiants ; en un jour, dix mille fugitifs, le lendemain, vingt mille, le surlendemain, déjà trente sept mille, deux jours après, quarante et un mille, puis soixante-dix mille, et puis on vient à quatre-vingt dix mille, cent sept mille, cent trente sept mille, et aujourd'hui, deux cent quatorze mille. Des régions entières sont dépeuplées, des villages sont brûlés, on cherche à enfumer les Allemands avec des grenades et du gaz." Adolf Hitler, 26 sept 1938, quelques jours avant l'annexion de la Bohème et le démembrement de la Tchécoslovaquie..

Roland Marounek

1. http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/52/ic111.pdf
2. Cf par ex. Des agents de la CIA ont reconu avoir aidé à entrainer l'UCK bien avant les bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie, The Sunday Times, 12 mars 2000
3. Cf "Le TPIY sauvé par la mort de Milosevic", Alerte Otan n°21, janvier-mars 2006

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Nouvelle independance du Kosovo

La majorité de la population du Kosovo veut cette indépendance. L’occident a joué adroitement de cela. Voilà un nouveau pays sur la carte, qui ne deviendra pas membre de l’ONU à bref délai et qui a peu d’atouts pour être réellement autonome : troupes de l’Otan, Administration américaine, débâcle économique. Du fait que la séparation ne s’est pas produite par un accord réciproque et a été imposée à la Serbie, on a créé un dangereux précédent et on ignore les résolutions existantes des Nations Unies.

La Serbie a dû abandonner le contrôle de sa province du Kosovo en juin 1999, après 78 jours de bombardements par l’OTAN. Bien que cette guerre ait été menée en dépit des Nations Unies – le Conseil de sécurité n’a jamais donné son approbation -, l’organisation mondiale par la résolution 1244 a régularisé la situation en plaçant le Kosovo sous le contrôle des Nations Unies (MINUK) et en accordant à l’OTAN le droit de développer une présence militaire. Un processus politique était prévu dans le but de déterminer le futur statut du Kosovo, dans lequel « la souveraineté et l’intégrité territoriale  » de la Serbie était garanti. La Serbie était donc une des deux composantes de ce qui restait encore de la République Fédérale de Yougoslavie.

Statut

La MINUK s’est tenue, pendant toutes ces années, à une ligne de conduite, dans laquelle des normes démocratiques devaient d’abord entrer en pratique avant qu’on parle du statut de la région : « d’abord les normes, ensuite le statut ». La plupart de ces normes n’ont jamais été atteintes. En ce qui concerne en particulier les droits humains il y a toujours des frictions (les non-Albanais sont chassés ou enfermés dans des ghettos) et une absence de justice (impunité totale pour les criminels de guerre et aucun dédommagement pour les méfaits commis).

En octobre 2005, le diplomate norvégien, Kai Eide, remit un rapport qui montrait un sinistre état des choses. Paradoxalement, il en conclut que désormais la détermination du statut devait prendre le pas sur les normes démocratiques. Mais cela n’a pas amélioré la situation. Au contraire, de lourds problèmes économiques sont venus s’y ajouter. Le Kosovo a, en effet, le taux de chômage le plus élevé de l’Europe1.

Les recommandations de Eide furent suivies par le gouvernement serbe et les autorités albanaises de Pristina et, en mars 2007, les négociations sur le futur statut du Kosovo ont commencé. Les deux parties avaient des positions radicalement opposées. Pristina ne veut entendre parler que d’une indépendance immédiate, Belgrade est résolue à accorder une grande autonomie au Kosovo, seulement sur base du respect des frontières serbes. Les négociations restèrent sans résultat. L’ONU avait envoyé un représentant spécial pour mener ce processus : le finlandais Martti Athisaari, qui avait déjà négocié en 1999, avec le président yougoslave de l’époque, Milosevic, la fin des bombardements et la résolution 1244. En mars 2007, Athisaari propose dans son rapport au Conseil de sécurité, d’accorder au Kosovo « une indépendance sous surveillance », proposition qu’il avait lui-même lancée en démarrant les négociations. Selon son plan, le Kosovo aurait tout d’un Etat indépendant, mais resterait sous l’occupation des troupes de l’OTAN, qui devraient également diriger la nouvelle armée kosovare. La MINUK serait remplacée par une administration de l’UE qui exercerait des fonctions d’« encadrement, surveillance et conseil » dans les affaires civiles et policières.

Séparation

Entre mai et juin 2007, la Russie s’est opposée à six projets de résolutions du Conseil de sécurité sur le plan Athisaari. Moscou soutient le principe qu’une solution ne peut être trouvée qu’avec l’assentiment des deux parties, et ne veut pas que Belgrade se voit imposer quelque chose unilatéralement. Surtout, Moscou pense qu’il n’y a aucune raison que cette approche de la question du Kosovo ne soit pas un précédent pour, par exemple, les « conflits gelés » de l’ex-URSS où différentes entités pro-russes seraient candidates à leur indépendance. Pour essayer de sortir de l’impasse, l’ONU mit sur pied une « troïka » avec les Etats-Unis, la Russie et l’UE, qui devrait mener les ultimes négociations et remettre un rapport le 10 décembre 2007 au secrétaire général .

Le 28 septembre 2007, les négociations entre Pristina et Belgrade recommencèrent, avec des étapes à New York, Vienne, Bruxelles. Aucun progrès ne s’est manifesté et les dirigeants albanais du Kosovo avertirent qu’ils allaient décréter leur indépendance sous peu, avec ou sans l’approbation des Nations Unies. L’UE et la Russie ne voulaient rien entendre, mais les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils étaient prêts à trouver une solution en dehors de l’ONU et reconnaitraient un Kosovo indépendant.

Un bon nombre d’états membres de l’UE redoutent une « contamination sécessionniste », mais en général il y aurait un consensus pour reconnaître une indépendance « selon les règles », c'est à dire via une résolution de l’ONU. L’Espagne, la Roumanie, Chypre, la Slovaquie, expriment les plus grandes réserves quant à une déclaration unilatérale d’indépendance. Ils se réfèrent au droit international, ou rappellent leurs engagements à ne pas rompre les liens avec la Serbie, mais ils sont surtout préoccupés par les possibles conséquences dans leurs pays respectifs, où le pouvoir central doit affronter les sérieuses revendications indépendantistes de certaines régions, ou des situations de facto comme la Chypre turque.

Compromis ?

L’Allemagne a depuis des années une grande influence aux Balkans. En 1991, elle fut la première à reconnaître l’indépendance de la Croatie, qui a ouverte la voie à la guerre en Bosnie-Herzégovine. En 1996, les services secrets allemands ont armé l’Armée de Libération Kosovar (UCK). L’OTAN a rendu la Serbie responsable de la guerre de 1999, par le fait de sa riposte aux actions de guérilla de l’UCK. Depuis les accords de Rambouillet, les Etats-Unis sont les meilleurs amis de Pristina (avec entretemps, l’installation d’une énorme base au Kosovo, Camp Bondsteel). Mais l’Allemagne conserve des positions clés : c’est l’allemand Joachim Rucker qui a la direction de la MINUK. L’armée allemande, avec ses 2500 soldats, fait partie de la colonne vertébrale de la KFOR, et l’allemand Wolfgang Ischinger (ancien ambassadeur à Washington) est le représentant de l’UE dans la troïka2

En 2007, la position allemande est assez différente de celle des années 1990. Manifestement, on ne veut pas trop affronter la Russie. Berlin semble chercher un compromis. Au mois d’août, Ischinger annonça qu’il ne fallait pas exclure l’idée d’un éclatement du Kosovo, où le nord resterait en Serbie et le reste deviendrait indépendant. Washington et Pristina ont immédiatement rejeté cette idée, et Belgrade a averti qu’il n’était pas question de l’amputer de sa province. Cependant, l’idée continue à traîner, dans les cercles diplomatiques.

Il est frappant dans ce processus, que l’on ne tient pas ou très peu compte des positions serbes. Belgrade a présenté des plans très élaborés, qui unissent l’intégrité territoriale et l’autonomie, suivant le modèle de Hong Kong. Mais il est clair que, depuis les élections, Pristina ne veut rien d’autre que son indépendance totale à brève échéance. Cette position de l’Occident n’est certes pas nouvelle. (...)

Thaci3

Le nouvel homme fort du Kosovo, Hashim Thaci, n’est pas une personne irréprochable. Des documents d’Interpol et du Congrès Américain attestent les liens entre Thaci et le crime organisé. En mai 1999, le Washington Times a publié les conclusions suivantes : « Certains membres de l’UCK, qui financent sa guerre par le commerce de l’héroïne, ont été entraînés dans des camps terroristes sous la direction de Bin Laden en Afghanistan, mais également en Bosnie Herzégovine et ailleurs. Des terroristes islamistes combattraient aux côtés de l’UCK ». Hashim Thaci fut arrêté en juillet 2003 par Interpol, mais dut être relâché immédiatement sur l’ordre de la MINUK. Selon Vladan Batic, alors ministre serbe de la Justice, le Tribunal de La Haye pour la Yougoslavie aurait constitué un lourd dossier contre lui. Selon des communiqués de l’agence yougoslave de presse, Tanyug, Madeleine Albright, alors ministre des affaires étrangères des Etats Unis, aurait ordonné à Carla del Ponte, en avril 2000, d’effacer Hashim Thaci de la liste des suspectés de crimes de guerre. Celle-ci l’a fait en déclarant qu’il n’y avait pas assez de preuves contre Thaci pour l’accuser.

Droit International

Selon Olivier Corten de l’ULB, on ne peut pas invoquer le droit international pour reconnaître l’indépendance unilatéralement déclarée du Kosovo4. Il souligne tout d’abord que seuls les peuples vivant dans une situation coloniale ou postcoloniale peuvent invoquer le droit à l’autodétermination. Cela veut dire, des peuples vivant sur un territoire qui est géographiquement séparé de la métropole. Il n’existe pas de droit à la sécession pour des minorités qui vivent sur le territoire d’un Etat. Ceci est un principe généralement admis et incontesté.

Le deuxième point concerne la définition d’un Etat selon le droit international. Trois éléments sont nécessaires : un territoire, une population et un gouvernement souverain. Des entités sont devenues souveraines après que le vieil Etat central ait donné son accord (par exemple, le Bengla Desh, l’ex-URSS, les ex-républiques yougoslaves). Cette acceptation n’existe pas dans le cas du Kosovo. De plus la souveraineté du Kosovo est impossible sans l’OTAN. Le Kosovo n’est donc pas un Etat indépendant au sens où le droit international l’entend.

Un troisième point concerne la résolution 1244 de l’ONU qui parle d’autonomie du Kosovo dans le cadre de l’intégrité territoriale de République fédérale Yougoslave. Le plan Athisaari prévoit une indépendance sous surveillance. Mais ce plan n’a pas été couvert par l’ONU. La reconnaissance de l’indépendance autoproclamée du Kosovo est donc une affaire purement politique et ne peut en aucun cas relever du droit international. C’est ainsi que le professeur Corten conclut son analyse.

Conséquences

La déclaration unilatérale d’indépendance nie la résolution 1244 de l’ONU, dans laquelle l’intégrité territoriale de la Serbie était garantie. Si les Etats-Unis et l’UE ignorent cette résolution, ce sera un nouveau coup pour l’autorité de l’ONU. L’UE dit qu’elle va aider le Kosovo indépendant à construire un Etat de droit, mais elle le fait en foulant aux pieds le droit international. Un Etat est indépendant quand le reste du monde le reconnaît comme tel. Par exemple, le Punt land, au nord ouest de la Somalie, s’est autoproclamé indépendant, mais cela a été nié par la « Communauté internationale ». En étant reconnu par la plupart des pays membres de l’UE, par les Etats-Unis et le Canada, le Kosovo serait en meilleure position. Mais le point de vue de la Serbie et de la Russie est connu. Avec le droit de veto de la Russie au Conseil de sécurité le Kosovo deviendrait difficilement membre des Nations Unies.

D’autres conséquences et dangers vont surgir. On se demande quelle est encore la valeur d’une résolution de l’ONU ? Quelles contre-mesures sont préparées par Belgrade ? Comment va réagir la minorité serbe du Kosovo ? Et les pays voisins ? Les frontières des autres pays qui faisaient partie de l’ex-Yougoslavie seront-elles à nouveau contestées par les Albanais de Macédoine, les Albanais du Monténégro, les Croates et les Serbes de Bosnie Herzégovine ? Qu’en est-il de l’idée de la Grande Albanie ? Comme dit plus haut, la Russie pense que le Kosovo n’est pas un cas unique, et que ce dossier peut être un précédent pour d’autres problèmes territoriaux : Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du sud, Crimée, etc..

« Failed State » organisé

L’Occident va donc reconnaître un Etat qui s’est constitué grâce aux bombardements de l’OTAN, grâce à l’épuration ethnique, avec des dirigeants qui ont des liens avec le crime organisé, grâce à la propagande, par la négation des résolutions de l’ONU, et par le refus absolu d’accepter le moindre compromis.5

La tutelle occidentale sur le Kosovo des 8 dernières années, ne peut hélas présenter un fantastique palmarès. Le Kosovo est en général considéré comme le territoire où le crime organisé peut opérer librement. L’épuration ethnique « inverse » d’août 1999, dont 200.000 habitants serbes et roms du Kosovo furent les victimes – peut être difficilement considérée comme de la bonne gouvernance et du respect pour les droits humains. Le Kosovo actuel est constitué de communautés entièrement séparées les unes des autres, où les minorités serbes et autres vivent dans des ghettos. L’économie ne produit presque rien, le marché noir est largement répandu. Le courant électrique est coupé pendant des heures chaque jour. Le chômage atteint 70% de la population. Si on y ajoute le fait que de nombreux dirigeants sont sous le coup de lourdes accusations de crimes de guerre, alors on a tous les ingrédients d’un « failed state », avant même que le territoire apparaisse sur les cartes comme un Etat indépendant. Tout cela malgré les milliards de dollars qui y ont été déversés depuis 1999.6

Cependant, les dirigeants occidentaux – après 8 ans d’échec de leur direction – se donnent le droit de poursuivre dans cette ligne. L’UE a déjà complètement préparé le remplacement de la MINUK. D’ici 4 mois, on va envoyer une mission au Kosovo avec plus de 2000 personnes pour remplir l’appareil juridique, administratif et policier : des juristes, des policiers, des secrétaires et des douaniers. Est-on sûr qu’ils parlent tous albanais ? Ou veut-on offrir aux Kosovars un puissant développement économique dans le secteur des traducteurs ? En tout cas, on semble convaincu que ce nouvel Etat n’a pas les possibilités de s’organiser par lui-même et qu’il aura pendant longtemps encore besoin des troupes de l’OTAN et du personnel de l’UE. A une autre époque n’aurions-nous pas appelé cela une colonisation annoncée ? Aujourd’hui on l’appelle indépendance.

Georges Spriet

1. Georges Berghezan : Kosovo, statut embourbé en terrain miné. Le drapeau rouge, décembre 2007 n°20
2. Idem
3. Michel Chossudovsky : Kosovo Prime Minister Hashim Thaci is part of a criminal syndicate. www.globalresearch.ca
4. Olivier Corten : La reconnaissance prémature du Kosovo : une violation du droit international. Carte Blanche, Le Soir 20.2.08
5. Jan Oberg : Kosovo failed international conflict management. www.transnational.org
6. idem

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Naissance d’un protectorat de l’Otan en Europe

Ce serait marquer trop de mépris pour les populations des Balkans que de parler de folklore à propos de la proclamation de l’ « indépendance » du Kossovo, eu égard aux souffrances endurées par tous les peuples de la région.

Ce serait aussi ignorer l’histoire de populations si longtemps opprimées et qui continuent de l’être.

Il faut comparer cette indépendance avec la notion de souveraineté. La souveraineté implique le respect des droits fondamentaux du peuple, ou des peuples dans les Etats multinationaux. Droits d’association et d’expression, libertés fondamentales, respect des minorités, justice, mais aussi droits sociaux. Or, jusqu’ici, les habitants de la province serbe ont vécu la guerre et l’occupation, ont aussi vécu de la guerre et se voient maintenus dans une économie de subsistance.

L’organisation terroriste de l’UCK, organisation mafieuse, a été constamment soutenue par les puissances occidentales et les USA jusqu’à cette consécration d’une pseudo légitimité assortie d’une totale impunité.

Aujourd’hui l’UE, qui prétend exercer sa puissance tutélaire et mener une opération de police par l’envoi de magistrats et de policiers, est profondément divisée. Les apprentis sorciers, les experts militaires, les ethnologues, les sociologues et les balkanologues ont appliqué les méthodes coloniales dans le démantèlement de la Yougoslavie. Et, d’une certaine manière, ont poursuivi la politique raciste, raciale qui fut celle des nazis dans cette région du monde.

Et pourtant l’UE s’est efforcée de freiner l’agression menée par l’administration Bush, agression initiée sous Clinton. En vain, sinon par une attitude pour le moins ambiguë, qui a conduit l’UE à accompagner le fait accompli et une mise sous tutelle par des instruments de « bonne gouvernance », des « administrateurs », juges et policiers notamment – près de 2.500 - comme il en existait dans les pays coloniaux. L’agression menée par les États-Unis s’est concrétisée, au Kosovo, par l‘implantation d’une énorme base militaire U.S., la base de Bondsteel qui compte près de 8.000 soldats.

La résolution 1244 de l’ONU, qui consacrait la présence de la KFOR, est formellement obsolète puisqu’il s’agissait de l’occupation militaire d’une province serbe précédée de bombardements « humanitaires », tout aussi « humanitaires » que cette occupation dont l’OTAN, à l’exclusion de l’UE, reste maîtresse quasi exclusive. De reconstruction il n’y a pas – les budgets qui lui seraient consacrés sont dérisoires comparés à ceux de l’occupation - et le peu qui sera fait impliquera les réseaux mafieux comme cela s’est produit en Bosnie. Un commentateur évoquait la naissance d’un « Frankenstein mafieux ». Ce n’est pas sans raison que la Suisse, elle aussi, participe à l’occupation, la communauté kosovare dans ce pays constituant un « cinquième canton »…

La Grèce, l’Espagne et la Roumanie ont refusé de reconnaître le nouvel « Etat ». L’effet de contagion, et la contradiction, sont évidents. Il suffit d’évoquer la Transnitrie, dissidente de la Moldavie ( et la Roumanie), l’Ossétie du Sud, dissidente de la Géorgie, le Nagorny Karabakh, dissident de l’Azerbaïdjan, la partition, sous l’égide de l’OTAN, de Chypre, l’Euzkadi, le Kurdistan…pour comprendre que là où l’on parle de « missions de paix » il y a une volonté, délibérée de la part des Etats-Unis et contrainte de la part de l’UE de semer la division et de préparer d’autres guerres de conquête aux objectifs économiques et stratégiques au nom, bien entendu, de « l’interventionnisme humanitaire ».

Thierry Delforge

Sommaire


Chronique d'une amputation annoncée


Alerte Otan n°1 - mars 2000
Orahovac : le ghetto dont les gardes sont des soldats néerlandais

Alerte Otan n°2 - juin 2000
Les mensonges de Jamie Shea

Alerte Otan n°3 - novembre 2000
Élections en Yougoslavie : Quand les crédits succèdent aux bombes
Les mensonges de Jamie Shea (2)

Alerte Otan n°4 - février 2001
Yougoslavie : normalisation ?

Alerte Otan n°9 -mars 2003
Balkans - Chômage et crime sous occupation OTAN

Alerte Otan n°10 - mai 2003
L'Irak et le Kosovo

Alerte Otan n°14 - juin 2004
Kosovo : Un protectorat bientôt ethniquement pur ?

Alerte Otan n°15 - octobre 2004
Le simulacre de procès de La Haye tourne à la farce complète

Alerte Otan n°17 - mars 2005
L'OTAN au Kosovo

Alerte Otan n°18 - juin 2005
« Kosovo : un voyage pour rompre cinq ans de silence », le rapport

Alerte Otan n°19 - septembre 2005
Milosevic à La Haye : plus c'est intéressant, moins on en parle

Alerte Otan n°20 - décembre 2005
Kosovo : 2006 sera une année cruciale pour le futur statut de la province serbe

Alerte Otan n°21 - mars 2006
Bouc émissaire sacrifié à La Haye

Le silence final de Milosevic
Le TPIY sauvé par la mort de Milosevic

Alerte Otan n°22 - juin 2006
Kosovo 2006 : Libéré ou purifié ?

Alerte Otan n°25 - mars 2007
Independance du Kosovo : Comme une lettre a la poste ?

Alerte Otan n°27 - septembre 2007
L'Union européenne survivra-t-elle au Kosovo ?
L'opposition à l'OTAN grandit à Belgrade

Alerte Otan n°28 - décembre 2007
Kosovo : Un simulacre d'indépendance menaçant la stabilité mondiale

Sommaire


Bouclier anti-missiles : Apocalypse Now ?

Le «bouclier anti-missile» en République Tchèque et en Pologne nous rappelle la fin des années 1970 et le début des années 1980 avec l’installation des Cruise et des Pershing américains, missiles à tête atomique, notamment en Belgique. L’Europe était dans l’angoisse de la moindre erreur de défense qui pouvait entraîner en réponse un déluge de feu atomique et cela en moins de quinze minutes.

La mobilisation des Européens contre cet armement fut d’une intensité jamais plus atteinte par le mouvement de la paix : 400.000 personnes manifestèrent à Bruxelles pour le retrait des Cruise et des Pershing de Belgique et d’Europe occidentale ainsi que des SS20, missiles soviétiques pointés sur tous les points militaires stratégiques occidentaux.

En clair, la destruction du quartier général de l’OTAN détruira aussi Bruxelles, la destruction du SHAPE entraînera l’anéantissement de Mons, la destructions des bases militaires en Belgique, notamment celle de Kleine Brogel où est stocké une partie de l’armement atomique otanien, effacera la Belgique.

Le bouclier est censé être là pour nous sécuriser. En réalité : à une mauvaise estimation d’une attaque d’un ennemi il y a contre-attaque, contre défense, contre-attaque. Un quart d’heure plus tard, et nous sommes anéantis.

Aujourd’hui la peur de l’apocalypse est revenue! Nous appelons les populations à se mobiliser pour refuser l’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe, que ce soit sous la direction des Etats-Unis ou celle de l’OTAN. C’est le meilleur moyen pour éviter un emballement de tirs de missiles.

Marcel Poznanski

Sommaire


Le bouclier anti-missiles et l'Otan

La protection contre des missiles offensifs est manifestement une des premières mesures de l’Otan au cas où un allié se trouve en danger. C’est ainsi que la Turquie a reçu des missiles Patriot dans le cadre de l’Otan, lors des Guerres du Golfe en 1990-93 et en 2003.

En mars 2005, l’Otan a entamé le programme ALTBMD (Active Layered Theatre Ballistic Missile Defence). Il s’agit d’une protection locale contre les missiles, qui comprend plusieurs niveaux. ALTBMD se propose de développer différents systèmes de boucliers anti-missiles en un réseau cohérent de protection d’opérations de troupes. Il serait prêt en 2010.

Pendant une rencontre des ministres de la Défense de l’Otan en juin 2006, une étude de faisabilité a été présentée en vue d’un bouclier antimissiles plus général, qui ne protégerait pas seulement les troupes, mais également de grands morceaux de territoires et même des villes. Les discussions comportent un volet militaire, mais aussi un volet un volet politico-militaire. D’après ce qu’on dit, on tendrait de plus en plus vers une défense « full-spectrum », à la fois contre des missiles tactiques et contre des missiles stratégiques. L’Otan fait la constatation que le nombre de missiles balistiques hors de l’Alliance augmente, et insiste que ceux-ci pourraient être chargés d’armes de destruction massive. Il pourrait d’ailleurs se produire un chevauchement entre des états et des groupes « terroristes », comme c’est le cas en ce qui concerne les missiles à courte portée pour le Hesbollah (Liban) et la Syrie et l’Iran.

Tout le monde n’est pas convaincu des possibilités techniques, ni même du danger imminent. Tout le monde ne suit pas la ligne des Etats-Unis. Il semble quand même qu’une unanimité existe parmi les états membres de l’Otan sur le risque d’une évolution rapide dans ce dossier ; soit qu’un pays commence à exporter des technologies et des missiles (on pense en premier lieu à la Corée du Nord), soit qu’un changement de régime modifie les circonstances. En soi,même des missiles techniquement non fiables (chargés d’armes de destruction massives) constituent un danger. Les partisans argumentent qu’un bouclier anti-missiles de l’Otan aurait par lui-même un sérieux degré de dissuasion car il signifierait un mur de défense trop fort pour un éventuel attaquant et surtout les représailles des Alliés seraient trop puissantes. Mais un bon bouclier de l’espace donnerait aussi aux Alliés un plus grand espace de manœuvre que l’attaque préventive purement militaire : une autre stratégie à long terme serait plus envisageable et pourrait être plus soutenue. Un bouclier de l’espace offrirait encore l’avantage de répondre de façon différenciée à des crises déterminées : une hausse de l’état d’alerte du bouclier peut donner à l’adversaire un message de cohésion, de conviction et de détermination. Ainsi, toujours selon les partisans, la fourniture des Patriots à Israël en 1991 avait aussi un rôle d'apaisement, de limitation du conflit, de gestion de crise.

Il reste toutefois beaucoup de questions en discussions, même dans l'éventualité qu' on serait d’accord en principe : les structures de commandement et d’instructions ; qui reçoit quoi ; une croissante indépendance vis-à-vis de la technologie US ; quid des fragments et des charges nucléaires d’un missile intercepté ; transferts de technologies ; coûts ; analyse de la menace ; et.. ce qui n’est pas la moindre chose : les réactions de la Russie.

Des structures de commandement et d’instruction doivent d’abord être établies avec précision, dit-on . En pratique, la direction militaire actuelle, le Saceur (Supreme Allied Commander Europe), pourrait recevoir la responsabilité finale. De toutes façons, des questions restent encore posées. Par exemple : quels pays, quelles villes seraient protégés le mieux et en premier lieu ? les pays les plus actifs ? quid des pays européens neutres ? Quels intercepteurs servent la Défense américaine en premier lieu ?

La question des chutes de fragments de missiles atteints et charges nucléaires est une problématique qui doit être également envisagée. Que faire si ces morceaux tombent sur un pays contre lequel aucune attaque n’aurait été lancée ? ou si ce pays n’était pas membre de l’Otan ? D’autre part, des fragments pourraient brûler entièrement à leur entrée dans l’atmosphère. Même une arme à tête nucléaire ennemie conçue spécialement pour exploser dès l’interception (une preuve de haute technologie) et qui pourrait engendrer un choc électromagnétique, provoquerait moins de dégâts qu’une explosion nucléaire au sol. Ces constats ont fait dire à un officier britannique : « aucun Etat européen, du moins je l’espère, ne refuserait le risque d’une petite pluie de fragments sur son territoire si c’est le prix à payer pour sauver une nation amie ou un pays allié d’une attaque de missiles ». Par ailleurs, les oppositions ou les appréhensions de la Russie doivent pouvoir se traiter par la consultation et le dialogue, qui est en cours déjà depuis 2002.

Les partisans du bouclier otanien disent aussi que le fait qu’un bon bouclier pousserait l’ennemi à chercher d’autres techniques d’attaques, ne doit pas servir d’argument contre le Missile Défense. C’est pourquoi l’Otan cherche aussi des technologies de protection contre les missiles de croisière, contre les avions avec ou sans pilotes. C’est pourquoi le contrôle des ports doit être également renforcé. Seuls les intercepteurs de courte portée peuvent faire quelque chose contre les missiles de croisière. Il est donc très important que les membres de l’Otan continuent à investir dans les différents aspects de la défense antimissiles. Un sérieux « problème » réside dans les limitations des budgets militaires de la plupart des Etats européens membres de l’Otan et dans le fait que d’autres priorités s’imposent : aux Balkans et en Afghanistan par exemple avec la transformation de leurs armées pour agir comme forces d’intervention effectives. Peut-être que plusieurs d’entre eux souhaiteraient attendre que les problèmes technologiques posés par le bouclier antimissiles soient d’abord réglés de façon convaincante.

La stratégie des Etats-Unis pour convaincre les Alliés, consiste à faire un détour, en réalisant des accords bilatéraux, en supposant qu’à un certain moment, suffisamment de pays seraient concernés pour entraîner toute l’Alliance. Travailler directement avec l’Otan ne rencontrerait peut-être pas de consensus. Donc l'approche dispersée semble plus appropriée. A la mi-juin 2007, les ministres de la Défense de l’Otan se sont mis d’accord pour réaliser un schéma de bouclier de l’espace qui protégerait les pays membres du sud-est qui ne seraient pas couverts par les intercepteurs US. Cela veut-il dire une approbation implicite des uns et des autres, ainsi que Washington l’interprète ? Jaap de Hoop Scheffer se positionne clairement quand il affirme : « la route pour le bouclier de l’espace est tracée... elle est pratique et tout le monde est d’accord ». Il y a certes des projets dans ce sens. Il y a le SAMPT programme avec la France et l’Italie ; le Patriot programma avec l’Allemagne, la Hollande et les Etats-Unis ; le Medium Extended Air Defence System (MEADS) avec l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis. SAMP-T, Patriot et MEADS sont des systèmes défensifs contre les missiles à courte portée. Et ensuite, l’installation d’un site pour radar en République Tchèque et une base d’intercepteurs en Pologne.

Dans le débat autour des éléments « européens » du bouclier de l’espace, on oublie souvent le troisième larron : la Grande Bretagne. A Fylingdales l’installation de radars existante a été modernisée et est actuellement entièrement prête pour s’intégrer au système. L’été passé, le ministre britannique de la Défense Des Browne, a annoncé que la base US d’espionnage de Menwith Hill serait utilisée comme élément du système antimissiles . Cela n’était pas une surprise, vu que la station est déjà utilisée pour le système de recherche infra-rouge dans l’espace. Avec le nouveau gouvernement de Gordon Brown on dit même que la Grande Bretagne pourrait elle aussi installer des missiles intercepteurs.

sources:
www.nato-int.org
www.cnd.org
Congressional Research Center USA
David S. Yost: Missile Defense in Nato

Georges Spriet
Extrait de la revue VREDE - vredescahier 4/2007
vrede@vrede.be

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17/03/2008: ASSOIFFE DE SANG (2) ....

-------- Message original --------

Sujet: [CSP] [companero Fidel Castro] ASSOIFFE DE SANG (2)
Date: Mon, 17 Mar 2008 20:02:02 +0100
De: CubaSolidarity <cubasolidarity@club-internet.fr>
Répondre à :: CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr


RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL

Assoiffé de sang (2)

J’ai promis de poursuivre aujourd’hui mes Réflexions à partir de nouvelles textuelles, en y ajoutant mes commentaires.

« NEW YORK, 13 mars (ANSA). L’absence de l’Argentine sur l’itinéraire de la nouvelle tournée de la secrétaire d’Etat étasunienne, Condoleezza Rice, en Amérique du Sud constitue une preuve de plus de la mauvaise humeur que ressent Washington envers les autorités de Buenos Aires, a estimé aujourd’hui The New York Times.

« Le journal a rappelé que Rice se rendait cette semaine au Brésil et au Chili, mais "avec une absence notable sur son itinéraire", l’Argentine, où Cristina Fernández de Kirchner, la femme de l’ancien président Néstor Kirchner, "est devenue la première présidente élue du pays".

« Cette omission met en lumière la déception de Washington envers le nouveau gouvernement Kirchner, qui a continué de resserrer ses liens avec le président vénézuélien Hugo Chávez, et "d’accuser les Etats-Unis d’avoir des motivations politiques" dans le cas des 80 000 dollars que des fonctionnaires vénézuéliens ont introduits illégalement dans le pays.

« The New York Times "soupçonne" cet argent "d’être une contribution secrète du Venezuela à la campagne de Kirchner. »

« BRASILIA, 13 mars 2008 (EFE). La secrétaire d’Etat étasunienne, Condoleezza Rice, a exprimé aujourd’hui l’espoir que les pays voisins de la Colombie respecteront leur engagement d’empêcher la guérilla des FARC d’utiliser leur territoire "pour continuer de tuer des innocents".

« "Nous sommes très inquiets devant la situation régionale", a affirmé Rice au cours de la conférence de presse qu’elle a offerte aujourd’hui à Brasilia aux côtés de son homologue brésilien, Celso Amorin.

« "On ne saurait menacer les pays ni du dedans ni du dehors. Et nous devons éviter que les terroristes continuent de tuer des innocents", a affirmé la chef de la politique extérieure étasunienne, au terme de ses entretiens avec Amorin et avec le président brésilien Luis Inácio Lula de Silva. »

« BRASILIA, 13 mars (ANSA). […] La fonctionnaire a affirmé que l’administration étasunienne maintenait de bonnes relations avec des dirigeants de gauche comme le président brésilien Luis Lula da Silva et la présidente chilienne Michelle Bachelet.

« Après la conférence de presse, Rice et le ministre Celso Amorin ont déjeuné ensemble au palais Itamaraty. »

« BRASILIA, 13 mars (AP). […] Rice a fait ces déclarations au lendemain de celles du président George W. Bush, selon qui la crise récente entre la Colombie et l’Equateur était "le pas le plus récent dans la conduite perturbatrice et provocatrice du régime de Caracas".

« Washington est en train de durcir sa rhétorique contre le président vénézuélien Hugo Chávez, tout en faisant l’éloge des alliés sud-américains qui font face au terrorisme avec fermeté. »

Abordant au Brésil la question de la composition future du Conseil de sécurité, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a expliqué clairement que les Etats-Unis ne s’opposeraient pas à l’entrée du Brésil, mais elle a averti que leur soutien allait au Japon, leur allié stratégique et économique.

« SANTIAGO-DU-CHILI, 13 mars 2008 (AFP). La secrétaire d’Etat étasunienne, Condoleezza Rice, effectuera vendredi une brève visite au Chili où elle s’entretiendra avec la présidente Michelle Bachelet pour resserrer les liens bilatéraux et passer en revue la situation régionale.

« Rice arrivera à Santiago le vendredi après-midi en provenance du Brésil où elle est arrivée ce jeudi-ci. La chef de la diplomatie étasunienne restera presque six heures dans la capitale chilienne, car elle rentrera à Washington ce même jour avant de partir pour Moscou. »

Selon cette même agence, l’ambassadeur des Etats-Unis à Santiago-du-Chili, Paul Simons, a déclaré :

« Le fait qu’elle vienne au Chili au milieu d’un emploi du temps très chargé prouve l’importance qu’elle accorde à ses conversations avec son homologue, le ministre des Affaires étrangères Foxley, et avec la présidente sur notre ordre du jour positif.

« Le Brésil et le Chili "sont des amis et des partenaires régionaux stratégiques des Etats-Unis", a ajouté le diplomate en conférence de presse.

« Rice conversera avec les autorités chiliennes de l’état des relations bilatérales, mais aussi de la situation régionale, après la grave crise qu’a déclenchée l’incursion militaire de la Colombie en territoire équatorien qui s’est conclue sur la mort du second chef de la guérilla des FARC, Raúl Reyes.

« "Ils parleront de la situation régionale", a précisé Simons.

« A Santiago, Rice donnera aussi le point de départ, aux côtés de son homologue chilien, au "Plan dit Chili-Californie pour le XXIe siècle", un accord qui prétend tirer profit des similitudes géographiques, climatiques et productives entre le pays sud-américain et cet Etat des USA.

« Cet accord inédit est né d’une conversation personnelle entre Foxley et Rice, selon ce qu’a avoué l’ambassadeur Simons, qui n’a toutefois pas fourni de détails. »

Il est incontestable que l’ambassadeur étasunien au Chili en a trop dit, selon sa coutume, car il parle d’un plan que le gouvernement chilien n’a pas encore mentionné en public à ce jour, aucune décision n’ayant d’ailleurs encore été prise, que l’on sache, sur ce qui ressemble plutôt à un conte des Mille et une nuits.

L’Internet fournit aussi de nombreuses informations sur la tournée de la secrétaire d’Etat étasunienne. Le 13 mars, on y trouvait les titres suivants :

BBC-Mundo (Londres). « Rice : des frontières, pas des cachettes. »

Terra (portail de nouvelles espagnol). « Rice ratifie au Brésil l’engagement des Etats-Unis envers la Colombie et contre les FARC. »

Alarde (journal brésilien). « Les Etats-Unis défendent le plan de sécurité pour l’Amérique du Sud. »

El Observador (journal vénézuélien). « Rice insiste : les USA étudieront des informations sur des liens présumés entre le Venezuela et les FARC. »

ANSALATINA (agence de presse italienne). « Rice propose une action commune contre les FARC. »

BBC-Mundo (Londres). « Rice rend visite à des alliés "stratégiques" ».

El Nuevo Diario (journal nicaraguayen). “Les Etats-Unis durcissent leur rhétorique contre Chávez au cours de la tournée de Rice. »

Agence française de presse. « Rice se rendra au Chili pour renforcer les liens et parler de la situation régionale. »

EFE (agence de presse espagnole). « Rice ratifie au Brésil l’engagement des Etats-Unis envers la Colombie et contre les FARC. »

Agence française de presse. « Rice : les Etats-Unis examineront les liens entre Chávez et les FARC et agiront en conséquence. »

La Prensa (journal argentin). « Les frontières ne peuvent servir de repaire, ont averti les Etats-Unis. »

Le 14 mars, O Estado do Sao Paulo, un site de nouvelles brésilien, a transmis trois articles à la suite : « Intromission inopportune », « Rice discute du tourisme africain à Bahia » et « Amorin et "Condi" font des erreurs. »

O Globo on line (site numérique de la chaîne de télévision brésilienne) : « Condoleezza : la frontière n’est pas une "cachette". »

El Mercurio (journal chilien). « Rice, qui arrive aujourd’hui dans le pays, parlera avec le gouvernement chilien d’une demande d’envoi de forces de paix au Kosovo. »

Crónica Digital (site de nouvelles chilien). « Politique : bâton et carotte : l’ordre du jour Condoleezza Rice au Chili. »

Condoleezza Rice en personne devrait répondre à quelques questions : Combien d’Etasuniens ont-ils perdu la vie à la suite de bombes larguées par Cuba ? Une seule brique a-t-elle jamais été brisée aux USA par un engin explosif en provenance de notre pays ? Pourquoi nous inscrit-on sur la grotesque liste des pays terroristes, à laquelle on menace d’ajouter arbitrairement le Venezuela ? Qui a recouru au terrorisme contre notre pays pour détruire des avions en plein vol, provoquer des sabotages, des invasions mercenaires, nous menacer de bombardements et de guerres, nous imposer un blocus économique et réaliser des actions qui nous ont coûté des milliers de vies et de centaines de milliards de dollars ?

Qui donc va vous croire, Bush et vous-même ? Pourquoi vous entêtez-vous à provoquer des guerres fratricides entre les peuples latino-américains ?

Plus d’un million de personnes sont mortes en Iraq. Combien de morts les Etats-Unis offrent-ils donc à l’Amérique latine, une région de plus de cinq cents millions d’habitants, pour défendre leur démocratie et leur Empire ?

Le fait est que Bush et son groupe sont plus enferrés dans leurs erreurs de politique étrangère que Nixon lui-même quand il a démissionné en 1972. La guerre sanglante d’Iraq et son rejet par la population étasunienne, son coût en vies humaines, le nombre extrêmement élevé de blessés et de mutilés pour chaque mort dans cette équipée belliciste, indiquent une situation pleine de contradictions : la détérioration de l’image des USA et leur impossibilité à renoncer à des guerres de conquêtes pour s’approprier les matières premières ; le dollar et les cours de l’or ; la dévaluation de la monnaie et l’inflation ; la production d’éthanol et la pénurie mondiale d’aliments ; les méthodes fascistes et la démagogie démocratique ; les tortures et les prisons secrètes et les droits de l’homme ; la pollution maximale de l’environnement par ce pays et le droit de l’espèce à la survie ; les avantages de la science en faveur de la santé et son utilisation pour liquider ou invalider massivement les êtres humains ; le vol des cerveaux et le sous-développement des pays pauvres ; les cours du pétrole et le gaspillage d’énergie sans cesse accru ; les élections de novembre et les Latino-américains mourant à la frontière en toujours plus grand nombre…

La liste serait interminable. C’est au fond la contradiction entre la vie et la mort.

On peut lire, aujourd’hui dimanche 16 mars, les dépêches que les correspondants de la presse étrangère ont rédigées à La Havane hier, samedi, sur mes Réflexions publiées par le journal Juventud Rebelde et qu’ils avaient reçues la veille par avance.

Or, curieusement, aucune agence de presse capitaliste n’a dit un seul mot de ce que j’ai écrit au sujet de l’ex-guérillero Pedro Pablo Montoya, qui a assassiné un des chefs de front des FARC et lui a coupé une main pour toucher la récompense de 2,6 millions de dollars qu’un procureur colombien a légalisée. C’était peut-être un agent infiltré par les Yankees. Le fait a provoqué un débat houleux pour ses implications morales.

Condoleezza Rice part pour Moscou ; Bush annonce pour début avril un voyage en Ukraine et à Bucarest, sa tournée devant se conclure en Croatie, ce voisin de la Serbie à laquelle l’impérialisme a arraché la province vitale du Kosovo, berceau de sa culture et source des ressources matérielles indispensables qui ont été les bases de son développement.

McCain vient d’arriver en Iraq pour la huitième fois afin d’offrir son appui total à la guerre de Bush et, donc, aux trois billions de dollars qu’elle a coûtés, auxquels s’ajoutent des millions de victimes entre déplacés et morts au prix des tués et mutilés étasuniens déjà mentionnés.

Que peut attendre le monde d’une telle politique ?

Les chefs et fonctionnaires impériaux travaillent d’arrache-pied, menaçant tout le monde de leur force brutale. L’Empire, bien qu’insoutenable, s’acharne. Il est assoiffé de sang. Il faut le dénoncer avec ténacité !

Fidel Castro Ruz
16 mars 2008

21:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/03/2008

154/03/2008: Les médias ont créé une version imaginaire de la guerre en Afghanistan ...

Les médias ont créé une version imaginaire de la guerre en Afghanistan
Andy Worthington  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Afghanistan : Une guerre brutale et inutile sur laquelle les médias restent silencieux
C'est facile d'oublier que la route pour Guantanamo a commencé dans des endroits comme Kandahar et Jalalabad.
On dit que les journalistes ont fourni la première version de l'histoire. Avec l'invasion de l'Afghanistan menée par les USA, cette version a conduit à un consensus presque universel, au moins parmi les Américains, selon lequel l'attaque serait un acte d'autodéfense justifié. L'action contre l'Afghanistan est de même communément perçue comme étant un conflit « propre » - une guerre menée avec un minimum de pertes en vies humaines. C’est le type de guerre qui n'a pas provoqué de tollé international contre les USA, comme l’a fait celle qui sera menée contre l'Irak un an plus tard.
 
Interview réalisée par Joshua Holland pour Alternet 26/02/08 www.alternet.org

Ces points de vue sont également ceux d'un grand nombre d'Américains qui critiquent les excès de l'administration Bush concernant la « guerre contre le terrorisme ». Mais il y a là une coupure d'avec la réalité. Tout ce qui a suivi – emprisonnements secrets, torture, invasion de l'Irak, assaut mené contre les protestations sur la scène nationale – sont inévitablement la conséquence de l'échec à contester l'affirmation de Bush selon laquelle un acte de terrorisme nécessite une réponse militaire. Les Etats-Unis ont une riche histoire en ce qui concerne l'abandon de leurs valeurs libérales en temps de guerre, et c'est notre acceptation de la façon dont Bush a présenté la guerre qui a conduit aux abus qui ont secoué le statut moral des USA sur la scène mondiale.

Dans son livre The Guantanamo files, l'historien et journaliste Andy Worthington offre une correction particulièrement nécessaire à la vision du conflit en Afghanistan projetée dans les infos le soir devant la plupart des Américains. Worthington est le premier à détailler les histoires de tous les 774 prisonniers qui sont passés par le « trou noir légal » de l'administration Bush à Guantanamo Bay, Cuba. Mais son livre démarre en Afghanistan et montre précisément que la route pour Guantanamo – sans mentionner Abu Graib – a commencé dans des endroits comme Kandahar.

Alternet a récemment demandé à Worthington comment se présentait ce parcours à son point d'origine.

Joshua Holland : Je pense que la plupart des Américains croient que nous sommes allés en Afghanistan pour chasser le « jihad » anti-américain et anti-occidental, mais votre livre présente le fait que les USA sont entrés dans une guerre civile existant depuis longtemps et qui n'avait rien à voir avec une sorte de « clash de civilisations » entre l'Occident et L'Orient. Pouvez-vous nous expliquer sur quoi porte ce conflit ?

Andy Worthington : Certainement, en fait c'est une très bonne question. En bref, les racines du conflit se trouvent dans la résistance afghane à l'invasion soviétique des années 80, quand les Etats-Unis, via les intermédiaires pakistanais, et les Saoudiens ont financé les Mujahedeen – des seigneurs de guerre afghans et leurs soldats, soutenus par un plus petit nombre de recrues arabes.

À la fin des années 80, quand l'Union Soviétique s'est retirée, le pays a plongé dans la guerre civile, car les différents seigneurs de guerre, enhardis par les milliards de dollars d'aide US et saoudienne, se sont battus entre eux pour contrôler le pays. Des dizaines de milliers de civils sont morts, à cause de crimes et violations des droits humains.


Majoritairement à cause de cet état de non-droit, les Talibans – à l'origine un groupe d'étudiants religieux ultra-orthodoxes du sud du pays – se sont soulevés pour nettoyer le pays en créant un état purement islamique. Leur projet aussi a vite déraillé à cause de la brutalité et du fondamentalisme religieux qui a choqué l'Occident mais c'est le combat entre les Talibans et les seigneurs de la guerre de l'Alliance du Nord qui a attiré des milliers de combattants en Afghanistan dans les années 90, poussés par des fatwas proclamées par des Cheikhs radicaux dans leurs patries, qui exigeaient d'eux d'aider les Talibans dans leur lutte contre l'Alliance du Nord.

Osama Ben Laden, qui a vécu en Arabie Saoudite et au Soudan dans la période post soviétique, est retourné en Afghanistan en 1996 (dans les années 80, Osama Ben Laden avait combattu les Soviétiques pour le compte de la CIA ndlt) et s'est impliqué dans le financement de camps d'entraînement militaire et la mise sur pied d'un plan mondial de jihad anti-américain. Mais – bien qu'il y ait eu un certain chevauchement entre Al Qaeda et une partie de la direction des Talibans – la vaste majorité des recrues, comme je l'ai indiqué, étaient impliquées non pas dans un « clash des civilisations » mais dans une guerre provinciale civile entre musulmans.


JH : C'est un pont important. Il y a une opinion répandue qu'il existait un lien intégral entre les Talibans et le groupe de Ben Laden, et que celui-ci justifiait notre attaque contre l'Afghanistan, un état nation, comme action « d'autodéfense ». Mais en réalité, les Talibans étaient occupés à combattre cette guerre civile inter musulmane et avaient au sein d'Al Qaeda peu ou pas de rôle. Allons un peu plus loin : quel niveau de collaboration y avait-il ?

AW : Selon une officier supérieur des renseignements américains, interviewé par le journaliste David Rose en 2004, cette coopération était minime. Il a dit à Rose qu'en « 1996, elle était inexistante, et ne comprenait pas plus de 50 personnes en 2001. » Cet officier faisait référence à une coopération à un haut niveau dans les deux organisations, et certains commentateurs ont fait remarquer que la « brigade arabe » d'Al Qaeda d'environ 500 soldats a contribué à la force militaire des Talibans. Mais pour revenir à ce dont nous discutions auparavant, ceci se passait dans le contexte d'une guerre civile inter musulmane et non pas une guerre contre les USA.

Il y avait certainement des divisions importantes au sein de la direction des Talibans concernant Ben Laden, et même le Mullah Omar, le dirigeant Taliban, n'était apparemment pas impressionné par Ben Laden pendant les années de son retour en Afghanistan. En 1998, Omar avait même prévu de trahir Ben Laden en le livrant aux Saoudiens, mais quand Al Qaeda a attaqué les ambassades US au Kenya et en Tanzanie, et que les USA ont mené des représailles en lançant des missiles de croisière sur les camps d'entraînement en Afghanistan, Omar s'est rapproché de Ben Laden. En dépit de cela, les Talibans ont offert de livrer Ben Laden après le 11 septembre si on leur apportait les preuves de son implication dans les attaques du 11 septembre.

JH : Ils étaient si proches en 1998 – l'accord avait été passé, et deux jets transportant le prince Turki et un groupe de commandos saoudiens avaient effectivement atterri en Afghanistan et attendaient pour récupérer Ben Laden quand l'accord a été rompu.

AW : C'est exact. Et un autre signe clair des mensonges sur « l'intégration complète » à laquelle vous faite référence, c'est ce qui est arrivé le 7 octobre 2001, la première nuit de l'« Opération Enduring Freedom » quand l'armée US a annoncé qu'elle avait bombardé 2 3 camps d'entraînements d'Al Qaeda. Comme je l'ai mentionné dans le livre, des douzaines de camps établis en Afghanistan dans les années 80 et après, la plupart étaient financés par le Pakistan et de riches donateurs des pays du Golfe. Certains étaient dirigés par des seigneurs de guerre, d'autres par des groupes pakistanais, et d'autres par des groupes militants d'autres pays. Bien que Ben Laden ait eu personnellement quelques camps, c'était inexact de décrire tous les camps d'entraînement en Afghanistan comme des « camps d'Al Qaeda ».

JH : Ok, permettez que je revienne brièvement sur un point évoqué auparavant. Des supporters du réseau de prisons « noires » de Bush ont dit que ceux qui s'y sont retrouvés étaient des « combattants illégaux ». Et vous avez dit qu'un grand nombre de personnes dans le monde musulman ont été attirées pour servir comme recrues dans la guerre civile d'Afghanistan, mais dans le livre, vous dites aussi clairement que beaucoup d'entre eux n'étaient même pas des recrues – pas du tout des combattants – mais des étudiants religieux, des travailleurs sociaux, et d'autre jeunes aventuriers, et beaucoup d'entre eux ont été plus tard pris dans le chaos qui a suivi l'invasion et ont échoué à Guantanamo.

AW : Oui c'est exact. Je dirais qu'entre 70 et 100 des détenus non-afghans avaient voyagé en Afghanistan pour fournir une aide humanitaire au peuple afghan, pour enseigner ou étudier le Coran, comme migrants économiques, ou même parce qu'ils étaient curieux de « l'état pur islamique » soi-disant établi par les Talibans dans certains endroits. Un nombre identique a été capturé au Pakistan. Des travailleurs sociaux ont été capturés près de la frontière où ils s'étaient rendus pour fournir une aide dans les camps de réfugiés, et d'autres – dont des missionnaires, des entrepreneurs, des migrants économiques, des réfugiés et des étudiants – ont en fait été capturés ailleurs au Pakistan, dans des villes et villages loin des « champs de bataille » d'Afghanistan.

Et puis il y a aussi les détenus afghans qui constituent environ ¼ de la population totale de Guantanamo. Beaucoup d'entre eux étaient des conscrits forcés, qui ont été obligés de servir les Talibans, et la plupart de ceux qui restent ont été capturés sur la base de faux renseignements - parce que les forces US ne savaient pas à qui faire confiance – ou ont été livrés par leurs rivaux, en affaire ou en politique, qui ont raconté des fausses histoires aux Américains.

JH : Et par quel processus l'armée américaine les a-t-elle triés, comment faisaient-ils la distinction entre les « combattants ennemis » et les pauvres poires qui ont été attrapées au mauvais endroit au mauvais moment ?

AW : Il n'y avait pas de processus. Dans toutes les guerres précédentes, l'armée US avait respecté les Conventions de Genève, et, dans le respect des Articles 5 et 3 de la IVe Convention, avait établi des tribunaux sur le champ de bataille pour séparer le bon grain de l'ivraie, pour séparer les combattants des fermiers. Lors de la première guerre du Golfe par exemple, l'armée a établi 1196 tribunaux de ce type, et presque trois quarts des prisonniers ont été de ce fait relâchés.

Cependant, en Afghanistan, non seulement il n'y a pas eu de tribunaux sur le champ de bataille, mais Chris Mackey, qui a travaillé comme interrogateur en chef dans les prisons sur les bases aériennes de Kandahar et de Bagram, où les prisonniers de Guantanamo sont passés, a noté dans son livre « The Interrogators » que chaque Arabe qui se retrouvait en détention avait été envoyé à Guantanamo sur ordre de hauts responsables de l'armée et des services de renseignement, lesquels recevaient la liste des prisonniers à leur base au Koweït.

Bien que seuls les Afghans ayant « une valeur considérable en matière de renseignement » étaient supposés être envoyés à Guantanamo, il est clair pour Mackey que c’est seulement à partir de juin 2002, alors qu'il y avait déjà 600 prisonniers à Guantanamo, que ceux en charge sur le terrain en Afghanistan ont déterminé une catégorie dite de prisonnier temporaire. C’est à dire de personnes sous contrôle US qui pouvaient être emprisonnées 14 jours sans qu'on leur attribue un chiffre qui rentrait dans le système supervisé par les officiers militaires au Koweït. C'était la seule façon qu'ils avaient de s'occuper d'au moins un certain nombre d'Afghans innocents qui se retrouvaient entre leurs mains.

JH : Quelques-unes des histoires que vous racontez dans votre livre font découvrir ceci ici, aussi j'aimerais vous demander de nous raconter brièvement les histoires de quelques détenus. Selon l'armée US, il y avait 3 adolescents de moins de 16 ans enfermés à Guantanamo. Choisissez l'un des trois, et dites-nous comment il a atterri à Guantanamo.

AW : D'abord il y avait en fait bien plus que 3 détenus âgés de moins de 16 ans et tous ces détenus auraient dû être comptés comme adolescents et traités comme tels, dans toute société civilisée.

Cependant, les 3 dont vous parlez sont trois garçons afghans qui étaient âgés de 12, 13, et 14 ans lors de leur capture. Deux ont été capturés lors d'un raid sur la maison d'un petit seigneur de guerre appelé Samoud, et qui semblait avoir beaucoup d'ennemis dont les Talibans, et l'autre – Mohammed Ismaël Agha âgé de 14 ans – a en fait été livré aux forces US par les Talibans. Il cherchait du travail avec un ami et avait été obligé de passer la nuit dans un avant-poste des Talibans. Le matin, les soldats talibans leur ont demandé de se joindre à eux, et quand ils ont refusé, ils ont été livrés à la base US la plus proche.

JH : L'armée dit que des efforts ont été faits pour répondre à « leur besoins spécifiques spéciaux émotionnels et physiques » qu'ils ont été hébergés dans «une prison séparée modifiée pour répondre aux besoins spécifiques des adolescents » et «n'ont pas subi les mêmes restrictions que les détenus adultes ». Est-ce-que c'est ce que vous avez trouvé ?

AW : Jusqu'à un certain point oui. Ces trois-là étaient hébergés séparément dans un bâtiment appelé Camp Iguana et ils ont été relâchés en janvier 2004, bien qu'ils auraient dû être libérés bien plus tôt. Cependant c'était les plus chanceux. Pour donner juste un exemple : le compagnon d'Agha, Abdul Qudus, qui avait aussi 14 ans, n'a pas été libéré avant 2005 ou 2006, et il n'y a pas de preuve que lui et d'autres adolescents détenus aient été détenus séparément du reste de la population adulte, ou même traités différemment.

Le cas le plus célèbre d'adolescent détenu à Guantanamo c'est bien sûr le Canadien Omar Khadr, qui avait 15 ans quand il a été capturé après un combat au cours duquel il a paraît-il tué un soldat US. Khadr a été traité de manière horrible en Afghanistan et à Guantanamo, et passe actuellement en jugement devant l'une de ces commissions douteuses de l'administration militaire, au cours de laquelle il a été révélé qu'il ne serait même pas responsable pour la mort du soldat US.

JH : Qui est Mohammed Sadiq ?

AW : Mohammed Sadiq était le prisonnier le plus âgé de Guantanamo. Il avait 88 ans au moment de sa capture. Sadiq a apparemment été arrêté parce que son neveu avait travaillé pour les Talibans. Les forces US ont bombardé sa maison, pris tout ce qui lui appartenait et l'ont envoyé sur la base militaire de Kandahar. Il a été l'un des premiers prisonniers à avoir été libéré en octobre 2002. Mais le seul fait qu'il ait été envoyé à Guantanamo est une honte, et il a été rapporté qu'après sa libération qu'il avait été incapable de surmonter ce qui lui était arrivé.

JH : Et finalement dites- moi qui était Abdul Razeq ?

AW : Abdul Razq était un schizophrène profondément perturbé qui a été gardé en isolement à Kandahar, parce que, entre autres choses, il avait tendance à manger ses excréments. De manière déshumanisante, les soldats parlaient de tous les détenus comme des « Bob » et Razq était connu comme « Bob le fou ». Lui aussi a été envoyé à Guantanamo. Mais il a été renvoyé en Afghanistan en mai 2002. Chris Mackey a noté qu'il était arrivé « attaché au milieu de l'avion comme Hannibal Lecter ». Il a alors été placé dans une cellule de haute sécurité à l'hôpital, où un journaliste l'a interviewé. Il était si perturbé qu'il a décrit la prison de Kandahar comme un « hôtel » et a dit que les Américains l'avaient emmené à Guantanamo pour « traiter ses problèmes mentaux ».

JH : Et les US pensaient que ces personnes étaient…

AW : des « combattants ennemis ». C'est ainsi que cela fonctionnait. Chaque personne qui se retrouvait en détention US était un « combattant ennemi ». En fait, vous réalisez que, en lien avec la « guerre contre le terrorisme », la présomption d'innocence a été complètement liquidée quand vous considérez l'absence de tri en Afghanistan et les échecs du processus judiciaire qui s'est déroulé à Guantanamo à partir de 2004. Ce que le lieutenant colonel Stephen Abraham, qui a travaillé pour eux, a décrit l'année dernière dans un communiqué explosif. Ce communiqué repose sur des « preuves » souvent générales et vagues qui n'avaient rien à voir avec les détenus en question mais avaient essentiellement pour but de justifier leur désignation comme « combattants ennemis ». Pendant les 4 ou 5 années qui ont suivi le 11 septembre, chaque prisonnier était effectivement considéré comme coupable jusqu'à ce qu'il soit reconnu effectivement coupable. D’après les tribunaux, 38 détenus ont été disculpés et relâchés – bien que l'administration, niant le concept d'innocence et d'arrestation par erreur, fasse référence à eux comme « n'étant plus des combattants illégaux ». Un grand nombre l'a été chaque année depuis, mais pour les 281 détenus qui restent, il est évident que les « preuves » contre eux n'ont jamais été réellement testées.

JH : Alors que je lisais le livre, j’ai été frappé que non seulement le public américain – sans même mentionner l'armée et les renseignements – ait un point de vue complètement faux de qui était « l'ennemi », mais qu'il y avait une croyance largement répandue que l'Alliance du Nord, c'était les « bons types ». Je n'ai pas vraiment vu de « bons types » dans votre livre. Avec qui étions-nous alliés ?

AW : Une brève réponse c'est que pour tenter de ne pas s'enliser comme l'avait été l'Union Soviétique, l'invasion US a seulement impliqué quelques centaines d'agents des forces spéciales qui se sont alliés avec différents dirigeants de l'Alliance du Nord, dans le Nord de l'Afghanistan, et les ont soutenus avec de l'argent, des armes et la puissance aérienne.

Il y avait quelques commandants militaires à principes dans l'Alliance du Nord – dont Ahmed Shah Massoud, le dirigeant charismatique de l'Alliance, qui a été tué par des assassins d'Al Qaeda juste deux jours avant le 11 septembre – mais même des hommes de Massoud ont été accusés d'atrocités commis pendant des années, et on devrait peut être considérer qu'à la base de tout, l'Afghanistan est un pays disproportionnément bien armé qui a été brutalisé psychologiquement par une guerre de maintenant bientôt 30 ans.

Néanmoins, l'invasion a conduit à des événements horribles, pour lesquels l'armée US a été au moins partiellement complice. En novembre 2001, après la reddition de la ville de Kunduz, le général Rashid Dostum, l'un des dirigeants de l'Alliance, a massacré des centaines si ce n'est des milliers d'autochtones et de combattants Talibans étrangers en provoquant leur suffocation dans des camions containers en route pour sa prison de Sheberghan (la mort dans les camions containers est une innovation plutôt récente pratiquée par les deux camps). Il y a des preuves que les forces américaines n'ont pas été rebutées par la tournure prise par les évènements, et que de plus, elles ont été impliquées dans le traitement particulièrement brutal de certains des survivants à la prison de Dostum.

Bien sûr on pourrait voir cela comme faisant partie des réalités de la guerre, mais l'action US n'est pas meilleure dans le sud du pays, où, pour tenter d'obtenir le soutien au cœur des terres des Talibans/Pashtouns, les forces US ont passé de nombreux accords avec divers chefs de guerre à qui on ne pouvait pas faire confiance, ce qui a conduit de nombreux Afghans innocents à être envoyés à Guantanamo.

JH : En fait dans le livre, vous décrivez une scène de chaos total juste après l'invasion, et l'une des affirmations les plus répandues parmi les nombreux détenus qui se sont retrouvés à Guantanamo, c'est qu'ils avaient été vendus aux troupes US par ces alliés – ou par des chefs de tribus ou des unités de Talibans ou quiconque les rencontrait - - jusqu'à 5 000 $ par tête. Il y avait effectivement de réelles incitations financières permettant d'affirmer que des recrues malchanceuses ou étudiants coraniques étaient des agents de haut niveau d'Al Qaeda.

AW : Oh, absolument. Les équipes militaires de psyops sont venus avec plus d'une centaine de prospectus différents et en ont largué des millions d'exemplaires sur l'Afghanistan. La plupart ont offert, sans succès, des récompenses de 25 millions de $ pour la capture d'Osama Ben Laden, Yaman Al Zawahin et Mullah Omar, mais l'un d'eux en particulier portait ce message :

« Vous pouvez recevoir des millions de $ en aidant les forces anti-talibans à attraper les tueurs d'Al Qaeda et Talibans. Ceci représente assez d'argent pour prendre en charge votre famille, votre village, votre tribu pour le reste de votre vie – payer pour du bétail, des visites chez le docteur, et des livres d'école, et des maisons pour toutes les personnes sous votre responsabilité. »

Et au Pakistan il a été dit que la situation était encore plus corrompue. Dans son autobiographie de 2006 « In The Line of Fire », le Président Musharraf s'est vanté qu'en retour pour avoir remis 369 suspects de terrorisme (dont un grand nombre ont été transférés à Guantanamo) « on a été grassement payé avec des millions de dollars ».

JH : Et ceux qui ont été remis par différents clans n'ont pas été chanceux. Je pense que la plupart des gens seraient choqués de la façon abusive et violente avec laquelle les troupes US se sont comportées vis-à-vis des détenus en Afghanistan.

AW : Je pense que vous avez raison de soulever ce point, parce que Kandahar et Bagram étaient les véritables lignes de front dans la « guerre contre le terrorisme », où les conditions étaient, je pense que c'est juste de le dire ainsi, primitives, brutales et terribles. Lors des premiers mois, les prisonniers ont été battus, humiliés, et empêchés de se parler entre eux. Les pires abus cependant se sont passés à Bagram de juillet 2002 et au-delà. C'est à ce moment-là qu'au moins deux prisonniers ont été assassinés- dont un, un chauffeur de taxi innocent nommé Dilawar, dont je parle dans mon livre, et qui est aussi un point central de l'excellent documentaire d'Alex Gibney « Taxi For The Dark Side ».

Et il y a eu des prisons encore pires en Afghanistan – un certain nombre de prisons secrètes gérées par la CIA (à ce jour personne ne sait exactement combien), dont deux près de Kabul. «Dark Prison » ressemblait à un donjon de torture médiéval, mais avec de la musique et du bruit 24h sur 24, et l'autre s'appelait « Salt Pit ». Des douzaines de détenus de Guantanamo sont passés par là, de même que d'autres « prisonniers fantômes » qui ont ensuite disparu.

JH : et c'est un modèle qui a ensuite était reproduit à Abu Graib, de même qu'à Gitmo ?

AW : C'est tristement vrai. L'équipe responsable pour ses pires violences à Bagram – au moment des meurtres – a en fait été transférée à Abu Graib, et une grande partie de la violence institutionnalisée à Guantanamo s'est inspirée de celle qui est pratiquée dans les prisons afghanes. On doit cependant aussi noter ce qui s'est passé à Guantanamo fin 2002. L'administration était déçue par le manque de qualité des renseignements obtenus des détenus et a décidé que c'était parce qu'ils avaient été entraînés par Al Qaeda à résister aux interrogatoires, alors même que la plupart n'étaient que de simples recrues et des hommes innocents et qu'ils n'avaient aucune information importante à révéler. Pour tenter de « briser » les détenus, le Pentagone a autorisé l'utilisation de « techniques d'interrogatoires poussées (un euphémisme pour torture ndlt) » dont le maintien prolongé en isolement, la nudité forcée, l'utilisation de températures extrêmes chaudes et froides, l’humiliation sexuelle et l'utilisation prolongée de positions douloureuses. Le commandant de l'époque était Geoffrey Miller, il a plus tard été envoyé à Abu Graib pour « Gitmo-iser » les opérations en Irak, avec les résultats qui ont horrifié le monde entier, quand le scandale a été révélé en avril 2004.

JH : Changeons un peu de sujet pour le moment. Les apologistes de Bush excusent souvent ce type d'abus que vous avez décrit en affirmant que les prisonniers retenus à Gitmo avaient été « capturés sur le champ de bataille ». Est-ce que c'était toujours le cas ?

AW : Non pas du tout. La grande majorité n'ont pas été capturés sur un quelconque champ de bataille, et comme le montre une analyse faite de documents du Pentagone par l'école de droit de Seton Hall, n'ont même pas été capturés par les forces US. 86 % ont été capturés par les alliés des Américains, qui ensuite les leur ont remis, ou vendus, comme discuté plus haut. Il faut noter que plusieurs douzaines de détenus ont été capturés dans 17 autres pays, dont l'Azerbaïdjan, la Bosnie, l'Egypte, la Gambie, la Georgie, l'Indonésie, l'Iran, la Mauritanie, la Thaïlande et la Zambie.

Après le 11 septembre, de nombreux pays étaient prêts à coopérer avec les US pour tenter de traquer des terroristes potentiels. Mais c'est aussi important de comprendre que l'administration a fait énormément pression sur ces pays. Par exemple, c'est ce qui est arrivés aux six Bosniaques d'origine algérienne et qui sont toujours à Guantanamo. (Il semblerait que l'Algérie ait accepté récemment qu'ils y soient rapatriés à condition de pouvoir y être jugés ndlt). Le gouvernement US les a accusés d'avoir comploté pour faire sauter l'ambassade US de Sarajevo. Les Bosniaques les ont alors emprisonnés, ont mené une enquête pendant trois mois mais n'ont trouvé aucune preuve confortant cette accusation. Cependant, dès qu'ils ont été relâchés, des agents US se sont emparés d'eux et ils ont été envoyés à Guantanamo. Les Bosniaques ont été incapables d'empêcher cela.

JH : Je pense que nous arrivons au coeur de votre livre. L'administration dit que ceux qui sont à Gitmo sont « le pire du pire ». Mais vous affirmez que, sur près de 800 êtres humains que les US ont capturés ou achetés, et détenus incognito sans aucun droit légal, régulièrement battus et dans quelques cas assassinés, seulement environ 40 étaient des durs, des terroristes anti-US. Comment en êtes-vous arrivés là ? Est-ce que de vrais terroristes n'affirmeraient-ils pas qu'ils sont de simples innocents capturés au mauvais endroit au mauvais moment ?

AW : Mon affirmation est basée premièrement sur des déclarations faites par des douzaines de sources des renseignements et de hauts gradés militaires citées par The New York Times en juin 2004, alors que 749 détenus se trouvaient à Guantanamo. Ces responsables ont dit qu'aucun de ces prisonniers « ne pouvait être catalogué comme dirigeants ou agents de haut niveau d'Al Qaeda » et que « seulement une poignée – certains ont cité le chiffre d’une douzaine, d'autres plus de deux douzaines – étaient reconnus comme étant membres d'Al Qaeda ou d'autres militants capables d'élucider le fonctionnement interne de l'organisation. »

Dix autres détenus ont été transférés à Guantanamo à partir de prisons secrètes de la CIA en septembre 2004, bien que je n'ai aucun doute que tous n'étaient pas des terroristes. Et en plus, 14 autres détenus de « haute valeur » - dont Khalid Sheikh Mohammed et 4 autres hommes accusés récemment de lien avec les attaques du 11 septembre- y ont été transférés en septembre 2006.

40 est peut-être un chiffre trop bas, mais je suis sûr que ce n'est pas plus de 50. Comparativement à la population totale de Guantanamo, c'est juste 6%, un chiffre décevant et honteux.

JH : Finalement, vous affirmez que toutes ces politiques ont été dictées aux échelons les plus élevés du gouvernement US. Pouvez-vous expliquer brièvement ce qui vous fait penser cela ?

AW : Bien sûr. Dick Cheney et ses conseillers – spécialement David Addington, son conseiller légal (et maintenant chef du personnel) - est l'auteur de l'ordre militaire de novembre 2001 qui autorisait le président à capturer quiconque était considéré comme un terroriste partout dans le monde, le déclarer « combattant ennemi » et l’ emprisonner sans chef d'accusation ou procès. Ce même document établissait également les commissions militaires. Puis Cheney et sa cabale ont persuadé le président d'accepter que les prisonniers ne soient pas considérés comme protégés par les Conventions de Genève. Et en août 2002, un « Mémo sur la Torture » a cherché à établir que les interrogatoires constituaient un acte de torture seulement si la souffrance subie était « d'une intensité identique à celle qui accompagne une blessure physique telle que défaillance d'un organe, troubles des fonctions corporelles ou même mort ». Ceci a donc encouragé l'utilisation étendue de « techniques d'interrogatoires poussées » qui, à Guantanamo, ont été explicitement approuvées par Donald Rumsfeld.

De nombreux Américains à principes corrects, ont essayé de résister à ces innovations, ou se sont exprimés contre, mais la citation la plus introspective que j'ai trouvée sur les implications de ces politiques est celle de Milton Bearden, un ancien chef de bureau de la CIA, qui a dit à David Rose :

« Peu importe la distribution de ce Mémo ou s'il a été contrôlé de façon serrée. Cette forme de pensée imprégnera le système de bouche-à-oreille. Quiconque suggère que celui-ci ou d'autres mémos officiels sur ce sujet n'ont pas d'impact ne connaît pas comment ces choses fonctionnent sur le terrain. »


Traduction, introduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
Samedi 08 Mars 2008
 

14:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/03/2008

11/03/2008: L'amiral William Fallon, commmandant US en Irak et Afghanistan, démissionne...

 -------- Message original --------
Sujet: FALLON CONTRE BUSH
Date: Tue, 11 Mar 2008 22:36:14 +0000 (GMT)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


L'amiral William Fallon, commmandant US en Irak et

Afghanistan, démissionne WASHINGTON (AFP)   L'amiral William Fallon, le commandant en charge des deux guerres menées par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan, a démissionné mardi après avoir été décrit dans un article de presse comme un farouche opposant à la politique du président George W. Bush vis-à-vis de l'Iran.Le secrétaire à la Défense Robert Gates a annoncé avoir accepté cette démission "avec réticence et regret", lors d'une conférence de presse surprise au Pentagone.

La démission de l'amiral Fallon intervient quelques jours après la parution d'un article dans le magazine Esquire, affirmant qu'il était en désaccord avec les positions belligérantes de l'administration Bush sur l'Iran.

Dans un communiqué séparé, l'amiral Fallon justifie son départ en soulignant que "de récents articles de presse suggérant une différence entre mes opinions et les objectifs de la politique menée par le président ont provoqué de la distraction à un moment critique, et ont freiné les efforts du commandement dans la région".

"Je pense qu'il s'agit d'une fausse perception", a commenté M. Gates. "Je ne crois pas qu'il y ait de différences significatives entre ses vues et celles de l'administration".

Interrogé sur l'affirmation d'Esquire selon laquelle un départ de Fallon signifierait que Washington se prépare à déclarer la guerre à l'Iran, M. Gates a rétorqué: "c'est tout simplement ridicule".

L'amiral Fallon, qui quitte les forces armées américaines après 42 ans de service, "sera difficile à remplacer, il est extrêmement talentueux et possède une vision stratégique rare", a-t-il jugé, mais le bruit que provoque cette affaire "justifie cette décision", qu'il a prise "de lui-même".

L'amiral Fallon sera remplacé à partir du 31 mars par le général Martin Dempsey, vice-commandant des opérations militaires au Moyen-Orient.

Dans un communiqué qui ne dit rien sur les raisons de la démission de l'amiral Fallon, le président George W. Bush a également rendu hommage à un homme qui "a servi le pays avec honneur, détermination et dévouement" pendant 40 ans et auquel revient un "crédit considérable pour les progrès" accomplis en Irak et en Afghanistan.

L'article d'Esquire affirmait que l'amiral Fallon, crédité pour avoir calmé les tensions entre la Maison Blanche et l'Iran l'année dernière et dépeint comme un "homme entre guerre et paix", pourrait être relevé de ses fonctions "peut-être dès cet été, en faveur d'un commandant considéré par la Maison Blanche comme plus flexible".

Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a estimé dans un communiqué que la démission de l'amiral Fallon "constitue un nouvel exemple du fait que l'indépendance des experts et l'expression franche et ouverte de leurs opinions ne sont pas bien vues par cette administration".

"C'est aussi un signe que l'administration est aveugle face au coût croissant et aux conséquences de la guerre en Irak", selon lui.

Interrogé par l'AFP sur le fait de savoir si cette démission risquait d'interrompre le processus d'évaluation de la situation en Irak, M. Gates a répondu que ce ne serait pas le cas.

Cette évaluation, qui doit être présentée d'ici quelques semaines conjointement par le général Petraeus, plus haut gradé américain en Irak, le commandement central américain (Centcom) et l'état-major intermarmées, "sera faite avant qu'il ne parte et elle représentera son point de vue", a indiqué le ministre de la Défense.

Le témoignage du général Petraeus est attendu devant le Congrès les 8 et 9 avril.

18:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/03/2008: L'irak, une guerre à trois mille milliards de dollars ...



-------- Message original --------



-------- Message original --------
Sujet: : L'irak, une guerre à trois mille milliards de dollars (Journal d'Irak de M.Lemaire)
Date: Tue, 11 Mar 2008 14:45:18 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>





Tiré à part :
 

L'Irak, une guerre à trois mille milliards de dollars

La guerre en Irak va coûter au moins trois mille milliards de dollars aux Américains, selon le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz. Son coût dépasse déjà celui de la guerre du Vietnam, longue de douze ans, et représente plus du double de celle de Corée.Cette estimation ne prend pas en compte les dépenses à long terme comme les soins aux vétérans, précise le prestigieux économiste américain dans un livre écrit avec Linda Bilmes, professeur à Harvard. Elle est nettement supérieure à celle du bureau du budget du Congrès américain (CBO), qui estime que les dépenses liées aux guerres menées par les Etats-Unis atteindront entre 1200 et 1700 milliards d'ici 2017.Après cinq ans de guerre en Irak, les dépenses courantes américaines consacrées à la guerre devraient s'élever à plus de 12,5 milliards par mois en 2008, contre 4,4 milliards en 2003. Avec la guerre en Afghanistan, ce total atteint 16 milliards mensuels, soit le budget annuel de l'ONU, font valoir les auteurs.Joseph Stiglitz et Linda Bilmes calculent que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût total estimé de la guerre auraient pu :financer la construction de huit millions de logements, le recrutement de quinze millions de professeurs, les soins de 530 millions d'enfants, des bourses d'études pour 43 millions d'étudiants, et une couverture sociale aux Américains sur les cinquante prochaines années.(ats / 11 mars 2008 )

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15:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/03/2008

11/03/2008: L'irak, une guerre à trois mille milliards de dollars ...


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Sujet: : L'irak, une guerre à trois mille milliards de dollars (Journal d'Irak de M.Lemaire)
Date: Tue, 11 Mar 2008 14:45:18 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>





Tiré à part :
 

L'Irak, une guerre à trois mille milliards de dollars

La guerre en Irak va coûter au moins trois mille milliards de dollars aux Américains, selon le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz. Son coût dépasse déjà celui de la guerre du Vietnam, longue de douze ans, et représente plus du double de celle de Corée.Cette estimation ne prend pas en compte les dépenses à long terme comme les soins aux vétérans, précise le prestigieux économiste américain dans un livre écrit avec Linda Bilmes, professeur à Harvard. Elle est nettement supérieure à celle du bureau du budget du Congrès américain (CBO), qui estime que les dépenses liées aux guerres menées par les Etats-Unis atteindront entre 1200 et 1700 milliards d'ici 2017.Après cinq ans de guerre en Irak, les dépenses courantes américaines consacrées à la guerre devraient s'élever à plus de 12,5 milliards par mois en 2008, contre 4,4 milliards en 2003. Avec la guerre en Afghanistan, ce total atteint 16 milliards mensuels, soit le budget annuel de l'ONU, font valoir les auteurs.Joseph Stiglitz et Linda Bilmes calculent que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût total estimé de la guerre auraient pu :financer la construction de huit millions de logements, le recrutement de quinze millions de professeurs, les soins de 530 millions d'enfants, des bourses d'études pour 43 millions d'étudiants, et une couverture sociale aux Américains sur les cinquante prochaines années.(ats / 11 mars 2008 )

19:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/03/2008

03/03/2008: Journal du Liban n°67


-------- Message original --------

Sujet: n °67 Journal du Liban G 14-02 au 03-03
Date: Mon, 3 Mar 2008 16:42:16 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: <Undisclosed-Recipient:;>


                                      Face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
                                                                                           Sa diffusion est un acte de résistance.
                                                                                     Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre 

Les médias occidentaux dans leurs large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.  

                                      Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture quotidienne des journaux en ligne suivants:
          (Afp - Ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle (Chine) ) CPI - IPC - Novosti - PNN - Wafa - Sana - Radio Chine internalionale - Al Manar & XINHUANET 
 et Al-Oufok : Mouvement Démocratique Arabe

 



                       Journal du Liban   
                                                                                 N° 67                                       14-02 au 03-03
                                              Par  M.Lemaire



Le journal du Liban se retrouve
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 Le signe # veut dire : important (à mes yeux)  



Tiré à part :
 USS Cole au Liban...
01-03L’envoi du navire de guerre américain USS Cole au large des côtes libanaises constitue une menace pour la stabilité régionale, déclare un député Hassan Fadlallah, dénonçant une intimidation militaire.Hassan Fadlallah. "Nous ne cédons pas aux menaces et à l’intimidation militaire exercée par les Etats-Unis pour imposer leur hégémonie sur le Liban", Le soutien manifeste des Etats-Unis à la majorité démontre que l’opposition est bel et bien engagée dans un bras de fer avec l’administration Bush, a poursuivi Fadlallah. "L’Amérique répète l’aventure de 1982", titre par ailleurs le quotidien Al Akhbar, évoquant le déploiement de l’US Army au Liban après l’invasion israélienne.(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)
 


61%........OUI MAIS…

Le Centre des Recherches et des Informations de Beyrouth a procédé à un sondage auprès de l’opinion publique sur les questions suivantes :
1- Soutenez-vous l’action permettant la chute de l’entité sioniste ?
2- Soutenez-vous le droit légitime de la Résistance de réponse à l’assassinat de Moughnieh ?
3- Pensez-vous que cette réponse ne ciblera pas les populations civiles ?
4- Pensez-vous que l’actuel gouvernement ne soutiendra pas la Résistance, dans le cas d’une nouvelle agression ?
Les résultats de ce sondage :
1- 85%
2- 61%
3- 61%
4- 53%
Permettez-moi de réagir à ce sondage et à ses résultats.
1- La chute de l’entité sioniste est un processus historique, certes lent, mais inéluctable d’abord du fait des conditions objectives nécessaires et non suffisantes dans lesquelles ce processus se développe.
A supposer donc que 99,99% de nos compatriotes ne soutiennent pas l’effort en vue de la chute de cette entité, ça serait alors, de notre part, une faute grave de ne pas admettre ce processus.
2- La Résistance ne cherche pas la moindre légitimité de ses actes ; elle est historiquement naturelle et logique, et donc, nécessaire.
A supposer que 99,99% de nos compatriotes ne reconnaissent pas son supposé « droit légitime » de répondre à l’agression, croiriez-vous qu’un tel résultat modifierait la marche l’Histoire ?
A titre d’exemple, la Résistance Française, pendant l’occupation nazie, n’a jamais eu à son crédit 61% de français la soutenant. Pourtant sa victoire était inéluctable…
3- L’authenticité d’une résistance se mesure, entre autre, par sa capacité d’identifier l’ennemi, de bien viser avant de frapper là où il le faut et quand il le faut.
4- Jamais un gouvernement de nature vichyste ne soutiendrait concrètement la Résistance.
Un tel gouvernement agira toujours selon sa logique de collaboration. Raymond RICHA
26 février 2008
Liban Résistance



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire..

  Tiré à part 1 Lutte pour la libération du territoire

 Politique Libanaise 

 Politique Israelienne

Politique internationale
a) Pays Arabes & voisins
b) Usa

c) Institutions internationales

d) Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 6-1 "L’Amérique répète l’aventure de 1982".6-2 Norman Finkelstein : “Israël va connaître la défaite” (Vidéo)7 Brèves 7-1 Les Etats-Unis positionne l’USS Cole devant les côtes libanaises.USA : Notre sentiment est que la nervosité s’accroît...USS Cole au Liban.7-2 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.7-3 Al-Mouallem : Le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée.7-4 Premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe.7-5 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays.7-6 Moubarak : La Syrie fait partie du problème libanais.8 Dossiers 8-1 Point de vue de Raymond Richa.: Du 5 de Richter au BASM, Sinioura a toujours répondu présent…8-2 Point de vue de Raymond Richa: Quoi de neuf sur la scène ?8-3 Point de vue de Marie Nassif-Debs : Préparatifs d’une nouvelle guerre israélienne & Dangereuses tergiversations au Liban.8-4 Point de vue de Tony Karon : Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.   8-4 Point de vue de IRIN : Une lueur d’espoir pour un squat de Beyrouth, aux portes du camp de réfugiés de Chatila.9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 9-2 Allah ou Akbar : Pourquoi le Prophète ?9-3 J’extériorise cette colère qui boue en moi!!!

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Des statistiques….au … pouvoir démocratique du peuple.10-2 Michel Muller : L’OTAN prépare un « nouveau siècle atlantique. 


Résistance
Analyse
03-03Nouvelles violation de l’espace aérien libanais hier soir :Dans un communiqué, le commandement de l’armée libanaise a indiqué que 2 hélicoptères israéliens de reconnaissances ont une nouvelle fois violé l’espace aérien libanais en survolant les localités de Damour, Saïda entre 18h35 et 20h25.

Libnanews – 3 mars –

 

 



Politique Libanaise

27-02Le soutien manifeste des Etats-Unis à la majorité démontre que l’opposition est bel et bien engagée dans un bras de fer avec l’administration Bush

Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 


2-1 La crise gouvernementale Au jour le jour
25-10La persistance des désaccords entre la majorité et l'opposition sur la composition d'un futur gouvernement d'union a entraîné un nouveau report de l'élection d'un nouveau chef de l'État au Liban, a annoncé le président du parlement, Naibh Berri.Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l'armée, le général Michel Souleïmane, comme candidat consensuel à la succession du président Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu ce mardi 25 février. Il est désormais programmé pour le 11 mars.Mais il a été reporté pour la quinzième fois car il faut plus de "plus de temps" aux deux camps rivaux pour s'entendre sur un document politique "global", a expliqué le médiateur Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en exprimant sa déception de ne pas avoir réussi à les y aider.Il a fait cette déclaration après avoir présidé une rencontre entre Saad Hariri et Amine Gemayel, d'une part, et Michel Aoun d'autre part.

Al Faraby

26-02Aoun lors de la réunion du CPL : La Majorité refuse tout projet de solution à la crise au Liban
A l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire de la Réforme et du Changement présidée par le général Michel Aoun, un communiqué articulé en trois points a été publié et lu par le député du bloc M. Ibrahim Kanaan.
Libnanews
01-03La persistance des désaccords entre la majorité et l’opposition sur la composition d’un futur gouvernement d’union a entraîné lundi un 15e report de l’élection du chef de l’Etat.Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l’armée, le général Michel Souleïman, pour succéder à Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu mardi. Il est désormais reprogrammé le 11 mars."En accord avec l'initiative de la Ligue arabe et pour donner plus de chances aux efforts de M. Moussa, la séance a été reportée à une date fixée avant le sommet arabe" prévu les 29 et 30 mars à Damas, a pour sa part déclaré à la presse M. Berri.(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse1 ap)
2-2 Election du nouveau chef d’état

 

27-02
15e report de l’élection du chef de l’Etat.Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l’armée, le général Michel Souleïman, pour succéder à Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu mardi. Il est désormais programmé le 11 mars.Al-Oufok avec les agences de presse)


2-3 Sur le terrain
15-02Le Hezbollah et le gouvernement Iranien ont mis en cause Israël dans la mort de l'un des résistants les plus traqués par le Mossad et les services secrets occidentaux, Moughnieh (Reuters)
15-02Par ailleurs, le Hezbollah déclare que l’enquête sur les circonstances de l’assassinat de Moughnieh est menée conjointement par la Syrie, l’Iran et le Hezbollah, et qu’elle a donné des résultats..Le Hezbollah a mis en cause Israël dans la mort de l’un des résistants les plus détesté par le Mossad et les services secrets occidentaux..( ML  & Al-oufok avec les agences de presse dont l’ AP)

 


2-4 Des Canons ... pas du beurre
29-07 Le Hezbollah a dénoncé le déploiement annoncé de navires de guerres US au large du Liban, affirmant qu'il s'agissait d'une menace à la souveraineté libanaise, mais refusant de se laisser impressionner.Le député Hassan Fadlallah a dénoncé une "menace US sur le Liban". "Il est clair que cette menace et cette intimidation ne nous affecteront pas", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision Aljadid."De telles démonstrations militaires n'affectent pas nos choix et nos décisions", a ajouté Fadlallah, jugeant que "la souveraineté et l'indépendance du Liban sont clairement menacées par ce genre d'actions américaines directes". Montrer ses muscles ainsi est "le signe d'un échec" de la part des Etats-Unis, a-t-il estimé.AP29-07Hassan Fadlallah a exhorté le gouvernement Siniora à rejeter ce déploiement. M. Siniora a répondu qu'il n'avait pas demandé le soutien des Etats-Unis."Nous n'avons demandé aucun navire de guerre d'aucune partie", a-t-il déclaré à des diplomates arabes à Beyrouth. "J'aimerais souligner qu'il n'y a aucun navire de guerre étranger dans les eaux territoriales libanaises. Seule la marine libanaise et ceux de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL, ndlr) qui aident le Liban à sécuriser ses eaux dans le cadre de la résolution 1710" du Conseil de sécurité, a-t-il déclaré.

AFP


2-5 Les grandes manoeuvres
03-03
Le ministère de la Culture au Liban ne participera pas au Salon du Livre à Paris. Le ministre de la Culture M. Tarek Mitri a publié un communiqué dans lequel il fait part de la non-participation du ministère libanais de la Culture au Salon du livre à Paris qui fait partie de la liste des participants à cet évènement culturel annuel, et ceci en raison du choix effectué par les organisateurs faisant du ministère israélien l’invité d’honneur de ce salon.
Libnanews


2  Politique IsraélienneOlmert2-1 Processus de paix.

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

15-02Israël, prenait vendredi très au sérieux les menaces du Hezbollah de venger l'assassinat d'un de ses chefs.Israël, accusé d'avoir tué Imad Moughnieh, a mis son armée en état d'alerte surtout sur la frontière nord, avec le Liban, lancé des appels à ses ressortissants à l'étranger à prendre des précautions exceptionnelles et renforcé la sécurité de ses représentations diplomatiques.L'Etat hébreu, selon les médias, s'inquiète particulièrement du risque d'enlèvements de généraux de réserve et autres personnalités en voyage à l'étranger.le général de réserve Nissan Uriel, a recommandé de ne pas se rendre "dans des pays arabes et musulmans", d'éviter où qu'ils soient de se retrouver en groupe. Il a appelé les familles en Israël "d'avertir immédiatement leurs proches à l'étranger des risques"."Ces consignes de caractère général sont nécessaires car le Hezbollah a prouvé dans le passé ses capacités de frapper", a-t-il dit à la radio.Pour leur part, les forces terrestres, aériennes et navales d'Israël ont été mises en alerte. Selon des sources militaires, les permissions ont été annulées pour les forces déployées à la frontière syrienne et libanaise, des unités ont été envoyées en renfort, et la défense passive a examiné l'état des abris.AP
2-4 Les grandes manœuvres

13-02

Israël nie son implication dans l’assassinat du leader du mouvement  libanais Hezbollah, Imad Moughnieh dans la nuit de mardi à mercredi à Damas, est-il indiqué dans une déclaration diffusée mercredi par la chancellerie du premier ministre israélien.RIA Novosti 14-02Pour Haaretz, "l'assassinat du numéro deux du Hezbollah a permis de se débarrasser d'un maître d'oeuvre du terrorisme international, mais rend Israël vulnérable à une escalade militaire". "Trop tôt pour sabler le champagne", écrit-il en Une, signifiant qu'Israël ne devrait pas se réjouir prématurément.

AFP

 



 Politique internationale
a) Pays Arabes & voisins
Ligue arabe
25-02Nouvel échec de la médiation du chef de la Ligue arabe Amr Moussa. M. Moussa, disant qu'il repartait de Beyrouth sans être parvenu à aplanir les divergences entre l'opposition et la majorité appuyée par l'Occident et la plupart des pays arabes, sur la répartition des portefeuilles au sein du futur gouvernement."Nous avons réussi à nous entendre sur certains points mais il y en a d'autres pour lesquels nous avons besoin de plus de temps", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion entre deux représentants de la majorité, le député Saad Hariri et l'ancien président Amine Gemayel, et un autre de l'opposition, le chrétien Michel Aoun.Une nouvelle rencontre doit être selon lui organisée à une date qui n'a pas encore été fixée.

(AFP)

02-03Suite à une réunion avec le président égyptien Hosni Moubarak, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a indiqué que le Liban sera représenté au  Sommet arabe qui se tiendra à Damas les 29 et 30 mars prochain.Il n’a pas cependant indiqué qui pourrait représenter le pays des cèdres lors de ce sommet.Libnanews

Egypte
02-03Le président égyptien aurait reçu du représentant du secrétaire général de l’ONU, Terje Roed Larsen une lettre personnelle évoquant la situation du Liban. Il se serait également entretenu à ce sujet avec ce dernier et abordé la question des efforts mené par l’Egypte pour mettre fin à la crise libanaise.Libnanews
iran
02-03Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé : "Il y a six ans, il n'y avait pas de terroristes dans notre région. Dès que les étrangers y ont mis les pieds, les terroristes sont apparus", "Les Américains doivent changer leur position sur ces questions", a conlu M. Ahmadinejad (AFP)
Syrie
01-03La Syrie a lancé une violente attaque contre les Etats-Unis, qui ont déployé le navire de guerre USS Cole au large du Liban. La Syrie accuse Washington de vouloir imposer par la force une solution américaine à la crise politique de ce voisin."La présence du navire de guerre USS Cole au large du Liban montre que les Etats-Unis oeuvrent pour entraver toutes les solutions politiques" au Liban, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. (ats) 


Les Pays  
a) Usa (le parrain)
Bush  
28-02"Le président est préoccupé par la situation au Liban et évoque régulièrement le sujet avec son équipe", a indiqué Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil national de sécurité.Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle : "Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale. Nous sommes très préoccupés par la situation au Liban. Elle dure depuis trop longtemps", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat. (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)


Les grandes manœuvres
28-02
Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle.
"Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat."Notre sentiment est que la nervosité s’accroît, avec les menaces du Hezbollah et l’impression générale qu’on ne va pas vers une solution", a poursuivi le responsable américain.(Al-oufok avec les agences de presse dont AP)



Organisations mondiales
ONU

2 Processus de paix
02-03Terje Roed Larsen a indiqué que la situation actuelle du Liban reste difficile et pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du Moyen Orient.    

Libnanews


Nations Unies
22-02L’Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) indique aujourd’hui avoir achevé deux opérations au Liban, afin de reconstruire et rénover des milliers de maisons touchées par les bombardements de l’aviation israélienne en juillet 2006.
Le projet est venu en aide à près de 3.600 familles à Beyrouth, au Sud-Liban et dans la vallée de la Bekaa, a rapporté aujourd’hui un porte-parole du Secrétaire général.
L’Union européenne a financé ce projet, d’un montant de 1,2 millions d’euros, précise un communiqué publié à Beyrouth.Centre de nouvelles ONU
22-02

 



Europe
Allemagne
01-03L’Allemagne a transféré la responsabilité de la mission navale des Nations unies au large de la côte libanaise à un commandement européen composé notamment de l’Italie, de la France, de l’Espagne et du Portugal, a annoncé l’ONU.Elle comptera désormais quatre navires allemands, deux navires italiens, deux navires grecs, ainsi qu’un navire turc, un français et un espagnol, qui devrait arriver sur place à la mi-mars.AP

France
21-02La France et le Liban ont signé jeudi une convention de 375 millions d'euros d'aide budgétaire au gouvernement libanais.Cette convention de prêt d'une durée de 15 ans, signée à l'Elysée par les ministres français et libanais des Finances était prévue par la conférence "Paris III" du 25 janvier 2007 sur l'aide à la reconstruction (…) du Liban. Une première tranche de 150 millions d'euros doit être versée immédiatement, selon un communiqué de l'Elysée.La France avait promis en janvier 2007 une aide financière d'un montant total de 500 millions d'euros: 375 millions d'euros d'aide budgétaire et 125 millions d'euros de prêts aux banques libanaises.AP21-02Nicolas Sarkozy a réaffirmé le "soutien indéfectible" de la France au Liban, selon son porte-parole David Martinon.Alors que le Liban est toujours plongé dans la crise institutionnelle, le président français a appelé à "l'élection sans délai de Michel Sleimane à la présidence de la République du Liban avant le sommet arabe de Damas", le 29 mars prochain.

AP


 

4 Italie
L’assassinat de Moghniyeh est un acte de terreur, selon le ministre italien des affaires étrangères
Le ministre italien des affaires étrangères Massimo D’Alema a qualifié l’assassinat du commandant militaire du Hezbollah Haj Imad Moghniyeh de « terreur » dans une interview publiée ce samedi dans l’hebdomadaire italien L’espresso.
Il a dit au sujet de l’assassinat de Moghniyeh : « Selon ma définition, l’attaque à la voiture piégée au milieu de Damas était du terrorisme ». « Les assassinats ciblés n’ont pas redoré l’image de l’occident, et ils servent d’alibi au terrorisme », a-t-il dit.Al-Manar
20-02

Traduction : manar-fr.com



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 "L’Amérique répète l’aventure de 1982".
29-07Ce déploiement annoncé faisait vendredi la Une de la presse à Beyrouth. "As-Safir", proche de l'opposition, parlait d'une "provocation", titrant: "le destroyer Cole dans les eaux libanaise pour terroriser la résistance, la Syrie et le sommet" (de la Ligue arabe, prévu en mars à Damas, NDLR).L'Arabie saoudite et l'Egypte agiteraient en effet la menace de boycotter ce sommet en terre syrienne si d'ici là le Liban n'a pas élu son président."L'Amérique réitère l'aventure de 1982", titrait pour sa part le quotidien "Al-Akhbar".L'arrivée de la flotille américaine rappelle en effet les années sanglantes de l'implication des Etats-Unis au Liban, dans la décennie 80. En 1983, au plus fort de la présence américaine, une flotte de 17 navires patrouillait les côtes libanaises, dont deux porte-avions, alors qu'un contingent de Marines étaient déployé à l'aéroport de Beyrouth.Des marines avaient alors pris position à Beyrouth, tandis que des bâtiments américains mouillaient devant la côte en signe de soutien au gouvernement libanais qui négociait avec les autorités israéliennes.Le corps expéditionnaire américain avait fini par battre en retraite à la suite d’une série d’attentats suicides commis par des résistants. Le Liban a alors été contraint de dénoncer l’accord conclu avec Israël. En octobre 1983, une attaque kamikaze détruisit la base des Marines, faisant 241 morts, un autre détruisant un bâtiment de l'ambassade américaine.Aujourd'hui, les eaux territoriales libanaises sont patrouillées par une force navale onusienne, qui assiste les autorités libanaises dans le cadre de la résolution qui mit fin à la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Liban..

AP & Al-Oufok avec les agences de presse)


6-2 Norman Finkelstein : “Israël va connaître la défaite” (Vidéo)
Le 20 janvier 2008, Future TV diffuse une interview de Finkelstein : les questions sont en arabe et les réponses en anglais.
Extraits :  
“Peu m’importe le Hezbollah en tant qu’organisation politique. Je ne sais pas grand-chose de sa politique et ce n’est pas un sujet pertinent” ; “Qui n’a pas soutenu l’Union soviétique quand elle a vaincu les Nazis ? Qui a droit à tous les honneurs ?
La résistance.” ; “J’ai envie d’exprimer ma solidarité envers [le Hezbollah] et je ne vais pas être lâche ou hypocrite [en me privant de le faire]” ; “Je vais faire honneur au Hezbollah : ils font preuve de courage et de discipline, et je respecte cela.” Norman FinkelsteinNorman Finkelstein est chercheur US en sciences politiquesVIDEO: http://www.youtube.com/watch?v=Bqs-OPK7VaE&eurl=http://mecanopolis.wo... Source : MEMRI

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/20/le-chercheur-americain-en-sciences-politiques-norman-finkelstein-israel-va-connaitre-la-defaite/

 



7 Les brèves
Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

information 

7-1 Les Etats-Unis positionne l’USS Cole devant les côtes libanaises.

USA : Notre sentiment est que la nervosité s’accroît...Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle."Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale ", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat.."Notre sentiment est que la nervosité s’accroît, avec l’impression générale qu’on ne va pas vers une solution", a poursuivi le responsable américain.L’envoi de l’USS Cole, a-t-il poursuivi, "fait partie d’une série de mesures de notre part et de la part d’autres membres de la communauté internationale pour exprimer notre inquiétude au sujet du comportement des Syriens".Selon un représentant du département de la guerre US : "Il s’agit de contribuer à la stabilité pendant une période potentiellement critique", a-t-il poursuivi, précisant que le bâtiment pourrait être remplacé par l’USS Nassau, un navire de débarquement qui croisait jusqu’ici dans l’Atlantique, mais qui a mis le cap sur la Méditerranée.La décision a été prise cette semaine par George Bush, qui en a informé ses plus proches alliés, a-t-il ajouté.(Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse) 

USS Cole au Liban.

La Syrie a accuse les USA de vouloir imposer par la force LEUR solution à la crise politique au Liban. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a indiqué :  "La présence du navire de guerre au large du Liban montre que les Etats-Unis oeuvrent pour entraver toutes les solutions politiques" au Liban. Les Etats-Unis ne peuvent pas imposer une solution au Liban",.Le ministre a soutenu que Washington n’appuyait pas le plan de la Ligue arabe pour l’élection d’un président au Liban, sans chef d’Etat depuis le 24 novembre.L’envoi de l’USS Cole est un "message en premier lieu à la mission d’Amr Moussa, au plan arabe et à la Ligue arabe", a encore estimé Walid Mouallemt.(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse) 

7-2 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.
Le Comité spécial chargé d’élaborer une convention générale sur le terrorisme international a entamé hier les travaux de sa douzième session, centrée sur le principal point d’achoppement, une définition consensuelle de la notion de terrorisme.
Le Comité spécial créé par la résolution 51/210 de l'Assemblée générale, établi le 17 décembre 1996, a pour mandat actuel de poursuivre l'élaboration d'une convention générale sur le terrorisme international et d'examiner la question de la convocation, sous les auspices de l'ONU, d'une conférence de haut niveau chargée de définir une riposte de la communauté internationale face au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, rappelle un communiqué de l'ONU publié hier à New York.
Le Groupe de Rio, s’est prononcé en faveur d'une finalisation rapide du texte de la convention générale et de la tenue d'une conférence de haut niveau sur le thème du terrorisme.  Mais sur cette question, des pays ont jugé comme les années précédentes indispensable que la future convention se donne aussi pour objectif de mettre fin au « terrorisme d'État ».

 

26-02

Centre de nouvelles ONU

 

7-3 Al-Mouallem : Le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée.
M.Walid al-Mouallem, ministre des affaires étrangères, a affirmé que le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée, soulignant que le sommet se tiendra en vertu d’une résolution prise au sommet de Riyad en 2007 "Nous prévoyons que les dirigeants arabes respectent leur résolution".
Dans une interview accordée ce soir à la chaîne de télévision satellitaire /al-Jazeera/, M.al-Mouallem a souligné que le sommet n'est pas consacré à l'examen d'une seule question, étant la solution au Liban, "mais il y a d'autres questions importantes à discuter comme par exemple: la situation dangereuse à Gaza à cause des massacres israéliens quotidiens, le processus de paix et la lutte contre le terrorisme.
Concernant la situation au Liban, M.al-Mouallem a souligné que celui qui entrave l'élection d'un président de compromis au Liban est connu par tous, affirmant que la Syrie n'est pas la seule qui a des amis au Liban "mais il y a d'autres parties qui ont une influence au Liban". M.al-Mouallem a insisté sur le fait que la solution au Liban doit être reposée sur le principe /ni vainqueur ni vaincu/, soulignant que la Syrie tend les mains pour coopérer avec les frères arabes pour l'encouragement des parties libanaises à parvenir à une solution. M.al-Mouallem a affirmé que la solution au Liban est une affaire intérieure et la clé de la solution de la crise libanaise n'est pas syrienne. M.al-Mouallem a critiqué vivement le fait que certains des Arabes visitent des capitales étrangères pour exercer des pressions sur la Syrie et susciter contre elle, soulignant que la Syrie ne se pliera pas devant ces pressions. R.Jorf Damas - Sana
28-02

7-4 Premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe.
Amr Moussa a déjà effectué plusieurs missions de médiation à Beyrouth pour tenter de faire adopter un plan arabe qui prévoit l’élection immédiate du chef de l’armée, le général Michel Sleimane, à la présidence, suivie de la formation d’un gouvernement d’union nationale, mais sans minorité de blocage comme le réclame l’opposition, et de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a assuré que "tous les pays arabes" seraient invités au prochain sommet de l’organisation, fin mars à Damas, qui s’annonce délicat du fait de tensions internes."Tous les pays arabes seront invités au sommet de Damas. Le Liban y sera représenté", a signalé M. Mouallem, dont le pays avait jusqu’ici lancé des invitations aux Etats arabes à l’exception de l’Arabie saoudite et du Liban. "Tout le monde veut qu’un président soit élu au Liban. L’élection d’un président au Liban est une question importante, de nombreux dirigeants arabes la considèrent comme nécessaire", a lancé M. Moussa.Il s’agira du "premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe", a avancé Amr Moussa.Selon des médias arabes, l’Arabie saoudite et d’autres pays satellites des USA pourraient boycotter le sommet de Damas, ou envoyer des délégations de bas niveau.Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa a évoqué "ces problèmes dangereux qui provoquent les tensions entre pays arabes".(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse) 

7-5 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays.
Les responsables de l’ambassade ont confirmé qu’ils demandaient aux ressortissants saoudiens d’être vigilants lorsqu’ils voyageaient au Liban ou de quitter le pays si possible", a fait savoir un responsable libanais, qui se prononçait sous le couvert de l’anonymat.
Aucun responsable n’a souhaité préciser les raisons pour ces recommandations.Selon un ressortissant saoudien, l’ambassade lui a expliqué que les femmes et les enfants étaient tout particulièrement incités à quitter le Liban dans les 48 heures."Les responsables de l’ambassade ont confirmé qu’ils demandaient aux ressortissants saoudiens d’être vigilants lorsqu’ils voyageaient au Liban ou de quitter le pays si possible", a fait savoir un responsable libanais, qui se prononçait sous le couvert de l’anonymat.Un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères a de son côté confirmé les recommandations de l’ambassade à Beyrouth, mais n’a pas souhaité se prononcer sur les raisons qui ont incité Riyad à recourir à une telle mesure.

 (Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


7-6 Moubarak : La Syrie fait partie du problème libanais.
Le président égyptien Hosni Moubarak a insisté à Manama sur la nécessité d’un compromis pour l’élection du président du Liban avant le sommet arabe de Damas.
Moubarak, qui a rencontré le roi de Bahreïn Hamad bin Isa Al-Khalifa, a indiqué que l’initiative du secrétaire général de la ligue arabe au Liban sera la dernière. Il a appelé la Syrie à résoudre le problème libanais qui est une condition nécessaire pour la réussite de ce sommet.
"Le problème du Liban est fondamental, et comme le sommet se tiendra en Syrie, et que cette dernière est liée à ce problème, je souhaite qu’elle résolve son problème avant le sommet".Il a ajouté que le secrétaire général de la ligue arabe est au Liban et qu’il tente une initiative arabe qui sera la dernière en date.Il s’est demandé : "Jusqu’à quand le Liban restera divisé et déchiré ? Est-ce que cela satisfait le monde arabe, les dirigeants et les peuples ?".Moubarak considère que le succès du sommet dépend de la résolution du problème au Liban et en Palestine.Al-Manar
26-02

Traduction : manar-fr.com

 

 

 

 



8  Dossier
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Point de vue de Raymond Richa: Du 5 de Richter au BASM, Sinioura a toujours répondu présent…

Notre Liban et tout particulièrement le Sud ont récemment subi une série de secousses sismiques dont la plus inquiétante fut celle d’hier qui atteignit le chiffre 5 sur l’échelle de Richter.
Cette dernière provoqua dix blessés, heureusement légers, parmi la population sudiste ainsi que des dégâts dans les localités de Srifa, Jouayah, Chehabiyé, Meiss Al Jabal : murs fissurés, balcons ou terrasses et maisons abandonnées effondrés…
Cette dernière secousse dont l’épicentre se situait à quelques dix sept kilomètres au nord-est de Tyr, fut également ressentie en Israël et dans la bande de Gaza, sans faire de victimes et de dégâts.
Il faut savoir que la côte méditerranéenne de la Palestine et du Liban est sur une faille active importante.
Les scientifiques s’attendent à une nouvelle secousse de la même magnitude ou plus forte encore.
Ceci dit, les dégâts causés par cette série de secousses qui risquent de se reproduire viennent s’ajouter au bilan de ceux causés par l’agression israélienne de juillet 2006.

Mais grâce au Bon Dieu, heureusement que Fouad Sinioura et son gouvernement répondent présents, pour faire face à cette nouvelle situation : entre autre, ils ont eu l’idée géniale de
bloquer quelques dizaines de millions comme don aux populations victimes du Sud fourni par l’Europe.
………………………………………………………………………………………………….
Plus loin, mais encore au Sud, et pas plus qu’hier, un berger libanais, Ali Hussein Chebli, 40 ans, fut blessé par l’explosion d’une des bombes à sous munitions larguées par l’armée israélienne en juillet - août 2006.
Son fils, âgé de vingt ans, avait été tué par un de ces engins, l’an dernier.
Savez-vous que nos bergers sudistes sont traités par les forces armées israéliennes, tantôt de
terroristes, tantôt de trafiquants de drogue, et que sais-je encore…
Bref, cette parenthèse étant fermée, l’Organisation des Nations Unies affirme qu’environ
un million de ces sous munitions ont été déversées par Israël sur notre sol, entre le 12 juillet et le 14 août 2006.
Les quelques 40% d’entre elles n’ont pas explosé en touchant le sol et se sont dispersées aux environs des villages et à travers les vergers de notre Sud.
Le bilan de ces bombes, à nos jours :
une trentaine de personnes tuées, 218 de personnes blessées et mutilées
Également sur ce chapitre, nous ne pouvons que remercier le locataire de notre Sérail pour
avoir éradiqué de notre sol les séquelles de toutes les haines, préservant ainsi la vie de nos bergers et de nos petits écoliers sur leur chemin menant à l’école ; en effet, la même idée était venue à sa tête : bloquer le moindre centime d’euro solidaire
Tous les adjectifs de tous les dictionnaires de toutes les langues sont et resteront impuissants à pouvoir décrire ce personnage hors du commun, ce génie de son siècle quant à servir ses maîtres de toutes les races…

Raymond Richa.

16 février 2008


 

8-2 Point de vue de Raymond Richa: Quoi de neuf sur la scène ?
En ce moment, la scène de toutes les hypocrisies envers les deux peuples palestinien et libanais s’active intensément.

Il faut absolument que la crise perdure afin qu’à leur tour, les dirigeants américains, puissent prétexter, montrer du doigt la Syrie et enfin justifier une présence militaire au large des côtes méditerranéennes, prête à intervenir.

Quant aux régimes arabes « modérés », bien connus pour leur lourd silence lors des trente trois jours d’agression sioniste contre le Liban, à la fois ils s’attèlent à faire pression sur la Syrie afin qu’elle divorce avec les résistances palestinienne et libanaise et ils affichent indifférence et silence parfait vis-à-vis du blocus contre Gaza et des massacres perpétrés par les criminels de Tel Aviv.
Malheureusement, le Président Abbas et son autorité sont également présents sur la scène.
Ils ont fait leur choix entre deux thèses : celle de résister et de réaffirmer avec détermination le droit au retour des réfugiés dans leur pays et la seconde qui se résume par un seul mot : collaboration ; cependant, ils l’ont fait en camouflant la principale contradiction par une prétendue défense de la démocratie…

Drôle de scène où chacun a un rôle précis qui lui a été assigné par le maître du monde Georges W. Bush et par son fidèle, le criminel Ehud Olmert.
Chacun des acteurs devra fortement contribuer à la réussite de la pièce, celle qui devra conclure par la liquidation physique des deux résistances au Liban et en Palestine.
De son côté, Israël poursuit son blocus, l’accompagnant de crimes et de massacres qui se répètent et qui n’épargnent même plus nos bébés. Mais aussi, elle s’active sur terre et au ciel, contre le Liban, avec évidemment le rôle assigné aux forces de la F.I.N.U.L sur cette même scène.
Printemps ou été 2008 s’annonce par des moments difficiles et décisifs que traverseront le Liban et la Palestine.
Su
r la scène de toutes les hypocrisies, les acteurs motivés par leur collaboration avec l’ennemi, s’activent intensément…
Quant au metteur en scène, entouré de ses techniciens spécialistes en crimes contre l’Humanité et en guerres d’extermination des peuples, il leur crie : « J’arrive,… ».
De loin, à l’horizon méditerranéen, se dessine déjà une silhouette, celle de COLE, à la fois symbole de puissance, de domination et des « valeurs universelles » de l’Occident…Et sur scène, les acteurs applaudissent pendant qu’un bébé palestinien tombe, le corps déchiqueté par un missile, bourré de toutes les technologies et téléguidé par la haine des haines : le Sionisme
QUE COLE FRAPPE POUR QUE BUSH RECONNAISSE SON ERREUR FATALE D’AVOIR OUBLIE QU’IL MANQUAIT LA LETTRE « U »QUELQUE PART DANS « COLE »Raymond RICHA Liban Résistance

jeudi 28 février 2008


8-3 Point de vue de Marie Nassif-Debs

 : Préparatifs d’une nouvelle guerre israélienne & Dangereuses tergiversations au Liban.

 

Tergiverser » est le verbe qui se conjugue le plus, depuis quatre mois, dans les hautes sphères de la politique libanaise. Il est, en quelque sorte, le mot d’ordre des leaders du « 14 mars » mais aussi de ceux du « 8 mars », c’est-à-dire ceux qui se prénomment « la majorité parlementaire » et ceux qui ont pour titre « l’opposition ».Les premiers, poussés par les Etats-Unis (secondés par l’Arabie saoudite et les pays arabes dits « modérés »), veulent boucler la boucle des « victoires » enregistrées dans les instances du pouvoir à la suite de l’assassinat de l’ex Premier ministre Rafic Hariri, en élisant un président de la République qui leur soit acquis corps et âme sans pour autant céder aux revendications de leurs protagonistes sur le futur gouvernement. Les autres, épaulés par la Syrie et l’Iran, veulent récupérer des points perdus lors des élections législatives de 2005, à travers un gouvernement qui leur garantirait le tiers des voix (ce qui constitue, disent-ils, moins que « la part de 45% » qu’ils détiennent au sein du parlement) et une plus grande part aux décisions.Au milieu de ce chaos, où pointent, de temps en temps, des attentats à la voiture piégée ou des événements sanglants vite réprimés, le peuple libanais, tiraillé de toutes parts, ne sait plus où donner de la tête. Surtout que l’avenir proche, qui coïncide avec la dernière année du second mandat de G. W. Bush à la Maison blanche, s’annonce fermé devant les solutions au Moyen Orient et, aussi, que l’alliance politique au pouvoir depuis 2005 ne détient plus des clés du pouvoir que celles que les Etats-Unis ont bien voulu leur laisser. D’où les tergiversations…Mais, tergiverser pour aboutir à quoi et dans quel but ?Là, les attentes sont, paraît-il, nombreuses et diversifiées.Certains considèrent avec intérêt ce qui se passe dans la bande de Gaza, avec l’aide du gouvernement de Mahmoud Abbas et de l’Egypte. Ils espèrent que les violations par l’aviation israélienne du territoire libanais et les préparatifs de l’armée israélienne sur la frontière Sud du Liban ne sont que les préludes d’une nouvelle offensive, généralisée, contre le Hezbollah et tous ceux qui veulent poursuivre la résistance dans le but de libérer les territoires toujours occupés dans les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba. Pour eux, le rapport de la « Commission Winograd » est très explicite à ce sujet, puisqu’il souligne bien clairement la nécessité pour Israël de réorganiser sa « force de frappe politique et militaire », ce qui lui permettrait de dissuader ses voisins de penser à mener « une attaque quelconque » et lui rendrait, par suite, « sa position de leadership tout en obligeant ses ennemis à accepter la pais qu’il leur propose ». Surtout que le rapport ajoute expressément que « l’armée [israélienne] doit se préparer à la guerre qui sera en se basant sur les enseignements de celle qui fut [entendre l’agression de l’été 2006 contre le Liban] » et qu’il saura, comme en 1982 et en 2006, trouver l’alibi nécessaire à son agression.D’autres attendent les résultats concrets (et prochains) des pressions saoudiennes et égyptiennes contre la Syrie, à la veille du  Sommet arabe qui se prépare (pour la fin du mois de mars) à Damas. Ce qui veut dire que les menaces saoudiennes de boycotter le Sommet pourraient être mises en exécution si la Syrie refuserait de faire pression sur ses alliés libanais afin de les obliger à accepter l’initiative de la Ligue arabe et que ce boycottage, lié à une situation explosive au Liban, aurait ses répercussions sur la stabilité politique de ce pays… On cite, dans ce sens, les déclarations du secrétaire général de la Ligue arabe, Amro Moussa, concernant « les dangers de la situation au Liban et ses répercussions sur la région arabe. Parce que le Liban est un modèle réduit de ce qui se passe dans la région ; et, il est possible d’appliquer ce modèle dans tout le monde arabe. Ce qui veut dire que les fissures, déjà présentes [entre Sunnites et Chiites], peuvent représenter, si elles ne sont pas contrées, une menace directe contre tous les pays arabes. Voilà pourquoi, nous appelons tous ceux qui ont une relation quelconque avec la situation libanaise de se montrer responsables avant qu’il ne soit trop tard »…D’autres, enfin, mais cette fois du côté de l’opposition, parlent de nouvelles explosions, dans Beyrouth notamment. Ils disent que des « cellules militaires » ont été formées par « des officiers appartenant à un service de renseignements arabe » dans le but de déstabiliser la situation intérieure libanaise au moment où Israël commencerait son attaque généralisée contre le Hezbollah et ses alliés. Ce qui annonce, à la lumière des déclarations d’un des leaders de la majorité, ancien ami d’Israël, que des événements (venant de l’intérieur et de l’extérieur) se préparent dans un avenir proche (deux mois, dit cet ami d’Israël) dont le but sera de neutraliser, en même temps, la Résistance libanaise et la Syrie. Ce leader a, parait-il, précisé que l’attaque aura pour premier objectif l’occupation de la région de la Békaa Ouest, région stratégique pour le Hezbollah et, aussi, à quelques kilomètres de Damas.Et, tandis que l’administration étasunienne réitérait ses directives à « la majorité » libanaise de faire fi de la Constitution et de procéder à l’élection d’un nouveau président de la République à la majorité simple, tandis que le Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires moyen-orientales déclarait « avoir entendu, de sources différentes », qu’il a omis de nommer, « que le Hezbollah a construit des fortifications au nord du fleuve Litani et refuse toute avancée vers l’élection d’un nouveau président », et que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, exprimait, dans une interview à la chaîne de télévision « Al Arabiyah », son inquiétude de ce que le « vide constitutionnel » puisse se prolonger au Liban, le chef du service de renseignement de l’armée israélienne déclarait, le mardi 26 février, devant la commission des affaires étrangères à la Knesset, que le Hezbollah tenterait prochainement  de venger l’assassinat d’un de ses leaders, Imad Moghniah, tué à Damas par des « amis d’Israël ».Est-ce, là, « l’alibi » dont Israël usera pour légaliser sa nouvelle guerre contre le Liban ? Y aura-t-il un nouvel ambassadeur israélien trucidé, comme en 1982 à Londres 

Marie NASSIF-DEBS(Beyrouth, le 27 février 2008)Source : Parti communiste libanais 
http://www.lcparty.org/...


8-4 Point de vue de Tony Karon :

Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.  

 

(Partie acceptable politiquement …) « La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient provient en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique : la montée en puissance de la Chine et de l’Inde, la renaissance de la Russie, l’élargissement soutenu de l’Europe, qui ont redéfini l’équilibre mondial des puissances. »Tony Karon,Barack Obama a récemment ironisé sur ce que selon lui Hillary Clinton propose réellement ; « un pont vers le 20e siècle, » faisant ainsi une référence insidieuse à la promesse de Bill Clinton en 1992 de “construire le pont vers le 21e siècle”,Pourtant, un pont vers le siècle précédent semble bien être ce que tous les candidats majeurs proposent lorsqu’il promettent de restaurer la primauté et le leadership américain. Les Républicains promettent de restaurer la puissance américaine en restant dans la course en Irak, en menaçant l’Iran et en faisant céder le “terrorisme radical islamique”, que John McCain appelle “la question transcendante du 21ème siècle”.Les démocrates envisagent de revenir 8 ans en arrière, en rétablissant la suprématie américaine post-guerre froide, simplement en adoptant un style plus sobre et consensuel. Le problème, alors que les expéditions hasardeuses de Bush ont accéléré le déclin de l’influence stratégique américaine, c’est qu’il y a peu de raison de croire que ce déclin puisse s’inverser avec l’arrivée d’un nouveau locataire dans le bureau ovale qui mène une politique soit semblable, soit moins rugueuse.Le film de gangster Miller’s Crossing proposait une réflexion profonde sur la nature du pouvoir avec l’avertissement d’un second couteau à son patron : “vous ne dirigez cette ville que parce que les gens pensent que vous la dirigez.” Les erreurs catastrophiques de Bush ont révélé par inadvertance les limites du pouvoir US, rendant tout-à-fait clair aux amis et ennemis que Washington n’est plus aux commandes.Ce n’est nulle part plus évident qu’au Moyen-orient, où la plupart des efforts de l’administration Bush se sont concentrés. Les USA demeurent dans l’immédiat embourbés en Irak, les renforts de troupes récents - le « surge » - mobilisant la capacité maximale de combat disponible de son armée, ont obtenu quelques résultats tactiques mais échoué à résoudre le conflit politique qui nourrit la violence. D’autres pays désignés comme des « méchants », tels que la Syrie et en particulier l’Iran, ont de fait accru leur force et leur influence après l’invasion irakienne supposée les intimider et les conduire à capituler.  Bush a échoué à vaincre la résistance dont le Hezbollah était le fer de lance, et ses efforts pour marginaliser le Hamas de la politique palestinienne se sont aussi manifestement embourbés.Ces insuccès, ainsi que d’autres échecs ont démontré, même à des alliés de longue date dans la région comme la Turquie et l’Arabie Saoudite, que Washington pour le moment n’a ni les muscles, ni la vision pour sécuriser leurs intérêts communs, les incitant tous les deux à refuser la politique américaine qu’ils considèrent impraticable, comme les efforts pour isoler l’Iran et le Hamas.La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient résulte en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique  Tony KaronRootless Cosmopolitan, 18 février 2008Tony Karon est journaliste au Time magazine.http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1752sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation 

28 février 2008


8-4 Point de vue de IRIN :
Une lueur d’espoir pour un squat de Beyrouth, aux portes du camp de réfugiés de Chatila.

 

Mirna Abou Nader s’est réveillée juste à temps. « Nous avions remarqué que les poutres en fer commençaient à se tordre sous l’énorme pression du toit », a indiqué la jeune femme, âgée de 24 ans et mère de deux très jeunes enfants. « Je dormais, puis j’ai entendu un grincement, et une immense plaque de béton est tombée dans notre chambre. J’ai réussi à prendre le bébé à temps ».
Bienvenue dans l’univers des immeubles Gaza : un bidonville dans un bidonville ; cet ancien hôpital palestinien, construit en dehors du camp de réfugiés de Chatila, au sud de Beyrouth, a été transformé en squat pour les familles pauvres et indigentes.
Construits dans les années 1970 par l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), les immeubles Gaza étaient censés améliorer les conditions de vie des réfugiés palestiniens. Le complexe, composé de quatre tours disposées autour d’une cour centrale, abritait à l’origine un hôpital géré par la Société du Croissant-Rouge palestinien (SCRP), une garderie, des bureaux et un hôpital militaire.
L’immeuble a partiellement été détruit par les forces armées israéliennes lors de leur invasion du Liban en 1982. Et lorsqu’à la fin des années 1980, la « guerre des camps » a éclaté entre les milices libanaises et les militants palestiniens, à l’intérieur des camps voisins de Sabra et Chatila, les immeubles Gaza, en ruine, sont devenus le dernier refuge de ceux qui avaient perdu leurs maisons et leurs familles durant les affrontements. Aujourd’hui, d’après une étude du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), les quatre tours abritent plus de 900 personnes, des Palestiniens, pour la plupart, mais aussi des Libanais, des Syriens, des Egyptiens et des Jordaniens, parmi lesquels on compte de nombreux célibataires et personnes âgées.
Deux enfants sur trois sont déscolarisés ; un enfant sur trois souffre de maladies chroniques, et selon un article de recherche publié en 2003 par l’université de Glasgow, les conditions de vie dans les immeubles Gaza « sont semblables à celles des taudis britanniques du siècle dernier ».
Les habitants se trouvent dans un vide juridique, vivent dans des locaux non
officiels, qui ne sont pas sous la responsabilité de l’Agence de Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), sans eau courante et parfois sans électricité ; bon nombre d’entre eux se retrouvent dans des appartements d’une pièce, sans fenêtre, sans évier ni cuisine.

Dans une des tours, la cage d’ascenseur est remplie de détritus ; dans une autre, la cave inondée par des eaux résiduaires brutes, tandis que dans une autre encore, les veuves âgées défèquent dans des seaux en plastique, faute de toilettes.
« Je suis une femme propre qui souhaite tout simplement vivre deux ou trois jours dans la propreté avant de mourir », a dit Fawziyé Ali Serhan, une femme de 65 ans, en montrant du doigt la chaise dont le siège troué fait office de toilettes dans sa minuscule chambre encombrée. « Je ne vis pas dans la brousse. Je veux juste un réservoir d’eau et une petite cuisine équipée d’un évier ».

Des travaux de réfection à compter du 19 février
Bientôt, grâce à une initiative du NRC, appuyée par l’Office d’aide humanitaire de la Communauté européenne (ECHO), Fawziyé Ali Serhan aura l’évier qu’elle demande.
Bénéficiant d’un budget de 1,4 million de dollars américains, financé à peu près à part égale par ECHO et le ministère norvégien des Affaires étrangères, le NRC a embauché des entreprises de construction locales pour refaire entièrement les installations électriques et la plomberie des quatre immeubles, en veillant au respect des normes sanitaires et des conditions de vie les plus élémentaires. Les murs des chambres seront plâtrés et les toits recouverts de tuiles pour empêcher les fuites. Les travaux devraient commencer le 19 février.
Richard Evans, responsable de l’hébergement au NRC Liban, pense que son agence peut réussir – là où d’autres ont échoué – à améliorer les conditions de vie dans les immeubles Gaza.  « Aucune restriction d’accès ne nous a été imposée et notre comité d’organisation est composé de représentants des municipalités locales et du SCRP », a affirmé M. Evans. « Nous entretenons de bonnes relations avec les comités d’habitants de chacune des tours des immeubles Gaza et nous travaillons sur le volet social pour assurer la pérennité du projet ».
Pour Mirna Abou Nader, toutefois, même si les entreprises de construction parvenaient à réparer son toit et à empêcher la chute de plaques de béton qui ont failli écraser ses jeunes enfants, les immeubles Gaza ne seront jamais l’environnement dans lequel elle souhaiterait élever ses enfants.
« On ne respecte personne ici », a-t-elle déploré. « J’aimerais bien m’installer dans un bon quartier où les voisins sont respectueux et où je pourrais mieux élever mes enfants ».
BEYROUTH, 14 février 2008 Copyright © IRIN 2008
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Source : IRIN  
http://www.irinnews.org/fr/...



9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage
Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

 

 



10 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse
Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

10-1 Des statistiques….au … pouvoir démocratique du peuple.67% des israéliens sont favorables à une opération militaire d’envergure contre la résistance à Gaza, selon un sondage publié vendredi par le quotidien "Maariv".
Toujours d’après cette enquête, ce pourcentage redescend à 51% des personnes interrogées quand elles apprennent que l’armée n’écarte pas, dans ce cas, d’importantes pertes dans les rangs israéliens.
Seuls 25% des personnes interrogées se déclarent opposées à une telle opération et ce pourcentage passe à 38% quand les pertes importantes sont annoncées.
Enfin cette enquête conclut par ce constat : malgré leur soutien à une vaste offensive militaire, les israéliens restent très sceptiques sur les chances de succès de cette opération ; 53% d’entre eux ne pensent pas qu’une telle opération permettrait de faire cesser les tirs de roquettes.
Ce sondage a été réalisé par Teleseker auprès de 500 personnes et comporte une marge d’erreur de 4,4 points de pourcentage.

(Vendredi, 15 février 2008 - Avec les agences de presse)
Ce sondage montre bien que la seule priorité des populations israéliennes est de vivre enfin en paix.
Mais il faudra que ce peuple comprenne enfin que la paix tant souhaitée par tous les peuples ne sera possible que par le renoncement au sionisme, idéologie initiant en permanence l’occupation des terres d’autrui et les logiques de haine raciale et d’extermination des populations et par l’édification d’un état démocratique soucieux des siens, qu’ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.
La clé de la solution à cette crise, qui a tant duré et qui n’a apporté que massacres, destructions, souffrances et inquiétudes, réside dans cet acte courageux de renoncement définitif à cette idéologie, acte résistant par excellence.
Il est encore temps que ce peuple, dans toute sa diversité, s’accapare enfin du pouvoir politique en vue d’édifier sa nouvelle société reconnaissant à chacun son droit à la justice et à la paix, brassant avec fierté les apports de trois civilisations qui, à travers l’Histoire, avaient apporté au monde, non seulement un message d’amour et d’espoir dans la croyance, mais aussi l’alphabet, l’art du discours ainsi que la connaissance et la pratique des sciences.
Ce pouvoir là aura de grands chantiers à initier. Il abolira à jamais l’idéologie du racisme et de la colonisation des espaces et reconnaîtra enfin l’espace historique de la Palestine, toute la Palestine.
I
l démolira tous les murs matériels et immatériels aujourd’hui séparant les siens.
Il ouvrira ses frontières aux siens, palestiniens réfugiées à travers le monde, depuis la promesse de Belfour.
Il renoncera à l’occupation des territoires des pays voisins et tendra la main pour qu’enfin la paix règne pour toujours parmi tous les peuples sémites, sans aucune exception.
Il initiera l’égalité sociale qui conditionne le bien être de tous par celui de chacun.
Il tendra la main aux pays voisins par souci de relations de voisinage et de solidarité en s’appuyant sur les intelligences et les compétences des siens.
Il initiera des relations de solidarité réciproque en vue du bien être de tous les peuples de ce Moyen Orient.
Sur l’arène internationale, il rejoindra les résistances des pays et de leurs peuples à la mondialisation du Capital et de ses conséquences dans tous les domaines et apportera sa solidarité envers les peuples souffrant de famine, de soif et d’épidémies.
Il dénoncera toutes les formes de racisme et de fascisme à travers le monde.
La lutte pour ce pouvoir commence aujourd’hui par l’acte résistant du « non, ça suffit et plus jamais » de toutes les logiques de haine, de souffrances, de massacres et de sang versé, initiées, depuis l’hypocrisie de Belfour, par les Olmert d’hier et d’aujourd’hui.

17 février 2008
Raymond RICHA

 


Michel Muller : L’OTAN prépare un « nouveau siècle atlantique .

Un nouvel avatar du « Projet pour un nouveau siècle américain » a été élaboré pour l’OTAN par cinq généraux à la retraite, tous anciens dirigeants militaires de l’Alliance atlantique ou chefs d’état-major de ses pays membres. Attention danger. « Les armes nucléaires - y compris l’option de leur utilisation - sont indispensables puisqu’il n’y a tout simplement pas de perspective d’un monde sans armes nucléaires »… « L’utilisation en premier d’armes nucléaires doit demeurer dans les carquois de l’escalade comme instrument destiné à empêcher l’utilisation d’armes de destruction massive, afin d’éviter des risques véritablement
existentiels. »
Ce véritable appel à violer la charte des Nations unies au profit de la guerre préventive a été lancé par cinq anciens chefs d’état-major européens et états-unien - prétendant, sans honte aucune, que leur « point d’ancrage est la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies » - dans un manifeste pompeusement intitulé Vers une grande stratégie pour un monde incertain. Ce document de 150 pages a été rendu public le 10 janvier dernier, à Washington, et a été rédigé sous l’égide de l’Institut international d’études stratégiques de Londres (IISS) et de la fondation néerlandaise Noaber, proche de l’intégrisme chrétien. Il est destiné à être l’un des éléments idéologiques et politiques essentiels de la « réflexion » actuellement menée dans les capitales occidentales en vue de la transformation de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en bras politique et militaire de l’hégémonisme états-unien sur la planète.
Les auteurs en sont le général américain John Shalikashvili, ex-chef d’état-major américain sous Bill Clinton et ex-commandant en chef de l’OTAN en Europe, le maréchal britannique lord Peter Inge, le général allemand Klaus Naumann, ancien président du comité militaire de
l’OTAN, le général néerlandais Henk Van den Breemen et l’amiral français Jacques Lanxade, ex-chef d’état-major (d’avril 1991 à septembre 1995) sous François Mitterrand.
La logique de la proclamation est fondée sur deux concepts doctrinaires essentiels : le monde issu de la victoire occidentale dans la guerre froide est aujourd’hui plein de dangers et d’incertitudes menaçant les « démocraties occidentales », alors que ces dernières ont, seules, la capacité d’instaurer un monde fondé sur les « valeurs de démocratie et de liberté ». Partant de là, affirment ces théoriciens d’une nouvelle et multiforme guerre planétaire, les États-Unis
doivent pouvoir compter sur le « couple transatlantique » , dans l’optique de la constitution d’un « directoire » à trois pôles. Cette trinité qui partage « des buts, des valeurs et des intérêts
communs » serait composée des États-Unis, une alliance militaire dominée par Washington, de l’OTAN « rénovée » - expression de la « double influence effective » des USA - et de l’Union européenne élargie.
L’objectif final à atteindre serait le remplacement du « concept binaire d’une Europe en coopération avec les États-Unis » au profit d’une « alliance de démocraties allant de la Finlande à l’Alaska ». « La certitude est aujourd’hui érodée dans notre monde par une
prolifération d’informations, de savoirs et de choix. L’érosion de la certitude est accélérée par un rapide changement technologique, social et culturel. Et il arrive que ces changements aient lieu trop rapidement pour que certaines de nos institutions majeures puissent
y faire face. »
L’idée d’un monde en pleine transformation est insupportable aux auteurs. Ah, que la guerre était belle à l’époque de l’équilibre de la Terreur ! Pourrait-on dire…
La première menace serait « la démographie » car, d’ici à 2050, la population mondiale « dépassera les 9 milliards » et celle de l’Europe, qui compte aujourd’hui pour 11 % de la totalité, ne sera plus que de 7 %… Est-ce un hasard si, la veille de la publication du document, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, déclarait à la tribune de la 44e Conférence de l’OTAN sur la sécurité, à Munich, le 9 janvier : « Face à un monde qu’on appelait, souvenez-vous, il y a moins de vingt ans, le tiers-monde et vers lequel le pouvoir bascule irrésistiblement, nous aurons besoin de nouvelles solidarités pour porter notre communauté de valeurs. Ce sont ces éléments déterminants qui nous rassemblent et doivent guider notre politique à venir. » Le rapport des généraux cite ensuite le « changement
climatique », la « sécurité énergétique », la « montée de l’irrationnel » et « l’affaiblissement de l’Etat nation ». Mais le problème le plus fondamental, selon ces penseurs de la guerre
préventive, est « la face obscure de la mondialisation », c’est-à-dire, en vrac, une « interconnexion » qui porte « en revers » « le terrorisme international, le crime organisé et la prolifération d’armes de destruction massive, mais aussi les menaces asymétriques
d’acteurs par procuration ou l’abus des pressions financières et énergétiques. Les migrations continuent à lancer des défis au monde, ainsi que des maladies dramatiques comme le sida ».
« Toutes ensemble, ces menaces mondialisées sont à grande échelle et d’une complexité sans précédent. »
Une « défense soutenue » sera exercée « dans nombre de scènes et recouvrira nombre de domaines traditionnellement séparés ». Elle exigera « une volonté de frapper dur avec la force militaire quand ce sera nécessaire ». L’« asymétrie (des forces mises en oeuvre - NDLR) sera utilisée par toutes les parties en conflit, ce qui signifie que, nous aussi, nous devons être bien mieux préparés à l’inattendu et faire en sorte que la partie opposée ne sache jamais comment, où et quand nous agirons. (…) L’escalade nucléaire est le pas ultime d’une réponse asymétrique (du fort au faible - NDLR) et, dans le même temps, c’est le moyen le plus puissant d’induire l’incertitude dans l’esprit d’un opposant ».
Face à ce monde dont les hordes barbares assiégeraient l’Occident « civilisé », il ne peut y avoir d’autre solution que la « prévention », mais pas n’importe laquelle. Celle de l’« anticipation des menaces » et du « maintien à l’écart des risques ». Et, pour bien montrer qu’en fin de compte, l’arme nucléaire n’est qu’un instrument d’action préventive banale, les généraux affirment qu’il est « essentiel de maintenir cette dimension de guerre psychologique pour avoir le dessus sur la capacité de l’opposant à calculer les risques ». Notons au passage que le concept d’« ennemi » est remplacé par celui d’« opposant », un terme bien plus large et imprécis permettant toutes sortes d’interprétations…
Ce concept délétère de frappe « préventive » est directement issu de la doctrine bushienne d’« invulnérabilité préventive ». Une doctrine largement défendue par l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, et adoptée également par le pouvoir français.
Déjà, en janvier 2006, Jacques Chirac avait affirmé être disposé à lancer - notamment en cas de contestation de nos « sources d’approvisionnement » ou de « menace terroriste » de la part d’un État - une attaque nucléaire préventive, même contre un pays non
nucléaire. Dans le même temps, Washington, comme Londres et Paris, procède au perfectionnement de l’arme nucléaire, contrairement au principe même du traité de non-prolifération (TNP). « Les opérations en cours en Irak et en Afghanistan ont montré que
les structures actuelles des forces de la plupart des États occidentaux ne sont pas pleinement capables de répondre aux défis militaires présents. Tandis que les membres de l’OTAN investissent dans de nouvelles capacités (d’armement - NDLR), nombre de ces dernières ne sont prévues que pour l’ère géographique de défense de l’OTAN. (…) Les membres de l’OTAN (européens, bien sûr - NDLR) n’ont pas la volonté d’investir dans des capacités exigées aujourd’hui et leurs budgets de la défense ne reflètent pas les priorités. »(…) « Le commandant "de théâtres" devra "détenir l’autorité opérationnelle" et, le cas échéant, on devra lui attribuer "une pré délégation de capacité de riposte (…) lorsqu’on n’aura pas le
temps d’attendre une décision dans ce sens du conseil" de l’Alliance, comme par exemple dans le cas "d’une attaque par missile ou d’une cyberattaque" . »
Le moment est donc venu, affirment les ex-chefs d’état-major, de réformer l’OTAN - « unique organisation à la fois politique et militaire » - pour développer et exploiter à plein ses capacités d’intervention partout dans le monde.
Il s’agit, par conséquent, de donner une autorité en quelque sorte supranationale à l’OTAN toujours, cela va sans dire, sous la haute autorité des États-Unis. Tout d’abord, « l’OTAN devrait abandonner le principe du consensus à tous les niveaux, à l’exception de celui du
conseil ». Ensuite, « uniquement les États qui contribuent à une mission - c’est-à-dire par des forces armées dans une opération militaire - devraient avoir le droit de décider du processus de l’opération ».
Dans ce contexte, les cinq généraux intiment à l’Union européenne de mettre fin à son « obstruction à la coopération UE-OTAN » et de tout faire pour devenir « le véritable et indispensable partenaire des États-Unis » afin d’agir dans « l’intérêt commun transatlantique ».
À Munich, le 9 janvier dernier, paraphrasant Nicolas Sarkozy, Hervé Morin a affirmé : « Je considère pour ma part que nous faisons partie d’une communauté euro-atlantique, une communauté de valeurs qui repose sur des fondements philosophiques communs, sur les mêmes fondations. » Et, a-t-il ajouté, « l’Europe doit en effet faire plus pour partager le fardeau de sa défense, mais les nations européennes ne le feront que si elles prennent conscience de leurs propres responsabilité s, et cette conscience-là ne viendra que si elles sortent de l’infantilisation dans laquelle on les confine. (…) Et on voit bien que l’Union européenne, ce n’est pas moins d’Alliance mais plus de forces - de ce réservoir de forces qui sont au service de l’Alliance et de l’Union européenne ». Quant à la France, son « regard sur l’OTAN a nécessairement changé, et suscité naturellement une réflexion renouvelée sur la relation que nous devons entretenir avec elle, en tant qu’allié et force de proposition ».
Toutes ces « réflexions » convergent vers une même direction : celle tracée par le « Projet pour un nouveau siècle américain » (PNAC), élaboré en 1997 par les idéologues néoconservateurs arrivés au pouvoir en 2000 avec W. Bush. Une doctrine devant conduire à l’hégémonie planétaire des États-Unis - une obligation par « destin
manifeste », disent-ils -, dont le texte des cinq généraux est en quelque sorte une mise à jour : face aux échecs des guerres états-uniennes, il y a urgence de faire de l’OTAN une armée de
réserve offensive pour tenter d’empêcher l’inévitable formation d’un monde aux pôles multiples avec une autonomie croissante.
Il est significatif que le manifeste explique que l’Alliance doit développer « une stratégie d’information » afin de démontrer « au monde que l’OTAN est une force du Bien », afin qu’elle « détienne la maîtrise de l’information dans les relations publiques » et de faire en
sorte de « gagner les coeurs et les esprits aussi bien de ses propres nations que des gens du théâtre d’opérations »…
L’hégémonisme est donc bien résistible : les opinions publiques - pas seulement en Occident - sont là pour dire que des solutions existent pour répondre durablement et pacifiquement aux crises et régler les conflits existants. Encore faut-il faire en sorte qu’elles soient mises en oeuvre.
Michel Muller

Wednesday, February 20, 2008

23:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/03/2008: Aux hommes libres du Liban et de la Terre, ...

-------- Message original --------

Sujet: Lebanese CP, Appel [Fr.]
Date: Tue, 4 Mar 2008 09:39:45 +0100
De: democrite <democrite@neuf.fr>


----- Original Message -----
From: SolidNet
Sent: Monday, March 03, 2008 3:07 PM
Subject: [Spam Probable] Lebanese CP, Appel [Fr.]

http://www.solidnet.org 
News, documents and calls for action from communist and workers’ parties. The items are the responsibility of the authors.
Join the mailing list: info/subscribe/unsubscribe mailto:info@solidnet.org  .
 
Lebanese CP, Appel [Fr.]
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From: Lebanese Communist Party, Monday, March 03, 2008
http://www.lcparty.org , mailto:info@lcparty.org
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APPEL
 
Aux hommes libres du Liban et de la Terre,
 
Le président des Etats-Unis, George W. Bush, se prépare à poursuivre son agression barbare, commencée en Irak, contre les peuples arabes et dont le résultat fut, jusqu’à ce jour, plus d’un demi million de morts, des millions de blessés et de mutilés et la destruction systématique et organisée des institutions et des villes irakiennes.
 
En effet, au moment où son allié stratégique israélien noie la bande de Gaza dans un bain de sang, après avoir tenté, à l’aide de l’Egypte, de l’étrangler par le blocus, au moment où ses bombardiers, made in USA, assassinent les enfants en bas âge et détruisent les maisons sur la tête de ses occupants, et tandis que les chefs de l’armée israélienne concentrent leurs troupes près des frontières libanaises et que leurs avions violent l’espace aérien libanais, au vu et au su des représentants des Nations unies, George W. Bush axe son agression contre le Liban : ses destroyers se dirigent, l’un à la suite de l’autre, vers nos côtes, sous prétexte qu’il veut soutenir le gouvernement du Liban «élu légalement» contre ce qu’il appelle « la menace syrienne contre le Liban».
 
Cet acte agressif ne nous a pas surpris, surtout que, durant les dernières semaines, les discours guerriers s’étaient multipliés et des responsables étasuniens, ainsi que certains de leurs alliés libanais, avaient annoncé des changements imminents. Sans oublier la déclaration de David Saturnienne concernant le refus étasunien de l’initiative de la Ligue arabe pour mettre fin à la crise présidentielle libanaise. Cependant, et vu la scission intérieure aiguë et, aussi, les divisions inter arabes, qui annoncent la fin même de la Ligue arabe, cet acte guerrier risque de provoquer une explosion qui aboutirait à pousser le Liban dans les flammes d’une guerre civile recherchée par Israël et les Etats-Unis qui ne pardonnent pas la défaite subie pendant l’été 2006.
 
Le Parti Communiste libanais voit dans la nouvelle menace étasunienne une tentative visant à porter la terreur dans notre pays et à liquider notre Résistance nationale, de manière à permettre à Washington de donner un nouvel élan à son projet radical contre la région arabe, le projet du « Moyen Orient nouveau », dont le but est de diviser le monde arabe en mini Etats antagonistes, afin de servir Israël déclaré par George W. Bush « Etat des juifs de la Planète », tout en faisant des peuples arabes des tribus se faisant inlassablement la guerre, tandis que les richesses que recèle leur terre sont pillés ; surtout qu’on parle de la présence au Liban d’une nappe de pétrole.
 
Le Parti Communiste libanais appelle le peuple libanais à faire face à cette nouvelle agression étasunienne et à empêcher la réalisation de ses objectifs.
 
Il revendique de la part du gouvernement présidé par Fouad Sanioura la déclaration des Etats-Unis « Ennemis du Liban » et le renvoi des diplomates étasuniens présents au Liban, tout en demandant à toutes les forces politiques libanaises, y compris celles qui avaient, à un certain moment, pensé que les Etats-Unis allaient nous aider à recouvrer notre indépendance et notre souveraineté, de s’unir pour sauver leur pays.
 
Il réitère son initiative concernant l’élection d’un nouveau président de la République et la formation d’un gouvernement transitoire permettant les réformes politiques nécessaires.
 
Il appelle tous les peuples arabes et les peuples de la Planète, ainsi que leurs forces vives, à de larges manifestations afin d’empêcher cette nouvelle agression.
 
Il demande aux gouvernements des pays européens de la Méditerranée une position claire concernant cette agression et, surtout, l’utilisation par Washington des bases militaires érigées dans ces pays dans ses buts agressifs contre un petit peuple qui a levé l’étendard de la Résistance afin de libérer son pays et de défendre sa souveraineté et son indépendance.
 
 
 
Beyrouth, le 29 février 2008                                             Le Bureau politique
 
Du Parti Communiste libanais
 
 

20:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/03/2008: Journal de l' Afghanistan n° 156



-------- Message original --------
Sujet: n°156 journal de l'Afghanistan : 25-02 au 04-03 G : Harry "Je ne dirais pas du tout que je suis un héros. Je ne le suis pas plus que n'importe qui d'autre (...)
Date: Tue, 4 Mar 2008 15:54:12 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>



                                                                        Face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
                                                                                           Sa diffusion est un acte de résistance.
                                                                                     Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre 

Les médias occidentaux dans leurs large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.  

                                      Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture quotidienne des journaux en ligne suivants: 
 (Afp - Ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle (Chine) ) CPI - IPC - Novosti - PNN - Wafa - Sana - Radio Chine internalionale - Al Manar & XINHUANET 
 et Al-Oufok : Mouvement Démocratique Arabe)


 


                journal de l'Afghanistan 
                                              n° 156 du 25-02 au 04-03
  
                                              Par  M.Lemaire


Le journal de l'Afghanistan se retrouve
a)   sur mes blog : 
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Sommaire..
 Tiré à part :1 Analyse
Des résistantsDes occupants

2 Occupation de l'Afghanistan