15/02/2008

11/02/2008: Comme Sarajevo en 1914 ?


-------- Message original --------
Sujet: [JUGOINFO] Comme Sarajevo en 1914 ?
Date: Mon, 11 Feb 2008 08:48:44 +0100
De: Coord. Naz. per la Jugoslavia <jugocoord@tiscali.it>


(Auf deutsch: Wie Sarajevo 1914
Das Kosovo ist die Lunte an einem Pulverfaß. Völkerrechtswidrige Abspaltung von Serbien "in vier oder fünf Wochen", sagt Separatistenchef Hashim Thaci. 
Von Jürgen Elsässer
junge Welt, 16.01.2008. - www.jungewelt.de



Comme Sarajevo en 1914 ?


L’indépendance du Kosovo est la mèche d’un baril de poudre

par Jürgen Elsässer*


Les États-Unis ont mis au point un processus de déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, le 17 février prochain, suivi de sa reconnaissance par une centaine d’États. Ce faisant, non seulement ils admettent que l’opération de l’OTAN en 1999 était une guerre de conquête, mais ils ouvrent la porte à toutes les revendications séparatistes dans le monde. Et c’est bien le but, puisque il s’agit pour eux de provoquer par onde de choc la désintégration de la Fédération de Russie. Un jeu dangereux, dénonce Jürgen Elsässer, qui est de nature à déstabiliser toute l’Europe.

Le député au Bundestag Willy Wimmer (CDU) écrivait récemment : « Lorsqu’en 1918, le monde d’hier était réduit en cendres et que l’on préparait avec beaucoup de perfidie les fondements du prochain grand conflit, on n’a pas voulu passer beaucoup de temps à chercher les causes de la guerre. On a déclaré que c’étaient les coups de pistolet de Sarajevo qui coûtèrent la vie au couple d’héritiers du trône d’Autriche. Chacun se souvenait de l’événement et l’on n’avait pas besoin de se poser de questions sur ses tenants et aboutissants qui étaient beaucoup plus déterminants que l’attentat de Sarajevo. Jusqu’ici, il n’y a pas eu d’échanges de tirs pendant les négociations sur l’avenir du Kosovo, mais des signa­tures sur certains documents pourraient avoir le même effet que les coups de pistolet. Les ­mèches sont là et elles vont d’Irlande du Nord au Tibet et à Taiwan en passant par le pays basque, Gibraltar et le Caucase. »

La situation actuelle dans les Balkans rappelle de manière inquiétante celle qui a conduit à la Première Guerre mondiale. L’Allemagne et les autres grandes puissances avaient, après des années de troubles, trouvé en 1878, à la Conférence de Berlin, un compromis sur le nouvel ordre de l’Europe du Sud-Est : La province ottomane de Bosnie devait rester turque de jure mais être administrée de facto par l’Autriche. En 1908, Vienne a rompu le traité et a annexé la province également de jure. Là-dessus, en 1914, l’archiduc François-Ferdinand a été tué à Sarajevo.

Quelque 100 ans après, les puissances de l’OTAN ont tenté un compromis semblable : après leur guerre d’agression contre la Yougoslavie en 1999, elles ont imposé au Conseil de sécurité de l’ONU la Résolution 1244 qui maintenait de jure le Kosovo dans la Serbie, mais le plaçait de facto sous l’administration des Nations Unies. Par la suite, les puissances occidentales se sont montrées favorables à la sécession totale de la province et à sa remise, contrôlée par l’UE, à la majorité albanaise : tel est le projet du négociateur de l’ONU Martti Ahtisaari. Du point de vue du droit international, ce serait possible si Belgrade était d’accord ou si, du moins, le Conseil de sécurité approuvait cette solution. En l’absence de ces conditions, le Kosovo ne peut déclarer son indépendance qu’unilatéralement, par un acte arbitraire illégal. Et c’est précisément ce qui va se passer ces pro­chaines semaines.

Comme il y a un siècle, les intérêts des États d’Europe centrale, de la Russie et du monde musulman se heurtent toujours dans les Balkans. Tout changement violent dans cet équilibre fragile peut avoir des conséquences pour tout le continent.


On a frôlé la guerre mondiale

Dans les jours qui ont suivi le 10 juin 1999, on a pu voir combien l’Europe du Sud-Est pouvait être à l’origine d’un important conflit international. Après 78 jours de bombardements de l’OTAN, l’armée yougoslave était déjà prête à se retirer du Kosovo ; l’accord militaire à ce sujet entre Belgrade et l’Alliance atlantique était signé et la Résolution 1244 adoptée. Cependant, tandis que les troupes du président Milosevic se retiraient, des unités russes stationnées en Bosnie, s’avancèrent vers Pristina de manière tout à fait inattendue. Sur leurs chars, les soldats avaient transformé l’inscription SFOR —qui indiquait leur appartenance à la troupe de stabilisation dans l’État voisin, sous mandat de l’ONU— en KFOR, sigle de la force d’occupation du Kosovo qui venait d’être décidée. Le président russe Boris Eltsine avait donné son accord pour qu’elle soit constituée sous le haut commandement de l’OTAN mais ses généraux voulaient que la Russie obtienne au moins une tête de pont stratégique.

Le ministre allemand des Affaires étrangères de l’époque Joschka Fischer rappelle dans ses mémoires combien la situation était dramatique : « Les quelques parachutistes russes ne pouvaient pas vraiment défier l’OTAN après son entrée au Kosovo car ils étaient trop peu nombreux et leur armement trop léger. L’occupation de l’aéroport ne pouvait signifier qu’une chose : ils attendaient les renforts aériens. Cela pouvait très vite conduire à une dangereuse confrontation directe avec les États-Unis et l’OTAN. [...] La situation devint encore plus dangereuse lorsque fut confirmée la nouvelle selon laquelle le gouvernement russe avait demandé aux gouvernements hongrois, roumain et bulgare une autorisation de survol pour leurs avions de transport de troupes Antonov. Ils avaient l’intention de transporter 10 000 soldats en partie par la voie aérienne vers le Kosovo et en partie vers la Bosnie pour les acheminer ensuite vers le Kosovo par la voie terrestre. L’Ukraine avait déjà accordé la permission mais les autres pays maintinrent inébranlablement leur veto. Mais qu’arriverait-il si les avions russes passaient outre à cette interdiction ? Les USA et l’OTAN les empêcheraient-ils d’atterrir ou de débarquer leur chargement une fois à terre ou iraient-ils jusqu’à les abattre en vol ? L’éventualité d’une tragédie aux conséquences imprévisibles s’esquissait ici. » Parallèlement à la guerre des nerfs à propos des avions russes, la crise s’envenima à l’aéroport de Pristina. Les troupes du contingent britannique de la KFOR étaient arrivées rapidement et avaient pointé leurs canons sur les occupants insoumis de l’aéroport. Le haut commandant de l’OTAN, Wesley Clark, ordonna de donner l’assaut mais Michael Jackson, haut commandant britannique de la KFOR, garda son sang-froid et refusa de s’exécuter. Il appela Wesley Clark au téléphone et hurla : « Je ne vais pas risquer de déclencher la Troisième Guerre mondiale pour vous ! »

On ignore comment l’Occident a amené le président russe à stopper les Antonov. En tout cas, le combat de l’aéroport de Pristina n’a été empêché que parce que Jackson est resté ferme. Clark a accepté cet acte de désobéissance. À vrai dire, il aurait dû faire arrêter Jackson par la police militaire. Un général allemand a, par la suite, critiqué cette attitude. « La reculade des Britanniques et des Américains était une mauvaise réponse dans une situation qui n’aurait jamais conduit à un conflit sérieux entre l’OTAN et la Russie », a écrit Klaus Naumann, à l’époque président du Comité militaire de l’OTAN et par conséquent l’officier le plus haut gradé de l’Alliance.


Des missiles sur Bondsteel

Une situation aussi dangereuse peut-elle se reproduire ces prochaines semaines ? En 2006 déjà, la Fondation Science et Politique (Stiftung Wissenschaft und Politik, SWP), un des plus importants think tanks allemands, s’inquiétait à propos d’une solution à la question du Kosovo qui serait imposée de l’extérieur : « Ces missions demanderont un engagement diplomatique durable et mettront à contribution les ressources politiques, militaires et financières de l’UE. » Par « ressources militaires », les auteurs entendent la KFOR, qui comprend actuellement 17 000 soldats dont environ 2500 Allemands.

Une intervention pourrait viser non seulement le Kosovo mais également la Serbie proprement dite. La Fondation prévoyait une situation « rappelant la crise de 1999 », c’est-à-dire les bombardements. Des troubles au Kosovo pourraient s’étendre aux provinces serbes de Vojvodine et de Sandzak ainsi qu’à la vallée de Presevo. On peut lire plus loin : « Des manifestations de masse impliquant des heurts entre les forces modérées et les forces radicales ou avec la police pourraient conduire à la dissolution des structures étatiques ». Si les structures étatiques de la Serbie éclatent, l’UE, conformément à sa conception politique, pourrait endosser le rôle de stabilisateur et apporter une « assistance fraternelle ». Les « battle groups » ne servent pas à autre chose.

Examinons les événements prévisibles du printemps 2008. Aussi bien l’OTAN que les Albanais du Kosovo ont exclu catégoriquement de nouvelles négociations, comme le demandaient Belgrade et Moscou. Le 24 janvier, Hashim Thaci, ancien chef de l’organisation terroriste UÇK et depuis peu Premier ministre de la province du Kosovo, a annoncé que la déclaration formelle d’indépendance aurait lieu « d’ici quatre à cinq semaines ». Le lendemain, on pouvait lire dans l’International Herald Tribune —qui s’appuyait sur des sources diplomatiques— que « l’Allemagne et les USA [étaient] tombés d’accord pour reconnaître l’indépendance du Kosovo » et cela « après le second tour des élections présidentielles serbes du 3 février ». C’est ce dont Angela Merkel et George W. Bush étaient convenus. On peut supposer que la Chancelière CDU aura demandé conseil à son camarade de parti Willy Wimmer qui fut pendant de longues années Secrétaire d’État au ministère de la Défense sous Helmut Kohl.

Après la proclamation officielle de la « Republika kosova », les communes serbes situées au nord de l’Ibar vont sans doute affirmer leur fidélité à l’égard de la Serbie, donc leur non appartenance au nouvel État. On peut imaginer qu’alors des troupes armées des Albanais du Kosovo pénètrent dans les enclaves de la minorité, en particulier dans son bastion Nordmitrovica et répriment brutalement la résistance. Lors d’un semblable début de nettoyage ethnique à la mi-mars 2004, les terroristes skipetaris ont réussi à mobiliser une foule de 50 000 personnes. La violence de cette attaque n’a pu être freinée que parce que les soldats de la KFOR se sont opposés, au moins partiellement, aux extrémistes. Ils en ont tué huit. Dans la situation actuelle, il faut plutôt s’attendre à ce que la KFOR se comporte dans son ensemble comme naguère le contingent allemand au sein de la KFOR : on ferme les yeux et on laisse faire les terro­ristes. En 2004, dans le secteur d’occupation allemand autour de Prizren, toutes les églises et tous les couvents serbes ont été incendiés. Certes, depuis lors, les Serbes du Kosovo ont constitué des formations d’autodéfense dont la plus tapageuse est la Garde Zar-Lazar qui doit son nom à un héros de la bataille historique d’Amselfeld en 1389. Ces paramilitaires ont annoncé qu’ils lanceraient des mis­siles sur la base militaireétats-uniennee de Camp Bondsteel en cas de déclaration d’indépendance du Kosovo. Il est difficile de savoir s’il s’agit là d’une fanfaronnade ou d’un projet sérieux. Selon des connaisseurs de la région, il est possible que derrière l’étiquette de Zar Lazar se cache une bande de provocateurs de services secrets occidentaux.

Dans l’intérêt des pays membres de l’OTAN, la sécession de la province doit en tout cas faire le moins de vagues possibles et s’effectuer sans conflits militaires. On s’accommode des protestations diplomatiques de la Russie et même de petits pays de l’UE comme la Slovaquie, la Roumanie et ­Chypre. La Fondation Bertelsmann, proche du gouvernement, a, dans une étude de décembre 2007, mentionné l’exemple de Taiwan : On sait que cette république insulaire n’a été reconnue que par un petit nombre d’États et qu’elle n’a pas de siège aux Nations Unies mais qu’elle jouit depuis 60 ans d’une certaine stabilité et même d’une certaine prospérité. Le souhait des États membres de l’OTAN serait probablement que les Albanais du Kosovo, après la proclamation d’indépendance, renoncent à la violence à l’encontre de la minorité serbe et ne touchent pas, dans un premier temps, à leurs structures d’autoadministration dans le Nord. Si l’OTAN bloquait simultanément tous les liens avec la Serbie, les Serbes de Mitrovica n’auraient, à la longue, plus d’autre choix que de s’accommoder des nouveaux potentats autour de Hashim Thaci.

Cette stratégie de victoire soft des sécessionnistes pourrait cependant être contrecarrée assez facilement. La Frankfurter Allgemeine (FAZ) exprimait ses craintes fin 2007 : « Les Serbes pourraient fermer le lac de barrage de Gazivodsko Jezero, situé dans la partie du Kosovo contrôlée par les Serbes et priver ainsi d’eau de nombreuses régions du Kosovo. Cela aurait des conséquences pour l’approvisionnement en électricité, déjà insuffisant, du Kosovo car l’eau de ce lac sert à refroidir les installations de la centrale à charbon, non loin de Pristina. » L’OTAN réagirait rapidement par la force contre cette opération relativement facile à mener : une troupe de paramilitaires suffirait à occuper le barrage. « On songe déjà, précise la FAZ, à faire intervenir la KFOR pour empêcher cela, mais alors le niveau de confrontation militaire que l’Occident voudrait justement éviter serait atteint ».


La Serbie peut riposter

Comment le gouvernement de Belgrade réagirait-il si les Albanais et des soldats de l’OTAN tiraient sur des Serbes ? Poursuivrait-il sa politique actuelle consistant à ne pas intervenir militairement ? C’est la tendance avant tout du parti gouvernemental le plus fort, celui des Démocrates (DS) autour du président Boris Tadic et du ministre de la Défense Dragan Sutanovac. Le petit parti de la coalition, le Parti démocrate de Serbie (DSS) du Premier ministre Vojislav Kostunica est un peu plus audacieux. Son conseiller Aleksandar Simic a déclaré expressément que ­chaque État avait le droit de recourir à la force des armes pour protéger son intégrité territoriale. Mais en cas de crise, c’est le Conseil de la Défense et le Président qui ont la haute main sur l’Armée, c’est-à-dire, en fait, Tadic. En conséquence, l’Occident n’aurait pas dû s’inquiéter... s’il n’y avait eu d’élection présidentielle. Le candidat du Parti radical (RS) ­Tomislav Nikolic avait de sérieuses chances d’être élu. En 2004 déjà, il avait mis Tadic en ballottage et avait été battu de peu. Indignée de l’imminente dissidence du Kosovo, une majorité de citoyens aurait pu l’élire cette fois. L’Armée serbe aurait alors été placée sous le haut commandement d’un homme politique qui plaide en faveur de l’établissement d’une base militaire russe dans le pays et dont le parti possédait sa propre milice au moment des guerres des années 1990.

Cette perspective a bouleversé le calendrier des sécessionnistes. Le Conseil européen voulait en fait décider le 28 janvier de l’envoi au Kosovo d’une troupe de quelque 2000 policiers —contre la volonté de Belgrade et donc contre le droit international, mais nécessaire pour sécuriser la sécession—. Mais comme le 28 janvier précèdait de peu le deuxième tour de l’élection présidentielle décisive du 3 février, cela aurait constitué une provocation favorable à Nikolic. La question a donc été différée. Bruxelles a, le même jour, offert un accord d’association à l’ancien État voyou et a renoncé avec bienveillance à la condition posée jusqu’ici, c’est-à-dire l’extradition des « criminels de guerre » Radovan Karadzic et Ratko Mladic. L’UE espèrait ainsi apporter à Tadic les voix dont il avait besoin. Il a finalement été élu de justesse.

Belgrade a actuellement le soutien de Madrid. Selon le quotidien serbe Express du 11 janvier, le Premier ministre José Zapatero aurait obtenu l’assurance d’autres gouvernements de l’UE que le Kosovo ne proclamerait pas son indépendance avant le 10 mars —donc quatre semaines après la date annoncée par Thaci— car le nouveau Parlement espagnol doit être élu à cette date. Le gouvernement socialiste veut ainsi empêcher les mouvements séparatistes espagnols d’utiliser le précédent balkanique comme argument dans la campagne, les Basques ayant déjà commencé à le faire. En réaction, la majorité des Espagnols pourrait alors être tentée de sanctionner les socialistes que l’opposition conservatrice accuse d’être trop indulgente à l’égard des régions désireuses de faire sécession. Ces retards de calendrier mettent toutefois à rude épreuve la patience des Albanais du Kosovo. On peut craindre qu’ils essaient de donner un coup de pouce à la décision diplomatique en se livrant à quelques actions violentes spectaculaires. On se demande comment les puissances membres de l’OTAN ... et les Russes réagiraient dans ce cas. Ces derniers élisent également ce printemps un nouveau président et tout candidat qui abandonnerait le frère slave devrait s’attendre à perdre des voix.


Journaliste allemand. Dernier ouvrage publié Comment le Djihad est arrivé en Europe, préface de Jean-Pierre Chevènement. Xenia, 2005.
 

20:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2008

11/02/2008: POUR UN RETRAIT IMMEDIAT ET INCONDITIONNEL DES TROUPES BELGES D’'AFGHANISTAN !...

Partout, les Ricains veulent nous faire partager les conséquences tragiques de leurs sales guerres d' agression impérialiste et ainsi se dégager pour pouvoir recommencer ailleurs ... Que faisons nous encore dans la galère otanienne ? L' Otan, un gouffre de milliers de milliards de fbelges depuis sa création dans le cadre de la Guerre-froide ...
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Pour un retrait immediat et inconditionnel des troupes belges d'Afghanistan
Date: Mon, 11 Feb 2008 17:43:41 +0100
De: <info@csotan.org>


APPEL DU COMITE SURVEILLANCE OTAN
POUR UN RETRAIT IMMEDIAT ET INCONDITIONNEL DES TROUPES BELGES D’'AFGHANISTAN !
Le gouvernement belge vient de prendre une décision très grave. Avec l'’envoi de plus d'’une centaine de militaires supplémentaires et d’'avions F-16 dans le sud afghan, où les combats font rage,  la vérité de la guerre de l'’Otan présentée comme une intervention humanitaire, éclate. Le nouveau ministre de la Défense, Pieter De Crem déclare ouvertement que la Belgique doit prendre ses responsabilités et s'’engager directement dans les opérations de combat, comme seul moyen « d'’assurer la paix ».
Ce glissement de la participation belge d’'une mission de la paix vers une mission de combat n'’a été débattu ni voté par le parlement. Seule une commission de la Défense en a reçu la communication. L’'intervention belge en Afghanistan, qui est déjà contestable, change totalement de nature : la Belgique entre en guerre, sans débat. Au cours des négociations pour former un nouveau gouvernement, nos responsables politiques avaient annoncé que la Belgique  serait un partenaire actif dans la cause de la paix en Europe et dans le monde : c'’est le contraire qui se passe.
Jusqu'’à quand pourra-t-on éluder  le débat politique sur la raison d’'être et la légitimité de cette invasion ?
« Guerre à la terreur » nous a-t-on dit, mais les attentats terroristes n’'ont évidemment pas disparu avec les bombardements massifs de l'’Afghanistan et de l'’Irak. Combien de massacres faudra-t-il encore pour s'’en apercevoir ?
« Intervention humanitaire » nous a-t-on prétendu, mais la population afghane croupit dans la misère sous la coupe des chefs de guerre et narco-trafiquants alliés au pouvoir.
« Liberté, éducation, libération de la femme dans la nouvelle République Islamique d’'Afghanistan » ?  Cela prêterait à rire si la situation n'était aussi tragique. Par exemple, il y a seulement quelques jours, un étudiant afghan a été condamné à mort pour avoir défendu les droits de la femme. Les USA se sont déclarés "troublés". Et c'est ça que nous allons défendre ?
Selon les chiffres officiels, forcément en-dessous de la réalité, les bombardements alliés ont tué en 2007 plus de civils que les attentats attribués aux talibans. Dans plusieurs cas, il s'’est avéré qu'’il ne s'’agissait pas de bavures, mais d'’une stratégie délibérée visant à terroriser la population soupçonnée d'’aide aux insurgés. Par l'envoi de chasseurs-bombardiers F-16, nos dirigeants entraînent la Belgique à être directement complice de crimes de guerre.
Ces avions pourraient aussi participer à l’'extension de la guerre aux pays voisins, Iran et Pakistan. Il ne faut pas oublier les fonctions que ces F-16 sont capables de remplir : transport de bombes conventionnelles, d’'armes radiologiques et d'’armes atomiques comme celles qui sont stationnées à Kleine Brogel. Ceci est particulièrement inquiétant, au moment où l’'OTAN, à la suite des Etats-Unis, banalise l’'idée de recourir à la guerre préventive atomique contre des « ennemis terroristes ». (déclarations de G.W.Bush et manifeste des 5 ex-généraux de l'’Otan).
Dans ces conditions, que peut signifier « une stratégie de sortie de l’'Afghanistan » ? Pour le ministre De Crem, le « plan opérationnel »  présenté par le gouvernement, tient lieu de stratégie de sortie. Pour nous, la stratégie de sortie ne consiste pas à s'enfoncer davantage dans le bourbier afghan. La seule stratégie de sortie possible, c'est de retirer les troupes belges d'Afghanistan sans conditions, et tout de suite.
Nous invitons le mouvement de la paix et toutes les associations progressistes à réclamer ce retrait immédiat et inconditionnel des troupes belges. Nous proposons aux organisateurs de la marche pour la paix du 16 mars de faire de ce slogan un des principaux mots d’'ordre de la manifestation.
Le Comité Surveillance Otan
8 février 2008

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http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/02/2008

09/02/2008: OTAN: les alliés saluent les efforts accrus de la Belgique (De Crem) ...

Les alliés ricano-otaniens sont satisfaits: la Belgique, sous gouvernement provisoire de 3 mois, à participations Mr, Ps et Cdh, s' enferre dans la sale guerre d' occupation Us en Afghanistan, qui reprend de plus belle. L' IRAK ne leur suffit plus. La raclée finale sera d' autant plus cuisante. Mais l' aventure est d' autant plus dangereuse et les contribuables belges vont casquer de plus en plus pour les folies aventurières et impérialistes ricano-otano-occidentales. Nous élisons des "démocrates" ...
Il est de plus en plus clair que l' Otan n' est rien d' autre, depuis ses origines, qu' une alliance de fauteurs de guerre qui devrait être dissoute au plus tôt ..., comme l' a été l' ex-Pacte de Varsovie.

RoRo

-------- Message original --------


From: Politique
Sent: Saturday, February 09, 2008 7:23 PM
Subject: OTAN: les alliés saluent les efforts accrus de la Belgique (De Crem)

08.02.2008 13:07
Les pays de l'OTAN, et en particulier les Pays-Bas, ont exprimé vendredi leur satisfaction face à la décision du gouvernement belge de renforcer sa présence militaire en Afghanistan cette année, en envoyant notamment des avions de combat F-16, a indiqué le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem.
"J'ai communiqué la décision du gouvernement" aux autres ministres de la Défense de l'OTAN réunis à Vilnius, a-t-il affirmé en soulignant qu'elle avait été bien reçue. Le ministre néerlandais, Eimert van Middelkoop, s'est en particulier déclaré "content", a ajouté M. De Crem après s'être entretenu avec lui. Le gouvernement Verhofstadt III a décidé vendredi dernier de dépêcher quatre chasseurs-bombardiers F-16, qui seront mis en oeuvre par une centaine de personnes, "en coopération avec les Pays-Bas" depuis l'aéroport de Kandahar (sud de l'Afghanistan) à partir du 1er septembre. La durée initiale de cette mission est de quatre mois, mais pourrait être prolongée après évaluation, a souligné vendredi M. De Crem à Vilnius, confirmant que la Belgique avait répondu à  une demande formulée voici plusieurs mois par l'OTAN et ses partenaires. (VVA)

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20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/02/2008

08/02/2008: STALINGRAD - Première grande défaite d'Hitler - Retournement total de la guerre contre le Troisième Reich ...(suite)

 -------- Message original --------
Sujet: STALINGRAD - Première grande défaite d'Hitler - Retournement total de la guerre contre le Troisième Reich
Date: Fri, 8 Feb 2008 17:59:45 -0500
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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Merci,
camarade Raymond Chabert, du Parti communiste français,
camarade Roger Romain, du Parti du travail de Belgique,
pour les textes que vous m'envoyez!
Celles et ceux qui connaissent l'histoire, la vraie,
connaissent les luttes et les terribles sacrifices
des communistes, des résistants, des combattants de Stalingrad.
Les militantes/ants et les combattants des mouvements de Résistance contre l'occupant,
des soulèvements de colère des peuples, des guerres civiles atroces d'Europe, d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique latine,
des révolutions socialistes, des tentatives de soulèvement,
les révolutionnaires de Russie, d'Allemagne, de Hongrie, de Chine, du Viêt-Nam, de Cuba, du Nicaragua, du Salvador, de Colombie, des Philippines, etc.
Nous devons raconter Stalingrad aux nouvelles générations
à chaque anniversaire, nous devons commémorer toutes les luttes héroïques de la classe ouvrière, des peuples, des Partis communistes du monde entier,
la Grande révolution socialiste d'Octobre,
la Guerre civile d'Espagne et les brigades internationales,
la Résistance des communistes contre l'Occupation,
et Stalingrad!
Stalingrad, alors que toutes les armées tremblaient devant Hitler,
Stalingrad, alors qu'avant la 2e Guerre mondiale, les gouvernements capitalistes européens avaient signé l'infâme accord de Munich
attendant qu'Hitler tourne sa machine de guerre contre l'Union soviétique et épargne la France et l'Angleterre.
Les politiciens bourgeois avaient refusé de se joindre au Front uni contre le fascisme et la guerre que proposait l'Union soviétique contre Hitler.
STALINGRAD, alors que les puissances capitalistes européennes se terraient,
l'Armée soviétique a infligé la première grande défaite aux hordes d'Hitler,
l'Armée soviétique a tout changé,
l'Armée soviétique a redonné courage à tous les peuples!
C'était le premier coup d'éclat de la guerre contre le Troisième Reich,
le premier espoir que la victoire est possible,
et même que la victoire contre le fascisme et toujours certaine!
Nous devons commémorer tous les combats contre les colonialistes, les fascistes, les capitalistes
d'hier et d'aujourd'hui
Nous constatons aujourd'hui les résistances des peuples contre les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN,
contre le fasciste Bush,
contre les gouvernements "quisling" de Harper, de Sarkozy,
alors que les gouvernements fascistes massacrent, Olmert, en Palestine,
Antonio Saca, qui prépare les escadrons de la mort au Salvador,
Uribe, le grand massacreur de son propre peuple, la Colombie,
et tant d'exemples lamentables.
Qu'est-ce qu'un communiste?
De quelle fibre étaient les combattants de Stalingrad?
Et les membres de Résistance française, polonaise, italienne?
Et les membres de toutes les Résistances?
Comment étaient les Viet-Minh et les Viet-Cong?
Les combattants des luttes de libération d'Afrique?
Quel modèle devons-nous suivre
pour avoir droit au nom de «communistes»?
Voici un extrait d'une préface de Georges Dimitrov, dirigeant de la Troisième Internationale, à une biographie d'Ernst Thaëlmann.
Ernst Thaëlmann était le leader du KPD, Parti communiste allemand, exécuté à Buchenwald sous les ordres d'Hitler.
L'extait suivant a été publié dans G. Dimitrov,
Lettres, notes et documents datant de ma détention et du procès de Leipzig, p. 184,
Éditions sociales internationales, Paris, 1936.
«Le vrai révolutionnaire, le vrai chef prolétarien se forme au feu de la lutte de classe et en s'assimilant la doctrine du marxisme-léninisme.
Il ne suffit pas d'avoir un tempérament révolutionnaire, il faut aussi savoir manier l'arme de la théorie révolutionnnaire.
Il ne suffit pas de connaître la théorie, on doit se forger un caractère solide, avec une inflexibilité de bolchévik.
Il ne suffit pas de savoir ce quíl faut faire, il faut aussi avoir le courage de l'accomplir.
Il faut être toujour prêt à faire, à tout prix, tout ce qui peut vraiment servir la classe ouvrière.
Il faut être capable de subordonner toute sa vie privée aux intérêts du prolétariat.»
Ernst Thaëlmann était un communiste.
Nous devons suivre son exemple!
Antonio Artuso

----- Original Message ----- From: rchabert - Sent: Friday, February 08, 2008 10:06 AM - Subject: Fw: 1 STALINGRAD !
----- Original Message ----- From: Romain - Sent: Friday, February 08, 2008 3:46 PM - Subject: 1 STALINGRAD !

Le 2 février 1943, avec la capitulation des derniers soldats et officiers de la VIème armée allemande, se terminait la bataille de Stalingrad. "Trois jours de deuil national", décrétait alors, le Führer. 
Fin août 1942, les forces nazie atteignaient la Volga,  au nord, puis au sud de la  ville. Stalingrad, adossée au grand fleuve, était totalement encerclée. Ce furent d'abord les milices ouvrières, avec les chars à peine peints, sortant directement des usines de la ville, qui opposèrent la première résistance. Début novembre, la cité fut occupée à 90% par la Wehrmacht. 
Tout au long de ces trois mois, la bataille fit rage dans chaque rue, dans chaque maison. On se battait d'étage à étage. "Une fois la cuisine occupée, on se battait pour la salle de séjour..."et ça se poursuivait jusque dans les caves. Les Allemands appelaient ces combats la 'Rattenkrieg', 'la guerre des rats'. La fameuse colline de Mamaev, avec ses 102 mètres, objectif permanent des Allemands pour dominer l'autre rive fut prise et reprise plusieurs fois, au prix de 10.000 soviétiques tués, dans une seule journée. 
Les renforts de l'Armée rouge  traversaient la Volga sous un déluge de feu : les stukas, l'artillerie lourde bombardaient, jour et nuit, la ville et le fleuve. L'espérance de vie d'un soldat soviétique fraîchement lancé dans la fournaise, n'excédait pas 24 heures...
Forte de cette résistance héroïque, coûteuse en vies humaines, la 62ème armée du général Vassili Tchouikov, déclanchait, le 19 novembre, la contre-offensive au nord et au sud de la ville. 
Le 23 novembre, la 62ème armée allemande était encerclée. Des contre-attaques, menées de l'extérieur par les forces blindées de von Manstein, ne réussirent pas à briser l'étau qui se resserrait de jour en jour. Commencée le 31 janvier, la capitulation  est signée le 2 février, par le général Friedricht von Paulus, commandant la VIème armée,  fait maréchal la veille par Hitler, Plus de 90.000 prisonniers avec des milliers de chars et de canons, 
Des centaines de milliers de morts, tel est le bilan  de la plus sanglante bataille de l'histoire. 
Stalingrad constitue le premier désastre de l'Allemagne nazie. Il allait sceller son  destin.
Tous les peuples d'Europe, le nôtre entre autres, ont vite senti que la guerre, à Stalingrad, avait  pris un tournant décisif.  La résistance intérieure s'en est trouvée  renforcée. Les Alliés ont compris qu'il était temps de songer à préparer un second front, s'ils ne voulaient pas voir l'Union soviétique tirer seule les avantages de la victoire.

Mais la bataillede Stalingrad n'aurait pas été possible sans d'autres victoires, dont on ne parle pas assez. D'abord, à l'automne 1941, l'arrêt, puis le premier recul de la Wehrmacht devant la capitale. Hitler, le 2 octobre, triomphait : "Je vois d'ici les clochers de Moscou !". Et début décembre, le front s'en était approché à 30 kilomètres...C'est alors que la levée en masse des civils moscovites a bloqué l'avance ennemie, et permis ainsi de passer à la contre-offensive, qui rejeta les Allemands à plus de 50 kms. 
Il faut aussi rappeler le siège de Léningrad durant 900 jours. Le 8 septembre 1941, les soldats nazis atteignaient les faubourgs de la métropole du Nord, qu'ils parvenaient à encercler.  Ils ne devaient pas pénêtrer plus avant dans la ville de Lénine, Les Soviétiques ont payé le prix fort : 300.000 morts militaires, et plus d'un million de civils, victimes de la famine.

Le rôle capital joué par l'Union soviétique dans cette guerre est, aujourd'hui, occulté. Les victoires décisives remportées sur l'Allemagne hitlérienne par l'Armée rouge ne sont pas enseignées dans nos écoles.  Les politiques et les médias, porte-paroles du capital,  osent placer le communisme, au nom duquel tant de millions d'hommes sont morts pour la liberté, au même titre que le nazisme, auteur de tant de crimes ! 
Ce "déviasionnisme historique" a pour objectif de détourner les peuples de la lutte nécessaire contre l'asservissement et la domination de l'argent, en les privant d'espoir et de perspectives. 
Non, l'Histoire ne s'est pas arrêtée à Stalingrad ! 
par Jean Lévy publié dans : Internationalisme

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11:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/02/2008: (suite): Stalingrad ...

 -------- Message original --------

Sujet: 1 (suite): Stalingrad
Date: Sat, 09 Feb 2008 10:52:29 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>
Pour :: Paquet Daniel <danieleugpaquet@yahoo.ca>


Merci beaucoup de votre sympathique message du Canada. En fait, j' ai publié 2 textes à l'occasion du 2 février; textes que l'on retrouve ici:
http://lecapitalismecestlaguerre.skynetblogs.be
Sans oublier d'autrtes articles antérieures à propos du Front soviétiques et de la seconde guerre mondiale:
http://users.skynet.be/roger.romain/1940-1945.html
Très bonne journée !
RoRo


Paquet Daniel a écrit :
Cher monsieur,
je viens de lire votre article sur la bataille de Stalingrad.  J'en garde toute l'émotion.  J'ai 50 ans et quand j'étais enfant, mon grand-père maternel m'a dit qu'un jour nous devrions dresser à Québec un monument pour l'Armée  rouge.  Je n'avais pas compris pourquoi...
Aujourd'hui, je le sais.  Mon père est allée en URSS en 1972 lors d'un grand tournoi de hockey opposant le Canada à ce pays.  Il en est revenu transformé.  Depuis lors, il n'a jamais cessé de parler en bien des Soviétiques et il espère toujours à 75 ans que les choses iront pour le mieux là-bas.  Il ne croit pas que la contre-révolution capitaliste soit coulée dans le béton. 
À mon tour en 1977, je suis allé à Moscou comme leader étudiant et j'en ai rapporté de vives  émotions.  J'ai surtout compris que le peuple là-bas n'était pas hostile aux Canadiens ni aux États-uniens.  Ils s'opposaient aux politiques des dirigeants de nos deux pays. 
Maintenant, j'ai étudié la langue russe, je me  débrouille assez bien et c'est ma contribution à la solidarité avec les peuples de l'ancienne URSS, car je crois que tôt ou tard, les ponts seront rétablis entre ce pays qui a tant donné et les progressistes du monde entier.  Je répondrai: présent! 
Je ne vous connais pas, mais je vous offre mon amitié.  Voici les coordonnées de mon site blogue:  http://laviereelle.blogspot.com
Sincèrement vòtre,
Daniel Paquet

11:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/02/2008: Quand la Belgique s'aligne sur Bush et le Pentagone...



AFGHANISTAN la sale guerre d' occupation ricano-otanienne s'étend: Washington réclame des renforts et du matériel de la part de ses satellites. Ernest GLINNE s'indigne avec raison ... Quand donc les Otano-occidentaux vont-ils arrêter de nous faire participer aux guerres impérialistes et de conquêtes colonialistes et de domination de "l' Amérique" ???
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Fw: Quand la Belgique s'aligne sur Bush et le Pentagone...
Date: Fri, 8 Feb 2008 22:17:18 +0100
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>
Pour :: roger romain <roger.romain@skynet.be>


----- Original Message -----
From: DUBIE Josy
Sent: Thursday, February 07, 2008 6:50 PM
Subject: RE: Quand la Belgique s'aligne sur Bush et le Pentagone... 

Ecolo & Groen! regrettent les choix du Gouvernement : l’Afghanistan a besoin d’une solution humanitaire, pas militaire !

 A la sortie de la réunion conjointe du Sénat et de la Chambre, les élus « Ecolo-Groen! » déplorent la décision du gouvernement intérimaire de renforcer la présence militaire belge en Afghanistan par l’envoi de militaires supplémentaires et de 4 F16 dans les zones de combat.  A nouveau, l’Afghanistan est en train de sombrer dans une guerre civile que les forces militaires internationales présentes sur place ne peuvent endiguer.  En effet, de nombreuses études telles qu’Oxfam international ou l’International Crisis Group mettent en évidence l’échec des opérations militaires internationales en Afghanistan et la nécessité de venir en aide à la population afghane par des voies diplomatiques et humanitaires.  Pour Ecolo et Groen !, il n’y a pas de solutions militaires à ce conflit comme le montre la dégradation accélérée de la sécurité dans l’ensemble du pays. L’accent de la communauté internationale doit donc être mis, au contraire, massivement sur la reconstruction de ce pays ravagé par plus de 20 années de guerre. Gagner le cœur des populations afghanes est plus important que de participer à l’escalade militaire et son lot de bavures inévitables contre des civils, qui renforcent le sentiment de rejet par les populations contre la présence des forces de l’OTAN.  
Josy DUBIEJuliette BOULET

Sénateur

Députée fédérale

 

 



De : ernest glinne [mailto:ernest.glinne@skynet.be]
Envoyé : jeudi 7 février 2008 15:41
À : DUBIE Josy; NOLLET Jean-Marc; CLERSY Christophe;
nopi52@hotmail.com; Christine Dethy; tim kairet; ECOLO SF
Objet : Quand la Belgique s'aligne sur Bush et le Pentagone...

Bonjour,
J'apprends par l'assistante de Josy que la commission des affaires étrangères du Sénat a été réunie ce matin et suppose que la visite en cours de Condi Rice en Europe et ses pressions sur l'OTAN en vue d'obtenir des Européens des unités et du matériel sophistiqué supplémentaires pour les zones de combat de l'Afghanistan/Sud ont été débattus. Le gouvernement belge intérimaire, comme Sarkosy, a déjà décidé et annoncé voici quelques jours l'envoi d'avions et de militaires d'infanterie. Gordon Brown se joint à Rice et Merkel , a contrario ,refuse de faire plus. La position belge, déjà moche sous Degucht-Flahaut, s' aggrave sous Degucht-De Crem et la zône d'action de l'OTAN ne cesse de s'étendre. Le débat parlementaire et public sur l'engagement de l'armée belge en Afghanistan, où les problèmes sont à maints égards similaires à ceux de l'Irak auxquels ils se lient, est sous extincteur depuis des années. En plus du malaise créé dans l'opinion publique consciente en Belgique, l'atlantisme sans frontières autres que l'expansionisme du Pentagone favorise Mac Kain au détriment d'Obama dans la campagne électorale des Etats-Unis..La nausée m'écoeure et c'est le cas de beaucoup...Incidemment, qu'ont fait les sénateurs PS?
ECOLO DOIT A MON AVIS AFFIRMER SPECTACULAIREMENT SON DESACCORD...IL FAUT  EN DEFINIR LES MOYENS LES PLUS APPROPRIES, ce qui dépasse ma compétence d'indignation et de disponibilité.
                                                             Amitiés...

11:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/02/2008

02/08/2008: STALINGRAD !

Le 2 février 1943, avec la capitulation des derniers soldats et officiers de la VIème armée allemande, se terminait la bataille de Stalingrad. "Trois jours de deuil national", décrétait alors, le Führer. 
Fin août 1942, les forces nazie atteignaient la Volga,  au nord, puis au sud de la  ville. Stalingrad, adossée au grand fleuve, était totalement encerclée. Ce furent d'abord les milices ouvrières, avec les chars à peine peints, sortant directement des usines de la ville, qui opposèrent la première résistance. Début novembre, la cité fut occupée à 90% par la Wehrmacht. 
Tout au long de ces trois mois, la bataille fit rage dans chaque rue, dans chaque maison. On se battait d'étage à étage. "Une fois la cuisine occupée, on se battait pour la salle de séjour..."et ça se poursuivait jusque dans les caves. Les Allemands appelaient ces combats la 'Rattenkrieg', 'la guerre des rats'. La fameuse colline de Mamaev, avec ses 102 mètres, objectif permanent des Allemands pour dominer l'autre rive fut prise et reprise plusieurs fois, au prix de 10.000 soviétiques tués, dans une seule journée. 
Les renforts de l'Armée rouge  traversaient la Volga sous un déluge de feu : les stukas, l'artillerie lourde bombardaient, jour et nuit, la ville et le fleuve. L'espérance de vie d'un soldat soviétique fraîchement lancé dans la fournaise, n'excédait pas 24 heures...
Forte de cette résistance héroïque, coûteuse en vies humaines, la 62ème armée du général Vassili Tchouikov, déclanchait, le 19 novembre, la contre-offensive au nord et au sud de la ville. 
Le 23 novembre, la 62ème armée allemande était encerclée. Des contre-attaques, menées de l'extérieur par les forces blindées de von Manstein, ne réussirent pas à briser l'étau qui se resserrait de jour en jour. Commencée le 31 janvier, la capitulation  est signée le 2 février, par le général Friedricht von Paulus, commandant la VIème armée,  fait maréchal la veille par Hitler, Plus de 90.000 prisonniers avec des milliers de chars et de canons, 
Des centaines de milliers de morts, tel est le bilan  de la plus sanglante bataille de l'histoire. 
Stalingrad constitue le premier désastre de l'Allemagne nazie. Il allait sceller son  destin.
Tous les peuples d'Europe, le nôtre entre autres, ont vite senti que la guerre, à Stalingrad, avait  pris un tournant décisif.  La résistance intérieure s'en est trouvée  renforcée. Les Alliés ont compris qu'il était temps de songer à préparer un second front, s'ils ne voulaient pas voir l'Union soviétique tirer seule les avantages de la victoire.

Mais la bataillede Stalingrad n'aurait pas été possible sans d'autres victoires, dont on ne parle pas assez. D'abord, à l'automne 1941, l'arrêt, puis le premier recul de la Wehrmacht devant la capitale. Hitler, le 2 octobre, triomphait : "Je vois d'ici les clochers de Moscou !". Et début décembre, le front s'en était approché à 30 kilomètres...C'est alors que la levée en masse des civils moscovites a bloqué l'avance ennemie, et permis ainsi de passer à la contre-offensive, qui rejeta les Allemands à plus de 50 kms. 
Il faut aussi rappeler le siège de Léningrad durant 900 jours. Le 8 septembre 1941, les soldats nazis atteignaient les faubourgs de la métropole du Nord, qu'ils parvenaient à encercler.  Ils ne devaient pas pénêtrer plus avant dans la ville de Lénine, Les Soviétiques ont payé le prix fort : 300.000 morts militaires, et plus d'un million de civils, victimes de la famine.

Le rôle capital joué par l'Union soviétique dans cette guerre est, aujourd'hui, occulté. Les victoires décisives remportées sur l'Allemagne hitlérienne par l'Armée rouge ne sont pas enseignées dans nos écoles.  Les politiques et les médias, porte-paroles du capital,  osent placer le communisme, au nom duquel tant de millions d'hommes sont morts pour la liberté, au même titre que le nazisme, auteur de tant de crimes ! 
Ce "déviasionnisme historique" a pour objectif de détourner les peuples de la lutte nécessaire contre l'asservissement et la domination de l'argent, en les privant d'espoir et de perspectives. 
Non, l'Histoire ne s'est pas arrêtée à Stalingrad ! 

21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/02/2008

14/01/2008: Au Pakistan, les Etats-Unis dansent sur un volcan ...

Au Pakistan, les Etats-Unis dansent sur un volcan
Mohamed Hassan  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer

 

sur http://www.michelcollon.info

 
L’assassinat, le 27 décembre, de la candidate pakistanaise à la présidence a choqué le monde entier. Pour y voir un peu plus clair, nous avons interviewé Mohamed Hassan, spécialiste marxiste du Moyen-Orient. Interview réalisée par Tony Busselen.
 
Le Pakistan était déjà une poudrière mais, depuis l'assassinat, des émeutes ont éclaté à peu près partout. Les élections prévues le 8 janvier sont reportées au 18 février. Qu’est-ce qui est en jeu ?

Mohamed Hassan. Le Pakistan n’existe que depuis 1947 et, à ce jour encore, sa classe politique est demeurée faible. Le pays a surtout connu des dictatures militaires qui dépendent complètement du soutien financier des USA. Entre deux coups d’état, il y a eu plusieurs courtes périodes durant lesquelles des présidents élus sont arrivés au pouvoir. Ainsi, dans les années 70, Zulfikar Ali Bhutto, le père de Benazir, a été élu président, puis Premier ministre. En 1977, il était renversé par l’armée et pendu deux ans plus tard. Benazir Bhutto a été deux fois Premier ministre (1988-1990 et 1993-1996). En 1996, elle a été accusée de corruption et a dû fuir le pays.

Benazir Bhutto incarnait-elle une alternative démocratique, par rapport à la dictature militaire ?

Mohamed Hassan. Le PPP, parti dont Benazir Bhutto a hérité de la part de son père, est un parti populiste qui promet des réformes sociales. Il est donc naturel que la majorité de la population pauvre du Pakistan place ses espoirs dans ce parti. La mort de Benazir a donc déclenché un mouvement de protestation de masse.
Mais les Bhutto font partie de l'élite pakistanaise, ils constituent l'un des clans féodaux les plus riches du pays et les accusations de corruption n'étaient certainement pas sans fondement. Le mari de Benazir Bhutto qui, aujourd'hui, reprend la direction de fait du PPP, est appelé « Monsieur 10 % », en raison des pots-de-vin qu'il exigeait naguère auprès de chaque institution publique. D'ailleurs, Benazir Bhutto elle-même est revenue d'exil en octobre dernier, non sans avoir promis au gouvernement Bush d'œuvrer en faveur d'une présence américaine plus importante au Pakistan. C'est pour cette raison qu'un auteur pakistanais connu la surnomme « la fille des USA ».

Qui est derrière cet assassinat ?
? Mohamed Hassan. En ce moment, ce n’est pas encore très clair. Très vraisemblablement, la crise pakistanaise est liée à la guerre d’occupation menée par les USA et l’Otan en Afghanistan. Les USA veulent accroître considérablement leur présence militaire au Pakistan, mais les sentiments antiaméricains très vifs de la population pakistanaise rendent une telle opération très délicate. Après tout, Musharraf est un dictateur militaire qui pourrait être renversé par une insurrection populaire allumée par les partis de l’opposition réunis. C’est pourquoi les principales figures de l’opposition, dont Benazir Bhutto, ont voulu absolument revenir et participer aux élections.

Celles-ci devaient ensuite rendre possible la constitution d'un gouvernement proaméricain qui aurait eu plus de crédit parmi la population. Vraisemblablement, un gouvernement de coalition comprenant la Ligue Musulmane de Musaharaf, le PMLQ, et le PPP de Bhutto. À première vue, cet agenda a été mis sens dessus dessous par l'assassinat de Bhutto et on pourrait donc penser que ce dernier est à imputer à des adversaires des USA.
? Mais l’assassinat peut avoir eu pour but de ne plus donner le moindre choix à l’élite pakistanaise: soit l'unité sous la direction des Etats-Unis ou alors le chaos de la guerre civile et la balkanisation du pays. Dans ce cas, on ne peut exclure non plus que les services secrets américains soient impliqués.
Et finalement, la plupart des partis d'opposition ont accepté de participer aux élections prévues pour le 18 février. Il semble ainsi que l'on soit retombé de nouveau dans le scénario voulu par les Américains.

Pourquoi les USA veulent-ils renforcer leur emprise sur le Pakistan et installer des troupes en territoire pakistanais ?

? Mohamed Hassan. La guerre menée par les USA dans le voisinage de l’Afghanistan ne se déroule absolument pas comme souhaité. Après cinq ans, la résistance gagne en puissance. Les USA et l’Otan enregistrent bien çà et là un succès mais ils doivent de plus en plus recourir à des attaques aériennes. Récemment, le journal anglais The Morning Star publiait des chiffres à ce propos : 2 926 attaques aériennes l’an dernier, contre 1 770 en 2006 et ... seulement 86 en 2004! Cela montre que les USA perdent du terrain au sol.?
Le mois dernier, une enquête de l’ONG pro-occidentale Asia Foundation constatait que 80 % des Afghans en avaient par-dessus la tête du gouvernement proaméricain et de l’occupation.? Le cauchemar des généraux américains et de l’Otan, c’est de voir couper leurs lignes d’approvisionnement à l'intérieur du Pakistan. Dans ce cas, les troupes occidentales n’auraient pratiquement d’autre choix que de se retirer. Cette défaite constituerait un énorme revers pour toute la stratégie hégémonique de Washington dans la région et elle pourrait même y mettre en danger l’existence future de l’alliance de l’Otan.

Comment expliquez-vous les sentiments nettement anti-US au Pakistan ? L'actuel président Musharraf tout autant que Bhutto sont quand même pro-US ?

Mohamed Hassan. Une majorité croissante de la population vit dans la pauvreté et, en tant que musulmane, perçoit la guerre en Afghanistan comme une guerre contre tous les musulmans. Et de larges franges de l'élite pakistanaise, partis de l’opposition et cadres supérieurs de l’armée y compris, de confession islamiste eux aussi, ont une relation amour - haine avec les USA. D'un côté, ils dépendent très fortement de l'aide financière des USA mais d'un autre, ils en sont très mécontents.
La bourgeoisie industrielle pakistanaise rêve depuis des années déjà d’avoir accès – via l’Afghanistan – à l’énorme marché de débouchés des nouvelles républiques indépendantes de l’ancienne Union soviétique en Asie centrale. Tant qu’a duré la guerre froide, elle a lutté, côte à côte, avec les USA, contre la présence militaire de l’URSS d’alors en Afghanistan. D'ailleurs, c'est surtout sous Reagan que beaucoup de constructions militaires ont été installées sur le territoire dans le cadre d'une stratégie de repoussement (roll back) avec laquelle ils comptaient miner l'URSS.

La guerre en Afghanistan contre l'URSS, qui a duré de 1979 à 1989, a été une période cruciale pour comprendre ce qui passe aujourd'hui dans cette région. Osama Ben Laden, milliardaire saoudien intégriste, a été recruté à cette époque par les services secrets saoudiens pour aller « combattre le communisme » avec la CIA en Afghanistan.
Grâce au soutien du Pakistan, les moudjahiddines afghans étaient parvenus à chasser l’armée russe de l’Afghanistan.
Mais, après le retrait soviétique de 1989, les USA ont tout simplement laissé tomber la région. En effet, pour les cyniques stratèges américains, le but n'était pas la stabilisation et le développement économique de la région et encore moins la protection de l'Islam face aux “communistes diaboliques” mais les intérêts économiques et géostratégiques de leurs multinationales. C'était la seule chose qui comptait pour eux. Cela apparaît clairement lorsqu'ils ont envahi l'Irak dans les années 90 et construit des bases militaires sur la “terre sacrée” d'Arabie Saoudite. Oussama Ben Laden s'est alors retourné contre les USA et a fondé Al Qaeda.

Dans les années 90, au lieu de pouvoir cueillir les fruits de sa victoire contre les Russes, la bourgeoisie et l’élite militaire du Pakistan ont vu l’Afghanistan sombrer dans un chaos où les seigneurs de guerre se combattaient entre eux. Durant cette période, les élites pakistanaises ont soutenu les talibans. Les talibans étaient des gens assez jeunes formés dans les écoles du Madras au Pakistan et envoyés ensuite en Afghanistan pour y remettre de l'ordre.

Ils y sont finalement parvenus grâce à une stricte application de la charia. Non seulement les Etats-Unis avaient abandonné la région à son sort mais quand Bush n'a plus eu l'assurance de la fidélité de leur allié Ben Laden (parce que celui-ci avait glissé tout doucement vers une opposition radicale aux USA), la pression n'a pas cessé de monter.
Après l'attaque des deux tours du WTC du 11 septembre 2001, une attaque en règle contre l'Afghanistan a été rondement menée car elle était depuis longtemps bien préparée. Mais cette attaque – menée alors que les talibans étaient encore alliés à l’élite pakistanaise - a été un nouveau coup dur pour celle-ci.

De même, le soutien financier qu’elle reçoit des Etats-Unis pour soutenir leur effort de guerre dans cette région ne peut qu’entretenir le sentiment de déception et de rancœur de la bourgeoisie pakistanaise envers ces mêmes Etats-Unis.
La haine contre les Etats-Unis, qui s’est installée chez Ben Laden après le retrait de l’URSS et le désengagement des USA (même si Ben Laden avait été soutenu financièrement pendant de longues années par la CIA, ne l’oublions pas), cette haine s'est introduite aussi dans le coeur de l'élite pakistanaise.

On peut donc dire que les USA dansent sur une corde raide, au Pakistan. Au début de cet interview, vous disiez que la bourgeoisie pakistanaise était faible, que voulez-vous dire par là?

Mohamed Hassan. Si vous voulez comprendre l'extrême pauvreté du Pakistan pendant le féodalisme et la faiblesse de la bourgeoisie actuelle, vous devez retourner à l'origine de la fondation de l'Etat pakistanais, sous le colonialisme, en Inde britannique. Aussi bien le Pakistan actuel que le Bengladesh et l'Inde formaient un ensemble à cette époque-là. L'impérialisme britannique a utilisé le système féodal réactionnaire de l’Inde pour la gestion des produits agricoles et a aussi soutenu le système des castes multiséculaire.

En Europe, l’idée est répandue que l'Inde est avant tout un pays de sagesse séculaire et de paix intérieure. Mais l'opposition à l'occupation britannique a souvent été très violente. En 1857, par exemple, a lieu la révolte des Sepoys, soldats indiens incorporés dans les légions britanniques. Leur violence a été telle que les Anglais ont été profondément choqués et Karl Marx lui-même a condamné leur attitude “effroyable, horrifiante et indescriptible” . Néanmoins, Marx ajoute que la “respectable Angleterre” elle-même a eu des attitudes atroces. Et, précise-t-il, aussi méprisable qu'ait été le comportement des Sepoys, il n'était rien de plus que le miroir du comportement de l'Angleterre en Inde.

Et, après les Sepoys, toute une série d’autres courants d'opposition ont suivi. Pour pouvoir contrôler un territoire aussi grand, les Britanniques ont installé des chemins de fer permettant de déplacer leurs troupes aussi vite que possible. Seulement ces nouvelles voies rapides de circulation ont aussi favorisé le développement du commerce et l'avènement du capitalisme et... l'insatisfaction envers le colonialisme qui soutenait un système féodal ancestral.

En 1885, un jeune britannique du nom de David Hume, a circulé à travers tout le territoire. Il a été choqué par les contrastes: vous connaissez bien cette image des coloniaux britanniques jouant au cricket ou au polo, habillés de chemises blanches immaculées, dans leur club et à proximité de la famine et de la pauvreté. Hume a vu cela partout et a perçu le danger inévitable de réactions explosives et d'une guerre d'indépendance sanglante. C’est lui qui a fondé le parti du Congrès. Il voulait appliquer des réformes à l'intérieur du cadre colonial: “Nous devons encadrer l'élite indienne et les former à la cogestion du pays.”
Plus tard, ce parti du Congrès a évolué vers un parti plus nationaliste, dont Gandhi et Nehru ont d'ailleurs été les leaders. Aujourd'hui, ce parti est encore le plus important d'Inde. Mais il n'a jamais réellement pu se contenter du paternalisme et du réformisme de Hume et ne peut donc pas être comparé, par exemple, au parti nationaliste chinois de Sun Ya Sen, le Kuomintang. En tout cas, ce parti, après sa création, a tout de suite dépassé les 100.000 membres et a intégré aussi bien les musulmans que les hindous.

N'y avait-il aucun lien entre les musulmans et les hindous à cette époque?

Mohamed Hassan. Non. L'Inde est traditionnellement un pays hindou régi par un système de castes réactionnaire et féodal. Vous appartenez à la caste dans laquelle vous êtes né et cette caste détermine votre emploi et vos relations humaines. La caste la plus haute est celle des Brahmanes, les prêtres. La plus basse est celle des intouchables. En comparaison avec l'hindouisme, l'Islam est une religion progressiste qui se montre plus souple avec les commerçants et les employés. Un peu comme le protestantisme dans l'Europe du moyen - âge.

Mais l'Islam s'introduit progressivement avec ou sans violence à l'intérieur de l'Inde. Pas mal d'hindous se convertissent à l'Islam pour échapper à la caste dans laquelle ils sont nés. Et le développement du commerce et des échanges qui a suivi la construction du chemin de fer a aussi servi l'élargissement de l'Islam.

Et qu'en est-il de cette lutte importante entre les musulmans et les hindous dont on parle si souvent lorsqu'il est question de l'Inde?

Mohamed Hassan. C'est lié à la naissance du Pakistan justement. En fait, la bourgeoisie islamiste du parti du Congrès a constaté qu'ils étaient en minorité par rapport aux hindous. Aussi un certain Ali Gena érigea-t-il la ligue islamiste en 1920. L'idée centrale de cette ligue était que les musulmans avait besoin de leur propre territoire. Quelle ironie ! Gena était un laïque pour qui l'Islam était avant tout un instrument pour créer son propre Etat et y fonder un marché pour une partie de la bourgeoisie.

La guerre d'indépendance de l'Inde a été très violente. Les Britanniques avaient quatre atouts dans leur jeu : le vieux système des castes, la rivalité religieuse entre les musulmans et les hindous, la partition du pays en mini - États qui avaient reçu leur autonomie et enfin l'opposition entre le Nord où vivent les Indiens à peau blanche et le Sud.

Gandhi développa une stratégie pour lutter contre cette division, mais ne s'est finalement pas mêlé de contrôler la rivalité religieuse entre les musulmans et les hindous. La ligue musulmane a exigé son propre territoire et entrepris une guerre sanglante au cours de laquelle des centaines de milliers de personnes périrent.

Ainsi naquit le Pakistan en 1947 - au début simple dominion colonial de la Grande-Bretagne - qui était indépendant du reste de l'Inde. Et trois ans plus tard (en 1950), il devint indépendant. Dix millions de musulmans durent se réfugier au Pakistan et plusieurs millions d'hindous durent le quitter. Des familles furent éclatées, car elles habitaient des deux côtés de la frontière... Cette guerre est l'origine de la tension encore très vive qui existe entre le Pakistan et l'Inde aujourd'hui. Encore aujourd'hui le 14 août est le jour de fête nationale pour la séparation du Pakistan avec l'Inde. Et ce n’est pas pas celle de 1950 quand le Pakistan s'est débarrassé de la Grande-Bretagne.

Mais qu'en est-il exactement de cette faiblesse de la bourgeoisie pakistanaise?

Mohamed Hassan. La bourgeoisie pakistanaise a voulu conquérir un marché et construire un Etat de manière artificielle. La meilleure manière de fonder un Etat national consiste à créer et soutenir des critères objectifs, tels que l'unité géographique et économique. Mais le Pakistan est en premier lieu construit sur base de croyances religieuses. Cela rend l'édifice très fragile.

Pour résoudre le problème des différentes langues parlées dans le pays, Ali Gena avait, par exemple, choisi l’urdu comme langue de référence nationale. Or, l’urdu est une langue minoritaire utilisée par moins de 7% de la population.

Mais surtout, la forme géographique de l'Etat semble ingérable. Le Pakistan est partagé en deux parties, à l'ouest, le Pakistan proprement dit et, à l'Est, c’est le Bangladesh. Il s'agit d'une répartition plus ancienne que la création du Pakistan basée sur les différences religieuses entre les Bengalais pratiquée entre 1905 et 1911 sous la férule des Britanniques après différentes révoltes des paysans bengalais au 19e siècle.

Et les habitants du Bangladesh sont donc aujourd'hui surtout des musulmans membres de la ligue musulmane. Mais ils ne sont malgré tout pas satisfaits de l'Etat pakistanais. Sur la carte, vous verrez que les deux parties sont situées à plus de 1.000 kilomètres de distance l'une de l'autre. Calcutta, la capitale des Bengalais, était jadis le centre administratif des Indes britanniques. Les habitants du Bangladesh ont vu cette fonction glisser de Calcutta vers Islamabad. Au Bengale, personne ne parle l’urdu. En outre, l'armée pakistanaise est majoritairement constituée de soldats provenant de l'ouest du Pakistan. Résultat : après une guerre qui a tué un million d'hommes, le Bangladesh a été détaché du Pakistan en 1971.

La partie du Pakistan qui a survécu n'est pas une base suffisamment solide pour satisfaire l'élite pakistanaise?

Mohamed Hassan. Pour pouvoir survivre en tant qu'Etat, en tenant compte de la pénétration systématique de l'armée dans la vie politique, le Pakistan a pu compter sur le soutien de la Grande-Bretagne dans les années 80 et des Etats-Unis depuis 2001. Les quatre régions les plus importantes au Pakistan sont : le Penjab, Sindh, le Baloutchistan et les terres du nord où vivent les Pachtounes. Chacun de ces territoires a des antécédents différents.

Le Penjab formait dans l'Inde britannique et sous le colonialisme une province commune avec le Penjab indien. Les habitants étaient principalement des Sikhs, une variante de l'hindouisme et ils étaient volontiers engagés dans l'armée britannique pour leur forte constitution physique. Avec l'indépendance du Pakistan, le Penjab a été divisé en un Penjab pakistanais et un Penjab indien.

Les habitants du Penjab constituent 55% de la population pakistanaise et le territoire couvre 26% du Pakistan. Au Penjab, l'élite provient de la noblesse féodale qui envoie ses fils à l'armée et qui a donc, encore aujourd'hui, une forte influence sur elle. Une armée qui lutte toujours aujourd'hui pour les intérêts du pouvoir colonial et l'impérialisme d'aujourd'hui. Ce n'est pas un hasard si l'armée pakistanaise sous la conduite du colonel Zia Ul Haq, dernier dictateur en date du Pakistan est, par exemple en 1970, intervenue en Jordanie pendant le septembre noir au cours duquel trente mille Palestiniens ont été tués.

Le Baloutchistan empiète sur l'Iran, le Pakistan et l'Afghanistan. A la fin du 19e siècle, le territoire a été partagé par une commission anglo-iranienne entre ces trois territoires actuels. 5% à peine du peuple pakistanais habite sur ces régions qui constituent le Baloutchistan, mais le territoire couvre 44% du Pakistan.

En outre, il s'agit de la plus riche région du Pakistan en ce qui concerne le pétrole et les réserves de gaz. En tant que province frontalière avec l'Afghanistan et l'Iran et porte de passage pour les pipe-lines reliant l'Inde et l'Iran, elle est considérée comme la partie la plus stratégique du Pakistan par les forces de l'alliance américano-britannique.

Mais il y a encore une autre raison à l'importance stratégique de la région : depuis 2002, la Chine finance la construction d'un port en haute mer à Gwadar dans la mer d'Arabie, pas très loin de la route d'Hormuz où passent la plus grosse partie des réserves de pétrole chinois et 30% des réserves mondiales. Un peu plus loin, l'autoroute de Karakoram, qui relie Gwadar avec la province chinoise de Xinjang, a été élargie. La province deviendra donc dans un avenir proche un important endroit de passage pour les provinces intérieures de la Chine et la mer.

La province Sindh et la province du Nord existent-t-elles encore?

Mohamed Hassan. Oui, la région Sindh est l'endroit où l'on trouve le plus d'industries. Les Bhuttos sont originaires de cette région et font partie de l'élite féodale richissime qui y a des activités industrielles. Les habitants de Sindh constituent 18% du peuple pakistanais et la province couvre 23% du territoire pakistanais.

Et là, on trouve aussi la région du Nord où vivent les Pachtounes. Les Pachtounes sont des tribus afghanes qui en 1879, après la deuxième guerre de l'Angleterre contre l'Afghanistan, ont été annexées par l'Empire colonial anglo-indien de l'époque. Les Pachtounes forment 13,5% du peuple pakistanais et leur territoire forme 9% du territoire pakistanais. Ils sont étroitement liés avec le peuple afghan et les nationalistes afghans considèrent que ce territoire leur revient de droit.
Les élites pakistanaises, de leur côté, considèrent l'Afghanistan comme l'arrière-cour du Pakistan et la porte d'accès vers les marchés d'Asie centrale.

Aussi, ménagent-ils les Afghans tout en essayant de les garder sous leur contrôle. Pendant la guerre contre l'Union soviétique, pratiquement toutes les tribus ont été armées par le Pakistan, mais chaque une d'entre elles était approché séparément et recevait des armes qui n’étaient pas compatibles avec les armes reçues par les autres tribus. Ceci pour éviter que les tribus afghanes ne s’unissent pour former une armée opposée au Pakistan. Dans les années 90, les talibans ont été formés dans les écoles religieuses du Madras dans le nord du Pakistan pour maintenir l'Afghanistan sous le contrôle des services de sécurité pakistanais.

Un ami pakistanais m'a dit qu'il ne croyait pas que le Pakistan puisse continuer d'exister sous la forme d'un pays uni. Est-ce qu'on ne doit pas s'attendre à une balkanisation?

Mohamed Hassan. Le peuple pakistanais vit dans une pauvreté oppressante qui contraste avec le mode de vie richissime mené par les élites corrompues qui ont succédé aux colonialistes britanniques. La pression est énorme et la vie commune entre les deux classes est difficile. Il existe bien des forces intermédiaires. Au Béloutchistan, le peuple, se sentant laissé pour compte, a mis sur pieds, ces dernières années, des mouvements de résistance. Les Pachtounes réclament un Afghanistan indépendant et s'opposent aux relations d'amitié qui lient les généraux pakistanais et les Etats-Unis.

Une guerre civile entraînerait des dommages collatéraux effroyables et des pays comme l'Inde et l'Iran seraient touchés. Une telle guerre serait impossible à contrôler par les Etats-Unis et les troupes de l'OTAN. Il suffit de regarder ce qui se passe en Irak et en Afghanistan.

Les différentes ailes de l'élite pakistanaise sont bien conscientes du danger et se montrent de plus en plus nationalistes. En outre, les pays voisins tels que la Chine et l'Inde, ont besoin de se développer grâce à un climat paisible dans la région.
La Chine, particulièrement, applique une politique de stabilisation intensive dans la région. Elle est aujourd'hui le troisième partenaire du Pakistan. Le commerce entre les deux pays augmente à un rythme de 30% l'an et depuis janvier 2006 une zone de libre-échange a été instituée entre les deux pays. La taxe d'importation a été supprimée des deux côtés pour un grand nombre de produits.

J'ai déjà parlé des investissements chinois dans le port de Gwadar. Les neuf premiers mois de 2006, les entreprises chinoises ont investi pour 8,6 milliards de dollars de contrats de projets de construction. De plus, la Chine encourage le libre échange entre le Pakistan et l'Inde et leur donne d'ailleurs l'exemple. Ainsi, la Chine, malgré de longues années de problèmes frontaliers avec l'Inde, a fait l'effort de négocier sérieusement et de redessiner une frontière clairement déterminée. La Chine est aussi le deuxième partenaire le plus important de l'Inde. Le commerce et les projets économiques sont les meilleurs facteurs de stabilité.

Comment le peuple pakistanais pourrait-il sortir de la misère?

Mohamed Hassan. En en finissant avec l'héritage du colonialisme dont ils sont encore prisonniers actuellement. L'Inde et le Pakistan forment un seul pays, la seule différence est la religion. Mais n'oublions pas que l'Inde d'aujourd'hui, après l'Indonésie avec ses 200 millions de musulmans, est toujours le deuxième plus grand pays musulman au monde.

Les deux pays présentent un intérêt et des possibilités économiques réels pour la Chine et ils ont tous deux intérêt à construire des relations de confiance avec elle. Et finalement, la plus importante réforme dont les deux pays ont besoin pour voir démarrer leur économie est de se débarrasser de la conception féodale de la possession du territoire. Une véritable réforme agraire doit avoir lieu permettant aux paysans de travailler pour leur propre compte.



Livres de bases sur l'Inde et le Pakistan:

• “The First Indian War of Independence (1857-1858) and the East India Company (June-August 1853)” by Marx & Engels in the New-York Daily Tribune July 1857 - October 1858?www.marxists.org/archive/marx/works/1857/india/index.htm
• “Indië Today” by Palme Dutt, 1940, London
• “Indië and the Radj, 1919-1947” by Funiti Kumar Ghosh, vol I + II, 1989, Pinguin books
• “Can Pakistan survive?” by Tariq Ali, 1989, Pinguin books.
• “The struglle within Islam”, Rafif Zakaria, 1989, Pinguin Publishing House
• “Pakistan, the roots of dictatorschap” by Hassan Gardizi and Jamil Rachid, 1983, Zed books
• “Islam, Politics and states, the Pakistan experience” by Asjkahar Khan, Zed books, 1985.

Analyses récentes:

• U.S. Troops to Head to Pakistan, William Arkin, Washington Post, december 26th, 2007?http://blog.washingtonpost.com/earlywarning/2007/12/musharrafs_woes_have_opened_a.html
• Germany faces taliban pincer in Afghanistan, bij Alexander Szandare and Susanne Koelbi, Der Spiegel december 17, 2007?www.spiegel.de/international/world/0,1518,523805-2,00.html
• Bhutto’s death a blow to ‘war on terror’ by MK Bhadrakuma, Asia Times 3 january?www.atimes.com/atimes/South_Asia/JA03Df02.html
• Bhutto’s Assassination: who gains?, F. William Engdhal, Global Research, January 4, 2008?www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7728
• The destabilzation of Pakistan, by Prof. Michel Chossudobsky, Global research, december 30, 2007?http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7705
• The Plan to topple Pakistan Military, Ahmed Quraishi, chowk.com, November 29, 2007?www.chowk.com/articles/13060

21:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/02/2008

04/02/2008: La campagne « Sauver le Darfour » est une vulgaire arnaque...



-------- Message original --------
Sujet: [Transfer_info] PROPAGANDE : La campagne « Sauver le Darfour » est une vulgaire arnaque
Date: Mon, 4 Feb 2008 22:12:35 +0100 (CET)
De: Morad <morad622@yahoo.fr>
Pour :: transfer_info@yahoogroupes.fr


La campagne « Sauver le Darfour » est une vulgaire arnaque
Bruce Dixon  
bruce.dixon@blackagendareport.com
 
Dix raisons expliquant pourquoi « Sauver le Darfour » est une arnaque de relations publiques destinée à justifier les prochaines guerres américaines pour le pétrole et les matières premières en Afrique.
 
Titre original : "Save Darfur" Campaign is a PR Scam
Global Research
12/12/2007
Traduit par Jean-Marie Flémal

Les clameurs constellées d'étoiles du type « Sauver le Darfour » et « Faites cesser le génocide » ont suscité beaucoup de tirage parmi les médias américains et ont bénéficié en même temps du soutien des deux partis au Congrès et de celui de la Maison-Blanche. Mais le Congo, avec dix ou vingt fois plus d'Africains tués dans la même période, n'a pas droit à l'appellation de « génocide » et il passe quasiment inaperçu. Le Soudan s'étend au-dessus d'immenses lacs de pétrole. Il dispose de vastes gisements d'uranium et d'autres minerais, d'importantes réserves d'eau et il occupe une position stratégique à proximité d'autres gisements pétroliers et ressources naturelles en Afrique. Il est une question qu'on ne pose pas : Le gratin républicain et démocrate de notre politique étrangère ne se sert-il pas des plaintes pour génocide et des appels en faveur d'une « intervention humanitaire » pour faciliter la voie vers les prochaines guerres pour le pétrole et les ressources naturelles du continent africain ?

La fabrication régulière et l'entretien constant de fausses réalités au service de l'Empire américain est l'une des fonctions premières de la profession des relations publiques et des médias traditionnels. Quant à savoir si, oui ou non, les infos sont bidon lorsqu'elles parlent de remèdes miracles, qu'elles expliquent comment des substances chimiques toxiques sont bonnes pour votre santé, que des présentateurs et des journalistes achetés discourent à propos des bénéfices de l'opération contre l'enfance abandonnée, que des stars holywoodiennes prônent l'intervention militaire pour sauver des orphelins américains ou que d'habiles campagnes de propagande recourent à de néfastes techniques de marketing pour tendre la main aux étudiants des collèges, aux internautes, aux églises et aux citoyens ordinaires, une chose est certaine, il est des plus utiles d'examiner soigneusement ce que dissimulent toutes ces façades.

Parmi les toutes dernières réalités falsifiées qu'on a mises sous le nez des citoyens américains figurent les images simplistes des noirs face au génocide arabe au Darfour et la solution qu'on a proposée : une robuste intervention militaire soutenue et dirigée par les États-Unis au Soudan occidental. Il convient d'accorder une attention croissante au lobby et à la coalition soutenant « Sauver le Darfour », à ses fondateurs, ses finances, ses méthodes et motivations et sa crédibilité. Dans l'intention de favoriser cet examen, nous présentons ici dix raisons de soupçonner que la campagne « Sauver le Darfour » est une arnaque de relations publiques destinée à justifier une intervention américaine en Afrique.

1. Ce ne serait pas le premier gros mensonge que notre gouvernement et la crème de nos médias nous racontent pour justifier une guerre.

Les plus âgés d'entre nous se souviendront sans doute de l'incident du golfe du Tonkin, délibérément provoqué par le gouvernement américain pour justifier le déclenchement de la guerre du Vietnam. Ce prétexte fut suivi rapidement par le besoin d'aider la toute jeune « démocratie » en lutte au Sud-Vietnam, ainsi que par l'absurde slogan toujours très utile : « Combattez-les là-bas afin que nous n'ayons pas à le faire ici ». Plus récemment, des gens payés avec les deniers publics ont diversement expliqué les bombardements, l'invasion et l'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak, les qualifiant de nécessaires parce qu'il fallait « avoir Bin Laden » afin de venger le 11 septembre et qu'il fallait prendre des mesures afin d'ôter les « armes les plus dangereuses au monde » des mains des « régimes les plus dangereux du monde ». En outre, ces mesures devaient donner à la « démocratie » irakienne en lutte la possibilité de se tenir sur ses deux pieds et elles étaient donc nécessaires, parce qu'il valait encore mieux « les combattre là-bas plutôt que d'avoir à le faire ici ».

2. Ce ne serait même pas la première fois que le gouvernement américain et la crème des médias emploient la « prévention du génocide » pour justifier une intervention militaire dans une région riche en pétrole.

En 1995, l'intervention militaire des États-Unis et de l'Otan dans l'ancienne Yougoslavie était prétendument une opération de « maintien de la paix » visant à arrêter un génocide. Le résultat durable de cette campagne est Camp Bondsteel, l'une des plus grandes bases militaires de la planète. Les États-Unis sont pratiquement le seul pays au monde à maintenir des bases militaires à l'extérieur de ses propres frontières. D'une superficie de presque quatre cents hectares, Camp Bondsteel assure à l'armée américaine la capacité de positionner à l'avance d'importantes quantités d'équipement et de matériel capables d'atteindre les gisements pétroliers de la mer Caspienne, les itinéraires des oléoducs et les importants couloirs maritimes de cette zone du monde. Bien des gens croient également que c'est le site de l'une des prisons secrètes et autres centres de torture des États-Unis.

3. Si mettre un terme au génocide en Afrique était réellement à l'ordre du jour, pourquoi se focaliser sur le Soudan, avec de 200.000 à 400.000 morts, plutôt que sur le Congo, avec cinq millions de morts ?

« La notion prétendant que la mort d'un quart de million d'habitants du Darfour constitue un génocide et que celle de cinq millions de Congolais n'en est pas un est immorale et absurde », déclare la militante congolaise Nita Evele. «Ce qui s'est passé – et se produit toujours – au Congo n'a rien d'un conflit tribal ni d'une guerre civile. C'est une invasion. C'est un génocide avec un tribut de cinq millions de vies humaines, soit vingt fois plus qu'au Darfour, et il a été lancé dans le but de piller les richesses minérales et naturelles du Congo. »

Plus que tout, l'application sélective et cynique du terme « génocide » au Soudan, plutôt qu'au Congo où de dix à vingt fois plus d'Africains ont été massacrés, révèle la profondeur de l'hypocrisie qui entoure le mouvement « Sauver le Darfour ». Au Congo, où des gangsters, des mercenaires et des seigneurs de guerre locaux prêtent main-forte à des armées d'invasion venues de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de l'Angola pour se lancer dans des massacres, des viols collectifs et le dépeuplement de la région à une échelle qui écrase tout ce qui se passe au Soudan, tous ces acteurs rivalisent frénétiquement pour assurer que se poursuivent sans dérangement l'extraction du coltan, vital pour les ordinateurs et téléphones cellulaires de l'Occident, l'exportation de l'uranium pour les réacteurs et armes nucléaires de l'Occident et le pillage des diamants, de l'or, du cuivre, du bois et des autres ressources congolaises.

L'ancien ambassadeur des États-Unis Andrew Young et George H.W. Bush (le père) font tous deux partie du Conseil d'administration de Barrick Gold, l'un des plus importants et actifs groupes miniers opérant dans un Congo déchiré par la guerre. Il est bien évident qu'au vu de l'afflux vers l'Occident des bénéfices réalisés dans l'extraction brutale des richesses congolaises, aucun « génocide » congolais ne vaut la peine qu'on le mentionne et, surtout, qu'on s'en mêle. En ce qui concerne leurs objectifs, les planificateurs stratégiques américains peuvent considérer leur modèle congolais comme le moyen idéal de s'emparer des richesses africaines à un coût minimal et sans devoir se soucier d'une présence militaire officielle des États-Unis sur le terrain.

4. Tout tourne autour du pétrole soudanais.

Le Soudan et, plus particulièrement la région du Darfour, s'étend sur un immense lac de pétrole. Mais les gisements de pétrole soudanais ne sont pas mis en valeur et exploités par Exxon, Chevron ou British Petroleum. Ce sont des banques, des compagnies pétrolières et des sociétés de construction chinoises qui font les prêts, opèrent les forages, posent les oléoducs pour envoyer le pétrole soudanais là où elles veulent qu'il aille et prennent bien trop de décisions dans un 21e siècle où les États-Unis aspirent au contrôle absolu des ressources planétaires en énergie. Aux yeux des planificateurs américains, une intervention de l'US Army et de l'Otan devrait résoudre ce problème.

5. Tout tourne autour de l'uranium, de la gomme arabique et des autres ressources naturelles qui font la richesse du Soudan.

L'uranium est vital pour l'industrie des armes atomiques et il est un combustible essentiel pour les réacteurs nucléaires. Le Soudan possède des gisements d'uranium de haute qualité. La gomme arabique est un ingrédient essentiel des produits pharmaceutiques, des bonbons et des boissons du type Coca-Cola et Pepsi, et les exportations soudanaises de cette marchandise constituent 80 % de son volume mondial. En 1997, lorsque le gouvernement américain a envisagé des sanctions écrasantes contre le Soudan, les groupes de pression de l'industrie se sont dressés pour obtenir des exemptions qui permettraient de garantir leurs approvisionnements en cette précieuse marchandise soudanaise. Mais une présence militaire des États-Unis et de l'Otan à l'intérieur même de ce pays constitue une garantie plus sûre de ce que l'extraction des ressources soudanaises, à l'instar de celles du Congo, puisse affluer vers les États-Unis et l'Union européenne.

6. Tout tourne autour de la position stratégique du Soudan.

Le Soudan est situé en face de l'Arabie saoudite et des États du Golfe, où se trouve, pour les quelques années à venir, une part importante du pétrole mondial facilement exploité. Le Darfour a des frontières communes avec la Libye et le Tchad, qui ont leurs propres ressources pétrolières importantes ; il est à distance de frappe de l'Afrique occidentale et centrale et, de plus, sa position fait qu'il est susceptible d'accueillir un oléoduc. Le Nil traverse le Soudan avant d'entrer en Égypte et la partie sud du Soudan dispose aussi de ressources hydrographiques d'une grande importance régionale. Avec la création d'Africom, le nouveau commandement militaire américain pour le continent africain, les États-Unis ont dévoilé ouvertement et explicitement leurs intentions de poser une empreinte stratégique sur le continent. À partir de bases soudanaises permanentes, l'armée américaine pourrait influencer la politique et l'économie de l'Afrique pour la génération à venir.

7. Les fondateurs du mouvement « Sauver le Darfour » et les personnes qui soutiennent ce mouvement ont de puissantes relations et ne manquent pas de fonds, puisqu'il s'agit dans les deux cas de gens du gratin de la politique étrangère américaine.

Selon une histoire parue cet été dans le Washington Post et dont les droits sont réservés, la coalition « 'Sauver le Darfour' a été créée en 2005 par deux groupes inquiets à propos du génocide dans ce pays africain – l'American Jewish World Service et le Musée américain du Mémorial de l'Holocauste (…) La coalition possède une équipe de 30 personnes spécialisées en politique et en relations publiques. Son budget pour le dernier exercice fiscal était de 15 millions de dollars (…) 'Sauver le Darfour' ne souhaite pas révéler combien elle a dépensé exactement pour ses publicités qui, cette semaine, ont tenté de couvrir de honte la Chine, le pays d'accueil des JO de 2008, afin qu'elle réduise son aide au Soudan. Mais une porte-parole de la coalition a parlé d'un montant se chiffrant en millions de dollars ».

Bien que la campagne de relations publiques de « sauver le Darfour » emploie des techniques de marketing particulièrement efficaces en faisant appel aux étudiants des collèges et même à des internautes noirs, elle ne constitue pas un phénomène émanant de la base, comme l'était le mouvement luttant contre l'apartheid et soutenant les mouvements de libération africains en Afrique du Sud, en Namibie, en Angola et au Mozambique voici une génération. Fortement alourdi de chrétiens évangéliques qui annoncent la fin du monde avec la prochaine guerre et d'éléments bien connus pour leur soutien inconditionnel à l'implantation d'Israël au Moyen-Orient, le mouvement « Sauver le Darfour » est on ne peut plus clairement un phénomène monté par l'establishment, une campagne de propagande qui dépense des millions de dollars chaque mois pour fabriquer le consentement à une intervention militaire américaine en Afrique sous le prétexte de vouloir faire cesser ou empêcher un génocide.

8. Pas un centime des fonds levés par la Coalition « Sauver le Darfour », le navire amiral du mouvement, n'est consacré à aider les Africains nécessiteux du Darfour même, affirment des articles publiés à la fois dans le Washington Post et le New York Times.

« Pas un centime des fonds collectés par 'Sauver le Darfour' n'est destiné à aider les victimes et leurs familles. En lieu et place, la coalition dépense ses deniers à tenter de convaincre avant tout les gouvernements à agir. »

9. Les partisans américains de « Sauver le Darfour » ne sont pas intéressés par d'éventuelles négociations politiques qui pourraient mettre un terme à la guerre au Darfour.

À plusieurs reprises, le président Bush a tenté ouvertement de saboter les pourparlers de paix visant à mettre fin à la guerre au Darfour. Même des universitaires partisans d'une intervention et des organisations humanitaires actives sur le terrain ont critiqué les États-Unis parce qu'ils mettaient en danger le personnel de l'aide humanitaire et parce qu'ils poussent avec succès les clans rebelles du Darfour à refuser les pourparlers de paix et à proposer eux-mêmes une intervention des États-Unis et de l'Otan.

Cette campagne de relations publiques, très habile, richement financée et progressant sans à-coups dépeint de façon simpliste le conflit comme étant strictement une affaire raciale dans laquelle les Arabes, généralement méprisés de toute façon dans les médias américains, exterminent la population noire du Soudan. Dans le monde imaginaire qu'elle crée, il n'y a pas de place pour des négociations. Mais, en fait, un grand nombre de ces « Arabes » soudanais – et même les Janjawids – sont noirs également. En tout cas, ils ont été armés et excités par un gouvernement qui a le pouvoir de les désarmer s'il le veut et qui a également le pouvoir de négocier de bonne foi s'il le veut.

Des négociations ne garantissent jamais rien, mais un refus de participer à des négociations – puisqu'il s'avère que les États-Unis poussent les rebelles au Darfour à le faire et que la campagne de relations publiques « Sauver le Darfour » justifie la chose – évite toute voie vers un arrangement politique entre Soudanais et ne laisse ouverte que celle de l'intervention militaire des États-Unis et de l'Otan.

10. La firme Blackwater et les autres firmes américaines de mercenaires, qui sont les ailes armées non officielles du parti républicain et du Pentagone, proposent avec impatience leurs services comme faisant partie de la solution dans la crise du Darfour.

« Chris Taylor, responsable de la stratégie chez Blackwater, affirme que sa société détient une banque de données reprenant les noms de milliers d'anciens policiers et militaires prêts pour des missions de sécurité. Il affirme en outre que le personnel de Blackwater pourrait établir des périmètres de sécurité et garder les villages et camps de réfugiés du Darfour dans le cadre de missions de soutien aux Nations unies. Les responsables de Blackwater disent qu'il ne faudrait pas trop d'effectifs pour contrer les Janjawids, une milice soutenue par le gouvernement soudanais et qui attaque les villages à dos de chameaux. »

Apparemment, Blackwater n'a pas besoin de se rendre au Congo, où la faim et la malnutrition, le dépeuplement, les viols de masse et la disparition des écoles, des hôpitaux et de la société civile dans de vastes zones sans lois dirigées par une bande sans cesse changeante de tueurs à gages africains (tel le fils du non regretté Idi Amin), le tout sous le voile d'un silence médiatique complice, constituent déjà le parfait environnement propice aux affaires et permettant de pomper à fond et à ridiculement peu de frais les immenses richesses de ce pays.

Dans ces vastes régions d'Afrique cataloguées comme « espaces non gouvernés » par les planificateurs stratégiques américains, cherchez vous-mêmes des endroits où l'on pourrait adopter ce modèle congolais. Ne vous attendez toutefois pas à en apprendre davantage dans votre quotidien du soir ni à en savoir plus à leur sujet par la bouche d'Oprah, de George Clooney ou d'Angelina Jolie.


http://blackagendareport.com> – 27 janvier 2007


19:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/02/2008

02/02/2008: STALINGRAD - 2 février 1943 - Il y a 65 ans ...


STALINGRAD - 2 février 1943 - Il y a 65 ans ...
tiré d'un texte italien de Paolo Robotti:

Le 19 novembre 1942, au matin, l' artillerie soviétique, après un feu nourri contre les positions allemandes, attaquent au nord du secteur de Serafimovic.
Ce fut le premier acte d'une vaste contre-offensive soviétique qui devait libérer la grande cité de la Volga de la menace hitlérienne et infliger le premier coup mortel à l' armée allemande.
Les jours suivants, les opérations offensives soviétiques furent renforcées par les divisions blindées et des sections motorisées des régiments de la Garde.
L' ennemi ne fut pas capable d' opposer une barrière valable à la fulgurante action de l' Armée rouge qui enfonça au nord et au sud de Stalingrad les lignes allemandes, progressant rapidement de deux côtés vers le sud.
Le 22 novembre, les divisions blindées soviétiques se rejoignèrent sur le fleuve Karpovka, dans le secteur de Sovietskoje.
Le sac était fermé. Les armées alklmemandes et fascistes étaient enfermées dans un étau d' acier qui se révéla, par la suite, infranchissable.
Commença le grand drame qui devait coûter la vie à des centaines de milliers de soldats alklemands, roumains, hongrois et italiens. Commença l' épopée, désormais légendaire, de Stalingrad.
Le commandement allemand, entêté comme toujours, présomptueux au plus haut point et fermement convaincu de la supériorité de sa force sur la soviétique, tenta dans les jours qui suivirent, une attaque de divisions blindées dans la zone de Kotielnikov, au sud-ouest de Stalingrad, dans le but de briser l' encerclement et d' apporter des renforts blindés à l' armée de Von Paulus désormais prise au piège. Commandant l' opération, le général Manstein créa une des batailles stratégiques de la guerre des armées blindées.
Son attaque fut brisée par une contre-attaque soviétique et dès ce moment les Allemands eurent la première impression qu'ils ne pourraient plus repasser le Don.
Etant donné le fait que toutes les attaques successives devaient être conduites dans le but de rompre l' encerclement en direction sud-ouest.
Cela est confirmé aussi par le fait que, plus tard, le commandement italien donna l'ordre de détruire les dispistifs d' approvisionnement qui se trouvaient dans la zone encerclée, ordre qui émanait aussi des commandements roumains et hongrois qui comme le commandement de l' A.R.M.I.R., étaient réduits à l'unique rôle ... d' attendre du commandement suprême germanique.
Consolidant l' encerclement, le commandement suprême soviétique invita Von Paulus à capituler pour éviter une inutile effusion de sang et le vain sacrifice de centaines de milliers de soldats et oifficiers.
A noter que dans cette proposition de capitulation, il n' était nullement question d' humilier les officiers et soldats des armées des quatre pays encerclés. Il n' était pasquestion non plus qu' elle pouvait être acceptée en compromettant la dignité militaire des commandants de la troupe.
Elle se limitait à reconnaître, épargnant des vies précieuses à leurs pays, la supériorité technique et stratégique soviétiques dans la vaste région. Le commandement germanique refusa de capituler repoussant les conditions posées, sans même traiter.
Le 15 décembre 1942, l' Armée rouge commença les opérations pour liquider l' ennemi encerclé.
Ce fut une succession de durs combats dans lesquels l' entêtement des Allemands, et l'inaptitude et la soumission des armées vassales, portèrent au sacrifice des milliers de combattants contre les forces soviétiques supérieures, mieux équipées, mieux armées et bien préparées au climat rigoureux de l' hiver. Se battèrent désespérément et en vain, soldats allemands, roumains, hongrois et italiens.
Pas un général -et parmi eux les Italiens- n' eu le courage de se rebeller aux ordres fous du commandement allemand en ordonnant à ses hommes de déposer les armes pour sauver la vier vu la situation qui se présentait clairement sans issue. La valeur des combattants fut mise à dure et inutile épreuve.
Les hauts commandants réussirent à sauver leur vie, mais officiers et soldats, non.
La température varia, en cette période, de -30 à -40. Par le gel, les armes s'immobilisèrent et mourraient les combattants.
Le fameux "Passage de la Bérisina" de Napoléon fut bien peu de choses en face de l' immense tragédie qui se déroulait entre la Volga et le Don pendant l' hiver 1942 - 43.
Le 2 février 1943 -il y a 65 ans-, le commandement suprême soviétique annonce que l' opération de Stalingrad est terminée avec la complète liquidation de toutes les forces ennemies encerclées.
Le froid était encore intense et la neige très haute sur le théâtre des opérations. Dans la vaste steppe du Don à la Volga se rétablissait le calme.
Sous la froide converture blanche glacière renouvelée, pour toujours, les corps de centaines de milliers de soldats et officiers de quatre pays européens. Parmi eux des dizaines et des dizaines de milliers d' Italiens ...
Les Allemands qui espéraient, à travers la Volga, accéder à Moscou, la prenant à revers, et pouvoir deborder vers l' Inde, commençaient à Stalingrad cette longue et iuninterrompue marche de retoiur qui, sans arrêt, devait se terminer à Berlin et sur l' Elbe.
A Stalingrad, comme à Moscou, les Soviétiques se battèrent seuls: avec leurs forces, leurs armes, leur matériel.
Les alliés étaient véritablement préoccupés, en ces jours, mais disaient que le Second front en Europe, ils ne pouvaient l' ouvrir.
Churchill, arrivé soudainement et secrètement à Moscou, demanda à Staline, de permettre à la force aérienne, à la force d'infanterie anglaise, de pénêtrer en territoire soviétique pour défendre, mettre en garnison, la zone pétrolère de Bakou !
Stalingrad n' intéressait plus le vieil impérialisme anglais. A lui, elle n' avait pas coûté beaucoup de ... sacrifices. Mais l' odeur du pétrole l' attirait.
Les Soviétiques savaient que les souliers de l'impérialisme sont comme le lierre: où ils attaquent, ils s' accrochent. Pour cela, ils tiendront longtemps éloignés de leur sol, leur terre, fertile et riche, les souliers cloutés de l' impérialisme anglais.
Stalingrad a été un grand et lumimeux symbole: le symbole de l' abnégation, du sacrifice, de l' héroïsme et de la valeur d' une grande falmille de peuples libérés.
Et c' est aussi un avertissement pour ceux qui trop vite oublient que les soldats de la liberté se battent avec une égale valeur contre tous les agresseurs et toutes les invasions.

21:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/02/2008

Japon • Tokyo veut redevenir une grande puissance militaire ...

Depuis le début du mois de janvier, le Japon s’est à nouveau doté d’un « vrai » ministère de la Défense. Les états-Unis sont ravis.

Pol De Vos
31-01-2007

Les états-Unis voudraient faire du Japon un allié sur lequel ils pourraient toujours compter pour assurer leur suprématie régionale. (Photo archives)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Force coloniale agressive, coupable d’atrocités contre l’humanité en Chine et en Corée, le Japon a été contraint après la Seconde Guerre mondiale d’adopter une constitution antimilitariste. Mais depuis la chute de l’Union Soviétique, les gouvernements japonais successifs ont cherché à se débarrasser de ces restrictions militaires. Ils ont mené à ce propos une politique dite « par étapes progressives ». Depuis 1992, plus de vingt amendements importants ont été apportés, transformant le concept de « défense défensive » en ce qu’ils considèrent être une « défense normale », dont les opérations militaires d’outre-mer font partie intégrante.

Après des années de discussion, le parlement japonais a finalement décidé en décembre dernier de modifier le nom de « l’Agence de Défense » rebaptisé « ministère de la Défense »1. Avant cela, le Japon possédait déjà, avec ses 50 milliards de dollars par an, un des budgets militaires les plus importants au monde. Sur le budget militaire mondial, les états-Unis représentent la moitié, suivi du Royaume Uni, de la France, du Japon et de la Chine avec chacun 5 %. Les forces d’autodéfense du Japon sont constituées de 240 000 « civils de défense » que l’on appellera bientôt tout simplement des militaires. Les forces navales japonaises comptent parmi les plus modernes au monde. Les forces aériennes sont moins puissantes mais travaillent depuis peu en collaboration avec les états-Unis pour développer des systèmes de missiles sur de courtes, moyennes et longues distances, avec la possibilité de monter des têtes nucléaires2.

Mais le Japon en veut plus. Le nouveau Premier ministre Shinzo Abe est fermement décidé à offrir à son pays un rôle plus actif sur la scène internationale3. Le pays a également voté une loi qui rend obligatoires des cours de « patriotisme » à l’école. Ces deux décisions rappellent inévitablement le Japon agressif de la première moitié du siècle dernier.

Le Premier ministre Abe voudrait également que le Japon participe davantage aux opérations militaires d’outre-mer. L’armée japonaise est, depuis quelques années déjà, impliquée dans l’occupation de l’Irak. Lors de sa visite au siège des Nations Unies à Bruxelles, vers le milieu du mois de janvier, Abe a déclaré que le Japon était disposé à « assister l’OTAN dans la reconstruction de l’Afghanistan »4.

Les tentatives japonaises de reprendre progressivement une position de grande puissance régionale sont encouragées par les états-Unis qui poussent ce pays à balayer le pacifisme constitutionnel. La politique de sécurité nationale de Bush considère en effet le Japon comme un allié dans ses efforts pour dominer le monde5.

Depuis les années 1950, les Etats-Unis ont établi 91 bases militaires sur le territoire japonais et l’île d’Okinawa. Le Japon subsidie les bases américaines et entretient l’illusion qu’elles sont là pour défendre le pays. Les états-Unis insistent à présent pour que le Japon se charge de diverses tâches régionales6. L’objectif étant de faire du Japon une sorte de « Grande-Bretagne de l’Extrême Orient », un allié sur lequel ils pourraient toujours compter pour assurer leur suprématie régionale.

Les états-Unis voudraient également que le Japon soit activement impliqué dans le développement de leur nouveau système de missiles. Pour cela, le Japon doit lever l’interdiction d’exportation de leur technologie militaire de sorte que les ingénieurs japonais puissent les aider à résoudre les problèmes techniques que rencontre leur programme StarWars peu fructueux. Les Américains ont aussi proposé au Japon d’introduire sur son territoire, dans le cadre de sa collaboration avec les états-Unis, des armes nucléaires.

Cette collaboration et intégration très poussées entre les Américains et les Japonais renforcent la Chine dans sa conviction que ces deux grandes puissances constituent une menace de plus en plus sérieuse7.

1 BBC-news, Japan upgrades defence’s status. 15 décembre 2006. • 2 www.cfr.org • 3 De Standaard, 11 janvier 2007. • 4 NRC-handelsblad, 24 janvier 2007. • 5 New York Times, 20 septembre 2002. • 6 www.cfr.org • 7 japanfocus.org

> Chine • Satellites américains sous menace

13:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/02/2008

01/02/2008: BARACK OBAMA : LA GRANDE ILLUSION ...

-------- Message original --------

Sujet: Barack Obama ,la grande illusion
Date: Fri, 1 Feb 2008 09:57:25 +0100
De: melusine melusine@nerim.net

Comaguer
CONTRE LA GUERRE, COMPRENDRE ET AGIR
Bulletin n°185 – semaine  5 – 2008

BARACK OBAMA : LA GRANDE ILLUSION  
Comme cela s’'était passé au moment des élections de 2004, nos médias nationaux  vont se passionner pour les présidentielles US au point de nous faire croire que notre opinion ou nos sympathies pourraient avoir une quelconque influence sur le résultat. 
 
Illusion grotesque ! Politique virtuelle et par procuration ! 
 
Nos sympathies n'’ont pas plus d'’influence sur le résultat qu'’un pari sur le grand prix de l'’Arc de Triomphe  ou sur un match BARCA / REAL MADRID
Que le ralliement du clan Kennedy, qui a soutenu AL GORE en 2000 et KERRY en 2004, à OBAMA, fasse la une des médias, montre une nouvelle fois que comme les alchimistes qui prétendaient transformer le plomb en or, les médias de masse ont encore ce talent, pour le plus grand bénéfice de leurs annonceurs, de transformer des non évènements politiques en évènements.    

Cette évidence rappelée, il  convient de souligner que pendant la campagne électorale le carnage continue en Afghanistan comme en Irak , que le Congrès – démocrates et républicains confondus – continuent à voter des crédits de guerre , que l'’industrie de l’'armement US vend pour des dizaines de milliards de dollars à ses fidèles clients  à commencer par Israël et l'’Arabie Saoudite et que cette activité guerrière impériale n'’est dénoncée – quand elle l’'est – que par des candidats marginaux qui seront bientôt ensevelis sous les montagnes de chèques déversés par les pétroliers et les industriels de l'’armement sur les chéris des sondages (eux-mêmes établis pas des entreprises contrôlées par les lobbies sus mentionnés)  et réduits au silence. OBAMA lui-même n’'a critiqué la guerre d'’Irak  que parce qu’'elle était mal conduite ! 

La campagne doit donc être regardée pour ce qu’'elle est : une vaste opération de promotion commerciale organisée par les puissances d'’argent pour installer à la Maison Blanche un personnage qui, quoi qu'’il arrive, n'’y restera pas longtemps – c'’est fait exprès – et sera redevable de son pouvoir à ceux qui auront payé sa campagne et qui eux , installés confortablement  dans leurs Conseils d’'administration , les poches pleines des dollars qu'’ils font imprimer sans frein par la FED, piloteront son action via les THINK TANKS qu'’ils financent et qui alimentent une Administration (les services du Gouvernement)   structurellement faible (dont les directions sont en effet démantelées après chaque élection présidentielle), en projets politiques prêts-à-porter que le Président n'’a plus qu'’à commercialiser. 
 
Tel est son rôle et si d’'aventure il  s'’avisait de croire qu’'il exerce LE POUVOIR il se trouverait toujours un LEE HARVEY OSWALD quelconque pour refroidir définitivement son ardeur. La machine à éliminer les dirigeants politiques indociles ne connaît pas de frontières et quand elle est en marche un KENNEDY ne pèse pas plus lourd qu'’un ALLENDE, un TORRIJOS, ou un LUMUMBA. 
 
BARACK OBAMA est donc le nouveau produit mis sur le marché par les agences de relations publiques : un  métis, jeune, sourire de star sur des dents étincelantes image d’'une « AMERIQUE » comme ils disent, renouvelée, antiraciste et métissée ....
Un panachage très réussi du point de vue de la « COM » entre « UNITED STATES OF AMERICA » et « UNITED COLORS  of BENETTON » !

Or il suffit de regarder son entourage et ses conseillers en matière de politique internationale pour se rendre compte qu’'il ne serait, s'’il était élu qu’'un représentant de plus de l'’irrépressible besoin de dominer le monde qui s'’est emparé progressivement des Etats-Unis depuis le début du 19° siècle, qui a atteint son point culminant à l'’issue de la seconde guerre mondiale et qui croyait être maître du destin de l'’humanité entière depuis la disparition de l'’URSS. Cette croyance probablement encore majoritaire aux Etats-Unis s'’est évaporée partout ailleurs dans le monde et n’'est plus partagée que par les tenants de la CONTRE-REVOLUTION MONDIALE 
 
Au nombre de ses conseillers les plus notoires, on compte :
Zbigniew BRZEZISNKI  architecte de la guerre afghane sous Carter
Richard CLARKE membre du Conseil National de Sécurité, responsable du Contre terrorisme sous Clinton encore en poste le 11 Septembre 2001 et qui a servi BUSH jusqu’'en 2003
Antony LAKE et Susan RICE anciens conseillers de politique étrangère de CLINTON en poste au moment de la guerre contre la Yougoslavie 
 
Il a fait, comme les autres,  allégeance au lobby sioniste en étant reçu par l'’AIPAC  (American Israël Public Affairs Committee)
Chaque jour qui passe, au fil des discours électoraux, BARACK OBAMA affirme son soutien à la politique expansionniste et belliqueuse de l'’OTAN :appui à l’'intégration de l’'Ukraine, sécession du Kosovo, il a participé à toutes les campagnes pour de nouvelles guerres : contre l'’Iran, le Soudan, le Myanmar ............. 
 
Il est favorable à une augmentation des budgets militaires. 
 
Ses positions sont énoncées clairement dans un article intitulé :   « RENOUVELER LE LEADERSHIP AMERICAIN » publié par la revue FOREIG N AFFAIRS Juillet-Août 2007 dont nous extrayons les phrases les plus significatives 

« La chance américaine n’'est pas passée, mais elle doit être saisie à nouveau...
 Une armée forte est, plus que toute autre chose, nécessaire au maintien de la paix...
Nous devons être mieux préparés à poser nos bottes* pour affronter nos adversaires sur un plan global …
Je n’'hésiterai pas, si nécessaire,  à l'’usage unilatéral de la force pour protéger le peuple américain et nos  intérêts vitaux...
Nous devons aussi envisager d’'utiliser la force des armes  dans des circonstances dépassant l’'auto-défense  pour apporter la sécurité commune qui permet la stabilité globale,  pour soutenir des amis, participer à la stabilisation et à la reconstruction ou pour empêcher des atrocités de masse... 
 
(http://www.blackagendareport.com/index.php?option=com_content&task=view&id=305&Itemid=34) 
 
* « poser nos bottes » : délicieux euphémisme très hollywoodien pour désigner les missiles de croisière, les obus à l’'uranium appauvri, les bombes à fragmentation, le napalm …Ah qu'’en termes galants ces choses-là sont dites ! 
 
Du point de vue idéologique il s'’affirme comme un admirateur de REAGAN. Sa position sur les mouvements politiques contemporains de la guerre du Vietnam ressemble à celle de SARKOZY  sur Mai 68.
En économie il rend hommage à « NOTRE GLORIEUX SYSTEME DE MARCHE LIBRE ». 
 
Bref, inutile d’'accumuler les preuves, elles sont quotidiennes et convergentes. Surtout n'’entretenons aucune illusion sur le personnage et encore moins sur notre capacité d'’influer sur le choix de la vedette du prochain film :

« DU NEUF A LA MAISON BLANCHE »

Certains  préféreraient et parmi eux les stars « libérales » d'’Hollywood  un autre titre encore plus accrocheur et inédit:
« UN NOIR A LA MAISON BLANCHE»  
 
mais en vérité le seul scénario qui vaille, mais il n'’est pas encore écrit, serait 

« LES ROCKEFELLER EXPROPRIES ! » 
 
ou 

« COMMENT EXXON A ETE NATIONALISE ! »
Comaguer, mode d’emploi

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14:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/01/2008

La famille Bush a financé Adolf Hitler...

 La famille Bush a financé Adolf Hitler

Granma

I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 12 mai  2003

La famille Bush a financé Adolf Hitler

PAR ASTRID BARNET, spécialement pour Granma international

VOUS êtes-vous parfois demandé comment Adolf Hitler, un peintre médiocre d’origine autrichienne, a pu devenir le Führer de l’Allemagne durant les années 30 et 40 du siècle dernier?

Le phénomène nazi n’est pas un hasard de l’histoire et encore moins un caprice philosophique concrétisé par un seul homme. Il avait ses sympathisants, beaucoup parmi les grandes fortunes, véritables alchimistes du monde des finances de l’époque.

En accord avec les dernières études, les banquiers de Wall Street (entre autres) financèrent l’ascension au pouvoir d’Hitler, avec de grands profits. Encore plus déplorable, on y retrouve le nom de la famille de l’actuel président des États-Unis.

Les auteurs nord-américains, Webster G. Tarpley et Anton Chaitkin, dans «George Bush: The Unauthorized Biography» (Une biographie indésirable) révèlent dans cet ouvrage publié récemment que «Prescott Bush (le grand-père de George W. Bush) et d’autres dirigeants de l’Union Banking Company (UBC) collaboraient avec les nazis».

Le livre raconte qu’en 1922 —au début du national-socialisme— un dirigeant d’une entreprise de transport ferroviaire, W. Averell Harriman, rencontra à Berlin la famille Thyssen pour proposer la création d’une banque germano-étasunienne. Les Thyssen étaient propriétaires de différentes institutions financières qui leur permettaient de transférer leur argent d’Allemagne aux Pays-Bas et ensuite aux États-Unis.

Il s’agissait de l’August Thyssen Bank dont le siège était à Berlin, la Bank voor Handel (Pays-Bas) et de l’Union Banking Corporation (New York).

Au début des années 20, un des membres de cette famille, Fritz Thyssen —auteur du livre I paid Hitler («J’ai financé Hitler») —apporta 25 mille dollars au nouveau Parti national-socialiste allemand, devenant ainsi le premier et le plus important financier de l’ascension au pouvoir du Führer.

Selon les auteurs de ce livre, Thyssen était fasciné par Hitler: «Je m’étais rendu compte de son talent d’orateur et de sa capacité à diriger les masses. Cependant, ce qui m’impressionnait le plus, c’était l’ordre qui régnait dans ces meetings, la discipline quasi militaire de ses partisans».

En 1931, Thyssen adhère au parti nazi et devient un des hommes les plus puissants de la machine de guerre nazi.

À l’époque, ce magnat présidait la German Steel Trust, consortium de l’industrie de l’acier fondé par Clarence Dillon, un des hommes forts de Wall Street. Samuel Bush, père de Prescott, grand-père de George senior et arrière-grand-père de George junior, l’actuel président des Etats-Unis, était un collaborateur de confiance de Dillon.

En 1923, Harriman et les Thyssen décidèrent de créer la banque et nommèrent à la présidence George Herbert Walker, beau-père de Prescott. Ils créèrent plus tard, en 1926, l’Union Banking Corporation (UBC) et mirent à sa tête Prescott. Cette même année, il fut nommé vice-président et associé de la Brown Brothers Harriman. Les deux sociétés permirent aux Thyssen d’envoyer leur argent d’Allemagne aux États-Unis via les Pays-Bas.

«Bien que d’autres sociétés aient aidé les nazis (la Standard Oil, la Chase Bank de Rockefeller ou les grands constructeurs de voitures nord-américains), les intérêts de Prescott Bush étaient beaucoup plus profonds et sinistres», écrit l’économiste nord-américain Victor Thorn.

Thorn ajoute que «la UBC devint la voie secrète de la protection du capital nazi; il partait de l’Allemagne aux États-Unis en passant par les Pays-Bas. Et quand les nazis avaient besoin de renouveler leurs provisions, la Brown Brothers Harriman envoyait directement des fonds en Allemagne».

La UBC recevait donc l’argent des Pays-Bas et la Brown Brothers Harriman le renvoyait. Et qui faisait partie de la direction de ces deux compagnies? Prescott Bush en personne, le premier blanchisseur d’argent des nazis.

Tarpley et Cheitkin expliquent dans leur livre: «De sorte qu’une part importante des origines financières de la famille Bush s’est constituée grâce à son appui et son aide à Adolf Hitler. L’actuel président des États-Unis ainsi que son père (ex-directeur de la CIA, ex-vice-président et ex-président) sont donc arrivés au sommet de la hiérarchie politique nord-américaine grâce à l’aide financière apportée par leur grand-père, leur père et leur famille en général aux nazis».

Un peu plus tard, en octobre 1942, les autorités étasuniennes confisquèrent les fonds bancaires nazis de la UBC de New York dont le dirigeant principal était Prescott. La société fut dénoncée comme étant «une entité financière et commerciale collaborant avec l’ennemi» et tous ses avoirs furent confisqués.

Le gouvernement nord-américain ordonna par ailleurs la mise sous séquestre de deux autres sociétés de premier rang dirigées par ce monsieur pour le compte de la banque Harriman: la Holland-America Trading Corporation (Société de commerce hollando-nord-américaine) et la Seamless Steel Equipment Corporation (Société d’équipements en acier).

Ensuite, le 11 novembre 1942, une autre société dirigée par Bush et Walker, la Silesian-American Corporation, a été mise sous séquestre pour contravention à la même Loi sur le commerce avec l’ennemi.

Cependant, en 1951, l’embargo fut levé et l’entreprenant homme d’affaires récupéra un million et demi de dollars qu’il destina à de nouveaux investissements qui finirent par grossir le patrimoine de la famille Bush.

Il faudrait ajouter à cela un résumé d’un groupe de dossiers appartenant aux services d’information hollandais et nord-américains qui confirment «les liens directs entre Prescott Bush, la famille allemande Thyssen et les profits engrangés par un groupe de familles riches étasuniennes lors de la seconde guerre mondiale».

Tarpley et Chaitkin affirment que «le grand krach boursier des années 1929-1931 a ébranlé l’Amérique du Nord, l’Allemagne et la grande Bretagne, et affaibli leurs gouvernements respectifs. Et rendit aussi Prescott Bush très désireux de faire tout son possible pour préserver son nouveau statut dans le monde. C’est durant cette crise que certains Anglo-nord-américains fortunés appuyèrent l’installation du régime hitlérien en Allemagne».

En résumé, les auteurs d’Une biographie indésirable, affirment catégoriquement: «La fortune de la famille du président est le produit de son appui inconditionnel au projet politique d’Adolf Hitler».

La UBC, dirigée par Prescott Bush en étroite collaboration avec la German Steel Trust de Fritz Thyssen, favorisa la naissance, le surgissement, la préparation et le financement de la machine de guerre nazi à partir de la construction de blindés, d’avions de combats, de canons et d’explosifs.

La tendance des Bush de s’approprier des territoires et des fortunes n’est pas, comme on peut l’observer, quelque chose de nouveau. Ces gènes fascistes étaient en gestation dans les années 30. Dès lors, il n’est en rien fantaisiste de qualifier de fasciste l’occupation de l’Afghanistan ou de l’Irak et les menaces de rééditer ailleurs les offensives de type blitzkrieg. Appeler à la création d’un front antifasciste n’est pas un exercice rhétorique.

21:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

U$A TERRORISTES : impérialisme, bellicisme, militarisme, répression : un siècle d'interventions, de guerres et d' occupations extérieures...

TERRORISME : UN SIECLE D’INTERVENTIONS MILITAIRES AMERICAINES

De Wounded Knee à l’Afghanistan Liste établie par Zoltan Grossman Ce qui suit constitue une liste partielle des interventions militaires américaines de 1890 à nos jours. Elle n’inclut pas :  Présence obligatoire de la police militaire lors de manifestations. Mobilisations de la Garde nationale. Déploiements de la force navale au large des côtes nationales. Renforcement du personnel des ambassades. Emploi de personnel n’émargeant pas au Département de la Défense (tels les DEA). Exercices militaires. Mobilisations sans but de combattre. Stationnement permanent de forces armées. Actions couvertes alors que les Etats-Unis n’y ont pas joué un rôle de commandement et de contrôle. Emploi de petites unités de libération d’otages. La plupart des recours à des troupes interposées. Pilotage par des Américains d’appareils étrangers. Assistance lors de désastres à l’étranger. Entraînement militaire et programmes de supervision n’impliquant pas participation directe à des combats. Programmes d’action civique et de nombreuses autres activités militaires. Parmi les sources utilisées, outre des rapports d’infos, il y a les Archives du Congrès (23 juin 1969), 180 débarquements, par la Section Histoire de l’U.S. Marine Corps, Ege & Makhijani dans Counterspy (Juillet-août 1982), et Daniel Ellsberg dans Protest & Survive. "Exemples de recours aux Forces américaines à l’étranger, 1798-1993" par Ellen C. Collier du Service des Recherches de la Bibliothèque du Congrès. DAKOTA DU SUD 1890 (-?) Troupes, 300 Indiens lakota massacrés à Wounded Knee. ARGENTINE 1890 Troupes, protection des intérêts à Buenos Aires. CHILI 1891 Troupes et Marines, affrontements avec rebelles nationalistes. HAÏTI 1891 Troupes, répression d’une révolte de travailleurs noirs dans l’île de Navassa revendiquée par les Etats-Unis. IDAHO 1892 Troupes, l’armée réprime une grève dans les mines d’argent.  HAWAII 1893 (-?) Marine, troupes, royaume indépendant renversé, annexion du territoire.  CHICAGO 1894 Troupes, dislocation d’une grève du rail, 34 tués.   NICARAGUA 1894 Troupes, occupation pendant plusieurs mois de Bluefields. CHINE 1894-95 Marine, troupes. Les Marines débarquent en pleine guerre sino-japonaise. COREE 1894-96 Troupes, Marines cantonnés à Séoul durant la guerre.  PANAMA 1895 Troupes, les Marines de la Navy débarquent dans la province colombienne. NICARAGUA 1896 Troupes, les Marines débarquent dans le port de Corinto. CHINE 1898-1900 Troupes, la rébellion des Boxers combattue par des armées étrangères.  PHILIPPINES 1898-1910(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, 600.000 Philippins tués.  CUBA 1898-1902(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, la Navy y occupe toujours une base.  PUERTO RICO 1898(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, l’occupation se poursuit. GUAM 1898(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, toujours base militaire.  MINNESOTA 1898(-?) Troupes, l’armée défait les Indiens Chippewa à Leech Lake. NICARAGUA 1898 Troupes, les Marines débarquent dans le port de San Juan del Sur. SAMOA 1899(-?) Troupes, bataille pour la succession du trône.  NICARAGUA 1899 Troupes, les Marines débarquent dans le port de Bluefields. IDAHO 1899-1901 Troupes, l’armée occupe la région minière de Coeur d'Alene. OKLAHOMA 1901 Troupes, l’armée mate une révolte d’Indiens creek.  PANAMA 1901-14 Marine, troupes, sécession vis-à-vis de la Colombie 1903, annexion zone du Canal 1914-99. HONDURAS 1903 Troupes, les Marines interviennent dans la révolution.  REPUBLIQUE DOMINICAINE 1903-04 Troupes, protection des intérêts américains dans la révolution.  COREE 1904-05 Troupes, les Marines débarquent dans la guerre russo-japonaise. CUBA 1906-09 Troupes, les Marines débarquent en pleine élection démocratique. NICARAGUA 1907 Troupes, "Diplomatie du dollar", instauration d’un protectorat. HONDURAS 1907 Troupes, les Marines débarquent au cours de la guerre contre le Nicaragua. PANAMA 1908 Troupes, les Marines interviennent au cours d’une contestation électorale.  NICARAGUA 1910 Troupes, les Marines débarquent à Bluefields et Corinto. HONDURAS 1911 Troupes, protection des intérêts américains durant la guerre civile. CHINE 1911-41 Marine, troupes, occupation permanente avec escarmouches. CUBA 1912 Troupes, protection des intérêts américains à La Havane. PANAMA 19l2 Troupes, les Marines débarquent durant des élections mouvementées.  HONDURAS 19l2 Troupes, Marines, protection des intérêts économiques américains.  NICARAGUA 1912-33 Troupes, bombardements, 20 ans d’occupation, combats contre diverses guérillas.  MEXIQUE 19l3 Marine, les sujets américains sont évacués pendant la révolution. REPUBLIQUE DOMINICAINE 1914 Marine, combats contre les rebelles pour Santo Domingo.  COLORADO 1914 Troupes, dislocation par l’armée d’une grève de mineurs.  MEXIQUE 1914-18 Marine, troupes, série d’interventions contre les nationalistes.  HAITI 1914-34 Troupes, bombardements, occupation de 19 ans après révoltes. REPUBLIQUE DOMINICAINE 1916-24 Troupes, 8 ans d’occupation par les Marines. CUBA 1917-33 Troupes, occupation militaire, protectorat économique. PREMIERE GUERRE MONDIALE 19l7-18 Marine, troupes, torpillage navires, guerre contre l’Allemagne. RUSSIE 1918-22 Marine, troupes, cinq débarquements pour combattre les bolcheviks.  PANAMA 1918-20 Troupes, “ devoir de police ” durant troubles après élections.  YOUGOSLAVIE 1919 Troupes, les Marines interviennent au profit de l’Italie contre les Serbes en Dalmatie. HONDURAS 1919 Troupes, les Marines débarquent au cours d’une campagne électorale.  GUATEMALA 1920 Troupes, deux semaines d’intervention contre unionistes.  VIRGINIE OCCIDENTALE 1920-21 Troupes, bombardements, l’armée intervient contre des mineurs.  TURQUIE 1922 Troupes, combats contre les nationalistes à Smyrne (Izmir). CHINE 1922-27 Marine, troupes, déploiements au cours des révoltes nationalistes. HONDURAS 1924-25 Troupes, deux débarquements durant troubles électoraux. PANAMA 1925 Troupes, les Marines répriment une grève générale.  CHINE 1927-34 Troupes, les Marines stationnent un peu partout dans le pays. SALVADOR 1932 Envoi de navires de guerre durant la révolte de Faribundo Marti. WASHINGTON DC 1932 Troupes, l’armée met un terme à la protestation en faveur des primes pour les vétérans de la Première Guerre Mondiale. SECONDE GUERRE MONDIALE 1941-45 Marine, troupes, bombardements, frappes nucléaires, 3 années de combats contre l’Axe ; plus de 200.000 victimes lors des premières frappes nucléaires.  DETROIT 1943 Troupes, l’armée mate une rébellion noire.  IRAN 1946 Menace nucléaire, les troupes soviétiques se voient intimer l’ordre de quitter le Nord (Azerbaïdjan iranien). YOUGOSLAVIE 1946 Réponse navale après qu’un appareil américain est abattu.  URUGUAY 1947 Menace nucléaire, déploiement de bombardiers (étalage de puissance).  GRECE 1947-49 Commandement des opérations, direction des forces d’extrême droite durant la guerre civile.  CHINE 1948-49 Troupes, les Marines évacuent les ressortissants américains avant la victoire communiste. ALLEMAGNE 1948 Menace nucléaire, des bombardiers à capacité nucléaire surveillent le pont aérien vers Berlin. PHILIPPINES 1948-54 Commandement des opérations, la CIA dirige la guerre contre la rébellion des Huk. PUERTO RICO 1950 Commandement des opérations, rébellion en faveur de l’indépendance écrasée à Ponce. COREE 1950-53 Troupes, marine, bombardements, menaces nucléaires, les EU et la Corée du Sud combattent la Chine et la Corée du Nord, c’est l’impasse, menace de bombe atomique en 1950 et contre la Chine en 1953. Bases américaines toujours en Corée du Sud. IRAN 1953 Commandement des opérations, la CIA renverse la démocratie et installe le shah au pouvoir. VIETNAM 1954 Menace nucléaire, offre de bombes aux Français pour qu’ils l’utilisent durant leurs opérations militaires. GUATEMALA 1954 Commandement des opérations, bombardements, menace nucléaire, la CIA dirige l’invasion des exilés après que le nouveau gouvernement a nationalisé les terres appartenant à des compagnies américaines ; bases de bombardiers au Nicaragua. EGYPTE 1956 Menace nucléaire, les troupes soviétiques sont priées de se tenir à l’écart de la crise de Suez ; les Marines évacuent les étrangers.  LIBAN 1958 Troupes, marine, occupation navale contre les rebelles.  IRAK 1958 Menace nucléaire, Irak est mis en garde contre une invasion du Koweït. CHINE 1958 Menace nucléaire, la Chine est priée de ne pas débarquer sur les îles taïwanaises.  PANAMA 1958 Troupes, des protestations contre le drapeau se muent en confrontations.  VIETNAM 1960-75 Troupes, marine, bombardements, menaces nucléaires, combats contre la révolte au Sud-Vietnam et contre le Nord-Vietnam ; 1 à 2 millions de tués au cours de la plus longue des guerres américaines, menaces de bombes atomiques en 1968 et 1969. CUBA 1961 Commandement des opérations, la CIA dirige une invasion d’exilés, cuisant échec.  ALLEMAGNE 1961 Menace nucléaire, alerte durant la crise du Mur de Berlin. CUBA 1962 Menace nucléaire, marine, blocus naval durant la crise des missiles ; c’est presque la guerre contre l’URSS. LAOS 1962 Commandement des opérations, mise sur pied d’une armée durant la guerre de guérilla.  PANAMA 1964 Troupes, des Panaméens sont abattus alors qu’ils réclament la restitution du canal. INDONESIE 1965 Commandement des opérations, un million de morts dans le coup d’État militaire orchestré par la CIA. REPUBLIQUE DOMINICAINE 1965-66 Troupes, bombardements, les Marines débarquent durant une campagne électorale. GUATEMALA 1966-67 Commandement des opérations, les Bérets verts interviennent contre les rebelles. DETROIT 1967 Troupes, l’armée intervient contre des Noirs, 43 tués. ETATS-UNIS 1968 Troupes, après l’assassinat de Martin Luther King, 21.000 soldats dans différentes villes. CAMBODGE 1969-75 Bombardements, troupes, marine. Quelque 2 millions de morts en sept ans de bombardements, de famine et de chaos politique. OMAN 1970 Commandement des opérations, les USA dirigent l’invasion de la marine iranienne.   LAOS 1971-73 Commandement des opérations, bombardements, les USA dirigent l’invasion sud-vietnamienne, carpet-bombing des campagnes.  DAKOTA DU SUD 1973 Commandement des opérations, l’armée dirige le siège de Wounded Knee contre les Indiens lakota.  MOYEN-ORIENT 1973 Menace nucléaire, alerte mondiale durant la guerre du Moyen-Orient.  CHILI 1973 Commandement des opérations, coup d’État soutenu par la CIA contre président marxiste élu (Salvador Allende). CAMBODGE 1975 Troupes, bombardements au gaz, capture de navire, 28 morts dans un accident d’hélico.  ANGOLA 1976-92 Commandement des opérations, la CIA aide les rebelles soutenus par l’Afrique. du Sud.   IRAN 1980 Troupes, menace nucléaire, bombardement avorté, raid pour délivrer les otages de l’ambassade ; 8 soldats meurent dans un accident d’hélico. Les Soviétiques avertis de ne pas s’impliquer dans la révolution. LIBYE 1981 Jets de la Marine, deux appareils à réaction libyens abattus durant des manoeuvres.   SALVADOR 1981-92 Commandement des opérations, conseil des troupes, survols, aide à la guerre contre les rebelles, des soldats brièvement impliqués dans une prise d’otages. NICARAGUA 1981-90 Commandement des opérations, marine, la CIA dirige les invasions d’exilés (contras), largues de mines portuaires contre la révolution. LIBAN 1982-84 Marine, bombardements, troupes, les Marines expulsent l’OLP et soutiennent les phalangistes, la marine bombarde et arrose d’obus les positions musulmanes et syriennes.  HONDURAS 1983-89 Troupes, des manoeuvres assistent la construction de bases à proximité des frontières. GRENADE 1983-84 Troupes, bombardements, invasion quatre ans après la révolution.  IRAN 1984 Jets, deux jets iraniens abattus au-dessus du golfe Persique.  LIBYE 1986 Bombardement, marine, frappes aériennes pour renverser le gouvernement nationaliste. BOLIVIE 1986 Troupes, l’armée assiste des raids dans la région de la cocaïne.  IRAN 1987-88 Marine, bombardements, les USA interviennent aux côtés de l’Irak dans la guerre.  LIBYE 1989 Jets de la marine, deux jets libyens abattus.  ILES VIERGES 1989 Troupes, St. Croix :émeutes noires après l’assaut. PHILIPPINES 1989 Jets, couverture aérienne fournie au gouvernement contre éventuel coup d’État. PANAMA 1989-90 Troupes, bombardement, le gouvernement nationaliste est destitué par 27.000 soldats, les dirigeants sont arrêtés, 2000 morts et plus. LIBERIA 1990 Troupes, les étrangers sont évacués durant la guerre civile.   ARABIE SAOUDITE 1990-91 Troupes, jets, l’Irak est contré après son invasion du Koweït ; 540.000 hommes stationnés à Oman, au Qatar, à Bahrain, dans l’UEA, en Israël. IRAQ 1990-? Bombardements, troupes, marine, blocus de l’Irak et des ports jordaniens ; 200.000 morts et plus lors de l’invasion de l’Irak et du Koweït, zone d’interdiction de vol sur le Nord kurde, sur le Sud chiite, destruction à grande échelle des équipements militaires irakiens. KOWEÏT 1991 Marine, bombardements, troupes, le famille royale du Koweït est réinstallée sur le trône.  LOS ANGELES 1992 Troupes, l’armée et les Marines sont déployés contre les émeutes anti policières.  SOMALIE 1992-94 Troupes, marine, bombardements, l’occupation des Nations unies durant la guerre civile : sous la direction des USA, raids contre une faction de Mogadiscio. YOUGOSLAVIE 1992-94 Marine, blocus de l’Otan contre la Serbie et le Monténégro.  BOSNIE 1993-95 Jets, bombardements, zone d’interdiction de vol surveillée durant la guerre civile ; avions abattus, bombardements des Serbes.  HAITI 1994-96 Troupes, marine, blocus contre le gouvernement militaire, les troupes réinstallent le président Aristide trois ans après le coup d’État. CROATIE 1995 Bombardements de la Krajina, les aérodromes serbes attaqués avant l’offensive  ZAIRE (CONGO) 1996-97 Troupes, Marines dans les camps de réfugiés hutu, dans la zone où commence la révolution. LIBERIA 1997 Troupes, soldats sous le feu durant l’évacuation des étrangers. ALBANIE 1997 Troupes, soldats sous le feu durant l’évacuation des étrangers.  SOUDAN 1998 Attaques par missiles d’une usine pharmaceutique supposée être une usine névralgique ‘terroriste’ de fabrication de gaz. Plus de 30.000 civils tués. Les USA bloquent l’enquête de l’ONU au Conseil de sécurité des Nations unies.  AFGHANISTAN 1998 Attaques par missiles contre les anciens camps de la CIA utilisés par les intégristes musulmans supposés avoir attaqué des ambassades.   IRAQ 1998-? Bombardements, missiles, quatre jours de frappe aériennes intensives après que les inspecteurs de l’armement soupçonnent les Irakiens de faire obstruction. YOUGOSLAVIE 1999-? Bombardements, missiles, lourdes frappes aériennes de l’OTAN après que la Serbie refuse de se retirer du Kosovo.  YEMEN 2000 Marine, attentat suicide à la bombe contre le navire USS Cole. MACEDOINE 2001 Troupes, les troupes de l’OTAN se déplacent et désarment en partie les rebelles albanais de l’UCK. ETATS-UNIS 2001 Jets, marine, réponse aux attentats sur détournements.  AFGHANISTAN 2001 Mobilisation massive des Etats-Unis pour attaquer les taliban et Bin Laden. La guerre pourrait s’étendre à l’Irak, au Soudan et ailleurs encore.  [Pour plus d’infos ou commentaires et ajouts ; contacter : Zoltan Grossman, 1705 Rutledge, Madison, WI 53704 Phone/Fax (608)246-2256. mtn@igc.apc.org La permission de reproduire cette liste dans sa totalité est garantie par l’auteur, S.V.P. envoyer toute copie publiée à l’adresse ci-dessus.]=================================================================
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nytcov-10.08.01-17:33:14-11687

Per Rasmussen

Les pays que les Etats-Unis ont bombardés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale :

Chine 1945-46
Corée 1950-53Chine 1950-53Guatemala 1954Indonésie 1958Cuba 1959-60Guatemala 1960Congo 1964Pérou 1965Laos 1964-73Vietnam 1961-73Cambodge 1969-70Guatemala 1967-69Grenade 1983Libye 1986Salvador 1980sNicaragua 1980sPanama 1989Irak 1991-99Soudan 1998Afghanistan 1998

Yougoslavie 1999

Traduit de l' anglais

par Jean-Marie FLEMAL

avec tous mes remerciements.

20:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |