31/12/2011

Appel de soeur Agnès-Mariam de la Croix en SYRIE l8

From: Ghada El Yafi
Sent: Friday, December 30, 2011 1:57 PM
 
Subject: Appel de soeur Agnès-Mariam de la Croix en Syrie
 


Dr. Ghada El Yafi

--- En date de : Ven 30.12.11, Roger AKL <rogerakl@wanadoo.fr> a écrit :


Objet: tr: FW: Appel de soeur Agnès-Mariam de la Croix en Syrie

Date: Vendredi 30 décembre 2011, 14h06

> De : "Maurice "
> A : "Roger Akl" >

Reçu ce jour sous réserve de vérification

Maurice

> APPEL DE SOEUR AGNES MARIAM DE LA CROIX EN SYRIE

>
A tous Mes Amis Chrétiens et à tous les Amis de la Paix entre les Peuples
>

>
>
Depuis des mois, en Syrie, les Chrétiens d'Orient sont gravement menacés par des terroristes islamistes étrangers et syriens utilisés par les puissances occidentales (pour des raisons économiques et géopolitiques) pour faire tomber le régime laïc. Avec, à terme, l'installation inéluctable d'un régime islamique basé sur la charia, comme en Libye aujourd'hui.
>

>
Ils sont persécutés, assassinés, mutilés, victimes de tireurs embusqués encagoulés - comme tous ceux qui défendent leur pays, dans laquelle toutes les minorités avaient pu vivre jusqu'à présent en parfaite harmonie.
>

>
Tous les journalistes indépendants - qui sont pratiquement les seuls à avoir enquêté sur place - ainsi que les habitants de ces régions où des bandes armées font régner la terreur, témoignent de cette situation, qui ne cesse d'empirer. Ils rapportent tous que même les anciens opposants du régime de Bachar-el-Assad, qui réclamaient une accélération des réformes politiques en cours, sont aujourd'hui derrière leur président pour défendre leur patrie contre l'agression étrangère et participent aux manifestations pacifiques qui rassemblent régulièrement un ou deux millions de personnes, notamment à Damas et à Alep. Ils ne cessent de réclamer plus de protection de la part de l'armée syrienne, décimée par les terroristes islamistes (notamment qataris), qui utilisent des armes lourdes fournies par l'étranger.
>
>
Rappelons que la Syrie a généreusement accueilli deux millions de réfugiés irakiens, en majorité des minorités persécutées, comme les Chrétiens, et un demi-million de Palestiniens.
>

>
Face à la propagande de guerre éhontée des théocraties obscurantistes et sanguinaires du Golfe (Qatar, Arabie Saoudite), et des pseudo organisations de droits de l'Homme, comme l'OSH (elle-même dirigée par les Frères Musulmans), propagande relayée par la quasi-totalité des media occidentaux - toutes tendances politiques et religieuses confondues -, Soeur Agnès-Mariam de la Croix, supérieure du monastère de Saint-Jacques l'Intercis à Qâra (Syrie) témoigne de la situation réelle sur son site que nous vous recommandons de visiter:
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www.maryakub.org <http://www.maryakub.org/>
>
>
Nous craignons fortement que cette communauté subisse le même sort que les moines de Tibéhirine enlevés et assassinés sauvagement par le GIA en Algérie en 1996 - la politique de chaos, de terreur et de massacres sauvages déployée actuellement en Syrie en notre nom étant tout à fait similaire.
>

>
Le fait que le Saint-Siège ait récemment nommé un nouveau patriarche maronite, Mgr Boutros Béchara Raï, avec pour mission de défendre l’ensemble des chrétiens d’Orient, aussi bien face à l’extrémisme musulman que face aux projets états-uniens qui l’alimentent, a ranimé l'espoir dans cette communauté.
>

>
Je vous remercie d'avoir eu la patience de lire cet appel, et de le faire suivre à vos contacts si vous le jugez pertinent.
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>
Si vous ne pouvez faire de don, si minime soit-il, des messages de solidarité à cette communauté l'aiderait à garder confiance et à poursuivre sa Résistance contre la Barbarie.
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Adresse mél:
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deirmaryakub@gmail.com
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Bien fraternellement, et en vous souhaitant de bonnes fêtes
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Texte intégral de l'Appel de Soeur Agnès-Mariam de la Croix


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« Monastère Saint Jacques l'Intercis Qâra – Syrie www.maryakub.org <http://www.maryakub.org/> deirmaryakub@gmail.com deirmaryakub@gmail.com>
>
>
« En cette veille de Noël, la Syrie où nous servons le Corps du Christ, est endeuillée par des évènements tragiques. Par-delà le tintamarre médiatique et le bruit de plus en plus grandissant des armes ce sont les civils, innocents, hommes, femmes, enfants et vieillards que Dieu a créé à Son Image et Ressemblance qui payent le prix du sang, de la détresse et de la disette. Comme toujours ce sont les pauvres qui sont les victimes de la folie des grands.
> Suite à une mission d'information avec des médias catholiques j'ai été amenée à visiter la ville de Homs et ses environs. J'ai été remuée au plus profond de ma conscience par la tragédie que vit la population civile, notamment les chrétiens. Ces derniers sont surtout concentrés dans les quartiers centraux de la ville qui sont devenus le repaire de bandes armées que personne jusqu'à présent n'a réussi à identifier.
> Toujours est-il que ces bandes imposent une loi martiale en vertu de laquelle les fonctionnaires qui rejoignent leur travail sont susceptibles de représailles, y inclus les enseignants dans les écoles publiques. De même les artisans, les vendeurs et même ceux qui ont une profession libérale sont la cible d'actes terroristes qui visent à paralyser la vie sociale.
>
Les résultats de ces méthodes coercitives sont des plus terribles : chaque jour des innocents sont égorgés ou kidnappés. Des familles perdent ainsi le père, le fils ou le frère. Les veuves et les orphelins sont dans la nécessité. Ceux qui n'ont pas affronté le spectre de la mort doivent faire face à la séquestration forcée dans leurs domiciles où ils cherchent à survivre sans travail.
>
Les maigres économies de ces familles s'amenuisent. La plupart sont d'un niveau moyen et en-deçà. Désormais la pénurie se fait ressentir en cet hiver qui s'annonce rigoureux. Le mazout fait cruellement défaut à beaucoup..
> De plus, une aide alimentaire et médicale de première nécessité devient une urgence. De retour à Qâra j'ai noté que les mêmes stratagèmes appliqués à Homs ou à Qusayr sont appliqués chez nous par les insurgés.
> D'un côté ils continuent à organiser des manifestations-studios pour les besoins médiatiques des chaînes mainstream (Al Jazeerah, Arabia, BBC, France 24 et relais) tandis qu'ils font régner la terreur dès la tombée de la nuit.
> Il est désormais interdit de circuler, sous peine de se faire abattre, après 18 heures à Qâra.
Depuis une semaine trente hommes armés sont venus dans cinq camionnettes sur la place du village avec des marteaux compresseurs. Ils ont éventré la chausséeet, en toute impunité, ils ont sectionné les cables de téléphone et les ont traînés avec eux pour les jeter dans le désert. Depuis deux jours, les miliciens ont forcé l'école municipale et ils l'ont volée.
>
Etant supérieure de l'antique monastère de Saint Jacques l'Intercis à Qâra, du diocèse grec-melkite catholique de Homs, Hama et Yabroud, et ayant vu de mes yeux l'immense souffrance de ces familles je lance un appel à nos amis et bienfaiteurs pour un projet urgent.
>

>
Venir en aide aux familles syriennes sinistrées qui n'ont plus les moyens de subsister. Nous vous proposons d'adopter une ou plusieurs familles par mois. Voici ce que nous comptons faire. Acheter du mazout, acheter de l'alimentation de base. Distribuer aux familles.
>

>
Prix du mazout : 18 LS le litre (0,3$).
> Strict nécessaire pour une famille durant un mois : 150 litres.
> Prix du mazout par famille pour un mois : 2700 LS (45$)
> Portion alimentaire pour un mois : 55 $ (5kg de farine, 5 kg de riz, 5 kg de bourghol, 5 kg de lentilles, 10 kg de sucre, une bouteille d'huile d'olive, une bouteille d'huile végétale, une petite boite de graisse, 8 paquets de macaronis, une boite de confiture, des biscuits et divers)
> Total prévu pour un mois par famille: 100 $
>

>
Je demeure à votre disposition pour tout service utile pour ce projet si important dans les temps difficiles qu'affronte la population civile en des lieux de plus en plus nombreux, soumis à la loi martiale de ceux qui ont pour mission de déstabiliser la Syrie.
>

>
Soeur Agnès-Mariam de la Croix»
>

>
>
Banque postale à Paris:
> IBAN : FR74 2004 1000 0107 3466 3C02 047 BIC : PSSTFRPPPAR »

>

 

 

11:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/12/2011

Deux textes sur la Syrie - A difuser l8

 
 
Sent: Wednesday, December 28, 2011 3:22 AM
 
Subject: Deux textes sur la Syrie - A difuser
 
 

DEUX TEXTES SUR L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE

 

 

PREMIER TEXTE : THIERRY MEYSSAN  DIRECTEMENT DE DAMAS.

 

À lire….

 

http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2011-12-27/lnr.pdf

 

 

DEUXIÈME TEXTE :

 

 

LA RUSSIE LACHERAIT-ELLE LA SYRIE ?

COMMENT NAVIGUER ENTRE DEUX MERS ?

 

Robertbibeau@hotmail.com

 

28.12.2011

 

 

« La Russie lâche Damas et l’ONU s’agite », titrait le journal Libération le samedi 17 décembre (1). Le quotidien jaune – propriété du milliardaire Édouard de Rothschild – s’agite depuis quelques mois, à l’unisson avec quelques autres torchons français, et réclame une agression ‘humanitaire’ contre la Syrie victime d’infiltration d’escadrons de la mort, de snipers et de mercenaires bénéficiaires de l’aide française, turque, israélienne et américaine (2).  

 

Le journal obéissant à son créancier – officier de l’État-major Sarkozyste – se réjouit vertement du revirement diplomatique russe, qui,  jeudi le 15 décembre 2011 présentait à l’ONU un projet de proposition sur la Syrie coincée entre la Caspienne et la Méditerranée.

 

Le lecteur qui ne lirait que le titre et le chapeau de l’article aurait la fausse impression que le Kremlin capitule complètement et s’apprête à soutenir une résolution à «la libyenne» au Conseil de sécurité de l’ONU. Autant dire que les aviations franco-britannique et israéliennes obtiendraient l’autorisation de bombarder  la population civile, massacrant des milliers de syriens sous prétexte d’empêcher leur massacre – un ‘remake’ du tragique drame libyen, du « déjà vu », écriraient les scénaristes hollywoodiens.

 

La lecture attentive de l’article  révèle cependant la véritable nature du projet de résolution que le cynique ambassadeur français à l’ONU a qualifiée de «manœuvre russe» pour duper la ‘communauté internationale’. En effet, dans son projet de proposition, le Kremlin suggère de condamner les violences de toutes les parties (y compris des djihads soutenus par l’OTAN et des snipers payés par la CIA) et dénonce l’illégal approvisionnement en armes et munitions des escadrons de la mort implantés en Syrie par quelques puissances étrangères, une allusion évidente à la France, la Turquie, Israël et les États-Unis (3).

 

La position de la diplomatie russe a très peu changé si ce n’est qu’elle a effectivement pris l’initiative d’une proposition de résolution au Conseil de sécurité afin de permettre aux journalistes à la solde de l’AFP, de Libération, du Monde, du Figaro, de TF1 et TF2 d’accréditer le mensonge d’un soi-disant  isolement de Damas sur la scène internationale, ce qui est strictement faux. Un grand nombre de pays soutiennent le gouvernement syrien légitime mais les médias occidentaux ne le rapportent pas.        

 

Chacun est cependant en droit de se demander le pourquoi de ce compromis de la diplomatie russe qui avait jusqu’ici condamné tout rififi en Syrie? Quelques pages plus loin le journal Libération fournit réponse à cette question.

 

Après dix-huit ans de négociation entre le Kremlin et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) – les États-Unis ayant récemment levé leur véto – la Russie fait son entrée à l’OMC. Voilà pour les trente deniers (4).

 

Le plus long marathon de tractation de l’histoire de l’OMC se solde par la capitulation de Washington et la victoire du parangon de l’organisation. Cependant le peuple russe ne doit rien attendre de cette adhésion si ce n’est l’asservissement de leur économie nationale aux diktats de cet organisme de commerce international. L’Europe est depuis longtemps assujettie à cette dictature avec les résultats financiers et commerciaux que l’on sait.

 

La politique et la diplomatie sans principe des puissants de ce monde donnent souvent lieu à ce type de tractation : La Russie trahit la Syrie pour le bénéfice des États-Unis qui en retour accommodent la Russie auprès de l’OMC – et la roublarde Russie  tente de ne pas livrer le supplicié et de finasser sur le libellé du papier à déposer au Conseil de sécurité. Car la Russie maintient une vieille alliance de guerre avec la Syrie et elle entretient une base militaire à Tartous sur la Méditerranée. Les puissances impérialistes jouent ainsi sans état d’âme avec la vie des peuples qui leur sont assujettis.

 

L’éditorialiste du journal Le Monde, informé de la manigance russe pour obtenir son ticket d’entrée à l’OMC, sans accoucher du libellé de résolution souhaité propose comme alternative de créer un «groupe de contact» sur la Syrie, auquel le premier intéressé, le gouvernement syrien légitime, ne serait pas convié, ni la Chine, ni les nombreux pays qui supportent la Syrie. Seuls y participeraient la Russie stipendiée, la Ligue Arabe de triste renommée, et la ‘communauté internationale’ de Sarkozy et d’Obama, c’est-à-dire les quelques pays qui présentement arment et financent illégalement les djihadistes infiltrés, les bandits en liberté et les snipers payés par leurs affidés et qui sévissent contre la population syrienne dans les rues d’Homs et d’Alep (5).

 

Un tel «groupe de contact» sur la Syrie comploterait contre le peuple syrien à l’identique du groupe de contact créé il y a des années sur la question de la colonisation et de l’occupation de la Palestine par les criminels de guerre  sionistes avec pour seul résultat d’assister avec complaisance au bombardement de Gaza, la ville martyr, et de condamner le Hamas d’avoir résisté à son extermination.

 

La Russie défend ici ses intérêts impérialistes et joue la vie des syriens pour obtenir quelques avantages pour les siens – la France et les États-Unis défendent leurs intérêts impérialistes – et complotent pour faire tomber le gouvernement de el Assad inféodé au Kremlin afin d’y imposer un nouveau gouvernement inféodé à l’Élysée. Quel intérêt y a-t-il dans tout cela  pour le peuple syrien ?

 

Tous ces puissants espèrent que par la suite la route de Téhéran sera ouverte pour les hordes barbares européennes et les légions étrangères du Nord. Tous ces malfrats oublient que Bagdad sous domination iranienne bloque toujours la route vers les puits iraniens et que le Détroit d’Ormuz est toujours aussi vulnérable aux armes de Téhéran  (6).

 

Triste «Printemps arabe» où des révoltés souffrent et meurent Place Tahrir, à Tunis, au Bahreïn ou à Sanaa pensant contribuer à libérer leurs pays ravagés par la peste impérialiste d’une alliance comme d’une autre, d’un camp comme d’un autre,  chassant un tyran avant qu’un autre s’installe sur le trône des «Rois nègres arabes» pour imposer les mêmes soumissions, les mêmes trahisons, les mêmes collaborations avec les puissances qui ont manigancé pour les imposer. Toute cette mascarade porte le nom de démocratie bourgeoise en néo-colonie ; c’est de cette parodie de démocratie impopulaire que les peuples arabes doivent se défaire. Le pouvoir des peuples arabes est dans la rue, juste au bout du fusil (7).

_____________________________________________

 

 

(1)    «La Russie lâche Damas à demi-mot, l’ONU s’agite» Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page 10.

 

(2)    «L’ambassadeur américain à Damas recrute des insurgés». Silvia Cattori. 27.11.2011. http://www.silviacattori.net/article2426.html <http://www.silviacattori.net/article2426.html>

 

(3)    http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe <http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe>

 

(4)     «La Russie intègre finalement l’OMC». Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page 19.

 

(5)    «Il faut créer un groupe de contact sur la Syrie». Le Monde. Lundi 19.12.2011. Page 1.

 

(6)    http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html <http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html>  .

 «Menacer l’Iran et préparer l’invasion de la Syrie». Robert Bibeau. 17.11.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724 <http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724> 

 

(7) «Le plan américain de Grand Moyen-Orient bat de l’aile.». Robert Bibeau.  19.10.2011.  http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557 <http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557>  et  http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=5694

 

09:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

BELGIQUE, FRANCE, OTAN: un budget de la guerre sous-évalué, des dépenses masquées... l8

C’était dans “SOLIDAIRE”, hebdo du PTB ...
BELGIQUE, FRANCE, OTAN: un budget de la guerre sous-évalué, des dépenses masquées...
De plus en plus de fric pour les guerres impérialistes et colonialistes à des milliers de kms de nos frontières. Des guerres d’ agression et d’occupétaions, décidéespar les autres: les U$A, la France, la GB, l’Otan...
RoRo

 

Défense :: Un budget sous-évalué

Alors que, comme partout en Europe, l’austérité budgétaire est présentée comme la seule issue possible à la crise, nos gouvernants ne manquent pas d’argent pour les guerres. Et, alors que

les coûts militaires réels augmentent, le budget de défense est systématiquement sous-évalué.

Laura Meyer
 

Le poste « défense » dans les budgets gouvernementaux belges et français est sous-estimé, puisqu’on prend de l’argent en dehors des budgets de la défense pour financer les efforts de guerre. La guerre en Libye ne fait pas exception. (Photo Solidaire, Laura Meyer)

Les dernières années, le montant des opérations belges à l’étranger n’a fait qu’augmenter, passant de 115 millions en 2007 à 170 millions en 2010. Avec la prolongation du conflit libyen, décidée le 16 septembre par le gouvernement, le montant total des opérations belges à l’étranger atteindra au moins 188 millions d’euros en 2011. Cela fait une augmentation de 63 % en quatre ans.

Dans le quotidien De Standaard du 12 août, on pouvait lire que les frais pour l’effort de l’armée belge dans la guerre en Libye ne provenaient pas du budget de la Défense, mais d’un « pot fédéral ». En France aussi, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, annonçait que les 320 millions d’euros que la France a dépensés les six premiers mois de la guerre, seront « mutualisés dans le budget global de l’Etat », et non pris sur celui de la Défense. En d’autres termes, le poste « Défense » dans les budgets gouvernementaux belges et français sont sous-estimés, puisqu’on prend de l’argent hors des budgets de défense pour financer les efforts de guerre. La guerre en Libye ne fait pas exception. Officiellement, Pieter De Crem annonce que le budget de la Défense belge pour cette année est de 2,7 milliards d’euros. Or sur le site de l’Agence Européenne de Défense, on donne les chiffres de ce qui est réellement dépensé annuellement à la Défense en Belgique. On y remarque que ces coûts ont augmenté entre 2005 et 2009 de 21 %, passant de 3,3 milliards d’euros à un peu plus de 4 milliards.

Pour l’Otan, ce n’est pas suffisant

Le chef de l’armée, le général Charles-Henri Delcour, s’est plaint récemment de ce que le budget de la défense belge n’était « que » de 0,84 % du PNB. Nous sommes ainsi « avant-derniers au classement des 28 États-membres de l’Otan ». Pour le général, l’objectif de l’Otan est que chaque État-membre consacre 2 % de son produit national brut à la Défense. Pour la Belgique, cela aurait signifié 6,8 milliards euros en 2008. Le secrétaire général de l’Otan,  Anders Fogh Rasmussen, a déjà annoncé que, en mai 2012, lors du prochain sommet de l’Otan à Chicago, les leçons de la guerre en Lybie seront tirées. C’est-à-dire que les États-Unis ne peuvent plus être le seul État-membre à mettre à disposition ses jolis avions sophistiqués sans pilote. Les autres pays-membres de l’Otan devront également acheter de tels avions. A cet effet, Rasmussen a élaboré un plan spécial : les achats seront effectués de manière groupée, sous la direction d’un seul État, très discrètement et en dehors des budgets des défenses. Rasmussen appelle cela laSmart Defense, qui doit pouvoir être réalisée, en dépit de la crise économique et des mesures d’austérité.

 

09:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/12/2011

"L’Iran et le Drone : Un Désastre Ravageur pour les USA … : SIL ENCE ! l8

 
SILENCE !
RoRo
 
 
 
 
Subject: brève
 
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article123625

"L’Iran et le Drone : Un Désastre Ravageur pour les USA …

de : Georges STANECHY
mercredi 21 décembre 2011 - 09h18
2 commentaires

Les hurlements du vent ne font pas trembler la Montagne
Proverbe Chinois

Silence des médias occidentaux, presse, radio, TV, chroniqueurs obsédés de buzz, praticiens patentés du "bashing" capables de s’emparer du moindre prétexte dès qu’il s’agit de diaboliser Russie, Chine, Cuba, Venezuela et autres boucs émissaires désignés à la vindicte d’une opinion publique droguée de désinformation…

Censure privatisée, parfaitement rodée.

Parfois, dans la presse européenne ou nord-américaine, quelques maigres entrefilets, comme à regret, de reprises de communiqués d’agence de presse, lénifiants, noyés dans la masse de ce qu’on n’a pas le temps de lire. Alors que les médias du reste du monde n’ont cessé d’en faire leurs titres et articles ces jours derniers, particulièrement en Asie.

L’évènement qui s’est produit le dimanche 4 décembre 2011 présente, pourtant, des implications immédiates et une portée géopolitique d’une colossale importance. Composant un cocktail qui devrait passionner “journalistes d’investigation” et “experts médiatiques de politique étrangère”, esprits curieux et friands d’actualités, amateurs de jeux vidéo, lecteurs de BD et de romans d’espionnage assaisonnés aux missions ou exploits “impossibles”.

Coup de théâtre fusionnant tous les ingrédients des hautes technologies : aéronautique futuriste, guerres secrètes entre services spéciaux ou renseignements militaires, CyberWars ou conflits mêlant télécommunications cryptées et informatique bardée de codes et pare-feux, ruses minutieusement architecturées face aux foucades de l’arrogance stupide…

Silence, expression d’un déni.

Celui d’un désastre militaire et technologique majeur, immense, ravageur, pour les USA, dans leur prétention hégémonique à dominer le monde.

Aux conséquences multiples.

Ce désastre vient de leur être infligé par l’Iran.

Ses spécialistes en CyberWars, en « guerre électronique », se sont emparés d’un exemplaire de son drone technologiquement le plus sophistiqué. Avion sans pilote à bord, radioguidé au moyen d’un système satellitaire, qui avait décollé d’Afghanistan. Le faisant atterrir en douceur, après en avoir neutralisé les systèmes de sécurité, avec une parfaite maîtrise, sur une de leurs bases aériennes.

L’appareil avait pénétré l’espace aérien iranien, se croyant indétectable pour l’avoir effectué précédemment à plusieurs reprises, sur une profondeur de 225 km au nord-est du pays. Survolant Kāshmar, capitale de la province de Razavi Khorasan.

Kāshmar, à 926 km de Téhéran, célèbre pour la beauté veloutée de ses tapis laine et soie à l’extraordinaire finesse des motifs rehaussés, dans leur brillance, d’un subtil équilibre de couleurs et nuances. Amateurs et collectionneurs de tapis persans, notamment dans les pays de l’Eurasie, en raffolent. A 220 km de la frontière afghane dans le nord-est du pays, près du magnifique désert de Loot, un des plus beaux de la planète. La proximité de l’air chaud lui permet de cultiver une quarantaine de variété de raisins, avec une des plus savoureuses productions mondiales de safran (1). Réputée, aussi, pour la qualité de deux universités : Payame Nur University, spécialisée dans l’enseignement à distance, et Azad University.

Le drone n’était pas là pour photographier universités, hôpitaux, stations d’épuration d’eau et centrales électriques de la ville. Photos et plans sont disponibles au public. Les Iraniens savent que ces infrastructures civiles figurent parmi les cibles prioritaires, malgré l’interdiction internationale des Conventions de Genève, en cas de bombardements par “La Communauté Internationale”. Comme ce fut le cas en Palestine-Gaza, Irak, Afghanistan, Liban, ou en Libye récemment réduite en cendres. (2)Pas davantage pour inventorier les sites touristiques de la région…

Pang-Li-ChinaDaily-05122011.jpg
Rires en Chine sur la diabolisation obsessionnelle de l’Iran par les occidentaux

Le Chihuahua

Il ne le savait pas, impatiemment attendu ce jour-là. Une réception spéciale lui était réservée, s’agissant d’un drone d’exception. De loin, beaucoup plus perfectionné que les “drones-tueurs”, armés de missiles, spécialisés dans les massacres quotidiens de civils en Afghanistan ou au Pakistan, aux noms sanguinairement évocateurs : “Reaper” (La Faucheuse), “Predator”... (3)

Non. C’était la superstar de l’arsenal USqui franchissait la frontière iranienne, un « drone espion » : le RQ-170 Sentinel. La crème de la crème, en termes de haute technologie aéronautique et militaire, un concentré de tout le savoir et de la technicité la plus secrète, même auprès de ses alliés et vassaux, du complexe militaro-industriel US.

Peu d’exemplaires construits. Si précieux que seule la CIA en détient l’exclusivité : mise au point, programmes des missions, pilotage, exploitation des informations recueillies. Son pilotage s’effectue à partir de la base de Tonopah dans le Nevada, via des relais satellite. Les RQ-170 Sentinel chargés d’espionner Iran, Pakistan et Chine, limitrophes de l’Afghanistan, sont dans leur majorité physiquement positionnés et gérés par la CIA, depuis 2008, sur la base aérienne de Shindand, avec leurs équipes de maintenance, même s’ils sont pilotés à partir des USA.

Située à 1.500 mètres d’altitude dans la province de Hérat à l’ouest de l’Afghanistan, face à l’Iran, la “Shindand Air Base” est destinée, chez les stratèges US, à servir de plateforme logistique dans l’éventualité, souhaitée par tous les traîneurs de sabre à Washington, d’une invasion de ce pays. Car, rien ne justifie une telle démesure de moyens face à une guérilla de résistance nationale, faiblement armée, en Afghanistan. Cette gigantesque base vient de faire l’objet d’un triplement de son infrastructure et pistes en 2011, et une nouvelle piste va encore être rajoutée début 2012. La longueur de ses pistes permet de recevoir les avions de transport géants C-17 Globemaster III<. (4)

Le RQ-170 Sentinel, drone à long rayon d’action capable de voler à 15000 mètres d’altitude, sa forme en delta lui donne une envergure de 26 mètres en largeur, 4,5 mètres en longueur, 1,84 en hauteur. Equipé d’un réacteur General Electric TF34 connu pour sa robustesse et sa fiabilité. Son équipement, son “design”, son “avionique”, pour reprendre le jargon du métier, sont dérivés du fameux bombardier B-2, réputé indétectable par tout système radar. D’où son qualificatif de “furtif” selon l’expression technique, “stealth” en anglais. (5)

RQ170122011.jpg

Cette merveille aéronautique a ainsi une “signature”, une identification ou un repérage, parmi les plus faibles : acoustique, infrarouge, visuelle et radar. Quasiment, impossible à détecter, passant inaperçu. Quand il l’est, c’est trop tard, ayant disparu ou déjà frappé. En raison de deux caractéristiques : =>Son aérodynamisme en forme d’aile-volante en matériaux composites, au profilage offrant peu de prise aux ondes radars adverses

=>Son revêtement spécial, sa “peau” (wing skins) comme disent les spécialistes, dont la composition multicouche est ultrasecrète, absorbant tous types d’ondes de détection radar.

Il embarque le nec plus ultra de ce que science et technique ont pu rendre opérationnel sur le plan de la détection, de la surveillance, du radioguidage, et des transmissions cryptées : interception de communications, prélèvement par capteurs (sniffers) d’émanations chimiques ou radioactives même à doses infimes, prise de photos et de films par tous temps et toutes résolutions de nuit comme de jour, identification des positions radars ennemies, centres de commandements, localisation de bunkers et souterrains, etc.

L’ensemble de cet appareillage est si sophistiqué et sensible qu’il est nécessaire d’abriter ce drone, en dehors de ses missions, dans un hangar climatisé.Pareil « trésor volant » évolue, évidemment, dans un environnement sécurisé à l’extrême. Quatre systèmes de sécurité le rendent quasiment invulnérable :

i) et de guerre électronique les plus récents et les plus puissants

ii)Doublement systématique des éléments essentiels de sa motorisation et de son pilotage, avec basculement immédiat de l’un à l’autre dès l’amorce d’une panne improbable

iii)En cas de perte de contact avec son pilote à terre, procédure de mise en pilotage automatique avec programmation de son ordinateur de bord en guidage autonome lui permettant de retourner à sa base initiale, dans une sorte de « retour au pigeonnier »

iv)En cas de défaillance du pilotage automatique, ou du système de « retour au pigeonnier », phase terminale par destruction automatique, ou plutôt pulvérisation en vol, pour qu’il n’y ait aucune possibilité de récupérer une quelconque pièce ou trace éventuelles à récupérer par des mains autres que celles des agents de la CIA.

Dans leur mégalomanie coutumière, les experts militaires et du renseignement US l’avaient surnommé “The Beast of Kandahar”, où il fut exhibé et filmé en vidéo au décollage en 2007 pour la première fois. La Bête, le Monstre… Mais encore, en argot anglais, The Beast c’est le flic méchant, à la matraque facile, la brute, la terreur légitimée par l’insigne et la loi du plus fort…

Les ingénieurs Iraniens ont apprivoisé, domestiqué, The Beast.

Le transformant en Chihuahua docile, couettes enrubannées au vent, allant sagement se coucher selon leurs instructions, et dans la soumission, sur le coussinet qu’ils lui avaient assigné. A son insu, coupant ses relations satellitaires, se substituant au pilote du Nevada, gérant tous les recoins de son ordinateur de bord, son cerveau, le manipulant de brillante façon au point de le faire atterrir, sur ce qu’il croyait être sa niche ou son “pigeonnier” d’origine : la “Shindand Air Base”. Intact.

Saluons, sportivement, ce fantastique et historique exploit.

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Spy drone Iran Dec 2011

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Présentation du RQ-170 Sentinel intact par l’Iran. La grille qu’on aperçoit est l’entrée du réacteur, situé au milieu de “l’aile volante”, conçue pour éviter “l’ingestion d’oiseaux”.

Un cadeau impérial

Mais, allons au-delà.

Conséquences, perspectives, bouleversements, impacts, s’amoncèlent : juridiques, économiques, technologiques, militaires, géopolitiques.
Un regard sur les plus déterminants s’impose pour qui veut comprendre l’ampleur de l’évènement. Reste deux attitudes : soit examiner d’un œil clinique et logique les faits, soit en nier l’évidence, l’importance, en se réfugiant dans une idéologie sclérosante.

Essayons la première voie, en retenant brièvement quelques dimensions :

i)Droit International et Bellicisme

« Acte hostile », gravissime, dénoncent les Iraniens, en saisissant les instances de l’ONU. Sachant qu’ils n’obtiendront rien. Mais, ils ont raison sur le fond, en droit international, et pour le principe : une fois de plus, tendre à l’ONU le miroir de ses postures hypocrites, son double jeu et son incurie. Imaginons qu’un drone russe ou chinois ait pénétré de 225 km à l’intérieur des frontières des USA… Dans l’hystérie médiatique, ce ne seraient que cris, résolutions, sanctions, en cascade, de “La Communauté Internationale”.

Plus révélateur est le comportement de la nomenklatura US. Lundi dernier sur CNN, l’ancien vice-président Dick Cheney, le second de Bush, reprochait à Obama de ne pas avoir immédiatement donné l’ordre de bombarder l’endroit où avait été vu pour la dernière fois le drone capturé par les Iraniens :

« La bonne réponse à cette affaire était de réagir immédiatement dès que l’appareil a été capturé et le détruire… Cela peut être fait à partir d’une opération aérienne. Cela peut être réalisé par une rapide frappe aérienne ». (6)Non seulement, aucune volonté de s’excuser ou de regretter un tel « acte hostile », mais, au contraire, il paraît naturel de passer aussitôt, jouant les outragés, à un « acte de guerre ».

Position partagée par les politiciens du Congrès US. Notamment, chez les candidats "républicains" aux primaires présidentielles en cours dans une surenchère délirante : tels, l’ancien président de la Chambre des Représentants Newt Gingrich, (7), ou encore Rick Santorum, qui ne cessent de préconiser l’assassinat des dirigeants de l’Iran ainsi que celui de ses scientifiques. Exigeant, outre ses centres de recherche atomique, le bombardement de ses productions de pétrole et de gaz, ses infrastructures portuaires, etc.

Un tel degré d’inconscience, d’irrationalité, de fanatisme, à ce niveau de responsabilité, démontre combien la caste dirigeante américaine est gangrénée par un ramassis de milliardaires-voyous, analphabètes de la situation du monde. Etalage d’arrogance, de mépris des peuples, de la vie humaine et des principes élémentaires du respect du Droit à l’Autodétermination. Véritables gangsters psychopathes de la violence, substituant l’Assassinat, le Bellicisme, au Droit International.

Face au désastre militaire et technologique que représente la saisie intacte du RQ-170 Sentinel par les Iraniens, leur fureur aveugle ne semble pas se calmer…

ii)Science et Technologie

Le Président Ahmadinejad, ingénieur de formation, s’en délecte dans l’ironie. Synthétisant, dans un entretien avec une télévision latino-américaine, un des aspects majeurs de cette opération, évoquant un “cadeau” :

« Les américains ont peut être décidé de nous offrir cet avion espion… »

Assurément, “cadeau” est bien le terme. Impérial. Au minimum, d’une valeur de 50 milliards de dollars. Et, je pèse mes chiffres !... Ce n’est pas simplement le prix de l’appareil et de son équipement. C’est aussi celui de la masse des brevets, fournis gratuitement à l’Iran.

Celui de l’ensemble, de l’aboutissement sur plusieurs décennies, des programmes, budgets, financements, centaines de milliers d’heures de recherches, d’essais, de mises au point, de savoir-faire (know how), dans une multitude de disciplines et de techniques : aéronautique, motorisation, matériaux composites, réseau de fibres optiques embarqués, logiciels de bord, interfaces satellitaires, radars, télécoms et radioguidages, optiques et systèmes électro-optiques, photos, système d’imagerie hyperspectrale, systèmes de piratages téléphoniques et informatiques, d’écoutes, prélèvements chimiques-bactériologiques, sondes ou sniffers de particules radioactives, etc.L’équivalent d’une visite guidée, portes ouvertes, par le Pentagone, au cœur de l’arsenal et du "secret défense" de son industrie de l’armement. Le complexe militaro-industriel US soudainement nu comme un ver, sous les projecteurs. Tous les systèmes de navigation, de radar, de furtivité, de mesures et de contremesures électroniques, intégrés aux appareils les plus perfectionnés des forces aériennes US et occidentales, offerts aux patientes investigations des spécialistes Iraniens.

Non seulement le fameux bombardier B-2, mais aussi le chasseur de dernière génération F-35, qualifié de “furtif”, qui a le même fabricant que le drone espion : Lockheed Martin. Chasseur polyvalent (Multirole Joint Strike Fighter) qui équipe progressivement l’aviation, la marine, le corps des marines (modèle spécial à décollage vertical), des USA, ainsi que la Royal Navy britannique. Prochainement une vingtaine pour Israël, livrables à partir de 2018, avec une option sur 55 supplémentaires. Sous la pression du lobby sioniste, le Congrès US a bloqué la vente du F-35 à l’Arabie saoudite qui devra se contenter du F-15 de conception ancienne, et de plus, dans une version bridée...

Paradoxe, l’Iran bénéficie dès aujourd’hui des technologies les plus secrètes et précieuses de l’aéronautique US que l’Arabie saoudite, un des plus fidèles alliés des USA, n’obtiendra jamais, et qu’Israël ne pourra utiliser que dans sept ans ! “Cadeau”,faisant apparaître ridicule, dérisoire, caduc, l’embargo obsessionnel des occidentaux sur le transfert de technologie à l’Iran…

Mais, rien n’y fait. L’arrogance indécrottable des responsables US et de leurs « experts militaires » demeure. Exemple : un analyste du Teal Group (expertise en aéronautique et spatial), Richard Aboulafia, minimise le cataclysme dans une métaphore méprisante :

« D’un point de vue du secret, c’est comme si on avait fait tomber une Ferrari dans une culture du char à bœuf ». (8)

Fanatisés, conditionnés, niant les faits, abrutis d’idéologie coloniale, la nomenklatura US ne peut fantasmer l’Iran qu’en désert technologique, peuplés de sauvages, incapables de décoder, adapter, tirer le moindre enseignement de la saisie d’un appareil de haute technologique que ses ingénieurs ont fait atterrir comme une fleur sur leur territoire. L’arrogance n’est-elle pas une manifestation imbécile, une pathologie déconnectant de la réalité, précipitant droit dans le mur ?… Symptôme du pathétique suicide intellectuel d’une oligarchie.

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Rires en Chine sur les menaces des va-t-en-guerre contre l’Iran
L’Oncle Sam tient dans ses bras le rapport de l’IAEA
sous le regard impatient de Netanyahou

Le Lièvre et la Tortue

Certes, sur le papier le rapport de forces théorique entre l’Empire et l’Iran reste inchangé. Une vague de bombes atomiques peut réduire en poussière l’Iran, en quelques secondes. Toutefois, utiliser la force atomique, contre un Etat qui n’attaque personne, n’occupe aucun pays dans la violence ni la spoliation, serait pour l’Empire se mettre au ban de la planète entière. Même, sous prétexte de guerre préventive fondée sur des mensonges. D’où l’intensité de la “guerre secrète” imposée à l’Iran.

Comme dans la fable du "Lièvre et la Tortue", rattrapant dans beaucoup de domaines le retard accumulé sous la dictature du Shah inféodée aux industries de l’armement occidentale, pour préserver son indépendance l’Iran a édifié une performante industrie de la défense et du renseignement. Adossée à une infrastructure scientifique et technique de premier plan, aux nombreuses universités, multiples centres de recherches et milliers d’ingénieurs (ce qui va exiger des services occidentaux beaucoup d’assassinats pour les exterminer jusqu’aux derniers…).

Ce coup terrible, envoyé en pleine figure de l’appareil militaire américain et occidental dans son ensemble, est révélateur. L’opération réussie d’arraisonnement du drone espion, préparée de longue date, méticuleusement mise au point, en est une éclatante démonstration.L’Iran, sur les 10 dernières années, a abattu, neutralisé, de nombreux drones franchissant ses frontières. La plupart ont été récupérés sous forme de débris et reconstitués, certains en bon état. D’autres ont été complètement perdus, dont deux abattus au-dessus des eaux territoriales du Golfe Persique. Les autorités iraniennes vont prochainement organiser une exposition, destinée dans un premier temps aux ambassadeurs et aux professionnels de l’information, pour présenter le drone espion arraisonné, encadré de 7 autres drones en bon état : 4 israéliens (violation des frontières est) et 3 américains (violation des frontières sud et ouest).

A partir de cette mine d’informations, les Iraniens avaient organisé des équipes multidisciplinaires de recherche et développement afin de pénétrer tous les secrets du fonctionnement de ces aéronefs sophistiqués. D’autres équipes, se relayant nuit et jour, se sont spécialisées, par type de drone, dans un véritable travail de fourmi : suivre toutes leurs évolutions, en Iran, en Afghanistan. Et, même au Pakistan, où une de leurs équipes était présente en permanence.

Le drone a un grand défaut : il est excessivement bavard, une pie jacassant sans interruption. Ne pouvant cesser de communiquer avec son pilote au sol pour savoir où se diriger, envoyant un flot continu d’images, d’informations et prélèvements divers. Une masse de communications faciles à enregistrer, même en langage codé. Ce bavardage continu facilite grandement l’apprentissage de son langage. Rien de plus facile : quel que soit son niveau de cryptage, un langage codé « se casse ». Les Iraniens comptent parmi eux les meilleurs mathématiciens et logiciens du monde (dont de nombreuses femmes…), jonglant avec les algorithmes et les supercalculateurs avec autant de facilité qu’un joueur de frisbee. (9)

Dernière étape, à partir du décryptage, décortiquer le fonctionnement de son cerveau. Qui n’a rien à voir, pour le moment, avec la complexité du cerveau humain. Un simple logiciel de bord qui, par définition, livre celui utilisé au sol. Avec leurs différents modes d’échanges d’instruction via les satellites. C’est ainsi que la “feuille de route” du RQ-170 Sentinel destiné à violer les frontières de l’Iran pour l’espionner, était connue de la défense iranienne dès son décollage…

S’amusant à pénétrer les ordinateurs de la “Creech Air Force Base” dans le Nevada et y infecter de quelques virus retors, pendant plusieurs semaines à l’insu des spécialistes US, l’ensemble de leur flotte de drones. Générant de multiples incidents, jusqu’à provoquer l’écrasement d’un drone de type Reaper aux Seychelles cette semaine. (10)

S’il est possible de disposer de tous les codes sources pour arraisonner des drones adverses, en gérant leurs liaisons terrestres et satellitaires parmi les plus fortement protégées, il faut savoir que la maîtrise d’algorithmes et de logique est encore plus simple dans le contrôle des stations de radars, avions, bateaux, chars d’assaut, missiles. Jusqu’aux relations satellitaires coordonnant les troupes au sol…

Constat implacable : les forces armées iraniennes, sur le plan opérationnel de la « guerre électronique », ont atteint l’excellence. Faisant au moins jeu égal, si ce n’est plus, avec leurs adversaires potentiels. Ceux qui prétendent l’envahir auront en face d’eux non pas un pays sans "défense électronique" comme la Palestine, le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan ou la Libye, qu’ils sont habitués à écraser dans la facilité et l’impunité, après avoir “aveuglé” leurs défenses aériennes quand ils en ont, mais des forces comparables aux leurs… (11) The Beast, emblématique d’une géopolitique mégalomaniaque de l’absurde, subitement devenue l’ombre d’elle-même.

Préfigurant le sort d’un Empire décadent…

(1) Safran qu’on retrouve sur nos tables, du fait d’un embargo hypocrite profitant surtout aux intermédiaires véreux, dans un conditionnement "espagnol", "turc", ou autres appellations d’origines non contrôlées…

(2) Cf. in Justice ou Injustice internationale, Daniel Lagot, Edditions L’Harmattan, 2009, Les Conventions de Genève, art. 85.5, énoncent parmi les crimes de guerre :
« soumettre la population ou des personnes civiles à une attaque »
« lancer une attaque indiscriminée atteignant la population civile ou des biens de caractère civil, en sachant qu’elle causera des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens civils, “excessifs par rapport à l’avantage militaire et concret attendu” ».

(3) Ces “drones-tueurs” sont responsables des plus grand massacres actuels de civils en Afghanistan et au Pakistan, sous prétexte de tuer des “commandants Talibans ou membres d’Al Qaïda”. Comme lors de la guerre du Vietnam, à l’exemple des luttes des puissances coloniales contre une révolte face à leurs prédations, tout chef de village est assimilé à un rebelle, un insurgé, un terroriste, ou un Taliban. En conséquence : tué avec sa famille, quand ce n’est pas avec l’ensemble de son village. Dans la stratégie de lutte contre une résistance nationale, le premier objectif étant de déstructurer une société en éradiquant un quelconque “leadership”.

(4) L’USAF y a affecté le 838th Air Expeditionary Advisory Group, cohabitant avec les services spécialisés de la CIA.

(5) Le coût “officiel” de chaque B-2 avec ses pièces détachées et sa maintenance, est évalué à 2,13 milliards de dollars ("B-2 Bomber : Cost and Operational Issues Letter Report, 14 August 1997, GAO/NSIAD-97-181."

United States General Accounting Office). Attaquant toujours de nuit, les B-2 ont été le fer de lance de l’écrasement de l’Irak sous les bombes en 2003, au cours duquel ils ont lancé plus de « 1,5 millions de pounds » (1 pound = 0,45359237 kg) de bombes de tous calibres. Jusqu’à une tonne par bombe.

Trois d’entre eux, furent les premiers appareils de l’OTAN, à pénétrer dans l’espace aérien Libyen pour y bombarder des aérodromes en mars 2011, déversant une quarantaine de bombes.

Dans les deux cas, pour « renverser » un dictateur… Ils ont été aussi utilisés au Kosovo et en Afghanistan, pour annoncer l’arrivée de « la démocratie »…

(6) "The right response to that would have been to go in immediately after it had gone down and destroy it," […] "You can do that from the air. You can do that with a quick air strike.”, http://rt.com/news/iran-obama-drone-request-713/

(7) Inconnu de l’opinion publique internationale jusqu’à sa récente et délirante déclaration qualifiant les Palestiniens de « Peuple inventé et terroriste »…
(8) "From a secrecy standpoint, it’s like dropping a Ferrari into an ox-cart technology culture", http://www.defensenews.com/story.php?i=8517205&c=AIR&...

(9) La Chine possède le deuxième plus puissant supercalculateur du monde, et le plus rapide, avec son Nebulae Dawning de 1,2 pétaflop et 55680 cœurs Intel…

(10) http://rt.com/usa/news/seychelles-drone-us-iran-711/

(11) Avec d’autant plus de facilité quand ils leur ont vendu le matériel de défense antiaérienne dont ils connaissent toutes les caractéristiques, emplacements, systèmes de surveillance et de communication, disposant de tous les codes sources qu’ils peuvent neutraliser en un claquement de doigt. Exemple : les missiles antiaériens “crotale” livrés par la France à la Lybie (9 unités d’acquisition & 27 unités de tir) n’ont abattu aucun avion ni hélicoptère …"

http://stanechy.over-blog.com/artic...

21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

A deux pas d'une terrible ... b3

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Sent: Tuesday, December 20, 2011 12:35 PM
 
Subject: A deux pas d'une terrible ...
 



Objet : A deux pas d'une terrible ...
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Propagande médiatique, politique, idéologique

Syrie : A deux pas d'une terrible guerre


Les Etats-Unis et leurs alliés se préparent à agresser la Syrie dans le cadre du programme israélo-américain de déstabilisation de la région. Le prétexte est comme d’habitude de "protéger les civils" et d’instaurer une "démocratie" à l’occidentale. Mais bien sûr rien n’est moins vrai. Le but est de renverser le gouvernement syrien actuel et de le remplacer par un gouvernement fantoche au service des intérêts américano-israéliens sionistes.
 
source : alterinfo - Ghali Hassan 17 Décembre 2011
 
Il faut noter que, étant donné le soutien de la Syrie à la résistance libanaise et palestinienne contre le terrorisme israélien, et les liens de la Syrie avec l’Iran, le gouvernement du président Bashar al-Assad est considéré comme une "menace" aux intérêts d’Israël et des Etats-Unis. Dès lors, un gouvernement soumis aux dictats israélo-américains est vital pour isoler l’Iran et couvrir l’expansion sioniste israélienne. 

L’ingérence étrangère continuelle dans les affaires internes de la Syrie nous rappelle la récente ingérence étrangère criminelle en Libye, qui a commencé par la mise en place d’un "zone d’exclusion aérienne" qui était une invasion militaire illégale de la Libye. Les médias rapportent que les Etats-Unis et Israël ont loué les services de mercenaires saoudiens et libanais pour fomenter des troubles en Syrie et couper le gouvernement syrien de son peuple en attisant les divisions sectaires. 

La campagne de diabolisation menée par les Etats-Unis et leurs alliés pour délégitimer le gouvernement syrien est semblable à la campagne de diabolisation menée contre la Libye. Le 25 novembre 2011, la Ligue Arabe —une assemblée de despotes illégitimes contrôlée par l’Arabie Saoudite et autres fiefs pétroliers— a exclu la Syrie de la Ligue Arabe et réclamé des sanctions diplomatiques et économiques contre elle. Tout comme pour la Libye, l’exclusion de la Syrie de la Ligue Arabe fournit aux Etats-Unis et à leurs alliés une couverture pour attaquer la Syrie et envahir une nation musulmane de plus. 

La Ligue Arabe a un long passé de traîtrise et ne correspond plus à rien.. Selon Mahdi Darius Nazemroaya* : "Ce sont l’Arabie Saoudite et le Conseil de Coopération du Golfe persique (CCGP) qui ont pris le pouvoir dans la Ligue. Le CCG comprend les royaumes pétroliers des Emirats Arabes Unis du Golfe Arabique,le Koweït, le Barhein, le Qatar, Oman et l’Arabie Saoudite. Aucun de ces pays n’est exemplaire sans même parler de démocratie. Leurs leaders mis en place par les Etats-Unis ont trahi les Palestiniens, aidé à attaquer l’Irak, soutenu Israël contre le Liban, détruit la Libye et maintenant ils conspirent contre la Syrie et ses alliés régionaux." Il ajoute : "[La Ligue Arabe] a été phagocytée par Washington et sert ses intérêts et ceux de ses alliés au lieu des véritables intérêts arabes". Comme le CCGP, la Ligue arabe est un instrument de l’impérialisme américain. Son intervention honteuse contre la Syrie (une répétition de son intervention honteuse contre la Libye) constituent un acte de guerre contre un autre pays arabe. 

Le rôle joué par les despotes arabes soutenus par les Etats-Unis et menés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie et les Emirats Arabes Unis est méprisable. Et il est ironique que ces despotes se prétendent motivés par le souci des droits de l’homme et de la démocratie en Syrie. Des décennies de répression et de détournement des biens et des ressources individuels par ces régimes despotiques ont entraîné de hauts niveaux d’inégalité et de corruption dans leurs pays. En dépit de leur richesse ce sont des pays arriérés qui ont adopté le style de vie décadent des occidentaux et qui se sont détournés de l’Islam. Ils se sont ralliés à une secte extrémiste qui détruit la grande religion qu’est l’Islam. Ce sont des dirigeants non élus, illégitimes qui ne tolèrent aucune opposition à leur pouvoir tyrannique. 

L’Arabie Saoudite, est évidemment le régime le plus répressif du monde. C’est aussi le plus proche allié des Etats-Unis. C’est une monarchie absolue qui considère que les droits humains et la liberté menacent sa classe dirigeante corrompue. Les femmes saoudiennes ordinaires sont exclues des emplois et le chômage des jeunes s’élève à 40%. Les lois saoudiennes appelées "anti-terroristes" criminalise la dissidence et autorise la détention de longue durée sans jugement. Les dissidents sont traités avec brutalité. Le 21 novembre 2011, les troupes saoudiennes ont ouvert le feu sur une manifestation pacifique dans une province saoudienne orientale, faisant 4 morts et plus de blessés encore. Les dirigeants saoudiens ne tolèrent pas non plus la dissension dans les pays voisins. 

En mars 2011, les forces saoudiennes ont envahi le Barhein et ont écrasé brutalement les manifestants pro-démocratie. L’invasion a été encouragée et soutenue par l’administration américaine. Le rapport publié par la Commission d’Enquête Indépendante du Barhein (CEIB) a essayé de justifier le comportement et les lois de la monarchie absolue. Toutefois le rapport faisait état de "violations systématiques des droits humains" durant les attaques du gouvernement contre les manifestants. Le rapport de 500 pages décrit diverses violations commises par le régime despotique du roi Hamad Bin Isa al-Khalifa. Selon le rapport, des détenus —y compris du personnel médical dont le seul crime était d’avoir soigné des manifestants— ont été torturés et ont subi des abus sexuels. Le rapport a été aussitôt enterré par les médias occidentaux. 

Etape par étape, le modèle libyen est reproduit en Syrie. Le 28 novembre, l’ONU —le bras armé de l’impérialisme étasunien— a accusé les forces syriennes, qui défendent la nation syrienne contre les gangs et les terroristes armés sponsorisés par l’occident, de "crimes contre l’humanité".. Le rapport du soi-disant "Conseil des droits de l’homme de l’ONU" est entièrement basé sur des mensonges fabriqués par des Syriens expatriés à Londres, Paris et Washington. Le rapport accuse le gouvernement de "commettre des atrocités" mais ne parle pas des milliers de Syriens, dont des soldats et des policiers, tués et torturés par les gangs armés. Le principal but du rapport est de diaboliser le gouvernement syrien et de justifier l’agression militaire occidentale. Le rapport a été immédiatement diffusé par les organes de propagande occidentaux comme la BBC, CNN, Fox News, Al-Jazeera et la presse dirigée par l’empire de presse de Murdoch. 

Le rapport était une copie conforme des rapports de l’ONU sur l’Irak et la Libye avant leur invasion et leur destruction par l’armée US-OTAN. Le même paquet de mensonges qui ont servi à justifier la barbare agression des Etats-Unis contre l’Irak a été recyclé contre la Syrie. le rapport est le prélude de l’agression US-OTAN contre la Syrie. Où était le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pendant le génocide commis par les Etats-Unis en Irak ? Il est clair que l’ONU couvre les crimes de guerre de l’occident. La désinformation joue un rôle important en manipulant l’opinion publique et en créant une atmosphère de guerre. 

Pendant que l’ONU s’occupe de manipuler l’opinion publique mondiale en faveur des armées US-OTAN, le premier ministre anglais David Cameron et le despote du Qatar ont promis de soutenir les "groupes d’opposition" syriens (comprendre : leur fournir des armes et de l’argent) afin de promouvoir la "démocratie". David Cameron et le despote du Qatar ont amplement prouvé leur amour de la démocratie en détruisant brutalement la Libye. Aujourd’hui la Libye ressemble à l’Irak, pillée, ruinée et livrée à la violence. Des dizaines de milliers de Libyens (et d’Africains) ont été assassinés, des milliers se morfondent dans des prisons où on les torture et un tiers de la population est déplacée. 

Le président français Nicolas Sarkozy, toujours aussi assoiffé de sang, a appelé à la création d’une "zone humanitaire" de sécurité pour protéger les civils semblable à la "zone humanitaire" libyenne où des milliers de civils innocents ont été assassinés par les armées US-OTAN. Le prétexte des "droits humains" pour justifier l’agression est utilisé depuis l’essor de l’Allemagne d’Adolf Hitler. Les Nazis allemands ont justifié leurs invasions armées et leurs violences par la nécessité de "protéger des civils". De fait depuis le début des années 1990, on constate la montée du fascisme anglo-américain qui envahit et terrorise des nations sans défense et les détruit complètement sous prétexte de "protéger les civils". 

Selon le quotidien turc Milliyet (28 novembre 2011) : "La France a envoyé des forces armées d’entraînement en Turquie et au Liban pour former la soi-disant Armée Libre [syrienne] —un groupe de déserteurs syriens qui opère hors de Turquie et du Liban— pour préparer la guerre contre la Syrie". Des mercenaires étrangers ont été envoyés en grand nombre en Syrie par le Liban. Comme je l’ai dit plus tôt, ils sont armés et financés par la CIA, le MI6 britannique, le Mossad israélien, l’Arabie Saoudite, la Turquie le Liban et la Jordanie. 

Il faut se rappeler que l’insurrection armée contre le gouvernement syrien —financée et armée par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, Israël, le Liban et la Jordanie— s’est confinée à des petites villes et villages situés le long des frontières avec la Jordanie, le Liban et la Turquie. (Pour plus de détails voir mon article Target Syria). La très grande majorité des Syriens soutient le président Bashar al-Assad, en particulier dans les grande agglomérations comme Damas, Latakieh et Alep. De récentes manifestations dans ces grandes villes ont rassemblé des millions de supporters de al-Assad. 

La Turquie, quant à elle, exploite la violence pour servir ses intérêts impérialistes et ceux de l’OTAN. La Turquie a appelé à la mise en place d’une "zone tampon" en Syrie pour entraîner et armer la soi-disante "résistance syrienne" au gouvernement syrien. C’est une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Syrie ; la Turquie a aussi organisé des conférences visant à construire une opposition au gouvernement syrien et elle a joué un grand rôle dans la création du soi-disant Conseil National Syrien (CNS) une coalition d’opposants expatriés et d’extrémistes armés. Leurs leaders ont déjà promis de couper les liens de la Syrie avec l’Iran, les Palestiniens et les mouvements de résistance libanais dès qu’ils seraient au "pouvoir" en Syrie. 

Selon Ibrahim al-Amin, rédacteur en chef de al-Akhbar news, dans un interview récent pour le Wall Street Journal, le porte-parole du CNS, " Burhan Ghalioun, a été obligé (et c’est la seule explication) de dire clairement ce que l’opposition syrienne offrait à ses supporters des Etats-Unis, de Turquie, d’Europe et du Golfe en échange de leur soutien". De grandes quantités d’armes ont été introduites en contrebande en Syrie à partir de la Turquie pour fomenter une guerre civile dans le pays. La Turquie envisage même d’envahir la Syrie si Ankara reçoit le feu vert de Washington. Ce n’est parce que les "Turcs Blancs" se sont mis tout à coup à se soucier des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde arabe que la Turquie s’ingère dans les affaires intérieures de la Syrie, mais par intérêt personnel et pour servir les intérêts des Etats-Unis et des sionistes israéliens. 

La Turquie se présente comme un "médiateur" impartial dans la région, un "pont" entre l’Occident et les pays musulmans. En réalité, les Turcs Blancs sont au service de l’impérialisme occidental et promeuvent ses intérêts dans la région depuis le règne de Kamal Ataturk. La Turquie s’enorgueillit d’être un pays musulman mais elle épouse un "Islam calviniste" à l’occidentale qui est en contradiction flagrante avec les principes de l’Islam. Les décennies de relations entre la Turquie et l’état sioniste d’Israël et la participation de la Turquie aux guerres US-OTAN (La Turquie est membre de l’OTAN) contre les pays musulmans sont contraires à l’Islam. D’ailleurs de nombreux Turcs ont condamné le rôle de la Turquie dans la destruction de la Libye par l’armée US-OTAN et le meurtre de masse des civils libyens. De plus, la décision turque de permettre à l’US-OTAN de déployer un "bouclier" de missiles nucléaires sur son sol directement braqué sur l’Iran et d’autres pays musulmans est terriblement hypocrite et constitue une trahison de l’Islam. 

Le positionnement récent de la Turquie comme champion de la Palestine n’est qu’une rhétorique de façade destinée à la consommation intérieure et régionale. Si les Turcs Blancs se souciaient vraiment des droits de l’homme, ils mettraient fin à leur coopération avec Israël et imposeraient des sanctions à l’état sioniste. Les Turcs Blancs devraient balayer devant leur porte en ce qui concerne les droits de l’homme. Les Arabes peuvent et doivent rejeter le nouveau rôle de la Turquie comme gendarme de l’impérialisme et du sionisme. 

L’ingérence américaine dans les affaires de nations souveraines, dont les nations arabes, est bien connue. Les Etats-Unis sont le plus grand ennemi de la démocratie, des droits humains et du droit international. En ce qui concerne la démocratie, la classe dirigeante étasunienne préfère ce que Hillary Clinton a appelé "le type de démocratie que nous voulons voir". Le type de démocratie qu’on trouve en Arabie Saoudite, au Barhein, au Koweït, au Qatar, en Iran à l’époque du tortionnaire Shah Reza Behlavi, en Egypte sous le tyrannique Moubarak et au Chili sous le régime fasciste de Augusto Pinochet. En fait, il serait difficile de nommer un seul dictateur meurtrier qui n’a pas été (porté au pouvoir), financé et armé par les Etats-Unis et leurs alliés. Les Etats-Unis ont de grandes histoires d’amour avec des dictateurs sanguinaires et des fascistes. 

Qui plus est, des agences et des think-tanks étasuniens comme la Fondation Nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy -NED), l’Agence Etasunienne pour le Développement International (U.S. Agency for International Development -USAID), L’Institut pour une Société Ouverte (Open Society Institute -OSI) de George Soros et l’Institut National démocratique (National Democratic Institute -NDI), sont directement impliqués dans le financement de groupes d’opposition du monde arabe et d’ailleurs. Le New York Times (14 avril 2011) a révélé "qu’une série d’organismes et d’individus étaient directement impliqués dans les révoltes et les mouvements réformistes qui soulèvent [le Moyen Orient], comme le Mouvement des Jeunes du 6 avril en Egypte, le Centre des Droits Humains du Barhein et des militants de base comme Entsar Qadhi, un jeune leader yéménite ; ils reçoivent des formations et des aides financières de groupes comme l’Institut International Républicain, l’Institut National Démocratique et la Maison de la Liberté, une ONG des droits de l’homme basée à Washington". 

En Syrie, le NED est directement impliqué dans le financement de l’insurrection armée syrienne à travers son partenaire le Centre des Etudes des Droits de l’Homme, une organisation anti-syrienne. Dans le cas de l’Egypte, les Etats-Unis ont soutenu le régime de Moubarak jusqu’à la fin. Quand il a été finalement renversé, les Etats-Unis ont changé de camp et se sont employés à encourager les divisions et le sectarisme. En même temps les Etats-Unis ont continué à oeuvrer avec l’armée égyptienne, leur client fidèle, pour manipuler la "révolution" pour servir leurs intérêts et ceux des sionistes israéliens. Cependant, quand les Etats-Unis ne parviennent pas à provoquer des changements de régime à travers les soi-disant "révolutions de couleur" et les sanctions économiques, ils interviennent militairement (et illégalement). Ils l’ont fait en Irak, en Yougoslavie, en Libye et maintenant c’est la Syrie qui est menacée. 

Pour conclure, la Syrie n’est pas un pays parfait. Et comme dans tous les pays, l’opposition intérieure syrienne revêt différents aspects. Mais les Syriens sont contre la violence et l’ingérence étrangère dans les affaires de leur pays. Les Syriens veulent de vrais réformes —politiques et économiques— qui soient dans leur intérêt. le Peuple syrien a beaucoup souffert au cours de la dernière décennie. A cause des sanctions imposées par les Etats-Unis et de la présence en Syrie de plus de 2 millions de réfugiés irakiens, l’économie syrienne a stagné et les conditions de vie se sont détériorées. Le peuple syrien ne veut pas d’un changement de régime sponsorisé par les Etats-Unis. Un sondage de mars 2009 montre que plus des deux-tiers de la population syrienne ont une opinion défavorable des Etats-Unis. La décision de changer le gouvernement et le système politique syriens actuels doit reposer dans les mains du peuple syrien. 

De puissantes forces se rassemblent contre les Syriens qui sont aujourd’hui menacés d’une agression brutale visant à détruire et piller leur pays. Il ne faut pas rester sur la touche et se rendre complice par le fait de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il faut poursuivre la lutte pour le respect du droit international et contre les agressions. 

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/159211-syrie--a-deux-pas-dune-terrible-guerre?-par-

 
 

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

SYRIE: Étonnant: Les Inrocks disent la vérité sur Homs ! l8

From: Hess Madeleine
Sent: Wednesday, December 21, 2011 3:50 AM
 
Subject: Le président sud-soudanais, une visite de gratitude
 
petit journal de bord diffusé par la Coordination pour la Paix en Libye africaine
Ginette


De : Karim Mansouri <karim.mansouri1@...>
À : grianala@...
Envoyé le : Mercredi 21 Décembre 2011 1h11
Objet : Le président sud-soudanais, une visite de gratitude

Étonnant: Les Inrocks disent la vérité sur Homs !:

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Droits réservés
Mardi 20 Décembre 2011
 
Etonnant : Les Inrocks disent la vérité sur Homs !
Le PJF – paysage journalistique français – peut encore nous ménager des surprises, même sur un sujet aussi « bétonné » que la crise syrienne. La surprise est d’autant plus grande quand elle vient d’un journal aussi caricaturalement représentatif de la bien-pensance que Les Inrocks, organe central du boboïsme culturel français. Eh bien contre toute attente Les Inrocks viennent de publier un reportage sur la Syrie où l’envoyé de l’hebdo socialo-branché se croit obligé de contrevenir plusieurs fois aux clichés bien pensants habituels. Le reportage sur Homs devrait même faire honte à ses collègues d’I-Télé ou d’Arte !
D’abord, Karim Baïla note, sitôt arrivé en Syrie, qu’il y a plus de barrages de l’armée au Liban qu’en Syrie. ensuite à Damas il ne peut que constater le calme, et même l’insouciance, de la population, et s’extasie presque devant les terrasses de café bondées d’une jeunesse joyeuse. Et où des chrétiens manifestent leur soutien au régime et leur « refus de la déstabilsation de la Syrie« .
Karim Baïla observe, peut-être pour rassurer ses lecteurs, que Damas n’est pas un bastion de la contestation. Justement, le journaliste des Inrocks se rend à Qousseir, dans l’ouest. Passé – sans encombre – un barrage de l’armée, Baïla arrive dans une ville apparemment fantôme, suintant la tension ; là, une dizaine de jeunes le conduisent dans une ferme isolée où « cantonnent » quelques « combattants » de l’ASL. Qui se lancent dans les diatribes habituelles contre Bachar. Las, la conférence improvisée est abrégée par un retour offensif de l’armée régulière.
Homs : les enfants chrétiens interdits de Noël par les insurgés
Direction Homs. Première impression : deux policiers viennent d’être abattus par des activistes et, un peu plus tôt, un bus de voyageurs a été mitraillé, plutôt par des rebelles que par des hommes de Bachar. On entend des tirs continuels, les gens traversent les rues en courant. L’homme des Inrocks se rend dans le quartier « le plus dangereux » de Homs : un ancien quartier à touristes. Karim Baïla y rencontre une famille chrétienne dont le chef, Rachid, lui décrit une situation des plus pénibles : depuis des heures la famille est cloîtrée chez elle. Enfin « chez elle » : elle a dû, la semaine précédente, fuir son vrai domicile, situé dans « la rue de la mort » , des « terroristes » ayant enfoncé leur porte pour chasser la famille et installer leur poste de combat dans son appartement. Et tout  le reste et l’avenant, dans ce bastion de la « contestation » : « Cette année, il n’y aura pas de Noël pour les enfants » dit Rachid, qui en donne aussitôt la raison : « ‘On a reçu des avertissements dans les boîtes aux lettres, qui nous interdisent entre autres de décorer les façades de nos maisons ».
Et Rachid de continuer cette évocation de la vie dans les quartiers libérés par les « ASL/Salafistes » : « On ne vit plus » dit-il. « Dès la nuit, ils coupent l’électricité pour pouvoir patrouiller dans les ruelles. Ils ne sont même pas d’ici. » Et le Homsi précise que l’un de ces guérilléros, cagoulé, avait « un fort accent libanais » . Or c’est lui qui donnait des ordres aux autres.
Autres exploits de la résistance : le meurtre. Deux jours plus tôt, un des amis de Rachid a été tué d’une balle dans la tête parce qu’il ne voulait pas donner sa voiture aux activistes. La femme de Rachid confirme le témoignage de son mari : « Ces gangs tirent sur l’armée et les gens pour semer la terreur. On vit l’enfer depuis début novembre, cloîtrés dans nos maisons avec la crainte perpétuelle de recevoir une balle à travers les fenêtres. »
Et pus Rachid, sur le coup de 19 heures, demande au reporter de partir : « S’ils apprennent que nous parlons à un journaliste, c’est fini pour nous ! »
« On n’en peut plus, la population est prise en otage ! »
Et son guide raccompagne Karim Baïla dans Homs plongé dans la nuit. Pas une douce nuit : la fusillade est incessante, les rues sont désertes. Au matin, quelques écoles sont ouvertes, mais pas ou peu d’élèves. Là encore, le journaliste recueille des témoignages de civils terrorisés par les tirs de roquettes et d’armes automatiques. Des militaires repèrent le journaliste, l’emmènent dans leur poste aménagé dans un centre commercial. Baïla note qu’ils ont les traits tirés. Ces hommes n’ont pas dormi de la nuit. Et pour cause : le chef de poste dit que lui et ses hommes ont reçu 16 tirs de lance-roquettes. Baïla leur pose la question rituelle sur la violence de l’armée régulière à l’encontre de la population. L’officier répond sans ambages :
« Nous, nous tuons les terroristes. Hier, des dizaines de combattants venus du Liban ont investi le quartier pour en découdre avec nous, ils s’habillent en militaires et sèment la terreur. Nous avons passé une nuit infernale ! » Et le militaire pose la question : « Quel intérêt aurions nous à tirer sur la population ? Nous serions tellement mieux dans nos casernes, nous ne voulons pas la guerre civile » .
Karim Baïla se hasarde – conscience professionnelle louable – dans la fameuse « rue de la mort » . Là il reconnait un commerçant qui l’entraîne dans son magasin, prenant soin de refermer le rideau de fer : « Regardez, il y a eu des tirs dans mon magasin. On n’en peut plus de cette situation. La population est prise en otage. On ne veut plus vivre tous les soirs une guerre sans pitié ! »
Il ne reste plus à Karim Baïla des Inrocks à quitter Homs. Sur une dernière vision horriblement symbolique : « un corps, sur le trottoir, découpé en morceaux » , à côté duquel les passants vont et viennent sans lui prêter d’attention.
Rappelons que ce reportage est paru dans un hebdomadaire qui est à peu près l’exact correspondant journalistique de la chaîne Arte. Comme quoi les miracles d’objectivité existent, même dans la médiacratie française !

Qatar, l’émirat au double visage,

par Pascal Lorot

Qatar, l’émirat au double visage, par Pascal Lorot
IRIB- Le Qatar fait, aujourd’hui, main basse, sur le sport européen, voire, mondial. Après le récent rachat du "PSG", il vient d’acquérir, successivement, au bénéfice de sa chaîne Al-Jazira, les droits de la ligue 1 et ceux de la Champion League.
L’émir Hamad bin Khalifa Al-Thani avait, déjà, obtenu, parfois, dans des conditions jugées critiquables, par certains observateurs, l’organisation de manifestations de premier plan : Coupe du monde de football 2022, Mondiaux d’athlétisme 2017, Mondial de handball 2015… Sans compter des partenariats sportifs, qui confèrent à l’émirat une visibilité de premier plan, comme celui avec le Barça, en football, le Prix de l’Arc de Triomphe, en course hippique ou encore, le Tour de France, en cyclisme. La clé de cette politique ? Payer plus cher que les autres. Il faut dire que le petit émirat (11.500 km2, soit, environ, la superficie de la Corse) en a les moyens. Troisième producteur mondial de gaz, après la Russie et l’Iran, doté, aussi de réserves colossales, ses revenus se chiffrent en milliards de dollars annuels. La "Qatar Investment Authority" (QIA), son fonds souverain, serait, lui, doté de quelque 700 milliards de dollars.
Le sport est devenu un moyen pour le Qatar, d’exister, sur la scène mondiale. Exister, c’est, pour Doha, se protéger, face aux ambitions régionales de ses puissants voisins iranien et saoudien, qui, à vrai dire, n’ont jamais admis l’existence, à leur porte, de ce micro-État péninsulaire doté de colossales ressources, en hydrocarbures. Le deuxième pilier de cette visibilité mondiale, indispensable à la survie de l’émirat et de sa famille régnante, repose sur les médias. Avec Al-Jazira, Doha a fait une véritable OPA, sur l’information continue, en langues arabe et anglaise. Basée à Doha, la chaîne est, aujourd’hui, considérée comme une référence, en matière d’information audiovisuelle. Et elle n’est que la face la plus visible d’une myriade de facilités et de dispositifs, en matière de journalisme et de communication, qui vise à faire du Qatar, l’épicentre, à tout le moins, régional, du réseau de l’information mondiale. Cette diplomatie articulée autour du sport et de l’audiovisuel a fait ses preuves. Jusqu’à peu, considérée comme infréquentable, la famille Al-Thani voit, aujourd’hui, tous les responsables politiques et économiques occidentaux, au premier rang, desquels, nombre de leaders français, se transformer en courtisans. Il faut dire que l’émir est des plus généreux avec ceux qui se font ses zélateurs. Car, à force de largesses, on a tendance à oublier que l’émirat est tout sauf démocratique.
Nulle opposition, nulle presse libre. Al-Jazira est offensive, dans sa couverture de l’activité internationale, mais, jamais, la moindre critique n’est formulée sur le pays, qui l’accueille et la finance. Les parts d’ombre touchent, aussi, à la politique internationale. La très pro-occidentale Doha figure parmi les fidèles soutiens aux groupes islamistes les plus intransigeants. Le double jeu actuel du Qatar, en Libye, qui dispense, généreusement, son aide financière aux factions les plus radicales, laisse perplexe. Enfin, que penser du rachat massif, par la famille Al-Thani, directement ou par le biais de ses véhicules d’investissements, de pans entiers de notre économie et de notre patrimoine culturel ? Lorsqu’un dirigeant africain se permet d’en faire le centième, on parle de “bien mal acquis”, et, là, avec le Qatar, rien. Le sentiment de malaise est encore plus fort, lorsque l’on sait qu’en août 2008, alors que la crise financière mondiale était déjà une réalité, le Parlement français a voté un statut fiscal dérogatoire permettant aux qataris et à leurs investissement d’être affranchis de toute fiscalité. Le contribuable qui, lui, ne bénéfice d’aucun privilège, appréciera. La realpolitik est une réalité de la vie internationale. En l’espèce, elle trouve là un beau champ d’expérimentation.

Tunisie - Borhane Ghalioun,président du conseil national syrien « dégagé » à Gammarth, riposte par…une chaussure:

business news
Mardi 20 Décembre 2011
 
Tunisie - Borhane Ghalioun,président du conseil national syrien « dégagé » à Gammarth, riposte par…une chaussure
Borhane Ghalioun, président du conseil national syrien, présent à Tunis depuis le 16 décembre, dans le cadre du conseil syrien de transition, s’est vu accorder un accueil des plus « chaleureux » par de nombreux Tunisiens, rassemblés devant l’hôtel où il séjournait à Gammarth, hurlant : « dégage ! dégage ! »

Un accueil qui n’a pas manqué de susciter chez l’homme une réaction pour le moins inattendue. A la foule en colère, brandissant des slogans tels que « le peuple tunisien est un peuple libre », « ni US, ni Qatar » et agitant des drapeaux syriens, du haut d’une terrasse, Borhène Ghalioun - du moins celui qui semble être lui (également rapporté par le journal « Al Jarida ») - n’a pas trouvé d’autre moyen d’expression que de brandir sa chaussure haut devant les dizaines de manifestants en proférant des propos malheureusement inaudibles.
Un geste interprété par de nombreux observateurs comme étant humiliant et irrespectueux envers la Tunisie et le peuple tunisien et qui n’a pas manqué de raviver la colère des manifestants.

http://www.businessnews.com.tn


La Turquie devant le mur du génocide arménien

 
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Mounadil
Mardi 20 Décembre 2011
 
La Turquie devant le mur du génocide arménien
Les dirigeants turcs vont finalement de déconvenue en déconvenue du fait de leurs illusions selon lesquelles ils auraient été admis comme puissance alliée à part entière par les États européens.
Pourtant aussi bien les manœuvres dilatoires que les propos rejetant clairement une admission de la Turquie dans l’Union Européenne auraient dû leur mettre la puce à l’oreille.
Mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre et le « printemps arabe » a redonné vigueur à ceux qui, derrière le ministre Turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu pensent qu’Ankara peut-être le gendarme de l’Occident sur ses marches asiatiques.
Un raisonnement digne de l’homme malade  de l’Europe qu’est restée finalement la Turquie maintenant affrontée à une proposition de loi française sur la pénalisation de la négation du génocide arménien.
Là encore, le gouvernement turc a froncé les sourcils et levé la voix contre ceux avec qui il fait pourtant de grands projets concernant la Syrie voisine : menaces de rappel de l’ambassadeur de Turquie à Paris ou de mesures de rétorsion économiques.
Deux délégations turques  viennent d’arriver en France, l’une composée de députés, l’autre de représentants du grand patronat dans le but d’essayer de contrecarrer l’examen et l’adoption de cette proposition de loi.
Les choses semblent ne pas bien se présenter pour elles car, nous apprend la presse turque, la délégation d’hommes d’affaires dépêchée par la Turquie vient de se voir refuser la location d’une banale salle de conférence par un grand hôtel parisien.
La salle réservée par la délégation au Grand Hôtel Intercontinental, a été annulée à la dernière minute par la direction de l’hôtel pour cause d’indisponibilité, mais des informations sous-entendent que des pressions politiques sur la direction en seraient la véritable raison.
Du coup la délégation a changé précipitamment d’hôtel et décidé de tenir sa conférence de presse dans les locaux du consulat général de Turquie à paris.
Un dur rappel à certaines réalités pour les dirigeants Turcs.
Je vais me permettre d’adresser un conseil personnel à M. Erdogan, le premier ministre Turc en cas d’adoption de cette loi par le corps législatif Français. Je suis d’accord qu’on ne doit pas légiférer sur l’histoire mais, si le parlement français le fait…
Alors M. Erdogan plutôt que de se contenter d’agiter devant les autorités françaises le souvenir de leurs agissements en Algérie  devrait se rappeler qu’en 1830, année de la prise d’Alger, par l’armée française, la régence d’Alger était sous suzeraineté ottomane et que l’empire Ottoman était donc lui-même victime d’une agression.
A ce titre, le parlement turc serait tout à fait fondé à légiférer pour adopter une loi reconnaissant le génocide commis par la France en Algérie et pénalisant sa contestation.
Voilà une réponse qui aurait une plus grande portée que les rodomontades et les jérémiades qu’on entend à Ankara.

Turquie : la presse dénonce le suivisme envers l'OTAN 20/12/2011

Le quotidien "Jumhuriyat" a affirmé que la Turquie ne tarderait pas à payer le prix fort de son suivisme envers l'OTAN. "En acceptant de déployer les radars du bouclier anti-missiles, sur son territoire, la Turquie s'est exposée à un sérieux danger, un danger, dont le coût sera exorbitant", lit-on, dans cet article. Les Turcs sont hostiles au déploiement du bouclier anti-missiles de l'OTAN, en Turquie. Lundi, les jeunes manifestants ont défilé, à Istambul, contre la présence d'une base militaire US et des éléments du bouclier anti-missiles US, en Turquie.
IRIB
 

Le Navré

Do-Zone Parody
Mardi 20 Décembre 2011
 
Le Navré par Do-Zone Parody
Le Navré par Do-Zone Parody




Redéploiement massif des forces russes dans la région en prévision d’une guerre
Plusieurs unités marines russes naviguent en Méditerranée, notamment le porte-avion l’Amiral Kouznetsov qui se dirige vers le port syrien de Tartous, accompagnées de plusieurs sous-marins russes.

Selon la chaîne satellitaire  iranienne arabophone alAlam, citant des sources du ministère russe de la Défense, le Kremlin a  reçu des informations sur une possible attaque israélienne, avec le soutien des États-Unis contre les installations nucléaires de l'Iran !
"Cette aggravation de la situation géopolitique de la Syrie et de l'Iran inquiète la  Russie au point de la pousser à réviser le déploiement de leurs  forces stationnées dans le sud du Caucase , la Mer Caspienne ,  la Méditerranée et la mer Noire" estiment des sources militaires russes .
Or, cette question a été l’un de premiers points discutés au sommet russo-européen, organisé à Bruxelles. L'ambassadeur russe à l'UE, Vladimir Tchijov, avait  déclaré en marge de cette réunion, qu’une attaque militaire israélienne ou américaine contre l’Iran conduirait à une "dégradation catastrophique des événements."
Le diplomate a souligné  que "l'impact négatif d’une telle agression ne se répercutera pas seulement sur la région, mais aussi sur tout le globe ! »
Dans ce contexte, la Russie a déjà commencé, il y a un an, ses préparatifs militaires en vue de réduire les pertes potentielles en cas d'attaques contre Téhéran et elle est sur le point de les achever !
Parmi les nouvelles mesures militaires que Moscou a adoptées, celles relatives à sa base militaire 102ème située en Arménie.
 
En effet, le nombre des troupes de la garnison russe située dans la banlieue d'Erevan a été réduit, voire certaines unités militaires  on été redéployées dans la région de Gyumri,  près de la frontière turco-arménienne. Car selon les Russes, les forces américaines attaqueront l’Iran à partir du territoire  turc. D’où les familles des militaires russes ont été déplacées vers la Russie !
Toujours selon alAlama, s' il n’est pas clair le rôle que pourra jouer la base russe 102 dans un conflit irano-américain.Toutefois,  ce dont on est sûr c’est que depuis le début de Décembre, les forces militaires russes dans les bases en Ossétie du Sud et en Abkhazie, ont été placées en état d’alerte permanent .
De même, plusieurs flottes marines russes naviguent en  mer Noire dans les zones situées près de la frontière avec la Géorgie, car cette dernière rejoindra le camp hostile à l'Iran dans le cas d'un tel conflit.
Mais encore..
Le bataillon des missiles antinavires sol-mer (130 km), placé dans la région d’Ayzerpash au Daghestan a été placé lui aussi en état d’alerte.
De même, des  frégates équipées de lance-missiles, appartenant à la flotte russe de la mer Caspienne, ont été transportées du port  d'Astrakhan au port de la capitale du Daghestan. Et le  destroyer Tatarstan, équipé de missiles d'une portée de 200 km, sera rejoint par le destroyer  Volgodunsk  équipé d'artillerie côtière lourde.
Récemment, plusieurs unités marines russes naviguent en  Méditerranée, notamment le porte-avion l'Amiral Kouznetsov  qui se dirige vers le port syrien de Tartous. Des sources du ministère russe de la Défense ont affirmé que la flotte pourrait être  accompagnée de plusieurs sous-marins russes, a rapporté alAlam.
Et si la nature de la mission de ces forces maritimes reste plus ou moins secrète, les  fonctionnaires du ministère russe de la Défense, sont préoccupés par l'avenir de la base militaire  102, car elle représente un  point d’assise important pour la Russie dans le Caucase du Sud.
Rappelons  que la Géorgie a annulée en avril 2011, un accord devant assurer le  transfert des expéditions militaires de la Russie vers  l'Arménie via le territoire géorgien. Faute de cet accord, la base 102 ne peut être ravitaillée qu’à travers la voie aérienne, et pour ce qui est des matières premières comme le  carburant , elles sont assurées par la partie arménienne qui les achète de l'Iran.
Or, selon le général Youri Natkachov, qui a longtemps été le commandant adjoint des forces russes dans le Caucase du Sud: "En cas de conflit, la Russie pourrait briser  le siège en ouvrant par la force militaire  des couloirs en Géorgie pour assurer l'approvisionnement de l'Arménie".
L'expert a ajouté: «Il semble que l'armée russe est maintenant très méfiante à l’égard de l'Azerbaïdjan , surtout que durant ces trois dernières années , il a doublé son budget militaire et il a acheté des drones israéliens , sans compter  d’autres dispositifs de surveillance  militaire  avancée ,  ce qui est une source de préoccupation légitime pour  Téhéran et Erevan."
Pour sa part, le chef du Centre de recherches militaires russes,  Anatoly Tsifanok, a déclaré  que Bakou a haussé la  pression sur Moscou, exigeant une révision en hausse  du loyer de la station de radar Gabala. Mais,  dans le cas d'un différend entre l'Iran et l'Azerbaïdjan sur les champs pétrolifères situés dans le sud de la mer Caspienne, il est peu probable que Bakou soutiendra une campagne militaire contre l'Iran. Comme il est peu probable que l'Azerbaïdjan menace d’agresser l'Arménie. "
Un avis qui n’est pas partagé  par l'expert militaire russe Vladimir Popov , qui estime  «que dans l'éventualité d'une guerre contre l'Iran, l’Azerbaïdjan, et avec le soutien de la Turquie,  pourrait attaquer l'Arménie.  Et donc, les  forces armées russes se tiendront aux côtes des forces aériennes d'Arménie, voire les  troupes russes ne participeront pas au conflit à moins  d'une menace militaire de la Turquie ou d’Azerbaïdjan contre l’Arménie. "
 

 




21:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/12/2011

Appel de la CNAPD à rejoindre la manifestation nationale ce vend redi 02 décembre l8

 
 
Sent: Thursday, December 01, 2011 3:45 PM
 
Subject: Appel de la CNAPD à rejoindre la manifestation nationale ce vendredi 02 décembre
 

 

 

 

Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie ASBL Chaussée de Haecht 51 -1210 Bruxelles -Tél.02/640 52 62 - Fax 02/640 42 12 info@cnapd.be

 

Appel à rejoindre la manifestation nationale ce vendredi 02 décembre

 

Épargnons sur les bombes ! Austérité sur la guerre !

 

La CNAPD invite ses associations membres, ses sympathisants et militants à se rassembler sous la bannière de la paix lors de la manifestation nationale organisée en front commun syndical, ce vendredi 02 décembre de 9h30 à 13h.

 

Aidons le futur gouvernement à freiner les dépenses de l’État : la guerre en Afghanistan coûte 109 millions d’euros par an à la Belgique. La guerre en Lybie a coûté près de 20 millions d’euros en 9 mois. Épargnons sur ces campagnes meurtrières et contre-productives !

 

Épargnons aussi sur le coût exorbitant de l’entretien (et bientôt la mise à niveau) des armes nucléaires stockées en Belgique ! Épargnons sur le futur bouclier anti-missile que l’OTAN est entrain d’installer en Europe !

 

La participation de la Belgique à l’OTAN et à ses guerres meurtrières coûte énormément d’argent à la collectivité sans que jamais ces dépenses ne soient questionnées. La Belgique doit faire mieux que les 15 Millions de réduction de dépenses annoncée via la diminution d’effectifs. Elle doit stopper sa participation actuelle et éventuellement future aux campagnes militaires et renforcer ses efforts en politique de coopération au développement seule à même d’instaurer un monde plus en paix.

 

En prévoyant de geler l’aide au développement, le futur gouvernement se trompe de cible !

Nous vous donnons rendez-vous ce vendredi, sous la bannière : « Épargnons sur les bombes, austérité sur la guerre » à 9h30 au bas de la tour Belgacom, à la sortie de la gare du Nord.



appel à rejoindre la manifestation nationale ce vendredi 02 déce mbre.pdf

22:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |