14/09/2011

La lutte de liberation neo-coloniale du peuple libyen se poursuit - Pour diffusin - Pour publication c7

 
Sent: Monday, September 12, 2011 1:54 PM
To: bouhamidi mohamed
Subject: La lutte de liberation neo-coloniale du peuple libyen se poursuit - Pour diffusin - Pour publication
 
 
 

LA LUTTE DE LIBÉRATION NÉO-COLONIALE DU

PEUPLE LIBYEN SE POURSUIT

 

Robertbibeau@hotmail.com

 

12.09.2011

 

 

L’histoire produit ses propres héros. N’en déplaise à Blingbling Sarko personne ne lui a transmis les pouvoirs de l’Olympe. Ce César d’opérette pourrait vite déchanter après sa conquête de la néo-colonie libyenne révoltée. En Tunisie et en Égypte l’armée aux ordres des États-uniens a délogé les deux tyrans biens connus et pris le pouvoir directement, ce que certains continuent d’appeler la plus grande « Révolution » de tous les temps (1).  De fait, les peuples tunisien et égyptien, une fois revenus de cette duperie, se sont ressaisis et organisent présentement une reprise en main de leur soulèvement populaire, soulèvements qui seront de véritables mouvements anti-impérialistes posant la question essentielle du pouvoir d’État bourgeois.

 

En Libye il en va autrement. Mouammar Kadhafi fut tour à tour colonel putschiste, leader nationaliste bourgeois, suppôt de groupes terroristes internationaux, puis collaborateur compradore des puissances impérialistes venus piller les ressources et le peuple de Libye. Une mésentente survint entre lui et les maîtres du pillage, et entre les pilleurs eux-mêmes (L’Italie en déclin dans son ancienne colonie et la France avide d’étendre sa zone d’influence et de spoliation en Afrique du Nord). Voilà que le sous-fifre fut pris à partie par ses anciens maîtres qui souhaitaient le remplacer par un personnage moins lustré et plus approprié.

 

C’est-à-dire, le remplacer par un homme politique sans envergure qui n’aurait pas l’idée saugrenue de constituer une banque africaine en concurrence avec la Banque Mondiale ou avec le FMI chargés de mettre au pas ces pays africains récalcitrants. Un politicien contrit qui ne penserait pas vendre le pétrole avec une autre monnaie que le dollar, ou à financer un satellite de communication africain en concurrence avec Orange, France Télécom et leurs amis, toutes ces multinationales européennes des communications qui ont déjà assez à faire de s’entredéchirer pour dominer les marchés sans se voir opposer une entreprise née dans une néo-colonie à même l’argent réservé aux maîtres de Rome et maintenant de Paris.

 

Ce qui fut dit fut fait, et la France, suivie par l’Italie – conscrite par l’OTAN et ses complices – se lança à la conquête néo-coloniale des terres de Cyrénaïque, de Tripolitaine et des champs pétrolifères de Libye. Le chef de guerre du livre Vert ne l’entendit pas de cette manière. Voilà que l’histoire venait de produire un anti-impérialiste malgré lui. Poussé dans ses derniers retranchements, après avoir proposé de parlementer, de négocier, de voter, de capituler, rien à faire, les thuriféraires de l’autre hémisphère le menacèrent des galères et du Tribunal international pour crime de guerre.

 

Ceux qui bombardaient Tripoli et les villages libyens et faisaient pleuvoir leurs bombes à fragmentation et à l’uranium appauvri ; ceux qui détruisaient les infrastructures sanitaires du pays le plus moderne d’Afrique du nord ; ceux qui assoiffaient les populations révoltées ; ceux qui canardaient et tuaient les enfants et les femmes libyennes au gaz moutarde accusèrent leur ancien ami de tueries. Les héritiers de Goebbels supervisaient la chorale des médias étrangers. La vérité fut la première victime de cette  équipée néo-coloniale. La diplomatie de la canonnière frappait sans détour et les médias bourgeois chantaient les louanges du nouveau petit César (Sarkozy) de la Méditerranée.

 

Mouammar Kadhafi compris que les envahisseurs de la Libye se devaient de faire un exemple ; après Saddam Hussein, Ben Ali et Moubarak, il serait le prochain sacrifié – par les « démocrates » occidentaux  assassins, insatisfaits de leur sous-fifre – et pour que tous les autres larbins poltrons qui gèrent les affaires courantes des néo-colonies africaines et du Proche-Orient se le tiennent pour dit, ils ne doivent jamais user des privilèges qui leurs sont concédés pour s’arroger le droit de piller la caisse sans l’agrément de leurs maîtres.

 

C’est comme dans la mafia, un capot ne peut prétendre gouverner la famille sous prétexte qu’il gère les affaires courantes du Finistère. Les parts sont pré-partagées et personne ne doit y toucher sans l’assentiment du maître de curée.

 

Alors Mouammar dont la tête est mise à pris n’a pas d’autres recours que de vendre chèrement sa peau. Il a pris le maquis et tente présentement d’organiser la résistance de son peuple, d’organiser sa survie de malappris (2). Le peuple libyen acceptera-t-il de sacrifier sa vie pour sauver ce Guide de la Jamahiriya déchu ? Peut-être pas, mais le peuple libyen est tout de même coincé dans les câbles et il doit organiser sa résistance et se préparer à expulser l’alliance envahissante des gauchistes, des intégristes, des impérialistes, des opportunistes (d’anciens ministres prévaricateurs du temps de Kadhafi font partie de cette bande d’usurpateurs) qui se sont regroupés autour de la France impériale pour s’emparer de la plus value, des marchés et des richesses naturelles de la Libye et faire un exemple dont tous les autres se souviendront à la veille de cette grande crise économique qui ébranlera bientôt l’empire dans ses fondements.

 

Si Mouammar Kadhafi veut redorer son blason de Guide de la Révolution verte  libyenne il lui faudrait se mettre totalement au service de son peuple agressé, occupé, colonisé et organiser fermement, résolument et sans compromis la résistance totale du peuple libyen pour que cette engeance envahissante et meurtrière soit boutée à la mer hors de Libye, l’indomptable (3).

 

Alors la mort du Guide de la Jamahiriya sera la poursuite de la lutte anti-impérialiste en Libye et donnera un sens aux sacrifices de ce peuple – et ce qui semblera une défaite sera de fait – la suite d’une longue résistance dont le peuple libyen sortira vainqueur comme les peuples irakien, somalien et afghan avant lui (4).

 

 

 

(1)     http://oumma.com/Alain-Chouet-ancien-responsable-de

(2)     http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve606

(3)     http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6157

(4)     http://oumma.com/Alain-Chouet-ancien-responsable-de

 

----- Original Message -----
From: bouhamidi mohamed
To:
Sent: Saturday, September 10, 2011 2:08 AM
Subject: Tr :
 
 
 
Point d'Ordre
Par
Badis Guettaf
Libye : la «victoire»
sans fin
Ainsi, la «victoire» annoncée à grands fracas sur la Libye, est reportée sine die. A croire que les principaux responsables du drame se moquent beaucoup de leur monde. Venus protéger un peuple contre un «tyran sanguinaire», ils se sont mis à tenter une «révolution» en bombardant les mêmes civils qu’ils sont venus protéger. Ensuite, ils nous ont annoncé que le «tyran» était tombé et qu’il fallait reconnaître le pouvoir au bénéfice de qui la «révolution» a été réalisée. Heureusement, pour la vérité, qu’il n’y a pas eu beaucoup de monde à suivre le troupeau. L’Afrique, en particulier, a démontré une dignité qu’on ne lui connaissait pas. Elle a osé, depuis le début, dire non aux sirènes «révolutionnaires» d’un nouveau type. Elle a déclaré ne reconnaître que le peuple libyen et elle tient toujours parole. L’actualité est en train, tous les jours, de lui donner raison. Cela fait plus de 6 mois que ce peuple dit non pendant qu’on voulait, à coup de dizaines de milliers de bombes, lui faire admettre qu’il doit adhérer à la «révolution». Le 22 août dernier, les cris de triomphe ont envahi les écrans de télévisions, les radios et la presse écrite. La capitale Tripoli a changé de maîtres. Les nouveaux devaient s’y installer dans la semaine et les premières ambassades sont annoncées. Tout était plié. Il ne restait plus qu’à localiser Mouammar Kaddafi et à le tuer ou le livrer à la Cour pénale pour Indigènes (CPI). Depuis, Kaddafi a fait plusieurs discours et ne semble pas du tout en fuite, mais plutôt en position de résistant «comme un poisson dans l’eau au milieu de son peuple». Alors que le «pouvoir» censé le remplacer n’a toujours pas mis les pieds dans sa, désormais, capitale et ne compte pas y mettre les pieds avant longtemps. Il n’est même pas à Benghazi, sa «capitale» de départ où paraît-il il risquerait plus qu’à Tripoli. La «révolution» doit donc continuer, c’est ce qui a été décidé et avec elle les bombardements sur Tripoli, sur Syrte, sur Béni Walid. Pour continuer à «protéger» les civils contre on ne sait qui, puisque ce sont eux qui hébergent et défendent celui contre qui on veut qu’ils s’insurgent. On ne trouvera pas meilleur délire que celui-ci. Des civils qui protègent celui contre qui on veut les «protéger» au prix de leurs vies. Ils ont été des milliers à mourir, depuis une vingtaine de jours, sous les bombes «libératrices». Inutile d’en référer ici à la résolution onusienne 1973, elle n’a jamais été en vigueur. Nous entrons dans une nouvelle phase où le mégamédiamensonge doit nous démontrer sa capacité à persévérer dans la déconstruction/ construction de la vérité. Ce qui constitue une autre guerre, fondamentale, qui se mène entre les faits réels et les faits produits dans les officines et prêts à consommer par les boutiquiers médiatiques. Dans cet ordre d’idée, les téléspectateurs, les auditeurs, les lecteurs supporteront-ils longtemps d’être pris pour dupes ? Dans le cas contraire il leur faudra des canaux alternatifs d’information, chose qui est en train de se faire et de réajuster notre façon de recevoir l’information et de choisir les lieux où la prendre.
 

09:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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