06.01.2012
La SARDAIGNE, poubelle de l'Otan et du complexe militaro-industriel (alerte otan) l8
De
: melusine [mailto:melusine@...]
Envoyé : jeudi 5 janvier 2012
17:56
Objet : La sardaigne,
poubelle de l'Otan et du complexe militaro-industriel (alerte
otan)
La Sardaigne, poubelle de l’Otan et
du complexe militaro-industriel
Dans ALERTE OTAN
n°42, nous rendions compte d’une rencontre-débat à Bruxelles, organisée à
l’initiative de plusieurs associations italiennes sur « le cas de la Sardaigne –
le polygone de la mort ». A la mi-octobre, Carla Goffi (Mouvement Chrétien pour
la Paix) et Ria Verjauw (Coalition pour l’abolition des armes à uranium) ont
rejoint en Sardaigne les militants en lutte contre la militarisation de l’île.
L’article ci-dessous est un résumé de leur témoignage.
Sur
les bords enchantés de la Méditerranée, derrière le rideau invisible des
radiations nucléaires émises suite à l'usage d'armes à l'uranium, est
apparu un immense paysage de désolation, pleins de secrets maléfiques. Plantons
le décor. C'est en Sardaigne. Là, un territoire d'une
superficie de
Quelques chiffres : le polygone de
Salto de Quirra- Perdasdefogu (Sardaigne orientale) de
Que
découvre-t-on ? Cette vallée de Quirra, l'une des zones les plus belles
et encore sauvages de la Sardaigne, a été transformée en coffre-fort de poisons
à ciel ouvert. Pendant des années on a mis le couvercle sur la marmite
des "poudres de guerre" qui a décimé nombre d'habitants et militaires qui
vivaient et travaillaient dans le polygone et les villages des environs. Mais
maintenant, grâce à un Procureur, Domenico Fiordalisi, déterminé à suivre les
plaintes des nombreuses victimes, la vérité commence à percer. Les
"secrets" sont enfin en train de se dévoiler à la lumière de la
justice.
Accusés de "désastre
environnemental", trois généraux jadis au commandement
dans le polygone de Quirra, deux techniciens et un chercheur universitaire sont
actuellement inculpés par le procureur qui enquête, depuis plusieurs mois, sur
les décès par cancer de plusieurs habitants de la zone de Quirra et sur des
malformations de nouveau-nés et du bétail. On s'attend à d'autres inculpations,
vu le désastre environnemental et humain qui, depuis des années, frappe
la Sardaigne.
Tout a commencé en 1956, lorsque le
gouvernement italien décida d'installer, au beau milieu d'une zone
d'incomparable beauté, où poussent les vignes, le myrte, les orangers et qui se
termine sur une plage encore épargnée par les constructions, un polygone de tir,
centre d'expérimentation de missiles, théâtre de "war games" grandeur nature et
de destruction à ciel ouvert d'armes obsolètes des dernières guerres. Le
polygone est aussi loué à des firmes d'armement privées, à l'Otan, et à des
armées diverses du monde entier, notamment Israël. Pendant des années,
les habitants affirment avoir vu de mystérieux camions, venant de « l'étranger
», entrer dans le polygone, et y déverser de l'armement obsolète qu'on fait
ensuite exploser à ciel ouvert. Pendant des années, des gardes forestiers, ont
constaté les maladies des bergers et du bétail, les brebis qui sautaient
sur des armes, encore en état de fonctionnement, éparpillées partout dans les
champs et sur la plage.
Les
plus importantes firmes d'armement connues (Aérospatial, Orlikon-contraves,
Finmeccanica) louent encore actuellement cet espace naturel, afin d'y exécuter
leurs expérimentations au prix de 1 million d'euros par jour, somme qui
est versée directement à l'Etat Italien. A la Sardaigne restent
les cancers et les enfants malformés. Alors qu'on parle de 28 enfants
actuellement malades et de 36 militaires décédés dans la base, les autorités
militaires nient toujours la réalité, en faisant état d'études, commandées par
elles et exécutées par des universités, qui ont délivré des certificats de
"propreté
environnementale".
Ces
certificats n'ont pas convaincu le Procureur-enquêteur. Vu la gravité de la
situation, il a délivré, au début du mois de novembre dernier, un avis
d'inculpation pour faux d'actes publics aux personnes responsables de cette
étude et au commandant de la base qui les a "traficotés". D'autres
scientifiques italiens 'indépendants' se sont rendus sur place afin d'y exécuter
leurs propres analyses. On a déjà trouvé, dans l'eau et dans le sol, une
grande quantité de thorium, du tungstène, du césium, de l'arsenic, tous métaux
lourds qui, au dire d'un scientifique de Turin, ne peuvent apparaître que grâce
à une combustion très élevée comme celle occasionnée par l'explosion d'armes à
uranium appauvri. Le même scientifique a d'ailleurs trouvé des traces d'uranium
dans les os d'un agneau mort d'une malformation génétique. On attend les
résultats d'analyses du même genre effectuées sur les cadavres exhumés de
bergers décédés de cancer.
Au
fur et à mesure que l'enquête avance, les langues se délient. Des vétérinaires
ont fait état, dans leur rapport, du fait qu'environ 60% des bergers qui
vivent et élèvent leur bétail à proximité ou à l'intérieur du polygone ont
contracté divers cancers. Un militaire, maintenant retraité, a témoigné
d
Sur
base de son témoignage, le procureur prend maintenant de plus en plus en
considération le fait que la nappe phréatique qui alimente la conduite d'eau
potable des villages et villes environnants à été probablement
atteinte. Un autre ex-militaire a affirmé que, entre les années 1986 et
2004, on a lancé quelque 1180 missiles Milan (à tête au thorium). Chaque jour,
de nouveaux témoignages apportent des nouvelles de plus en plus inquiétantes
faisant apparaître un véritable désastre probablement irréparable du point de
vue humain, mais aussi environnemental : les géologues concluent à
l'impossibilité de remettre le sol en état. Mais les militaires et le ministère
de la défense italien, continuent de nier. La santé des gens coûte cher, alors
que l'armement rapporte énormément !
Toutes ces constatations devraient
être replacées dans le cadre réflexif plus vaste, comme celui de la
militarisation de la Méditerrané par l'Otan à des fins stratégiques,
l'intérêt financier du complexe-militaro industriel, le déficit
démocratique (secret d'état, mépris des populations locales etc.), le contrôle
de la population civile et plus précisément des migrants, la corruption, le
mépris de l'environnement, le manque de vision politique à long terme, la loi du
profit, les préparatifs actuels des guerres futures et le maintien des guerres
actuelles (Afghanistan) . Tant de sujets que nos mouvements de paix ne
cessent d'aborder… Jusqu'à quand ?…
19:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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