25/03/2012

Il y a encore certaines choses pour lesquelles la GRECE capitali ste et européiste a encore du fric. Voyez ...! l8

Il y a encore certaines choses pour lesquelles la GRECE capitaliste et européiste a encore du fric. Voyez ...!

La GRECE fait toujours partie de l’ EURO-DICTATURE et de l’ Otan ...
RoRo
Vente d'armes à la Grèce...

Quand la Grèce est dans une situation économique au plus bas, lui prêter de l’argent est une bonne affaire pour la France, l’Allemagne, doublement bonne ! " Prêter de l’argent à la Grèce rapporte de l’argent  "( Christine Lagarde – France-Inter )  plus la vente des armes. Comme quoi le malheur des uns…


Au bord de la faillite, les médias ont largement diffusé les images du mécontentement des grecs à l’image des différentes manifestations, notamment celle du 21 janvier 2010, qui a vu des milliers de fonctionnaires de ce pays de l’Union Européenne (UE) défiler dans les rues d’Athènes pour empêcher une baisse de leurs salaires.
Sur-endettée, ce pays se tourne vers ses partenaires européens et les appelle à l’aide. En effet, la Grèce a une dette de plus de 300 milliards d’Euros, ce qui représente environ 120% de son produit intérieur brut (PIB).
Mauvais élève en matière économique, la Grèce est également montrée du doigt comme ayant les dépenses militaires les plus élevées de l’Union Européenne atteignant les quelques 6 milliards d’Euros pour 2010. Ceci représente 2,8% de son PIB. Ses principaux fournisseurs sont les Etats-Unis, la Russie, l’Italie, la France et l’Allemagne. La Grèce est même le troisième client dans ce domaine pour la France.


Pour se défendre, les autorités grecques plaident la tension existante entre la Turquie et la Grèce depuis de nombreuses années, entraînant ainsi une course aux armements entre ces deux nations. Il convient toutefois de préciser que la Grèce essaie de réduire les dépenses liées à l’armement.
Comment peut-on acheter des armes quand le citoyen manque de moyens pour tout simplement vivre au quotidien ?  C’est l’absurdité même, me direz-vous !!
Mais si acheter de l’armement lorsque son peuple, son pays vacille, peut sembler absurde, ce qui se trame dans les "arrières boutiques" des arrangements politiques l’est encore plus.
On l’a vu, la Grèce sans pour autant avoir demandé de l’aide à ses partenaires communautaires reste une préoccupation pour l’Union Européenne. De grandes discussions et de mures réflexions sont actuellement menées au sein des gouvernements de l’UE pour trouver une solution au « problème grec ». Il est inconcevable de laisser couler un navire de sa propre flotte sans rien faire. L’Allemagne qui jusque là était réticente à une aide financière à la Grèce semble lâcher du lest moyennant certaines conditions, telles que l’interdiction d’accéder aux marchés du crédit, selon l’agence de presse « Reuters ».


Mais curieusement, selon cette même agence, la France et l’Allemagne presseraient la Grèce à acquérir des armements chez eux. Certains officiels grecs disent en privé que Paris et Berlin utilisent la situation de crise de la Grèce pour avancer des contrats ou régler quelques litiges sur le paiement de ces dépenses.
Un conseiller du premier ministre grec George Papandreou, déclare sous couvert d’anonymat, que même si le désir de voir la Grèce acheter de l’armement à la France et à l’Allemagne n’est pas ouvertement exprimé, on a fait comprendre qu’un soutien de ces 2 pays serait plus important en cas de quelques "règlements" en matière d’armes.
Ainsi, la France essaierait de vendre 6 frégates « Fremm », 15 hélicoptères « puma » et un quarantaine d’avions de combat « rafale ». ( article du Canard enchaîné dans lequel Morin était aux manettes pour négocier avec les grecques.)  Si on posait la question à M Dassault concernant l’aide de l’Europe à la Grèce, on peut-être sûr de sa réponse.


Des officiels grecs et français ont déclaré que le président de la république, Nicolas Sarkozy, était personnellement impliqué et aurait abordé ce sujet avec le premier ministre grec lors de sa visite en France le mois dernier. Rares, les médias qui ont abordés le sujet .
De son côté, l’Allemagne met la pression pour que les grecs règlent la facture d’un sous marin de chez « ThyssenKrupp » dont ils ont refusé de prendre la livraison en 2006 suite à un contentieux lors d’une rénovation du navire.
Interrogé sur l’utilisation de la situation de crise dans son pays par les fournisseurs d’armes européens pour les pousser à acheter des armes, le ministre grec de la défense, Panos Beglitis répond que la pression a toujours existé de la part des pays exportateurs d’armes et qu’il n’y avait aucun lien avec la crise actuelle.
Que ce soit profiter d’une crise ou non, comment peut-on pousser des nations à se procurer de quoi anéantir son prochain ?
On  comprend pourquoi la paix n’est pas souhaitée par tout le monde ! On comprend aussi le pourquoi de la colère du peuple grec : se serrer la ceinture pour  ses gouvernant s puissent plaire à ses fournisseurs !
On comprend maintenant  pourquoi Sarkozy défendra bec et ongles l’ aide à la Grèce !

 

Michel Blanc

22:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/03/2012

Vive la Libye libre et démocratique ! l8

 
 
 
L’ après Kadhafi: au-moins, sous son “règne” les Libyens vivaient en paix sans s’étriper et un million et demi d’étrangers des pays pauvres africains et autres venaient y trouver du travail...
Les bombes et missiles des ricano-otano-occidentaux sont tombées du ciel pour les “libérer” et pour leur apporter la “démocratie” d’Obama, Cameron, Sarkozy, Leterme ...
Aujourd’hui, ils reste des ruines et des cadavres, un pays riche à reconstruire et ... à piller.
Prochains objectifs des “libérateurs” assassins: la Syrie et l’Iran ...
RoRo
 
 
Sent: Monday, March 05, 2012 12:21 PM
 
Subject: Vive la Libye libre et démocratique !
E
n Libye, tortures, humiliations et insultes négrophobes aux cris de "Allah u Akbar".
 
Quelle grandeur que celle du Dieu des "libérateurs" libyens...
 
----
 
 
 

«Bouffe le drapeau espèce de chien!»

«Bouffe le drapeau espèce de chien!»

Une vidéo non authentifiée postée sur YouTube crée l’indignation sur Internet. On y découvre des détenus noirs traités comme des animaux par les geôliers libyens.










15:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Vive la Libye libre et démocratique (Le retour) l8

C’est l’ après KHADAFI ...
RoRo
 
From: Kimyongur Bahar
Sent: Monday, March 05, 2012 11:27 AM
 
Subject: Vive la Libye libre et démocratique (Le retour)
 
 
 
La vidéo:

 

 
 
 

Libye: Des tombes de soldats britanniques et italiens profanées

Mis à jour le 04.03.12 à 15h20
Le nouveau pouvoir libyen a présenté dimanche ses excuses après la profanation de quelque 200 tombes de soldats britanniques et italiens datant de la Seconde guerre mondiale.

Une vidéo amateur mise en ligne sur le réseau social Facebook montre des hommes armés de kalachnikovs renverser d'un coup de pied des stèles d'un cimetière militaire de Benghazi et détruire à coups de marteau une croix en métal et en pierre.

«Ce sont des chiens»
Un des vandales s'exclame «c'est la tombe d'un chrétien» en déterrant une stèle. Une autre voix dit: «Ce sont des chiens.»

La profanation s'est déroulée à Benghazi, point de départ du soulèvement libyen et théâtre de violents combats entre les Alliés et les forces germano-italiennes pendant la Seconde guerre mondiale.

Le Conseil national de transition (CNT) libyen a promis de punir les coupables. «Cet acte ne reflète pas le sentiment de l'opinion publique libyenne parce que l'islam appelle au respect des autres religions», a assuré le CNT dans un communiqué.

Les profanateurs ne sont pas connus mais les salafistes, partisans d'un islam radical, ont détruit les tombes de saints musulmans depuis la chute de Mouammar Kadhafi, estimant que leur culte relève du paganisme.
Reuters












15:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/03/2012

A lire pour bien comprendre:Syrie - Lettre à une journaliste par Jean Bricmont l8

 
Sent: Thursday, February 23, 2012 10:37 AM
 
Subject: A lire pour bien comprendre:Syrie - Lettre à une journaliste par Jean Bricmont
 


Dr. Ghada El Yafi

--- En date de : Jeu 23.2.12, Ghada El Yafi <yafighada@...> a écrit :



Cette lettre représente ce que beaucoup pensent mais ne savent pas exprimer.

Dr. Ghada El Yafi
 

 

Syrie - Lettre à une journaliste par Jean Bricmont

 

 

Une journaliste (dont je ne mentionnerai ni le nom ni le journal pour lequel elle travaille) m'a posé une question à propos de mon « soutien aux dictateurs » (en particulier Assad), de l'ingérence dans les affaires intérieures de pays comme la Syrie que ce soutien représenterait, de mes liens avec l'extrême droite ainsi qu'avec des sites « conspirationnistes » et de la « caution » rationaliste et progressiste que je leur apporterais.

 

Voici ma réponse :

 

Vous soulevez deux questions importantes: mon « soutien aux dictateurs » et mes « liens avec l'extrême droite ». Ces questions sont importantes, non parce qu'elle seraient pertinentes (elles ne le sont pas), mais parce qu'elles sont au cœur de la stratégie de diabolisation des modestes formes de résistance à la guerre et à l'impérialisme qui existent en France. C'est grâce à ce genre d'amalgames que mon ami Michel Collon a été interdit de parole à la Bourse du travail à Paris, suite à une campagne menée par de soi-disant anarchistes.

 

Tout d'abord, puisque vous parlez de rationalisme, pensons au plus grand philosophe rationaliste du 20ème siècle : Bertrand Russell. Que lui est-il arrivé lors de la Première Guerre mondiale, à laquelle il était opposé : on lui a reproché de soutenir le Kaiser évidemment. L'astuce qui consiste à dénoncer les opposants aux guerres comme soutenant la partie à laquelle on fait la guerre est vieille comme la propagande de guerre. Dans les dernières décennies, j'ai ainsi « soutenu » Milosevic, Saddam Hussein, les talibans, Kadhafi, Assad et peut-être demain Ahmadinedjad.

 

En réalité, je ne soutiens aucun régime-je soutiens une politique de non ingérence, c'est-à-dire que non seulement je rejette les guerres humanitaires, mais aussi les élections achetées, les révolutions colorées, les coups d'Etat organisés par l'Occident etc. ; je propose que l'Occident fasse sienne la politique du mouvement des pays non alignés, qui, en 2003, peu avant l'invasion de l'Irak, souhaitait « renforcer la coopération internationale afin de résoudre les problèmes internationaux ayant un caractère humanitaire en respectant pleinement la Charte des Nations Unies » et réitéraient « le rejet par le mouvement des non alignés du soi-disant droit d’intervention humanitaire qui n’a aucune base dans la Charte des Nations Unies ou dans le droit international. » C'est la position constante de la majorité de l'humanité, de la Chine, de la Russie, de l'Inde, de l'Amérique Latine, de l'Union africaine. Quoi que vous en pensiez, cette position n’est pas d’extrême droite.

 

Comme j'ai écrit un livre sur ce sujet ( Impérialisme humanitaire Aden, Bruxelles), je ne vais pas expliquer en détail mes raisons ; je noterai simplement que si les Occidentaux sont tellement capables de résoudre les problèmes de la Syrie, pourquoi ne résolvent-ils pas d'abord ceux de l'Irak, de l'Afghanistan ou de la Somalie ? Je ferai également remarquer qu'il y a un principe moral élémentaire qu'il faudrait respecter quand on s'ingère dans les affaires intérieures des autres pays-en subir les conséquences soi-même. Les Occidentaux évidemment pensent qu'ils font le bien partout, mais les millions de victimes causées par les guerres d'Indochine, d'Afrique australe, d'Amérique centrale et du Moyen-Orient voient sans doute les choses différemment.

 

Pour ce qui est de mes liens avec l'extrême droite, il y a deux questions distinctes : que veut-on dire par liens et que veut dire extrême droite ? Je ne demanderais pas mieux que de manifester avec toute la gauche contre la politique d'ingérence, comme je pense qu'elle devrait le faire. Mais la gauche occidentale a été complètement convaincue par les arguments en faveur de l'ingérence humanitaire et, en fait, critique très souvent les gouvernements occidentaux parce qu’ils ne s’ingèrent pas assez à leur goût. Donc, les rares fois où je manifeste, je le fais avec ceux qui sont d'accord pour le faire, qui ne sont pas tous d'extrême droite, loin de là (à moins évidemment de définir comme étant d'extrême droite le fait de s'opposer aux guerres humanitaires), mais qui ne sont pas non plus de gauche au sens usuel du terme, vu que le gros de la gauche appuie la politique d’ingérence. Au mieux, une partie de la gauche se réfugie dans le « ni-ni » : ni l'Otan, ni le pays attaqué au moment donné. Personnellement, je considère que notre devoir est de lutter contre le militarisme et l'impérialisme de nos propres pays, pas de critiquer ceux qui se défendent par rapport à eux, et que notre position n’a rien de neutre ni de symétrique, contrairement à ce que suggère le slogan « ni-ni ».

 

Par ailleurs, j'estime avoir le droit de rencontrer et de parler avec qui je veux : il m'arrive de parler avec des gens que vous qualifieriez comme étant d'extrême droite (même si je ne suis, dans la plupart des cas, pas d’accord avec cette qualification), mais bien plus souvent avec des gens d'extrême gauche et plus souvent encore avec des gens qui ne sont ni l'un ni l'autre. Je m'intéresse aux Syriens qui sont opposés à la politique d'ingérence, parce qu'ils peuvent me fournir éventuellement des informations sur leur pays allant à l'encontre du discours dominant, alors que je connais évidemment, à travers les médias, le discours des Syriens pro-ingérence.

 

Pour ce qui est des sites, je m'exprime là où je peux — de nouveau, si le NPA, le Front de gauche ou le PCF veulent m'écouter ou même débattre de façon contradictoire avec moi sur la politique d'ingérence, je suis prêt à le faire. Mais ce n'est pas le cas. Je note que les sites « conspirationnistes » comme vous dites, sont bien plus ouverts puisqu'ils savent en général que je ne partage pas leurs analyses, en particulier sur le 11 septembre, et m'acceptent quand même. Par ailleurs, les individus que je connais et qui publient sur ces sites ne sont nullement d'extrême droite et le simple fait d'être sceptique par rapport au récit officiel sur le 11 septembre n'a rien, en soi, d'extrême droite.

 

Le monde est bien trop compliqué pour garder une attitude « pure », où l'on ne rencontre et parle qu'avec des gens de « notre bord». N'oublions pas qu'en France c'est la Chambre élue lors du Front populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain (après l'exclusion des députés communistes, et avec le concours des sénateurs). Et l'opposition à la collaboration réunissait les staliniens (à l'époque les communistes l'étaient vraiment) et les gaullistes, dont beaucoup étaient, avant guerre, très à droite. La même chose se produisait pendant la guerre d'Algérie ou du Vietnam, l'opposition à celles-ci rassemblant, entre autres, communistes, trotskistes, maoïstes, chrétiens de gauche, pacifistes-à propos, est-ce que Staline, le FLN algérien et Ho Chi Minh étaient démocrates ? Avait-on tort de les « soutenir », c’est-à-dire de s’opposer avec eux au nazisme ou au colonialisme ? Et dans les campagnes anticommunistes des années 80, la gauche des droits-de-l'homme ne faisait-elle pas cause commune avec toute une série de nationalistes extrêmes ou d'antisémites (Soljenitsyne par exemple) ? Et aujourd'hui, les partisans de l'ingérence en Libye et en Syrie ne font-ils pas cause commune avec le Qatar, l'Arabie Saoudite et une série de mouvements salafistes ?

 

Ensuite, j'ai un problème avec la définition « d'extrême droite ». Je sais bien ce que vous entendez par là, mais pour moi ce qui compte, ce sont les idées, pas les étiquettes. Agresser des pays qui ne vous menacent pas (ce qui est l'essence du droit d'ingérence) pour moi c'est une idée d'extrême droite. Punir des gens à cause de leurs opinions (comme le fait la loi Gayssot), pour moi c'est une idée d'extrême droite. Enlever à des pays leur souveraineté et par conséquent le fondement de la démocratie, comme le fait de plus en plus la « construction européenne », pour moi c'est une idée d'extrême droite. Dire « qu'Israël est très critiqué parce que c'est une grande démocratie », comme s'il n'y avait pas d'autre raison de critiquer Israël, pour citer celui pour qui presque toute la gauche votera au 2ème tour (François Hollande), pour moi c'est une idée d'extrême droite. Opposer de façon simpliste l’Occident au reste du monde, en particulier à la Russie et à la Chine (comme une bonne partie de la gauche le fait aujourd’hui au nom de la démocratie et des droits de l’homme), pour moi c'est une idée d'extrême droite.

 

Si vous voulez trouver un endroit où je serais sans hésitation en accord avec la « gauche », voyagez un peu, et allez en Amérique latine. Là vous verrez toute une gauche qui est anti-impérialiste, populaire, souverainiste et démocratique : des dirigeants comme Chavez, Ortega et Kirchner sont élus et réélus avec des scores impensables ici, y compris pour la « gauche démocratique », et ils font face à une opposition médiatique bien plus dangereuse qu'un simple Faurisson (cette opposition va jusqu'à appuyer des coups d'Etat), mais qu'ils ne penseraient jamais interdire.

 

Malheureusement, en Europe et surtout en France, la gauche a capitulé sur beaucoup de choses, la paix, le droit international, la souveraineté, la liberté d’expression, le peuple, et le contrôle social de l’économie. Cette gauche a remplacé la politique par la morale : elle décide, dans le monde entier, qui est démocrate et qui ne l’est pas, qui est d’extrême droite et qui est fréquentable ou non. Elle passe son temps à bomber le torse en « dénonçant » les dictateurs, leurs complices, les phrases politiquement incorrectes, ou les antisémites, mais elle n’a en réalité aucune proposition concrète à faire qui puisse rencontrer les préoccupations des populations qu’elle prétend représenter.

 

Ces abandons multiples de causes progressistes ouvrent effectivement un boulevard à une certaine extrême droite, mais la faute en incombe à ceux qui ont accompli et accepté ces changements, pas à ceux qui tentent modestement de résister à l’ordre du monde.

 

Jean Bricmont

 

08:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

1999 – 2012: aujourd’hui les gangsters ricano-otano-occidentaux ne bombardent plus la Serbie c7l8

 

1999 – 2012: aujourd’hui les gangsters ricano-otano-occidentaux ne bombardent plus la Serbie: ils vont l’intégrer aussi dans l’ EURO-dictature capitaliste et dans l’Otan. Ils vont ainsi lui passer la corde au cou, comme tous les autres peuples des 27 États déjà intégrés dans le nouveau Reich franco-allemand de l’austérité renforcée et de l’ extension du chômage et de la misère. Le “danger rouge” et soviétique en Europe a été remplacé par l’expansion capitaliste et otanienne (le Pacte de Varsovie a lui été dissout) ...

RoRo

 

Intégration européenne : feu vert en vue pour la Serbie

Mise en ligne : février 2012
Plus de deux ans après avoir frappé à la porte de l’UE, la Serbie s’attend jeudi à recevoir enfin le statut de candidat de la part des dirigeants européens. La décision devrait être prise dans la soirée lors d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement européens à Bruxelles, à condition qu’un blocage de dernière minute de la Roumanie - qui réclame des garanties pour la minorité roumaine de Serbie qui compterait 30.000 personnes - puisse bien être levé.
 
 
 
cartereferendum

08:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/03/2012

LML 28 fév: Non à l'intervention en Syrie! l8

 
 
Sent: Wednesday, February 29, 2012 12:10 AM
 
Subject: LML 28 fév: Non à l'intervention en Syrie!
 
Le Marxiste-Léniniste

Numéro 19 - 28 février 2012

Non à l'intervention en Syrie!



Rencontre des «Amis de la Syrie» avec pour objectif le changement de régime
Les Syriens se prononcent en faveur d'un nouveau projet de constitution
La résolution sur la Syrie est contraire aux principes de l'ONU
S'opposer à la politique de la canonnière
- Li Qingsi, China Daily


 


Non à l'intervention en Syrie!

Rencontre des « Amis de la Syrie » avec
pour objectif le changement de régime

Le 24 février a eu lieu à Tunis une rencontre dite des «Amis de la Syrie» à l'initiative de la Ligue des États arabes avec la participation de 70 représentants de pays et d'organisations, dont les États-Unis, le Canada et l'Union européenne.

Les agences de nouvelle font état d'un désaccord à la rencontre sur l'armement des groupes rebelles et généralement sur le changement de régime comme objectif. La secrétaire d'État des États-Unis Hilary Clinton a donné le ton dès le départ en disant que «l'opposition est de plus en plus capable» et qu' « elle finira tôt ou tard par trouver les moyens de se défendre et même d'entreprendre des mesures offensives ». Les Britanniques ont déjà des forces spéciales opérant à l'intérieur de la Syrie.

Le président tunisien Moncef Marzouki, dans son adresse d'ouverture, a dit que la Tunisie est contre le règlement de la crise syrienne par l'ingérence extérieure et s'est dit en faveur de l'envoi de forces de maintien de la paix arabes « pour arrêter la violence et protéger les civils ». Il a ajouté qu'il faudrait adopter le « modèle yéménite » pour aider la Syrie à commencer sa « transition démocratique », c'est-à-dire que le président syrien Bachar el-Assad démissionne et remette le pouvoir à son vice-président.

La conférence s'est ensuite poursuivie à huis clos.

Dans sa déclaration finale, la rencontre appelle à une « solution politique à la crise » tout en faisant ouvertement de l'agitation en faveur du retrait du gouvernement syrien. Les participants ont réitéré les condamnations du gouvernement syrien comme prétexte pour le changement de régime. Ils ont proposé d'accroître les sanctions contre le gouvernement syrien, notamment : interdiction de déplacement à l'étranger des membres du gouvernement, gel des avoirs du gouvernement, arrêt des achats d'hydrocarbures, rupture des liens diplomatiques et prévention des livraisons d'armes. Ils se sont dit inquiétés par la situation humanitaire et ont demandé que les « groupes humanitaires » aient immédiatement accès aux « citoyens touchés ». Le groupe a reconnu le « Conseil national syrien » en tant que « représentant légitime des Syriens désirant le changement démocratique ». Finalement, les participants se sont engagés « à contribuer significativement à la reconstruction de la Syrie dans le cadre d'une transition », signalant une ruée des grandes puissances et d'autres joueurs importants dans la région pour le contrôle dans l'éventualité d'un changement de régime.

Le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a annoncé que le Canada contribuera 1,5 million $ « pour apporter une aide humanitaire à la population syrienne ». Baird a demandé aux autres participants de cesser de vendre des armes au gouvernement syrien. Ce sont des propos qui ne manquent pas de cynisme à la lumière des récentes révélations à l'effet que, dans le cadre de la mission de l'OTAN en Libye, le Canada a aidé à la livraison d'armes aux forces de l'opposition en violation ouverte d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Baird a également demandé le changement de régime en Syrie : « Il est temps que le régime en place applique un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent. Il est également temps pour M. Assad de partir, a dit le ministre. L'opposition doit élaborer une vision claire pour l'après-Assad. Le Canada est fermement convaincu que la protection des minorités religieuses doit être un élément important de ce plan. Il faut respecter les droits fondamentaux de chaque Syrien. Nous sommes prêts à aider le peuple syrien à bâtir une nouvelle Syrie libre et démocratique, qui respecte les droits de tous ses citoyens et qui vit en paix avec ses voisins. »

Le Liban, la Russie et la Chine n'ont pas participé

Le Liban, la Russie et la Chine étaient invités à la conférence mais ont refusé d'y participer.

Le ministre libanais des Affaires étrangères Adnan Mansour a dit que la décision de ne pas participer était conforme à la décision « de dissocier le Liban des développements en Syrie », rapporte un correspondant de Press TV.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères de la Russie affirme que la conférence de Tunis a « pour objectif de soutenir un côté contre l'autre dans un conflit armé » et que, par conséquent, « nous ne pouvons pas accepter l'invitation à participer à cette rencontre ».

Pour sa part, la Chine a dit que la fonction et l'objet de la conférence étaient ambigus.

(Agences)

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Les Syriens se prononcent en faveur 
d'un nouveau projet de constitution



Rassemblement de masse au square Saba Barhat à Damas le 26 février 2012, en appui au processus de réforme profonde
et à un référendum pour une nouvelle constitution pour la République Arabe Unie. (SANA)

Les Syriens ont voté le dimanche 26 février dans un référendum pour un nouveau projet de constitution. Le référendum avait lieu par décret présidentiel en réponse aux appels internationaux à des réformes. Selon les agences de presse, près de 89 % des participants au référendum ont voté en faveur d'une nouvelle constitution. Elles rapportent que le ministre de l'Intérieur de la Syrie a émis un communiqué dans lequel il annonce que sur les 14 580 000 électeurs, 8 376 000, soit environ 57 %, se sont prévalus de leur droit de vote. Le ministre annonce également que les forces d'opposition ont boycotté le référendum.

Malgré les réserves ou les critiques au sujet de certaines questions proposées au référendum, il y a eu un vote de masse en faveur des changements à la constitution qui va influer sur la vie politique, sociale et économique du pays, rapporte Prensa Latina. Il y a eu un rassemblement appelé par les organisations de masse et des jeunes au square Saba Bahrat où les gens de tous les âges portant des bannières et drapeaux syriens et des photos du président Bashar al-Assad ont exprimé leur appui au processus de réformes en profondeur et à l'unité nationale, ajoute Prensa Latina.

Un comité central du parti Ba'ath qui inclut le ministre syrien de l'Intérieur et ses deux sous-ministres ont administré le référendum. Afin d'atteindre les 14,6 millions d'électeurs, soit environ les deux tiers de la population totale, quelque 14 000 bureaux de scrutin ont été mis en place partout au pays, même dans les régions sujettes à la violence armée terroriste, ont dit les autorités du ministère de l'Intérieur. Le ministère a aussi prévu des boîtes de scrutin mobiles pour les zones éloignées et les régions désertiques de la Syrie pour que les membres des communautés nomades puissent aussi voter.

Les chaînes de la télévision syrienne ont montré les gens qui votent à Damas et dans les autres villes telles que Aleppo, Tartus, Hama, Daraa, Lattakia et même la ville de Homs déchirée par le conflit.

Les réformes proposées sont perçues par plusieurs comme un moyen de résoudre les problèmes que vit présentement la Syrie, rapportent les agences. Parmi les réformes, le projet de nouvelle constitution stipule que le pouvoir doit être pratiqué démocratiquement par le vote alors que la présente constitution établit que le parti arabe socialiste Ba'ath est le dirigeant de l'État. Le projet de constitution dit aussi que le président doit être directement élu par le peuple pour un maximum de deux mandats de sept ans.

La nouvelle constitution va aussi entraîner la création de nouveaux partis politiques, la séparation des pouvoirs de l'État et la décentralisation de l'administration locale, rapportent les agences.

L'article III a soulevé des critiques parce qu'il stipule que les candidats présidentiels doivent être musulmans dans un pays aussi habité par les chrétiens et les Druzes. Même les fidèles musulmans ont exprimé leur opposition à cette proposition qu'ils considèrent non démocratiques, écrit Prensa Latina.

Une jeune Syrienne a expliqué à Prensa Latina que même si la proposition constitutionnelle n'est pas parfaite et que certains de ses articles font l'objet de beaucoup de critiques, c'est une proposition qui met de l'avant une nouvelle vision de la Syrie. Elle a souligné le fait que le projet de constitution garantit les droits des femmes et leur émancipation dans une société égalitaire où elles peuvent s'impliquer dans la vie politique, sociale et économique sans aucune forme de discrimination, quelque chose qui est véritablement significatif dans les pays du monde arabe.

Malgré ces réformes, « le projet de constitution a été accueilli avec indifférence par l'opposition », rapporte Xinhua. Les grands médias monopolisés du monde ont à peine mentionné les résultats du référendum.

Hassan Abdel Azim, le coordonnateur général de l'Organisme de coordination nationale syrienne pour un changement démocratique, a dit que le groupe composé de 15 partis d'opposition boycottait le référendum pour une nouvelle constitution et ne participera pas aux prochaines élections.

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La résolution sur la Syrie est 
contraire aux principes de l'ONU

Le 16 février, l'Assemblée générale des Nations unies a voté une résolution non contraignante mise de l'avant par l'Égypte au nom de la Ligue arabe sur « la situation qui prévaut dans la République arabe syrienne ». La résolution a été adoptée par un vote de 137 en faveur, 12 contre et 17 abstentions.

Cette résolution est visiblement une manœuvre de la part des grandes puissances, avec à leur tête les impérialistes étasuniens, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie, pour inciter un changement de régime en Syrie sans égard aux conséquences. Les grandes puissances ont travaillé fort pour faire adopter cette résolution depuis le 4 février, lorsqu'une résolution similaire au Conseil de sécurité avait été bloquée par la Russie et la Chine. Cette démarche démontre jusqu'à quel point l'ONU s'aventure dans des eaux périlleuses à vouloir justifier des objectifs destructeurs. Dès qu'une résolution est refusée au Conseil de sécurité, elle est aussitôt déposée à l'Assemblée générale. Si elle est à nouveau bloquée, alors une coalition de partenaires pour une même cause est mise sur pied pour tenter de justifier les crimes contre la paix.

La résolution sur la Syrie est cousue de contradictions et d'ambiguïtés permettant toutes les interprétations que les impérialistes veulent bien lui prêter, après quoi ceux-ci peuvent prétendre avoir un mandat des Nations unies. Cette résolution ressemble en tous points à la résolution 1973 du Conseil de sécurité autorisant une zone d'exclusion aérienne en Libye, une résolution tellement vaste que les impérialistes pouvaient l'invoquer pour tenter de légitimer les crimes qu'ils ont perpétrés dans ce pays. La résolution sur la Syrie débute en invoquant la Charte des Nations unies alors que cette même Charte interdit formellement toute ingérence d'un pays ou d'un groupe de pays dans les affaires internes d'un autre :

« [L'Assemblée générale] réaffirme « son attachement inébranlable à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégralité territoriale de la République arabe syrienne et insiste sur la nécessité de résoudre la crise politique actuelle en République arabe syrienne par des moyens pacifiques », dit la résolution.

Elle énumère ensuite les « violations généralisées et systématiques des droits de l'homme et des libertés fondamentales par les autorités syriennes », faisant abstraction de la campagne internationale par les impérialistes étasuniens et leurs alliés visant à déstabiliser la Syrie. La résolution en appelle au gouvernement syrien de mettre fin à ces violations des droits et de « protéger sa population ».

La résolution, sous prétexte de protéger le peuple syrien contre son propre gouvernement, tente alors de justifier une vaste intervention dans les affaires internes de la Syrie par la Ligue des États arabes (Ligue arabe), y compris une « transition » politique — lire un changement de régime — orchestrée sous les auspices de la Ligue.

La résolution en appelle aussi aux autorités syriennes de « permettre aux institutions appropriées représentant la Ligue des États arabes ainsi qu'aux médias arabes et internationaux d'entrer et de circuler librement dans toutes les régions de la République arabe syrienne afin de constater ce qui se passe sur le terrain et de surveiller les incidents qui s'y déroulent. »

La résolution elle-même reconnaît qu'il existe des groupes armés qui opèrent en Syrie lorsqu'elle déclare : « [L'Assemblée générale] condamne toutes les violences, d'où qu'elles viennent, et demande aux partis en République arabe syrienne, y compris les groupes armés, de mettre fin à toute violence et aux représailles sur-le-champ, et d'obéir à l'initiative de la Ligue des États arabes. » Cependant, tout en exigeant du gouvernement syrien qu'il protège ses citoyens, elle demande aussi que « toutes forces armées et militaires syriennes se retirent des villes et des villages et qu'ils intègrent leurs casernes respectives ».

Cette exigence, ainsi que la condition d'un « accès libre et sans entraves » pour toutes « institutions appropriées représentant la Ligue des États arabes », pourraient très bien être le prélude à une invasion militaire sous couvert d'une soi-disant force de maintien de la paix mise sur pied par la Ligue des États arabe. On dit que la Ligue prône déjà l'intervention d'une telle force.

Aussi, la résolution appuie ouvertement les tentatives de la Ligue des États arabes de se débarrasser du gouvernement syrien en faveur de « groupes d'opposition ».

« [L'Assemblée générale] demande que soit engagé « un processus politique inclusif qui soit dirigé par les Syriens et qui se déroule dans un climat exempt de violence, de peur, d'intimidation et d'extrémisme afin de répondre concrètement aux aspirations et aux préoccupations légitimes du peuple, sans en influencer le résultat...[et soutient sans réserve] la décision prise par la Ligue des États arabes le 22 janvier 2012 visant à faciliter une transition politique dirigée par les Syriens vers un système politique démocratique et pluraliste, dans lequel les citoyens sont égaux sans égard à leurs affiliations ou ethnicités ou croyances, par le biais, entre autres, d'un dialogue politique sérieux entre le gouvernement de la République arabe syrienne et l'éventail politique de l'opposition syrienne, sous les auspices de la Ligue des États arabes et selon les échéanciers de la Ligue. »


L'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, durant son
intervention au débat de l'Assemblée générale de l'ONU
le 16 février 2012.
 (Xinhua)

Au cours du débat à l'Assemblée générale, l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, a remis en cause les objectifs de la résolution. Il a dit que son gouvernement était très actif à répondre le plus vite possible aux demandes de réforme. Il a fait valoir qu'une nouvelle constitution était soumise à un référendum dès le 26 février, en tant que partie intégrante de ces réformes. Un dialogue général a été proposé à tous ceux qui désirent maintenir la stabilité de la Syrie et mettre fin à la violence, a-t-il dit.

Cependant, il a mis en relief que les pays membres de l'ONU doivent cesser d'encourager les groupes violents en Syrie, déclarant qu'aucun État ne pourrait tolérer la présence de terroristes armés sur son territoire. « Cessez de jeter l'huile sur le feu, » a-t-il prévenu. « De telles actions n'apporteront que désastres non seulement pour la Syrie, mais pour toutes les relations internationales », a-t-il conclu.

Après le vote, Jaafari a dit que la résolution « ne pourrait mener qu'à une exacerbation de la crise et à plus de violence dans la région dans son ensemble ». Il a ajouté que les Nations unies s'exposaient à être manipulées par « certains pays membres », permettant à ceux-ci de donner libre cours à des « groupes terroristes armés » en Syrie.

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S'opposer à la politique de la canonnière

Après que la Russie et la Chine eurent mis leur veto à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU le 4 février, l'Assemblée générale des Nations unies a approuvé une résolution condamnant la violence en Syrie. Bien que non contraignante, elle va accroître encore d'avantage la pression sur le gouvernement syrien, et ouvre la porte à une intervention extérieure dans le futur.

Les conflits sectaires, les facteurs géopolitiques et surtout la politique du «diviser pour mieux régner» menée par l'Occident ont permis l'émergence d'intenses contradictions au sein du monde arabe, et les affrontements internes en Syrie ont fourni une excuse à l'Occident pour s'immiscer.

La crise actuelle en Syrie n'a pas simplement pour objet la protection des Droits de l'homme ainsi que le prétendent les Occidentaux. Ils veulent renverser le gouvernement actuel et le remplacer par un autre qui soit pro-occidental. La Syrie est considérée comme un problème pour la stratégie moyen-orientale de l'Occident du fait de ses liens étroits avec l'Iran et le Liban, tous deux hostiles aux États-Unis.

Afin de jouer un rôle au Proche-Orient, la Ligue arabe est prête à soutenir la stratégie occidentale dans la région. À n'en pas douter, après avoir résolu le problème syrien d'une façon non pacifique, la cible suivante serait l'Iran.

Le veto chinois ne signifie pas que Beijing se range aux cotés du gouvernement syrien, ou qu'il est aveugle aux affrontements sanglants, mais qu'il ne veut pas que la Syrie suive le même chemin désastreux que la Libye, qui a abouti à une situation de guerre civile généralisée.

En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la Chine a la responsabilité et l'obligation de défendre la Charte des Nations unies, source du droit et code de conduite international, et donc doit rejeter toute résolution qui viole cette charte et ses principes.

Si la Chine se rend compte qu'une résolution est à même de menacer la souveraineté d'un État et va à l'encontre de la justice et qu'elle ne fait rien, il s'agirait là d'une faute grave.

La réponse furieuse de l'Occident aux vetos russe et chinois montre que ceux-ci ont dévoilé le véritable objectif des Occidentaux — essayer de dominer le Moyen-Orient et monopoliser l'Organisation des Nations unies — qu'ils avaient pris soin de masquer derrière leurs nobles revendications de défense des droits de l'homme en Syrie.

Le monde a été témoin de trop d'invasions d'États souverains et de trop de meurtres de civils innocents au nom de l'ingérence humanitaire. Les interventions militaires depuis la fin de la Guerre froide montrent que l'Occident, pendant qu'il brandit l'étendard de la protection des droits de l'homme, ne fait en réalité que rechercher ses propres intérêts stratégiques globaux et régionaux.

Que cela soit les pays envahis après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, ou encore certains pays musulmans qui ont subi des «révolutions colorées» l'an passé, le fait est que, à l'inverse de la protection des droits de l'homme, ces invasions et ces «révolutions» ont entraîné la détérioration de la stabilité intérieure et de la situation humanitaire.

L'expérience montre que, depuis la Guerre froide, quelles que puissent être les divergences qui existent entre eux, les pays occidentaux se serreront les coudes quand ils sont en conflit avec un pays non occidental. Même à l'ère de la globalisation, il existe toujours une ligne de démarcation claire entre l'Occident et le reste du monde.

Pour des raisons à la fois historiques et pratiques, l'équilibre du pouvoir entre l'Ouest, particulièrement les États-Unis, et le monde non occidental, est inégal. De la même façon qu'un pouvoir absolu sans surveillance ou restriction a pour conséquence la corruption au sein d'un État, un pouvoir sans contrepoids dans la communauté internationale deviendra lui aussi impérieux et sans pitié, devenant de ce fait une menace pour la stabilité du monde entier.

Après la Guerre froide, les États-Unis ont réussi à « avoir une emprise ferme sur l'ONU pour opprimer la communauté internationale » pendant que les pays petits ou moyens n'osaient pas exprimer leur mécontentement.

La réaction hystérique des États-Unis au veto chinois montre qu'ils n'ont pas compris l'évolution de la Chine. À un moment où la politique de la canonnière est remise au goût du jour, une approche modeste et auto-disciplinée de la diplomatie semble peut-être un peu démodée.

Si la Chine et les États-Unis peuvent coexister pacifiquement, il s'agirait d'un accomplissement sans précédent. Mais l'histoire des relations sino-étasuniennes montre qu'une telle coopération ne peut être atteinte par le compromis ou la simple requête, et qu'il ne faut espérer aucune relation gagnant-gagnant par le simple truchement de nos bonnes volontés. La lutte sans rupture des relations ne doit pas être la base de l'attitude chinoise envers les États-Unis, car seulement quand nous serons prêts à payer le prix de la rupture, alors nous serons à même de lutter sans nous déchirer.

Quelle que soit la difficulté de la situation à l'extérieur, la Chine ne va pas arrêter son développement. Pas avant que les diplomates ne cessent de faire appel à notre bon cœur. Ni tant qu'il sera facile de fouler aux pieds les sentiments de 1,3 milliard de Chinois, et pas avant que la Chine ne soit en capacité de défendre la Charte et les normes des Nations unies ainsi que la paix et la justice dans le monde par des actes et non plus des mots.

En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine se doit d'assumer la grande responsabilité de préserver la paix mondiale. Afin de préserver l'unité, la Chine a été contrainte à faire usage de son veto.

Parce qu'elle est membre de la communauté internationale, la Chine est consciente qu'elle ne peut réaliser ses propres intérêts sans coopération avec le monde extérieur. Mais la Chine sera également attentive à ces pays occidentaux qui vont trop loin. Ayant par le passé été envahie par les puissances occidentale, la Chine comprend la souffrance qui en résulte. Ainsi la Chine qui s'éveille ne reproduira pas les mêmes erreurs, parce que le peuple chinois croit que ce que vous ne vous voulez pas que l'on vous fasse, il ne faut pas le faire subir aux autres.

(Réseau Voltaire)

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21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Syrie : l’envers du mouroir l8

 
 
 
Sent: Wednesday, February 29, 2012 9:56 PM
Subject: Syrie: l'envers du mouroir (Le Soir)
 

Syrie : l’envers du mouroir

mercredi 29 février 2012, 13:57

Bahar Kimyongür Auteur de « Syriana, la conquête continue » (Ed. Couleur Livres & Investig’action, 2011).

Dictature contre démocratie est le credo simpliste censé résumer la réalité géopolitique syrienne. Si le régime de Damas est incontestablement responsable d’atrocités, il est aussi titulaire d’un CV politico-idéologique qui n’est pas du goût de certaines puissances notamment régionales. A la fois laïc, nationaliste, panarabe, pro-palestinien, allié de l’Iran, du Hezbollah, des BRICS (1) et de l’ALBA, l’Etat syrien réunit tous les ingrédients pour s’attirer simultanément les foudres de Washington, des pétromonarchies du Golfe, d’Israël et des groupes salafistes. Mais aussi pour nourrir fantasmes et clichés. En voici quelques-uns :
1. Laïcité et religion d’Etat. On dit du pouvoir syrien qu’il est aux mains d’une « clique alaouite » (2). Or, la Syrie est un Etat laïc depuis 1973. Discrets, les alaouites sont absents du champ religieux. S’il y a une religion institutionnelle en Syrie, c’est l’Islam sunnite. Écoles coraniques et mosquées sont en effet gérées par le ministère des fondations religieuses (waqfs). Certes, la transmission dynastique du pouvoir et le népotisme caractérisent le régime. Cette situation inacceptable existe cependant dans toute la région, que l’on soit en république, en monarchie ou en théocratie : les Saoud d’Arabie saoudite, les Al Thani du Qatar, les Hariri au Liban… S’agissant des Assad, l’indignation sélective est de mise. Or, les Assad dirigent le pays avec d’autres baassistes issus d’autres communautés. Le gouvernement d’Adel Safar compte 19 ministres d’origine sunnite sur 31. Certains ministres sont chrétiens, kurdes, chiites ou druzes.
2. Le salafisme syrien, un danger réel. Depuis les Omeyyades, la Syrie est le berceau de l’Islam flamboyant et universaliste mais il est également celui du djihad contre les hérésies. Les thèses de l’inquisiteur sunnite syrien du XIVe siècle Ibn Taymiyya sont encore en vogue dans le pays. Parmi ses fervents disciples, il y a le cheikh Al-Arour, un « télécoraniste » syrien de la chaîne saoudienne Wissal TV qui menace de « hacher les alaouites et de donner leur chair aux chiens. » A Baba Amr, quartier rebelle de Homs, « Pacifiques jusqu’à l’extermination des alaouites » était un slogan omniprésent avant l’assaut meurtrier lancé par l’armée gouvernementale. Le consultant religieux d’Al Jazeera Al Qardawi appelle à verser le sang des « infidèles » qui règnent à Damas. Quant au principal juriste saoudien Al-Luhaydan, il prône l’extermination d’un tiers de Syriens pour sauver les deux tiers. (3) Les sunnites qui « trahissent » ces prêches sont logés à la même enseigne. Saria, fils du grand mufti de Syrie, a été tué parce que son père refusait d’adhérer à ces discours haineux. N’est-il pas étonnant que nos médias ignorent ces appels au meurtre vus et entendus par des millions de téléspectateurs arabes ?
3. Bons terroristes. En Occident, l’Armée syrienne libre (ALS) a la cote. Ce groupe mobilise pourtant des djihadistes financés entre autres par le sultan saoudien Bandar Ben Sultan, promoteur du terrorisme international et grand ami de Bush. Encadrée par des Libyens naguère actifs au sein d’Al Qaida, l’ALS reçoit l’appui logistique du renseignement français. (4) Ses brigades portent des noms de conquérants musulmans comme Khalid Ibn Al Walid, Mu’awiya ou Abu Bakr. Le 21 décembre 2011, la Brigade Farouk, cette filiale de l’ALS à Homs qui enleva cinq ingénieurs iraniens s’était d’abord autoproclamée « Mouvement contre l’expansion chiite ». (5) C’est l’ALS qui aurait pilonné le quartier où périrent huit Syriens ainsi que le journaliste français Gilles Jacquier. (6) Le confessionnalisme déclaré de l’ALS en dit long sur ce qu’elle réserve aux minorités en cas de prise de pouvoir. Le soutien de la DGSE à ce groupe terroriste est tout aussi éloquent.
4. Mauvaises victimes. Curieusement, les victimes civiles pro-régime n’apparaissent jamais sur les écrans radars de nos médias. Personne n’a évoqué l’assassinat de Mohamed Qabbani (17 ans), un hacker de « l’armée électronique syrienne ». Son groupe avait pourtant piraté plusieurs sites dont la page facebook du « Soir » la veille de son assassinat, une raison évidente pour parler de lui. Personne ne s’est indigné de la mort du journaliste Chukri Abou Al-Bourghol du quotidien pro-régime At-Thawra. Qu’elles soient pro ou anti-Bachar, terroristes ou pacifistes, les « victimes civiles » sont mises d’office sur le compte du gouvernement. Dès lors, comment ne pas s’interroger sur la fiabilité du bilan de 6.000 morts avancé par l’ONU ?

Puissent la dégénérescence du drame syrien et le martyre de Homs en particulier, nous inciter à redoubler de prudence face aux obus de la propagande de guerre. Avant que Damas ne suive Tripoli et Bagdad dans la liste des capitales arabes bombardées, conquises et humiliées par nos justiciers autoproclamés.


(1) Le bloc des BRICS s’est toutefois fissuré le 16 février dernier lors de l’AG de l’ONU condamnant la répression en Syrie.
(2) Bernard-Henry Lévy, « La règle du jeu », 16 novembre 2011.
(3) Asia Times Online, 15 juillet 2011.
(4) Le Canard enchaîné , 23 novembre 2011.
(5) Communiqué envoyé au bureau de l’AFP à Nicosie, 3 janvier 2012.
(6) Le Figaro , 20 janvier 2012.

19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |