16/08/2016

1999 - 2016: l' Uck: le Kosovo: la Guerre des Balkans, déclenchée par Madeleine Allbright et Xavier SOLANA, "socialiste" européiste espagnol, ... alors secrétaire génér al de l' Otan, ...

1999 - 2016: l' Uck: le Kosovo: la Guerre des Balkans, déclenchée par Madeleine Allbreght et Xavier SOLANA "socialiste" européiste espagnol, alors secrétaire général de l' Otan
 
HIER et AUJOURD’HUI: le KOSOVO à l’ heure terroriste et des corrompus otano - europÉistes,...
des chefs » : le PDK gère le Kosovo comme un fief privé
Les « Dossiers des chefs » : le PDK gère le Kosovo comme un fief privé
 
 
                  “Courrier des Balkans: 15 août 2015
 
Traduit par Belgzim Kamberi
Pour prendre la direction d’une Agence publique, pas besoin de diplômes ni de passer d’entretien, il suffit d’avoir l’aval d’Adem Grabovci et d’Hashim Thaçi... Les écoutes téléphoniques dévoilées par le site Insajderi révèlent comment le PDK a privatisé l’Etat et les institutions publiques, (...)
kosqovo uck taci
“Le Soir”: 15 avril 2008

Guerre du Kosovo: un peu d’ Histoire, ... (évidemment, pas un mot des attaques terroristes de l’ Uck en Serbie, un des préalables criminels à l’ origine du conflit, ...

Le maintien de la paix dans l'ex-Yougoslavie a continué à être à la fois difficile et controversé. L'IFOR et la SFOR ont fait l'objet de nombreuses critiques pour leur incapacité à capturer les dirigeants serbes Radovan Karadžić et Ratko Mladić.

Fin 1998, les relations dans la province serbe du Kosovo entre les autorités serbes et l'armée clandestine des Albanais du Kosovo (l'Armée de Libération du Kosovo (UÇK)) se sont détériorées, avec comme point culminant le massacre de Račak le 15 janvier 1999. L'OTAN estima alors que la solution du conflit ne pourrait être trouvée que par l'envoi d'une force de maintien de la paix afin de s'interposer entre les belligérants.

Le 30 janvier 1999, l'OTAN fit annoncer être prêt à lancer des frappes aériennes contre des cibles yougoslaves, ce qui fut perçu comme une menace pour les deux parties du conflit. À partir du 6 février, M. Solana (“socialiste” européiste espagnol) rencontra les deux protagonistes lors des négociations de Rambouillet, qui échouèrent.

Le 24 mars, L'OTAN lança des attaques aériennes sur des cibles militaires et civiles en Yougoslavie sans l'accord du Conseil de sécurité des Nations unies à cause de l'opposition de la Russie. Il a justifié ces attaques par des motivations humanitaires et par la responsabilité de l'OTAN de maintenir la paix en Europe et de prévenir tout nettoyage ethnique comme ceux qui ont eu lieu pendant la Guerre de Bosnie.

Les 23 et 24 avril, le Conseil nord-atlantique se réunit à Washington où les chefs d'États décident d'un nouveau concept stratégique, qui modifie et amplifie la nature défensive de l'organisation. Cela a permis des interventions humanitaires (?????) dans un plus grand nombre de situations de crise. Cela a également permis l'OTAN de prévenir et de contrôler (????) le développement des crises.

Le 10 juin, les forces serbes se retirent du Kosovo, et M. Solana arrête les attaques, ce qui met officiellement fin à la guerre du Kosovo. Le même jour, la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies autorise l'OTAN à activer l'ARRC avec la Kosovo Force (KFOR) et à occuper la province le 12 juin. M. Solana quitte l'OTAN le 6 octobre et est remplacé par George Robertson.

Le terroriste, parmi ses amis, ...:

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17:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2016

SYRIE: les "amis" soutenus, armés, par Hollande, Valls, Fabius e t consorts, au nom de la France, depuis quelque 3-4 ans, pour r enverser Assad: des centaines de milliers de victimes, ...

SYRIE: les "amis", soutenus, armés,..., par Hollande, Valls, Fabius et consorts,  au nom de la France, depuis quelque 3-4 ans, pour renverser Assad: des centaines de milliers de victimes, ... Un pays, UN DES BERCEAUX DE L’ HUMANITE, en ruines, COMPLETEMENT DEVASTE, ...

 

Des opposants à Bachar El-Assad combattants de la liberté… ?

Un rapport qui tombe mal pour les gouvernements occidentaux, dont la France, qui continuent d’aider en sous-main en Syrie les groupes rebelles islamistes autres que Daesh, y compris le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda. Le Front Al-Nosra avait pourtant été condamné au même titre que Daesh par la résolution 2253 du Conseil de sécurité du 17 décembre 2015.

L’obsession de renverser le gouvernent Assad, toujours tenu pour l’ennemi numéro un, les a conduits depuis cinq ans à livrer des armes et à entraîner différents groupes rebelles islamistes tenus pour démocrates, un qualificatif dont personne n’est dupe.

Après avoir largement dénoncé au cours des dernières années le gouvernement officiel, Amnesty international vient de publier un rapport accablant sur cinq de ces groupes armés choyés par les Occidentaux, actifs dans les régions d’Alep et d’Idlib depuis 2012 : le Mouvement Nour al Dine Zinki, le Front al Shamia et la brigade 16, qui ont rejoint la coalition de groupes armés “Conquête d’Alep” (Fatah Halab) en 2015, ainsi que du Front Al-Nosra et le Mouvement islamique Ahrar al Sham à Idlib.

Certains groupes armés non étatiques définissent leurs propres systèmes judiciaires fondés sur la charia (loi islamique) dans les zones qu’ils contrôlent, et mettent sur pied des forces de police et des centres de détention non officiels. Ils nomment également des juges, dont certains ne connaissent pas la charia (…)“.

Le rapport recense 24 cas d’enlèvements par des groupes armés. “Parmi les victimes figurent des militants pacifiques et même des mineurs, ainsi que des membres de minorités pris pour cibles uniquement en raison de leur religion (entendons des chrétiens)“. Ces enlèvements sont généralement suivis de torture ou d’exécutions.

On apprend aussi que la “Nouvelle armée syrienne”, de la même mouvance anti-Assad, anti-Daesh, supposée non islamiste, formée en Jordanie par les Américains et les Britanniques, vient d’être taillée en pièces par Daesh à Boukamal (frontière irakienne).

L’obstination des gouvernements occidentaux à soutenir ces groupes tout aussi criminels que Daesh (sans le revendiquer, Al-Nosra s’est réjoui de l’attentat de Paris du 13 novembre dernier) résulte de la volonté des Etats-Unis de contrer la Russie et a pour effet de prolonger la guerre, avec les immenses souffrances qu’elle entraîne pour les populations, particulièrement les chrétiens que les groupes islamistes ont pour cible. Et le flux de réfugiés continue.

S’agissant de ces groupes que nous aidons ou avons aidés, Amnesty International va jusqu’à les accuser de crimes de guerre, ce qui laisse supposer que les gouvernements qui les soutiennent sont complices des mêmes crimes.

Cette politique, peu connue du grand public et particulièrement scandaleuse, est mal vécue par tous ceux qui ont à cœur le sort des chrétiens d’Orient, que la France se faisait depuis des siècles un point d’honneur de protéger. Une obligation à laquelle même le gouvernement du petit Père Combes se sentait lié et qui se trouve bafouée depuis cinq ans.

L’aide française aux mouvements djihadistes (puisque il faut les appeler par leur nom) est coordonnée depuis cinq ans, de l’Elysée, avec un zèle particulier, par le général Bruno Puga, chef d’état-major particulier du président de la République. Nommé par Nicolas Sarkozy, il a été, de manière tout à fait exceptionnelle, probablement sur demande de l’OTAN, maintenu en place par Hollande.

Libéré de ses fonctions depuis le 1er juillet, il est pressenti pour être nommé Grand Chancelier de l’Ordre de la Légion d’honneur, une nomination habituellement consensuelle mais qui, en l’espèce, suscite déjà des murmures. Il n ‘est pas impossible que, si elle était confirmée, la politique de la France en Syrie se trouve sous le feu des projecteurs, ce qui ne ferait pas forcément l’affaire de ses promoteurs.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/opposants-bachar-el-assad-combattants-liberte-rapport-amnesty-international-fait-voler-en-eclat-nos-mythes-gentils-rebelles-2758031.html#EC1kPyzqIW9ca68z.99

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14:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/08/2016

SYRIE - TURQUIE: Assad - Erdogan, et les revirements du dictateur turc,...

Sat Aug 6, 2016 7:33AM
 
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©AFP
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©AFP

Le revirement partiel du président turc sur le dossier syrien relèverait apparemment de la réaction mitigée de Washington à la tentative du coup d’Etat en Turquie et de son refus d’extrader Fethullah Gülen.

Le quotidien Al-Quds Al-Arabi a prétendu que, selon les sources militaires proches du général Qassem Soleimani, les responsables turcs avaient fait part à l’Iran de leur décision de fermer, autant que faire se peut, les frontières entre la Turquie et la Syrie.

Citant ses propres sources, Al-Quds Al-Arabi poursuit : « La Turquie a annoncé à l’Iran qu’elle avait retiré ses experts militaires et sécuritaires de la cellule d’opération conjointe en Jordanie, et cela parce qu’elle voulait agir désormais de concert avec le gouvernement syrien au sujet de la guerre à Alep. »

« Le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Alaeddine Boroudjerdi, en visite à Damas, s’entretiendra à ce propos avec les responsables sécuritaires turcs et syriens », indique le quotidien, en allusion à la visite récente du député iranien au Liban et en Syrie.

Alep, le 5 août 2016, en Syrie. ©AFP

Et d’ajouter : « Pour les Iraniens, le revirement de Recep Tayyip Erdogan sur le dossier syrien puiserait probablement ses sources dans la réaction mitigée de la Maison Blanche à la tentative du coup d’Etat en Turquie et aussi dans le refus de celle-ci d’extrader Fethullah Gülen. Il se peut que la Turquie revienne sur sa décision, si les Etats-Unis commencent à coopérer avec la Turquie. »

Dans le même temps, les médias libanais confirment le retrait des experts sécuritaires turcs de la cellule d’opération qui commande depuis la Jordanie les opérations des terroristes takfiristes en Syrie. Les experts turcs de cette cellule collaboraient avec les terroristes opérant à Alep.

Les parties étrangères impliquées dans la crise en Syrie commencent peu à peu à se rendre à l'évidence : toute solution au conflit passe par le gouvernement syrien.

 

09:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/08/2016

Pourquoi l' Occident haït-il Poutine ???

Le capitalisme, c’ est la guerre !
 
 
Roger Romain à ROMAIN Roger de Courcelles, a/conseiller communal Pcb, a/militant politique

Pourquoi l' Occident haït-il Poutine ???

http://arretsurinfo.ch/pourquoi-loccident-hait-il-poutine-…/

Pourquoi l’Occident hait-il Poutine ? La raison secrète
Par Australianvoice le 08 mars 2015 Asie Crises Droit international Etats-Unis France Hégémonie Ingérence Israël Russie Syrie Ukraine

Les raisons officielles

Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses:

– La Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre l’Union européenne

– La Russie a aidé les « rebelles pro-russes » à abattre le MH-17

– La Russie a « envahi » illégalement la Crimée.

– Des milliers de troupes et de tanks russes combattent en Ukraine.

Nombre d’entre nous savent que ces affirmations sont de la propagande de guerre à l’intention des citoyens de l’Ouest dans le but de justifier des sanctions contre la Russie et de faire monter les tensions militaires.

Les raisons géopolitiques

Beaucoup moins largement débattues, mais beaucoup plus importantes, il y a les raisons géopolitiques touchant les zones de conflit entre les intérêts économiques des Etats-Unis et ceux de la Russie ; et ceux de la Russie et de la Chine. Pour le moment, l’Union européenne est très dépendante de l’énergie russe. Les Etats-Unis aimeraient faire cesser cela. Le conflit en Ukraine est un élément important du processus visant à séparer économiquement l’UE de la Russie. Mais il y a aussi un programme plus vaste. La Chine et la Russie dirigent les BRICS, un groupe rassemblant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les pays des BRICS veulent développer un système économique mondial qui ne dépende pas du dollar US. Ils veulent être indépendants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La Chine a aussi suggéré à l’Europe qu’elle se joigne à elle et à la Russie dans ce qu’elles appellent la Nouvelle route de la soie, qui s’étend dans toute l’Eurasie, de Lisbonne à Shanghai. Inutile de dire qu’il n’y a pas de place pour les Etats-Unis dans ce plan, ce qui donne une autre raison de couper les liens économiques entre la Russie et l’Union européenne.

La raison secrète – La guerre qui n’a pas eu lieu

Tous ces facteurs sont importants, mais il y en a encore un autre, qui n’est jamais débattu dans les médias occidentaux. L’élément déclencheur de la soudaine hostilité contre la Russie et Poutine peut être trouvé dans presque tous les événements non déclarés qui se sont déroulés entre la fin août et le début de septembre 2013. Ce qui est arrivé dans cette période cruciale est qu’une attaque surprise de l’OTAN contre la Syrie a été stoppée par la Russie. C’était probablement la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale qu’une attaque militaire planifiée par l’Occident se trouvait confrontée à une force suffisante pour exiger son annulation. On n’a pas dit aux gens en Occident pourquoi leurs dirigeants bellicistes au discours martial ont fermé les yeux. Ils ont reculé et ont décidé de changer leurs plans. Le nouveau plan : démolir l’Ukraine et s’emparer de la Crimée au profit de l’OTAN. Cela, à l’évidence, n’a pas marché non plus ; et le désordre qu’ils ont créé est toujours là.

L’attaque US/France prévue sur la Syrie

Tôt le matin du samedi 31 août 2013, un officiel américain a téléphoné au cabinet du président Hollande pour lui dire d’attendre un appel d’Obama plus tard dans la journée.

« Présumant que ce téléphone du soir annoncerait le début des frappes aériennes par les Etats-Unis (contre la Syrie), Hollande a donné l’ordre à ses officiers de mettre au point leurs propres plans d’attaque. Les avions de combat Rafale ont été chargés de missiles de croisière Scalp ; on a ordonné à leurs pilotes de lancer leurs munitions d’une portée de 250 miles quand ils se trouveraient sur la Méditerranée. » (1)

Autrement dit, à ce moment-là, les pilotes français et les troupes US attendaient seulement l’ordre final du président Obama pour lancer leur attaque. Toutefois, plus tard le même jour, à 18h15, Obama a appelé le président français pour lui dire que l’attaque programmée le 1er septembre à 3h du matin n’aurait pas lieu comme prévu. Il devait consulter le Congrès. (2)

Trois jours plus tard, à 6 h 16 GMT mardi 3 septembre, deux missiles dirigés vers la côte syrienne étaient lancés « depuis la partie centrale de la Méditerranée », mais ils n’ont pas atteint la Syrie.(3) « Les deux missiles se sont écrasés en mer. » (4)

Il existe différentes versions de ce qui s’est produit. Selon Israël Shamir:

« Un journal libanais, citant des sources diplomatiques, a affirmé que les missiles étaient lancés depuis une base aérienne de l’l’OTAN en Espagne et qu’ils ont été abattus depuis un navire par le système de défense russe mer-air. Une autre explication proposée par Asia Times soutient que les Russes ont utilisé leurs brouilleurs GPS, puissants et bon marché, pour rendre impuissants les Tomahawks, très chers, en les désorientant et en les poussant à l’échec. Il y a encore une autre version, qui a attribué le lancement aux Israéliens ; soit qu’ils étaient prêts à abattre les missiles, soit qu’ils observaient les nuages comme ils le prétendent. » (5).

Les navires de guerre étaient prêts

Il est difficile de savoir ce qu’il y a derrière ce lancement de missile raté, mais cela n’a pas déclenché de guerre. Nous pouvons tous en être reconnaissants. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons voir l’impressionnante collection de navires de guerre en position au large de la Syrie à l’époque. (6) Un article dans Global Research a parlé d’un « déploiement naval massif des Etats-Unis et de leurs alliés en Méditerranée orientale au large de la côte syrienne ainsi que dans la mer Rouge et dans le golfe Persique. » (7)

navires - Syrie

A ce moment-là, il semblait presque certain que les Etats-Unis et leurs alliés lanceraient une attaque contre la Syrie. Au lieu de quoi, l’attaque prévue a été reportée sine die. Comme le dit Israël Shamir « les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale » mais les Etats-Unis ont subitement décidé de reculer devant ce grave conflit militaire. Un commentateur a plaisanté en disant qu’Obama avait finalement mérité son prix Nobel de la paix, après ça. Voici l’évaluation de la situation par le Saker, un opposant véhément à ce qu’il appelle l’Empire anglo-sioniste. Parce que, de par sa vie passée, le Saker a une connaissance intime du fonctionnement des affaires militaires de l’OTAN.

« Moins remarqué, il y a eu l’envoi par la Russie d’une force navale opérationnelle, assemblée à la hâte mais compétente, sur la côte syrienne. Pas une force suffisamment importante pour battre la marine US, mais une force capable de fournir à l’armée syrienne une vision complète du ciel au-dessus et au-delà de la Syrie. Autrement dit, pour la première fois, les Etats-Unis ne pouvaient pas réaliser une attaque surprise sur la Syrie, pas avec des missiles de croisière, pas avec leur puissance aérienne. Pire, la Russie, l’Iran et le Hezbollah se sont lancés dans un programme d’assistance matérielle et technique à la Syrie, avoué, et non avoué, qui a fini par vaincre l’insurrection wahhabite. » (8)

Pourquoi les Etats-Unis ont-ils modifié leurs plans?

Il nous est difficile de connaître toutes les manœuvres qui se sont déroulées en coulisses en août et en septembre 2013, mais le résultat final est clair. Après des années de tensions croissantes et de menaces, les Etats-Unis et leurs alliés ont décidé de ne pas attaquer la Syrie comme ils l’avaient prévu. Etant donné que la rhétorique et le déploiement militaire contre la Syrie semblaient suivre le scénario utilisé pour l’Irak et la Libye, il y a eu peu de débats en Occident sur les raisons pour lesquelles les Etats-Unis et leurs amis ont subitement changé leurs plans. Maintenant, avec le recul, nous pouvons voir que cette attaque directe ratée a mené à une attaque indirecte croissante et à la montée de ce qui est maintenant connu comme l’Etat islamique.

Deux des raisons évidentes que je peux déceler à ce changement soudain ne sont pas la sorte de choses que les dirigeants politiques occidentaux veulent débattre. L’une est le fait que ces guerres sont très impopulaires. Comme résultat des mensonges et des échecs innombrables révélés sur les guerres sauvages et inutiles en Afghanistan, en Irak et en Libye, il semble que certains politiciens écoutent leurs citoyens. Comment pouvez-vous expliquer autrement la décision inattendue du parlement britannique, le jeudi 29 août, de voter contre la participation du Royaume-Uni à toute frappe contre la Syrie?

L’autre raison est l’étendue des concentrations de troupes de la Syrie, de la Russie et même de la Chine. (9) Les Russes et les Chinois n’ont pas seulement bloqué les Etats-Unis au Conseil de sécurité. Ils ont « voté » avec leur matériel militaire. Ils ne sont pas satisfaits de ce que les Etats-Unis avaient projeté pour la Syrie et ont fait clairement savoir qu’ils recourraient à la force pour les arrêter. Quand les Chinois ont-ils envoyé pour la dernière fois des navires de guerre en Méditerranée? La Russie et la Chine n’approuvent clairement pas la manière dont les Etats-Unis décident d’envahir un pays après l’autre.

Qu’est-ce que ça veut dire?

Pour des raisons qui ne sont pas difficiles à imaginer, il y a eu peu de discussions sur la signification plus large de ces événements dans les médias occidentaux. Cependant, des commentateurs comme Israel Shamir et Pepe Escobar croient que ces événements signalent un changement important dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Ce qui suit est tiré d’une présentation par Israel Shamir au Rhodes Forum le 5 octobre 2013:

« Tout d’abord, la bonne nouvelle. L’hégémonie américaine, c’est du passé. La brute a été maîtrisée.

»Nous avons franchi le cap de Bonne-Espérance, symboliquement parlant, en septembre 2013. Avec la crise syrienne, le monde a opéré un virage essentiel de l’Histoire moderne. C’était un quitte ou double presque aussi risqué que la crise des missiles cubains de 1962.

»Les risques d’une guerre totale étaient élevés, car les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale. Il faudra un certain temps pour que ce que nous avons vécu fasse son chemin dans les consciences: c’est normal pour des événements d’une telle ampleur. » (10)

Par « Eurasie », il faut entendre la Russie et la Chine. En termes crus, ces deux pays ont simplement contraint les Etats-Unis à reculer et à annuler leurs plans de guerre. Généralement, les gens ordinaires aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans beaucoup d’autres pays étaient tout aussi opposés à l’attaque que le peuple syrien lui-même.

Pepe Escobar est encore plus dramatique. Dans un article du 17 octobre, après le recul du gouvernement de Washington sur la Syrie, il explique qu’il y a eu un changement de politique à Pékin. Maintenant, pour la Chine, fini de mettre des gants diplomatiques. Il est temps de construire un monde « désaméricanisé ». Le temps est venu d’une monnaie de réserve internationale qui remplace le dollar US. (11) Cette nouvelle approche est présentée dans un éditorial de Xinhua. (12) La dernière goutte qui a fait déborder le vase a été l’arrêt des États-Unis [faillite budgétaire bureaucratique, NdT] venant s’ajouter à la crise financière provoquée par les banques de Wall Street. Cet éditorial cite ce qui est peut-être le paragraphe le plus important:

« Au lieu de remplir ses obligations comme une puissance dirigeante responsable, un Washington égocentrique a abusé de son statut de superpuissance et a même introduit davantage de chaos dans le monde en transférant ses risques financiers à l’étranger, provoquant des tensions régionales dans des conflits territoriaux, et menant des guerres injustifiées couvertes par des mensonges. (13)

Dans sa nouvelle stratégie la Chine s’appuie sur au moins trois principes.

– Le premier est de stopper les aventures militaires des Etats-Unis. Toutes les nations doivent respecter le droit international et régler les conflits dans le cadre des Nations unies.

– Le deuxième est d’élargir l’adhésion à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour inclure des pays émergents et en développement.

– Le troisième est de travailler à une « nouvelle monnaie de réserve internationale qui doit être créée pour remplacer la domination du dollars US ». (14)

Peut-être est-ce pour cette raison que les dirigeants de l’Occident ne célèbrent pas cette guerre qui n’a pas eu lieu. Les Russes et les Chinois ont forcé l’Occident à respecter le droit international et à éviter une guerre illégale. De plus, les Chinois voient cela comme le commencement d’une nouvelle ère dans la politique mondiale. Ils veulent « désaméricaniser » le monde. Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne peuvent pas prendre de leur propre chef toutes les décisions importantes dans le monde.

Australianvoice | 1er mars 2015

Notes:
1. Cité d’après un article de David Axe, « Les bombardiers français étaient chargés, les rebelles syriens étaient déployés – Tous attendaient le OK d’Obama pour attaquer »;
https://medium.com/war-is-boring/69247c24253f (en anglais)
2.
http://israelmatzav.blogspot.com.au/…/france-was-ready-to-s…
3. http://beforeitsnews.com/…/two-missiles-launched-toward-syr…
4. http://www.telegraph.co.uk/…/Missiles-launched-in-Mediterra…
5. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-s…/5355644
6. https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/…/1176205_5662560467…
7. http://www.globalresearch.ca/massive-naval-deployme…/5347766
8. http://thesaker.is/submarines-in-the-desert-as-my-deepest-…/
9. http://www.redflagnews.com/…/alert-china-sends-warships-to-…
10. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-s…/5355644
11. http://www.alternet.org/wor…/de-americanized-world-and-china
12. http://news.xinhuanet.com/…/inde…/2013-10/13/c_132794246.htm. Cela semble être le même important éditorial analysé par Jeff J. Brown dans le post de Wikileaks « Baba Beijing’s Belly Laugh Felt Round the World », http://www.wikileaksparty.org.au/baba-beijings-belly-laugh…/. La seule différence que je peux voir est que Jeff Brown se réfère à un auteur nommé Tang Danlu, tandis que le site web de Xinhua se réfère à Liu Chang comme l’auteur de l’article.
13.
http://news.xinhuanet.com/…/inde…/2013-10/13/c_132794246.htm
14.
http://www.alternet.org/wor…/de-americanized-world-and-china

Traduit de l’anglais par Diane Gilliard pour Arrêt sur Info

Source: http://arretsurinfo.ch/pourquoi-loccident-hait-il-poutine-…/

10:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |