30/10/2011

Encore du ............Scandaleux !!!] O-DICTATURE: du fric pou r les banques et pour des ... chars: c’ est en GRECE, dirigée pa r les “socialistes” ... c7l8

Subject: Encore du ............Scandaleux !!!] O-DICTATURE: du fric pour les banques et pour des ... chars: c’ est en GRECE, dirigée par les “socialistes” ...
 

La GRECE, c’ est aussi en EURO-DICTATURE capitaliste.

Son armée fait partie de l’ alliance impérialiste et colonialiste ricano-otano-occidentale ...

Les dirigeants “socialistes” grecs sont surtout européistes, avant tout contre leur propre peuple ... Ce qui veut tout dire ...

RoRo

 

 

 

C'EST ABSOLUMENT SCANDALEUX!!!


C'est scandaleux, personne n'en parle alors que ça devrait faire la une de tous les journaux.

> Les gens comme toi et moi, qu'on qualifie d' "ordinaires" doivent le savoir !!!!

Pendant que l'Europe renfloue la Grèce, à coups de milliards, avec notre argent, cette Grèce soit-disant en faillite commande aux Américains 400 chars Abrahams pour un peu plus de un milliard d'euros. (10 millions de dollars pièce).

 

Voici le lien :
>
http://www.atlantico.fr/decryptage/scandale-grece-plan-rigueur-mais-achat-chars-industrie-armement-americaine-199502.html

 

(Note de RoRo: publier ce lien, ne signifie pas que je partage personnellement les explications sur les causes EXACTES et les remèdes proposés par ce site face à la situation grecque)

 

 

 

Scandale : 
la Grèce dépense plus d'un milliard d'euros pour acheter des chars

Alors que la Grèce, en faillite potentielle, bénéficie d'une manne d 'aides financières (UE, FMI...), elle s'apprête par ailleurs à acheter pour plus d'un milliard d'euros de chars aux Etats-Unis...

Scandale :  la Grèce dépense plus d'un milliard d'euros pour acheter des chars...

Scandale : la Grèce dépense plus d'un milliard d'euros pour acheter des chars... Crédit Reuters

 

Patatras, l’information vient d’être divulguée par le quotidien espagnol « la Razon », la Grèce va acheter 400 chars lourds M1 Abrams d’occasion ainsi que 20 véhicules amphibie « AA7VA1 » aux États-Unis pour un montant estimé à 1,28 milliards d’euros. Ainsi les contribuables européens aident la Grèce pour que celle-ci fasse tourner l’industrie d’armement US. Les Polonais l’avaient inventé avec les avions de chasse en achetant en 2003 des F-16 avec les subventions européennes, les Grecs nous refont le coup en 2011 avec les chars d’assaut. Rappelons simplement que l’Armée française a en tout et pour tout 400 chars Leclerc pour 65 millions d’habitants, c’est dire si les grecs n’y vont pas avec le dos de la cuillère en terme de dépense pour leur budget militaire alors que la même semaine, comme le dit « la razon », le gouvernement grec se réunissait pour trouver 7 milliards d’économies dans les dépenses publiques.

Dès lors une seule question se pose : « De qui les dirigeants grecs se moquent ils ? ».

 

 

12:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/10/2011

Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN l8

Sent: Thursday, October 27, 2011 7:24 PM
 
Subject: Six pays africains prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye contre l'OTAN
 

Les jours qui viennent seront un test pour la communauté internationale et on verra si le droit international prévaut en ce qui concerne la Libye. Sinon, il est possible que la Libye ne s’enfonce encore davantage dans une guerre civile qui pourrait impliquer au moins six pays africains qui, selon les rapports, prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye protéger les civils contre les forces de l’OTAN et qui arrivent pour aider à la reconstruction du pays que l’OTAN a criminellement, inutilement et largement détruit.

Original in english :

http://countercurrents.org/lamb211011.htm

Le 20 octobre 2011 au soir, la Maison Blanche, le bureau du Secrétariat d’Etat, le Comité aux relations étrangères du Sénat américain et l’ambassade libyenne à Washington ont reçu un fax envoyé par une équipe légale internationale constituée aux USA qui se préparait à partir pour la Libye.

Ces hommes de loi internationaux contactés par des amis et des membres de la famille de Kadhafi ont accepté de représenter le second fils de Kadhafi, Seif al Islam Kadhafi, pour le défendre contre l’inculpation lancée contre lui par la Cour Pénale Internationale le 26 juin 2011 …Ils ont été informés par les supporters de Kadhafi en Libye et par les pays voisins que le CNT et les dirigeants de l’OTAN avaient l’intention d’assassiner Seif al Islam pour l’empêcher de parler aux médias internationaux et à ceux qui le soutiennent depuis que son père lui a transmis le pouvoir en août 2011.

Seif projette d’annoncer sa candidature aux prochaines élections. Des sondages en Libye montrent qu’il récolterait près de 70% des voix si on l’autorisait à se présenter dans le pays désormais contrôlé par l’OTAN. L’auteur de cet article fait partie de ce groupe d’hommes de lois internationaux qui veulent obtenir justice pour leur client, Seif al Islam. Voici un extrait du fax que nous avons envoyé à Washington :

« Nous exigeons que si notre client, Seif al Islam al Kadhafi, était arrêté, il soit protégé tout de suite et que, s’il était blessé, il soit confié à la garde constante du Comité international de la Croix Rouge jusqu’à ce que nous puissions le rencontrer et mettre la dernière main aux mesures provisoires de protection que nous prenons pour garantir sa sécurité.

« Nous insistons pour que notre client ne soit ni interrogé ni questionné par des représentants de l’actuel gouvernement libyen ni par des enquêteurs de la Cour Pénale Internationale avant qu’il ait pu rencontrer ses avocats ou avant d’être remis d’éventuelles blessures.

« Les droits de Seif al Islam doivent être respectés en vertu du droit international et nous demandons au Conseil de Sécurité de l’ONU et aux organisations des droits de l’homme de faire le nécessaire pour protéger notre client.

« Nous demandons respectueusement à la Cour Pénale Internationale de mettre sous bonne garde les restes humains de Mouammar et Moutassim Kadhafi et de mener une enquête médicolégale préliminaire dans le but de poursuivre les responsables de ces assassinats extrajudiciaires.

« Selon les informations fournies par les amis et les membres de la famille de notre client Seif al Islam, il ne fait aucun doute que l’OTAN a ordonné son assassinat. Son meurtre a été planifié, avec sans doute l’approbation de la Maison Blanche, pour épargner à l’OTAN d’avoir à rendre des comptes à la communauté internationale si les récits des témoins et les preuves solides et documentées, concrètes et circonstanciées rassemblées au cours des six derniers mois mettaient en lumière la nature exacte des ravages infligés par l’OTAN à la Libye et à sa population civile.

« Nous ferons bientôt parvenir à la Cour Pénale Internationale une requête officielle pour demander la protection de notre client et son transfert, s’il était capturé, dans une résidence hors de Libye afin qu’il ne soit pas assassiné comme l’a été aujourd’hui son père, le colonel Mouammar Kadhafi.

« Nous avons l’intention de tenir le gouvernement actuel de la Libye, les USA et l’OTAN pour pleinement responsables du meurtre brutal du père de notre client et de son frère, Moutassim, et de tout abus ou dommage dont pourrait souffrir notre client, Seif al Islam.

« Nous avons l’intention de démontrer à la Cour que depuis le passage de la Résolution votée par le Conseil de Sécurité de l’ONU le 17 mars 2011, l’OTAN a ciblé de manière répétée des objectifs civils au cours de 9000 bombardements de la Libye dans le but d’assassiner le leader libyen, le colonel Kadhafi, ses conseillers et ses assistants les plus proches.

« Nous avons l’intention de démontrer à la Cour que l’OTAN a, de manière répétée, causé des dommages à d’autres personnes pour aboutir à l’assassinat de Mouammar Kadhafi et que ses meurtriers savaient qu’ils recevraient de grosses sommes d’argent s’ils tuaient le colonel Kadhafi pour l’empêcher de témoigner contre les officiels de l’OTAN et les leaders occidentaux qui ont dirigé les huit mois de destruction de la Libye. »

Les jours qui viennent seront un test pour la communauté internationale et on verra si le droit international prévaut en ce qui concerne la Libye. Sinon, il est possible que la Libye ne s’enfonce encore davantage dans une guerre civile qui pourrait impliquer au moins six pays africains qui, selon les rapports, prépareraient des troupes pour les envoyer en Libye protéger les civils contre les forces de l’OTAN et qui arrivent pour aider à la reconstruction du pays que l’OTAN a criminellement, inutilement et largement détruit.

Franklin Lamb (23 octobre 2011)

Franklin Lamb fait partie de l’équipe d’avocats américains qui ont l’intention de défendre Seif al Islam contre les accusations lancées contre lui par la Cour Pénale Internationale.

05:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/10/2011

comité Valmy: Qui a vraiment tué Kadhafi c8

From: jemi
Sent: Saturday, October 22, 2011 11:38 PM
 
Subject: comité Valmy
 
COMITE
            VALMY
 
Accueil du site > ADHESION AU COMITE VALMY Manifeste Républicain > Qui a vraiment tué Kadhafi Le killer de Las Vegas venu de Sicile Manlio (...)

Qui a vraiment tué Kadhafi
Le killer de Las Vegas venu de Sicile
Manlio Dinucci

samedi 22 octobre 2011, par Comité Valmy

 

Le killer de Las Vegas venu de Sicile

Les images de Kadhafi lynché et tué par une foule féroce de miliciens ont été diffusées à l’échelle mondiale, pour démontrer qu’en Libye il s’est agi d’une rébellion populaire qui s’est terminée par le renversement de l’odieux dictateur. Version simpliste, appartenant aux puissantes « armes de distraction de masse » utilisées dans l’opération Protecteur Unifié.

Toute autre est la réalité qui vient au jour, comme le montre la reconstruction documentée des événements faite le 21 octobre par le quotidien britannique The Telegraph.

Après avoir joué un rôle clé dans la conquête de Tripoli, les agents de la Cia et du service secret britannique MI6, qui opèrent sur le terrain en Libye, se sont concentrés sur la chasse à Kadhafi, qui avait échappé aux bombardements massifs de l’OTAN. Tandis que les drones et autres avions espions, dotés des appareils les plus sophistiqués, survolaient jour et nuit la Libye, des forces spéciales étasuniennes et britanniques passaient au crible la zone de Syrte, probable refuge de Kadhafi. Celui-ci a été obligé, ces dernières semaines, de rompre le silence téléphonique, en utilisant un portable peut-être de type satellitaire. La communication a été interceptée, confirmant sa présence dans la zone.

Quand un convoi de plusieurs dizaines de véhicules est sorti de la ville, il a immédiatement été repéré par les avions espions : un Rivet Joint étasunien (qui peut repérer l’objectif à 250 Kms de distance), un C160 Gabriel français et un Tornado Gr4 britannique. A ce moment là, un drone Predator étasunien, qui avait décollé de Sicile et télécommandé via satellite depuis une base proche de Las Vegas, a attaqué le convoi avec de nombreux missiles Hellfire. Même si cela n’est pas spécifié, il s’agit d’un des Predator MQ-9 Reaper déployés à Sigonella (Sicile), où se trouve le personnel affecté à l’approvisionnement et à la manutention, et conduits par un pilote et un spécialiste des senseurs, tous deux assis à leur console aux Etats-Unis, à plus de 10mille Kms de distance. Le Reaper, en mesure de transporter une charge guerrière d’une tonne et demi, est armé de 14 missiles Hellfire (« feu d’enfer ») à tête antichar, explosive à fragmentation ou thermobarique.

Immédiatement après, le convoi a été frappé aussi par des chasseurs bombardiers français Mirage-2000 avec des bombes Paveway de 500 libbres et des munitions de précision Aasm (Armement Air-Sol Modulaire), elles aussi à guidage laser. Cette attaque a été décisive pour la capture de Kadhafi.

Ces faits démontrent que, en réalité, c’est l’OTAN qui a capturé Kadhafi, en le poussant dans les mains de miliciens musulmans de Misrata, animés d’une particulière haine à son égard. Et que c’est l’OTAN qui a vaincu cette guerre non seulement en larguant sur la Libye 40-50 mille bombes en plus de 10 mille missions d’attaque, afin d’ouvrir la voie aux « rebelles », mais en infiltrant en territoire libyen services secrets et forces spéciales pour réaliser et diriger les opérations de guerre. Le plan -décidé à Washington, Londres et Paris- était d’éliminer Kadhafi, qui dans un procès public aurait pu révéler des vérités incommodes pour les gouvernements occidentaux. Il n’est donc pas exclu que parmi la foule de miliciens hurlants, derrière le « jeune homme au pistolet en or » à qui on attribue le meurtre de Kadhafi, il y avait bien plus d’experts killers de profession.

Edition de samedi 22 octobre 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111022/manip2pg/02/manip2pz/312006/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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09:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/10/2011

Site du Comité Valmy c7l8

 
Sent: Friday, October 21, 2011 4:30 PM
 
Subject: Site du Comité Valmy
 
        valmy
         Comité Valmy    www.comite-valmy.org      info@comite-valmy.org                                                                          
                                                                   
nouveautés
    
  Kadhafi : un symbole anti -impérialiste africain - Assassiné, il devient un héros du combat des peuples pour la liberté Claude Beaulieu
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1976

        Le sang du lion et le festin des rats par Bahar Kimyongür  - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1980

        MES, le nouveau dictateur européen par Rudo de Ruijter et Jozeph Muntenbergh - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1960

        Plusieurs centaines de milliers de manifestants répondent à l’appel du PAME à Athènes
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1977

        Todd : « La dette publique est un mécanisme d’exploitation financière des biens publics »
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1959

        NON à leurs guerres et à leurs dettes ! NOUS NE PAIERONS PAS !!! - Hervé Poly - 1er secrétaire de la fédération du Pas de Calais du PCF
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1957

        Construction européenne : la méthode monnaie - La lettre Volée - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1975

        11-Septembre : « C’est un sujet sale que l’on ne peut toucher que si l’on n’a plus rien à perdre » Interview d’Olivier Taymans
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1948

        Kadhafigrad par Thierry Laronde - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1961

        LA DEMOCRATIE REVENDIQUEE EN OCCIDENT Par Ahmed Halfaoui - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1973

        Le vice-président soudanais : La civilisation occidentale menace l’humanité  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1966

        Corée du nord - VERS UN TOURNANT DIPLOMATIQUE ? André Aubry - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1972
       
        Egypte / Les Frères Musulmans égyptiens à l’épreuve de la révolution 1/3 par René Naba
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1950

        Égypte / Les Frères Musulmans égyptiens à l’épreuve de la révolution 2/3 Réné Naba  
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1974

        A propos d’Occupy Wall Street par Lloyd Blankfein, président de Goldman Sachs - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1969

        CEI : Poutine parlera Union eurasienne - RIA Novosti - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1967

        Ca vote, ça s’agite et ça empapaoute dur par Dimitri (16 octobre)   http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1965

        Débat Aubry/Hollande vu par un économiste de la démondialisation ( J Sapir ): "deux robinets d’eau tiède issus du ballon Delors"
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1958

        L’art de la guerre Le grand jeu africain - Manlio Dinucci - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1964
       
        L’escrimeuse tunisienne Sara Besbes pointe son épée au sol - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1963

        Les godillots de l’Assemblée nationale française vont-ils légiférer pour l’instauration d’un délit d’honnêteté ? Jacques Tourtaux     
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1962

        En célébration du centenaire de la révolution chinoise de 1911 Domenico Losurdo
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1956
       
        Al-Qaïda : la fin d’une légende par Michel Chossudovsky  - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1955

        Afrique : la balkanisation par la guerre - Francis Arzalier  - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1954

        Un million de manifestants à Damas Réseau Voltaire - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1953
       
        Libye : l’OTAN veut une guerre sans fin Russia Today  - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1952

        Après le 11 octobre : « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? » par Jean Lévy
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1951

        Manœuvres impérialistes au Yémen et en Libye  par Mohamed Belaali - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1947

        L’art de la guerre Que le colonialisme était beau - Manlio Dinucci  - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1946

        Drame au lycée Jean Moulin de Béziers (Hérault) :  un communiqué du PCF local 
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve613        

       

       

22:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/10/2011

LIBYE: Le sang du lion et le festin des rats l8

From: Democrite
Sent: Friday, October 21, 2011 12:04 PM
 
Subject: TR: Le sang du lion et le festin des rats
 

 

 


De : Kimyongur Bahar [mailto:bahar_kimyongur@...]
Envoyé : vendredi 21 octobre 2011 11:29
À : democrite
Objet : Le sang du lion et le festin des rats

 

Le sang du lion et le festin des rats

 

Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes.

 

Au milieu de ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans sa trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.

 

Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.

 

« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.

 

« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.

 

Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.

 

La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.

 

La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.

 

La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.

 

La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.

 

La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargée de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journaleux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlés par Kadhafi. Pure intox. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front Polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.

 

La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.

 

 

Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.

 

La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.

 

La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.

 

La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Elysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés la manche de sa tunique. Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.

 

A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.

 

Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque.

 

Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !

 

Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !

 

 

Bahar Kimyongür

21 octobre 2011

 

 

 

23:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

COMMISSION D ENQUETE DU CDH DE L ONU l8

 
 
Sent: Friday, October 21, 2011 10:18 PM
 
Subject: COMMISSION D ENQUETE DU CDH DE L ONU
 


 
L’ONU et des ONG réclament une enquête sur la mort de Kadhafi
 
GENEVE (Reuters) - L'ONU et des associations de défense des droits de l'homme ont demandé vendredi l'ouverture d'une enquête sur la mort de Mouammar Kadhafi, tué jeudi à Syrte dans des circonstances encore floues.
 
"Les circonstances de sa mort restent obscures. Une enquête est nécessaire", a estimé le porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, Rupert Colville, lors d'une conférence de presse à Genève.
 
Colville a jugé très inquiétantes les deux vidéos qui ont circulé jeudi montrant successivement Mouammar Kadhafi le visage et les vêtements en sang puis mort entouré de combattants.
 
Une commission d'experts, mise en place par le Conseil des droits de l'homme de l'Onu, enquête déjà sur les meurtres, actes de torture et autres violences commises en Libye, a-t-il rappelé.
 
"Le jugement de personnes accusées de crimes graves est un principe fondamental du droit international. Les exécutions sommaires sont absolument illégales. C'est différent si quelqu'un est tué au combat", a-t-il dit à Reuters Télévision.
 
Selon les Conventions de Genève, il est interdit de torturer, d'humilier ou d'assassiner des prisonniers.
 
Un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a rappelé qu'"une personne capturée doit être traitée correctement".
 
Amnesty international s'offusque également des conditions de la mort de l'ancien chef d'Etat libyen. "Si le colonel Kadhafi a été tué après sa capture, cela devrait être considéré comme un crime de guerre et les responsables devraient être traduits en justice", a dit Claudio Cordone, un des dirigeants de l'ONG.
 
Même malaise de la part d'Human Rights Watch (HRW).
 
"Nous ne pensons pas qu'il ait péri lors d'un échange de coups de feu. Est-ce que Mouammar Kadhafi est mort de ses blessures ou est-ce qu'il a reçu une blessure mortelle après avoir quitté cet endroit ?", a demandé Peter Bouckaert, expert de cette ONG, interrogé par CNN à proximité du lieu de capture de Kadhafi, à l'ouest de Syrte.
 
"Nous demandons une autopsie et une enquête. C'est une tache sur la nouvelle Libye qu'il soit mort dans ces conditions suspectes", a-t-il dit, avant d'ajouter que quatre vingt quinze corps ont été par ailleurs retrouvés à Syrte, certains portant les marques d'une exécution d'une balle en pleine tête.
 
La Russie a également estimé que Mouammar Kadhafi aurait dû être traité comme un prisonnier de guerre, dans le respect des Conventions de Genève.
 
Safia Kadhafi, la veuve de l'ex-dirigeant libyen, réfugiée en Algérie, a aussi réclamé une enquête des Nations unies.
 
Les dirigeants mondiaux n'ont pas regretté la disparition sans procès de Mouammar Kadhafi, pourtant réclamé par la Cour pénale internationale (CPI). Un procès aurait pu plonger dans l'embarras gouvernements étrangers et compagnies pétrolières occidentales, qui se sont rapprochés de Mouammar Kadhafi ces dix dernières années.
 

23:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/10/2011

pardon, MMes... Thatcher a eu une fille avec Bush: voilà le résu ltat l8

LIBYE: après Kadhafi, la “pax americana” ! Le peuple libyen “libéré” va maintenant se faire plumer par les ricano-otano-occidentaux, Ricains en tête...
Quand les Ricains “libèrent” et s’installent, ils ne partent plus ...
RoRo
 
Sent: Thursday, October 20, 2011 5:45 PM
 
Subject: pardon, MMes... Thatcher a eu une fille avec Bush: voilà le résultat
 
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...
 
 

***********
« La démocratie advient quand les pauvres sont vainqueurs de leurs adversaires, qu’ils en tuent une partie et en exilent l’autre et qu’ils partagent à égalité entre le reste de la population l’administration et les charges, et les magistratures y sont le plus souvent attribuées par des tirages au sort ». (Platon, République VIII, 557a).

21:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

LE PROJET AMERICAIN DE GRAND MOYEN-ORIENT BAT DE L'AILE

From: Hess Madeleine




Sent: Wednesday, October 19, 2011 9:07 PM

 

Subject: LE PROJET AMERICIAN DE GRAND MOYEN-ORIENT BAT DE
L'AILE


LE PLAN AMÉRICAIN DE « GRAND MOYEN-ORIENT » BAT DE L’AILE

 
La Nouvelle République : Un bref regard sur les cas égyptien et 

tunisien.

En Tunisie et en Égypte, l’armée aux ordres des
États-uniens a délogé les deux tyrans bien connus et pris le pouvoir
directement, ce que certains continuent d’appeler la plus grande «révolution»
de tous les temps
. Révolution que vous appelez duperie, d’ailleurs.
D’une part, pourquoi, et d’autre part, cela signifierait-il qu’elles
ont été télécommandées par les États-Unis ? Si oui, à quels desseins ?


Robert Bibeau : Il faut toujours adopter un point de
vue évolutif et dialectique lorsqu’on analyse un événement historique. Par
exemple, le soulèvement égyptien, pas plus que le soulèvement tunisien, n’ont
été le fait d’agents secrets qui auraient voulu renverser l’ordre établi au
sein de ces deux dictatures. Des dictateurs se créent de nombreux ennemis, à
commencer par leur propre peuple qu’ils pressurent et martyrisent, et de ce
fait, les dictateurs s’entourent de moyens de répression important, ce qui les
fait d’autant plus détestés de leurs commettants. Puis un jour, face à autant
d’injustice que leur politique dictatoriale engendre, une étincelle jaillit et
met le feu à toute la plaine. Le processus de soulèvement populaire est
toujours aussi mystérieux et imprévisible. Il a eu lieu, ce processus, dans
les deux cas qui nous préoccupent. Mais, dès que ce soulèvement a lieu, vous
avez aussitôt des milliers, sinon des millions de gens qui embarquent dans le
train de la Révolte qui n’est pas encore une Révolution. Rassembler
des millions de révoltés pacifiques qui crient à tue-tête sur des centaines de
places publiques entre Tunis  et Le Caire ne crée pas un
mouvement révolutionnaire.
Surtout si parmi ces insurgés, ce qui est
inévitable, se dissimulent des milliers d’agents secrets et de
mercenaires à la solde du pouvoir
en place. On ne peut parler de
soulèvement révolutionnaire que si les insurgés remettent en question le
pouvoir d’État et tentent de s’emparer de tout le pouvoir d’État pour fonder
un nouvel ordre social
. Si les insurgés demandent que le dictateur soit
limogé et qu’on leur offre qu’une junte militaire qui les oppriment prennent
les rênes du pouvoir et dirigent la nation comme du temps de Moubarak, mais
sans Moubarak, alors vous avez changé votre bonnet blanc pour un blanc
bonnet, ce n’est pas une révolution.

Robert Bibeau :
C’est au cours du mouvement populaire lui-même que Mme Hillary Clinton,
secrétaire d’État des États-Unis, ayant bien pris soin de vérifier auprès de
ses ambassades au Caire et à Tunis que la situation avait été reprise en main
par les armées égyptienne et tunisienne
, a soudainement proclamé que le
«Printemps arabe» visait à obtenir des élections dites «démocratiques»,
entendez par là des élections organisées par les riches et les
potentats locaux pour faire élire avec beaucoup de moyens financiers un
représentant de la classe dominante
. Bref, la révolte arabe
se résumait, selon elle, à une lutte pour l’obtention d’un
coupon de vote avec la mise en concurrence de centaines de partis marginaux,
dont aucun n’a de chances de l’emporter, mais qui auront l’immense privilège
de pouvoir s’afficher et placarder dans les rues pendant la mascarade
électorale. Un ou deux de leurs leaders se retrouveront députés grassement
payés. Seul, le candidat des riches avec ses moyens énormes et le
soutien des médias bourgeois aura une chance de l’emporter dans ce type
d’élections bien connu aux États-Unis, où il y a des élections quasi
permanentes et une misère totalement  permanente.


Jamais le jeune qui s’est immolé en Tunisie, jamais les
manifestants enragés au Caire ou à Alexandrie n’avaient lancé ce
slogan pour des élections, sauf quelques partis petits bourgeois dont c’est la
spécialité, se vendre à la grande bourgeoisie nationale pour servir de
courroie électorale de transmission entre le pouvoir pseudo démocratique et le
peuple floué encore une fois.
Les révoltés réclamaient des
emplois, une baisse des prix des denrées de base, de l’eau, des services
sanitaires et éducatifs, des logements, la fin du couvre-feu , de l’état
d’urgence et des lois spéciales de répression, l’abaissement des taxes et de
la vie chère, un meilleur pouvoir d’achat.
Qu’ont-ils obtenu après
avoir démantelé leurs barricades place Tahrir ? Rien, absolument
aucune de leurs revendications n’a été satisfaite,
mais les médias
bourgeois à la solde ont répandu la rumeurs que la «Révolution» était
victorieuse et que l’Égypte après Moubarak et la Tunisie après Ben Ali ne
seraient plus jamais pareilles, qu’ils deviendraient des pays de
bonheur où couleraient pour toujours le lait et le miel avec le droit
«démocratique» de choisir son dictateur.


Rien n’avait été accompli pour le peuple tunisien et pour le peuple égyptien, rien des demandes et des exigences du 

peuple, des insoumis, des insurgés floués par les médias
bourgeois
, la presse
internationale, Hillary Clinton et toute la coterie des petits bourgeois
occidentaux qui, ces temps-ci, invitent toutes sortes de soi-disant
représentants des révoltés venir chanter les louanges de la
«révolution» arabe qui n’a rien donné.
Les puissances impérialistes
occidentales n’ont pas organisé les révoltes de Tunisie ou d’Égypte, mais
elles les ont récupérées
, et pour ce faire, elles ont laissé tomber leurs
thuriféraires Ben Ali et Moubarak. Mais attention, la révolte arabe n’est pas
terminée dans ces deux pays, et actuellement, le soulèvement se poursuit, les
jeunes ont attaqués l’ambassade israélienne au Caire. En ce moment,
les jeunes, les vrais révoltés pas les Twitters et les Internautes à papa, se
font tuer et arrêter, bastonner et emprisonner en Égypte et en Tunisie pour
défendre leurs vraies revendications et personne n’en parle à la télévision
occidentale.
Pourquoi
? style="FONT-FAMILY: fagonomedium">

La NR/
Passons à la
Libye
, si vous le
permettez. Dans l’un de vos articles, vous disiez que Kadhafi était un
«collaborateur compradore des puissances impérialistes venus piller les
ressources et le peuple de Libye. Une mésentente survint entre lui et les
maîtres du pillage, et entre les pilleurs eux-mêmes (l’Italie en déclin dans
son ancienne colonie et la France avide d’étendre sa zone d’influence et de
spoliation en Afrique du Nord)». Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste
cette mésentente et pourquoi ?


Robert Bibeau  : D’abord, disons que le soi-disant
«soulèvement populaire» en Libye n’a rien d’un soulèvement populaire.

Depuis quand un soulèvement spontané et populaire d’une population civile
ordinaire aligne-t-il des canons anti-blindés et des armes
anti-aériennes dès les premières secondes de combat ?
Vous avez un
canon mitrailleur vous dans votre garage ? En Libye, ce sont les tribus de
Cyrénaïque que des forces étrangères ont motivées à se soulever,
qu’elles ont armées, infiltrées et soutenues par des mercenaires
professionnels payés par les services secrets français notamment, puis par des
Jihadistes extradés d’Afghanistan et du Soudan qui ont lancé le mouvement
insurrectionnel, auquel se sont joints des bandits de grand chemin, des bandes
criminelles et probablement des gens ordinaires emportés par le
mouvement.
En Libye, c’est clairement une intervention étrangère
dirigée par la France qui au début croyait qu’elle viendrait à bout du
gouvernement Kadhafi très rapidement (trois jours, disait Sarkozy) avec l’aide
des mercenaires, des bandits, des jihadistes et des transfuges de l’armée
nationale libyenne.

Depuis que la France a perdu le contrôle
du «département d’outre-mer» algérien - rappelez-vous que c’est ainsi que les
impérialistes français identifiaient la terre arabe et berbère d’Algérie - ce
pays n’a plus de source «nationale» de pétrole. L’Italie, qui a toujours
considéré la Libye comme sa néo-colonie, partageait le contrôle de la Libye
avec la Grande-Bretagne, puissance de tutelle de l’Égypte et avec les
États-Unis. Sarkozy, voyant le piètre état du gouvernement Berlusconi,
empêtré dans ses scandales érotiques et une économie en faillite, a jugé le
moment favorable pour ravir la tutelle de la Libye à son ami et concurrent. Il
a demandé l’aide du Royaume-Uni afin de s’assurer que les mercenaires et
autres renégats pourraient infiltrer la Libye en passant par l’Égypte

notamment. Sarkozy a poussé l’ignominie jusqu'à exiger, via l’OTAN, que
l’Italie, qu’il s’apprêtait à dépouiller de sa néo-colonie, contribue et
participe à l’agression
en offrant ses bases navales et aériennes à sa
coalition de criminels de guerre à laquelle s’est joint le Canada dès le début
des opérations. Sarkozy a rapidement compris que l’Algérie n’était pas
favorable à cette agression militaire et qu’elle n’aiderait en rien au coup
fourré, c’est pourquoi il l’a menacée et il s’est tourné vers l’Égypte
collaboratrice et pas du tout révolutionnaire.

On connaît la suite :
la capture de la «faible» Libye ne s’est pas faite du tout selon les plans
prévus
. La résistance du peuple libyen a été bien supérieure à tout ce que
les services secrets français avaient prédit, et Sarkozy a dû se résoudre à
appeler l’OTAN et surtout le porte-avion Abraham Lincoln et les avions
américains à la rescousse afin de sauver la mise.
Le porte-avion qui
était en mer d’Oman a dû être rapatrié en vitesse pour prêter main-forte
aux  attaquants. La suite, c’est que Sarkozy et Cameron sont
allés parader en toute hâte, comme des voleurs, dans Tripoli ravagée. La
résistance n’est absolument pas vaincue ou éteinte et la France est enferrée
dans une rasque (bourbier) dont elle n’est pas près de se dégager. Que
Kadhafi ait été un méchant personnage ou un collaborateur récalcitrant des
puissances impérialistes n’a rien à voir dans cette agression.
Qu’on
le veuille ou non, Kadhafi était le dirigeant légal de la Libye, et son
remplacement ou sa succession était exclusivement l’affaire interne du peuple
libyen.  Les comploteurs étrangers manipulant l’ONU et lui
faisant renier sa propre charte n’étaient aucunement justifiés d’organiser le
bombardement et l’invasion de ce pays souverain.


La NR/ D’après-vous, quels sont les objectifs géopolitiques et
géostratégiques de cette guerre néo-coloniale en Libye ?


Robert Bibeau : Voilà une question des plus intéressantes. Les
agents petits-bourgeois infiltrés dans le mouvement de gauche, adorent les
conspirations. Ils lisent les communiqués et les messages secrets des
ambassades américaines à travers le monde et y trouvent confirmation à tous
leurs fantasmes. Cela leur permet de jouer les grands analystes
géostratégiques. Tous ces petits-bourgeois ne font pas confiance à leurs sens
et à la lecture de la réalité pour analyser le monde. Leurs seules grilles
d’analyse géopolitique mondiale, ce sont les communiqués émis par le
Pentagone. Nous y reviendrons lors de votre prochaine question.


Robert Bibeau : Pour l’instant, revenons à la Libye. Les
puissances impérialistes sont à la fois en collusion, en partenariat,
pour agresser et dépouiller les pays du monde, les néo-colonies d’Asie,
d’Amérique latine, d’Afrique bien évidemment et même des ex-pays de l’Est,
mais elles sont également en concurrence, ces puissances, afin d’accaparer le
plus de richesses possibles pour le bénéfice de leur grande bourgeoisie
nationale et transnationale.
Pendant ce temps, l’autre loup, leur
concurrent, rôde aux alentours, espérant faire main basse sur ces ressources
et sur ces marchés quand les hyènes américaines et ouest- européennes se
seront épuisées à tenter de se repartager les ressources de ces peuples qui
résistent.

La NR/  La Libye faisait partie du
lot que Washington avait mis sur la sellette des pays à «contrôler», comme
l’avait révélé le général US Wesley Clark en mars 2007. Quelle serait
la place de la France et de la Grande-Bretagne dans ce nouvel échiquier; alors
qu’a priori, Sarkozy tente de mener le bal ? Les États-Unis se
laisseraient-ils prendre de vitesse ?

Robert Bibeau : Par cette
question, j’ai peur que vous ne fassiez frémir de plaisir tous les
 analystes politiques de haut vol. Noam Chomsky et ses amis
adorent ce type de question. Voyez-vous, Washington, le Pentagone s’évertuent
à manigancer, à comploter, à élaborer des plans d’agression, des plans de
reconfiguration du Grand Moyen-Orient. Et vous noterez que très régulièrement
ces plans ultra-secrets sont largement diffusés dans la presse à scandale
entre les confessions de Jacqueline Kennedy, la conspiration du 11 septembre,
l’assassinat de JF Kennedy,  la mort de Lady Di et la
résurrection d’Elvis Presley.

Je n’ai que faire de ces plans secrets
de contrôle de tel pays et de telle zone géostratégique. Je répète que
les puissances impérialistes regroupées dans l’OTAN sont à la fois en
collusion et en rivalité pour spolier les ressources naturelles, les
ressources énergétiques, la plus- value et les marchés de par le
monde.
Les États-Unis, première puissance économique et militaire du
monde depuis quelques dizaines d’années, sont aujourd’hui en très grande
difficulté financière et ne sont déjà plus la première puissance industrielle
du monde. Leurs alliés ouest-européens se débattent avec les crises grecque,
espagnole, portugaise, irlandaise, italienne, et tous ces gens sont dépendants
de l’achat de leurs bons du trésor national par leur concurrent et terrible
ennemi chinois. C’est dans ce contexte économique (l’économie servant d’assise
à la puissance militaire) que vous devez analyser les événements politiques et
militaires dans le monde. Je n’ai aucunement besoin de lire les rapports
secrets du Pentagone pour voir que les États-Unis d’Amérique ont été mis en
échec partout dans le monde
.

Robert Bibeau : En 2006, leur
misérable troufion sioniste s’est fait battre par le Hezbollah arabe dans le
Sud Liban, l’Irak n’explose pas actuellement simplement parce que l’Iran
maintient le couvercle sur la marmite et contrôle effectivement l’Irak, le
Pakistan se réaligne en direction de la Chine suite à l’assassinat extra
judiciaire de Ben Laden dans une datcha pakistanaise, les américains ont perdu
un de leurs alliés fidèles, la Turquie ne cherche même plus à joindre l’Union
Européenne et ne décolère pas contre Israël depuis l’attaque du bateau turque
pour libérer Gaza, les dernières troupes américaines seront bientôt expulsées
d’Afghanistan. Personne ne parvient à contrôler la Somalie ni le Yémen, la
Syrie sortira grandie de cette agression étrangère sur son sol, en Égypte et
en Tunisie, les vraies révoltes sont en marche, au point que le troufion
israélien songe à réoccuper le Sinaï pour éloigner sa frontière des menaces
des révoltés égyptiens en colère. En Libye, rien n’est terminé et la France
s’installe dans un bourbier qu’elle va regretter. L’Iran poursuit sa politique
indépendante soutenue par la Chine et la Russie. L’Algérie et le Maroc se
tiennent aussi loin qu’ils le peuvent de toutes ces agitations par peur des
contagions qui ne manqueront pas de survenir.

Robert Bibeau :
Monsieur, soyons sérieux, où il est le Grand Moyen-Orient réaménagé par les
plans secrets de George W. Bush et son digne successeur Barak Obama

?

La NR/ En Libye, nous assistons aux crimes de guerre de
l’Otan. Pourquoi les Nations unies, et tous ceux qui ont voté la résolution
1973, ne réagissent-ils pas au détournement de ladite résolution de son «but»
initial? Sommes-nous en train d’assister à une légalisation du crime d’État ?


Robert Bibeau : Le problème n’est pas le «détournement» de la
soi-disant Résolution inique. Vous avez totalement raison, la résolution de
l’ONU était totalement illégale en vertu de la charte onusienne et illégitime
en vertu de la situation sur le terrain libyen, un pays qui subissait une
agression menée par des para-militaires étrangers et des royalistes nationaux
totalement discrédités. Certains pays qui ont laissé passer cette résolution
inique, je songe à la Chine et à la Russie, le regrettent, et c’est ce qui me
fait penser qu’ils ne laisseront jamais passer semblable résolution
frauduleuse à propos de la Syrie. Mais à plus long terme, ce qu’il faut bien
comprendre, c’est que les organisations internationales comme l’ONU ne sont
pas des organisations libres et indépendantes. Ce sont des organismes
d’accréditation des activités de subversion internationales des puissances
impérialistes qui les manipulent et leur font sanctionner tous leurs méfaits ;
c’était ainsi dans le passé et il en sera de même dans l’avenir. La crise
libyenne n’a pas été un tournant dans ces pratiques néo-coloniales à
l’ONU, l’instrument diplomatique des États-Unis.


La NR/ Certains pensent que l’un des objectifs de
cette guerre serait «de s’assurer le contrôle de la région et protéger
Tel-Aviv, notamment contre les pays hostiles à Israël dont les trois
principaux sont l’Iran, la Syrie et la Libye. » D’après-vous, Israël aurait-il
une implication dans ces «révoltes» ?

Robert Bibeau : Israël
n’est qu’une des puissances impérialistes qui s’activent en terre arabe.
L’ensemble de la politique impérialiste ouest-européenne et états-unienne
n’est pas déterminée par et pour Israël, contrairement à ce que laissent
entendre les courants conspirationnistes et les lobbyistes israéliens. Quand
tout allait bien pour les puissances impérialistes occidentales, quand elles
dominaient le monde en collaboration avec le social-impérialisme (???)
soviétique et maintenant qu’elles le dominent en concurrence avec la Chine,
depuis l’effondrement du bloc révisionniste (???) en 1991, l’État sioniste
(Israël) avait un rôle particulier à jouer dans cette partie du monde. Israël
était la base avancée de l’impérialisme occidental au Levant, la base
militaire états-unienne et l’éperon planté dans le flanc du monde arabe.
Maintenant que tout va mal pour les puissances occidentales au point où on se
questionne aux États-Unis s’ils pourront payer leurs fonctionnaires à chaque
mois d’août de chaque année, au point où elles se demandent à Bruxelles si
elles n’expulseront pas certains pays de l’alliance européenne contre nature,
quand tout va mal au point qu’un groupe paramilitaire comme le Hezbollah a
défait par deux fois la quatrième armée «la plus puissante du monde», au point
où les États-Unis mettent fin à leur programme spatial et au projet de
fabrication de l’avion de chasse F-35 faute d’argent, Israël perd de plus en
plus de son importance stratégique et symbolique
.

Les américains
et les occidentaux peuvent blanchir leur argent mafieux ailleurs qu’en Israël,
vous savez. Quand Israël aura perdu toute importance géostratégique, il ne
vous restera plus à vous peuples arabes à terminer le travail et à retourner
tous ces immigrants ashkénazes là d’où ils viennent en Europe et en Amérique.
Non, la guerre en Libye n’a rien à voir avec la faillite du projet sioniste en
terre palestinienne. Non, Israël et ses quelques kilomètres carrés n’est pas
l’épicentre de la politique universelle intergalactique. Retournez les
«conspirationnistes et les lobbyistes» à leur téléréalité.

La
NR
/ Comment appréhendez-vous l’après-Kadhafi ? Ne va-t-on pas assister à
un nouvel Irak avec notamment une division du pays et une guerre fratricide
entre différentes tribus?

Robert Bibeau : La guerre fratricide
entre différentes tribus libyennes – initiées et impulsées par quelques
puissances occidentales dont la France a déjà eu lieu se poursuit en ce
moment. Mais voyez-vous, quand les tribus dissidentes de Cyrénaïque
réaliseront qu’elles ont servi de chair à canon et de justification pour
saccager leur pays tout entier et que rien des richesses nationales ne leur
est retourné, qu’elles ont troqué un exploiteur italien contre un exploiteur
français et britannique, alors vous verrez le vent tourner définitivement. Je
ne donnerai pas cher de la peau des mercenaires du CNT et des royalistes
détestés (qui ont été renversés il y a des années) à ce moment-là. D’ici
là, comptez les semaines avant que cela se produise. Et les quelques avions
canadiens, français, britanniques et du Qatar renégats ne seront plus d’aucune
utilité
.

La NR/ Vous êtes de ceux qui ont soutenu l’idée
qu’il y aura un État palestinien souverain ? Comment voyez-vous la
réalisation d’un tel objectif, nonobstant l’état actuel de la tragédie
palestinienne ?

Robert Bibeau : Les individus et les
gouvernements qui aiment la Palestine doivent s’opposer farouchement à la
résolution de trahison nationale, pilotée par la bande de traîtres de
l’Autorité palestinienne à l’ONU. Le peuple palestinien ne résiste pas et ne
verse pas son sang depuis soixante-quatre ans (Résolution 181 illégale et
illégitime de l’ONU en 1947) pour récupérer 20% de sa terre nationale sans Al
Qods et sans retour des réfugiés, sans libération des 11 000 prisonniers
politiques, sans démolition du mur de la honte israélien en Cisjordanie, etc.
Cette résolution de trahison nationale ne vise qu’à officialiser avec le
soi-disant accord palestinien l’arnaque perpétrée en 1947 à l’ONU. Un héros de
la résistance arabe disait récemment à Beyrouth, au Liban : «Le peuple
palestinien et les peuples arabes n’ont jamais mandaté quiconque pour renoncer
à 80% de la terre palestinienne et arabe à Al Qods et au droit de retour de
tous les réfugiés palestiniens de la diaspora
.».

Robert
Bibeau
: Le drame palestinien se résoudra un jour, et à la satisfaction du
peuple palestinien. Quand les puissances impérialistes décadentes seront en
bouleversement interne complet avec des révolutions populaires sur les bras,
la crise économique s’approfondissant sous les coups de boutoir de leurs
concurrents de l’alliance de Shanghai (Russie, Iran, Syrie, États de
l’ancienne Union soviétique, possiblement l’Inde) sous la gouverne de la
nouvelle puissance impérialiste chinoise, la destinée d’une bande de paumés
emmurée et encerclée au milieu de plus de quatre cents millions d’Arabes qui
en auront assez de leur arrogance et de leurs crimes contre l’humanité, ces
misérables réchappés national-socialistes-sionistes vomissant leur racisme
sont à la veille de ravaler leur crachat grossier
. Noam Chomsky, qui aime
bien ces sionistes, les a récemment avertis : à vouloir tout prendre de la
terre palestinienne (refus de la résolution Abbas à l’ONU), «vous sionistes
risquez de tout perdre». Comme ces paroles sont prophétiques, monsieur Chomsky
!

La NR/ Quels moyens de lutte, d’après vous, pour atteindre un
tel but, sachant qu’Israël est soutenu par les puissances occidentales alors
que le soutien arabe à cette cause ne se limite qu’à des déclarations, comme
on l’a vu dans la plupart des cas ?

Robert Bibeau : Je viens de
l’expliquer, et Gilad Atzmon (2), jazzman réputé et anti-sioniste conséquent,
l’a bien expliqué dans un texte récent. Le jour où les impérialistes ont cessé
d’appuyer les Afrikaners impérialistes s’en fut fait du pouvoir d’apartheid en
Afrique du Sud. Dans ce cas, l’impérialisme occidental, alors triomphant,
passa le témoin à une bande de collaborateurs fiables, noirs et blancs, sous
la gouverne de l’icône de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela.

Je
ne suis pas assuré que cette fois les impérialistes prendront la peine de
trouver une icône anti-apartheid palestinienne crédible et sereine. Je crois
plutôt que les centaines de milliers d’Israéliens sionistes riches possédant
le double passeport s’enfuiront et abandonneront la chair à canon israélienne,
les ashkénazes pauvres et les sépharades pauvres sur le terrain. J’ai
absolument confiance que le grand peuple palestinien victorieux traitera avec
la plus grande clémence son bourreau d’hier et trouvera avec ceux qui restent
un terrain d’entente juste et équitable, comme il en fut pendant des siècles
sur cette terre de passage avant l’intrusion du sionisme
meurtrier.

La NR/  Pour vous, la première
injustice commise à l’encontre des Palestiniens fut le 29 novembre 1947, avec
le vote de la résolution 181 pour le partage de la Palestine. Résolution que
vous qualifiez d’illégitime. Pourquoi ? Quelle aurait été la procédure à tenir
par la SDN face à la situation ?

Robert Bibeau : La Société de
nations (SDN) ou l’ONU n’avait aucun droit d’intervenir en Palestine sous
mandat britannique. Le territoire de la Palestine, découpage arbitraire conclu
entre la France et la Grande-Bretagne au lendemain de la première guerre
mondiale, avait été fixé unilatéralement par les puissances impérialistes. Une
fois ce découpage réalisé, il appartenait aux peuples résidant sur ces
territoires de décider de leurs sorts respectifs à l’occasion de ce grand
mouvement de décolonisation amorcé suite à la fin de la Seconde guerre
mondiale. Jamais aucun référendum n’a été tenu dans ce territoire sous
protectorat britannique, et vous savez pourquoi
?

Parce que à
l’évidence, la nation palestinienne en cours de constitution sur ce
territoire de la Palestine du mandat Britannique aurait rejeté toute décision
inique, injuste, illégitime et illégale de partage de sa terre ancestrale pour
en céder une parcelle, si petite soit-elle, à une coterie religieuse venue
d’Europe où les occidentaux de diverses origines leur avait fait un bien
mauvais sort. L’ONU n’avait pas à réparer un tort contre une minorité
religieuse persécutée en Europe
en créant un préjudice encore plus grand
contre un peuple qui n’avait rien, absolument rien à voir avec ces
persécutions religieuses. La question juive est une question de persécution
religieuse et en aucun cas une question nationale. Dieu – Yahweh n’est pas un
agent immobilier et il n’a jamais garanti l’usufruit d’une terre ou d’une
propriété à quelque peuple que ce soit. Les radotages de la Thorah n’ont pas à
être considérés par la communauté internationale ou par l’ONU.

La
NR/
Vous êtes l’un des rares analystes qui croient que cette demande
d’adhésion risque de piéger les Palestiniens eux-mêmes, puisque dans ce cas,
ils doivent «renoncer à 80% de la terre de la Palestine de 1947, renoncer à Al
Qods (Jérusalem) et renoncer définitivement au droit de retour sur leur terre
pour les millions de réfugiés de 1948, 1967 et 1973». Vu le rapport de force
actuel, dans quelle mesure cela serait-il réalisable ?

Robert
Bibeau
  L’un des grands problèmes de notre temps agité, excité,
rapide et frustré, c’est l’égocentrisme, l’égoïsme et le narcissisme. Mêmes
les analystes politiques se comportent comme si un événement historique
 (un conflit entre un peuple autochtone et une communauté
religieuse expatriée et exfiltrée) devait se régler du temps de leur vivant.
L’histoire de l’humanité n’est pas soumise aux contraintes de notre
narcissisme petit-bourgeois. L’histoire arabe au Levant date de siècles et de
siècles et le rapport de force actuel entre la quatrième armée du monde
défaite dans tous ses conflits depuis l’an 2000 et le peuple palestinien
emprisonné, massacré et spolié depuis 1947 n’est qu’un court instant dans
l’historicité arabe.

Robert Bibeau : Voyez-vous monsieur, un
jour, les forces mauresques ont occupé l’Espagne chrétienne et cette
occupation a duré 800 ans avant que le dernier calife de Grenade
l’éblouissante ne soit chassé de la terre espagnole qu’il occupait. Qui aurait
dit huit cent ans auparavant qu’un jour Ferdinand d’Aragon et Isabelle de
Castille expulseraient le dernier sultan mauresque de la terre ibérique, puis
que l’Inquisition chasserait ensuite tous les juifs pratiquants de la terre
chrétienne d’Espagne ? La Palestine dans dix, quarante ou cent ans redeviendra
terre des palestiniens car les palestiniens résistent et ne veulent pas
disparaître, et tant que ce peuple ne voudra pas disparaître, il ne
disparaîtra pas.

La NR/  Vous êtes de ceux qui
soutiennent le boycott comme moyen de pression sur Israël. En France,
des activistes de la campagne BDS ont été jugés pour actes antisémites, alors
qu’actuellement, on amorce une nouvelle campagne, celle de l’islamophobie.
N’assiste-t-on pas à la judaïsation de la société française ?


Robert Bibeau : La judaïsation de la société française est un
mythe. Le peuple français est parmi les peuples les plus athées de la terre.
Ils ne sont pas du tout en train de se convertir au judaïsme. De plus, le
peuple français dans sa grande majorité désapprouve les sévices que les
israéliens sionistes font subir aux palestiniens. Mais le peuple français
vit sous la dictature des riches qui lui imposent leur politique de soutien à
leurs amis impérialistes israéliens
avec lesquels ils font du commerce, du
blanchiment d’argent, de la recherche sur les armes de destruction massive,
armes que les israéliens testent ensuite sur le peuple palestinien
(rappelez-vous les bombes au phosphore blanc et les armes à sous munitions
avec résidus d’uranium appauvri lors du massacre de Gaza en 2008-2009) etc.


Robert Bibeau : Quand vous demandez, comme vous le faites, si
je veux faire pression sur Israël, c’est qu’au départ, vous me coincez dans
un dilemme que je refuse absolument. Votre question présuppose que l’État
sioniste – la main sanglante de l’impérialisme au Proche-Orient – est
incontournable
, éternel, imbattable, qu’Israël est là pour rester et
dominer et que donc la résistance palestinienne doit implorer les
thuriféraires des impérialistes américains de céder un peu de terrain, un peu
de droits, que la résistance doit «faire pression» sur la «grande puissance
impérialiste» israélienne pour lui arracher quelques concessions. Tout cela
est faux. C’est une façon de laisser croire, comme le fait Mahmoud Abbas, que
la résistance veut 20% de la terre palestinienne. C’est faux, la vraie
résistance arabe veut 100% de la terre palestinienne pour les
palestiniens
. La puissance impérialiste israélienne doit être
totalement éradiquée du Proche-Orient, détruite dans ses fondements comme
quelque chose de mauvais dont on ne peut récupérer ne serait-ce qu’une
parcelle.

Aucun compromis n’est possible avec cette puissance
impérialiste ; tant qu’elle survivra, elle fera ce pourquoi elle a été
créée, c’est-à-dire occupée, spoliée, tuée, dominée, exploitée
. La
contradiction fondamentale entre le peuple palestinien et le sionisme, qui est
l’idéologie de l’impérialisme israélien, est de nature antagoniste. Ou bien la
nation palestinienne opprimée disparaît ou l’impérialisme et l’État
impérialiste israélien disparaissent. Les deux entités ne peuvent survivre sur
le même sol national palestinien.

Robert Bibeau : Alors, non,
je ne soutiens pas le boycott comme moyen de pression sur Israël, pas
du tout. On ne peut faire «pression» sur un État pour qu’il se fasse hara-kiri
et disparaisse. Je soutiens le boycott strictement comme moyen
d’interpeller et de sensibiliser la population des pays occidentaux
sur
l’agression sioniste contre le peuple palestinien, sur la cause palestinienne,
sur les souffrances et la résistance du peuple palestinien, etc. Le BDS est
une vaste campagne de propagande pour la juste cause palestinienne
.
Voyez-vous, chaque fois que nous tenons une ligne de piquetage pour le Boycott
– BDS, nous devons apporter de l’information, des tracts pour dire aux gens ce
que nous faisons là. Chaque fois que l’on présente une résolution pour qu’une
assemblée syndicale adopte une mesure de rétorsion ou de boycott ou de retrait
des investissements, nous devons expliquer, justifier notre proposition et de
la sorte, nous sensibilisons notre auditoire à cette injustice qu’est
l’accaparement de la terre palestinienne par des religieux hystériques à la
solde d’impérialistes véreux et mafieux, rien de plus.

Le peuple
palestinien ne sera jamais libéré par le boycott et par le BDS. À la fin, s’il
est payant pour les grands et les petits capitalistes d’investir dans l’entité
israélienne, l’intérêt capitaliste prévaudra si bien que vous aurez rapidement
atteint la limite de l’efficacité de ce mouvement BDS.


D’ailleurs, le peuple d’Afrique du Sud n’a pas été libéré par
le boycott, c’est la petite bourgeoisie opportuniste et réformiste qui fait
circuler ce mythe. L’impérialisme international comprenant sa branche
canadienne avec Brian Mulroney, ex-Premier ministre réactionnaire, est arrivé
à la conclusion un certain jour qu’il était préférable de démanteler la
colonie de peuplement traditionnelle du Cap et de donner à la bourgeoisie
noire locale le rôle de jouer, comme dans toutes les autres néo-colonies
d’Afrique, au portefaix de l’impérialisme auprès du prolétariat national sud
africain. La chose a été plus longue et plus pénible en Afrique du Sud
qu’ailleurs en Afrique, à cause de l’importante minorité blanche raciste,
voilà tout.

Robert Bibeau : La contradiction qui persiste au
sein du camp impérialiste en ce moment à propos de la question palestinienne
est celle entre une faction (l’Europe occidentale par exemple) qui pense qu’il
est temps d’accorder un bantoustan au peuple palestinien et de laisser la
bourgeoisie compradore palestinienne (l’Autorité palestinienne sans autorité
et l’OLP) jouer son rôle fantoche d’entremetteur local pour la gestion et
l’exploitation du prolétariat palestinien. L’autre faction plus intransigeante
(sioniste israélien et USA) pense que ce temps n’est pas encore venu et que
d’autres spoliations sont encore possibles, une faction sioniste complètement
hystérique pense même que le génocide total du peuple palestinien est
envisageable et réalisable, ce qui résoudrait définitivement la question
palestinienne, ne pensez-vous pas ? style="FONT-FAMILY: fagonomedium">

Voyez-vous, la plupart des
groupes occidentaux de «soutien au peuple palestinien» voudraient enfermer
leurs adhérents dans ce dilemme : «Quelle faction impérialiste
supportez-vous?» les «conciliants gentils» qui veulent en finir et redonner
«rapidement» 20% de leurs terres aux palestiniens (ceux-là ne comprennent pas
qu’Israël refuse ce deal plus qu’avantageux pour lui), ou la faction
«négociatrice» des supporteurs du peuple palestinien qui envisage une
négociation éventuelle pour rétrocéder quelque chose comme 10 ou 12% des
terres palestiniennes à leurs ayant droits. Les deux groupes sont des suppôts
de la théorie de faire «pression» sur Israël. Je ne fais partie ni de l’une ni
de l’autre de ces factions de «soutien au peuple palestinien». style="FONT-FAMILY: fagonomedium">

J’ai écouté le peuple
palestinien et les peuples arabes, et ce qu’ils veulent, c’est toute la terre
spoliée, tout l’espace colonisé depuis 1947, avant la résolution de l’ONU.
Alors, en bon militant d’une organisation de soutien, j’adhère aux
revendications du peuple que je soutiens
. Je ne me donne pas le droit de
dicter au peuple palestinien ce que doit être sa lutte et ce qui lui revient
de droit ou non, ou s’il devrait s’imposer des restrictions dans ses
revendications. Ils ont droit à toute la terre et ils veulent toute la terre.
Je veux toute la terre palestinienne pour les Palestiniens. Comme les choses
sont simples quand on ne s’évertue pas à les rendre compliquées 
(4).
_______ Robert 

Bibeau Un
expert canadien en politique internationale ayant occupé plusieurs
responsabilités : enseignant en histoire, géographie et économie,
coordonnateur membre de la web-éducation en matière de programme informatique
éducatif avec différents ministères, membre d’une douzaine de jurys nationaux
et internationaux dans le secteur du multimédia, auteur et conférencier
recherché, journaliste QUI PUBLIE SUR une dizaine de magazines Web
 

 

21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Kadhafi, comme Lumumba, Sankara, ... l8

 
Kadhafi, comme Lumumba, Sankara, ...
RoRo
 
Sent: Thursday, October 20, 2011 8:10 PM
 
Subject: Kadhafi
 
       
              valmy    Comité Valmy    www.comite-valmy.org      info@comite-valmy.org


       
Kadhafi : un symbole anti -impérialiste africain - Assassiné, il devient un héros du combat des peuples pour la liberté
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1976
 

Kadhafi : un symbole anti -impérialiste africain
Assassiné, il devient un héros du combat des peuples pour la liberté 
Claude Beaulieu

jeudi 20 octobre 2011, par Comité Valmy

 


Les propagandistes de la pressetituée annoncent allègrement que l’OTAN a bombardé le convoi de Mouammar Kadhafi et assassiné celui-ci qui n’a pas survécu à ses blessures. L’annonce de son décès a été confirmée par les marionnettes de l’impérialisme installées dans un prétendu CNT, par Obama, Sarkozy et Cameron, principaux responsables de l’actuelle agression contre la Libye souveraine.

Cette guerre impérialiste menée sous des prétextes mensongers a été soutenue par une ONU manifestement sous contrôle de l’OTAN.

Elle a été facilitée par l’abstention au Conseil de sécurité, de la Russie et de la Chine dont les dirigeants portent ainsi indirectement, une part de responsabilité dans les massacres barbares infligés à l’héroïque peuple libyen.

Kadhafi, le seul chef d’État légitime de la Libye, est rentré dans l’histoire de l’humanité en rejoignant la cohorte des combattants africains contre l’impérialisme et assassinés par celui-ci. Il a pris la stature d’un symbole de la la lutte des peuples africains pour l’indépendance et la liberté, celle d’un héros de l’ensemble des peuples du monde qui combattent un ennemi commun : l’impérialisme étasunien et ses vassaux dont la France officielle de Sarkozy est l’un des pires, celui qui manifeste la plus grande soumission et se voit confiées les plus sales et les plus criminelles missions.

En France, l’UMPS ainsi que tous les partis euro-atlantistes et occidentalistes soutiennent la guerre coloniale contre le peuple libyen.

Cette agression barbare a même reçue l’approbation des dirigeants de partis qui se prétendent démagogiquement, à la"gauche" de la "gauche". Ceux-là portent aussi une responsabilité directe dans l’assassinat de Kadhafi qui était prévisible.

La lutte du peuple libyen va pensons-nous, se poursuivre. Elle sera soutenue par les anti-impérialistes du monde entier.

La France sort discréditée de cette aventure impérialiste criminelle qui souligne combien le retrait de notre pays de l’OTAN et de l’Union Européenne porteuses de guerres d’agression occidentalistes est urgente.

"Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre" disait Marx. Nous devons en effet, libérer la France !

Vive la lutte pour l’indépendance, la liberté et la souveraineté des peuples, en Afrique et dans le monde entier.

Gloire à Mouammar Kadhafi et au peuple libyen.

Claude Beaulieu, président du Comité Valmy


 

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/10/2011

[alerte_otan] Racisme, coups et torture dans les geôles de l'apr ès-Kadhafi (Libération) l8

 
Bref, c’ est la nouvelle “démocratie”, instaurée avec l’ aide des agresseurs ricano-otano-occidentaux, qui s’installe maintenant en LIBYE... !
Les Irakiens, les Afghans, connaissaient déjà cela ...
RoRo
 
Sent: Wednesday, October 19, 2011 11:03 AM
 
Subject: [alerte_otan] Racisme, coups et torture dans les geôles de l'après-Kadhafi (Libération)
 
Ginette Hess Skandrani : grianala@yahoo.fr
 
publié sur "La Voix de la Libye"
Ginette

 
 
Sent: Tuesday, October 18, 2011 9:25 PM
Subject: [alerte_otan] Racisme, coups et torture dans les geôles de l'après-Kadhafi (Libération)
 
 
Jean-Louis Le Touzet
Amnesty International publie un rapport qui dénonce les violences faites aux prisonniers en Libye.
Aveux extorqués, prisonniers battus, cellules surchargées où sont enfermés à la fois migrants, déplacés et soldats loyalistes, racisme contre la population libyenne noire : le rapport publié par Amnesty International «sonne comme une première alarme à l'intention des nouvelles autorités libyennes», explique Samira Bouslama, qui a mené la mission avec trois chercheuses.
L'ONG a pu visiter onze centres de détention à Zawiya, Tripoli et Misrata. Selon elle, les prisonniers «sont presque toujours détenus sans décision légale et pour la plupart sans autorisation du parquet général». Ils sont placés en détention par des conseils locaux, parfois militaires, ou des brigades armées «et bien loin de tout contrôle du ministère de la Justice».
Les délégués de l'organisation se sont entretenus avec «une centaine de prisonniers en août et septembre», indique Samira Bouslama. Aucun ne s'était vu présenter un mandat d'arrêt, et beaucoup «avaient en fait été enlevés chez eux par des ravisseurs non identifiés qui font des raids chez les combattants ou les fidèles présumés de Kadhafi», dit le rapport.
Fouet. Selon la chercheuse, les prisonniers qui leur ont été soumis (le plus jeune avait 16 ans et le plus âgé 77 ans) «n'ont pas été pris les armes à la main». Pour la plupart, il s'agissait de gens sortis de leur maison, de fidèles du Guide et notoirement connus comme tels, de migrants subsahariens, ou alors de Libyens noirs suspectés d'avoir soutenu le régime de Kadhafi. Une majorité de Noirs ont été arrêtés parce que noirs. Ils se sont plaints à chaque fois de racisme et d'un comportement esclavagiste. Selon eux, «leurs "frères" libyens ne les voient pas comme Libyens, mais comme des Africains», insiste la chercheuse.
Cette dernière a aussi interrogé deux geôliers à Misrata. «Pourquoi traitez-vous si mal les Noirs ?» Réponse des deux geôliers : «Ils ont soutenu le régime. On leur a donné des terres. On a pris soin d'eux pendant toutes ces années et, quand la révolution a éclaté, ils ont pris les armes contre nous. Ce sont des esclaves.»
Au moins deux gardiens, dans des centres de détention différents, ont admis frapper les prisonniers pour leur extorquer des «aveux» plus rapidement. Sur le sol de l'un des centres, les délégués d'Amnesty International ont retrouvé un bâton, une corde et un tuyau en caoutchouc, qui pourraient servir à frapper les prisonniers, y compris sur la plante des pieds - méthode de torture baptisée falaqa. Dans un centre de détention, ils auraient entendu des bruits de coups de fouet et des cris provenant d'une cellule proche.
Selon le rapport, les prisonniers sont soumis aux coups et à la torture, plus particulièrement au début de leur détention. Comme une sorte de «bienvenue» à leur arrivée. Entre un tiers et la moitié des prisonniers sont des personnes originaires d'Afrique subsaharienne soupçonnées d'être des mercenaires. Un homme originaire du Niger, initialement présenté à Amnesty International comme étant «un mercenaire et un tueur», s'est effondré et a expliqué qu'il avait «avoué» après avoir été frappé sans discontinuer deux jours durant. Il a nié avoir participé aux combats. Les Libyens noirs, notamment originaires de la région de Tawargha, qui a servi de base aux forces pro-Kadhafi lors de leurs manoeuvres visant à reprendre le contrôle de Misrata, sont particulièrement vulnérables, souligne le rapport. «On leur fait signer des confessions extorquées sous la torture. Ils signent un document qui va les condamner...»
«Isolés». Le Conseil militaire de Tripoli a été alerté le mois dernier par Amnesty International concernant ces cas de torture. Pour toute réponse : «Ce sont des agissements à mettre sur le compte de quelques cas isolés.» Vendredi, l'ONU a fait part de son inquiétude concernant «les cas de 7 000 prisonniers» détenus dans 67 centres de détention. Salira Bouslama se montre, elle, très inquiète : «Comment vont être traités les prisonniers de Syrte et de Bani Walid, les deux dernières villes qui résistent ?»
__._,_.___
Activités récentes:
Pour vous désabonner de cette liste de diffusion, envoyez un email à :
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Pour retrouver les messages précédemment envoyés : http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/messages

Cette liste est gérée par des membres du Comité de Surveillance OTAN. Les opinions éventuellement exprimées n'engagent que les auteurs des messages, et non le CSO.


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.

__,_._,___


23:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/10/2011

LIBYE: Syrte : berceau d'Athéna : «L’esprit qui temporise la fo rce brutale» l8

 
Quand les tueurs ricano-otano-occidentaux, et leurs mercenaires du Cnt, sont
aux portes de Syrte en LIBYE ...
RoRo
 
Sent: Thursday, October 13, 2011 8:57 AM
 
Subject: Syrte : berceau d'Athéna : «L’esprit qui temporise la force brutale»
 



De : bouhamidi mohamed <mbouhamidi2001@...>
À : Ginette Hess Skandrani : grianala@...
Envoyé le : Jeudi 13 Octobre 2011 5h55
Objet : Tr : Athéna : «L’esprit qui temporise la force brutale»

 
 

http://www.lesdebats.com/editions/131011/les%20debats.htm

 Athéna : «L’esprit qui temporise la force brutale»
Syrte, le berceau d'Athéna, cette belle ravie par les mythologues grecs, grâce à la fameuse entourloupe d'un mal de tête de Zeus. Le grand dieu, le plus haut de l'Olympe l'a attrapé sur les bords du fleuve Triton. Sur le territoire de la reine Amazighe de la légende. Athéna. Le symbole de la "guerre", des "armes", de la "raison" et de la "sagesse". Passée par la tête de Zeus, devenue sa fille, elle va connaître le destin de donner son nom à une autre ville que la sienne, une ville d'au-delà des mers qui, elle aussi, connaît une autre guerre, sociale elle. Athènes. Athéna. Le symbole de la "guerre", des "armes", de la "raison" et de "l'esprit qui temporise la force brutale". Le rapprochement avec Syrte qui affronte depuis d'interminables semaines la barbarie, est volontaire. L'Histoire rejoint la légende. Syrte la rebelle qui tient tête aux guerriers de l'apocalypse, immunes dans leurs avions de mort. Elle tient tête, seule, coupée du monde, entourée de spectateurs assoiffés de sang et qui, à force de la vouloir à terre, la voient tous les jours tomber. Athéna y est peut-être pour quelque chose. L'explication recourt au mythe, afin de dépasser les limites des mots ordinaires. Ce mythe que Syrte s'entête à être encore et toujours. Ne pas démentir la légende. Se rappeler "l'esprit qui temporise la force brutale", cette qualité multiséculaire de la Libyenne de retour du Panthéon où elle fut promue déesse. Un retour le temps de prodiguer son souffle vital à ces Syrtiens des temps modernes, combien humains, en butte à la tyrannie, qui céderont le cas échéant mais sans s'être soumis. Le souffle vital est en eux, il animera demain l'espoir de rétablir leur dignité, comme il anime aujourd'hui leur ardeur à ne pas se laisser réduire. Ils ont mis Syrte au cœur de tout et l'ont érigée en reine de la rébellion contre les dénis et l'arrogance. Zeus se consolera de voir sa fille adoptive retrouver son âme première. Depuis son mont, il doit guetter son arrivée, confiant qu'il doit être qu'il en a fait son enfant, à jamais. Mais, l'angoisse l'étreint devant le doute implacable que se reconstruise une autre légende qui la lui ravira. L'appel de Syrte peut être plus fort. Se réécrira, c'est possible, un autre cours de la vie d'Athéna ou devra-t-il la partager, en reconnaissant sa sève première. L'écriture délire ? Pas tant que cela. Ce serait plutôt ce monde pris de convulsions et ses maîtres animés de folie sanguinaire, qui ont mis la raison en congé et donné à la cupidité, alliée au mensonge et à l'hypocrisie, un règne sans partage. Athéna, l'Amazighe, la femme libre, la guerrière revenue s'insuffler dans l'âme de Syrte. Pourquoi ne pas s'offrir cette évasion ? Pourquoi ne pas caresser cette féérie ? Pourquoi ne pas s'appliquer ce baume éthéré ? Pourquoi, le temps d'une lubie vénielle, ne pas s'évader et taquiner l'irrationnel ? Histoire de se mettre au diapason d'une actualité où l'intelligence n'a pas de place et où la fiction a chassé la vie de gens faits de chair et de sang, d'amour et de colère, de joie et de douleur.
Par Ahmed Halfaoui

 




23:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

La France : le 52ème État américain ? [Clip de Rap] l8

 
From: Hess Madeleine
Sent: Sunday, October 16, 2011 9:43 PM
 
Subject:  : La France : le 52ème État américain ? [Clip de Rap]
 



De : Karim Mansouri <karim.mansouri1@gmail.com>
À : Ginette hess Skandrani : grianala@yahoo..fr
Envoyé le : Dimanche 16 Octobre 2011 20h54
Objet : La France : le 52ème État américain ? [Clip de Rap]

La France : le 52ème État américain ? [Clip de Rap] Ce clip de Rap réalisé en 2008 par John Sadeq n’en reste pas moins d’actualité. Depuis son élection, Nicolas Sarkozy ne cache pas son alignement sur les positions de Washington. Cela se concrétise en 2009 lorsque la France réintègre le commandement militaire de l’OTAN, qu’elle avait quitté en 1966…
http://www.youtube.com/watch?v=dQnVDT35YBU&feature=pl...



Un million de manifestants à Damas




Réseau Voltaire | 14 octobre 2011

Répondant à l’appel du collectif « La Syrie est ma patrie », plus d’un million de personnes ont manifesté le 12 octobre 2011 sur la place des 7 fontaines et dans les quartiers alentour à Damas.
Les participants entendaient apporter leur soutien au président Bachar el-Assad pour faire face à l’agression étrangère contre le pays. Ils voulaient aussi remercier la Chine et la Russie pour avoir sauvé le pays de la destruction en opposant leur veto au Conseil de sécurité de l’ONU.
Selon les gouvernements occidentaux et leur presse, le gouvernement syrien réprime actuellement une révolution populaire. Les affrontements auraient déjà coûté la vie à plus de 3 000 civils. Selon le gouvernement syrien et ses médias, des groupes armés étrangers, soutenus à l’extérieur par les Occidentaux et à l’intérieur par des extrémistes islamistes, tentent de déstabiliser le pays. Les affrontements auraient coûté la vie à plus de 700 civils et plus de 800 militaires et policiers. Le 4 octobre, l’Allemagne, la France, le Portugal et le Royaume-Uni ont échoué à faire adopter par le Conseil de sécurité des Nations Unies une résolution légalisant sous trente jours une guerre contre la Syrie. La Chine et la Russie ont dénoncé l’appétit des Occidentaux après leur intervention en Libye.
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Réseau Voltaire
Voltaire, édition internationale






PIERRE, (secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur) et ses quarante voleurs s’envole direction la Libye pour une mission LOUCHE ! ...
jeudi 13 octobre 2011
Descriptif/Commentaire LBS : Alors, que la Libye est encore sous le feu de la puissance de l’OTAN, qui a fait à ce jour, plusieurs centaines de milliers de morts innocents (population), le juif sioniste Pierre Lellouche, emmène dans ses bagages une centaine de grands entrepreneurs (charognards), pour signer des contrats de reconstruction ! ... Pas belle la démocratie à la Pierre lellouche ! ... BHL, le juif sioniste et son con-père, Nicolas Sarkozy, ont mis et mettent encore le pays à feu et à sang (chaos), Pierre Lellouche, viets en plein bombardement, négocier pour reconstruire la Libye, mis à sac par ses acolytes ! ... Une affaire de famille, quoi ! ... (LBS)

LIBYE :LES CHAROGNARDS FRANCAIS DEBARQUENT !!! par bouzeux_venere

http://www.dailymotion.com/video/xln8pf_libye-les-charogn...

Libye – Le PDG de la TV El Rai Mishaan Jabouri lance un appel à tous les activistes sur le net (16-10-2011)

Publié le 16/10/2011 à 15:04 - 395 visites
Source : ALGERIA ISP
Libye – Le PDG de la TV El Rai Mishaan Jabouri lance un appel à tous les  activistes sur le net (16-10-2011)
ALGERIA ISP / Selon Zengtena, le directeur général de la TV syrienne El Rai Mishaan Jabouri, a déclaré que dans la journée du samedi 15 octobre, les rebelles du CNT et l'otan ont commis un génocide contre des civils à Syrte. Ils ont exécuté des familles entières, des prisonniers et des
blessés, ce qui amène monsieur Mishaan Jabouri, à faire appel à n'importe qu'elle personne ou organisme qui est en relation avec les organisations internationales concernées par les crimes de guerre et les droits de l'homme et de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de personnalités politiques, institutions religieuses et de l'aide pour essayer d'aller à Syrte et faire cesser ces crimes.
Il a ajouté encore qu'il fait appel à tous les militants sur le net pour diffuser cette information du génocide contre la population civile à Syrte pour que cette alerte arrivera aux institutions internationales et nous pouvons sauver ce qui peut être sauvé de la population de Syrte.
Il faudra condamner pour crimes de guerre tous les responsables des crimes impliqués aux civils de la ville de Syrte, précisément les dirigeants du CNT qui vivent en Europe.

Libye – Les rebelles saccagent l'ambassade de Mauritanie à Tripoli 16/10/2011




Des dizaines de rebelles ont attaqué samedi l'ambassade de Mauritanie à Tripoli et l'ont pillé de son contenu. Les rebelles ont saccagé entièrement la représentation diplomatique et emporté le matériel informatique et les dossiers de l'ambassade. Les fonctionnaires mauritaniens ont pu s'échapper avant l'agression des rebelles du CNT .

Les rebelles accusent la Mauritanie de soutenir Kadhafi. Nouakchott n'a pas reconnu le CNT.. Les rebelles avaient déjà pillé les ambassades du Venezuela,d'Algérie et du Niger en septembre dernier.


MF/AI/APA/Agences.

 


23:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

[kosovo] Halte au massacre de chrétiens tout près de chez nous ! l8

 
 
 
Et toujours cette saloperie d’OTAN, l’ alliance de guerres et de conquêtes des puissances capitalistes ricano-occidentales ...
RoRo
 
Sent: Wednesday, October 12, 2011 11:30 PM
 
Subject: [kosovo] Halte au massacre de chrétiens tout près de chez nous !
 

 

Solidarité Kosovo (bandeau)
L'OTAN ouvre le feu sur des chrétiens qui veulent protéger leurs terres
Allons-nous rester les bras croisés face aux exactions
des milices islamistes et du pouvoir albano-kosovar ?

Aidez nous à arrêter le massacre des chrétiens serbes du Kosovo en signant notre pétition en ligne ici
Signer la pétition

Plusieurs centaines de civils exposées aux gaz lacrymogènes, un mort et huit blessés dont sept par balles, deux personnes hospitalisées dans un état grave…

Marion Chevtzoff
L’intervention brutale de la KFOR contre les civils serbes est un grave manquement à son devoir de neutralité.

En plus d’avoir enfreint la résolution 1244, la KFOR prouve que c’est bien l’OTAN qui se charge du travail de basse police du gouvernement autoproclamé du Kosovo.

Marion Chevtzoff

présidente de Solidarité Kosovo

Sachez qu’en cette dernière semaine ensoleillée de septembre, les chrétiens du Kosovo déplorent un tué et sept blessés !

Voici le déroulement des faits. Ils sont préoccupants.

Lundi 3 octobre 2011. Un Serbe a été assassiné dimanche à Orahovac, au Kosovo, et son fils blessé. Des hommes ont fait feu sur les deux victimes en raison de leur appartenance ethnique et religieuse.

Nous nous rendons chaque année dans cette enclave à haut risque du sud Kosovo. C'est avec le cœur lourd que nous vous informons de cette terrible nouvelle.

Eglise de Draganac
Le Kosovo est une région historiquement serbe, aujourd'hui peuplée à 94% par des musulmans albanais. Les derniers chrétiens serbes qui ont refusé de quitter leurs terres subissent des pressions toujours plus grandes.

Depuis 1999, 150 églises et monastères ont été détruits.


Quelques jours plus tôt, le mardi 27 septembre vers 13 h 00, l’OTAN (KFOR) a ouvert le feu sur la population civile serbe qui manifestait contre la tentative de prise de contrôle du nord Kosovo (à majorité chrétienne) par le gouvernement musulman de Pristina. Du gaz lacrymogène, des balles-gommes, ainsi que des balles réelles, ont été utilisés.

Le temps de la guerre serait-il revenu ?

Depuis que les Albanais du Kosovo tentent de faire tomber la dernière poche de résistance serbe au nord, la population civile érige des barricades en signe de protestation.

Sur l’une de ces barricades, les chrétiens ont dressé une croix de 7 m de hauteur. Ce geste, hautement symbolique, rappelle à chacun d’entre nous que le Kosovo est en passe de devenir le Golgotha des Serbes.

Ces barricades, ornées de nombreux drapeaux, bloquent les routes du nord dans le but d’empêcher une prise totale de la zone par les musulmans. Dans ce climat d’extrême tension, l’OTAN a contribué à aggraver la situation en prenant position en faveur des Albanais.

Aidez nous à arrêter le massacre des chrétiens serbes du Kosovo en signant notre pétition en ligne ici
Signer la pétition

Pourtant, selon la résolution 1244 de l’ONU, l’OTAN dispose d’un rôle purement « militaire » : assurer la paix et la sécurité dans la plus stricte neutralité politique. Sa mission est donc de protéger les populations désarmées des exactions et non de les violenter !

Certes, ce n’est pas la première fois que l’OTAN outrage le droit international mais, cette fois-ci, c’est également la dignité et l’intégrité physique de milliers de personnes qui ont été violées.

Plusieurs centaines de civils exposés aux gaz lacrymogènes, sept blessés dont six par balles, deux personnes hospitalisées dans un état grave… Voilà le sombre bilan de l’OTAN pour la journée du 27 septembre 2011.

Alors que le président serbe, Boris Tadic et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov ont demandé l’arrêt des violences, l’Union européenne a, quant à elle, apporté tout son soutien à l’OTAN.

L’association « Solidarité Kosovo » condamne fermement ces violences et regrette profondément le manque d’indépendance des autorités européennes qui ignorent l’enjeu actuel du Kosovo.
Le sort des chrétiens serbes du Kosovo concerne tous les Européens.

C’est la raison pour laquelle nous rédigeons depuis plusieurs semaines un rapport humanitaire qui sera transmis aux responsables européens en charge du dossier Kosovo, ainsi qu’aux médias et à nos donateurs.

Par votre soutien en signant notre pétition, et par nos actions, nous montrons également aux Serbes persécutés qu’ils ne sont pas seuls. Et ce soir, à la lumière de cette triste actualité, nous adressons nos pensées fraternelles envers les chrétiens serbes du Kosovo martyrisés.
Marion Chevtzoff
Marion Chevtzoff
Présidente de Solidarité Kosovo

Aidez nous à arrêter le massacre des chrétiens serbes du Kosovo en soutenant notre action par un don
Faire un don
Solidarité Kosovo est la seule association française à venir en aide aux chrétiens du Kosovo depuis 2004. Ces populations sont devenues minoritaires sur leur propre terre où elles subissent le joug islamiste de la part de populations albanaises islamisées. Un chiffre illustre le drame que vivent les chrétiens du Kosovo : en dix ans, 150 églises ont été détruites et 400 mosquées wahhabites ont été construites avec l’argent de l’Arabie saoudite.

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent.
Pour vous désinscrire, envoyez simplement un message à cette adresse Demande de désinscription.



23:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/10/2011

Alerte Otan ! Bulletin trimestriel du Comité de surveillance Ot an, No 43, juillet - août - septembre 2011 l8

From: Hess Madeleine
Sent: Monday, October 10, 2011 10:11 PM
 
Subject: Tr : Alerte Otan ! Bulletin trimestriel du Comité de surveillance Otan, No 43, juillet - août - septembre 2011
 



A: ginette Hess Skandrani : grianala@...
Envoyé le : Lundi 10 Octobre 2011 21h50
Objet : Fw: Alerte Otan ! Bulletin trimestriel du Comité de surveillance Otan, No 43, juillet - août - septembre 2011

 
----- Original Message -----
To: "Sent: Monday, October 10, 2011 7:00 PM
Subject: Alerte Otan ! Bulletin trimestriel du Comité de surveillance Otan, No 43, juillet - août - septembre 2011
 
 
 
Alerte Otan !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance Otan,
Numéro 43, juillet - août - septembre 2011

Secrétariat : rue des Cultivateurs, 62 ; 1040 Bruxelles
Adresse électronique : info@csotan.org
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Édito

De la guerre contre les terroristes à la guerre à leurs côtés

L'intervention "humanitaire" de l'Otan en Libye épouse, dans les grandes lignes, le schéma de la guerre du Kosovo : information à sens unique, encensement des "bons", diabolisation des "méchants", récits invérifiables d'atrocités justifiant cette guerre auprès de nos populations occidentales. En Libye, l'Otan protège de bien curieuse façon les civils qui se trouvent "du mauvais côté", bombardés, dans des villes assiégées, privés d'eau, menacés d'un bain de sang s'ils ne se rendent pas – et aucun responsable politique, aucun grand média ne se demande de quelle sorte de protection de la population civile il s'agit là. Comme il y a 12 ans au Kosovo, la propagande tente de sensibiliser et désensibiliser l'opinion dans le bon sens.
Si l'Otan est en Afghanistan, nous a-t-on bien répété, c'est pour combattre Al-Qaïda. En Libye, le haut commandant du Conseil Militaire de Tripoli est l'Émir du Groupe Combattant Islamiste libyen, chef terroriste salafiste (brigade d'Al Qaïda) sorti de Guantanamo. Cette nouvelle alliance entre l'Otan et Al-Qaïda a le mérite de montrer à quel point la guerre contre la terreur est un leurre. Depuis la guerre d'Afghanistan contre les Soviétiques, où fit ses classes un agent de la CIA du nom d'Oussama Ben Laden à l'aide aux membres libyens d'Al-Qaïda, en passant par le soutien aux jihadistes de Bosnie, on appréciera la belle constance de l'Occident.
Si le discours officiel, "guerre à la terreur", ou "guerre humanitaire", épouse les nécessités du moment, la trame de ces guerres de l'Otan (en Yougoslavie, en Afghanistan) reste la même : installer de force une présence militaire, et implanter dans des endroits stratégiques de grandes bases US avec en corollaire, l'établissement de pouvoirs favorisant leurs intérêts. Il est peu douteux que ce soit le sort dévolu à la Libye libérée. Ce sont les intérêts économiques et stratégiques qui sont en jeu, pas les différents thèmes agités successivement par la propagande de l'Otan.
La prochaine étape pourrait être celle de l'intervention humanitaire pour sauver le peuple syrien, et au-delà, l'intervention humanitaire pour sauver le peuple iranien, si le thème nucléaire n'est pas alors jugé plus porteur.
Toutefois, la résistance libyenne a déjà fait échouer le plan initial des pays de l'Otan : faire passer l'ingérence militaire en Libye sous le masque du "Printemps Arabe". Tripoli est, clairement, tombée sous les bombes de l'Otan, il n'y a pas eu moyen de faire passer cela pour une révolution du peuple libyen, les "révolutionnaires" ne sont rien sans l'Otan et ses bombardements.
Cette résistance du peuple libyen, inattendue dans le chef des responsables otaniens, est arrivée à tenir en échec pendant 6 mois la plus grande puissance militaire du monde, et elle est loin d'être terminée. On peut penser qu'elle compromet de manière fondamentale le plan en cours de déstabilisation du « Grand Moyen Orient », elle-même partie de l'entreprise tentaculaire de l'Otan entamée en Yougoslavie.

En Libye, l’Otan poursuit la guerre, et la Belgique aussi

L’OTAN vient d’annoncer que ses opérations militaires en Libye sont prolongées de 90 jours et peut-être même pour un temps indéterminé. On peut lire par ailleurs, sur le site officiel de l’Otan, un compte-rendu quotidien des missions accomplies sous le titre « Opération Protecteur unifié ». Ainsi, le communiqué du 29.9 informe que « depuis le début de l’opération Otan, le 31 mars 2011, un total de 24.346 sorties, dont 9.082 sorties de combat, ont été effectuées. » Une précision est ajoutée : « les sorties de combat sont destinées à identifier et attaquer des cibles bien choisies, mais ne signifient pas un déploiement de munitions à chaque fois ».
Derrière ces chiffres, quel bilan peut-on se représenter en termes de morts, de destructions de bâtiments publics, d’hôpitaux, d’écoles, de maisons particulières, d’infrastructures économiques ? Silence total de l’Otan sous cet angle. Les communiqués officiels se réjouissent seulement de la précision du matériel utilisé, du professionnalisme des utilisateurs… Le blackout est total et les médiamensonges sont invasifs…
Cependant, même à partir des déclarations officielles de l’Otan, on peut se faire une idée du désastre gigantesque provoqué par cette opération de guerre. Un récent communiqué paru sur le site de l’Otan titre : « Des frappes précises, menées avec soin, pour protéger Tripoli ». L’Otan se vante de « sa campagne de bombardements la plus précise et la plus prudente jamais menée …une chaîne de commandement rigoureuse a été mise en place pour garantir qu’aucune erreur ne soit commise ». Mais ce sont les « rebelles » du Conseil National de Transition qui fournissent à l’Otan les informations lui permettant de « mener avec soin ses frappes précises ». Pour eux, un hôpital construit à côté d'un bâtiment administratif, n'est pas une construction civile, mais un lieu pris en otage par les forces militaires kadhafistes pour se protéger d'un éventuel futur bombardement.
Les frappes de l’Otan, ont ciblé une grande quantité de bâtiments civils, tels que des bureaux administratifs, des installations industrielles, les bâtiments des télécommunications, les habitations de personnes « suspectes ». Plusieurs ambassades, dont celle du Venezuela, ont été endommagées. Les cibles sont tout ce qui pourrait représenter « une menace » pour la mission dite de « protection des civils ». A Tripoli, à Syrte, les simples habitants étaient devenus une « menace » quand ils ne quittaient pas leur maison à la première injonction d’évacuation lancée par les « rebelles » .
Les missions de guerre de l’OTAN ont clairement nettoyé la route pour permettre l’entrée dans Tripoli et autres villes, de ce qu’elle nomme les « forces du CNT ». En fait l’Otan a participé d’une manière prépondérante au renversement du gouvernement de Kadhafi, et essaie maintenant de protéger la prise du pouvoir du Conseil National de Transition, baptisé « représentant légitime du peuple libyen ». Et on peut penser objectivement que c’est l’Otan elle-même qui l’a fomenté.
Maintenant, une nouvelle mission s’offre à l’Otan, grâce à la résolution 2009 récemment adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Celle-ci crée une « mission d’appui des Nations Unies en Libye la MANUL, qui sera mandatée, entre autres, « pour coordonner l’appui qui pourrait, le cas échéant, être demandé (par la Libye) à d’autres intervenants multilatéraux et bilatéraux ». Qui est à même de « rétablir l’ordre et la sécurité publics et promouvoir l’État de droit… étendre l’autorité de l’État… défendre et protéger les droits de l’homme » ? : C’est l’Otan sans le moindre doute.
En 2001, la mission de l’ONU en Afghanistan s’appelait la FIAS (Force Internationale d’assistance et de sécurité). Il a fallu plus de deux ans pour que l’Otan obtienne le mandat du Conseil de Sécurité qui lui donnait le commandement partiel de l’occupation du pays. Actuellement, l’OTAN a pris les devants en Libye. Cette guerre a été projetée bien avant les résolutions du C.S. 1970 et 1973. Elle était légitimée par le Nouveau concept stratégique de l’Otan dès son adoption en novembre 2010.
L’Otan est intervenue dans un conflit intérieur d’un pays à un niveau très alarmant. Cela représente une violation flagrante, non seulement du droit international ou des principes de base des Nations Unies, mais aussi de sa propre charte. Cela devrait préoccuper au plus haut point nos représentants politiques et nos défenseurs des droits de l’homme.
Mais en Belgique, après avoir obtenu le vote unanime (ou presque) du parlement pour participer à l’intervention militaire otanienne, le gouvernement (toujours en affaires courantes) a décidé de prolonger cette participation de 90 jours. Une seule réunion – à huis clos – de la Commission Défense et Affaires Extérieures, s’est tenue pour en informer les députés. La seule objection qui s’est levée dans les rangs parlementaires, était pour se plaindre du manque de concertation suffisante entre gouvernement et parlement !
Pas un représentant politique n’a interpelé le gouvernement sur un éventuel bilan des six premiers mois de guerre, n’a posé la question publique sur le bien fondé de la « mission à l’étranger » qui a déjà coûté plus cher à la population belge que l’intervention en Afghanistan. La guerre et la destruction de tous les acquis sociaux et économiques de la population libyenne depuis la révolution de 1969, tout cela peut continuer comme s’il ne se passait rien, puisqu’on n’en parle pas…
Claudine Pôlet

La complicité entre l'ONU et l'Otan

D’après les récentes déclarations du représentant permanent vénézuélien auprès de l'ONU Julio Escalona, cette organisation internationale, regroupant à quelques exceptions près tous les états de la planète, n'est plus fiable. Dans une interview, il explique que l'ONU est malheureusement colonisée et contrôlée par les USA et par les pays du Nord.
Cette affirmation trouve un écho dans les récentes déclarations de l'Ambassadeur Ivo Daalder, représentant étasunien auprès de l'Otan. Daalder affirme que concernant la guerre en Libye « Ce sont les États-Unis qui ont dirigé cette opération, ce sont eux qui ont dirigé l'initiative pour obtenir le mandat du conseil de sécurité ( Résolution N°1973 ) et faire décider que l'Otan l'exécute, ce sont eux qui ont dirigé la planification et l’exécution de l’opération militaire, ils ont commencé par neutraliser la défense aérienne libyenne, et ils ont continué en supprimant les défenses pendant tout le cours du conflit, en utilisant des drones armés ». Il continue en révélant que « ce sont eux qui ont fourni le gros de l'intelligence en permettant d'identifier les objectifs à frapper, aussi en approvisionnant en vol les chasseurs bombardiers alliés ».
Étrange affaire, n'est-ce pas ? Puisque l'ONU a pour finalité principale LA PAIX INTERNATIONALE, et non la guerre. Fondée en 1945, afin d’arrêter les guerres entre pays et de fournir une plateforme de dialogue, ses objectifs sont officiellement de faciliter la coopération dans le domaine du droit international, de la sécurité, du développement économique, le progrès social et les droits de l'homme. Et pourtant, lors du séisme qui provoque un désastre humanitaire début 2010 en Haïti, l'ONU s'est montrée incapable de coordonner de l'aide ; en revanche il n'a fallu que dix jours à cet organisme de paix pour voter une nouvelle résolution de guerre.
Les propos du représentant étasunien auprès de l'Otan, « ce sont [les USA] qui ont dirigé l'initiative pour obtenir le mandat du Conseil de Sécurité, et faire décider que l'Otan l'exécute » semblent plutôt confirmer les déclarations du représentant vénézuélien J.Escalona, excédé aussi par l'attitude du secrétaire général du même organisme, qui sans le moindre mandat décide au milieu de la confusion de la bataille de Tripoli, de rencontrer des représentants du CNT octroyant ainsi une reconnaissance Onusienne aux rebelles anti-Kadhafi.
Dans ce mécanisme de guerre qui se répète sans cesse depuis plus de dix ans (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye) la complicité de l'ONU et de l'Otan est flagrante. Pourtant, pas plus loin que l'année 2009, le rapport mondial d'indice de développement humain (IDH) défini par le programme de l'ONU, avait classé la Libye parmi les pays les plus développés du monde.
En dehors des explications ou des déclarations concernant cette guerre, on devrait plutôt se poser la question suivante : A qui profite la guerre en Libye ? Et la réponse trouve rapidement sa place dans la politique étatsunienne concernant l'Afrique, ou la politique de sécurité que les États Unis mènent de facto en Afrique, à travers une nouvelle force militaire connue sous l'acronyme de Africom (The United States Africa Command).
Les États-Unis ont créé et présenté Africom comme une restructuration efficace des institutions ainsi que comme un programme bienveillant de soutien aux gouvernements africains pour des opérations humanitaires ou de sécurité. « Le but de l'Africom est d'aider les Africains à augmenter leur capacité à défendre leur propre sécurité » affirmait la vice-assistante du secrétaire à la défense Thérésa Whelan, niant la possibilité qu'Africom ait été créé « seulement pour lutter contre le terrorisme ou s'assurer les ressources en pétrole ou décourager la Chine ».
Mais Horace Campbell, professeur d'histoire afro-américaine et de sciences politiques à l'université de Syracuse, estime que « les bombardements occidentaux en Libye sont devenus pour l'Africom un stratagème opportuniste de relations publiques et une nouvelle tête de pont en faveur d'un bastion militaire sur le continent ». Et le journaliste américain William Engdhal écrit que « la décision de Washington de bombarder la Libye de Kadhafi, n'a pas grand chose a voir avec ce que le gouvernement d'Obama proclame être une "mission de protection de civils innocents", en réalité, ceci fait partie d'un plus vaste plan stratégique de l'Otan et du Pentagone en particulier, de contrôler le talon d'Achille de la Chine, à savoir sa dépendance stratégique d'importation en grande quantité de pétrole brut et de gaz ».
Les propos de ces auteurs se trouvent directement confirmés par ceux tenus par un des conseillers aux départements d'État et de la Défense Américaine, le docteur Peter Pham qui explique que parmi les buts ultimes d'Africom, une de plus importantes tâches est de « protéger l’accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques, dont l'Afrique est riche et s'assurer qu’aucune tierce partie comme la Chine, l'Inde, le Japon ou la Russie ne puissent obtenir un monopole ou des traitements de faveur »
On arrive à la conclusion que l'affaire libyenne est un coup monté pour établir l'Africom dans les territoires africains, projet auquel le colonel Mouamar Kadhafi s’était toujours opposé : Il ne restait qu'à se défaire de l'obstacle que constituait Kadhafi, en donnant un feu vert explicite à travers la résolution 1973 de l'ONU.
Les pays de l'Otan n'ont à leur bilan aucune trace positive et crédible d'assistance aux véritables combattants de la liberté et aux mouvements de libération africains Les États-Unis et la Belgique étaient complices dans la planification du meurtre de Patrice Lumumba au Congo. La "Protection des civils" n'est pas seulement un sommet d’hypocrisie de la part des États-Unis et des dirigeants occidentaux, elle constitue surtout une ingérence, en absolue contradiction avec le principe fondateur de la Charte des Nations Unis, la souveraineté et l'égalité en droit de chaque état. Et se défendre contre "la légalisation de l'ingérence" c'est un principe éminemment progressiste que défendent les dirigeants cubains, vénézuéliens, boliviens et bien d'autres pays latino-américains, apportant dans cette démarche la plus grande contribution à l’émancipation sociale et politique des peuples.
Patricia Villalon

Afghanistan : 10 ans de gâchis prémédité

Le 7 octobre 2001 commençait la guerre et l'occupation de l'Afghanistan. Dix ans plus tard, le bilan est tragiquement désastreux, et le contraste est frappant entre les discours merveilleux du début de l'intervention et la réalité de l'Afghanistan d'aujourd'hui.
Après 10 années d'aide occidentale :
- L'espérance de vie est de 45 ans (contre 46 en 2001)
- Le taux de mortalité infantile est de 149 pour 1000, (147 pour 1000 en 2001)
- Le taux d'alphabétisation est de 34%, taux qui tombe à 18% pour les femmes1
Après une décennie de contribution à la reconstruction de l'Afghanistan de la part de l'Occident, le pays se classe à la 2e place mondiale de la mortalité à la naissance, et à l'avant-dernière place pour l'espérance de vie…
En ce qui concerne la libération des femmes et l'amélioration globale des droits humains rien de ce qui avait été promis au début de la guerre ne s'avère bien réel aujourd'hui. Les États-Unis et les dirigeants otaniens sont plutôt anxieux de ne pas arriver à se concilier les taliban malgré tous leurs efforts pour les corrompre. De l'avis général, les taliban reviennent en force ; estimés à quelques milliers au début de la guerre, ils semblent se multiplier avec les bombardements. Il y a là un problème de logique élémentaire.
Pour ce qui est de l'aide humanitaire, loin d'en être le soutien indispensable prétendu, la présence militaire agit directement à son encontre : En mettant 'officiellement' l'humanitaire comme justification de sa présence militaire, l'Otan fait des humanitaires ses agents directs de l'invasion, et les expose comme cible 'légitime' (comme parlerait l'Otan) de l'insurrection. Le travail humanitaire s'en trouve directement compromis. Un deuxième aspect plus pernicieux de cette politique, c'est que les "valeurs" somme toute raisonnables, éducations des filles, droits des femmes, etc., en étant mises en avant par les occupants pour justifier leur occupation, apparaissent dès lors également à combattre par la résistance à l'occupation, talibane ou non. Autrement dit, cette politique conduit directement à décrédibiliser les valeurs qu'elle prétend défendre
Là où l'Afghanistan crève incontestablement tous les records, c'est en termes de production d'opium, où il se hisse fièrement à la première place incontestée avec plus de 90% de la production mondiale (alors qu'en 2001 les taliban avaient pratiquement éradiqué la culture du pavot). Pour mettre en évidence les prodigieux succès de l'Otan en Afghanistan, notre ministre des Affaires Étrangères de l'époque Karel De Gucht avait même claironné en 2008 que son produit national brut avait doublé : il prenait simplement en compte la production d'opium…
Quant à la justification première de cette guerre, en dehors des fioritures humanitaires, qui était d'éradiquer la menace terroriste dans le monde, chacun peut se faire une idée de sa réussite aujourd'hui. Fallait-il vraiment attendre 10 ans pour juger du sérieux qu'il fallait accorder à cette affirmation, "lutter contre le terrorisme en allant bombarder et occuper un pays" ? Le caractère fantaisiste de cette justification saute par ailleurs aux yeux lorsqu'on voit qu'à l'occasion de la guerre contre la Libye, l'Otan a littéralement ouvert le passage à coup de bombes aux combattants d'Al Qaida. Le chef militaire de Tripoli aujourd'hui est l'un des fondateurs du Groupe islamique combattant libyen qui a commencé son jihad dans les années 80 en Afghanistan, au côté d'un certain Oussama Ben Laden2.
De l'opposition à la guerre en Afghanistan au soutien à la guerre en Libye
Même ceux qui figuraient parmi les plus farouches défenseurs de l'intervention en Afghanistan pour des raisons humanitaires (droits des femmes en particulier) doivent bien constater l'évidence. Si certains estiment que, puisque le remède n'a pas eu les résultats annoncés, il faut donc en administrer davantage, plus de militaires, plus d'occupation, plus de bombes…, d'autres remettent de façon plus en plus affirmée en cause la participation de notre pays dans cette guerre. Outre l'ensemble du mouvement de la paix, c'est notamment le cas des partis dit 'de gauche' en Belgique
Cependant les raisons de cette opposition reposent souvent sur un biais particulièrement dangereux : en substance, une certaine opposition progressiste estime que l'Otan, l'Occident dans son ensemble a échoué, pour de mauvaises raisons diverses, dans une juste entreprise d'aide à l'Afghanistan en 20013.
C'est bien cette perception fondamentalement fausse qui a conduit les mêmes représentants 'progressistes' à approuver en mars dernier sans le moindre sourcillement la nouvelle intervention de l'Alliance Atlantique 'hors-zone', drapée comme il faut d'oripeaux humanitaires. Si dans 10 ans la Libye est un autre immense gâchis dans lequel est embourbé l'Otan, la raison en sera-t-elle que l'Occident a encore, bizarrement, échoué dans sa noble intention de venir généreusement en aide aux Libyens ?
Prendre au sérieux les affirmations de l'Otan selon lesquelles elle était en Afghanistan pour éradiquer Al Qaida, ou pour libérer les femmes (ou en Libye pour protéger les populations civiles) mais que pour des raisons obscures ça n'a pas marché, cela ne peut mener qu'à accepter les autres guerres à venir. Il me semble essentiel d'arriver à se réveiller de cet aveuglement.
Il ne faut pas être angélique : L'Otan comme toute autre armée d'une puissance économique de l'histoire humaine, n'a aucunement pour vocation d'être une entreprise caritative. L'occupation de haut-plateaux stratégiques qui surplombent la Russie, la Chine et l'Iran n'a rien à voir avec le développement des populations afghanes ou le droit des femmes.
La guerre en Afghanistan est-elle vraiment un échec pour l'Otan ?
En adoptant son dernier Concept Stratégique en novembre dernier à Lisbonne, l'Otan s'arroge officiellement "le droit" de mener des expéditions militaires n'importe où dans le monde, pour toute une gamme de raisons incluant par exemple la sécurité de l'approvisionnement en énergie des pays occidentaux. Les choses sont dites sans la moindre équivoque : l'Otan est l'instrument destiné à maintenir l'ordre occidental sur la planète, permettant de cadenasser toutes les régions où des puissances émergentes pourraient contester son leadership.
La perception selon laquelle l'Otan chercherait à sortir de l'Afghanistan est directement contredite par les textes publiés en marge de ce même sommet, et par les faits mêmes : les États-Unis sont en train de construire des bases militaires conçues pour le long-terme. La "passation de pouvoir" annoncée pour 2014, entre les forces de l'Otan et l'armée nationale afghane devrait plutôt s'apparenter à un "changement de casquette" : de façon explicite l'Otan entend rester en Afghanistan, à la demande bien sûr du "pouvoir" qu'elle contribue à maintenir tant bien que mal en place, "pour un partenariat à long terme qui se poursuive au-delà de la mission de l'ONU" (prétexte actuel de la présence de l'Otan).
2014 est également la date où le fameux pipe-line "TAPI" (Turkménistan-Afghanistan, Pakistan-Inde) devrait enfin être mis en service. Ce projet qui avait déjà justifié l'aide apportée par les USA aux Taliban dans les années 90, concrétiserait l'accession aux richesses énergétiques de la Caspienne. L'Otan doit être l'acteur essentiel de la sécurisation du trajet de ce pipe-line.
L'objectif réel de la guerre en Afghanistan, comme de celle en Libye et de celles qui s'annoncent, est de tenter de maintenir le plus longtemps possible la mainmise de l'Occident sur le monde, et de contenir la montée en puissance de pays du Tiers-Monde, en particulier de la Chine. Avoir la main sur les ressources énergétiques est une condition préalable évidente.
Que fait la "défense" belge en Afghanistan ?
La question de l'échec ou du succès de l'intervention en Afghanistan n'affleure même pas dans les propos de Pieter De Crem. La question pour notre ministre de la défense, qui vise peut-être le prochain poste de Secrétaire Général, semble essentiellement être celle de l'image de la Belgique en tant que partenaire docile et fiable de l'Otan : "Les opérations militaires à l'étranger sont le ‘core business’ de la défense belge" répète-t-il. "Ma mission était de réformer l’armée et de faire en sorte que la Belgique redevienne crédible en participant à des opérations militaires à l’étranger.4"
Nous, nous estimons plutôt que la "défense" belge doit en revenir à sa notion fondamentale, celle de la défense du territoire. La défense de la Belgique ne passe certainement pas par des expéditions de type colonial, en Libye, en Afghanistan ou ailleurs.
Notes
1. Chiffre tirés du PNUD et du "World Factbook" de la CIA ; les chiffres concernant l’alphabétisation sont de 2008
2. Libération, 26 août
3. Cf Alerte Otan n°37, avril 2010
4. La Libre Belgique, 1er juin
Roland Marounek

Il y a 20 ans, la Yougoslavie explosait (2e partie)

Après avoir examiné l’évolution des républiques du nord-ouest de l’ancienne fédération yougoslave, nous allons maintenant tenter d’évaluer l’intégration euro-atlantique des trois Etats méridionaux issus de la Yougoslavie : Macédoine, Monténégro et Serbie, sans oublier la province serbe du Kosovo, qui a unilatéralement proclamé son indépendance en 2008.
Bien que sa sécession se soit déroulée pacifiquement, la Macédoine dut attendre bien plus longtemps que les autres républiques yougoslaves pour être admise à l’ONU, sous le vocable d’« Ancienne république yougoslave de Macédoine », ou FYROM selon son acronyme anglais. Et ce n’est qu’à la fin 1993 que son indépendance, proclamée en septembre 1991,fut reconnue par de premiers pays de l’Union européenne, et au début 1994 par les Etats-Unis, soit un an et demi après la Russie. En cause, déjà, l’attitude hostile de la Grèce, inquiète que le nom « constitutionnel » du nouvel Etat (« République de Macédoine ») n’implique des revendications territoriales sur la région du même nom occupant le nord de son Etat. Après avoir entraîné divers blocus grecs dans les années ’90, cette querelle a suscité le veto d’Athènes à l’entrée du pays dans l’OTAN en 2008 et continue de bloquer son adhésion à l’UE.
Si les mesures de rétorsion grecques peuvent paraître démesurées au regard du faible poids, tant militaire qu’économique, de la Macédoine, il faut admettre que, si Skopje voulait à tout prix susciter l’ire d’Athènes, elle n’agirait pas autrement. Le centre de la capitale macédonienne est encombré de monuments et de références à la gloire de héros grecs antiques, en premier lieu Alexandre le Grand. On pourrait vainement chercher une quelconque filiation entre ce paléo-impérialiste de génie et la population macédonienne, peuple slave arrivé dans la région plus d’un millénaire après sa mort.
En outre, cette polémique identitaire laisse de marbre les diverses minorités du pays : Turcs, Serbes, Roms et, surtout, Albanais qui constituent à eux seuls plus d’un quart de la population. La tension entre ces derniers et la majorité slave a culminé en 2000 quand une émanation de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), l’Armée nationale de libération (UCK-M), a déclenché une guérilla contre les forces de sécurité macédoniennes. Cette « petite » guerre, qui causa quand même un millier de morts, s’est achevée en août 2001 par la signature de l’accord d’Ohrid. Imposé sous la pression occidentale, cet accord a octroyé divers droits à la minorité albanophone (décentralisation, meilleure représentation dans les services publics, reconnaissance de l’albanais comme langue officielle…), à condition que l’UCK-M se transforme en parti politique et que – à l’inverse du Kosovo – elle renonce à toute idée de sécession ou de « Grande Albanie ». Une force de l’OTAN était déployée pour garantir le cessez-le-feu et désarmer les anciens rebelles.
Petite particularité de ce conflit, des instructeurs états-uniens étaient déployés dans les deux camps, armée macédonienne et UCK-M. Il fallut même une intervention de soldats états-uniens de la force de l’OTAN au Kosovo pour secourir un groupe de rebelles qui s’étaient aventurés dans la banlieue de Skopje. Parmi eux, se trouvaient 17 officiers de la MPRI, la firme de Virginie qui avait planifié les offensives de l’armée croate contre les Serbes de la Krajina en 1995 !
La force de l’OTAN a été remplacée en 2003 par une mission militaire de l’UE, complétant la mise sous tutelle du pays par Bruxelles, qui le gratifiait un an plus tard du statut de « candidat ». Bien qu’il ait été érigé en modèle de la Banque mondiale pour l’audace de ses « réformes »,sa situation économique reste profondément morose, avec un taux de chômage évoluant largement au-dessus de 30 %. Alors que les « questions nationales » des deux principaux groupes ethniques ne sont pas résolues, l’écart de niveau de vie entre les Macédoniens et les autres citoyens d’ex-Yougoslavie n’a cessé de se creuser.
***
Sous la direction de Milo Djukanovic, qui a alterné pendant près de vingt ans les postes de Premier ministre et de Président de la république, le Monténégro a longtemps maintenu des liens avec la Serbie. Ayant fondé avec elle, en 1992, la « République fédérale de Yougoslavie » sur les décombres de la « République fédérative socialiste de Yougoslavie » de Tito, le Monténégro a progressivement pris ses distances avec Belgrade. Une vague confédération, la Communauté d’Etats Serbie et Monténégro, a été formée en 2003, prélude à une séparation complète en 2006, à la suite d'un référendum sur l’indépendance remporté de justesse par les sécessionnistes.
Sous Milosevic, pendant la décennie de sanctions qui ont accablé la RFY, Djukanovic a consolidé son pouvoir en accroissant son autonomie vis-à-vis de Belgrade, encourageant une identité monténégrine dans une population qui s’est longtemps considérée comme une branche de la nation serbe. Mais, surtout, il a pris prétexte des embargos pour développer d'importants réseaux de contrebande « pour le bien du pays ». Il s’est considérablement enrichi, notamment en contrôlant le trafic de cigarettes à travers l’Adriatique, en collaboration avec certains clans de la mafia italienne et avec divers gros formats de la criminalité serbe et croate. Plusieurs journalistes qui ont exposé ces pratiques, au Monténégro, mais aussi en Croatie, ont payé de leur vie leurs révélations. Protégé par son immunité de chef d’Etat, il a jusqu’à présent échappé à la justice italienne qui l’a dans son collimateur depuis plus de dix ans.
Refuge des mafias d’une bonne partie de l’Europe, le Monténégro est également la terre d’accueil ensoleillée de nombreux oligarques russes, qui rachètent de larges portions de la côte adriatique, ainsi que les quelques fleurons de son industrie, en particulier celle de l’aluminium. Cela ne l’a pas empêché d’adopter, dès 2002, l’euro comme monnaie officielle et de recevoir le statut de « candidat » au club européen en décembre 2010, moment à ce point historique que Djukanovic en a profité, cédant à de pesantes pressions internationales, pour se retirer de la tête de l’Etat. Il a cependant tenu à garder les rênes de son « Parti démocratique des socialistes », majoritaire au Monténégro depuis sa création sur les décombres de la section locale de la Ligue des communistes de Yougoslavie en 1990.
Sur le plan politique, l’attention reste focalisée sur les relations avec la Serbie. Ayant choisi la « monténégritude » comme cheval de bataille, le pouvoir de Podgorica s’acharne à promouvoir une « Eglise orthodoxe monténégrine » (alors que les Monténégrins sont traditionnellement de rite orthodoxe serbe) et une langue monténégrine (alors que les idiomes parlés en Serbie et au Monténégro ne diffèrent que par l’accent). Ces efforts se sont étendus au domaine de l’enseignement, où le gouvernement a voulu imposer le « monténégrin » comme langue officielle unique.
Cependant, le premier recensement en 20 ans, mené en avril 2011, a révélé que, si 45 % de la population s’affirme monténégrine1, ils sont néanmoins 43 % à déclarer parler « serbe », contre seulement 37 % disant s’exprimer en « monténégrin ». Confortée par ces chiffres, refusant la marginalisation de la langue d’une majorité de la population, l’opposition a, pendant plusieurs mois, refusé de contribuer à une majorité des deux tiers nécessaire à l’adoption d'une réforme de la loi électorale, préalable aux négociations d’adhésion avec l’UE. Le gouvernement a finalement cédé, en reconnaissant, juste avant la rentrée scolaire, la variante « serbe » dans le système d’enseignement.
Même si cet obstacle est désormais levé, le chemin du Monténégro vers le paradis européen risque d’être encore long, certains Etats membres évoquant discrètement la gêne que commence à leur inspirer l’absence de liberté de la presse et les accointances mafieuses des cercles dirigeants dans le petit Etat se voulant le « Monaco de l’Adriatique ».

Kosovo : Dialogue et lacrymos

Après la rupture de toute relation lors de la proclamation d'indépendance de Pristina, le "dialogue" entre représentants serbes et kosovars a débuté à Bruxelles en mars 2011, sous la conduite d'un "médiateur" européen et d'un "observateur" étatsunien. D'emblée, ces derniers ont refusé que les pourparlers abordent la question du statut du Kosovo, comme le demandait Belgrade, mais uniquement les problèmes concrets rencontrés par les citoyens du Kosovo. Un premier accord a été conclu en juillet, Belgrade acceptant la circulation de véhicules immatriculés par Pristina et remettant des copies des registres de naissance. Mais les négociations butaient sur la reconnaissance des cachets de douane. Depuis 2008, les rares marchandises exportées par le Kosovo ne portaient plus le cachet de la Mission de l'ONU déployée, encore aujourd'hui, sur le territoire, mais un sceau faisant référence à un Etat kosovar, en violation d'accords régionaux en vigueur. La Serbie, mais aussi la Bosnie-Herzégovine, n'ont dès lors plus rien importé du Kosovo. Alors que le sujet était discuté à Bruxelles, Pristina a voulu forcer la décision, en appliquant à son tour un embargo commercial contre Belgrade. Puis, comme cet embargo n'était pas respecté dans le Nord, majoritairement serbe, y compris parmi la police, le gouvernement de Thaci a investi les "deux postes-frontières" du Nord au moyen d'une unité spéciale de police. La population locale s'est soulevée, a incendié un des deux postes et repoussé les hommes de Pristina, dont un a été tué.
Durant les semaines suivantes, la KFOR a pris le contrôle des deux postes, tout en interdisant le passage de marchandises, ce qui a néanmoins fait baisser quelque peu la tension. Jusqu'à ce que, le 2 septembre, le "dialogue" accouche d'un accord sur les cachets de douane : Belgrade reconnaîtra un cachet marqué uniquement "Kosovo", tandis que Pristina lèvera son embargo. Cependant, cette dernière a interprété l'accord, d'abord comme une reconnaissance de son indépendance par la Serbie, mais surtout comme un feu vert pour déployer policiers et douaniers "loyaux", c'est-à-dire albanophones, aux deux postes litigieux. L'opération a effectivement été menée le 16 septembre, grâce aux hélicoptères de la KFOR. Les Serbes ont réagi en ouvrant des routes alternatives et en édifiant quantité de barricades sur les axes officiels, en particulier à proximité des deux postes dont Pristina venait de prendre le contrôle. C'est après avoir rendu impraticable une de ces routes alternatives et alors qu'ils voulaient abattre une barricade que, le 27 septembre, des soldats allemands de la KFOR ont d'abord tiré des gaz lacrymogènes sur la foule qui la gardait, puis à balles réelles quand elle a riposté en les caillassant, échange qui a fait un total de 11 blessés, 7 Serbes et 4 Allemands.
Le "dialogue" a ensuite été suspendu, Bruxelles, Washington et Pristina exigeant que la session prévue fin septembre soit consacrée comme prévu aux télécoms et aux forums régionaux, sans qu'il soit même question de la situation explosive du Nord du Kosovo, comme le demandaient les autorités serbes. Ce qui fait sans doute le plus enrager ces dernières est probablement le fait que jamais auparavant EULEX et la KFOR n'ont violé si ouvertement la clause de leurs mandats respectifs, émanant du Conseil de sécurité de l'ONU, leur imposant la neutralité envers le statut du Kosovo.
Mais l'action concertée de l'OTAN, l'UE et Pristina va au-delà de l'instauration par la force de frontières qu'ailleurs on dit vouloir abattre. En visite à Belgrade le 23 août, la chancelière allemande, Angela Merkel, a clairement indiqué qu'aucun progrès vers l'UE ne sera plus possible tant que les "structures parallèles" serbes au Kosovo continueraient à être actives. Or, c'est grâce à ces "structures" (écoles, hôpitaux, administration, pensions...) que survit la majorité des Serbes restés au Kosovo, dans le Nord, mais aussi dans les enclaves du Sud. Alors que les dirigeants de Belgrade s'attendaient plutôt à ce qu'on leur signifie que les portes de l'UE leur étaient grandes ouvertes après qu'ils aient extradé les deux derniers inculpés du Tribunal de La Haye, cette nouvelle condition a fait l'effet d'une douche froide. Et il ne faut pas être prophète pour deviner que, très bientôt, c'est une reconnaissance pure et simple du Kosovo indépendant qui sera exigée, sous prétexte qu'on ne peut pas admettre une "deuxième Chypre" ou un "conflit gelé" dans le club européen. La montée en flèche de l'"euroscepticisme" dans la population serbe n'est dès lors pas surprenante et s'assimile plutôt à un réflexe de survie.
***
En créant avec le Monténégro la « République fédérale de Yougoslavie » en avril 1992, la Serbie, sous la présidence de Slobodan Milosevic, se résignait à la fin de la « grande Yougoslavie » et entamait le retrait de ses troupes des champs de bataille de Croatie et de Bosnie-Herzégovine, non sans laisser aux milices serbes locales armement, conseillers et volontaires de tous poils. Si Milosevic garda assez facilement le contrôle des indépendantistes serbes de Croatie, ses relations avec ceux de Bosnie, dirigés par Radovan Karadzic, furent beaucoup plus heurtées et c’est avec grand peine qu’il leur imposa l’accord de Dayton qui mit fin à la guerre en novembre 1995.
A ce moment, le président serbe, apparatchik de la Ligue des communistes arrivé au pouvoir à l’issue d’un putsch interne qu’il dénomma « révolution antibureaucratique », crut sans doute qu’il allait enfin pouvoir se débarrasser de son image de « Hitler des Balkans » matraquée par les médias occidentaux et que les mesures d’embargo – militaire, économique et culturel – qui isolaient le pays allaient bientôt s’alléger.
Il n’en fut rien. Quelques mois après Dayton, une formation paramilitaire, l’Armée de libération du Kosovo (UCK), lançait ses premières attaques contre des policiers et des réfugiés serbes de Croatie et Bosnie installés au Kosovo. En 1989, la province méridionale de Serbie, et également son berceau historique, mais peuplée majoritairement d’Albanais, avait eu son statut d’autonomie drastiquement réduit par Milosevic, mis sous pression par la minorité serbe qui se plaignait d’être malmenée par la majorité albanophone. Menés par Ibrahim Rugova, les Albanais entamaient alors une résistance non-violente, accompagnée d’un réseau d’institutions parallèles. Belgrade laissa faire et ne prit pas la peine d’entamer des négociations sérieuses avec Rugova. Cela fournit à l’UCK un certain soutien dans une jeunesse jugeant que les moyens pacifiques n’avaient rien donné. Entraînée en Albanie par les services secrets allemands, financée par la mafia albanaise et ses revenus tirés du trafic international d’héroïne, l’UCK se développa rapidement, suscitant une riposte militaro-policière de Belgrade et d’inévitables « bavures ».
Après un semblant de négociations à Rambouillet, près de Paris, l’OTAN estima qu’il était temps d’empêcher un « génocide » et entama en mars 1999 une campagne de bombardements, qui mirent davantage à mal les infrastructures civiles (industries, ponts, écoles,…) de la Serbie que l’appareil militaire yougoslave. Alors que le conflit n’avait jusqu’alors provoqué qu’un nombre limité de morts et de réfugiés, les bombes de l’OTAN entraînèrent la véritable « catastrophe humanitaire » qu’elles étaient censées prévenir2. Les milices et la police serbes se retournèrent contre la population albanophone, dont plus de la moitié se réfugia en Albanie et en Macédoine. Cependant, après 78 jours de frappes, Milosevic céda et retira armée et police du Kosovo. Avec les forces terrestres de l’OTAN, l’UCK s’empara du territoire qu’elle s’employa à « purifier » de ses éléments non-albanais (Serbes et Roms furent les plus visés) et de nombreux « traîtres », des Albanais qui avaient collaboré avec les services étatiques serbes ou yougoslaves. Mis à l’écart dès avant les bombardements par les Occidentaux, dont le chéri était devenu Hashim Thaci, chef de l’UCK, Rugova et son parti parvinrent néanmoins à s’imposer lors des scrutins électoraux. Mais le vrai pouvoir, fondé sur une économie souterraine comprenant une variété sans bornes de trafics et d’activités criminelles, demeurait aux mains de l’UCK, en particulier dans celles de la faction dirigée par Thaci.
Afin de restaurer un semblant de légalité internationale – les bombardements n’avaient nullement été autorisés par le Conseil de sécurité –, l’ONU déploya au Kosovo une mission chargée d’administrer le territoire en attendant que son statut soit déterminé. Mais la résolution du Conseil de sécurité qui autorisait ce déploiement, et celui des troupes de la KFOR, sous commandement OTAN, chargées d’en assurer la sécurité, réaffirmait l’appartenance du Kosovo à la Yougoslavie d’alors, dont l’héritier juridique est la Serbie.
Affaibli par la perte de contrôle du Kosovo, à l’exception relative du Nord, peuplé majoritairement de Serbes, mais surtout par des difficultés économiques croissantes et par les immixtions de plus en plus ouvertes des pays occidentaux, Milosevic, alors Président de Yougoslavie, fut renversé en octobre 2000, à l’issue d’un scrutin controversé et de manifestations soigneusement préparées qui aboutirent à la prise du Parlement et de la radio-télévision. Huit mois plus tard, la nouvelle équipe au pouvoir – regroupée sous la houlette du Premier ministre serbe Djindjic, pro-occidental, et du Président yougoslave Kostunica, souverainiste – expédia Milosevic à La Haye, où le Tribunal pénal international l’avait inculpé de crimes contre l’humanité et de génocide en Croatie, en Bosnie et au Kosovo. C’est également vers cette époque que Belgrade vint à bout d’une petite guérilla albanaise apparue au début 2000 dans la vallée de Presevo, région de Serbie centrale bordant le Kosovo et peuplée majoritairement d’albanophones. Réclamant l’annexion de cette région au Kosovo, voire à une « Grande Albanie », cette autre émanation de l’UCK perdit tout soutien occidental, et concrètement celui de la KFOR, dès que Milosevic fut renversé.
Bien que le Premier ministre fut assassiné– vraisemblablement par des éléments d’une unité spéciale de la police craignant que certains d’entre eux soient extradés à La Haye – en 2003, le Parti démocrate fondé par Djindjic consolida progressivement son pouvoir et déploya un maximum de zèle à satisfaire les recettes des pontifes de Bruxelles : réformes ultralibérales dans le champ économique, social et fiscal et, bien entendu, collaboration poussée avec le Tribunal de La Haye, jusqu’à l’extradition du dernier inculpé recherché, Goran Hadzic, ancien leader serbe de Croatie, en juillet 2011. Assez curieusement, le principal partenaire de coalition du gouvernement serbe est, depuis 2008, le Parti socialiste fondé par Milosevic ! Entre-temps, le partenaire monténégrin avait largué les amarres et la Serbie fut sans doute le seul Etat au monde à devenir indépendant sans l’avoir demandé !
Alors que l’actuel Président, Boris Tadic, son gouvernement et une partie de l’opposition clament que les deux « priorités stratégiques » du pays sont l’adhésion à l’UE et le maintien du Kosovo en Serbie, ce grand écart devient de plus en plus difficile à être crédible. Certes, l’UE « se rapproche » peu à peu. Ayant profondément modifié sa législation et venant, notamment, d’adopter la loi de « restitution » des biens des grands propriétaires de l’époque de la monarchie, la Serbie espère devenir officiellement « candidate » encore en 2011. Quant à la seconde priorité proclamée, depuis la proclamation d’indépendance du Kosovo en février 2008, elle semble, non seulement s’apparenter de plus en plus à un vœu pieux, mais être de plus en plus inconciliable avec la première.
Certes, plus d’une centaine d’Etats – particulièrement en Amérique du Sud et en Asie – n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo et la Serbie peut compter sur le soutien de la Russie et de la Chine pour bloquer son accession à l’ONU et à de nombreuses instances internationales. L’image de ses dirigeants issus de l’UCK a été sérieusement écornée par les accusations formulées par le rapport de Dick Marty, publié fin 2010, les impliquant dans un trafic d’organes de prisonniers serbes pendant et peu après la guerre de 1999. Mais Hashim Thaci, considéré comme le chef de ces sordides contrebandiers, a réussi à se maintenir à la tête du gouvernement kosovar et se promène librement à Washington et Bruxelles. L’enquête « indépendante » exigée par Marty et une résolution du Conseil de l’Europe a été confisquée et pratiquement enterrée par EULEX3, la mission de l’UE qui encadre le gouvernement de Pristina et qui a remplacé celle de l’ONU lors de la proclamation d’indépendance.
La présente année 2011 a surtout été marquée par l’ouverture, en mars à Bruxelles d’un « dialogue » entre Pristina et Belgrade, pourparlers demandés par une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU présentée conjointement par l’UE et la Serbie, et, depuis juillet, par des incidents sans précédent dans le Nord du Kosovo (voir l’encadré).
Ces événements, caractérisés par une étroite coordination entre le gouvernement de Thaci, la KFOR et EULEX afin de tenter de rompre le cordon ombilical entre Serbes du Nord du Kosovo et la Serbie centrale tout en prenant appui sur des pourparlers biaisés, semblent révéler une tactique bien huilée de la « gestion » des conflits balkaniques par l’Occident. En février 1999, les négociations de Rambouillet ont été organisées à la seule fin de justifier les bombardements qui suivirent quelques semaines plus tard ; les pourparlers de 2006 et 2007 sur le statut « final » du Kosovo, sous la houlette de Martti Ahtisaari, n’avaient comme seul objectif de montrer que son indépendance était inscrite dans les étoiles. A nouveau, le « dialogue » exigé par l’UE et les Etats-Unis ne sert qu’à camoufler une politique fondée sur le chantage et l’imposition du fait accompli. Belgrade a tout intérêt à rompre le plus rapidement possible ce cycle infernal. Sinon, il est à craindre que le Nord du Kosovo tombera rapidement sous la coupe de Pristina et que ses habitants connaîtront le sort réservé aux Serbes et autres minorités du reste du Kosovo, où ceux qui ont évité la mort et l’exil vivent parqués dans des bantoustans assiégés.
Notes
1. Contre 29 % de Serbes, 8 % de Bosniaques, 5 % d’Albanais, etc. Les résultats officiels du recensement sont disponibles sur www.monstat.org
2. De 1996 à mars 1999, le conflit avait fait environ 2.000 morts, en majorité des combattants ; pendant les 11 semaines de bombardements, on en releva environ 10.000, surtout des civils ; dans le Kosovo occupé par l’OTAN, le nettoyage ethnique coûta la vie à au moins un millier de personnes, uniquement des civils.
3. Voir Trafics d’organes au Kosovo : vers le sabordage de l’enquête ?, Alerte OTAN ! n° 41, mars 2011
Georges Berghezan

Commémoration Hiroshima-Nagasaki du 6 août 2011

Le Parc Hibakusha de l’Université de Mons, qui a été créé à l’initiative de Pierre Piérart. est un lieu de commémoration de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki. Et aussi un moment de réflexion, d’échanges d’idées, de recherche d’actions pour le désarmement nucléaire mondial et l’abolition des guerres. Cette année a vu la confirmation de la continuité de cet objectif, un an après la mort de Pierre Piérart. Une convention a été signée pour perpétuer le Parc Hibakusha dans cette fonction, entre l’Université de Mons (Umons), le Centre d’Ecologie Appliquée du Hainaut (CEAH), l’Association des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMPGN), le Comité de Surveillance de l’Otan (CSO) et la Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD), dont Pierre Piérart était membre et responsable à divers titres.
La commémoration a rassemblé une cinquantaine de personnes, la plupart représentant des associations de paix et/ou anti-nucléaire, tant flamandes que francophones. La cérémonie s’est terminée par un dépôt de fleurs et une minute de silence devant la stèle à la mémoire des victimes des bombardements nucléaires de Hiroshima et de Nagasaki et des essais nucléaires.
L’après-midi était consacrée à une conférence-débat sur le thème « Le désarmement nucléaire ce n’est pas pour demain – Dangers du nucléaire militaire et civil – Propositions d’actions ».
Philippe de Salle, président de l’AMPGN, a expliqué les aspects médicaux observés lors des explosions, des dysfonctionnements, des essais nucléaires, tant civils que militaires. Brûlures, blessures, contusions, cancers pouvant apparaître 20 à 30 ans après l’exposition. Il souligne également la faiblesse des moyens mis en œuvre pour étudier, et assurer les soins des populations en cas d’explosion, alors que les risques du nucléaire civil et l’éventualité de l’utilisation d’armes atomiques sont plus actuels que jamais dans notre monde en crise.
Henri Firket, ancien président de l’AMPGN, analyse et dénonce le coût exorbitant des armes nucléaires et le poids des dépenses d’armement en pleine crise économique mondiale. Tout le monde est d’accord sur les effets destructeurs de l’arme nucléaire, mais il semble impossible d’obtenir une résolution de l’ONU pour leur élimination. La petite flamme allumée par Obama à son élection s’est vite éteinte. Le cout élevé de la recherche et fabrication de ces armes, nécessite la baisse d’autres budgets comme celui de la santé, de l’éducation, etc.. Dans un pays comme les Etats-Unis, l’industrie militaire est même le principal moteur de l’économie. Beaucoup croient en Europe occidentale qu’on est loin de la guerre, mais il faut se rendre compte que les armes essentielles finissent toujours par être utilisées. Le danger de la guerre nucléaire est toujours vivace.
Georges Spriet, de VREDE, montre que l’OTAN met encore à l’avant-plan une stratégie nucléaire. Celle-ci se retrouve dans le « nouveau concept stratégique » adopté lors du dernier sommet de Lisbonne. On suit toujours ‘la stratégie de la première frappe’ qui préconise l’attaque et destruction quasi-totale de « l’ennemi » et, en cas de riposte de celui-ci, le recours au ‘bouclier‘ ,qui est présenté comme une arme de défense. La Russie reste l’ennemi potentiel… Néanmoins, au sein de l’Otan, l’Allemagne demande le départ des armes nucléaires stockées en Europe. La Belgique a formulé timidement la même demande. Mais rien n’est fait pour autant et les 10 à 20 bombes nucléaires se trouvent toujours à Kleine Brogel. Les bombes B 61 pourraient être « modernisées » au lieu d’être démantelées, afin de pouvoir être placées dans des bombardiers à plus longue distance que les actuels F-16. La notion, chère a l’OTAN, de différence entre bombes tactiques (à courte portée) et bombes stratégiques (à longue portée) sera caduque, avec les risques qu’on devine. Nous devons donc nous prononcer contre cette ‘modernisation’ et le remplacement des avions F 16 et, au contraire, exiger une Zone Européenne ‘nuclear free’.
Michel Wautelet, professeur de l’Université de Mons, donne un « cours de terrorisme nucléaire ». Une attaque terroriste nucléaire, dont Obama se dit préoccupé, est-elle possible, ou sommes-nous dans le domaine du pur fantasme ?
La bombe A, pour exploser, nécessite un litre de matière atomique (uranium) et quelques 300 a 400 professionnels pour la fabrication. Où trouver tout cela sinon dans les livres de science fiction ou dans un film de James Bond ?
La bombe à plutonium (implosion) a besoin d’uranium enrichi . Où le trouver et comment la fabriquer ?
La bombe a hydrogène nécessite aussi une équipe de haut niveau. Où la trouver ?
La bombe sale : cobalt, césium, strontium… irréalisable.
La seule attaque réalisable reste celle d’un avion s’écrasant sur une centrale nucléaire civile. Il faudrait néanmoins disposer d’un avion de grosse portée.
Comment prévenir et éviter pareille attaque? Militariser la protection des centrales civiles actuelles…. Cette perspective ne semble pas réaliste.
Le débat a porté en particulier sur le lien à faire ou non entre nucléaire civil et nucléaire militaire.
Certains considèrent que la lutte contre l’armement nucléaire passe au second plan et ne peut aboutir sans l’interdiction totale du nucléaire comme source d’énergie à usage « civil ». D’autres pensent que le problème du nucléaire civil est à envisager à échelle mondiale et que tous les pays ne sont pas en mesure de s’en passer, alors que les grandes puissances nucléaires militaires refusent de désarmer tant qu’il existe une possibilité pour un autre pays de développer l’industrie nucléaire, même civile. La question n’est certes pas tranchée !
En conclusion, la volonté de ceux qui ont pris part à cette journée, est de poursuivre la réflexion et l’action et de contribuer à la pérennité du Parc Hibakusha pour servir cette cause.
Carla Goffi et Claudine Pôlet

Alerte Otan ne vit que par la volonté de ses sympathisants.
Nous comptons toujours sur votre soutien financier, aussi minime soit-il.
CCP du CSO : 068-2447491-14
Merci de votre sympathie !


22:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/10/2011

Le ministre De Crem nous passe sur le corps pour vanter les mérites de la guerre en Libye dans les locaux de la VUB

 
Sent: Wednesday, October 05, 2011 3:20 PM
Subject: Flash-mob De Crem + Afghanistan
 
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intal-vrede/paix : Flash-mob De Crem + Afghanistan intal

Nederlands onderaan!


Le ministre De Crem nous passe sur le corps pour vanter les mérites de la guerre en Libye dans les locaux de la VUB
30 militants d’intal et de COMAC VUB et ULB participent à la « Flash- Mob Die-in »

Mardi 4 octobre, le ministre De Crem, alumni de la VUB, donnait une conférence inaugurale à l’occasion de la nouvelle année académique en droit international et européen. Le titre en était « Intervention internationale en Libye : la participation belge ». 30 militants d’intal et de Comac VUB et ULB ont fait en sorte que ça ne se passe ainsi. Cliquez ici pour les photos et le video.


Afghanistan, dix ans de geurre - 7e Conférence pour la Paix

Le 7 octobre 2011, cela fera 10 ans de guerre en Afghanistan. 10 ans de violence qui ont causé la mort de centaines de citoyens. 10 ans qui ont entrainé des dépenses militaires de plusieurs centaines de millards de dollars. Le présence militaire belge y coûte annuellement plus de 100 millions d'euros. Cliquez ici pour plus d'info.


Afghanistan, le mythe de la bonne guerre

Avec intal, nous défendons un monde où chacun, de chaque population et de chaque pays, a droit à la santé, au progrès et au développement. Est-ce que la guerre de l'OTAN apporte cela en Afghanistan? La population afghane s'en porte-t-elle mieux? Le pays peut-il rêver d'un avenir meilleur? La Belgique participe à cette guerre. Nous sommes partie prenante. Cliquez ici pour le dossier sur l'Afghanistan.


Course de la paix Käthe Kollwitz

Le sport est un moyen de réunir des gens de toutes les nationalités et de toutes les cultures. La course de la Paix Käthe Kollwitz se veut un appel à la paix, à l’amitié et à la solidarité et veut contribuer à un monde où tous jouissent des mêmes droits et des mêmes opportunités. Cliquez ici pour plus d'info.


7h pour la Paix !
Fête de la citoyenneté internationale

Ce 22 octobre la CNAPD et son réseau associatif organisent un événement festif, militant et convivial autour de la paix, la démocratie et les enjeux des relations nord-sud, au Curo Hall, Rue Rospy Chaudron 7 à 1070 Anderlecht ! Cliquez ici pour le programme.


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Minister De Crem stapt over lijken voor Libië op de VUB
30 militanten van intal en Comac VUB en ULB nemen deel aan "Flash-Mob Die-in"

Op dinsdag 4 oktober gaf Minister De Crem, alumnus van de VUB, een inaugurale lezing naar aanleiding van de opening van het nieuwe academiejaar ManaMa Internationaal en Europees recht. De titel luidde: "De internationale interventie in Libië: de Belgische deelname". 30 militanten van intal en Comac VUB & ULB lieten dit niet zomaar gebeuren. Klik hier voor de foto's en de video.


ACTIE! 10 jaar oorlog in Afghanistan - Een ongelukkige verjaardag
Doe mee aan het levend oorlogsportret

Op 7 oktober is de oorlog in Afghanistan 10 jaar oud. Resultaat: duizenden slachtoffers, het hele land in oorlog, infrastructuur in puin, corruptie, warlords, massale kindersterfte, armoede, vluchtelingen,... en steeds actievere Taliban. Klik hier voor meer info.


Afghanistan, tien jaar oorlog en bezetting - 7de Vredesconferentie

Op 7 oktober is de oorlog in Afghanistan tien jaar oud. De vredesbeweging wil van deze trieste oorlogsverjaardag gebruik maken om Afghanistan de aandacht te geven die het nodig heeft. Na de conferentie vergasten Afghaanse vluchtelingen ons op een lekkere maaltijd. Klik hier voor meer info.


Afghanistan, de mythe van de goede oorlog

Met intal komen we op voor een wereld waarin iedereen, elk volk en elke natie, recht heeft op gezondheid, vooruitgang en ontwikkeling. Draagt de Navo-oorlog in Afghanistan daar toe bij? Wordt de Afghaanse bevolking er beter van? Heeft het land uitzicht heeft op een betere toekomst? België doet mee aan deze oorlog. Wij zijn betrokken partij. Klik hier voor het hele dossier.


15e editie Käthe Kollwitz Vredesloop

Käthe Kollwitz* (1867-1945) werk was vaak een sociaal protest, vooral tegen oorlog. Kollwitz beeldde in haar werk vol medeleven armoede, het leven van de arbeidersklasse en sociale tragedies uit. Klik hier voor meer info.


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13:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/10/2011

[JUGOINFO] Ahmadinejad à la 66e Assemblée générale de l’ONU h2 l8

 
Qui a pu lire ce texte dans les médias du “Monde libre” ricano-otano-capitaliste, que les diplomates occidentaux n’ont pas voulu entendre à l’Onu...? Ah, ces “démocrates” ... ! L’Occident capitaliste n’ accepte surtout pas d’entendre parler et/ou rappeler ses propres crimes, son terrorisme permanent, ses massacres et destructions, ses pillages, ses guerres de conquêtes colonialistes, ses collusions avec le fascisme et autres dictatures, et veut mettre le reste de l’Humanité à ses pieds, imposer son modèle unique...
RoRo
 
From: C.N.J.
Sent: Tuesday, October 04, 2011 11:23 PM
Subject: [JUGOINFO] Ahmadinejad à la 66e Assemblée générale de l’ONU
 
 

(english / francais)

http://www.voltairenet.org/Declaration-de-Mahmoud-Ahmadin...

Déclaration de Mahmoud Ahmadinejad à la 66e Assemblée générale de l’ONU

RÉSEAU VOLTAIRE | NEW YORK (ÉTATS-UNIS) | 22 SEPTEMBRE 2011

Au nom de Dieu, le Compatissant, le Miséricordieux,
« Loué soit Allah, le Seigneur de l’Univers, paix et bénédiction soient sur notre Maître et Prophète, Mahomet, sa pure demeure, ses nobles Compagnons et tous ses divins messagers »
« Ô Dieu, hâte l’arrivée de l’imam Al-Mahdi et accorde lui une bonne santé ainsi que la victoire et fais de nous ses disciples et ceux qui témoignent de sa justesse »

(passons sur cette introduction et voyons le reste: RoRo)


M. le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Je suis reconnaissant au tout-puissant Allah qui m’a accordé, une fois de plus, l’opportunité de paraître devant cette assemblée mondiale.
J’ai le plaisir d’exprimer mes sincères remerciements à S. Exc. Joseph Deiss, président de la 65ème session pour ses énormes efforts durant sa tenue. Je voudrais également féliciter S. Exc. Nassir Abdulaziz Al-Nasser pour son élection en tant que président de cette 66ème session de l’assemblée générale et je lui souhaite le succès.
Permettez-moi de profiter de ce moment pour rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie cette année, particulièrement aux victimes de la tragique famine en Somalie et de la dévastatrice épidémie au Pakistan et spécialement du tremblement de terre et les explosions suivantes dans les centrales nucléaires au Japon. J’exhorte chacun à intensifier son assistance et son aide aux populations touchées dans ces pays.
Les années passées, j’ai parlé de différents problèmes mondiaux, et le besoin d’introduire des changements fondamentaux dans l’ordre international actuel.
Aujourd’hui, tenant compte des évolutions internationales, j’essaierai d’analyser la situation actuelle d’un angle différent.
Comme vous le savez tous, la domination et la supériorité des êtres humains sur les créatures se trouvent dans la nature même et la réalité de l’humanité, qui est un don divin et une manifestation de l’esprit divin comprenant : la foi en Dieu, qui est l’éternel créateur et architecte de l’univers ; montrer de la compassion envers les autres, la générosité, la recherche de la justice, faire valoir l’intégrité dans les mots et les actes ; la quête de dignité pour atteindre les sommets de la perfection, l’aspiration à élever la matière et le spirituel de tout un chacun, et le désir d’être libre ; défier l’oppression, la corruption, et la discrimination en supportant les opprimés ; rechercher le bonheur, et la prospérité durable et la sécurité pour tous.
Voici quelques-unes des manifestations des attributs communément humains et divins, que l’on peut clairement observer dans les aspirations historiques des êtres humains, comme le reflète l’héritage de nos recherches dans l’art et les travaux littéraires, prose et poésie, et dans les mouvements socio-culturels et politiques des êtres humains dans la course de l’histoire.
Tous les prophètes divins et réformateurs sociaux ont toujours invité les êtres humains à emprunter ce droit chemin.
Dieu a donné la dignité à l’humanité afin qu’elle élève son statut pour assumer son rôle de successeur sur la Terre.
Chers collègues et amis,
Il est particulièrement clair, que malgré les accomplissements historiques, par exemple la création des Nations Unies, qui a été le produit d’inlassables luttes et d’efforts d’esprits libres et d’individus cherchant la justice autant que de la coopération internationale, les sociétés humaines sont encore loin de satisfaire leurs nobles désirs et aspirations.
La plupart des nations du monde ne sont pas satisfaites des circonstances internationales actuelles.
Et malgré le désir général et l’aspiration à promouvoir la paix, le progrès et la fraternité, des guerres, des meurtres de masse, la pauvreté généralisée, les crises socio-économiques et politiques continuent de porter atteinte aux droits et souveraineté des nations, causant d’irréparables dommages de par le monde.
Trois milliards de personnes environ vivent avec moins de 2,5 dollars par jour, et plus d’un milliard vit sans avoir même un seul repas suffisant par jour. 40 % des populations les plus pauvres du monde se partagent seulement 5 % de la richesse globale, tandis que 20 % des plus riches détient 75 % de la richesse mondiale.
Plus de 20 000 enfants démunis et innocents meurent chaque jour à cause de la pauvreté.
Aux États-Unis, 80 % des ressources financières sont contrôlées par 10 % de la population, alors que 20 % de ces ressources appartient à 90 % de la population.
Quelles sont les causes et les raisons derrière ces inégalités ? Comment remédier à de telles injustices ?
Les dirigeants des cercles de gouvernance globale séparent la vie sociale de l’éthique et de la spiritualité tout en déclarant que la situation est le résultat de la poursuite du chemin de divins prophètes ou de la vulnérabilité des nations ou de la performance malade de petits groupes ou d’individus. Ils proclament que seules leurs opinions et approches peuvent sauver la société humaine.
Chers collègues et amis,
Ne pensez-vous pas que la cause fondamentale des problèmes devrait être considérée dans l’ordre international en vigueur, la manière dont le monde est gouverné ?
J’aimerais porter votre aimable attention sur les questions suivantes :
Qui a enlevé par la force des millions de personnes de leurs maisons en Afrique et d’autres régions du monde durant la sombre période de l’esclavage, faisant d’eux les victimes de leur avidité matérielle ?
Qui a imposé le colonialisme durant 4 siècles dans ce monde ?
Qui a occupé des terres et massivement spolié les ressources d’autres nations, détruisant les talents, les langues traditionnelles, les cultures et les identités de ces nations ?
Qui a déclenché les première et seconde guerres mondiales, qui ont tué 70 millions de personnes et des blessés ou mis à la rue des centaines de millions d’autres ?
Qui a lancé les guerres en Corée et au Vietnam ?
Qui a imposé, au moyen de la tromperie et de l’hypocrisie, le sionisme, et près de 60 ans de guerre, exclusion, terreur, et meurtre de masse sur le peuple Palestinien et les pays de la région ?
Qui a imposé et supporté pendant des décennies des dictatures militaires et des régimes totalitaires en Asie, Afrique et Amérique latine ?
Qui a utilisé la bombe nucléaire contre des personnes sans défense, et possède des milliers de têtes nucléaires dans ses arsenaux ?
Les économies de quels pays reposent sur la guerre et la vente d’armes  ?
Qui a provoqué et encouragé Saddam Hussein à envahir et imposer une guerre de 8 ans à l’Iran, et qui l’a assisté et équipé à déployer des armes chimiques contre nos villes et notre peuple ?
Qui a utilisé l’incident mystérieux du 11 septembre comme un prétexte pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak, en tuant, blessant et déplaçant de force des millions de personnes dans ces deux pays, avec comme objectif final la domination sur le Moyen-Orient et ses ressources pétrolières ?
Qui a mis fin au système de Bretton Woods en imprimant des milliards de dollars sans en avoir les réserves ou la monnaie équivalente ? Un changement qui a déclenché l’inflation dans le monde entier et qui avait pour but la prédation sur les gains économiques des autres nations  ?
De quel pays la dépense militaire dépasse annuellement mille milliards de dollars, dépassant les budgets militaires cumulés de tous les autres pays du monde ?
Quels gouvernements sont les plus endettés du monde ?
Qui domine l’élaboration d’établissement des politiques sur l’économie mondiale ?
Qui est responsable pour la récession économique mondiale, et est en train d’imposer ses conséquences sur l’Amérique, l’Europe et le reste du monde ?
Quels gouvernements sont toujours prêts à lancer des milliers de bombes sur d’autres pays, mais tergiversent à fournir de l’aide aux personnes frappées par la pauvreté en Somalie ou d’autres pays ?
Quels sont ceux qui dominent le conseil de sécurité de l’ONU, qui est ostensiblement responsable de la sauvegarde de la sécurité du monde ?
Il existe quantité d’autres questions similaires. Évidemment, les réponses sont claires.
La majorité des nations et des gouvernements du monde n’ont eu aucun rôle dans la création des crises globales actuelles, et donc, elles ont été elles-mêmes victimes de telles politiques.
Il est aussi clair que la lumière du jour que les mêmes esclavagistes et pouvoirs coloniaux qui jadis ont déclenché les deux guerres mondiales ont maintenant causé la misère généralisée et le désordre avec des conséquences à long terme de par le monde depuis lors.
Chers collègues et amis,
Est-ce que ces pouvoirs arrogants ont réellement la compétence et la capacité de diriger ou gouverner le monde ?
Est-il acceptable qu’ils s’appellent eux-mêmes les uniques défenseurs de la liberté, la démocratie et les droits de l’homme, lorsqu’ils attaquent militairement et occupent d’autres pays ?
La fleur de la démocratie peut-être surgir des missiles de l’OTAN et de ses armes ?
Mesdames et Messieurs,
Si certains pays Européens utilisent encore l’Holocauste, après six décennies, comme excuse pour payer une rançon aux sionistes, ne devrait-il pas être une obligation pour les esclavagistes ou pouvoirs coloniaux de donner réparations aux nations concernées ?
Si les dommages et pertes de la période de l’esclavage et du colonialisme étaient compensés, qu’arriverait-il aux manipulateurs et pouvoirs politiques cachés aux États-Unis et en Europe ? Resterait-il des accrocs entre le Nord et Le Sud ?
Si seulement la moitié des dépenses militaires des États-Unis et de ses alliés à l’OTAN étaient prélevés pour aider à résoudre les problèmes économiques dans leurs propres pays, seraient-ils en train d’assister au moindre symptôme de crise économique ?
Qu’arriverait-il si la même somme était offerte aux nations pauvres ?
Quelle est la justification de la présence de centaines de militaires états-uniens et de bases de renseignement dans les différentes parties du monde, incluant 268 bases en Allemagne, 124 au Japon, 87 en Corée du Sud, 83 en Italie, 45 au Royaume-Uni, et 21 au Portugal ? Cela signifie-t-il autre chose que l’occupation militaire ?
Les bombes déployées dans les bases susdites ne mettent-elles pas en danger la sécurité de ces nations ?
Mesdames et Messieurs,
La question principale est la recherche de la cause fondamentale de telles attitudes.
La raison principale devrait être cherchée dans les croyances et les tendances de l’establishment.
Une assemblée de gens en contradiction avec les instincts humains propres et leurs dispositions, qui n’ont aussi aucune foi en Dieu et dans le chemin des divins prophètes justifient leur soif de pouvoir et leurs fins matérialistes par des valeurs divines.
Pour eux, seul le pouvoir et la richesse prévalent, et toute tentative doit amener à ces sinistres objectifs.
Les nations opprimées n’ont aucun espoir de restaurer ou protéger leurs droits légitimes contre ces pouvoirs.
Ces pouvoirs cherchent leur propre progrès, prospérité et dignité tout en imposant la pauvreté, l’humiliation et l’annihilation aux autres.
Ils se considèrent eux-mêmes supérieurs aux autres, jouissant de privilèges spéciaux et de concessions. Ils n’ont aucun respect pour les autres et violent aisément les droits des nations et des gouvernements.
Ils s’autoproclament comme les indiscutables gardiens de tous les gouvernements et nations à travers l’intimidation, recourent à la menace et la force, et abusent des mécanismes internationaux. Ils brisent simplement toutes les régulations internationales reconnues.
Ils insistent pour imposer leur style de vie et leurs croyances aux autres.
Ils appuient officiellement le racisme.
Ils affaiblissent les pays grâce à des interventions militaires, et détruisent leurs infrastructures, dans le but de piller leurs ressources, les rendant encore plus dépendants.
Ils sèment les graines de la haine et de l’hostilité parmi les nations et les peuples par différentes poursuites, afin de les empêcher de remplir leurs objectifs de développement et de progrès.

Toutes les cultures, les identités, les vies, les valeurs et la richesse des nations, femmes, jeunesse, familles, comme richesse des nations, sont sacrifiées à leurs désirs impérialistes et leur plaisir pour l’esclavagisme et la capture.
L’hypocrisie et la tromperie sont autorisées afin de sécuriser leurs intérêts et leurs buts impérialistes. Le trafic de drogues et la mort d’êtres humains innocents sont également autorisés dans la recherche de tels buts diaboliques. Malgré la présence de l’OTAN dans l’Afghanistan occupé, il y a eu une augmentation dramatique de la production de drogues illégales là-bas.
Ils ne tolèrent aucun questionnement ou critique, et au lieu de présenter des raisons pour leurs violations, ils se posent toujours dans la position d’inquisiteurs.
Au moyen de leur réseau de médias impérialistes, sous l’influence du colonialisme, ils menacent quiconque questionne l’holocauste et le 11-Septembre avec des sanctions et des actions militaires.
L’année dernière, lorsqu’un besoin de créer une équipe de recherche pour mener une enquête approfondie concernant les éléments cachés du 11-Septembre s’est mis en place ; une idée également soutenue par tous les gouvernements et nations indépendants, ainsi que la majorité des gens aux États-Unis, mon pays et moi-même avons subi des pressions et des menaces par le gouvernement des États-Unis.
Au lieu de mettre en place une équipe de recherche, ils ont tué le principal responsable et jeté son corps à la mer.
N’aurait-il pas été raisonnable de traduire en justice et de juger le principal responsable de l’événement afin d’identifier les éléments expliquant que les avions détournés pour attaquer les tours jumelles aient pu circuler librement dans l’espace aérien ?
Pourquoi n’aurait-il pas été possible de le traduire en justice afin d’identifier ceux qui ont commandité les groupes terroristes et apporté les guerres et d’autres malheurs dans la région ?
Y a-t-il une quelconque information qui doive être gardée secrète ?
Ils voient le sionisme comme une idée sacrée et une idéologie.
N’importe quelle question concernant sa véritable origine et histoire est condamnée par eux comme un pêché impardonnable. Toutefois ils approuvent et permettent des sacrilèges et des insultes contre les croyances d’autres divines religions.
Chers collègues et amis,
La liberté réelle, la justice, la dignité, le bien-être, et la sécurité durable sont les droits de toute nation.
Ces valeurs ne peuvent être achevées ni par la dépendance sur le système inefficace actuel de gouvernance, ni au travers de l’invasion du monde par des pouvoirs arrogants et les canons des forces de l’OTAN.
Ces valeurs pourront être atteintes seulement à travers l’indépendance et la reconnaissance des droits d’autrui dans l’harmonie et la coopération.
Y a-t-il une quelconque manière de résoudre les problèmes et les défis qui assaillent le monde en utilisant les mécanismes internationaux en vigueur pour aider l’humanité à réaliser ses aspirations de longue date, de sécurité et d’égalité ?
Tous ceux qui ont essayé d’introduire des réformes tout en préservant les normes et tendances en vigueur ont échoué. Les précieux efforts apportés par le mouvement des Non-Alignés, le groupe des 77 et le groupe des 15 tout comme quelques célèbres individus ont échoué à apporter des changements fondamentaux.
La gouvernance et la direction du monde requièrent des réformes fondamentales.
Que devrait-il être fait maintenant ?
Chers collègues et amis,
Des efforts doivent être faits avec une résolution ferme et grâce à la coopération collective pour créer un nouveau plan, sur la base des principes et la fondation même des droits universels humains comme le monothéisme, la justice, la liberté, l’amour et la recherche du bonheur.
L’idée de la création des Nations Unies reste un grand et historique succès pour l’humanité. Son importance doit être appréciée et ses capacités doivent être utilisées le plus possible pour nos nobles objectifs.
Nous ne devrions pas autoriser cette organisation, qui est le reflet de la volonté collective et l’aspiration partagée de la communauté des nations, à dévier de sa course principale et jouer dans les mains des pouvoirs mondiaux.
Un terrain favorable doit être préparé pour assurer la participation collective et l’implication des nations dans un effort pour promouvoir la paix durable et la sécurité.
La gestion partagée et collective du monde doit être réalisée dans sa vraie signification, et basée sur les principes soulignés et consacrés dans la loi internationale. La justice doit servir de critère et de base pour toutes les décisions et actions internationales.
Chacun d’entre nous devrait reconnaitre le fait qu’il n’y a pas d’autre moyen que la gestion partagée et collective du monde pour mettre fin aux désordres actuels, la tyrannie et la discrimination de par le monde.
C’est en fait la seule voie vers la prospérité et le bien-être de la société humaine qui est une vérité établie et vive.
Tout en reconnaissant cette vérité, chacun devrait remarquer que la reconnaissance seule n’est pas assez. Nous devons croire en elle et redoubler d’efforts pour sa réalisation.
Chers collègues et amis,
La gestion partagée et collective du monde est le droit légitime de toutes les nations, et nous en tant que représentants, avons une obligation de défendre leurs droits. Bien que certains pouvoirs essayent en permanence de bloquer tout effort international destiné à promouvoir la coopération collective, nous devons, toutefois, renforcer notre foi dans l’accomplissement de ce but poursuivi qui est d’établir une gestion partagée et collective du monde.
Les Nations Unies ont été créées pour mettre en place une participation effective de toutes les nations dans les processus de prise de décision internationale.
Nous savons tous que cet objectif n’a pas encore été rempli à cause de l’absence de justice dans les structures de gestion actuelle et des mécanismes de l’ONU.
La composition du conseil de sécurité est injuste et inéquitable. Par conséquent, des changements incluant la restructuration des Nations Unies sont considérés comme les demandes basiques des nations auxquelles qui doivent être posées par l’assemblée générale.
Durant la session de l’année dernière, j’ai insisté sur l’importance de cet objectif et appelé pour la désignation de la décennie actuelle comme la décennie de la gestion globale partagée et collective.
J’aimerais réitérer encore ma proposition. Je suis convaincu qu’à travers la coopération internationale, la vigilance, et les efforts des leaders mondiaux et des gouvernements, et en insistant sur la nécessité de la justice et l’appui des autres nations, nous puissions jeter les bases d’un brillant futur commun.
Ce mouvement est certainement sur son droit chemin de création, assurant un futur prometteur pour l’humanité.
Un futur qui sera construit lorsque l’humanité commencera à emprunter le chemin des divins prophètes et des justes sous le commandement de l’Imam Al-Mahdi, le sauveur ultime de l’humanité et l’héritier de tous les messagers divins et des meneurs et la génération pure de notre grand prophète.
La création d’une suprême et idéale société avec l’arrivée d’un être humain parfait qui est un vrai et sincère amoureux de tous les droits de l’homme, est la promesse garantie d’Allah.
Il viendra accompagné de Jésus Christ afin de mener les amoureux de la liberté et de la justice pour détruire la tyrannie et la discrimination, et promouvoir le savoir, la paix, la justice, la paix au travers du monde.
Il présentera à chaque individu toutes les merveilles du monde et toutes les bonnes choses qui amèneront le bonheur à l’humanité.
Aujourd’hui les nations se sont réveillées. Avec l’augmentation de la prise de conscience publique, elles ne subiront plus très longtemps les oppressions et les discriminations.
Le monde est désormais en train d’assister plus que jamais, au réveil étendu dans les terres islamiques, en Asie, en Europe, en Amérique. Ces mouvements leur ouvrent l’esprit un peu plus chaque jour et influencent la poursuite de la réalisation de la justice, de la liberté et la création d’un meilleur futur.
Notre grande nation se tient prête à joindre les mains à celles des autres nations pour emprunter ce magnifique chemin dans l’harmonie et en symbiose avec les aspirations partagées de l’humanité.
Laissez-nous saluer l’amour, la liberté, la justice, la sagesse et le futur merveilleux qui attend l’humanité.
Merci.

Mahmoud Ahmadinejad


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(source: http://cirqueminimeparis.blogspot.com/2011/09/change-of-address-post-full-text-of.html )

FULL TEXT of President Ahmadinejad's Address to the UN General Assemble, 22 September 2011.

The full text of the speech follows, courtesy of the United Nations:

Mr. President,
Excellencies,
Ladies and Gentlemen,

I am grateful to the Almighty Allah who granted me, once more, the opportunity to appear before this world assembly. I have the pleasure to express my sincere thanks to H.E. Joseph Deiss, president of the sixty-fifth session for his tremendous efforts during his tenure. I also would like to congratulate H.E Nassir Abdulaziz AI-Nasser on his election as the president of sixty-sixth session of the General Assembly and wish him all success.

Let me seize the moment to pay tribute to all those who lost their lives in the past year, particularly to the victims of the tragic famine in Somalia and the devastating flood in Pakistan and especially the earthquake and the ensuing explosions in the nuclear power plant in Japan. I urge everyone to intensify their assistance and aid to the affected populations in these countries.

Over the past years, I spoke about different global issues, and the need to introduce fundamental changes in the current international order.

Today, considering the international developments, I will try to analyze the present situation from a different angle. As you all know the dominance and superiority of human beings over other creatures, lie in the very nature and the truth of humankind which is a divine gift and a manifestation of the divine spirit including: faith in God, who is the ever-lasting creator and planner of the entire universe.

Showing compassion to others, generosity, justice-seeking, and having integrity both in words and in deeds.

The quest for dignity to reach the pinnacles of perfection, the aspiration to elevate one's material and spiritual status, and the longing to realize liberty; Defying oppression, corruption, and discrimination in trying to support the oppressed; Seeking happiness, and lasting prosperity and security for all.

These are some of the manifestations of common divine and human attributes which can clearly be seen in the historical aspirations of human beings as reflected in the heritage of our search for art and literary works both in prose and poetry, and in the socio-cultural and political movements of human beings in the course of history.

All divine prophets and social reformers invited human beings to tread on this righteous path. God has given dignity to humankind to elevate his status to assume his successor role on Earth.

It is vividly clear that despite all historical achievements, including creation of the United-Nations, which was a product of untiring struggles and efforts of free-minded and justice-seeking individuals as well as the international cooperation, human societies are yet far from fulfilling their noble desires and aspirations.

Most nations of the world are unhappy with the current international circumstances. And despite the general longing and aspiration to promote peace, progress, and fraternity, wars, mass-murder, widespread poverty, and socioeconomic and political crises continue to infringe upon the rights and sovereignty of nations, leaving behind irreparable damage worldwide.

Approximately, three billion people of the world live on less than 2.5 dollars a day, and over a billion people live without having even one sufficient meal on a daily basis. Forty-percent of the poorest world populations only share five percent of the global income, while twenty percent of the richest people share seventy-five percent of the total global income.

More than twenty thousand innocent and destitute children die every day in the world because of poverty. In the United States, eighty percent of financial resources are controlled by ten percent of its population, while only twenty percent of these resources belong to the ninety percent of the population.

What are the causes and reasons behind these inequalities? How can bone remedy such injustice?

The rulers of the global management circles divide the social life from ethics and spirituality while claiming the situation is the outcome of the pursuit of the path of divine prophets or the vulnerability of nations or the ill performance of a few groups or individuals. They claim that only their views and approaches can save the human society.

Wouldn't you think that the root cause of the problems must be sought in the prevailing international order, or the way the world is governed? I would like to draw your kind attention to the following questions:

Who abducted forcefully tens of millions of people from their homes in Africa and other regions of the world during the dark period of slavery, making them a victim of their materialistic greed?

Who imposed colonialism for over four centuries upon this world?

Who occupied lands and massively plundered resources of other nations, destroyed talents, and alienated languages, cultures and identities of nations?

Who triggered the first and second world wars, that left seventy millions killed and hundreds of millions injured or homeless. Who created the wars in Korean peninsula and in Vietnam?

Who imposed, through deceits and hypocrisy, the Zionism and over sixty years of war, homelessness, terror and mass murder on the Palestinian people and on countries of the region?

Who imposed and supported for decades military dictatorship and totalitarian regimes on Asian, African, and Latin American nations?

Who used nuclear bomb against defenseless people, and stockpiled thousands of warheads in their arsenals?

Whose economies rely on waging wars and selling arms?

Who provoked and encouraged Saddam Hussein to invade and impose an eight-year war on Iran, and who assisted and equipped him to deploy chemical weapons against our cities and our people?

Who used the mysterious September 11 incident as a pretext to attack Afghanistan and Iraq , killing, injuring, and displacing millions in two countries with the ultimate goal of bringing into its domination the Middle East and its oil resources?

{HERE the US delegation picks up its shit and starts to walk out}

Who nullified the Breton Woods system by printing trillions of dollars without the backing of gold reserves or equivalent currency? A move that triggered inflation worldwide and was intended to prey on the economic gains of other nations?

Which country's military spending exceeds annually a thousand billion dollars, more than the military budgets of all countries of the world combined?

Which governments are the most indebted ones in the world?

Who dominates the policy-making establishments of the world economy?

Who are responsible for the world economic recession, and are imposing the consequences on America, Europe and the world in general?

Which governments are always ready to drop thousands of bombs on other countries, but ponder and hesitate to provide aid to famine-stricken people in Somalia or in other places?

Who are the ones dominating the Security Council which is ostensibly responsible for safeguarding the international security?

There exist tens of other similar questions. Of course, the answers are clear.

The majority of nations and governments of the world have had no role in the creation of the current global crises, and as a matter of fact, they were themselves the victims of such policies.

It is as lucid as daylight that the same slave masters and colonial powers that once instigated the two world wars have caused widespread misery and disorder with far-reaching effects across the globe since then.

Dear Colleagues and Friends;

Do these arrogant powers really have the competence and ability to run or govern the world. Is it acceptable that they call themselves the sole defender of freedom, democracy, and human rights, while they militarily attack and occupy other countries?

Can the flower of democracy blossom from NATO's missiles, bombs and guns?

Ladies and Gentlemen;

If some European countries still use the Holocaust, after six decades, as the excuse to pay fine or ransom to the Zionists, should it not be an obligation upon the slave masters or colonial powers to pay reparations to the affected nations?

{HERE the rest of IGNORANCE IS STRENGTH delegations begin their protracted walkout.}

If the damage and losses of the period of slavery and colonialism were indeed compensated, what would happen to the manipulators and behind-the-scene political powers in the United States and in Europe? Would there remain any gaps between the North and the South?

If only half of military expenditures of the United States and its allies in NATO was shifted to help solve the economic problems in their own countries, would they be witnessing any symptom of the economic crisis?

What would happen, if the same amount was allocated to poor nations?

What is the justification for the presence of hundreds of US military and intelligence bases in different parts of the world, including 268 bases in Germany, 124 in Japan, 87 in South Korea, 83 in Italy, 45 in the United Kingdom, and 21 in Portugal? Does this mean anything other than military occupation?

Don't the bombs deployed in the said bases undermine the security of other nations?

The main question is the quest for the root cause of such attitudes. The prime reason should be sought in the beliefs and tendencies of the establishment. An assembly of people in contradiction with the inner human instincts and disposition who also have no faith in God and in the path of the divine prophets, replace their lust for power and materialistic ends with heavenly values.

To them, only power and wealth prevail, and every attempt must bring into focus these sinister goals.

Oppressed nations have no hope to restore or protect their legitimate rights against these powers. These powers seek their progress, prosperity and dignity through imposing poverty, humiliation and annihilation to others.

They consider themselves superior to others, enjoying special privileges and concessions. They have no respect for others and easily violate the rights of all nations and governments.

They proclaim themselves as the indisputable custodians of all governments and nations through intimidation, recourse to threat and force, and abuse the international mechanisms. They simply break all the internationally recognized regulations.

They insist on imposing their lifestyle and beliefs on others. They officially support racism. They weaken countries through military intervention, and destroy their infrastructures, in order to plunder their resources by making them all the more dependent.

They sow the seeds of hate and hostility among nations and people of different pursuits, in order to prevent them from fulfilling their goals of development and progress.

All cultures, identities, lives, values and wealth of nations, women, youth, families as well as the wealth of nations are sacrificed to their imperialistic tendencies and their inclination to enslave and captivate others.

Hypocrisy and deceit are allowed in order to secure their interests and imperialistic goals. Drug- trafficking and killing of innocent human beings are also allowed in pursuit of such diabolic goals. Despite NATO's presence in the occupied Afghanistan, there has been a dramatic increase in the production of illicit drugs there.

They tolerate no question or criticism, and instead of presenting a reason for their violations, they always put themselves in the position of a claimant. By using their imperialistic media network which is under the influence of colonialism they threaten anyone who questions the Holocaust and the September 11 event with sanctions and military action.

Last year, when the need to form a fact-finding team to undertake a thorough investigation concerning the hidden elements involved in September 11 incident was brought up; an idea also endorsed by all independent governments and nations as well as by the majority in the United States, my country and myself came under pressure and threat by the government of the United States.

Instead of assigning a fact-finding team, they killed the main perpetrator and threw his body into the sea.

Would it not have been reasonable to bring to justice and openly bring to trial the main perpetrator of the incident in order to identify the elements behind the safe space provided for the invading aircraft to attack the twin world trade towers?

Why should it not have been allowed to bring him to trial to help recognize those who launched terrorist groups and brought wars and other miseries into the region?

Is there any classified information that must be kept secret?

They view Zionism as a sacred notion and ideology. Any question concerning its very foundation and history is condemned by them as an unforgivable sin.

However they endorse and allow sacrileges and insult against beliefs of other divine religions.

Dear Colleagues and Friends;

Real freedom, justice" dignity, well being, and lasting security are the rights of all nations. These values can neither be achieved by reliance on the current inefficient system of world governance, nor through the invasion of the world by arrogant powers and the gun barrels of NATO forces.

These values could only be realized through independence and recognition of others' rights and through harmony and cooperation.
Is there any way to address the problems and challenges besetting the world by using the prevailing international mechanisms and tools to help humanity achieve the long-standing aspiration of peace, security and equality?

All those who tried to introduce reforms whilst preserving the existing norms and tendencies have failed. The valuable efforts made by the Non-Aligned movement and Group 77 and GrouplS as well as by some prominent individuals have failed to bring fundamental changes.
Governance and management of the world require fundamental reforms.

What should be done now?

Dear Colleagnes and Friends;

Efforts must be made with a firm resolve and through collective cooperation to map out a new plan, on the basis of principles and the very foundation of universal human values such as Monotheism, justice, freedom, love and the quest for happiness.

The idea of creation of the United Nations remains a great and historical achievement of mankind. Its importance must be appreciated and its capacities must be used to the extent possible for our noble goals.

We should not allow this organization which is the reflection of the collective will and shared aspiration of the community of nations, to deviate from its main course and play into the hands of the world powers.

Conducive ground must be prepared to ensure collective participation and involvement of nations in an effort to promote lasting peace and security.

Shared and collective management of the world must be achieved in its true sense, and based on the underlying principles enshrined in the international law. Justice must serve as the criterion and the basis for all international decisions and actions.

All of us should acknowledge the fact that there is no other way than the shared and collective management of the world in order to put an end to the present disorders, tyranny, and discriminations worldwide.
This is indeed the sole way to prosperity and welfare of human society which is an established and vivid truth.

While acknowledging the above truth, one should note that acknowledgement alone is not enough. We must believe in it and spare no effort toward its realization.

Dear Colleagues and Friends;

Shared and collective management of the world is the legitimate right of all nations, and we as their representatives, have an obligation to defend their rights. Although some powers continuously try to frustrate all international efforts aimed at promoting collective cooperation, we must, however, strengthen our belief in achieving the perceived goal of establishing a shared and collective cooperation to run the world.

The United Nations was created to make effective participation of all nations in international decision-making processes, possible. We all know that this goal has not yet been fulfilled because of the absence of justice in the current management structures and mechanisms of the UN.

The composition of the Security Council is unjust and inequitable. Therefore, changes including the restructuring of the United Nations are considered the basic demands of the nations that must be addressed by the General Assembly.

During last year session, I emphasized the importance of this issue and called for the designation of the current decade as the decade of shared and collective Global Management.

I would like to reiterate again my proposal. I am sure that through international cooperation, diligence and efforts by committed world leaders and governments and through insisting on the realization of justice and the support of all other nations, we can expedite the building of a common bright future.

This movement is certainly on its rightful path of creation, ensuring a promising future for humanity. A future that will be built when humanity initiates to trend the path of the divine prophets and the righteous under the leadership of Imam al-Mahdi, the Ultimate Savior of mankind and the inheritor to all divine messengers and leaders and to the pure generation of our great Prophet.

The creation of a supreme and ideal society with the arrival of a perfect human being who is a true and sincere lover of all human beings, is the guaranteed promise of Allah.

He will come alongside with Jesus Christ to lead the freedom and justice lovers to eradicate tyranny and discrimination, and promote knowledge, peace, justice freedom and love across the world. He will present to every single individual all the beauties of the world and all good things which bring happiness for humankind.

Today nations have been awakened. With the increase in public awareness,they no longer succumb to oppressions and discriminations.

The world is now witnessing more than ever, the widespread awakening in Islamic lands, in Asia, Europe, and America. These movements are ever expanding their spirit everyday and influence the pursuit of the realization of justice, freedom and the creation of a better tomorrow.

Our great nation stands ready to join hands with other nations to march on this beautiful path in harmony and in line with the shared aspirations of mankind.

Let us salute love, freedom, justice, wisdom, and the bright future that awaits humankind.

Thank you.


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    12:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

    [alerte_otan] Selon le site de l'Otan: Des frappes de l'OTAN pro tègent la population civile de Syrte - 24.9.2011 - idem à Tripol i - 23.09.2011 l8

    Quelle hypocrisie et quelle folie guerrière des ricano-otano-occidentaux. La honte de l’Occident capitaliste, colonialiste, impérialiste, qui ne cesse de vanter son oeuvre et sa supériorité “civilisatrices”, ses modèles de “liberté” et de “démocratie”... Pouah !
    RoRo
     
    Sent: Saturday, October 01, 2011 12:04 PM
    Subject: Tr : [alerte_otan] Selon le site de l'Otan: Des frappes de l'OTAN protègent la population civile de Syrte - 24.9.2011 - idem à Tripoli - 23.09.2011
     
     
    Ne rigolez pas svp
    OTAN , j'ai mal aux dents, viens, stp,  me bombarder pour me protéger...
    Cher OTAN protecteur, Cher OTAN je te salue bien!!!
    OTAN mon père, viens m'achever...
    signé : les Harkis de service
     
    Ginette
     

    [alerte_otan] Selon le site de l'Otan: Des frappes de l'OTAN protègent la population civile de Syrte - 24.9.2011 - idem à Tripoli - 23.09.2011
     
     
    Écrit "en passant", au fond d'un article du journal "Métro" (27 sept.)
     
    «[...]Les troupes du CNT à la périphérie de la ville tirent chaque jour des obus de chars, de mortier et des roquettes Grad en direction de la ville, sans avoir une idée très précise de ce qu'ils visent.
    Ces combattants sont appuyés par les frappes de l'OTAN, qui opère en Libye dans le cadre d'un mandat des Nations Unies destiné à protéger les populations civiles.[..]»
     
    Rien d'ironique non plus apparemment dans le chef de l'auteur de cet article
     

     
    Ce qui suit n'a rien d'ironique: c'est la guerre de l'Otan à prendre au premier degré. Après 24.000 missions et près de 9.000 bombardements par ses forces aériennes, l'Otan n'est pas parvenue à écraser le peuple libyen.
    A noter le témoignage publié dans le communiqué Otan sur Tripoli: un hôpital construit à côté d'un bâtiment administratif, n'est pas une construction civile, mais un lieu pris en otage par les forces militaires gouvernementales pour se protéger d'un éventuel futur bombardement....
    (C.P.)
     
     
    www.nato.int  - 24 sept. 2011

    Des frappes de l'OTAN protègent la population civile de Syrte

    Au cours des dernières vingt-quatre heures, l'aviation de l'OTAN a, dans le cadre de l'opération Unified Protector, frappé une série de cibles, notamment un dépôt de munitions, une batterie antiaérienne, un centre de commandement et de contrôle, et deux blindés, dont les forces de Kadhafi se servaient pour terroriser les habitants de Syrte.. (RoRo: une batterie antiaérienne, pour terroriser les habitants de Syrte ???).
    L'OTAN a minutieusement planifié ces frappes, et utilisé des munitions de précision, comme elle le fait depuis le début de l'opération.
    Des informations de source ouverte, des données du renseignement et de multiples récits de témoins oculaires recueillis ces derniers jours évoquent la détérioration rapide (???) de la situation et le rôle des forces de Kadhafi (???) à cet égard. La brutalité de leurs (???) actes est caractéristique d'un régime moribond (RoRo: moribond depuis quand ???).
    Des rapports provenant de Syrte font état d'exécutions, de prises d'otages et du ciblage calculé d'individus, de familles et de communautés à l'intérieur de la ville. Le manque de sécurité et la pénurie de carburant empêchent des centaines de familles de quitter la ville comme elles le souhaiteraient. D'autres ressources essentielles à la survie, notamment l'eau, les soins médicaux et la nourriture, font cruellement défaut à la population, ou lui sont refusées (Par qui et à cause de qui ???). Des mercenaires traînent dans les rues, et les habitants n'ont pratiquement pas accès aux informations venant de l'extérieur. Ces conditions prévalent depuis plusieurs jours, et la situation risque d'empirer en raison de la mainmise (???) des forces de Kadhafi (la mainmise ou le siège des rebelles otanisés???) sur la ville.
    L'opération Unified Protector de l'OTAN a été lancée dans le but de protéger (drôle de “protection” !!!) les populations et les zones civiles, conformément aux résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité (manipulé par qui ???) de l'ONU.
     
    www.nato.int - 23 septembre 2011
    Libye : des frappes précises, menées avec soin (???) , pour protéger (???)  Tripoli (de la destruction otanesque !)
    « À mon avis, celui qui a construit ce bâtiment avait décidé de le placer à côté de l'hôpital pour éviter qu'il ne soit bombardé », déclare Mahnoud, le directeur de l'hôpital pour grands brûlés Al-Hourok, situé à Sidi Khaleffa, dans la banlieue de Tripoli.
    Par la fenêtre située derrière son bureau impeccablement rangé, une scène de désolation s'offre à sa vue. De l'autre côté de la rue, à cinquante mètres, on aperçoit ce qui était auparavant l'un des centres du renseignement du régime Kadhafi, réduit à l'état de ruines par une frappe aérienne de l'OTAN, une sombre nuit de juin.
    Partout dans Tripoli, les installations militaires sont disséminées au milieu de bâtiments civils. Les quartiers généraux des services de renseignement et les centres de commandement sont nichés au milieu des écoles et des mosquées, dans un patchwork d'immeubles en béton qui dessinent la ligne d'horizon de la capitale.
    Mais cette politique du bouclier humain poussée à l'extrême n'avait pas pris en compte la précision des armes modernes (et les agressions des ricano-otano-occidentaux, contre un Etat souverain, membre de l’Onu).

    Le calme après la tempête

    Les panneaux tombés du faux plafond de l'hôpital attestent de la violence de l'attaque qu'a subie le bâtiment qui servait de centre du renseignement (???) , mais à part quelques vitres cassées et des charnières de portes tordues, l'hôpital n'est pas sérieusement endommagé – preuve de la dextérité (???) dont l'aviation de l'OTAN a fait preuve pour localiser avec précision une cible militaire (???, selon l’ Otan) dans un océan de bâtiments civils.
    La paix étant revenue dans les rues de Tripoli, l'occasion est donnée d'évaluer les effets de la campagne de bombardements qui a ciblé la capitale depuis mars. Lorsqu'on parle à des civils qui ont été témoins de ces bombardements, on est assez surpris de leurs réponses.
    « Ce fut un très grand moment de joie », déclare Omah, qui travaille à présent pour les forces du Conseil national de transition (CNT) en tant que garde à l'hôpital. « Ce bâtiment », explique-t-il, « était, après Bab Al-Aziziyah (le quartier général de Kadhafi, l'antre du mal), le principal lieu où l'on frappait, torturait et assassinait les personnes arrêtées. »

    Dépôts d'armes

    Nadia, une enseignante en psychologie qui habite le quartier d'Aïn Zara, nous explique que les gens sont reconnaissants de la façon dont les frappes ont été menées. « Cela ne s'est pas passé de manière brutale » dit-elle. (Oh, que non !) « La première frappe a servi d'alerte pour les habitants ; ils ont alors immédiatement quitté leurs maisons, ce qui a permis d'éviter tout accident. »
    Cette banlieue résidentielle du sud-est de la ville a été prise pour cible en raison de l'important dépôt d'armes que Kadhafi y avait installé – à l'instar de nombreux autres – pour abriter les surplus d'armes et de munitions, fruits du gaspillage de la manne pétrolière du pays par l'ancien régime.
    Les frappes aériennes sur Aïn Zara ont provoqué une forte explosion secondaire, qui a projeté des éclats d'obus jusque dans les magasins environnants. Malgré cela, les habitants estiment que ce n'est pas l'OTAN qui est en faute. « J'en veux au gouvernement, pas à l'OTAN » déclare Yunis, un homme de 52 ans. « L'OTAN frappait des cibles militaires, c'était au gouvernement de nous informer qu'une cible se trouvait à cet endroit » ajoute-t-il.
    Bien sûr, de nombreux habitants font état de la peur suscitée par ces bombardements. Personne ne souhaite que de telles actions soient menées dans son quartier. « Les enfants étaient terrifiés par le bruit des bombardements, qui était assourdissant » fait remarquer Mahmoud, un des habitants. « Mais ce n'est pas grave » ajoute-t-il. « L'OTAN a agi de manière salutaire afin de stopper les forces de Kadhafi qui étaient, elles, en train de bombarder les civils. »

    Minimiser les dommages collatéraux

    Selon le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, il s'agit là de la campagne de bombardements la plus précise et la plus prudente jamais menée (des mois de “précisions pour détruire un pays de 6 millions d’ habitants et le mettre à genoux de l’ extérieur!). Les pilotes ont veillé à utiliser des armes aussi petites (???) que possible (??? C’est de la chirurgie!)  pour obtenir l'effet recherché, et une chaîne de commandement rigoureuse a été mise en place pour garantir qu'aucune erreur ne soit commise.
    La justesse de tir et la précision des armes modernes à guidage laser et satellite s'est avérée essentielle pour réduire au minimum les dommages collatéraux – dans certains cas, seules les parties les plus nuisibles des infrastructures militaires étaient ciblées.

    La mission se poursuit

    Il est évident que toute guerre génère son lot d'erreurs, et les allégations du régime Kadhafi au sujet de victimes civiles – quoique, de l'avis général, extrêmement peu fiables – doivent être examinées avec soin. L'OTAN a reconnu, en juin dernier, qu'une (???) bombe avait pu (???) dévier de sa trajectoire en raison de la défaillance d'un système d'arme. Il semble (???) toutefois que les actions menées par l'Organisation recueillent un large soutien auprès des habitants de Tripoli.
    La mission de l'OTAN visant à protéger (sic) les populations civiles se poursuit ; elle a été récemment prolongée de 90 jours par le Conseil de l'Atlantique Nord. L'Alliance veille à continuer d'utiliser avec précaution la force militaire, tandis que le CNT se bat pour prendre le contrôle des villes de Syrte et de Bani Walid, dont les populations restent sous la menace d'attaques des forces de Kadhafi.
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    12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |