28/06/2011

Alerte Otan ! n°42 Avril-juin 2011

L’OTAN ?  Il faut dissoudre au plus tôt cette saloperie d’alliance d’ agressions et d’occupations impérialistes et colonialistes !
RoRo
 
Sent: Tuesday, June 28, 2011 4:04 PM
 
Subject: Alerte Otan ! n°42 Avril-juin 2011
 
 
 
Alerte Otan !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance Otan,
Numéro 42, avril - mai - juin 2011

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Édito

Guerre pour la démocratie en Libye,
état de la démocratie en Belgique...

Trois mois ont passé depuis ce jour fatidique où le parlement belge a voté à la quasi unanimité l’engagement de notre pays dans la guerre de l’Otan contre la Libye. Maintenant, certaines voix s’élèvent parmi les parlementaires pour émettre des doutes sur la poursuite de cette participation et sur les objectifs de celle-ci. Mais le parlement, en votant l’intervention de la Belgique, le 21 mars dernier, s’est délibérément privé de tout moyen d'avoir une quelconque influence sur la poursuite de la guerre. Le gouvernement belge en affaires courantes s’est fait fort de ce soutien pour poursuivre des objectifs qui étaient déjà clairs depuis des mois : le renversement du gouvernement de Kadhafi et la mise en place d’un nouveau "pouvoir". Il n’est pas vrai que l’intervention militaire otanienne a changé de nature, comme le disent aujourd’hui certains parlementaires. Ce qui est vrai, c’est que l’Otan n’a pas atteint son but après trois mois de bombardements intensifs et chaque jour plus meurtriers contre les populations civiles qu’on était censé protéger. Et cela oblige à ouvrir un peu les yeux.

L’engrenage de la guerre est en marche. Le gouvernement belge, toujours en affaires courantes, a prolongé de trois mois (et peut-être même "indéfiniment", comme vient de le proclamer le ministre De Crem) la participation belge aux frappes de l’Otan, et ne tardera pas à faire allégeance politique : la reconnaissance du Conseil National de Transition (les rebelles de Benghazi) comme "représentant légitime du peuple libyen" n’est pas loin. Déjà 13 pays membres de l’Otan ont franchi le pas.
Un seul missile coûte 350 000 euros, une bombe coûte entre 15.000 et 25.000 euros pièce. Les estimations minimales du ministère de la "défense" sont de près de 15 millions d'euros pour 3 mois, cela alors que les menaces d’économies dans les budgets sociaux se font de plus en plus pressantes.

Quand des partis se disant partisans d’un idéal progressiste, rejettent toute solution diplomatique et politique et s’engagent dans une guerre comme celle contre la Libye, ils enterrent eux-mêmes la démocratie dont ils se revendiquent. Certains avaient ces derniers mois pris des positions certes tardives, mais remarquables contre l'engagement de la Belgique dans la guerre d'Afghanistan, dénonçant l'hypocrisie des motifs humanitaro-sécuritaires officiels, et réclamant explicitement le rapatriement des bombardiers belges. Mais ce sont les mêmes qui ont signé des deux mains l'entrée de la Belgique dans cette guerre, qui a tout d'un bourbier annoncé. Faudra t'il attendre dix autres années pour qu'ils réalisent qu'ils se sont laissés duper encore une fois par le miroitement humanitaire de l'«intervention» ?

Notre pays est l'un des pays les plus lourdement engagés dans cette guerre. Outre un navire de guerre croisant au large de la Libye, six chasseurs-bombardiers F-16 participent aux bombardements et ils ont déjà largué plus d'une centaine de bombes. Après 3 mois de bombardements quotidiens, c'est ici un silence radio quasi-total sur cette guerre où est impliquée à ce point la Belgique. Notre empêtrement militaire a été couvert par des monceaux d'infos médiatiques et divertissantes, mariage princier, béatification d'un pape, nième mort de Ben Laden – le jour même où l'Otan ciblait un fils et 3 petits-enfants de Kadhafi. Manifestement la population doit être tenue à l'écart de sujets aussi futiles que la guerre menée par notre propre pays. Curieuse conception de la démocratie, qu'on prétend aller exporter là-bas à coup de bombes.

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La guerre contre la Libye et le « nouveau concept stratégique » de l’Otan

Le Sommet de l’Otan de Lisbonne – novembre 2010 – s’est félicité de l’adoption de son Nouveau Concept Stratégique, considérant, dans sa Déclaration Finale, que celui-ci rend l’Alliance « apte à défendre ses pays membres contre toute la gamme des menaces, capable de gérer les crises les plus difficiles et mieux à même d’oe’œuvrer avec d’autres pays et d’autres organisations pour promouvoir la stabilité internationale ».

La Déclaration finale du Sommet dit aussi que « La stabilité et la fiabilité des approvisionnements énergétiques, la diversification des itinéraires d’acheminement, des fournisseurs et des ressources énergétiques et l’interconnexion des réseaux énergétiques demeurent d’une importance capitale… et nous intégrerons, s’il y a lieu, les considérations de sécurité énergétique dans les politiques et les activités de l’Otan ».

« La paix et la stabilité dans la région méditerranéenne sont essentielles pour la sécurité euro-atlantique. Nous entendons développer encore le Dialogue Méditerranéen, en accroissant ses dimensions politiques et pratique, afin de renforcer la confiance mutuelle et de relever ensemble les défis de sécurité communs dans cette région. ».

L’agression militaire de l’Otan contre la Libye s’inscrit dans la mise en œoeuvre du Nouveau Concept Stratégique. Ce que le Sommet de l’Otan appelle la stabilité et la sécurité des approvisionnements énergétiques concerne plutôt la sécurité des intérêts des multinationales et la stabilité des politiques libérales qui dirigent nos pays. La Libye, l’Iran ou la Syrie, qui sont toujours dans le collimateur de l’Alliance, sont considérés comme des « menaces » car leurs gouvernements ont cherché et essaient de défendre une politique d’indépendance et souveraineté et veulent disposer des ressources énergétiques pour développer leur pays. L’Arabie saoudite, les autres pays du Golfe ne sont certes pas des « menaces », puisque leurs gouvernements laissent grand ouvertes les portes à l’Occident.

Les grandes luttes populaires de ces derniers mois ont déjà porté des coups importants aux gouvernements alliés de l’Otan dans la région au travers du « Dialogue Méditerranéen », dont l’Égypte, la Tunisie, le Maroc. Le principal allié, Israël, se trouve affaibli. Depuis les débuts des mobilisations dans plusieurs pays du Golfe et du Maghreb, l’Otan a augmenté ses actions de surveillance, et de mises en alerte tous azimuts. La Libye était une des cibles potentielles.

Début février, l’Otan crée un nouveau partenariat avec le Qatar, le Secrétaire Général Rasmussen y déclare « nous pouvons faire beaucoup ensemble, en particulier en ce qui concerne la sécurité énergétique, qui est un défi pour nous tous ». Quelques semaines plus tard, on voit le rôle charnière rempli par le Qatar pour instaurer le Conseil National de Ben Ghazi, pour servir de banquier , et de représentant politique du « monde arabe », et fournir sa part d’appui militaire à l’Otan dans ses bombardements criminels. Début mars, bien avant le vote de la Résolution 1973, l’Otan concentre son système aérien de surveillance AWACS pour contrôler le ciel libyen 24h sur 24 et préparer ainsi la « no fly zone ».

Le Nouveau Concept Stratégique relègue l’ONU au rang de simple partenaire. La Déclaration du Sommet de Lisbonne affirme « sa volonté d’ approfondir la coopération pratique et développer le dialogue politique sur des questions d’intérêt commun… notamment pour la gestion des crises dans lesquelles les deux organisations interviennent ».

L’Otan s’arroge le droit de faire appliquer des résolutions de l’ONU. La Résolution 1973 du Conseil de Sécurité est kidnappée par l’Otan qui se déclare le meilleur prestataire de sécurité et le seule capable de garantir l’embargo sur les armes vers la Libye et d’assurer la protection des civils !

L’Otan dispose des bases militaires des pays membres, dans tout le pourtour de la Méditerranée. Elle procède régulièrement à des manœoeuvres navales et des entraînements dits de lutte anti-terroriste comme l’Operation Active Endeavour, et à des vols d’entraînement des F-16 et autres bombardiers à partir des aéroports grecs, italiens ou turcs.

Les principaux États qui poussaient à la guerre pour renverser le gouvernement de Kadhafi sont les États Unis, la France, la Grande Bretagne. Mais aucun d’eux ne pouvait se permettre d’agir pour son propre compte. Les autres pays membres de l’Otan, en particulier l’Italie, la Turquie et l’Allemagne après avoir manifesté beaucoup d’hésitations, se sont quand même tous ralliés à la grande croisade otanienne. La Belgique a fait du zèle et se trouve parmi les plus impliqués. Aujourd’hui, l’Otan est tout entière engagée On dirait que cette guerre est un exercice de mise en pratique des capacités de l’Otan à lancer sur mer et dans les cieux, des engins de guerre les plus sophistiqués et à coordonner des forces armées de différents pays. Une sorte de laboratoire aussi sur sa capacité de détruire un pays, sans y envoyer de troupes au sol. Toutes sortes d’armes sont essayées. Dont très probablement des armes à uranium appauvri. On est loin de toutes les justifications morales, type droit de l’homme, défense de la démocratie, responsabilité de protéger les civils. La 3e guerre de l’Otan est envoyée et ce ne sera pas la dernière. C’est un engrenage infernal, et on ne pourra s’en libérer que par une politique de rupture avec l’OTAN !

Claudine Pôlet

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La destruction humanitaire de la Libye

De la honte d'être pacifiste pendant une juste guerre

L'image est pour beaucoup tout à fait claire : la communauté internationale s'est émue à juste titre de la cruauté de Kadhafi bombardant son propre peuple. L'intervention occidentale a permis d'éviter un bain de sang à Benghazi. L'Otan agit pour le peuple libyen, mandatée par la Communauté Internationale dans une intervention humanitaire sanctifiée par une résolution des Nations Unies

Face à ce schéma, la réaction des groupes pacifistes et progressistes a été pour le moins embarrassée et ambiguë. Les pacifistes devaient absolument, avant tout autre débat et argument, démontrer qu'ils adhéraient tout à fait au schéma imposé, "le fou sanguinaire Kadhafi massacre son propre peuple". Les arguments pacifistes ont donc tourné autour des points qui n'avaient aucunes chances de perturber la bonne conscience des partisans de l'intervention pour protéger la population libyenne d'un massacre.

"La guerre n'est pas une solution" ? Oui, mais il y avait urgence : il fallait intervenir militairement, ou alors laisser se produire le massacre annoncé. "Les bombardements de l'Otan risquent de toucher des innocents" ? Peut-être, hélas, mais les Libyens qui sont en train d'être massacrés par des bombardements non chirurgicaux eux, ne sont-ils pas des innocents ? "L'Occident agit là par intérêts économiques, c'est une guerre pour le pétrole" Tant pis ou tant mieux, si des intérêts économiques douteux permettent d'éviter un bain de sang. "Deux poids, deux mesures, on laisse massacrer ailleurs…" Pour reprendre l'argument du Soir : "aurait–on dû dire aux rebelles sur le point de se faire massacrer : désolé pour vous, on n’est pas intervenu au Bahrein ni à Gaza, donc on ne peut le faire pour vous ?"

En bref ceux qui s'opposent à la guerre juste de l'Otan doivent avoir honte de proposer de laisser se produire un inéluctable massacre de la population.

Aucun groupe "pacifiste" organisé n'ose vraiment remettre en question cette image de base. Comme s'ils avaient complètement oublié, que chaque guerre des temps modernes a été présentée comme ayant de nobles objectifs, dans lesquelles les atrocités et massacres de l'autre jouaient un rôle essentiel. Hitler n'a jamais déclaré autre chose que vouloir protéger les minorités allemandes de Tchécoslovaquie puis de Pologne, qui étaient massacrées ou victimes d'abominables atrocités. Aux oubliettes, les couveuses de Koweit-City, en 1990, et la préparation psychologique de l'invasion de 2003 de l'Irak, martelée ici sur le thème de "Saddam Hussein qui a massacré son propre peuple". La guerre du Kosovo était basée sur un plan de génocide imminent des Kosovars qui n'a de fait jamais existé, et l'opinion publique a été manipulée par des récits et des chiffres invérifiables (et invérifiés après coup).

Pourquoi donc cette guerre-ci ferait-elle exception à la règle ?

Manifestants civils

Il est très malaisé de savoir ce qui s'est passé exactement aux premiers jours de la révolte libyenne. Ce qui est tout à fait certain en revanche, et qui aurait dû au moins nous mettre sur nos gardes, c'est que nous avons été soudain soumis à un déluge d'"informations" particulièrement orientées, unilatérales, et parfaitement invérifiables.

En ce mois de février, tout le monde avait en tête l'image des protestations pacifiques, à Tunis et au Caire, des manifestants, obtenant apparemment par leur seule détermination la chute de Ben Ali et de Moubarak. Faire le parallèle mécanique avec ce qui survint alors en Libye était donc inévitable.

Mais pourtant et dès les premiers jours, il était clair qu'il ne s'agissait pas du même cas de figure. Ce n'était pas des manifestants civils pacifiques qu'on voyait, mais bien des personnes qui avaient pris les armes, des rebelles armés qui avaient pris le pouvoir par les armes dans plusieurs villes

On a maintenu assez longuement contre toute évidence la fable de "manifestants civils désarmés", alors même que la télé nous présentait des gens armés, de la kalachnikov aux batteries anti-aériennes. À mesure que la guerre avançait, on apprenait petit à petit qu'ils disposaient de chars (lorsque l'Otan en a bombardé par erreur une colonne), d'avions de chasse et d'hélicoptères de combat…

Il est légitime de penser que les rebelles libyens ont raison de se soulever contre leur gouvernement, et que leur cause est juste. On peut discuter sur cette base là. Il est par contre complètement malhonnête de présenter des rebelles armés comme le peuple libyen. Il y a là un trucage grossier, mais qui a parfaitement fonctionné

Par ailleurs, après près de trois mois de combat la rébellion malgré l'énorme arsenal de l'Otan à sa disposition, n'arrive pas à avancer : la réalité contredit directement l'histoire du clan Kadhafi juste soutenu par une poignée de mercenaires contre tout son peuple.

Kadhafi bombarde son propre peuple

Le gouvernement libyen (qu'il faut absolument qualifier de "régime de Kadhafi" pour ne pas être suspect, et tout le monde, à commencer par la gauche, obéit à la règle), aurait donc bombardé son propre peuple. Il n'y a pourtant aucune évidence que des bombardements de populations civiles par les forces gouvernementales n'aient jamais eu lieu en Libye. "Les informations - un temps diffusées - selon lesquelles des bombardements aériens auraient provoqué un carnage parmi des habitants n’ont pas, à ce jour, été vérifiées", écrit Le Monde le 11 mars ; mais le même article évoque la possibilité que Kadhafi bombarde Benghazi au gaz moutarde !! Une fois qu'on est convaincu de la monstruosité de l'autre, plus aucune évidence n'est nécessaire.

Les demandes expresses d'enquête, faites par le gouvernement libyen même sont demeurées lettre morte. L'essentiel était d'avoir cette image imposée comme une certitude dans l'opinion publique occidentale. Kadhafi a bombardé les manifestants avec son aviation ! Après cela tout ce que pouvait dire ou faire le gouvernement libyen était d'office disqualifié – tout ce qu'il pouvait dire était devenu inaudible, voire même retourné contre lui.

Les rivières de sang

Un exemple symptomatique de ce retournement de sens, et qui a joué un rôle essentiel dans cette guerre, est la fameuse phrase d'un des fils de Kadhafi, selon laquelle il menaçait son peuple de rivières de sang s'il osait manifester contre son Guide. Cette phrase a été reprise et répétée ad nauseam, pour donner l'image parfaite d'une tyrannie démente.

« L'action de la France se situe dans le strict respect de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies d'abord, et dans le cadre d'une mobilisation en faveur de la population libyenne persécutée par Kadhafi, dont le fils avait promis des rivières de sang à son peuple », affirme le porte-parole de la diplomatie française. « Les menaces proférées par le fils du président Kadhafi, ‘de faire couler des rivières de sang’ sont choquantes », déclare la présidente de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme. Le secrétaire national du Parti Communiste français : « Le fils de Kadhafi menace d'entraîner le pays dans la guerre civile avec le risque de rivières de sang. Ces déclarations sont consternantes »

C'est un cas de manipulation particulièrement intéressant. Voici les propos exacts de Seif Al Islam : « La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd'hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts, mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye » : Autrement dit, en langage occidental bien civilisé, il ne dit pas autre chose que ceci : "Il faut tout faire pour éviter une guerre civile, qui provoquerait en Libye énormément de morts". C'est une phrase malheureusement tout à fait juste. Les "rivières de sang" sont celles qui coulent actuellement du fait de la guerre civile, et de la décision délibérée de saboter toute proposition de cessez-le feu et de négociations. La malhonnêteté patente de monter en épingle cette phrase devrait faire réfléchir toute personne qui croit en la nécessité morale de cette guerre.

Atrocités contre les civils

Le bain de sang a t'il été évité in extremis à Benghazi grâce à l'intervention occidentale, comme il nous a été martelé sur tous les tons ? Oui, sans le moindre doute, dès qu'on souscrit à l'image initiale d'un clan Kadhafi sanguinaire voulant massacrer son propre peuple. Si par contre on réalise que les rebelles sont en proportion certainement non négligeable composé de soldats de l'armée gouvernementale ayant fait défection, des questions surgissent immédiatement. Pourquoi donc les soldats 'de Kadhafi' seraient composés d'impitoyables tueurs, violeurs, massacreurs, pendant que les soldats 'ex-de Kadhafi' qui pour l'une ou l'autre bonne ou moins bonne raison, sont passés sous l'autorité de l'ex ministre de la Justice, et de l'ex ministre de l'Intérieur du régime seraient soudain touchés par la grâce? Pourquoi ceux qui marchent dans le sillage des bombes de l'Otan vers le pouvoir sont-il d'office purs et bons ?

Comment se fait-il qu'on s'intéresse si peu au sort des pro-Kadhaffi dans les villes qui ont été "libérées" par la rébellion ? Aux tous premiers jours, un reportage télé de Benghazi nous présentait les corps de plusieurs soldats abattus, les mains liées derrière le dos. Le commentaire off disait "ce sont des soldats qui ont refusé de tirer sur la foule, et qui ont été abattus pour cette raison par les officiers". Peut-être, et sans aucun doute d'ailleurs dès qu'on a bien ingéré l'histoire de base. Le commentaire, "ce sont des soldats loyalistes exécutés par les rebelles" aurait-il été à ce point invraisemblable ?

Les récits d'atrocités sont une composante essentielle et incontournable des guerres justes. Ce sont toujours les autres, du camp que l'on bombarde avec le droit avec nous, qui commettent d'épouvantables atrocités. Les autres, ceux que l'on soutient dans leur cause juste ne commettent jamais, assez mystérieusement il faut bien dire, la moindre atrocité. Ou alors ce sont des cas isolés, des pommes pourries, tels les quelques marines US qui ont été assez imbéciles pour prendre des photos de leurs exploits.

Le Mouvement pour la Paix arrivera t'il un jour à se débarrasser de cette hantise, d'oser ne pas condamner d'office avec l'ensemble de la meute ceux que l'on accuse d'atrocités ? L'expérience du passé, des récits d'atrocités inventées dans le but précis d'émousser toute opposition à la guerre, ne sert donc à rien pour les militants de la paix ?

Penser que le conflit qui déchire aujourd'hui la Libye est un conflit entre les Bons et les Mauvais est une stupidité basique, quelle que soit l'opinion que l'on a sur les uns et les autres, et sur la justesse de leurs causes. Une guerre entraîne nécessairement son cortège d'horreurs et d'atrocités, commis de part et d'autre.

« Il n'y a pas d'autre solution que la solution militaire car le langage du dictateur est celui de l'anéantissement et les gens qui parlent ce langage ne comprennent que ce langage », déclare un porte-parole de la rébellion, au moment de rejeter la proposition de médiation et de cessez-le-feu de l'Union Africaine. Autrement dit, la seule option possible pour les rebelles, et pour l'Otan qui les soutient, c'est l'anéantissement de l'adversaire. Gageons que le sort à venir des "pro-Kadhaffi" ou étiquetés tels, est une histoire qui laissera l'Otan parfaitement indifférent, et ne passionnera guère les grands médias, à l'instar des massacres perpétrés par les troupes de Ouatara en Côte d'Ivoire .

Les représentants du peuple libyen

Les rebellions armées existent dans grand nombre de pays, de part le monde, et en Afrique en particulier. La question n'est pas ici de discuter de leurs raisons qu'on peut estimer être tout à fait justes, ou plus douteuses. On peut citer par exemple, le cas de l'Irak, où depuis l'invasion américaine et la mise en place d'un gouvernement "démocratique" au service de l'occupant, une importante résistance armée continue à combattre les forces armées de ce gouvernement que certains considèrent comme fantoche. On pourrait évoquer aussi l'Afghanistan….

Dans ces cas particuliers, les pays de l'Otan, loin de reconnaître la rébellion armée comme représentante du peuple, ou d'une partie du peuple, aident plutôt activement le gouvernement "légal" à l’écraser militairement.

En Libye, indéniablement, l'Otan est en train de soutenir une rébellion armée contre un gouvernement. Quel droit a l'Occident, du haut de sa glorieuse histoire coloniale, pour décider que tels ou tels sont effectivement les représentants légitimes du peuple libyen ? Le peuple libyen a appelé à l'aide nous affirme-t-on, l'Occident, que dis-je, la "Communauté Internationale", pétrie de bonté et forte de siècles d'apport de sa générosité désintéressée l'ensemble de la planète, ne pouvait pas ignorer cet appel à l'aide. Bien. Le peuple libyen, on est tout à fait sûr que ce sont ces gens du Conseil National de Transition ? Les gens de Tripoli, de Syrte, de Brega,... bombardés jour et nuit par l'Otan, de qui l'on détruit les infrastructures, c'est pas le peuple libyen? Les centaines de milliers de gens qui s'enfuient effrayés des bombes et de l'avancée des rebelles, pas le 'bon' peuple libyen ? Les seuls représentants légitimes du peuple libyen, ce sont ces personnes qui demandent à l'Occident de bombarder leur pays ?

Si le gouvernement libyen, pardon, le régime de Kadhafi, est bien le régime totalitaire, délirant, sanguinaire qu'on nous décrit, par quel miracle des personnages aussi impliqués dans le régime que devaient l'être l'ancien ministre de la Justice, ou celui de l'Intérieur, ou le représentant aux Nations Unies, pourraient-ils être devenus soudain des interlocuteurs tout à fait respectables, bien démocratiques, et dignes représentants locaux de "nos valeurs" ? La Justice, et l'Intérieur, sont pourtant les postes par excellence où devait s'exprimer le caractère brutal et répressif du régime.

«Motivés par de stricts impératifs humanitaires…»

Fallujah, Irak, octobre-novembre 2004 : après le lynchage quelques mois plus tôt de 4 mercenaires US de Blackwaters, Fallujah est pendant près de deux mois impitoyablement pilonnée, "nettoyée", à coup de bombes au phosphore et de napalm notamment. « L'ennemi a un visage, il s'appelle Satan. Il est à Fallujah. Et nous allons le détruire... » déclare à cette occasion un responsable militaire US (et c'est Kadhafi qui est dérangé..). On parlera de 4 à 6000 civils tués. Le rapporteur spécial de l’ONU accuse les forces d'occupation de violation de la Convention de Genève en utilisant la faim et la privation d'eau comme arme de guerre contre la population civile.

En juillet dernier, une étude publiée dans l’International Journal of Environmental Research and Health a démontré à Fallujah une hausse de la surmortalité infantile et une augmentation spectaculaire des cas de cancers, (multiplication par 4, et par 12 pour les moins de 14 ans) et de déformation à la naissance, conséquences probables de l'utilisation d'uranium appauvri dans les munitions états-uniennes.

L'horreur de Fallujah n'est qu'un "épisode" parmi bien d'autres, en Afghanistan et en Irak. Mais aujourd'hui il nous faut croire que ces mêmes forces US viennent au secours du peuple libyen, motivées par de stricts impératifs humanitaires. Cela laisse rêveur.

Quel sera le sort à moyen terme de la Libye ? Si les opposants viennent au pouvoir, portés par l'Otan, on peut raisonnablement supposer qu'ils resteront redevables à leurs protecteurs, ce qui signifie "libéralisation économique", et établissement de bases militaires US. Imaginer que la Lybie que projette la composition hétéroclite actuelle, formée en partie d'ex-dignitaires de Kadhaffi et de fondamentalistes du Groupe de combat islamique soit une "Lybie laïque, démocratique et progressiste" est faire preuve pour le moins d'une navrante crédulité. Les intellectuels et philosophes distingués qui militent pour les bombes de l'Otan font s'ils y croient, un sinistre pari, sur le sang des Libyens

Un autre scénario possible, est que la no-fly zone et les sanctions soient indéfiniment reconduits, exactement comme pour l'Irak après 1991, avec bombardements 'de routine' quotidiens, "pour protéger les civils". Un embargo sévère sera le complément indispensable de cette généreuse protection des populations civiles par l'Otan. On a déjà pu avoir un avant-goût de sa justification lorsque les forces de l'Otan ont arraisonné un pétrolier et l'ont empêché de livrer sa cargaison à Tripoli : « Les forces navales [de l'Otan] peuvent intercepter les navires entrant ou quittant les ports libyens si elles disposent d'informations fiables donnant à penser que le navire ou sa cargaison servira à attaquer ou à menacer des civils, directement ou indirectement »

Dans l'un et l'autre cas, l'Irak actuel donne une idée assez précise de l'avenir de la Libye.

L'Irak a basculé en quelques années d'un rang de pays développé, comme la Libye aujourd'hui, à une position extrême de sous-développement. Les infrastructures sociales se sont effondrées. Avant 1990, le système d’éducation irakien et le système de soin de santé étaient les plus avancés de la région du Proche-Orient. En 2006 le taux officiel d'alphabétisation était tombé à 40%, 24% pour les femmes. Les systèmes de santé, et de services sociaux ont été détruits. Les Irakiens doivent se débattre contre le chômage, la pauvreté, l'insécurité. En 2002, avant l'invasion, l'OMS estimait à plus d'un million et demi le nombre d'enfants morts des suites de l'embargo.

« 23 % de la population vit toujours avec moins de 2,2 dollars par jour, une des causes principales de malnutrition généralisée chez les enfants et les femmes. La malnutrition est élevée avec un enfant sur trois de moins de cinq ans atteint de retard de croissance modéré ou sévère (…). Les violences continuelles ont détruit les institutions et les dispositifs de protection physique, sociale et juridique dans la plus grande partie du pays. La perte dans le conflit de dizaine de milliers de parents et de personnes s'occupant d'enfants a rendu les enfants encore plus exposés au harcèlement, à l'exploitation et aux mauvais traitements. » Unicef, avril 2010

Ce ne seront pas dans quelques années les morts des massacres par Kadhafi qui seront à déplorer.

Drapés dans leur bonne conscience humanitaire, les hérauts du droit d'ingérence ne réalisent pas que les conséquences seront infiniment plus désastreuses que le mal qu'ils prétendaient combattre

Quel devrait être le rôle des organisations pacifistes ?

Nous retrouvons avec cette guerre tous les aspects magistralement décrits par Anne Morelli dans son livre "Principes élémentaires de propagande de guerre"1.

L'expérience des guerres est longue, il n'y a pas là de place pour l'angélisme. Il n’y a aucun raison objective que l’Otan soit une œuvre caritative, et que le jeu des USA et des anciennes puissances coloniales soit plus humanitaire que lors des siècles passés.

Il ne s'agit pas pour les militants pacifistes de prouver leur propre bonne volonté pacifiste. Crier "Non à la guerre, paix, démocratie!" ne sert pas à grand-chose, si on est par ailleurs aveugle face aux mécanismes d'acceptation mentale de la guerre.

Les organisations progressistes et mouvements de paix, si elles se veulent vraiment avoir un sens et un rôle utile contre la guerre, devraient être particulièrement conscientes du fait que la désinformation est une arme de guerre, plutôt que baisser honteusement la tête à la première attaque coordonnée de la propagande, et servir, malgré soi, de complément humaniste à la campagne guerrière.

Roland Marounek

1. Edition Labor, 2001

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La guerre n’est pas un jeu

Le hasard m’a fait revoir une photo de la grand place de Wavre détruite par les bombardements en l’an 1944 ; je me suis remémoré ma présence dans les bombardements de Louvain (Leuven), blotti dans les caves, entendant les explosions assourdissantes, les tremblements du bâtiment, la peur des adultes transmise aux enfants qui pleurent, qui hurlent, les odeurs d’urine, de vomi. Depuis lors, j’ai toujours une crainte quand un bruit d’explosion surgit, un feu d’artifice, un éclair frappant le sol.

La Libye et surtout Tripoli subissent des bombardements. Au départ, c’était contre les cibles militaires avec « des dégâts collatéraux ». Après 3 mois, il ne reste à bombarder que « les dégâts collatéraux ». La population terrorisée, terrée dans les abris, n’ayant pas eu le temps d’accumuler des vivres, vit l’enfer. Et dire que certains mouvements de la paix se prononcent pour la GUERRE, comme si c’était un jeu vidéo. Précédemment, ils préféraient le terme « intervention humanitaire de l’OTAN », c’est plus joli. ….

Comment peuvent-ils condamner l’intervention de l’OTAN et de la Belgique en Afghanistan, en rappelant la souffrance de ce peuple sous les bombardements, ce peuple qui doit chaque semaine enterrer des dizaines de corps humains morts sous les bombes lâchées par les gentils avions de l’OTAN, et en même temps, soutenir la guerre en Libye ! Ce sont les mêmes avions bombardiers de l’Otan qui viennent apporter le bonheur au peuple libyen.

Les mensonges de nos médias se suivent et se ressemblent. ; Dans le passé, on disait : « jamais Hitler n’a attaqué la Pologne, c’était une invasion polonaise qui a obligé l’Allemagne à envahir la Pologne ». Le dernier média-mensonge en date : la démission de l’ambassadrice de Syrie en France, répercuté sur toutes les ondes radios et TV, suivi d’un démenti, le mal était fait. Il y a le cas de la fameuse "Lesbienne de Damas", qui décrivait de manière poignante la répression "vue à Damas", et qui fit croire à son enlèvement : c'était un étudiant américain vivant en Écosse. Cette information a circulé à travers les médias, avant l’annonce que c’est faux ! Elle servait à diaboliser et à discréditer le pouvoir syrien et ses forces de l’ordre.

Nous ne savons pas ce qui se passe en Syrie, mais en droit belge, les mensonges disqualifient toutes les autres informations. La condamnation de la Libye à l’ONU est due à la supposée intention de M. Kadafhi de massacrer le peuple. La réalité est tout autre : les insurgés pratiquent le massacre des pro-Kadafhi, des travailleurs noirs, les médias évitent d’en informer le public.

La plupart des médias ne s’informent que dans les bureaux liés à l’OTAN, nous essayons dans la mesure de nos moyens de donner une vision d’une autre réalité.

Marcel Poznanski


Libye, Côte D’Ivoire : Sarkozy jouant au néo-conservateur ?

Les arbres, encore une fois, servent à cacher des forêts. La diabolisation médiatique de l'adversaire a, à nouveau, permis de dissimuler les intérêts économiques et géopolitiques qui muent les agresseurs.

Nombreux par exemple sont ceux qui ne remettent pas un instant en question le "fait" que Kadhafi a bombardé sa population ; je ne mentionnerai que l’article de Natalie Nougayrède dans Le Monde du 11.03, disant que « les carnages provoqués par des bombardements aériens n’ont pas, à ce jour, été vérifiés » et les informations des services de renseignement russes selon lesquels aucun bombardement de populations civiles par l’aviation de Kadhafi n’avait pu être vérifié. Comment par ailleurs expliquer que, dans un monde où le plus petit coin d’une ruelle est sous l’œil des satellites, les services occidentaux, toujours si prêts à susciter nos compassions par une profusion d’images n’en ont produit aucune montrant ces méchants bombardements kadhafistes contre des populations civiles ?

Quant aux motivations humanitaires, toujours aussi compassionnelles, comment ne pas être ébranlé par la révélation du même quotidien français lorsque sa correspondante, Nathalie Guibert nous informe que « les forces interventionnistes ne touchent pas la marine libyenne parce qu’elle sera utile pour faire barrage aux immigrés dans le ‘post-Kadhafi’ » ? (Le Monde, 31.03). Pour ce qui est des opposants désarmés, le doute s’impose lorsqu’on apprend que le 18 mars, un avion de chasse abattu à Benghazi et que l’on croyait du dictateur appartenait en réalité aux insurgés. Et que des média si peu suspects de kadhafisme comme The Telegraph, The Wall Street Journal ou la BBC informaient, des semaines avant la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies, que des commandos armés occidentaux se trouvaient déjà en territoire libyen. Plus près de nous, le ‘Canard Enchaîné’, dans un article titré « Fournitures gratuites aux insurgés libyens », informait le 9 mars, (soit 9 jours avant la résolution du Conseil de Sécurité autorisant l’usage de la force) que des opérations militaires franco-anglo-américaines se déroulaient déjà sur le terrain. Ce journal récidive trois jours plus tard, en nous apprenant que la DGSE — le service de renseignement et d’action extérieur français — « aurait livré discrètement à Benghazi, dès la mi-mars, quelques canons de 105 mm et des batteries antiaériennes mobiles ».

Comme si toute cette démonstration d’aventurisme de tout genre était insuffisante, voilà que le couple Sarkozy - Ban-ki Moon se lance dans une opération encore plus douteuse dans le contexte des élections en Côte d’Ivoire. Avec un empressement digne des meilleures causes, le second ordonne à son représentant sur place de valider l’élection du candidat Ouattara, ami personnel du premier. C’est ainsi que, dûment entouré par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, ce fonctionnaire décide que Ouattara est le vainqueur malgré de très lourdes et sérieuses contestations. Le Français Alberto Bourgi, professeur du droit public et africaniste reconnu, s’étonnait à la radio française ce vendredi 01.04 de cette curieuse célérité.

Encore une fois, ce n’est pas le droit humanitaire ni le sacro-saint principe du respect des urnes qui tirent les ficelles de la gestion du dossier ivoirien. Il se fait que le Président Gbagbo avait osé envisager de ne pas limiter aux seuls capitaux occidentaux les perspectives d’investissement dans son pays, mais de les ouvrir aussi aux Chinois et aux Indiens. Pire encore, il avait des plans pour faire de la commercialisation du cacao, jusqu’alors dans les mains d’une grosse multinationale, un service public contrôlé par l’État, avec la participation des petits producteurs organisés en coopératives. Projets fort gênants parce qu’il se fait qu’un des patrons de cette multinationale, la ‘Armajaro Trading Inc’, Loïc Folleroux, est le beau-fils de Ouattara, lequel, en spéculateur habile, venait d’acheter, un mois avant les élections, 240.000 tonnes de cacao en anticipant une envolée de son cours. Suprême irrévérence, le président Gbagbo se proposait de constituer un système financier essentiellement axé sur une banque publique contrôlée par l’État. Projet quelque peu détonnant si l’on considère que son rival Ouattara était l’ancien patron du département Afrique du FMI.

Triste scénario de bien douteuse morale. L’Occident se prépare ainsi, au nom des valeurs humanitaires et de liberté qui sont « les siennes », à sacrer le candidat Ouattara dont la Croix Rouge est occupée à découvrir d’importants charniers semés par ses troupes dans sa route vers Abidjan. Monsieur Sarkozy joue à l’apprenti sorcier en Côte d’Ivoire, deuxième acte d’une partition qui, après la Libye, viserait l’Iran. Délocalisation aidant, les néo-conservateurs ont déménagé vers l’Élysée. Tout en cherchant à assurer la réélection du patron, seront-ils en train d’explorer les traits d’une folle sortie de crise ?

Vladimir Caller

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Il y a 20 ans, la Yougoslavie explosait

Vingt ans après le début des guerres yougoslaves, où en sont les États issus de l’ancienne fédération socialiste, notamment au niveau de ce qu’il est convenu d’appeler leur « intégration euro-atlantique » ?

Le 25 juin 1991, la Slovénie et la Croatie proclamaient unilatéralement leur indépendance, provoquant une riposte de l’Armée populaire yougoslave (JNA) qui tentait, dès le lendemain, de reprendre le contrôle des frontières extérieures de la fédération. Côté tant slovène que croate, des unités de défense territoriale et de police, ainsi que des milices acquises aux gouvernements nationalistes de ces deux républiques, ouvraient le feu sur les soldats de la JNA.

En Slovénie, la guerre s’acheva rapidement, le 7 juillet, par la signature de l'accord de Brioni, par lequel Belgrade renonçait de facto à exercer tout contrôle sur l’entité la plus septentrionale de la fédération. Le conflit a coûté la vie à une centaine de personnes, surtout des soldats yougoslaves, sommairement exécutés après leur reddition ou brûlés vifs dans leurs tanks.

Ensuite, la Slovénie, république la plus prospère de Yougoslavie, s’est tournée vers l’Occident, adoptant les réformes de marché prescrites, et a adhéré à l’OTAN en 2004 et à l’Union européenne (UE) en 2007. Dotée d’une population ethniquement slovène à plus de 90 %, elle n’a pas connu les troubles qui ont ravagé les autres républiques ex-yougoslaves, bien que plusieurs dizaines de milliers de citoyens qui en étaient originaires aient été expulsés ou « effacés » des registres, privés de papiers, et donc de travail, de pension, d’enseignement… Pas plus que dans les États baltes, où des centaines de milliers de russophones ont connu, ou connaissent, un semblable « effacement », la plupart des associations de défense des droits de l’homme ne se sont guère émues de cette situation qui n’a été que partiellement réglée suite à de discrètes pressions de l’UE.

En Croatie, les événements prirent un tour bien différent. En cause, essentiellement la présence d’une minorité serbe consistante (environ 12 % de la population), vivant surtout dans les confins ruraux de la république (Krajina, Slavonie…). Tentant au départ de jouer à l’arbitre dans les escarmouches entre milices croates et serbes, la JNA – désertée par ses éléments slovènes et croates – prit progressivement le parti d’une population serbe, inquiète de sa radiation dans la nouvelle constitution croate (l’ancienne faisait des Serbes de Croatie et des Croates les deux « peuples constitutifs » de la république) et de l’adoption par Zagreb de symboles (monnaie, drapeau…) datant de l’ère oustachie. La violence culmina avec le siège, puis la prise, de la ville de Vukovar par la JNA et les milices serbes. On apprendra plus tard que la ville, à la frontière avec la Serbie, avait été sciemment abandonnée par le Président Tudjman, désireux d’en faire un symbole de la « barbarie serbo-bolchévique ».

Après un cessez-le-feu et la reconnaissance de l’indépendance des deux républiques sécessionnistes par l’Allemagne et le Vatican, puis par les autres Etats de ce qui était encore la Communauté économique européenne, une force des Nations Unies s’interposa entre les lignes serbes et croates à partir du printemps 1992. Entérinant ainsi la sécession croate, Belgrade créait, en avril 1992, une nouvelle fédération n’englobant plus que la Serbie et le Monténégro et retirait son armée de Croatie, puis de Bosnie-Herzégovine. Le front fut gelé pendant quelques années, avec un quart du territoire sous contrôle serbe, jusqu’à ce que la Croatie acquière d’abondants armements et de précieux soutiens militaires, en dépit d’un embargo sur les armes imposé à toute l’ex-Yougoslavie par l’ONU dès septembre 1991. C’est ainsi que, en plus d’une bonne partie de l’arsenal de l’ex-RDA, livrée gracieusement par le puissant allié allemand, Zagreb se tourna vers la Pentagone qui y déploya la Military Professional Resources Inc. (MPRI), une firme officiellement privée employant de hauts officiers U.S. à la retraite. Avec l’aide de la CIA, elle planifia les deux « blitzkrieg » de mai et d’août 1995, qui balayèrent les principaux bastions serbes et provoquèrent l’exode de plus d’un quart de million de personnes vers la Serbie et la Bosnie. Avec les victimes de ces opérations et l’assassinat de plus d’un millier de vieillards et de handicapés serbes n’ayant pu ou voulu prendre la fuite, on évalue entre dix et quinze mille le nombre total de morts causé par la guerre en Croatie.

Le pays ne s’est pas remis de ce nettoyage ethnique massif puisque, actuellement, la population serbe n’y dépasse guère les 3 %. Celle-ci a dû se sentir quelque peu réconfortée par la première condamnation de responsables de l’opération « Tempête » d’août 1995, en l’occurrence les généraux Gotovina et Markac, condamnés respectivement à 24 et 18 ans de prison par le Tribunal de La Haye (TPIY) en avril 2011. Peu de choses, sans doute, par rapport aux millénaires de prison que devront purger plusieurs dizaines de responsables et d’exécutants du massacre de Srebrenica, condamnés par le même Tribunal, ainsi que par des cours de Bosnie-Herzégovine, de Serbie et d’autres pays. Est-il utile de préciser que la complicité des Etats-Unis dans le nettoyage de la Krajina a été soigneusement mise sous le tapis par le TPIY, après que Gotovina ait été convaincu qu’il ne serait pas opportun de l’invoquer pour sa défense ? Mais il n’est pas impossible que le général, déçu par la lourdeur de sa sentence, change de tactique durant la procédure d’appel qui devrait bientôt s’enclencher.

Quoi qu’il en soit, après une période de transition durant laquelle dut s’effacer le dernier fief serbe en Slavonie orientale, la Croatie a récupéré l’intégralité de son territoire en 1998. Sur le plan économique, les biens publics ont été sauvagement privatisés, et souvent accaparés par le clan Tudjman, condition pour qu’elle acquière le statut de « candidat » à l’UE en 2004. Bloquée par la Slovénie pendant quelques années à cause d’une dispute sur le tracé de leurs frontières communes, son adhésion au club européen vient d’être programmée pour 2013 par la Commission, en dépit d’une population devenue particulièrement « eurosceptique » et qui devrait se prononcer par référendum. Entre-temps, la Croatie a été un deux bénéficiaires, avec l’Albanie, du dernier élargissement de l’OTAN en 2009.

La guerre éclata au début avril 1992 en Bosnie-Herzégovine. La dernière étincelle à enflammer la poudre fut le référendum sur l’indépendance, tenu un mois avant la guerre sous la pression de l’UE. Dans une république où toutes les décisions avaient toujours été prises avec l'assentiment consensuel des responsables de ses trois communautés constitutives – Serbes, Croates et Musulmans1 –, la polarisation ethnique atteignit son paroxysme lorsque la population fut sommée de déclarer si elle souhaitait ou non se détacher d’une Yougoslavie en pleine décomposition. Au-delà des clivages politiques apparus dans une région qui venait d’accéder au multipartisme, Musulmans et Croates optèrent pour l’indépendance, tandis que les Serbes boycottèrent le scrutin. (Suite page 9)

Au cours des mois précédant la guerre, trois séries de négociations entre responsables politiques bosniaques avaient pourtant failli aboutir à un accord permettant de sauvegarder la paix entre les communautés, dans le cadre yougoslave d’abord, puis dans celui d’une entité indépendante mais décentralisée. A chaque fois, Alija Izetbegovic, membre musulman de la Présidence tripartite, avait refusé de ratifier un accord conclu ou était revenu sur sa signature. A chaque fois, il avait semblé agir sous l’influence de diplomates des États-Unis. Trois ans et demi et cent mille morts plus tard, l’accord de paix de Dayton entérinait une division du pays plus nette que celle envisagée avant la guerre. Mais, dans l'intervalle, l’OTAN avait pu faire étalage de sa force en Bosnie, et avait ainsi survécu à la Guerre froide. De plus, après avoir été pris de court par les sécessions croate et slovène, les États-Unis avaient montré que ni l'ONU, ni l'UE – qui, pendant la guerre, avaient multiplié les tentatives de médiation et de plans de paix – n'étaient capables de gérer les Balkans sans leur implication directe. Car c'est bien dans l'Ohio, à 8.000 km de Sarajevo, que se trouve la base de Dayton…

De même, la sanglante guerre qui opposa Croates et Musulmans en Herzégovine et en Bosnie centrale fut arrêtée par un accord signé à Washington le 1er mars 1994. L'Herceg Bosna, entité croate créée dans le sud du pays, était officiellement abolie et les deux parties étaient réunies dans une «  Fédération ». A l'exception d'une guerre inter-musulmane – ignorée par les médias – dans le nord-ouest de la Bosnie, les forces théoriquement « fédérées » pouvaient concentrer leur énergie sur l'ennemi commun serbe. L’armée du général Mladic, après avoir connu une nette supériorité militaire initiale grâce à l'accaparement de la majorité des armements terrestres de la JNA (qui avait quitté la république dès le deuxième mois de guerre) dut faire faire face à un adversaire de mieux en mieux armé grâce à des livraisons massives en provenance de Turquie, d'Iran et de nombreux autres pays, et la complicité active des navires de l'OTAN qui appliquaient à leur manière l'embargo de l'ONU.

A une époque où nombreux considéraient l'OTAN comme une organisation obsolète appelée à connaître le même sort que son homologue basé à Varsovie, la guerre de Bosnie permit à l'organisation atlantique de se trouver un nouvel ennemi et une nouvelle raison d'être. Mandatée par l’ONU pour faire respecter une « no fly zone » au-dessus de la Bosnie, elle effectua la première action armée de son histoire le 28 février 1994 en abattant quatre avions de combat serbes. Ses interventions allèrent en crescendo jusqu'au bombardement massif d'objectifs militaires et civils en août et septembre 1995. Intervenant six semaines après le massacre, bien réel, de prisonniers musulmans capturés à Srebrenica et deux jours après un attentat au marché de Sarajevo, vraisemblablement monté par les autorités locales, ces trois semaines de bombardement de l'OTAN entraînèrent un retournement radical de la situation. Alors que Milosevic, président de Serbie, ordonnait à l’armée yougoslave de rester de marbre, comme un mois plus tôt en Croatie lors de l'opération « Tempête », les forces coalisées de la « Fédération » croato-musulmane et de Croatie s'emparaient d'un tiers du territoire de l'entité serbe, la Republika Srpska, proclamée en janvier 1992 et forgée à la faveur des combats.

A peu de choses près, l'accord de Dayton, avalisé par les présidents Tudjman et Milosevic, entérinait ce nouveau découpage territorial. Si les Musulmans devaient renoncer à Srebrenica et d'autres localités de l'est de la Bosnie, de vastes régions de l'ouest du pays, autrefois essentiellement peuplées de Serbes, passaient dans l'escarcelle de la « Fédération », comme la plupart des grandes villes, dont le caractère multiethnique semble s’être définitivement effacé.

Seize ans plus tard, la Bosnie-Herzégovine vit en paix et dans une relative sécurité, mais la majorité des déplacés et réfugiés ne sont pas rentrés chez eux. Les tensions qui étaient à l'origine de la guerre – centralisme des Musulmans majoritaires et tendances autonomistes des deux autres communautés – sont plus vives que jamais. Dans un Etat dirigé par un « Haut représentant », nommé par l'UE et doté de pouvoir quasi-dictatoriaux, la Republika Srpska a tendance à se rebiffer de plus en plus. Les Serbes critiquent en particulier une justice, aux mains des institutions centrales, qui n'a jamais jugé le moindre crime de guerre dont a été victime un des leurs. Un référendum, contestant ces institutions, a été convoqué, puis annulé de justesse sous la pression de l’UE, qui s’est peut-être souvenue que le référendum qu’elle avait exigé seize ans plus tôt avait plongé le pays dans la guerre. Les Croates, noyés dans une « Fédération » croato-musulmane où ils pèsent de moins en moins, se considèrent comme les grands perdants de Dayton. En effet, alors qu’ils ont connu, en proportion, la part la plus faible de victimes de guerre, près de la moitié de leur population a quitté le pays depuis, émigrant généralement en Croatie. Leur revendication d'une entité propre, à l'instar des Serbes qui – eux – ont pu se maintenir démographiquement, devient de plus bruyante, surtout depuis que les partis croates sont exclus du nouveau gouvernement de la « Fédération ».

En outre, Bosniaques de toutes ethnies sont accablés par de dures conditions de vie et un chômage massif, le plus élevé d'Europe, après le Kosovo. Si une armée unifiée a finalement été constituée à partir des trois factions qui s'étaient entretuées, aucune adhésion à l'OTAN n'est encore à l'horizon. Les Bosniaques connaissent pourtant bien l'OTAN, puisque des dizaines de milliers de soldats de l’organisation atlantique y ont remplacé les troupes de l’ONU dès la fin des combats et y sont restées jusque fin 2004. Leur a alors succédé une force de l’UE, Eufor Althea, actuellement réduite à 1.600 hommes. Néanmoins, l’OTAN a conservé, à Butmir, près de Sarajevo, un QG et quelque 200 militaires états-uniens, chargés de « conseiller » le gouvernement bosniaque en matière de défense et de traque de criminels de guerre. En outre, la même base abrite le QG d’Althea, qui paye d’ailleurs un loyer à ses hôtes de l’OTAN.

De même, la Bosnie-Herzégovine est le seul pays des Balkans (Kosovo excepté) pour lequel aucune adhésion à l’UE n’est encore envisagée. Les blocages institutionnels récurrents dans cette sorte de fédération hybride (deux entités, trois peuples constitutifs) retardent considérablement les sacro-saintes « réformes » exigées par Bruxelles et sont entretenus par un statut de protectorat qui n’ose dire son nom, mais qui favorise corruption, irresponsabilité et opportunisme politique. Comme en Belgique, aucun gouvernement central n’a pu être constitué après les dernières élections législatives, tenues là-bas le 3 octobre 2010.

Si l’UE justifie le maintien du poste de « Haut représentant » par les tensions entre communautés bosniaques, un protectorat n’est cependant pas synonyme de paix et stabilité. Le « Haut représentant », actuellement un citoyen autrichien, Valentin Inzko, devrait se rappeler que le précédent protectorat imposé à la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche-Hongrie s’est achevé par la Première Guerre mondiale et le démantèlement de l’empire de Vienne…

1. Ainsi se désignaient les Slaves de rite musulman et d'expression serbo-croate de Yougoslavie. Durant la guerre, le parti majoritaire (SDA) décida de rebaptiser sa communauté du nom de « Bosnjaci », traduit en français par « Bosniaques ». En français, cependant, ce terme désigne également les habitants de toute la Bosnie-Herzégovine, indépendamment de leur origine ethnique ou religieuse. Le double sens de ce mot fut à la base de nombreuses confusions et entretint une vision biaisée du conflit.

Par manque de place, nous publierons dans la prochaine édition d’AO la suite de cet article, qui sera consacrée au sud de l’ex-Yougoslavie : Macédoine, Monténégro et Serbie (y compris Kosovo).

Georges Berghezan

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Salut aux manifestations anti-Otan en Serbie

Le CSO se réjouit des manifestations contre l’OTAN qui se déroulent actuellement à Belgrade et salue chaleureusement chacun de leurs participants.

Le CSO soutient la volonté de la population serbe, massivement opposée à une adhésion à une organisation qui l’a bombardée, tuant plus de 2.000 civils. Contrairement à la plupart des crimes de guerre commis en ex-Yougoslavie, les crimes de l’OTAN demeurent totalement impunis. Pourtant, plus personne ne nie maintenant que le but de cette opération était, non d’empêcher une « catastrophe humanitaire », mais, notamment, d’arracher par la force à la Serbie sa province du Kosovo.

Il est clair que l’objectif de la conférence organisée par l’OTAN à Belgrade les 13 et 14 juin est d’insidieusement favoriser un rapprochement entre la Serbie et l’organisation atlantique. Il est regrettable que le gouvernement serbe participe à un tel effort, en violation de la politique de neutralité militaire officiellement en vigueur.


Banderolle sur le pont sur la Save à Belgrade : « JAMAIS DANS L'OTAN »

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Ben Laden est mort, vive la paix !

« L'annonce de la mort, ce 2 mai 2011, de l'homme le plus recherché au monde a aussitôt provoqué une vague de joie aux États-Unis ».

C'est le président Barack Obama qui a solennellement annoncé la mort « d'un terroriste responsable du meurtre de milliers d'innocents ». « Justice est faite », a-t-il lancé, à quelques mois du 10e anniversaire des pires attentats de l'histoire américaine. Le 2 mai 2011 ... 17h41.

La mort d'Oussama Ben Laden est "un tournant" dans la lutte mondiale contre le terrorisme, selon le secrétaire général des Nations Unies, etc., etc.

« Historique » d’ Oussama Ben Laden

Il serait né en 1957, au Yémen, dans une riche famille saoudienne détenant une fortune importante estimée à +/- 5 milliards $. Après avoir fait des études commerciales et techniques à l’Université du Roi Abdulazis de Djeddah, Oussama Ben Laden aurait suivi l’école de Droit musulman (salafisme) comme la majorité des étudiants Saoudiens.

De 1979 à 1989, alors que le Shah d’Iran est renversé par une révolution qui place l’Ayatollah Khomeiny à la tête du pays, l’URSS envahit l’Afghanistan et parallèlement, l’islamisme commence à jouer un rôle politique et idéologique populaire au Moyen-Orient.

Des moudjahids, soutenus par l’Arabie Saoudite, s’engagent dans la guerre en Afghanistan avec officiellement l’aide de la CIA. Ben Laden, chargé par le prince saoudien Turki Al-Fayçal, organiserait une armée de combattants volontaires pour se battre en Afghanistan, le siège étant installé à la frontière pakistanaise, le prince cherchant parait-il à créer une « internationale islamiste » au départ des Soviétiques. Ben Laden s’installerait donc à Peshawar d’où il coordonnerait les militants volontaires, assurerait leur formation militaire et idéologique. En 1989, son mentor et ami, le Palestinien Abdallah Youcef Azzam est assassiné. Ben Laden se retrouverait à la tête de l’organisation qui est à l’origine d’Al-Qaida, Le djihadisme se développe mais Ben Laden serait associé au salafisme (Arabie Saoudite) alors que la majorité des moudjahids obéiraient à une idéologie tribale islamiste modérée. Le commandant Massoud, fondamentaliste pas du tout modéré, aurait refusé toute alliance avec Ben Laden qui se serait’ allié avec Gulbuddin Hekmatyar, chef fondamentaliste des rebelles afghans, soutenu par le Pakistan, et qui était le principal bénéficiaire des 3,3 milliards de dollars d’aide des USA (cf Chomsky), une somme soi-disant équivalente provenant de l’Arabie Saoudite. En février 1989, les Soviétiques annoncent leur retrait d’Afghanistan, l’Arabie Saoudite et les USA mettraient fin à leur aide financière et logistique, le but étant atteint : le départ des Soviétiques ! Mais c’est sans compter sur Ben Laden qui, après son retour triomphal en Arabie Saoudite, aurait proposé sa « milice » au roi Fadh. En effet, il aurait redouté une invasion irakienne. Ce dernier ouvre son territoire à l’armée américaine. Ben Laden lui en aurait voulu et se serait finalement allié avec des opposants wahhabites (Iran et Syrie). Ryad lui attribue un attentat au Pakistan et une tentative de détournement d’avion entre Karachi et Djeddah. En avril 1994, l’Arabie Saoudite décide de le priver de sa nationalité. Ben Laden s’installe au Soudan, à Khartoum de 1992 à 1996. Il y fait quelques affaires (construction de routes). De 1993 à 1996, Ben Laden aurait aidé des Bosniaques. Egalement il aurait perpétré une série d’attentats, au Yémen (contre des GI’s), en France (GIA), une tentative d’assassinat contre H. Moubarak en Egypte. En 1996, Ben Laden aurait lancé un appel (djihad) à attaquer les intérêts américains partout dans le monde, devenant un ennemi recherché par les USA….. Il se réfugierait en Afghanistan, passé entre temps sous contrôle des Talibans..

Ensuite, la « communauté internationale » le recherche et les attentats du 11 septembre déclenchent sa mise à mort ! Tout attentat dans le monde l’impliquerait….. et les recherches de la CIA auraient échoué jusqu’ à ce 2 mai 2011, où il se fait abattre par un bataillon américain, dans son repère transformé en « bunker » jamais repéré au Pakistan, à Peshawar !1

Une autre version de sa vie décrit qu’Oussama Ben Laden, dès 1973, aurait était agent de la CIA, par l’intermédiaire du prince Turki Al-Fayçal d’Arabie Saoudite, ancien responsable des services de renseignement saoudien et ancien ambassadeur aux Etats-Unis et qui était son protecteur. Mais déchu par l’état saoudien, quelques jours avant les attentats des tours jumelles de New York, le 11 septembre 20012.

Notons enfin que la mort de l’Ennemi n°1 Ben Laden avait déjà été annoncée en 2001, suite à un grave problème rénal. Il n’y a jamais eu de photos de sa mort, ni en 2001, ni en 2011. A-t-il vraiment existé ? N’est-ce pas un « leurre » tellement utile pour justifier des interventions armées de la « communauté internationale », des lois d’exception, etc…. ?

Sa succession est précisée depuis le 18.6: Ayman Al Zawahiri, le numéro 2 d’Al Qaida s’est engagé à poursuivre, comme Oussama Ben Laden, la voie du djihad contre l’Occident, (déclaration de ce 9.6.2011). Mais, Al-Qaida ….existe vraiment ? La BBC l’a remise en doute3….

Justice est faite ?

Si il y avait eu arrestation et jugement, « on » aurait pu parler de justice mais ….la réalité est différente : en fait, comme l’ont dit les Israéliens, habitués à ce genre d’opération, les Etats-Unis ont réussi « une opération de liquidation ciblée par excellence ». Celle-ci pouvait éventuellement se justifier au nom de la lutte contre le n°1 du terrorisme mais faut-il encore être certain que tout cela ait existé ! Juger une invention et la filmer, c’est difficile  !

L’après Ben Laden qui n’a peut-être jamais existé

Puisque le très méchant dangereux et cruel terroriste invisible est mort dans son repère au Pakistan, Al Qaida aurait aussi perdu son chef. Je m’abstiendrai de répéter les commentaires qui s’en sont suivis MAIS :

- Les armées secrètes de l’OTAN, partout dans le monde, elles, sont publiées4

- Le Pakistan continue, de fait, à ravitailler les forces armées de l’OTAN, forces impliquées dans la guerre d’Afghanistan. Les soviétiques partis en 1989, les forces de l’OTAN, à la demande du conseil de sécurité, s’ y sont installées en 2002 pour lutter contre… les Talibans, alliés des USA (pendant la construction du gazoduc) et devenus ensuite des ennemis, d’autant plus qu’ils étaient alliés à Ben Laden (quelle belle opportunité), ennemi des USA à la tête de son hypothétique mouvement Al Qaida vous suivez toujours ?

- Puisque l’invisible Oussama Ben Laden est mort, pourquoi les forces de l’OTAN restent-elles en Afghanistan ? Pour les Talibans (eux existent !), pour… la richesse du sous-sol  ?

- Pendant ce temps : la souveraineté du Pakistan continue à être bafouée en permanence, les civils paient au prix plein les erreurs des drones, de l’aviation etc….. C’en est au point que ce 30.5.2011, Hamid Karzai a lancé un dernier avertissement à Washington, après l’assassinat de 14 civils dont 10 enfants dans une frappe aérienne américaine.

Quelques chiffres : coût total de la guerre en Afghanistan à ce jour : 1700 milliards de dollars. (cf. bureau du Budget du Congrès américain).

OTAN hors de l’Afghanistan !!!!!

Francine Verstraeten

1. tiré de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Oussama_ben_Laden
2. membres.multimania.fr/wotraceafg/ben_laden_cia.htm
3. www.voltairenet.org
4. www.french.moqawama.org

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Nucléaire civil et militaire : Le cas de la Sardaigne
Le polygone de la mort

Compte-rendu d’une rencontre-débat à Bruxelles, organisée par plusieurs associations italiennes et le MCP, et l’ICBUW (association internationale pour l’interdiction des armes à uranium appauvri)

Après une introduction et présentation générale de cette initiative par les organisateurs, Mariella Cao a parlé de la situation en Sardaigne, précisément à Salto di Quirra, baptisé LE POLYGONE DE LA MORT : on y relève depuis des années, les contaminations dues à l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri et d’autres éléments radioactifs. Celles-ci ont de graves conséquences sur le territoire et l’environnement, sur les animaux et les personnes. Ce "polygone" est en fait un terrain de tests de bombardements où sont essayées des armes les plus sophistiquées et meurtrières. Ces tests provoquent une véritable hécatombe. On parle même du « syndrome de Quirra », que l’on peut comparer au « syndrome du Golfe », et au « syndrome des Balkans » qui ont suivi les interventions militaires des États-unis et de leurs alliés en Irak et en Yougoslavie.

En Sardaigne, il y a eu de nombreuses dénonciations, des rapports de médecins vétérinaires, des mouvements des populations, la mobilisation de plusieurs journaux et instances politiques et sociales. Celles-ci ont abouti à une intervention de la magistrature, qui a ouvert une enquête et décidé la mise sous séquestre de certains systèmes d’armement et de zones d’opérations sur terre et en mer. Des enquêtes épidémiologiques ont également eu lieu, des commissions d’enquête parlementaire ont obtenu des résultats importants, tels que le renversement de la preuve sur le Ministère de la Défense : c’est à lui à démontrer que l’utilisation de l’uranium appauvri ne serait pas dangereux, et pas l’inverse. Mais le point essentiel pour lequel la lutte se poursuit, est la reconnaissance totale des faits objectifs, tels que les morts, les maladies, les malformations, ainsi que l’affirmation du principe de prudence. La seule chose concrète et sérieuse à faire c’est un moratoire sur les activités du Polygone, une étude sur les effets de tous ces tests, l’assainissement de toute la zone et le dédommagement des victimes.

Ria Verjauw (ICBUW) a expliqué comment et où sont utilisées les armes à uranium appauvri et quels en sont les effets. Une campagne internationale est en cours pour interdire de telles armes. Un projet de résolution de l’ONU a été rejeté en 2010 par les États les plus actifs dans cette production et utilisation, les États-unis, la France, la Grande Bretagne, Israël. Il faut rappeler que la Belgique est le premier pays qui a expressément interdit , par une loi, toute activité liée aux armes à uranium appauvri. Il faut que cette campagne se poursuive et s’intensifie, avec la participation de toutes les instances politiques et sociales possibles pour faire pression sur les autorités compétentes, tant civiles que militaires.

Entre autres initiatives, il y aura en octobre prochain, une audition publique au Parlement Européen, du Comité Sécurité et Défense sur le rapport de la Commission Européenne à propos des armes à uranium appauvri. Il est possible d’obtenir une nouvelle résolution qui considère le cas de QUIRRA en Sardaigne comme emblématique des effets nocifs de ces armes.

« Le syndrome de Quirra ».

Au cours de la moitié des années 50, l’Italie, pour se refaire une virginité après les années mussoliniennes, à accepté l’installation sur son sol, de plusieurs bases militaires Usa. Il s’agissait, pour une grande part, de polygones servant à expérimenter de nouveaux armements, entreposer munitions et carburants, et aussi à mettre en place et utiliser des systèmes radar à usage d’espionnage.

Aujourd’hui 60% de ces infrastructures se trouvent en Sardaigne. Compte tenu du faible taux de population de l’île (69 personnes par km), on peut comprendre que ces insulaires se sentent véritablement ‘colonisés’ par les armées, et victimes de toutes les nuisances qui s’en suivent. Trois grandes bases existent : Capofresco, Capoteulada et Salto di Quirra. Cette dernière est considérée comme le polygone de tir le plus important d’Europe.

A partir des années 90, l’Otan, ainsi que de nombreuses firmes d’armement, commencèrent à faire de la Sardaigne leur ‘champ d’expérimentation de bataille ‘ privilégié. Armes de tout genre, mais aussi de missiles y ont été expérimentés, dans de vastes étendues de terres entre la montagne et la mer… Plusieurs missiles, au dire de certains témoins, tombaient dans la mer sans faire l’objet d’aucune récupération de la part des ‘pollueurs’. Seuls les pêcheurs en trouvaient de temps à autre dans leurs filets.

Au début des années 2000, la leucémie tue, d’une façon foudroyante, deux militaires italiens : l’un, vétéran de la guerre en Bosnie, l’autre, employé au polygone de Capo Teulada. Les Sardes commencent à entendre parler de l’uranium appauvri et faire le lien avec ce qui se passe chez eux. Une presse attentive, des parlementaires au service de leur population et le comité ‘Gettiamo le Basi’ (contre la présence des bases militaires) se lancent dans des recherches et campagnes tous azimuts, créant des alliances avec les familles de victimes militaires et les syndicats de l’armée, qui demandent que toute la vérité se fasse sur la dangerosité de telles armes.

On commence à parler de « Syndrome de Quirra », grâce aussi à un courageux médecin qui, brisant la loi du silence des personnes travaillant dans la base et de certaines autorités locales, dénonce une inquiétante montée des cancers (Hodgkin, myélomes, leucémies) et met en garde la population contre le danger qui provient de la base de Quirra. Petit à petit, les langues se délient. Les vétérinaires ont dénoncé la naissance d’agneaux malformés, les familles des malades et décédés s’expriment publiquement, et des scientifiques effectuent des analyses pour leur compte…Enfin, une commission parlementaire à réussi à porter le débat au parlement italien sur le cas spécifique de Quirra, s’appuyant sur le fait que l’état Italien avait déjà été condamné à payer environ un million d’euros aux familles de soldats morts de cancer après leur retour de Bosnie.

En février 2011, un nouveau décès à Quirra (60 décès de cancer sur 150 habitants) à attiré l’attention du magistrat Monsieur Fiordalisi, procureur de la République. Il a ordonné une enquête approfondie. Trois mois plus tard, le procureur a déjà délivré des inculpations pour homicide intentionnel, faux de documents officiels, détention et usage d’armes de guerre, violation de l’environnement, faux en écriture… etc.

Et dire que, dans la Méditerranée, la Sardaigne était la région où les personnes âgées vivaient le plus longtemps !

Quelques références pour de plus amples informations :
gramscibxl.tripod.com
www.megachip.info
www.bandepleteduranium.org

Carla Goffi

Sommaire


Samedi 6 août 2010

Commémoration du 66e anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

Le monde sans armes nucléaires... Ce n’est pas pour demain !

Journée de commémoration, informations, réflexions, débats et propositions d’action

A l’Université de Mons-Hainaut

Parc Hibakusha - Plaine de Nimy - Chaussée de Bruxelles - Mons

11 h 00 : Accueil des participants au mémorial Hibakusha

11 h 15 : Allocation des différentes associations

11 h 45 : Dépôt de fleurs

Une minute de silence à la mémoire des victimes du nucléaire

12h 00 : Collation sur place

14 h 00 : Conférence-débat sur différents aspects du nucléaire

avec la participation de :

  • Philippe de Salle, Président de l’AMPGN
    « Aspects médicaux observés lors du dysfonctionnement nucléaire (civil et militaire) »
  • Henry Firket, Président d’honneur de l’AMPGN
    « La crise économique et le coût des armes nucléaires »
  • Georges Spriet, membre de VREDE
    « La stratégie nucléaire de l’OTAN »
  • Michel Wautelet, Professeur de l’Université de Mons
    « Cours de terrorisme nucléaire »

Modérateur : Claudine Pôlet (CSO)

Avec la collaboration de : AMPGN, CEAH, CNAPD, COLUPA, CSO, EUROPEFORPEACE, INTAL, MCP, MIR-IRG, UMONS, VREDE, VREDESACTIE

Renseignements : 02 / 376 10 93

 

Sommaire


 

Alerte Otan ne vit que par la volonté de ses sympathisants.
Nous comptons toujours sur votre soutien financier, aussi minime soit-il.
CCP du CSO : 068-2447491-14
Merci de votre sympathie !

 



Bulletin N°42.pdf

19:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/06/2011

GRECE: Bradage,pillage

 
 
 
From: melusine
Sent: Thursday, June 23, 2011 10:31 AM
 
Subject: Bradage,pillage
 
OUI, c'est ça l'Union européenne contre laquelle les français ont voté le 29 mai 2005
 
Ils l'ont déjà fait dans maints pays dont l'Argentine
 
voir le film: Mémoire d'un saccage(en DVD)
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Jacques Maillard
Sent: Thursday, June 23, 2011 1:49 AM
Subject: Un débat intéressant à l'Assemblée aujourd'hui
 
Bonsoir

Je suis a Athenes, tout le monde est tres inquiet, et il y a de quoi.
J'ai assiste, a la Tele, au debat et au vote: 155 "oui" ca me rappellait le vote des
pleins pouvoirs a Petain, vote effectue par la chambre elue en 1936...

Juste apres, sur CNN qui rapportait le debat, j'ai entendu
(mais je mettrai encore un vague espoir d'avoir mal entendu)
"now they can sale beaches and islands"
"maintenant ils peuvent vendre les plages et les iles"

En effet les privatisations annoncees ne suffiront pas: les 50 milliards ne sont qu'une tres faible partie de la "dette",
et les services publics, les entreprises publiques seront bradees (come en France autoroutes, banques, industries...)
Mais il reste l'immense littoral grec, parseme d'iles, ilots, criques, plages, etc, ou d'innombrables familles
ont leur taverne et leur "domatio'  On les expulsera, par expropriation ou divers motifs (archeologiques, ecologiques,
concurrence, tsunami ou autres), on fermera ces etablissements, fermera les plages, etc.
Un rapide calcul montre q'il y a un potentiel interessant.

Donc, on force un pays a s'endetter en detruisant ses productions (chantiers navals, textiles, chimie, agriculture) et en
maintenant une monnaie surevaluee (excitant importation et deficit exterieur), ceci grace a une oligarchie et une classe
politique totalement corrompue aux interets etrangers et financiers.
Puis on force un remboursement ultra rapide en exigeant le bradage de ses terres.

La violence est enclenchee: cette action de "main basse" sur un pays, soit reduit a l'esclavage ou l'exil la population, soit
declenchera un conflit. Pour finir, les USA et l'Allemagne instrumentalisent la menace turque pour les forcer a accepter le diktat.

L'Europe, c'est la guerre et la misere.

Malgre tout, bonne nuit

Amicalement

Jacques


21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/06/2011

LIBYE: LA BELGIQUE otanienne en guerre non-déclarée à des millie rs de kms de ses frontières: Libye : réduite à compter les coups

 
LIBYE: la BELGIQUE otanienne et ricanisée en guerre non-déclarée à des milliers de kms de ses frontières: réduite à compter les coups...
C’est ce qui arrive lorsque l’on veut intervenir dans les affaires intérieures des autres États, bafouant leur indépendance et leur souveraineté, pour leur imposer un système politique et extérieur, censé être la panacée universelle et une (contre) révolution exportée...
Remarque, pour cela, il y a toujours du fric et des caisses pour arroser...
RoRo
 
From: Le Brasier
Sent: Wednesday, June 22, 2011 12:15 PM
To: Djamal Benmerad
Subject: Libye : la Belgique réduite à compter les coups
 

Libye : la Belgique réduite à compter les coups


La Belgique prolonge son intervention en Libye alors que la guerre change de nature. Les députés sont mis devant le fait accompli.

En guerre jusqu’en septembre au moins : l'intervention militaire belge en Libye se poursuivra tant que les objectifs de la résolution 1973 de l’ONU (qui instaurait notamment une « no-fly zone ») ne seront pas « complètement atteints », a décidé le « kern » malgré les affaires courantes.

Mais son interprétation très large commence à susciter la controverse : ouvre-t-elle implicitement la voie à l’assassinat de Kadhafi ? Pour l’expert militaire Joseph Henrotin, l’objectif de la résolution a déjà été atteint puisque « la population civile est protégée, à l’exception de quelques zones ».

Les députés belges se retrouvent donc en position délicate. En appuyant unanimement cette intervention, le 21 mars dernier, ils visaient, disaient-ils, un seul objectif : éviter le bain de sang que Kadhafi s’apprêtait, selon eux, à perpétrer contre des civils désarmés. Et non à soutenir une rébellion armée, ni à chasser le colonel du pouvoir. D’autre part, si des civils ont été protégés, combien d‘autres ont péri entre-temps ? Or il ne s’agit pas seulement des victimes collatérales des frappes aériennes.


Parmi les premiers à réagir, Patrick Moriau (PS) estime qu’« il y a un clair basculement dans l’intervention en Libye. Nous avons donné notre accord sur base de la résolution 1973, mais on est dans une autre guerre. Dans une impasse, aussi. Alors, de deux choses l’une : soit on propose une nouvelle résolution, soit on négocie avec le régime ». Très critique à l’égard du CNT (insurgés), « qui refuse tout dialogue », Moriau ne regrette toutefois pas d‘avoir voté en faveur de l’intervention : « Il fallait faire quelque chose, sinon Benghazi aurait été rayé de la carte », pense-t-il. Par contre, Ecolo, qui a été en pointe dans la campagne en faveur des frappes, n’a plus réagi depuis le vote. Or son souhait d’une action « ciblée, balisée, efficace et limitée dans le temps » n’a, d’évidence, pas été réalisé.

Pour aiguillonner les parlementaires des commissions Affaires étrangères et Défense, la CNAPD (Coordination nationale d’action pour la paix et la démocratie, qui regroupe 40 associations), vient de leur écrire afin qu’ils reprennent la main dans le débat, tout en appelant à la fin des bombardements. Après avoir défendu l’idée d’une intervention, la Coordination opère une courbe rentrante : « Dans le feu de l'actualité, se défend-elle, le débat a malheureusement gravité autour d'une seule question apparemment simple: soit on soutient l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne, soit on ne fait rien ». Elle regrette surtout que les méthodes non violentes (cessez-le-feu, médiation, négociation) aient été rejetées par la coalition. Face à cette guerre qui change de visage, la CNAPD conclut : « Les députés doivent prendre acte de leurs erreurs et exiger un retrait des troupes et appareillages belges ».



 
Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Bruxelles
Portable: 00 32 (0) 471 30 11 01
http://barricades.over-blog.com
/

13:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/06/2011

Complot contre la Syrie , navires de guerres américain en mer Noire

 
 
 
Les Ricains en Mer Noire: à combien de milliers de kms des côtes Us ? Une fois de plus ... !
RoRo
 
 
From: melusine
Sent: Monday, June 20, 2011 8:37 AM
To:
Subject: Fw: http://zebrastationpolaire.over-blog.com/
 
 
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Sent: Monday, June 20, 2011 8:32 AM
 
Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 14:49

Il est rare que le ministre russe des affaires étrangères choisisse un dimanche pour faire une déclaration officielle. A l’évidence, quelque chose d’extrêmement grave pousse Moscou avec urgence. Ce qui en est à l’origine est l’apparition d’un croiseur lance-missiles américain dans la mer Noire pour des exercices navals avec l’Ukraine. Le croiseur USS Monterrey équipé du système de défense anti-aérien AEGIS prend part à des exercices conjoint Ukraine-USA : Sea Breeze 2011 (Brise de mer 2011). Il n’y a rien d’extraordinaire à un exercice naval américano-ukrainien.

L’année dernière, également, un exercice avait eu lieu. Mais comme le déclare Moscou : «Alors qu’est laissée de côté la question non réglée de l’éventuelle architecture du bouclier anti-missiles européen, la Russie voudrait savoir, conformément aux décisions Russie-OTAN du sommet de Lisbonne, quelle « aggravation » le commandement américain veut signifier en déplaçant l’appareil de frappes de base du groupement régional de défense anti-missiles, formé par l’OTAN dans la région, de la Méditerranée vers l’Est ? ».

La déclaration du ministre des affaires étrangères se poursuit en donnant sa propre explication, selon laquelle le Monterrey a été envoyé dans les eaux européennes comme un élément de l’approche adaptative progressive de l’administration américaine dans la construction du segment européen d’un bouclier anti-missiles global. La première étape du programme prévoit le déploiement d’un groupe de navires de guerre américains dans l’Adriatique, la mer Egée et la Méditerranée pour protéger le sud de l’Europe d’une éventuelle frappe de missiles.

Selon cette déclaration, le rôle des missiles des navires de guerre américains dans le cadre des exercices anti-piraterie « Sea Breeze 2011 » reste trouble. « Nous devons dire que nos préoccupations continuent d’être ignorées et que, sous le couvert de négociations, des tentatives sont en cours pour établir la configuration du bouclier anti-missiles, dont les conséquences sont dangereuses, ce dont nous avons avisé de nombreuses fois nos partenaires américain et de l’OTAN», ajoute la déclaration russe.

Les Etats-Unis déclarent qu’il s’agit d’exercices navals de routine. De son côté, Moscou demande : « S’il s’agit d’un déplacement ordinaire, alors pourquoi un navire de guerre avec ce type d’armement a été choisi pour un mouvement vers cette région si sensible ? » Sans aucun doute, les Etats-Unis intensifient la pression sur la flotte russe de la mer Noire. La provocation américaine se déroule dans le contexte des troubles en Syrie. La Russie bloque opiniâtrement les tentatives américaines de susciter l’occasion d’une intervention en Syrie, du type de celle en Libye. Moscou a compris qu’une des raisons majeures des Etats-Unis de pousser à un changement de régime en Syrie est d’obtenir la liquidation de la base navale russe dans ce pays [NdT : base navale de Tartous]. La base syrienne est la seule implantation que possède la Russie en Méditerranée.

La flotte de la mer noire repose sur la base syrienne pour assurer une présence effective de la marine russe en Méditerranée. Avec l’établissement de bases navales en Roumanie et l’apparition de navires de guerre américains en mer Noire, l’arc de l’encerclement se resserre. C’est un jeu du chat et de la souris, où les Etats-Unis ont le dessus. Officiellement, le régime dirigé par Bachar al-Assad est répressif, puisque presque chaque jour nous parviennent des informations selon lesquelles toujours plus de massacres ont lieu. Mais les informations occidentales restent complètement silencieuses sur l’aide obtenue de l’extérieur par l’opposition syrienne.

Personne n’est intéressé à envisager ou à questionner, par exemple, sur les circonstances de « l’incident » dans lequel 120 membres des forces de sécurité syrienne ont été tués par balles. L’implication occidentale, saoudienne, israélienne et turque dans les troubles en Syrie est presque claire comme du cristal, mais ceci est au-delà de la zone de discussion quand on parle des « troubles » en Syrie. En bref, la Russie a perdu la guerre de l’information sur la Syrie. Désormais, son dilemme consistera à être perçue comme illogique et faisant obstacle au louable processus de démocratisation en cours en Syrie et à l’éclosion du « Printemps arabe ».

Moscou a été claire sur le fait qu’elle ne tolèrera pas une résolution sur la Syrie au Conseil de sécurité des Nations Unies, peu importe sa formulation ou son contenu. Elle a aussi voté contre la tentative à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (A.I.E.A.), la semaine dernière, d’ouvrir un dossier nucléaire sur la Syrie - semblable au dossier iranien – au Conseil de sécurité de l’ONU. Le dilemme de Moscou est qu’elle ne peut pas expliquer ouvertement son point de vue sur l’agenda géopolitique américain à l’égard de la Syrie. Une telle explication révèlerait le vide du renouvellement des relations américano-russes, pour laquelle le Kremlin, sous le président Dimitri Medvedev, a pourtant assidument travaillé. Mais Washington ne va pas laisser filer non plus la Russie.

Washington est persuadé qu’elle va resserrer le nœud autour du cou d’Assad. Pour le dire simplement, les USA veulent que la Russie lâche la Syrie pour que l’Ouest puisse l’attaquer. Mais la Russie sait que la suite sera la fermeture de sa base navale par un régime pro-occidental qui aura succédé à Assad. Les enjeux sont très importants. L’année dernière, le second du renseignement militaire russe a été tué dans des circonstances mystérieuses alors qu’il inspectait la base navale de Syrie. Son corps a été retrouvé en train de flotter dans la Méditerranée, au large des côtes turques. Cela pour dire que de nombreuses agences de renseignement sont impliquées dans la tourmente syrienne. D’abord et avant tout, un changement de régime en Syrie est devenu absolument crucial pour rompre l’isolement régional d’Israël.

L’espoir américano-israélien est de casser le soutien au Hezbollah, ce qui ne se fera qu’à la condition de renverser le régime d’Assad à Damas et de mettre fin à l’alliance syro-iranienne. De plus, un changement de régime à Damas forcerait le leadership du Hamas à évacuer Damas. Le chef du Hamas [NdT : de la branche militaire], Khaled Mechaal, vit à Damas sous la protection de Assad depuis plusieurs années. L’un dans l’autre, par conséquent, n’importe quel mouvement sur le processus de paix israélo-palestinien en faveur des positions israéliennes ne sera possible que si les USA et Israël cassent le noyau dur syrien.

Washington et Tel Aviv ont essayé de persuader la Russie de s’aligner et d’accepter la défaite sur la Syrie. Mais Moscou est resté collée à ses revolvers. Et maintenant en envoyant un navire de guerre dans la mer Noire, les USA ont signalé qu’il ferait payer à la Russie le prix de son obstination et de ses prétentions comme puissance méditerranéenne et moyen-orientale. Le résultat des élections législatives en Turquie, qui assure un nouveau mandat au parti « islamiste » dirigeant AKP (Parti de la Justice et du Développement) a renforcé significativement les positions américaines sur la Syrie. Ankara a durci le ton sur Assad et a commencé à le critiquer ouvertement.

On peut s’attendre dans les semaines qui viennent à un jeu turc plus intrusif dans la déstabilisation d’Assad et le changement de régime à Damas. Ironiquement, la Turquie est aussi le pays qui contrôle le détroit du Bosphore. En intensifiant ses relations avec la Turquie dans la décennie passée, Moscou a espéré qu’Ankara irait progressivement vers une politique étrangère indépendante. Les attentes du Kremlin étaient que les deux pays s’entendraient pour régenter ensemble la mer Noire. Mais avec le déroulement des évènements, il est devenu clair qu’Ankara revient à ses anciennes priorités comme pays de l’OTAN et comme partenaire prééminent des USA dans la région. Ankara ne peut-être blâmée, elle a fait une évaluation fine et en a tiré la conclusion que ses intérêts seraient mieux servis en s’identifiant au jeu occidental de réaliser un changement de régime en Syrie. De plus, Ankara trouve rentable de rejoindre l’approche des Saoudiens quant au bouleversement du Moyen-Orient.

Les riches arabes des pays pétroliers du golfe persique sont prêts à envoyer leur « argent vert » vers la Turquie. Ankara partage également les craintes saoudiennes à propos de l’émergence de l’Iran comme puissance régionale. En somme, les USA obtiennent doucement mais régulièrement le dessus concernant leur projet d’un renversement de régime à Damas. Est-ce que Moscou s’inclinera sous l’immense pression et acceptera un refoulement de son influence en Syrie, est la grande question. Moscou a menacé de s’associer avec Pékin et d’adopter une position commune sur la Syrie. Mais la capacité de Moscou à contrer le bulldozer américain sur la Syrie s’affaiblit de jour en jour. La trajectoire des évènements en Syrie aura certainement un impact profondément négatif sur le renouvellement des relations amérciano-russes.

L’administration Obama semble avoir fait ses calculs et a conclu que le prix valait d’être payé dans le souci d’assurer la sécurité d’Israël. Le navire de guerre qui naviguait dans la mer Noire apportait un message clair à la Russie : elle doit accepter de n’être plus que l’ombre pâle de l’ancienne Union soviétique.

   L’ambassadeur M. K. Bhadrakumar a été un diplomate de carrière aux services dilomatiques indiens. Parmi ses affectations : l’Union Soviétique, la Corée du sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

Par M. K. Bhadrakumar Source Asia times

traduit par Kinan Alkurdi pour Algerie Network

13:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/06/2011

pré-publication Les dossiers du BIP 143

 
 
From: Democrite
Sent: Monday, June 20, 2011 6:13 PM
To:
Subject: pré-publication Les dossiers du BIP 143
 

Carnet de voyage en Libye – du 10 au 15 juin 2011

 

Je suis parti précipitamment pour Tripoli le vendredi 10 juin, ayant reçu la veille l’invitation de l’Association des avocats et juristes de la méditerranée à participer à la conférence organisée en Libye les 12 et le 13 juin 2011. Il s’agissait de la célébration du 41ème anniversaire de la Grande Chartre verte des droits de l’homme de l’ère jamahiriyenne, organisée par le Secrétariat des Affaires légales et des droits de l’homme du Congrès général du peuple [libyen]. Notre groupe comprenait des amis français proches ou engagés dans la Commission d’enquête non gouvernementale pour la vérité en Libye, des camarades du Parti communiste de Grande Bretagne marxiste-léniniste, des camarades belges d’Investig’Action, d’Intal, membres ou proches du Parti du travail de Belgique…. nous allions rejoindre à Tunis la délégation de juristes des pays arabes.

Mon arrivé à Tunis – c’était ma première visite - me rappela la Grèce, l’odeur des pins, les dattiers et la brillance de la lumière. La chaleur contrastait avec la fraicheur normande, alors que les terrasses des cafés archibondés sur l’avenue Habib Bourguiba rappelaient un peu la place de la Constitution à Athènes et le tram, la place de Ramleh à Alexandrie. Au bout de l’avenue trois véhicules antiémeute de l’armée entourés de barbelés semblaient de protéger un ministère, mais leur présence sonnait également comme un avertissement – un juste au cas où. Les gains de la «révolution» avaient, semble-t-il, leurs limites. À Tripoli, par contre il y avait bien des soldats et des forces de sécurité armés, mais je n’ai pas vu de chars, ni de barbelés antiémeute, juste quelques canons antiaériens.

On m’a suggéré un petit restaurant populaire. J’ai commandé du couscous - ça allait de soi -, une salade en entrée et une bouteille d’eau. La note s’élevait à 78.000. On a un choc lorsqu’on passe d’un pays de centimes à un pays de millièmes. Cette énormité s’est finalement trouvée réduite à 78 dinars, l’équivalent de 4€. Ne pas payer cher, ça fait du bien, mais ne payer presque rien, vous met mal à l’aise.

Le lendemain, samedi 11 juin, levé à l’aube, je m’attendais à partir dès la première heure. Mais nous avons fini par partir vers une heure de l’après-midi. Cela nous a permis de nous connaître un peu, papoter sur de cyniques scandales étouffés.

Sur le chemin nous nous sommes arrêtés à El Djem, lieu où se trouve le troisième plus grand amphithéâtre romain - capacité 45.000 places. Nous avons déjeuné en face, puis avons repris la route. Le voyage allait durer jusqu’à l’aube, interrompu par des pauses de quelques minutes, y compris une ou deux pour la prière.

Des oliviers et encore des oliviers, en rangs comme des soldats sur la plus grande partie du chemin, de temps en temps quelques tout petits troupeaux de moutons cherchaient à brouter sur une terre radine. C’eut été bien que cette terre puisse être cultivée autrement, mais je suspecte que les oliviers ne soient la seule culture à pouvoir prospérer.

La nuit tombait et les craintes d’être pris pour cibles par l’aviation «alliée» montaient. Finalement nous sommes arrivés à la frontière libyenne. Je commençais à croire qu’on n’arriverait jamais.

À ce poste frontière, au début de l’agression contre la Libye, 270.000 réfugiés pris de peur, avaient traversé, alors que normalement un millier de voyageurs y transitait. Dans les camps restaient quelques 60.000 réfugiés attendant l’arrêt des hostilités pour retourner travailler en Libye. Dans le Sud près de Tataouine existait un camp de 40.000 réfugiés pro-rebelles.

De l’autre côté de la frontière nous avons été accueillis dans le salon d’honneur. Nous nous sommes reposés, d’autres ont fait leurs prières. Un dignitaire libyen est venu nous saluer et nous souhaiter la bienvenue en Libye.

Puis, minuit passé, à une ou deux heures du matin – c’était maintenant dimanche 12 juin –, nous sommes repartis. C’était sur une autoroute – ressemblant plutôt à une nationale française – éclairée par intermittence. Les phares blancs de notre bus étaient allumés, ce qui m’a semblé curieux si des bombardements étaient à craindre. Un véhicule nous précédait tout le long du voyage. Les barrages étaient fréquents, efficaces, mais sans nervosité.

Il n’y a pas eu d’incident. J’ai dormi quelque peu et me suis réveillé vers 6 heures du matin, à Tripoli.

Installés à l’hôtel Bab el Bahr (la Porte de la mer), j’ai eu une chambre au 10ème étage avec une superbe vue sur Tripoli et sa plage où une vingtaine de baigneurs était visible de loin.

Diverses délégations, ministres, officiels, certains en tenues traditionnelles, d’autres vêtus à l’européenne s’affairaient aux salons du rez-de-chaussée. J’ai eu du mal à savoir qui était qui même parmi ceux qui étaient de notre groupe.

Pour la première séance nous avons été conduits dans la salle de conférences nous avons été placés au premier rang. Puis à un moment on m’a demandé de prendre place sur l’estrade, me présentant comme le délégué d’une organisation humanitaire australienne. Je n’ai rien pu dire sur le moment. Je n’étais même pas préparé pour une intervention surtout devant plus de 500 personnes, dont divers dignitaires gouvernementaux, religieux, chefs de tributs, universitaires, syndicalistes et une cinquantaine d’étudiants en droit avec leur robes noires …. Je n’arrivais même pas à atteindre mon block-note laissé là où j’étais assis. Je me suis rabattu sur une serviette en papier pour inscrire quelques notes en préparation du discours que j’allais faire.

Il y a eu d’abord l’hymne national joué par la fanfare de l’armée sur le parterre juste devant moi – quelques notes auraient pu être mieux traitées –, suivi par le chant d’un jeune muézine. Puis ont parlé: le Coordinateur général des affaires sociales (ministre de la Culture), des dignitaires et chefs tribus, les représentants des syndicats des professions juridiques et du Secrétariat du Congrès du peuple.

Le chef militaire des tribus nous a informés que parmi les jeunes rebelles faits prisonniers, quelques 600 d’entre eux avaient été libérés et que les autres le seraient rapidement aussi, à condition qu’ils n’aient pas commis de crimes.

Puis est venu mon tour. J’étais assisté par un excellent traducteur en français, en anglais et je n’en doute pas en arabe. J’avais décidé de faire mon intervention en français, seulement comme il parlait en anglais j’ai eu une ou deux fois tendance à reprendre aussi mon intervention en anglais mais on a fini par s’en sortir.

J’ai tout d’abord dit que j’étais bien de nationalité australienne, mais que j’étais basé en France et que c’était à partir de là que je militais. Je leur ai dit aussi que j’étais né en Égypte parmi le peuple arabe et que de ce fait j’étais particulièrement touché par la situation tragique qu’ils vivaient. Je leur ai exprimé mon hommage à leurs martyrs. Je leur ai dit que je représentais l’IAPSCC (International Anti-impérialist Peoples’ Solidarity Coordinating Committee - Comité international de coordination anti-impérialiste et de solidarité avec les peuples) dont j’étais membre du secrétariat, et que j’étais aussi le directeur de publication des Dossiers du BIP. Mon rôle consistait à informer le public français et œuvrer contre la guerre qui leur était faite. Je les ai encouragés dans leur résistance contre les agresseurs impérialistes, à tenir bon parce qu’ils défendaient non seulement leur souveraineté nationale mais aussi celle des autres peuples. Avant l’agression contre la Libye il y a eu celles d’Irak, d’Afghanistan, de Yougoslavie… et après eux viendrait le tour de l’Algérie, de la Tunisie…. leur détermination et leur courage à défendre leur patrie était essentiel pour nous tous. J’ai félicité le gouvernement libyen d’avoir armé la population pour défendre le pays. Je leur ai dit aussi que les institutions internationales (les Nations Unies…) avaient perdu toute leur crédibilité et qu’il ne fallait rien attendre d’eux. Je leur ai dit également qu’il n’y avait qu’une seule solution pour les traîtres à leur patrie, c’était de les mettre dehors (Barra, en arabe).

Voilà à peu près ce dont je me souviens. En descendant de l’estrade une charmante dame voilée m’a salué en souriant, ce qui me rassura, je n’avais pas été si mal-apprécié que cela. J’ai appris par la suite qu’elle était la chef du protocole.

Après moi a parlé le président du PC de GB (ml) Harpal Brar. À la reprise dans l’après-midi, ont parlé: Michel Collon, Mohamed Hassan d’Investig-Action de Belgique et Ginette Skandrani de la Commission d’enquête non gouvernementale pour la vérité en Libye de France.

Particulièrement éloquente a été l’intervention d’un juriste égyptien nassérien Abdel Azim Al Maghrabi, qui a énuméré tous les manquements au droit international et pour commencer les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui n’a pas vocation d’intervenir dans les affaires internes d’un état souverain … J’espère que nous obtiendrons les divers textes traduits pour que nous puissions les inclure dans un prochain numéro des dossiers du BIP.

Le lendemain nous avons été conduits sur les décombres de deux institutions, une pour la mère et l’enfant et l’autre pour les enfants handicapées. Une frise, romaine peut-être, se tenait sur un mur à moitié écroulé. Ces bâtiments étaient déclarés patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. J’ai retrouvé une veille casserole par terre et une paire de chaussures d’enfant accrochées à un arbuste. Pour ceux qui ont contribué à perpétrer cela et qui à l’origine croyaient s’engager pour défendre leur patrie, faire office de bourreau de femmes et d’enfants n’est guère glorifiant.

Le lendemain lundi 13 juin il y a eu une première session, puis nous avons été invités à un déjeuner en notre honneur. Le soir nous avons visité les ruines d’une maison relativement modeste où ont été tués, dans leur sommeil, le fils cadet de Mouammar Kadhafi et ses trois petits enfants. Cet acte ignoble marque l’admission des «alliés» dans le camp des criminels de guerre, qui malgré leur incomparable supériorité en armement, en sont réduits à commettre de minables assassinats.

Le lendemain était le jour du départ. J’ai fait quelques interviews avec le journal belge Intal, Canal + et une autre très courte, juste avant notre départ, avec la télévision libyenne. L’événement le plus marquant était d’apprendre que les «rebelles» avaient fui de Misrata et que la ville était totalement sous le contrôle de l’armée. Dans un cadre général l’ennemi était encerclé dans différentes poches.

Durant les trois nuits que nous avons passées à Tripoli, plus l’aller/retour de la frontière tunisienne, j’ai peut-être entendu une bombe, et je n’en suis même pas sûr. Vers 4 heures du matin j’ai entendu quelques tirs de kalachnikov isolés qui ont duré une ou deux secondes, c'est-à-dire sans réplique, et quelques tirs anti-aériens. Ce n’était rien. À aucun moment je n’ai senti quelque répression que ce soit contre la population. Le moral des Libyens est inaffecté et ils ne sont pas prêts de s’effondrer de si tôt devant l’offensive occidentale.

Les media occidentaux et surtout Al-Jazeera mentent. Le porte-parole et «ministre de l’Information» du CNT (Conseil national de transition) «rebelle», Mahmoud Shaman, ex-marxiste, est un des directeurs d’Al Jazeera et ancien éditeur de la version arabe de la revue étasunienne Newsweek.

En partant nous avons visité l’Université de Tripoli, c’est son nom je crois. Elle était très bien équipée, beaucoup d’étudiants africains y étudient gratuitement. Une bibliothèque bien remplie sur deux étages. Après deux gâteaux (très mauvais pour mon diabète) et un café nous sommes repartis en destination de Tunis.

Le chemin du retour, dans la partie libyenne, s’est fait à la lumière du jour. Les dégâts faits aux maisons sur toute la route étaient visibles. Il y avait comme à l’allée des postes de contrôle. Cela étant dit nous sommes partis sans escorte et nous n’avons rencontré aucun problème et aucune tension sur le parcours. Tout au long du chemin des centaines de voitures étaient immobilisées, en toute vraisemblance à cause du manque d’essence. Mais cela n’affecte pas celles qui roulent au diesel.

Depuis mon voyage j’ai beaucoup moins de craintes pour la Libye. L’impression que donnent les media à la solde des puissances impérialistes, montrant la Libye prête à s’effondrer sous les coups de buttoir occidentaux, n’est là que pour impressionner leurs publics et afficher leur «puissance» et leur soi-disant irrésistibilité.

Rappelons que les États-Unis ont été battus et humiliés par le FNL vietnamien. Cette guerre leur a coûté si cher qu’ils ont été obligés de désindexer le dollar de l’or et d’en faire une monnaie papier. Depuis la planche à billets finance, avec cette monnaie de singe, les guerres impériales en Iraq, en Afghanistan ……. au point que cette fuite en avant arrive à saturation. Même le Congrès des États-Unis commence à demander des comptes devant le désastre financier qui se profile. Ils ont pensé qu’un petit pays comme la Libye leur aurait donné une victoire facile, mais à ce jour ils n’ont pas été capables de l’obtenir.

Pour conclure, je pense que pour le moment, bien que la situation soit difficile et que les victimes augmentent tous les jours, je suis assez confiant quant à leur faculté de résister et de tenir le coup encore longtemps. Toutefois le danger existe, et ils en sont tout à fait conscients, un attentat contre la vie de Mouammar Kadhafi est possible.

Si ce n’était pas pour l’agression impérialiste la Libye pourrait, avec ces institutions de démocratie directe, les structures tribales et son socialisme citoyen, continuer à exister profitant d’une économie basée sur les ressources énergétiques et sa puissance financière, sans négliger ses réserves d’or. Certains aspects de ce pays sont partagés avec l’Arabie saoudite et les émirats du Golfe: les ressources énergétiques, les étendues désertiques, le sous-peuplement, la dépendance très importante dans une main-d’œuvre immigrée ou engagée contractuellement par des entreprises étrangères. La Libye pourrait pour le court et peut-être le moyen terme maintenir sa souveraineté et ses structures politiques telles qu’elles sont. Mais c’est une situation qui ne peut persister qu’en situation de paix, à condition de ne pas devenir la proie des puissances impérialistes.

Toutefois, quand un prolétariat étranger sous l’emprise de la peur, sous le contrôle de puissances étrangères ou pour d’autres raisons encore est susceptible de quitter subitement le pays par millions, cela pose un grave problème pour la survivance économique et la défense du pays.

Donc, à mon avis, à long terme, pour sa survivance, soit la Libye devient l’émule des pays du Golfe et réduit sa population à des domestiques, coiffés d’une caste de vassaux libyens tributaires des impérialistes occidentaux, soit elle décide de développer sa propre classe prolétaire, qui s’investirait dans le pays, qui assurerait par sa force de travail l’économie et fournirait des combattants pour la défendre les armes à la main.

Éventuellement une telle classe revendiquerait le pouvoir, mais quand elle l’obtiendrait les Libyens ne perdront pas leur honneur.

 

Alexandre MOUMBARIS

 

http://dossiers-du-bip.fr/index.html

 

22:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Jacques vergès: "en Syrie, il faut défendre l'Etat actuel!"

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Jacques Vergès : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! »

dimanche 12 juin 2011, par Comité Valmy


Infatigable défenseur, judiciaire et politique, des résistants au Nouvel Ordre mondial, Jacques Vergès, qu’on a vu récemment aux côtés de Roland Dumas dans Tripoli bombardée, a bien voulu nous recevoir pour nous donner son sentiment sur ce qui se passe ou pourrait se passer en Syrie. Une analyse sans complaisance de la dérive morale et géopolitique de l’Occident américano-centré et un optimisme raisonné sur l’évolution de la situation, en Syrie et ailleurs.

-Tout d’abord, quelle est votre analyse de la situation en Syrie ?

-Jacques Vergès : Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie. Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les Etats-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile. Israël, Etat frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignements et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien.

Je ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. Mais les ennemis intérieurs et extérieurs de la Syrie baasiste font tout pour jeter de l’huile sur le feu. Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.

-Quel est selon vous le – ou les – ressort de l’attitude de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?

-J.V. : Sur un plan strictement idéologique, il y a l’incontestable philo-sionisme et philo-américanisme de ce président, qui rêve d’être le meilleur élève européen, ou le premier ex-aequo avec le Britannique David Cameron, de la « classe OTAN ». Et l’on touche là à un aspect plus personnel et psychologique du personnage : son désir pathétique de se hisser à ce statut d’homme d’Etat qui joue dans la « cour des grands » de ce monde, statut qu’une large majorité de l’opinion française semble lui dénier aujourd’hui. Et puis il y a tous ces échecs intérieurs – économiques ou sécuritaires – qu’on essaye de faire oublier aux électeurs par des roulements de mécanique guerrière ; c’est un procédé vieux comme le monde politique.

Enfin il y a le lourd passif de la diplomatie française vis-à-vis du printemps arabe, tunisien et égyptien : de Fillon passant ses vacances aux frais de Moubarak à « M.A.M. » proposant à Ben Ali l’expertise française en matière de répression policière, il y a là pas mal de choses à faire oublier, le plus vite possible.

Et cela donne notamment cette guerre non avouée contre Kadhafi, décidée dans la précipitation et sans objectif politique clair sur simple injonction de Bernard-Henri Lévy, par-dessus l’épaule d’Alain Juppé et de Gérard Longuet. Une politique aventureuse, qui ne pourra déboucher que sur le chaos, et le gâchis de vies humaines et de richesses.

Et qui est déjà un échec, comme la guerre d’Afghanistan : Kadhafi résiste, moins à cause de son armement supérieur que du soutien dont il continue de bénéficier dans une large part de la population libyenne, et aussi parce que les opposants soutenus à prix d’or par les Occidentaux font chaque jour la preuve de leur vacuité, non seulement militaire mais politique.

Face à cette résistance, les médias ressortent les bons vieux bobards de la guerre psychologique : est-ce que vous avez entendu cette pittoresque « information » diffusée sur nos télévisions ? Kadhafi aurait distribué du viagra à ses soldats pour les inciter à violer les femmes des rebelles ! Quand on en est réduit à ce type de propagande, c’est vraiment que ça va mal !

-Pour vous, l’action occidentale, en Libye comme en Syrie, est, en quelque sorte, improvisée, mal pensée, vouée à l’échec. On s’attendrait cependant à moins d’amateurisme de la part de l’administration américaine et de l’OTAN…

-J.V. : Mais voyez le gâchis inepte perpétré par les Américains en Irak depuis près de dix ans : ils ont lancé une guerre sous des prétextes bidons pour abattre Saddam Hussein, un « dur » du camp arabe face à Israël. Et après d’innombrables victimes et de gigantesques dégâts, ils ont donné le pouvoir à la majorité chiite, autrement dit à l’Iran, leur ennemi public n°1. C’est de la grande géopolitique, ça ?

N’importe quel analyste ou connaisseur de la région aurait pu prédire ce résultat à Bush et à sa clique néo-conservatrice ! Cette situation ubuesque a inspiré au grand intellectuel américain Noami Chomsky cette boutade un rien désabusée : « Je croyais qu’on était allé en Irak pour lutter contre le fanatisme islamiste et on les a mis au pouvoir ! »

Eh bien, c’est la même chose en Libye : on fait donner la grosse artillerie contre Kadhafi, qui s’était cependant rapproché de l’Occident – et que Sarkozy, naguère, avait reçu avec les égards qu’on sait – et on n’a comme solution de rechange que des « bras cassés » impuissants et infiltrés d’ailleurs par des islamistes radicaux, qui ne représentent au mieux que la province de Cyrénaïque – et même là leur représentativité m’apparaît pour le moins fragile. Et est-ce que la « détermination » française – ou anglaise – résistera au premier hélicoptère, ou aux premiers commandos terrestres, abattus ?

Et quant à la Syrie, si les Américains et leurs amis saoudiens parvenaient à renverser le régime de Bachar al-Assad, ils livreraient le pays ipso facto à des sectaires sunnites qui mettraient ce pays moderne à l’heure de Ryad, ce qui à terme sera lourd de conséquences pour Israël et ses protecteurs américains.

Cela dit, je reste optimiste, pour la Syrie et même la Libye. La majorité du peuple syrien sait que c’est la guerre civile et la destruction de leur pays que leur apporteraient les opposants officiels plus ou moins fantoches des Américains et les groupes armés infiltrés sur le terrain. Les Syriens ne veulent pas que leur pays devienne un nouvel Irak.

-Et si le but de guerre des Américains et de leurs auxiliaires européens et arabes c’était justement, à défaut de contrôler la Syrie, de la détruire, de la faire revenir un demi-siècle ou plus en arrière, comme certains stratèges d’Outre-Atlantique s’en sont vantés pour l’Irak ?

-J.V. : Mais précisément l’exemple irakien montre que c’est une politique à courte vue, et dangereuse pour les intérêts géostratégiques de Washington : l’Irak aujourd’hui n’a jamais été aussi proche de l’Iran. Et la création de fait d’un Etat autonome kurde dans le nord du pays a contribué à éloigner la Turquie des Etats-Unis. On ne gagne rien à créer des situations incontrôlables, le chaos que vous avez créé vous reviendra dans la figure tel un boomerang géopolitique !

Et qu’aura gagné Miss Clinton quand des djihadistes paraderont dans les rues de Tripoli, après celles de Benghazi ? Pour ce qui est de la Syrie, je crois que l’appui dont continue de bénéficier le pouvoir de Bachar al-Assad demeure l’obstacle le plus efficace contre les manœuvres américano-israélo-saoudiennes.

-Donc, en Syrie comme ailleurs, l’Occident pratique la fuite en avant, la politique de la canonnière au jour le jour ?

-J.V. : Exactement. Parce que l’Occident est malade. Economiquement. Politiquement. Et surtout moralement. Pour moi, ces coûteuses gesticulations militaires, de Kaboul à Tripoli en passant par Bagdad sinon Damas, sont comparables aux spasmes d’un agonisant.

L’Amérique notamment est très malade, de son économie ruinée, de sa dette colossale, de son dollar devenu une monnaie de Monopoly, de ses escroqueries géantes à la Madoff. Et aussi de l’arrivée sur le « marché géopolitique » de puissances émergentes, ou ré-émergentes comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil.

Pour garder un semblant de légitimité morale et politique, et donc un leadership mondial, on se fabrique un ennemi, un « Grand Satan » comme dirait les Iraniens, qui fasse oublier aux opinions internes la faillite imminente. Mais quel crédit moral accorder à des puissances qui pratiquent en permanence le « deux poids, deux mesures » ?

Pour nous en tenir au Proche-Orient, on bombarde Tripoli et on menace Damas, quand on laisse Israël poursuivre, en dépit de résolutions répétées de l’ONU, la colonisation et la répression sanglante, quand on laisse les troupes saoudiennes réprimer au Bahreïn, autre pion américain dans le Golfe, un mouvement populaire de contestation. On stigmatise le fanatisme iranien, quand on s’appuie sur l’Arabie Saoudite théocratique pratiquant la forme la plus sectaire et obscurantisme de l’Islam.

Je pourrais aussi vous parler longuement de la Côte d’Ivoire, où la France, exauçant ainsi le choix américain, a décrété qu’Alassane Ouattara était le gentil démocrate du film, et Laurent Gbagbo le méchant, alors que l’ONU a fait la preuve des nombreuses exactions des troupes de Ouattara contre la population civile, et du climat de terreur qu’elles ont instauré dans leur fief du nord, pendant ces fameuses élections présidentielles. Et si on nous explique que M. Ouattara ne contrôle pas ses troupes, c’est tout simplement un incapable !

Je le répète, ces expéditions coloniales en Afrique et au Proche-Orient – après les deux anciennes puissances coloniales, française et britannique, sont en première ligne militaire et diplomatique en Afrique du Nord comme dans l’ancien Levant – sont la preuve de la mauvaise santé de leurs instigateurs.

L’Amérique est malade ? Et la France donc ! L’affaire DSK illustre pour moi, la faillite morale et politique des élites social-libérales, usées et corrompues ; et cette faillite morale s’ajoute à la faillite des institutions et à celle de l’économie, sans oublier l’insécurité : chacun voit que l’Etat français, qui bombarde Tripoli, est incapable de faire entendre raison aux caïds de banlieue ! Qu’on s’étonne ensuite qu’un président comme Sarkozy, dernier avatar de cette caste gouvernante, cherche à se refaire une virginité et une stature sur le dos des Libyens et des Syriens ! Imposture ! Imposture et spasmes de mourant ! L’Occident risque bien de crever de son cynisme et de sa faillite morale !

-Pour finir, vous vous montrez plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation dans ces pays de la « ligne de front » ?

-J.V. : Oui. Les Américains et leurs séides peuvent faire pas mal de dégâts – on le voit en Libye, et en Afghanistan, ou encore au Soudan, on l’a vu en Irak et en ex-Yougoslavie. Je ne crois pas qu’ils pourront avoir raison contre des peuples et des nations : on le voit ou on le verra en Syrie, en Libye, en Egypte, au Liban et en Palestine. En Syrie, il faut être vigilant face aux manœuvres de déstabilisation et aux opérations de désinformation.

-Maître Vergès, merci beaucoup ! Samedi 11 Juin 2011

22:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/06/2011

Jacques vergès: "en Syrie, il faut défendre l'Etat actuel!"

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From: Hess Madeleine
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Jacques Vergès : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! »

dimanche 12 juin 2011, par Comité Valmy


Infatigable défenseur, judiciaire et politique, des résistants au Nouvel Ordre mondial, Jacques Vergès, qu’on a vu récemment aux côtés de Roland Dumas dans Tripoli bombardée, a bien voulu nous recevoir pour nous donner son sentiment sur ce qui se passe ou pourrait se passer en Syrie. Une analyse sans complaisance de la dérive morale et géopolitique de l’Occident américano-centré et un optimisme raisonné sur l’évolution de la situation, en Syrie et ailleurs.

-Tout d’abord, quelle est votre analyse de la situation en Syrie ?

-Jacques Vergès : Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie. Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les Etats-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile. Israël, Etat frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignements et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien.

Je ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. Mais les ennemis intérieurs et extérieurs de la Syrie baasiste font tout pour jeter de l’huile sur le feu. Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.

-Quel est selon vous le – ou les – ressort de l’attitude de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?

-J.V. : Sur un plan strictement idéologique, il y a l’incontestable philo-sionisme et philo-américanisme de ce président, qui rêve d’être le meilleur élève européen, ou le premier ex-aequo avec le Britannique David Cameron, de la « classe OTAN ». Et l’on touche là à un aspect plus personnel et psychologique du personnage : son désir pathétique de se hisser à ce statut d’homme d’Etat qui joue dans la « cour des grands » de ce monde, statut qu’une large majorité de l’opinion française semble lui dénier aujourd’hui. Et puis il y a tous ces échecs intérieurs – économiques ou sécuritaires – qu’on essaye de faire oublier aux électeurs par des roulements de mécanique guerrière ; c’est un procédé vieux comme le monde politique.

Enfin il y a le lourd passif de la diplomatie française vis-à-vis du printemps arabe, tunisien et égyptien : de Fillon passant ses vacances aux frais de Moubarak à « M.A.M. » proposant à Ben Ali l’expertise française en matière de répression policière, il y a là pas mal de choses à faire oublier, le plus vite possible.

Et cela donne notamment cette guerre non avouée contre Kadhafi, décidée dans la précipitation et sans objectif politique clair sur simple injonction de Bernard-Henri Lévy, par-dessus l’épaule d’Alain Juppé et de Gérard Longuet. Une politique aventureuse, qui ne pourra déboucher que sur le chaos, et le gâchis de vies humaines et de richesses.

Et qui est déjà un échec, comme la guerre d’Afghanistan : Kadhafi résiste, moins à cause de son armement supérieur que du soutien dont il continue de bénéficier dans une large part de la population libyenne, et aussi parce que les opposants soutenus à prix d’or par les Occidentaux font chaque jour la preuve de leur vacuité, non seulement militaire mais politique.

Face à cette résistance, les médias ressortent les bons vieux bobards de la guerre psychologique : est-ce que vous avez entendu cette pittoresque « information » diffusée sur nos télévisions ? Kadhafi aurait distribué du viagra à ses soldats pour les inciter à violer les femmes des rebelles ! Quand on en est réduit à ce type de propagande, c’est vraiment que ça va mal !

-Pour vous, l’action occidentale, en Libye comme en Syrie, est, en quelque sorte, improvisée, mal pensée, vouée à l’échec. On s’attendrait cependant à moins d’amateurisme de la part de l’administration américaine et de l’OTAN…

-J.V. : Mais voyez le gâchis inepte perpétré par les Américains en Irak depuis près de dix ans : ils ont lancé une guerre sous des prétextes bidons pour abattre Saddam Hussein, un « dur » du camp arabe face à Israël. Et après d’innombrables victimes et de gigantesques dégâts, ils ont donné le pouvoir à la majorité chiite, autrement dit à l’Iran, leur ennemi public n°1. C’est de la grande géopolitique, ça ?

N’importe quel analyste ou connaisseur de la région aurait pu prédire ce résultat à Bush et à sa clique néo-conservatrice ! Cette situation ubuesque a inspiré au grand intellectuel américain Noami Chomsky cette boutade un rien désabusée : « Je croyais qu’on était allé en Irak pour lutter contre le fanatisme islamiste et on les a mis au pouvoir ! »

Eh bien, c’est la même chose en Libye : on fait donner la grosse artillerie contre Kadhafi, qui s’était cependant rapproché de l’Occident – et que Sarkozy, naguère, avait reçu avec les égards qu’on sait – et on n’a comme solution de rechange que des « bras cassés » impuissants et infiltrés d’ailleurs par des islamistes radicaux, qui ne représentent au mieux que la province de Cyrénaïque – et même là leur représentativité m’apparaît pour le moins fragile. Et est-ce que la « détermination » française – ou anglaise – résistera au premier hélicoptère, ou aux premiers commandos terrestres, abattus ?

Et quant à la Syrie, si les Américains et leurs amis saoudiens parvenaient à renverser le régime de Bachar al-Assad, ils livreraient le pays ipso facto à des sectaires sunnites qui mettraient ce pays moderne à l’heure de Ryad, ce qui à terme sera lourd de conséquences pour Israël et ses protecteurs américains.

Cela dit, je reste optimiste, pour la Syrie et même la Libye. La majorité du peuple syrien sait que c’est la guerre civile et la destruction de leur pays que leur apporteraient les opposants officiels plus ou moins fantoches des Américains et les groupes armés infiltrés sur le terrain. Les Syriens ne veulent pas que leur pays devienne un nouvel Irak.

-Et si le but de guerre des Américains et de leurs auxiliaires européens et arabes c’était justement, à défaut de contrôler la Syrie, de la détruire, de la faire revenir un demi-siècle ou plus en arrière, comme certains stratèges d’Outre-Atlantique s’en sont vantés pour l’Irak ?

-J.V. : Mais précisément l’exemple irakien montre que c’est une politique à courte vue, et dangereuse pour les intérêts géostratégiques de Washington : l’Irak aujourd’hui n’a jamais été aussi proche de l’Iran. Et la création de fait d’un Etat autonome kurde dans le nord du pays a contribué à éloigner la Turquie des Etats-Unis. On ne gagne rien à créer des situations incontrôlables, le chaos que vous avez créé vous reviendra dans la figure tel un boomerang géopolitique !

Et qu’aura gagné Miss Clinton quand des djihadistes paraderont dans les rues de Tripoli, après celles de Benghazi ? Pour ce qui est de la Syrie, je crois que l’appui dont continue de bénéficier le pouvoir de Bachar al-Assad demeure l’obstacle le plus efficace contre les manœuvres américano-israélo-saoudiennes.

-Donc, en Syrie comme ailleurs, l’Occident pratique la fuite en avant, la politique de la canonnière au jour le jour ?

-J.V. : Exactement. Parce que l’Occident est malade. Economiquement. Politiquement. Et surtout moralement. Pour moi, ces coûteuses gesticulations militaires, de Kaboul à Tripoli en passant par Bagdad sinon Damas, sont comparables aux spasmes d’un agonisant.

L’Amérique notamment est très malade, de son économie ruinée, de sa dette colossale, de son dollar devenu une monnaie de Monopoly, de ses escroqueries géantes à la Madoff. Et aussi de l’arrivée sur le « marché géopolitique » de puissances émergentes, ou ré-émergentes comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil.

Pour garder un semblant de légitimité morale et politique, et donc un leadership mondial, on se fabrique un ennemi, un « Grand Satan » comme dirait les Iraniens, qui fasse oublier aux opinions internes la faillite imminente. Mais quel crédit moral accorder à des puissances qui pratiquent en permanence le « deux poids, deux mesures » ?

Pour nous en tenir au Proche-Orient, on bombarde Tripoli et on menace Damas, quand on laisse Israël poursuivre, en dépit de résolutions répétées de l’ONU, la colonisation et la répression sanglante, quand on laisse les troupes saoudiennes réprimer au Bahreïn, autre pion américain dans le Golfe, un mouvement populaire de contestation. On stigmatise le fanatisme iranien, quand on s’appuie sur l’Arabie Saoudite théocratique pratiquant la forme la plus sectaire et obscurantisme de l’Islam.

Je pourrais aussi vous parler longuement de la Côte d’Ivoire, où la France, exauçant ainsi le choix américain, a décrété qu’Alassane Ouattara était le gentil démocrate du film, et Laurent Gbagbo le méchant, alors que l’ONU a fait la preuve des nombreuses exactions des troupes de Ouattara contre la population civile, et du climat de terreur qu’elles ont instauré dans leur fief du nord, pendant ces fameuses élections présidentielles. Et si on nous explique que M. Ouattara ne contrôle pas ses troupes, c’est tout simplement un incapable !

Je le répète, ces expéditions coloniales en Afrique et au Proche-Orient – après les deux anciennes puissances coloniales, française et britannique, sont en première ligne militaire et diplomatique en Afrique du Nord comme dans l’ancien Levant – sont la preuve de la mauvaise santé de leurs instigateurs.

L’Amérique est malade ? Et la France donc ! L’affaire DSK illustre pour moi, la faillite morale et politique des élites social-libérales, usées et corrompues ; et cette faillite morale s’ajoute à la faillite des institutions et à celle de l’économie, sans oublier l’insécurité : chacun voit que l’Etat français, qui bombarde Tripoli, est incapable de faire entendre raison aux caïds de banlieue ! Qu’on s’étonne ensuite qu’un président comme Sarkozy, dernier avatar de cette caste gouvernante, cherche à se refaire une virginité et une stature sur le dos des Libyens et des Syriens ! Imposture ! Imposture et spasmes de mourant ! L’Occident risque bien de crever de son cynisme et de sa faillite morale !

-Pour finir, vous vous montrez plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation dans ces pays de la « ligne de front » ?

-J.V. : Oui. Les Américains et leurs séides peuvent faire pas mal de dégâts – on le voit en Libye, et en Afghanistan, ou encore au Soudan, on l’a vu en Irak et en ex-Yougoslavie. Je ne crois pas qu’ils pourront avoir raison contre des peuples et des nations : on le voit ou on le verra en Syrie, en Libye, en Egypte, au Liban et en Palestine. En Syrie, il faut être vigilant face aux manœuvres de déstabilisation et aux opérations de désinformation.

-Maître Vergès, merci beaucoup ! Samedi 11 Juin 2011

08:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/06/2011

CRIME :718 civils tués en Libye

 
Les bombes, les missiles, les “frappes” de l’ OTAN et des ricano-occidentaux sont “humanitaires”: “ciblées”, elles ne font pas de victimes civiles.
Comme au Vietnam, comme en Irak, comme en Afghanistan, comme au Pakistan et ailleurs..., les bombes de la “Démocratie”, de la “Liberté”, de la “Justice”, de l’ “Egalité”, de la “Solidarité”, de nos fameuses “valeurs chrétiennes occidentales”, de la “civilisation”, tombent du ciel ....
Avalez donc ces couleuvres ... !
Vive le “Monde Libre” !
RoRo
 
 
 
From: lu melusine
Sent: Friday, June 10, 2011 2:12 PM
To: Lu Mélusine
Subject: CRIME :718 civils tués en Libye
 

718 civils tués par l’’Otan en Libye : Cuba qualifie de crime l’’agression de l’Occident

juin 7th, 2011 Posted in Evènements/Politique

Le porte-parole du gouvernement libyen de Kadhafi, Moussa Ibrahim, a affirmé aujourd’hui que 718 civils ont été tués et 4067 autres blessés par les raids de l’Otan et de la coalition internationale, entre le début de leurs opérations en Libye, le 19 mars, et le 26 mai.

« Depuis le 19 mars et juqu’au 26 mai, nous avons eu 718 martyrs parmi les civils et 4.067 blessé, dont 433 gravement », a déclaré M. Ibrahim au cours d’une conférence de presse citant un bilan du ministère de la Santé. Selon le porte-parole, ces chiffres ne prennent pas en compte les victimes parmi les soldats libyens, chiffre que le ministère de la Défense a « refusé » de divulguer, a-t-il dit.

Par ailleurs Cuba exprime sa plus énergique condamnation de l’’intervention militaire étrangère dans le conflit interne en Jamahiriya arabe libyenne. Cuba est d’’avis que les conflits doivent être réglés par la voie du dialogue et de la négociation, et non pas par la force militaire.

Cédant à la pression de certains pays occidentaux, le Conseil de sécurité de l’ONU a créé des conditions qui ont permis cette agression, ce qui constitue une dérogation flagrante à la Charte des Nations unies et aux compétences du Conseil, et un nouvel exemple du double standard qui caractérise un tel comportement.

La Résolution 1973 adoptée jeudi dernier par le Conseil de sécurité n’autorise en rien à attaquer le territoire libyen, si bien que cette attaque est une violation du Droit international.

Les puissances occidentales impliquées dans ces opérations militaires contre le territoire libyen provoquent des morts, des blessures et des souffrances de civils innocents. Certains de ces pays sont responsables de la mort de plus d’un million de civils en Irak, et de plus de 70 000 en Afghanistan, dans ce qu’ils qualifient de « dommages collatéraux ». Ils sont également complices des crimes perpétrés contre le peuple palestinien.

Cuba soutient le droit inaliénable du peuple libyen d’exercer son autodétermination sans aucune ingérence étrangère, condamne la mort de civils en Libye et n’importe où dans le monde, et réitère son engagement pour le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Libye sur ces ressources.

Nicolas Maury

17:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/06/2011

31/03/2011: acrimed : lexique de la propagande en Libye

 

 
----- Original Message -----
From: "Bruno DRWESKI"<drweski.bruno@orange.fr>
Sent: Thursday, March 31, 2011 10:48 PM
Subject: acrimed : lexique de la propagande en Libye


Lexique médiatique de la guerre de Libye

http://www.oumma.com/Lexique-mediatique-de-la-guerre-de>

par Julien Salingue (avec Henri Maler) - publié le jeudi 31 mars 2011

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Les mots de la guerre au service de la guerre ?

Toutes les informations ne relèvent pas de la propagande ou ne se réduisent
pas à de la propagande. Et la propagande ne consiste pas seulement (ni
parfois principalement) en mensonges grossiers et délibérés ou en parti-pris
outranciers, cibles faciles pour la contre-propagande.

Dans les conflits les plus aigus, qu’ils soient sociaux ou militaires, les
médias et les journalistes et, le cas échéant, leurs critiques, ne sont
jamais de simples observateurs. Ce sont des acteurs. Mais ce n’est pas rêver
à un improbable « neutralité » ou à une très aléatoire « objectivité », que
de souligner que les partis-pris les plus insidieux se dissimulent derrière
le vocabulaire apparemment le plus anodin.

Que l’on soit ou non favorable à l’intervention militaire en cours en Libye,
on est en droit d’attendre des médias et des journalistes, quelles que
soient leurs prises de position, que la condamnation du régime libyen ne se
transforme pas en propagande de guerre qui se bornerait à rediffuser, sans
les vérifier, les informations fournies par les états-majors, ou, plus
simplement, à épouser le vocabulaire diplomatique, politique ou militaire de
l’un des camps en présence.

« Guerre » - Se dit, dans le cas présent, le moins souvent possible, non
seulement dans les déclarations des responsables politiques et militaires,
mais sous la plume et dans la bouche de nombre de commentateurs. Comme dans
nombre de guerres modernes, l’opération militaire actuellement menée en
Libye porte un nom, peu repris il est vrai : « Aube de l’Odyssée ».
Pourtant – qui peut le nier ? – cette guerre est une guerre.

« Riposte » - Se dit des opérations militaires de « nos » armées, quand on
veut en souligner le caractère prétendument défensif.

Les états-majors et les chefs de gouvernement n’ont pas osé prétendre que l’opération
militaire en Libye pouvait être considérée comme une « riposte ». Qu’à cela
ne tienne. Certains journalistes ont franchi le pas. Mais ne soyons pas
malhonnêtes, ils ne sont pas majoritaires dans la profession. Pour l’instant.
Mais, comme le montrent les deux captures d’écran qui suivent, on ne parle
pas ici de médias totalement marginaux :

Ou encore, sur le site de l’Express : « Pendant que le débat diplomatique se
prolonge, certains évoquent un risque réel de voir les forces de Kadhafi
gagner la partie sur le terrain avant que les grandes puissances conviennent
d’une riposte au conflit » (15 mars).

Une « riposte » ? Les « grandes puissances » ou « l’Occident » auraient-ils
été agressés par Kadhafi ? Se borneraient-ils à « répondre » à une attaque,
à « riposter » ? A moins d’être de mauvaise foi, la réponse est évidemment
non. Alors, a-t-on affaire ici à de simples excès de langage ou à de
mauvaises habitudes prises à force de traiter des guerres présentées comme
« préventives », c’est-à-dire au cours desquelles l’attaque est une «
riposte » par anticipation ? A voir. Mais dans un cas comme dans l’autre,
les lecteurs et les auditeurs ne sortent pas gagnants de l’emploi totalement
déplacé d’un terme aussi dépourvu d’ambiguïté…

« Les alliés » - Se dit, sans autre précision, des Etats engagés dans la
guerre qui ne dit pas ou fort peu son nom. Ceux-ci peuvent être affublés de
plusieurs autres désignations : « la coalition », « le front anti-Kadhafi »,
voire même « les occidentaux » (par un lapsus fort peu diplomatiques envers
ceux qui ne le sont pas)… Mais « alliés » est l’un des termes les plus
souvent employés, et l’un des plus significatifs :

« Libye : les alliés mettent au point leur dispositif militaire » (titre d’un
article du Figaro, 18 mars) ; « Libye : les alliés verrouillent le ciel »
(titre d’un article du Midi-Libre, 21 mars) ; « La route d’Ajdabiah en
partie rouverte par les alliés » (site de l’Express, 20 mars) ; etc.

« Les alliés ». Lors de l’invasion de l’Irak déjà, l’attelage
américano-britannique (flanqué de quelques troupes auxiliaires, mais privé
de « la France »), avait, comme nous le relevions alors, bénéficié de cette
appellation. Elle vaut soutien à la guerre en cours : un soutien qui
relèverait du débat public, s’il s’assumait comme tel au lieu de s’abriter
derrière une référence historique qui renvoie à l’un des deux camps en
présence lors de la deuxième guerre mondiale. Chacun avouera que la
comparaison est des plus osées, pour ne pas dire hasardeuses, quelle que
soit l’ampleur des crimes commis par le régime libyen. Rien ne nous
garantit, devant l’abondance de la référence aux « Alliés », que Kadhafi ne
nous sera pas présenté demain comme le nouvel Hitler. Ou, pour être plus
exact, comme le nouveau nouveau nouvel Hitler. Contre lequel la mobilisation
armée de la « communauté internationale » ne peut être contestée.

« Communauté internationale » - Se dit, indifféremment, des membres du
Conseil de Sécurité qui ont adopté la résolution, de ceux qui la soutiennent
et de ceux qui, en s’abstenant, l’ont réprouvé. Cette expression semble
désormais moins utilisée que lors de l’euphorie des premiers jours :

« La communauté internationale montre sa solidarité avec le printemps
arabe » (site de la Croix, 20 mars) ; « Kadhafi menace la communauté
internationale » (titre tout en nuance d’une dépêche publiée sur le site du
Point le 19 mars) ; « Dossier Libye : la communauté internationale décide d’intervenir
» (site de Marianne, 19 mars) ; etc.

Ce disant - comme nous l’avions déjà fait remarquer dans un article
précédent - les médias ont pendant quelques jours oublié « de rappeler que
quelques pays mineurs, périphériques et peu influents, n’ont pas voté la
résolution de l’ONU, la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Allemagne… ».
On a semblé davantage s’intéresser aux quatre avions (de fabrication
française) gracieusement mis à disposition par ce géant qu’est le Qatar qu’aux
réactions des gouvernements de pays qui représentent plus de la moitié de l’humanité…
Plutôt que de s’efforcer d’informer pour les comprendre, quitte, ensuite, à
les soutenir ou les désavouer, l’on n’a guère épilogué sur les raisons pour
lesquelles ils n’étaient pas convaincus de cette guerre. Ou plutôt, de ces
« frappes ».

« Frappes » - Désigne les bombardements effectués par « les alliés » : en
effet, les « alliés » ne bombardent pas, ils « frappent ». Ils « frappent »
la Libye, comme d’autres « frappent » à la porte, « frappent » un ballon de
football ou se « frappent » dans les mains. On parle pourtant bien de
centaines de missiles. Mais chacun avouera que le terme « frappes » n’est
pas aussi négativement connoté que le mot « bombardements » :

« Libye. Les frappes militaires devraient baisser d’intensité, selon les
USA » (titre glané sur le site internet de Ouest France, 22 mars) ; « Libye
: frappes françaises en suspens » (titre d’une dépêche AFP, 21 mars) ; « Le
pétrole recule légèrement, malgré la poursuite des frappes en Libye » (site
du Parisien, 22 mars) ; etc.

Quant à Kadhafi et ses forces armées, ils ne « frappent » pas, ils «
pilonnent » :


« Kadhafi pilonne la population civile » (site de France info, 16 mars) ;
« Libye : les pro-Kadhafi pilonnent Zenten » (titre d’une dépêche AFP, 19
mars) ; « Les forces pro-Kadhafi […] ont notamment pilonné la ville
pétrolière de Ras Lanouf » (Libération, 11 mars) ; etc…

Ce Kadhafi ne respecte décidément rien. Il aurait pu se contenter d’opérer,
comme les « alliés », des « frappes ». Des « frappes », dont on nous assure
qu’elles sont « ciblées ».

« Ciblées » - Dans le langage militaro-médiatique, qualifie les « frappes »,
de préférence à « chirurgicales ». Les « frappes chirurgicales » ont eu leur
heure de gloire, chacun comprenant alors que les bombardements étaient
effectués avec la précision de chirurgiens qui tentent de sauver des vies et
non d’en prendre. Mais la ficelle était peut-être un peu grosse. Désormais
les frappes sont « ciblées » :

« Paris envisagerait des frappes ciblées en Libye » (titre d’une dépêche
Reuters, 19 mars) ; « Les frappes aériennes ciblées contre les troupes du
colonel Kadhafi vont-elles suffire à le chasser du pouvoir ? » (question
posée par le Télégramme, 22 mars) ; variation sur un même thème avec le site
TF1 news : « En Libye, les opérations ciblées de la coalition semblent
donner de l’air aux insurgés de Benghazi » (22 mars) ; etc.

On l’aura donc compris : les « frappes » sont « ciblées ». Les journalistes
qui reprennent complaisamment cette expression se sont-ils demandé ce que
seraient des « frappes non-ciblées » ? On shoote au hasard ? On déverse des
bombes au petit bonheur la chance ? Que l’on soit dans un chasseur, un
hélicoptère de combat, un navire de guerre ou un char d’assaut, avant de
tirer, on vise. Une cible. Le problème n’est pas de savoir s’il y a une
cible, mais quelle est la cible. Dire d’une « frappe » qu’elle est «
ciblée » est un artifice rhétorique qui tente de relativiser le caractère
intrinsèquement violent d’un bombardement. Et de parler, en cas d’erreur sur
la cible, de « dommages collatéraux ».

« Dommages collatéraux » - Dans le langage militaro-médiatique, désigne
(avec « bavures ») les victimes civiles des « frappes », laissant ainsi
entendre que si les guerres font des victimes - du moins quand « nos »
soldats y prennent part - c’est toujours par accident. Et que c’est bien «
dommage ». Ce triste euphémisme, typiquement militaire, est toujours utilisé
par certains journalistes, sans aucune distance critique, et sans guillemet
:

« Par ailleurs, il n’y a pas eu de dommages collatéraux du fait de l’armée
française. Certains objectifs n’ont pas été visés en raison de risques de
dommages collatéraux, a précisé l’état-major français » (site de
France-soir, 22 mars) ; « Libye : les dommages collatéraux évités » (titre d’une
dépêche sur le site d’Europe 1, 22 mars) ; « Il n’y a pas eu de dommages
collatéraux du fait de l’armée française » (site de 20 minutes, 22 mars) ;
etc.

Ce n’est pas nouveau : Sur les « frappes », « dommages collatéraux », «
bavures » et autres « incidents », voir notamment ici même le lexique de la
guerre en Afghanistan et les mots de la guerre contre l’Irak.

Quant aux « forces ennemies », elles ne font jamais de « dommages
collatéraux », puisque il va de soi que, toujours et partout, elles «
prennent délibérément pour cible des civils désarmés ». Ce que fait, bien
évidemment, l’armée « kadhafiste ».

« Kadhafiste » - Désigne les partisans du dictateur libyen parfois appelés
« pro-kadhafi ». Tout comme les « sarkozystes » ou les « pro-sarkozy » sont,
en France, les partisans du président français. Soit. Mais ces dernières
semaines, l’usage du terme « kadhafiste », s’est souvent substitué à «
loyaliste » pour désigner l’ennemi et ses armes.

« Mohamed Nabbous, ingénieur en télécoms, photographe et blogueur improvisé,
est mort, tué par un sniper kadhafiste dans une rue de Benghazi » (site de
La règle du jeu, 20 mars) ; « L’aviation kadhafiste, qui compte sur le
papier plus de 200 appareils de combat, ne semble en mesure d’en aligner qu’une
quarantaine » (site de l’Express, 18 mars) ; « Le président français et le
gouvernement britannique ont été les avocats les plus fervents de l’instauration
d’une zone d’exclusion dans le ciel libyen afin de neutraliser l’aviation
kadhafiste » (site de 20 minutes, 15 mars) ; etc…

« Sniper kadhafiste », « aviation kadhafiste »… Imagine-t-on un seul instant
les médias français nous parlant de « soldats sarkozystes », d’ « aviation
obamiste » ou de « marine cameroniste » ? Evidemment non. Le passage par un
adjectif dérivé du nom du dictateur est une prise de position contre les
forces armées libyennes, dont on se gardera ici de minorer la violence. Mais
cela ne doit pas interdire de relever un abus de langage qui, consciemment
ou non, participe du caractère partisan de l’ « information » diffusée au
sujet de la Libye. Le JDD a publié sur son site, le 20 mars, une dépêche
dont le titre était : « Libye : Paris confirme avoir abattu un avion
kadhafiste ». Si l’inverse s’était produit, le JDD aurait-il titré « Libye :
Tripoli confirme avoir abattu un avion sarkozyste » ? C’est peu
vraisemblable. Les avions sont « français ». Pour certains, ce sont même «
nos » avions..

« Nos soldats » - Se dit, avec « nos » moyens militaires, des forces
engagées par l’Etat français dans la guerre qui ne dit pas son nom. Un appel
empathique et patriotique à l’identification avec les soldats français.

Nous l’avions noté dans un précédent article : certains journalistes ont
adopté une attitude tellement va-t-en guerre que l’on se demande parfois s’ils
n’ont pas déjà revêtu leur treillis pour aller prendre directement part aux
combats. Il semble que jusqu’à présent, aucun d’entre eux n’ait franchi le
pas. Mais à l’écrit, certains y sont déjà, et s’expriment comme s’ils
étaient membres à part entière de l’état-major français :

« L’arrivée sur zone du groupe aéronaval constitue donc un renfort
important, démultipliant nos moyens militaires dans cette partie de la
Méditerranée »
(le Parisien, 22 mars) ; « Jusqu’à présent, aucun avion
français n’a été directement menacé par la défense aérienne libyenne, mais
nos appareils ont été "illuminés" samedi par les radars de poursuite »
(Jean-Dominique Merchet, de Marianne, le 21 mars) ; « Alors que nos soldats
sont engagés en Afghanistan, l’ouverture d’un nouveau front terrestre en
Libye semble peu probable en cas d’enlisement du conflit » (la Dépêche, 22
mars) ; « Nos Mirage ont cependant réellement mis le feu à une concentration
de chars et de véhicules kadhafiens aux environs de Benghazi » (Guy Sitbon,
de Marianne, le 21 mars) ; etc

Au cas où le public ne l’aurait pas compris, « nous » sommes en guerre. Ce n’est
pas l’armée française qui bombarde la Libye, c’est la France (comme l’ont
complaisamment souligné les médias qui, plutôt que de titres sur le
déclenchement de la guerre elle-même, ont préféré proclamer à la « Une », à
grand renfort de « cocoricos » que « la France frappe la première »). Ce n’est
pas l’armée française qui bombarde la Libye, c’est « notre » armée. Chacun
est ainsi invité à se sentir personnellement concerné et impliqué dans l’offensive
en cours. Un rappel à l’ordre patriotique, accompagné de moult articles
vantant les mérites et les compétences de « notre armée ». A moins qu’il ne
s’agisse d’un simple appel au civisme… Pourquoi en douter ? D’ailleurs, «
nos » journalistes ne manqueront pas, à l’avenir, d’évoquer le destin de «
nos » professeurs, de « nos » magistrats et de « nos » chômeurs, lorsqu’ils
se mobiliseront à leur tour. Et ils reprendront, comme ils le font avec «
nos » officiers, le moindre de leurs termes.

« Sur zone » - Désigne, dans le langage militaro-médiatique, la localisation
de « nos » soldats et de « nos » armes :

« L’arrivée sur zone du groupe aéronaval constitue donc un renfort
important » (site du Parisien, 22 mars) ; « Mais le coût des sorties devrait
être en partie réduit avec l’arrivée mardi sur zone du porte-avions Charles
de Gaulle » (site du Nouvel Obs, 22 mars) ; « La France dispose d’une
centaine de Rafale et Mirage 2000, en plus d’avions de surveillance Awacs.
Un porte-hélicoptères de type Mistral était de plus récemment sur zone »
(site du Parisien, 20 mars) ; ou encore ce titre, mystérieux pour les
non-initiés, sur le site du Berry Républicain : « Un Awacs français est sur
zone dans le ciel libyen ». Diantre.

L’emploi récurrent de l’expression « sur zone » est un exemple parmi d’autres
de reprise quasi-automatique de termes du langage militaire. Nouvelle
confirmation de ce désolant mimétisme qui pousse nombre de journalistes qui
« couvrent » les guerres à se prendre pour des militaires en singeant leur
vocabulaire. Machinalement ou pour avoir le sentiment de participer à l’effort
de guerre ? On ne sait… Mais chacun avouera qu’un tel mimétisme qui n’apporte
rien à la précision ou à la qualité de l’information est symptomatique d’un
certain journalisme de guerre, qui se fait même parfois un peu plus
militaire que les propos de l’armée elle-même.

« Propagande » - Se dit (presque) exclusivement, dans les médias français,
des interventions du Colonel Kadhafi et de ses partisans, des informations
qu’ils diffusent et des images qu’ils montrent :

« [Kadhafi] va recourir à l’arsenal complet de ses méthodes à la fois
terroristes et de propagande » (Christian Makarian, site de l’Express, 20
mars) ; « Après les premiers succès militaires, la propagande libyenne
redouble » (titre d’une dépêche AFP, 11 mars) ; « A l’école de la propagande
Kadhafi » (titre d’un reportage de Delphine Minoui, du Figaro, 19 mars) ;
etc.

Cette distance salutaire (et largement justifiée en l’occurrence) ne s’applique
ni aux prises de position des gouvernements impliqués dans l’offensive
militaire contre le régime de Kadhafi, ni aux informations distillées par
leurs forces armées, ni à leur vocabulaire. Comme s’ils ne relevaient pas
eux aussi d’une propagande dont le journalisme de guerre se serait
affranchi. Ce dont on est en droit de douter…

Julien Salingue (avec Henri Maler)

Acrimed


13:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04:04:2011: n° 8 - Journal de Libye -20-03 au 04-04 - a1p - : Le Conseil de l'UE prêt à une opération mi litaire déguisée en opération humanitaire.

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Sent: Monday, April 04, 2011 1:23 PM

To: Undisclosed-Recipient:;

Subject: n° 8 - Journal de Libye -20-03 au 04-04 - a1p - : Le
Conseil de l'UE prêt à une opération militaire déguisée en opération
humanitaire.

 

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align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">Face aux
ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service
de la paix.


align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Sa
diffusion est un acte de résistance.


align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Dénoncer
ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
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align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Les
médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les
versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres
sources.
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M.Lemaire
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est  visible  
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blogs :


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blogs :


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt"> href="http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/"> style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/


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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">b) sur
le site de Eva Resis      style="mso-spacerun: yes">    
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt"> href="http://no-war.over-blog.com/"> style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">no-war.over-blog.com
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">c) Et
sur le site de Robert Bibeau
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">: href="http://www.robertbibeau.ca/palestine.html"> style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
& style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">http://boycottisraelinternational.com 


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">d) sur
le site : style="COLOR: purple; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none; mso-bidi-font-size: 12.0pt">www.palestine-solidarite.org
à cette adresse :
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt"> href="http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm"> style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none; mso-bidi-font-size: 12.0pt">http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm style="COLOR: teal">


size=3> 


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">NB : Si
vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule
adresse
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt"> : href="mailto:fa032881@skynet.be"> style="TEXT-DECORATION: none; text-underline: none; mso-bidi-font-size: 12.0pt">fa032881@skynet.be style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">


align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Si vous
voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule
adresse
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt"> : style="mso-field-code: ' HYPERLINK '''"> color=#0000ff>fa032881@skynet.be style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">


align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt"> color=#0000ff>



align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt"> color=#0000ff>



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt"> color=#000080>Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.





style="WIDTH: 100%; COLOR: #000080; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm; mso-cellspacing: .7pt"
class=MsoNormalTable border=0 cellSpacing=1 cellPadding=0 width="100%">


style="BORDER-BOTTOM: #ece9d8; BORDER-LEFT: #ece9d8; PADDING-BOTTOM: 0cm; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-RIGHT: 0cm; BACKGROUND: #ede4d3; BORDER-TOP: #ece9d8; BORDER-RIGHT: #ece9d8; PADDING-TOP: 0cm"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr"> color=#ff0000 size=4>

Opération Active Endeavour -


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">Editorial
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">Tiré
à part :


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #009357; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">Le
Conseil de l’UE prêt à une opération militaire déguisée en opération
humanitaire.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #009357; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">Il
n’y a pas à s’illusionner.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">Paroles
& action du président Obama
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr; mso-fareast-font-family: calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin">William
BLUM : Barack « je tuerais pour un prix nobel de la paix »
Obama.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">1
Lutte pour la libération du territoire
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">Analyse style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: maroon; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">On
attend toujours les preuves des prétendus 6000 morts
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: maroon; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">2
Médias et
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">
Manipulation de l’opinion
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">
/ Vidéos


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">2-1
Julie Lévesque : Libye : Les médias et la propagande en faveur de la
rébellion.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">3
Dossier


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #009357; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">3-1
AQMI, le bras armé du CNT ?
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">3-2
François Bonnet : La guerre est déjà hors contrôle.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">4
Courrier des lecteurs &
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #ff9900; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">trouvé
sur le net
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">
& témoignage
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #009357; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-language: fr">4-1
Mireille Fanon Mendes France : Enfin, la porte est grande
ouverte...
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt"> 


align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">



align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">Editorial

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">

size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Le 17 mars, le
‘Conseil de sécurité’ de l'Onu a adopté une résolution autorisant le recours à
la force pour ‘protéger la population libyenne des troupes du colonel Kadhafi.’
style="COLOR: teal; mso-bidi-font-family: arial">


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Une opération
militaire a été lancée le 19 mars dernier par la coalition formée par la
Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, la
Grande-Bretagne et l'Italie.
style="COLOR: teal; mso-bidi-font-family: arial">


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Les avions de la
coalition ont effectué plus de 300 sorties en cinq jours, selon le Pentagone.
style="COLOR: teal; mso-bidi-font-family: arial">


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Plus de 160
missiles Tomahawk ont été tirées contre les troupes pro-Kadhafi.
style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial"> 


style="mso-bidi-font-family: arial"> size=2>247-03 style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt"> color=#000080> 


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">






Tiré à part :
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 13.5pt; mso-bidi-theme-font: major-bidi"> color=#009357 size=4>Le Conseil de l’UE prêt à une opération militaire déguisée
en opération humanitaire.


Comment
camoufler une opération militaire en opération humanitaire. Où comment livrer
des armes et des instructeurs en faisant semblant de livrer des aliments ou des
médicaments.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


Libye : le
Conseil de l’UE prêt à une opération
militaire


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-font-style: italic">01/04/2011


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">Le
Conseil de l’UE a annoncé vendredi avoir approuvé un plan prévoyant le lancement
d’une opération militaire appelée à faciliter l’octroi d’une aide humanitaire à
la population libyenne (opération EUFOR Libya).
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">"L’UE
entamera une opération militaire dans le cadre de la Politique européenne de
Sécurité et de Défense (PESD), si le Bureau des Nations unies pour les Affaires
humanitaires lui adresse une demande appropriée, en vue de faciliter l’octroi de
l’assistance humanitaire dans la région", lit-on dans un communiqué mis en ligne
sur le site du conseil.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">EUFOR
Libye garantira notamment la sécurité des personnes déplacées et soutiendra les
agences humanitaires qui opèrent dans la région. L’opération est appelée à
assurer le respect des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU
portant sur la protection des civils et l’aide humanitaire en Libye.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt"> color=#000080>L’opération EUFOR Libye sera commandée par le contre-amiral
italien Claudio Guadiosi.


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">L’état-major
de l’opération sera basé à Rome. Survenu le 17 février, le soulèvement populaire
pour le départ de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, a dégénéré en
guerre civile faisant des milliers de victimes. Plus de 330 000 réfugiés ont
quitté le pays.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">Le 17
mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution prévoyant la mise
en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye et autorisant le
recours à la force pour protéger la population libyenne des troupes du colonel
Kadhafi. La Russie s’est abstenue lors du scrutin. L’opération internationale a
débuté le 19 mars, en associant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France,
le Canada, l’Italie, l’Espagne, le Danemark et d’autres pays. Le 27 mars, le
Conseil de l’OTAN a pris le commandement de l’opération militaire en
Libye
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060"> size=3>.


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-font-style: italic">RIA
Novosti
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060">


style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> href="http://mai68.org/spip/spip.php?article2542"> style="COLOR: #00b050"> size=2>http://mai68.org/spip/spip.php?article2542


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt"> href="http://fr.rian.ru/world/20110401/18…" target=_blank> style="COLOR: #00b050; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast">http://fr.rian.ru/world/20110401/18…


 


color=#009357 size=4>Il n’y a pas à s’illusionner.


style="mso-fareast-language: fr">L’attaque contre la Libye n’est
pas un acte de défense des pauvres civils maltraités par Kadhafi, mais a pour
objectif le contrôle des ressources minérales (par exemple le phosphate) et du
pétrole, dont les réserves sont non seulement parmi les plus importantes en
Afrique mais aussi  parmi les meilleures du monde (très peu de soufre).La
recette a déjà été appliquée en Serbie. Des pauvres civils en fuite, des
télévisions atlantistes qui retransmettent sur les ondes des images de femmes et
d’enfants qui pleurent vues seulement d’une partie du front, pendant que l’autre
n’a ni femmes ni enfants morts ni déplacés.


style="mso-fareast-language: fr">Après de telles informations, une
intervention humanitaire pour tuer ceux qui ne nous plaisent pas et pour
corrompre et occuper ceux qui nous plaisent s’impose. Un chef d’Etat comme
Kadhafi est devenu seulement maintenant un dictateur, parce qu’hier, on ne
savait pas qu’il en fut. A part le fait qu’avant de parler de Kadhafi, il faut
définir le terme « dictateur » au vu de la société dont on parle. Notre
perception de la vie, en tant qu’Européens, n’est pas la même qu’un Africain. Et
ce n’est pas à nous, Européens, de savoir qui a raison mais de laisser chacun
respirer l’air qu’il veut dans sa propre maison. Les images et les informations
propagées sur nos ondes ne sont pas celles qui sont retransmises dans d’autres
parties du monde. Par exemples, ces civils que le président des Etats-Unis,
Barack Obama, a défini comme étant « la population libyenne qui devait être
protégée », sont des civils qui utilisent des armes automatiques, de
l’artillerie légère antiaérienne… armés à partir de l’étranger et aidés par des
instructeurs provenant des pays atlantiques, actuellement essentiellement
britanniques. La Libye connaît une situation de guerre civile fomentée par
l’étranger, guerre dans laquelle l’Occident monte les tribus libyennes les unes
contre les autres. La défense de la démocratie n’est donc qu’un prétexte
derrière lequel se cache la nécessité d’occuper militairement le pays.


style="mso-fareast-language: fr"> size=2> 


style="mso-fareast-language: fr">En vérité, la vérité est bien
différente de celle représentée par ceux qui répandent la mort en Libye. Les
uniques producteurs arabes de pétrole encore hors du contrôle atlantiste sont la
Libye, la Syrie (l’un des prochains objectifs des Etats-Unis ou de l’OTAN –
c’est du pareil au même) et l’Iran, dont l’agression répond à un souhait à peine
dissimulé du monde sioniste. On pourrait se demander pourquoi la Ligue arabe a
dans un premier temps pris la défense des attaquants ?  On peut se rendre
facilement compte que dans cette Ligue se trouvent les plus grands producteurs
arabes de pétrole, lesquels ont profité de la crise libyenne pour augmenter les
prix de l’or noir tout en s’appropriant déjà une partie de la participation
libyenne à la production. Ces pays donnent ainsi un coup de main à ceux qui
créent l’environnement dans lequel ils seront pillés, un jour ou l’autre, à leur
tour. La définition de la guerre qu’en fait que le grand écrivain Ernest
Hemingway est donc toujours d’actualité : « la guerre est provoquée et faite par
les porcs qui en retirent quelque profit ». Mais quand la Ligue arabe s’est
rendu compte qu’on allait dépasser le stade des sanctions et tuer d’autres
frères musulmans pour des motifs autres que chasser du pouvoir Kadhafi, elle
s’est opposée aux raids américains, anglais et français. Les mass media
atlantistes se sont dans le même temps mis promptement au service du « Grand
Frère » et, au lieu de divulguer des informations avérées, créent des images
télévisées aux antipodes de la réalité, se rendant complices d’un crime de
guerre parce qu’ils incitent à la haine contre le peuple libyen. Ainsi, la
chaîne Al Jazira (sous contrôle américain) relatait depuis des jours l’existence
de combats à Tripoli, alors que le reporter militaire serbe de réputation
mondiale, Miroslav Lazanski, présent sur les lieux depuis le début, témoigne : «
je me suis promené ce matin à travers les rues de la ville, et il n’y avait
aucun combat. Tripoli est une ville tranquille ; vendredi est ici le jour de
repos hebdomadaire (le 18 mars – NDLR), et seul le marché aux poissons près du
port est agité par les cris des vendeurs et des clients. Les fontaines sont en
état de marche, et les policiers sont tranquillement installés dans leur voiture
aux carrefours. On n’entend pas même un coup de feu ».


style="mso-fareast-language: fr"> size=2> 


style="mso-fareast-language: fr">Les media pro-atlantistes font au
contraire état de désordres. Et il faut désormais s’attendre à un missile de la
« coalition » frappant ce marché pour détruire cette image idyllique, avec à la
clé un nombre toujours trop important d’innocentes victimes civiles coupables de
n’avoir pas accepté la politique d’agression et d’occupation de leur pays. Rien
que du déjà vu, en somme.


style="mso-fareast-language: fr">Les Libyens affirment qu’il y a à
Benghazi soixante-dix instructeurs militaires britanniques dont la mission est
d’aider les rebelles. La télévision libyenne a montré les caisses de munitions
destinées aux rebelles en provenance du Qatar ; des entretiens téléphoniques
entre les ambassadeurs, américain et britannique, et les chefs de l’opposition à
Benghazi ont été radiodiffusés. Les deux ambassadeurs  se demandaient dans
quelle mesure ils pouvaient les aider.  Les objectifs en Libye seront avant
tout des postes de commandement libyen près de Tripoli, les radars, les
aéroports militaires d’al-Adam et Tripoli, les écoles militaires près de
Benghazi et Misurata, et les bases marines de Tripoli, d’al-Khums, de Derna,
etc. Et si Kadhafi continue de résister, nous assisterons aux traditionnels «
dégâts collatéraux », c’est-à-dire que l’OTAN frappera des objectifs civils, des
infrastructures civiles et les civils eux-mêmes, arguant de regrettables
erreurs, même si ces « erreurs » avaient été faites à dessein pour éprouver la
résistance du peuple et écorner les soutiens qu’a encore indubitablement Kadhafi
auprès de lui. N’oublions pas que les citoyens libyens avaient une espérance de
vie plus haute que les autres nations arabes environnantes, qu’elles ne payaient
pas d’impôts, ni la lumière, ni le gaz, ni l’électricité, qu’un million et demi
de travailleurs étrangers étaient venus en Libye pour y trouver du travail
qu’ils n’ont maintenant plus. L’essence coûtait jusqu’à aujourd’hui un euro… les
18 litres. Alors, la démocratie, c’est ce type de vie sociale ou bien celle que
nous offrent les agresseurs, une démocratie que nous ne connaissons que trop en
Europe.


style="mso-fareast-language: fr"> size=2> 


style="mso-fareast-language: fr">Les Libyens savent qu’ils devront
payer après l’occupation otanienne car le pétrole et le gaz ne seront plus leur
propriété. Et comment ces agresseurs pensent-ils exporter leur démocratie dans
un  pays où n’existe aucun parti mais où les chefs de tribu ont un rôle
traditionnel ? Et puis, qui a le droit d’imposer à l’autre son propre mode de
vie ? Ce sont ces imbéciles qui n’ont jamais lu le Coran ou pis, qui ne Le
respecte pas ou ne respecte pas la religion musulmane ? Les occidentaux doivent
se mettre une bonne fois pour toute en tête que ce qui rend heureux un Parisien
fait souvent vomir un Libyen, un Serbe ou un bouddhiste. Le hamburger n’est pas
le plat de tout le monde. 


style="mso-fareast-language: fr"> size=2> 


style="mso-fareast-language: fr">La Libye a peu d’arguments
militaires face à l’OTAN. Des missiles russes de grande portée SA-2, SA-5, puis
SA-3, Sa-6 Sa-7, SA-8, SA-9, SA-13 et des missiles français « Crotale ». Des
canons antiaériens. En clair, un arsenal militaire sous-dimensionné face à des
armées technologiquement bien supérieures. Nous ne savons rien du moral
véritable de l’armée libyenne. Mais si cette armée est vraiment décidée à
défendre son pays, il faudra s’attendre à des mois de bombardements, du sang
versé et une augmentation du prix du pétrole. En clair, une nouvelle crise
économique. Ce qui veut dire que les Etats-Unis vont faire porter le poids de
cette crise que les épaules des citoyens d’Europe et d’autres continents.


style="mso-bidi-font-weight: normal"> style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> href="http://www.resistance-politique.fr/"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"> size=2>http://www.resistance-politique.fr


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">




style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">


Paroles & action du président Obama
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">

color=#808080> style="FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-size: 13.0pt; mso-fareast-font-family: calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin">William
BLUM : Barack « je tuerais pour un prix nobel de la paix »
Obama.

style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Il y a des mots qu’ils ont du mal à prononcer : « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'"> guerre civile
».


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>La Libye connait une guerre civile. Les Etats-Unis et
l’Union Européenne et l’OTAN – la Sainte Trinité – sont en train d’intervenir,
de manière sanglante, dans une guerre civile. Pour renverser Kadhafi.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>La première Sainte Trinité a parlé d’imposer une zone «
d’exclusion aérienne ». Après avoir obtenu le soutien des institutions
internationales sur ce point précis, ils ont immédiatement déclenché une guerre
au quotidien contre les forces armées libyennes et tous ceux qui se trouveraient
à proximité. Dans le monde du commerce, on appelle ça « faire mordre le client à
l’hameçon ».


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Quel est le crime de Kadhafi ?


color=#000080> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Celui de n’avoir
jamais montré suffisamment de respect pour la Sainte Trinité, qui n’a de comptes
à rendre qu’aux Nations Unis surtout lorsqu’elle en a besoin pour ses basses
besognes et tout en comptant sur Chine et la Russie d’être aussi lâches et
hypocrites qu’Obama. Celui que la Sainte Trinité mettra à la place de Kadhafi se
montrera plus respectueux.
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Alors qui sont les Bons ?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Les rebelles libyens, nous dit-on. Ceux qui assassinaient
et violaient les noirs africains sur la foi qu’ils étaient tous des mercenaires
de Kadhafi. Peut-être que quelques unes de leurs victimes étaient bel et bien
des membres des milices gouvernementales, ou peut-être pas. Au cours des années
90, au nom de l’unité pan-africaine, Kadhafi a ouvert les frontières à des
dizaines de milliers d’africains du sub-sahara pour venir vivre et travailler en
Libye. Ceci, avec sa vision initiale du Pan-Arabisme, ne lui a pas fait gagner
des points auprès de la Sainte Trinité. Les patrons ont le même problème lorsque
leurs employés prétendent créer des syndicats. Sans oublier que Kadhafi est
fermement antisioniste.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Quelque connaît le genre de gouvernement que les
rebelles vont mettre en place ? La Trinité n’en a aucune idée. Dans quelle
mesure le nouveau gouvernement sera sous influence islamique, par opposition au
gouvernement laïque actuel ?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Quelles forces djihadistes seront lâchées dans la nature ?
(Et ces forces existent dans l’est de la Libye, où les rebelles sont
concentrés). Se débarrasseront-ils d’une bonne partie de l’Etat-providence que
Kadhafi a financé avec l’argent du pétrole ? Est-ce que l’économie contrôlée par
l’état sera privatisée ? Qui deviendra le propriétaire du pétrole libyen ?
Est-ce que le nouveau régime continuera d’investir les revenus du pétrole dans
des projets de développement sub-sahariens ? Autorisera-t-il une base militaire
US et des exercices de l’OTAN sur son territoire ? Apprendrons-nous d’ici peu
que la « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">rebellion » a été
instiguée et armée par les services de renseignement de la Sainte Trinité
?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Dans les années 90, Slobodan Milosevic de la Yougoslavie
étaient coupable de « crimes » similaires à Kadhafi. Son pays était souvent
qualifié de « dernier
bastion communiste en Europe
». La Sainte Trinité l’ont bombardé,
arrêté, et l’ont laissé mourir en prison. Notons que le gouvernement Libyen
s’appelle la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste. La
politique étrangère des Etats-Unis n’est jamais réellement sortie de la guerre
froide.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Il faut examiner de près la « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">zone d’exclusion aérienne
» mise en place en Irak par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne (mesure
prétendument autorisée par les Nations Unies) au début des années 90 et qui a
duré plus de dix ans. C’était en réalité un permis de bombarder régulièrement le
pays et de tuer des Irakiens, pour affaiblir le pays en vue d’un changement de
régime. Qui dans tout l’univers peut résister à la Sainte Trinité ? A-t-on
jamais vu dans toute l’histoire tant de puissance de frappe et tant d’arrogance
?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Et au fait, pour la 10ème fois, Kadhafi n’est pas
l’auteur de l’attentat contre le vol 103 de la PanAm en 1988 (1).


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Merci d’en informer vos auteurs progressistes
préférés.


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Barack
« je tuerais pour un prix nobel de la paix » Obama
style="mso-bidi-font-weight: normal"> style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Est-ce que
quelqu’un a fait le compte ?
 


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Moi, si. Avec la
Libye, ça fait 6.
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Six pays contre qui Barack H. Obama a mené une guerre au
cours de ses 26 premiers mois de mandat. (Et si quelqu’un me dit que larguer des
bombes sur une zone habitée n’est pas un acte de guerre, je lui rappellerais le
bombardement japonais de Pearl Harbor).


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Le premier président noir des Etats-Unis envahit
l’Afrique.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Y’a-t-il encore
quelqu’un pour croire que Barack Obama représenterait une sorte d’amélioration
par rapport à George W. Bush ?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Il y en a probablement qui le pensent encore : 1- Ceux pour
qui la couleur de la peau a une grande importance, et 2 – Ceux qui sont très
impressionnés par la capacité de construire des phrases grammaticalement
correctes.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Ca ne peut pas
être pour une question d’intellect ou d’intelligence. Obama a dit beaucoup de
choses qui, prononcées par Bush, auraient provoqué des tollés, des sarcasmes et
des rires dans les grands médias. Comme ce que le Président a répété à de
nombreuses reprises lorsqu’on lui demandait de mettre Bush et Cheney en
accusation pour crimes de guerre, « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">je préfère regarder vers l’avenir, pas
vers le passé
». Imaginez un accusé devant un juge qui se défendrait
avec de tels arguments. Une telle phrase rend tout simplement caduc toute notion
de loi, d’application de la loi, de crime, de justice ou de
faits.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Il y a aussi
l’excuse avancée par Obama pour ne pas poursuivre les coupables de torture :
parce qu’ils ne faisaient qu’obéir aux ordres. Est-ce que cet homme « éduqué » a
déjà entendu parler du Tribunal de Nuremberg, où une telle excuse fut
sommairement rejetée ? Et à tout jamais, avait dit le
tribunal.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">A peine 18 jours
avant la marée noire dans le Golfe du Mexique, Obama a dit «  style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">Au fait, il se trouve que les
plateformes pétroliers ne provoquent pas de marées noires. Ils sont
technologiquement très avancés
. » (Washington Post, 27 mai 2010).
Imaginez si George W. avait dit la même chose, et les réactions qui auraient
suivi.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">« style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">Toutes les forces que nous voyons en
œuvre en Egypte sont des forces qui devraient naturellement s’aligner sur nous,
et sur Israël
, » a dit Obama le 2 mars (2). Imaginez si Bush avait
fait une telle déclaration – que les manifestants arabes en Egypte contre un
homme qui recevait des milliards de dollars d’aide des Etats-Unis dont des
moyens de répression et de torture, devraient « naturellement » s’aligner avec
les Etats-Unis et – que Dieu nous en préserve – Israël.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Une semaine plus
tard, le 10 mars, le porte-parole du Département d’Etat P.J. Crowley a déclaré
devant un forum à Cambridge, Massachusetts, que le traitement infligé par le
Ministère de la Défense au héros de Wikileaks, Bradley Manning, dans une prison
de la Marine était « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">ridicule, contreproductive et
stupide
. » Le lendemain, notre président « intello » fut interrogé
sur la déclaration de Crowley. Le Grand Espoir Noir a répondu : « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'"> J’ai demandé au Pentagone si les
procédures prises pour son emprisonnement étaient appropriées et correspondent à
notre éthique. Ils m’ont assuré que oui
. »


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Tout à fait
George. Je veux dire Barack. Bush aurait du demander à David Rumsfeld si
quelqu’un entre les mains des Etats-Unis était torturé quelque part dans le
monde. Il aurait pu ensuite tenir une conférence de presse comme Obama pour
annoncer la bonne nouvelle - « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">Pas de torture en Amérique
!
». On en rigolerait encore.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Obama a conclu
sa remarque par « Je ne peux
pas entrer dans les détails concernant leurs préoccupations, mais cela a quelque
chose à voir aussi avec la propre sécurité du soldat Manning.
»
(3)


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Mais oui, bien
sûr, Manning est torturé pour son propre bien. Est-ce que quelqu’un peut me
rappeler si le bon vieux George s’est rabaissé à de telles absurdités pour
justifier l’enfer carcéral de Guantanamo ?


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Barack Obama
n’est-il pas gêné par l’atteinte aux droits de l’homme de Bradley Manning, de la
lente dégradation de la santé mentale du jeune homme ?


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">La réponse à
cette question est Non. Le Président n’est pas gêné par ce genre de
choses.


size=2>  style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Comment je le
sais ? Parce que Barack Obama n’est gêné par rien tant qu’il a la possibilité
d’exulter dans son rôle de Président des Etats-Unis, de manger ses hamburgers et
de jouer au basket. Permettez-moi de rappeler ce que j’ai écrit en mai 2009
style="FONT-STYLE: normal; FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-font-style: italic">
Je crains de plus en plus que le problème est que cet homme ne croit vraiment en
rien, et certainement pas lorsque le sujet est controversé. Il a appris il y a
longtemps à prendre position pour éviter le controverse, comment exprimer une
opinion sans prendre clairement parti, à parler avec éloquence pour ne rien
dire, comment communiquer à l’auditoire une ensemble de clichés émouvants, de
platitudes et de slogans. Et ça a marché. Et même bien ! Que pourrait-il bien
arriver, maintenant qu’il est président des Etats-Unis, qui le ferait changer
?
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">
»


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Rappelez-vous que dans son propre livre « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'"> The Audicity of Hope »,
Obama a écrit : « J’ai
présenté un écran blanc sur lequel des gens d’horizons politiques divers ont
projeté leurs propres aspirations
.  »


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Obama est un
produit de marketing. Il est l’exemple même du produit « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'"> Vu à la télé
».
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>L’écrivain Sam Smith a récemment écrit qu’Obama est le
président Démocrate le plus conservateur que nous ayons jamais eu. « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">Dans l’ancien temps, on aurait trouvé
un nom pour lui : Républicain.
»


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">En fait, si John
McCain avant remporté l’élection de 2008, et avait fait exactement la même chose
qu’Obama, les progressistes seraient fous de
rage.
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Je crois qu’Obama est une des pires choses qui soit jamais
arrivée à la gauche américaine. Les millions de jeunes qui l’ont soutenu avec
enthousiasme vont mettre beaucoup de temps à s’en remettre avant de sacrifier à
nouveau leur idéalisme et leur passion sur l’autel du
militantisme.


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Si vous n’aimez
pas la tournure qu’ont pris les choses, la prochaine fois renseignez-vous sur ce
que votre candidat veut dire exactement par « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">changement
».
 


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">[...] 


class=MsoNormal> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Les méchants


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>J’ai écrit à de nombreuses reprises sur les EOD de
l’Amérique – EOD Ennemis Officiellement Déclarés : Mahmoud Ahmadinejad, Hugo
Chávez, Fidel Castro, Daniel Ortega, Hasan Nasrallah, Moammar Gaddafi et
d’autres. A partir du moment que le gouvernement des Etats-Unis fait clairement
savoir qu’un dirigeant étranger particulier ne fait pas partie des Gentils,
qu’il croit que les Etats-Unis ne sont pas un cadeau de Dieu à l’humanité, et
qu’il n’est pas disposé à laisser son pays devenir un état servile, les grands
médias embrayent systématiquement et font tout leur possible pour dénigrer le
dirigeant en question chaque fois que l’occasion leur est offerte. (Si quelqu’un
peut me citer une seule exception à cette règle, je serais curieux de la
connaître.)


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Juan Forero a longtemps été le correspondent en Amérique
latine du Washington Post. Il l’est aussi pour la Radio Publique Nationale. Il
m’arrivait d’envoyer des courriers au Washington Post au sujet de sa manière de
déformer les faits chaque fois qu’il écrivait sur Hugo Chavez et où des erreurs
par omission côtoyaient des erreurs sur commande. Aucun de mes courriers n’a
jamais été publié, alors j’ai commencé à envoyer mes courriers directement à
Forero. Il a répondu une fois qu’il était (en quelque sorte) d’accord avec moi
sur un point que j’avais soulevé et il a laissé entendre qu’il tenterait
d’éviter de telles erreurs à l’avenir. J’ai pu observer une petite amélioration
qui n’a pas duré bien longtemps, puis les habitudes se sont réinstallées. Au
cours des troubles en Libye, il a écrit : « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'"> Chavez a dit que "c’était un gros
mensonge" que les forces de Kadhafi aient attaqué les civils
. »
(7)


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Est-ce que Hugo
Chavez prend tout le monde pour des imbéciles ? Nous avons tous vu et lu les
attaques de Kadhafi contre les civils.
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Mais il se trouve que si vous mettez la main sur la version
originale en espagnol, vous n’avez pas tout à fait le même son de cloche. Selon
l’agence de presse UPI, dans un communiqué en espagnol, Chavez a dit que les
combats en Libye constituaient une guerre civile et que ceux qui étaient
attaqués n’étaient donc pas de simples manifestants ou civils. Ils faisaient
partie d’un des camps dans une guerre civile, ils étaient donc des combattants.
(8)


color=#000080 size=2> 


size=2> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Al Jazeera
en Amérique
 


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Les soulèvements
en Afrique du nord et au Moyen orient ont sérieusement boosté l’audience d’Al
Jazeera, la télévision basée à Doha, au Qatar. Il y a encore peu, les Américains
s’en tenaient éloignés car la chaine était trop souvent associée au Moyen orient
et aux Musulmans, ce qui évidemment à son tour fait penser aux terroristes et au
« terrorisme ». Tout Américain qui se respecte savait que cette station ne
pouvait pas être aussi objective que CBS, CNN, NPR ou Fox News. La station avait
quelques raisons pour être paranoïaque quant à ses bureaux aux Etats-Unis, le
pays des 10 millions de cinglés (dont plus d’un occupe un poste de haut rang
dans le gouvernement). Ses bureaux occupent 6 étages d’un immeuble dans le
centre de la capitale, Washington, mais son nom n’apparaît nulle
part.
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>A présent les grands médias citent la chaîne en anglais
d’Al Jazeera et retransmettent ses images. De nombreux progressistes, y compris
moi, ont pris pour habitude de préférer cette chaîne aux médias US. En général,
les informations sont plus consistantes, les invités plutôt progressistes, et il
n’y a pas de publicité. Cependant, plus je la regarde, et plus je me rends
compte que ses présentateurs et correspondants ne sont pas nécessairement aussi
progressistes que ça.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Un exemple parmi de nombreux que je pourrais citer : le 12
mars, le correspondant d’Al Jazeera, Roger Wilkinson, faisait un reportage sur
le procès à Cuba d’Alan Gross, un Américain arrêté après avoir distribué des
équipements électroniques à des citoyens cubains. Gross étaient entré à Cuba
avec un visa touristique mais se trouvait sur l’île en réalité pour le compte de
Development Alternatives Inc. (DAI), un sous-traitant privé qui travaille pour
l’Agence pour le Développement International (AID, acronyme anglais, souvent
citée comme USAID - NdT), qui est une division du Département d’Etat des
Etats-Unis. Gross agissait donc en tant qu’agent non déclaré au service d’une
puissance étrangère. Wilkinson a raconté cette histoire très controversée avec
tout l’innocence et les déformations dignes des grands médias US. Il a mentionné
au passage que le gouvernement cubain tente de contrôler l’Internet. Que peut-on
conclure d’autre, sinon que le gouvernement cubain veut cacher quelque chose à
son peuple ? Tout comme les grand médias US, Wilkinson n’a pas donné d’exemple
de site internet bloqué par le gouvernement cubain, peut-être pour la simple et
bonne raison qu’il n’y en a pas. Et en quoi consisterait cette terrible réalité
que les Cubains pourraient découvrir sur Internet ? Ironiquement, c’est le
gouvernement des Etats-Unis et les multinationales US qui empêchent l’accès de
l’île à Internet, pour des raisons politiques et en facturant leurs services à
un prix prohibitif pour le Cuba. C’est la raison pour laquelle Cuba et le
Venezuela sont en train d’installer leur propre câble
sous-marin.


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Wilkinson a
parlé du programme d’aide d’USAID destiné à « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'"> promouvoir la démocratie
», mais n’a pas précisé que dans le monde d’USAID et de ses sociétés privées
sous-traitantes – dont celle pour laquelle travaillait Gross – ce terme désigne
en fait « un changement de
régime
». USAID a longtemps joué un rôle subversif dans le monde.
Ecoutons John Gilligan, Directeur d’USAID sous l’administration Carter
:
 


size=2> style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">« style="FONT-STYLE: normal; FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-font-style: italic">
A un moment donné, de nombreux bureaux locaux d’USAID étaient infiltrés de haut
en bas par les gens de la CIA. L’idée était de placer des agents dans toutes les
activités que nous avions à l’étranger, officielles, bénévoles, religieuses...
toutes
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">.
» (9)
style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


size=2> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">USAID n’est
qu’une des nombreuses institutions utilisées par les Etats-Unis depuis plus de
50 ans pour miner la révolution cubaine. C’est pour cela que nous pouvons poser
l’équation suivante : les Etats-Unis représentent pour le gouvernement cubain ce
qu’Al Qaeda représente pour le gouvernement des Etats-Unis. Les lois cubaines
qui concernent les activités comme celles d’USAID et DAI reflètent cette réalité
historique. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est de l’instinct de conservation. Et
aborder un sujet comme celui d’Alan Gross sans prendre compte de cette équation
constitue une grave entorse au journalisme et à l’analyse
politique.
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080 size=2>Il faut espérer que l’affaire Gross servira à calmer les
ardeurs des Etats-Unis pour « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">promouvoir la démocratie »
à Cuba.


color=#002060> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#000080>La politique de Washington – et donc celle de la Grande-Bretagne –
envers Cuba a toujours été le résultat d’une volonté d’empêcher l’île de devenir
un bon exemple d’alternative au capitalisme pour le Tiers monde. Mais les
dirigeants occidentaux ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre, ce qui
peut bien motiver des gens comme les dirigeants cubains et leurs partisans.
Voici ce que révèle un des câbles Wikileaks, daté du 25 mars 2009 : William
Hague, à l’époque député conservateur et chargé des affaires étrangères pour son
parti (dans l’opposition – NdT) faisant son rapport à l’ambassade US à Londres
sur sa récente visite à Cuba. Hague « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'"> a déclaré qu’il était quelque peu
surpris que les dirigeants cubains ne paraissaient pas s’orienter vers une
ouverture du modèle économique à la chinoise, mais qu’ils étaient encore des
"révolutionnaires romantiques"
» Lors de sa conversation avec le
ministre des affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez, « style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">la discussion a abordé la question de
l’idéologie politique, et Hague a dit que les gens en Grande-Bretagne étaient
plus intéressés par le shopping que par l’idéologie
. » (Mon Dieu,
quel magnifique argument en faveur de l’Occident. Rule Britannia ! God Bless
América !) Hague raconte
ensuite que "Rodriguez style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">semblait mépriser cette notion et a
répondu qu’on n’avait besoin du shopping que pour acheter de la nourriture ou
quelques bons livres."
»
 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#002060 size=2>[...]


size=2> style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">William
Blum


size=2> style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">  style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Traduction
« avec tout ça, les magasins sont fermés et le frigo est vide » pour le Grand
Soir par VD avec probablement les fautes et coquilles habituelles.
style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


color=#808080 size=2>1. killinghope.org/bblum6/panam.htm


color=#808080 size=2>2. March 4, 2011, Democratic Party function, Miami, FL, CQ
Transcriptions


color=#808080 size=2>3. Los Angeles Times, March 11, 2011


color=#808080 size=2>4. For this and the previous two examples, see "Jim
DeMint’s Theory Of Relativity : ’The Bigger Government Gets, The Smaller God
Gets’", Think Progress, March 15, 2011


color=#808080 size=2>5. Fox News Sunday, December 19, 2010


color=#808080 size=2>6. Washington Post, September 19, 2001


color=#808080 size=2>7. Washington Post, March 7, 2011


color=#808080 size=2>8. UPI Reporte LatAm, March 4, 2011


color=#808080 size=2>9. George Cotter, "Spies, strings and missionaries", The
Christian Century (Chicago), March 25, 1981, p.321


size=2> style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">William
Blum


size=2> style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">  style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">3
avril 2011
style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> href="http://killinghope.org/bblum6/aer92.html"> style="COLOR: #00b050"> size=2>http://killinghope.org/bblum6/aer92.html style="COLOR: #00b050">


size=2> style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">URL de cet
article 13292
href="http://www.legrandsoir.info/Barack-je-tuerais-pour-un-prix-nobel-de-la-paix-Obama.html"> style="COLOR: #00b050">http://www.legrandsoir.info/Barack-je-tuerais-pour-un-prix-nobel-de-la-paix-Obama.html style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 6pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Cette liste est gérée par des membres du Comité de Surveillance OTAN.


style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 6pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Les opinions éventuellement exprimées n'engagent que les auteurs des
messages, et non le CSO.


align=center>



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt">




style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 14pt"> color=#000080>1 Lutte pour la libération du territoire


Analyse style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: maroon; FONT-SIZE: 13.5pt">

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: maroon; FONT-SIZE: 13.5pt">

color=#008080 size=4>On attend toujours les preuves des prétendus 6000 morts


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt"> color=#000080>Bonjour à toutes et à tous,


On
attend toujours les preuves des prétendus 6000 morts en Libye dont on nous a
tant parlé il y a plusieurs semaines.


Cela
ressemble à une propagande mensongère dans le plus pur style Timisoara
!


Il n’y
a pas eu de soulèvement populaire pour le départ de Mouammar Kadhafi,
contrairement à ce qu’on nous dit. Les agents de l’impérialisme ont eu beau
(comme en Syrie) manipuler pendant des semaines Facebook et Twitter, qui tous
les deux appartiennent à la CIA, ils n’ont jamais réussi à provoquer un
raz-de-marée humain de contestation comme en Tunisie ou en Égypte (où ce
raz-de-marée était d’ailleurs spontané). Il n’y avait quasiment personne à ces
faux rendez-vous de manifs en Syrie ou en Libye postés sur Facebook et Twitter
par la CIA. On nous l’a avoué au tout début, en nous prétendant que s’il n’y
avait personne, c’était parce que ces "régimes" étaient extrêmement "policiers"
(contrairement à la Tunisie et à l’Égypte, peut-être ? Ils se foutent de nous
!).


Donc,
pour provoquer ou tenter de provoquer un changement dans ces pays (Libye et
Syrie), ils ont dû procéder autrement.


size=2>C’est-à-dire en présentant comme "manifestations pacifiques" des attaques
ultra-violentes de divers lieux stratégiques. Attaques militairement
armées
pour forcer le "régime" ennemi à entrer dans un cycle violent de
répression-mobilisation avec morts à l’appui afin de pouvoir "démontrer" sa
prétendue ignominie vis-à-vis de "manifestations" présentées comme étant
soit-disant "pacifiques" alors qu’elles étaient ultra-violentes.


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Cette
technique est expliquée ici plus en détail :
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


href="http://mai68.org/spip/spip.php?article2532" target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast"> color=#000080>http://mai68.org/spip/spip.php?article2532 style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Il
faut bien sûr savoir aussi comment l’impérialisme s’y prend pour envahir un pays
en prétendant le sauver :
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


href="http://mai68.org/spip/spip.php?article2362" target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast"> color=#000080>http://mai68.org/spip/spip.php?article2362 style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">


Dans
le spectacle, quand on fait la guerre à un pays, comme en ce moment à la
Libye, il faut que cela apparaisse comme étant une opération
humanitaire.


Et là,
ils osent nous dire qu’ils vont utiliser l’armée pour faire de l’humanitaire sur
le sol Libyen ? Ils se moquent de nous !


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Voici
un exemple d’opération militaire camouflée en opération humanitaire
:
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


href="http://mai68.org/spip/spip.php?article2364" target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast"> color=#000080>http://mai68.org/spip/spip.php?article2364 style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">


C’est
ça qu’ils veulent rééditer en Libye, mais avec en plus des mercenaires, des
agents spéciaux, des militaires, des instructeurs, etc. pour aider et
diriger la prétendue "insurrection" soit-disant "libyenne".


color=#000080>Merci pour votre atention,
Meilleures
salutations,


class=titrecar0> style="FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin"> color=#009357>do style="FONT-SIZE: 10pt">

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">
align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">



align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt">OTAN

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt">

style="COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt; mso-bidi-font-family: arial">L'Otan
enquête sur une possible bavure après la mort de civils.

style="COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt; mso-bidi-font-family: arial">

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Ndlr :
La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage
le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray">

style="mso-bidi-font-family: arial">

style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Neuf rebelles libyens et quatre civils ont été tués par un raid aérien de
l'Otan vendredi soir dans la région de Brega (est), a affirmé samedi un proche
des rebelles qui parle d'une "erreur" de son propre camp.
L'Alliance
atlantique, qui a pris le commandement des opérations militaires en Libye jeudi,
a immédiatement annoncé qu'elle "examinait" les informations sur cette possible
bavure. Selon un responsable politique de la ville d'Ajdabiya chargé des
relations avec les insurgés, un avion de la coalition a ouvert le feu à une
quinzaine de km à l'est de la ville pétrolière de Brega sur un convoi de cinq ou
six véhicules, dont une ambulance.
Le pilote a sans doute pensé avoir été
visé par un rebelle qui a tiré en l'air à la mitrailleuse avec des balles
traçantes, en signe de joie, a précisé le responsable, Issa Khamis.


size=2> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Neuf
opposants armés ont trouvé la mort dans cette frappe, ainsi que les quatre
occupants de l'ambulance, le conducteur et trois étudiants en médecine de
Benghazi (est), selon lui. "C'est une erreur du rebelle, les avions ont cru
qu'on leur tirait dessus et ils ont tiré sur le convoi", a expliqué à l'AFP M.
Khamis.
Moustapha Gheriani, un porte-parole du Conseil national de
transition (CNT), organe représentatif des rebelles, s'est également montré très
prudent, soulignant qu'il n'avait "pas de confirmation" que les 13 victimes
aient été tuées par une frappe aérienne. "Des dommages collatéraux sont
possibles", a-t-il souligné devant des journalistes à Benghazi. "Nous sommes
prêts à les accepter. C'est une guerre. Nous regrettons qu'il puisse y avoir des
morts".
Entre Brega et Ajdabiya
A Bruxelles, un responsable de l'Otan a
expliqué à l'AFP que l'Alliance devait vérifier "s'il y avait des avions de
l'Otan à cet endroit à ce moment-là". La frappe est survenue sur la route entre
Brega et Ajdabiya, peu avant ou après une autre attaque aérienne contre un
convoi de l'armée loyaliste qui a provoqué la mort de sept soldats de l'armée
libyenne et détruit une dizaine de véhicules sur la même route, selon un
journaliste de l'AFP.
La région de Brega est le théâtre depuis trois jours
de violents combats entre les forces fidèles au colonel Kadhafi et les insurgés.
Après avoir reculé vers l'est en début de semaine sous la pression des
loyalistes, les rebelles ont semblé regagner du terrain depuis vendredi soir,
avec l'aide de frappes de la coalition. Ils ont même affirmé samedi matin avoir
repris le contrôle de la ville. Samedi en fin d'après-midi toutefois, les
combats se poursuivaient autour de Brega, où il était impossible de savoir qui
contrôlait quoi.
Les rebelles assuraient toujours tenir les installations
pétrolières, tout en les visant au lance-roquettes multiples, selon un
journaliste de l'AFP sur place. Mercredi et jeudi déjà, de violents combats
avaient eu lieu autour de Brega. Huit membres de deux familles différentes ont
péri dans le hameau d'Argoub, au sud de la ville, a indiqué le Dr Issam Abou
Harba, urgentiste à l'hôpital d'Adjdabiya, plus à l'est. Les circonstances de
leur mort restent obscures. "Mais ce qui est sûr, c'est que les soldats de
Kadhafi se cachent parmi les maisons pour échapper aux raids aériens", dit-il.
"J'ai appelé hier un habitant de Brega: il m'a dit que des pick-up pleins de
soldats avaient passé la nuit dans une ruelle contre sa maison".
A plusieurs
centaines de kilomètres à l'ouest, un autre front continuait de faire rage:
Misrata (à quelque 200 km à l'est de Tripoli), ville tenue par les rebelles et
cible de tirs d'obus de chars et de roquettes. Ces tirs ont fait 28 morts en
trois jours selon la rébellion. Vendredi, Tripoli a sèchement rejeté les
conditions posées par le CNT, organe de direction de la rébellion, pour un
cessez-le feu: liberté de parole pour les Libyens vivant dans l'ouest contrôlé
par l'armée et surtout le retrait de celle-ci des villes sous son contrôle.

Le même jour, la coalition internationale a mené des raids sur des positions
des forces loyalistes dans les régions d'El-Khoms (est) et d'El-Rojban
(nord-ouest), selon la télévision d'Etat. Des responsables du Pentagone ont de
leur côté confirmé à l'AFP que l'US Army commencerait à retirer ses avions de
combat et ses missiles du théâtre des opérations à partir de ce week-end. Les
Etats-Unis veulent s'en tenir, comme prévu, à un rôle de soutien, l'Otan ayant
pris jeudi la direction des opérations assumées depuis le 19 mars par la
coalition menée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.
Entretemps,
trois des huit avions de combat JAS Gripen que la Suède dépêche pour participer
aux opérations de l'Otan ont décollé samedi à destination de la Sardaigne. Comme
les cinq Gripen et le C-130 Hercules suédois attendus dimanche, ces appareils ne
participeront pas aux frappes au sol.
Accord des ‘insurgés’ avec le
Qatar
Alors que le débat sur l'armement des rebelles divise la communauté
internationale, les insurgés ont passé un accord avec le Qatar pour
commercialiser le pétrole brut des zones qu'ils contrôlent. En échange, ils
obtiendront nourriture, médicaments et carburant, a indiqué vendredi un
responsable des insurgés à Benghazi, leur bastion dans l'Est. (afp)
style="mso-bidi-font-family: arial">


size=2> style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">reuters style="mso-bidi-font-size: 10.0pt"> ; style="COLOR: teal; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">ap style="COLOR: teal; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> 


style="FONT-SIZE: 10pt">02/04/11 17h12 style="mso-bidi-font-family: arial"> size=2> 


href="wlmailhtml:/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1244862/2011/04/02/Tripoli-refuse-un-cessez-le-feu-l-Otan-prend-le-relais.dhtml"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Lire aussi: Tripoli refuse un cessez-le-feu, l'Otan prend le
relais
style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">  style="mso-bidi-font-family: arial">


href="wlmailhtml:/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1244500/2011/04/01/Une-strategie-d-exil-pour-Kadhafi-discutee-a-Londres.dhtml"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Lire aussi: "Une stratégie d'exil pour Kadhafi discutée à
Londres"
style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">  style="mso-bidi-font-family: arial">


href="wlmailhtml:/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1244441/2011/04/01/Les-forces-de-Kadhafi-font-reculer-les-rebelles.dhtml"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Lire aussi: Les forces de Kadhafi font reculer les
rebelles
style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">  style="mso-bidi-font-family: arial">


href="http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1245019/2011/04/02/L-Otan-enquete-sur-une-possible-bavure-apres-la-mort-de-civils.dhtml"> size=2> style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1245019/2011/04/02/L-Otan-enquete-sur-une-possible-bavure-apres-la-mort- style="COLOR: red; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">de-civils.dhtml


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt">




style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">


align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt">Europe


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 14pt">1
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 14pt">Belgique
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 14pt">


color=#008080 size=4> style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-fareast-language: en-us; mso-fareast-font-family: calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: fr; mso-bidi-language: ar-sa"> color=#808080 size=4>Le PS demande une stratégie de sortie et en appelle aux
organisations régionales
.

color=#008080 size=4> style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-fareast-language: en-us; mso-fareast-font-family: calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: fr; mso-bidi-language: ar-sa">

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Ndlr :
La publication de l'article  ne signifie nullement que
la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme
information.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray">


size=2> style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-fareast-language: en-us; mso-fareast-font-family: calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-ansi-language: fr; mso-bidi-language: ar-sa">Une
conférence de coordination politique réunissait, ce mardi 31 mars 2011 à
Londres, plusieurs dizaines de représentants d’Etats et d’organisations
internationales pour dégager les grandes lignes politiques relatives à
l’intervention en Libye.
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="mso-bidi-font-family: arial"> color=#002060> Ces représentants forment ce que
l’on appelle désormais le «groupe de contact». Malgré son invitation, l’Union
africaine n’était pas représentée. Face à ce constat, le PS s’inquiète de
l’absence de cette organisation, dont l’appui était un élément fondamental de
l’accord intervenu au Parlement concernant l'intervention belge en
Libye.


style="mso-bidi-font-family: arial">Le PS
demande une application stricte de la résolution 1973 de l’ONU, qui vise«un
dialogue qui débouche sur les réformes politiques nécessaires à un règlement
pacifique et durable» de la crise. Par la voie de cette résolution, l’ONU
réaffirme également «son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance,
à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale» de la Libye. La résolution
autorise donc les Etats à intervenir pour protéger les populations et les zones
civiles menacées, «tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation
étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du
territoire libyen».


style="mso-bidi-font-family: arial">Pour le PS,
la meilleure manière de résoudre un conflit reste la voie diplomatique. Dans le
cas de la Libye, l’usage de la force est une décision qui a été prise en dernier
recours face à une situation de conflit
interne.


style="mso-bidi-font-family: arial">C'est
pourquoi le PS appelle, à nouveau, le «groupe de contact» à définir le plus
rapidement possible une stratégie de sortie de crise.


style="mso-bidi-font-family: arial">Le PS
insiste également pour que l’Union européenne mette rapidement en place une
action à orientation humanitaire pour aider les populations civiles, qui restent
la première priorité.


class=gris> size=2>31/03/2011 style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 14pt">






style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">




style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">2 Médias
et
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt">
Manipulation de l’opinion
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt"> /
Vidéos
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: black; FONT-SIZE: 13.5pt">

style="COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10.5pt; mso-bidi-font-family: arial"> color=#008080 size=4>2-1 Julie Lévesque :   style="mso-bidi-font-size: 20.0pt">Libye : Les médias
et la propagande en faveur de la rébellion.
style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial">


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Depuis le
début de la crise en Libye les médias ont de toute évidence un parti pris pour
le camp des rebelles. On semble se fier davantage à ce que dit la rébellion et
mettre en doute les affirmations du gouvernement
libyen.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Vérifier
la véracité de déclarations n’a rien de répréhensible, au contraire : cette
vérification devrait être systématique. Y compris dans le cas des gouvernements
occidentaux et des rebelles de tout acabit. Pourtant les médias ne font preuve
de pratiquement aucun scepticisme quant aux prétentions des rebelles libyens et
des gouvernements « bienveillants » qui se portent à leur défense.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>La
scène de l'Hôtel Rixos


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>L'exemple
le plus frappant est celui de la scène de l'Hôtel Rixos à Tripoli. Le 26 mars
dernier, Eman al-Obeidi s'est présentée à cet hôtel où logent les journalistes
étrangers pour accuser des soldats du régime libyen de l'avoir violée et
torturée.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Dit-elle la vérité? Peut-être. Toutefois, dans les premiers
reportages cette question n'était pas soulevée par les journalistes. Ces
derniers ont pour la plupart vu dans cet incident une preuve de la cruauté du
régime libyen.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Dans les
exemples ci-dessous, le choix des mots donne une aura de crédibilité au
témoignage de la femme inconnue tout en démontrant de la méfiance à l’égard des
autorités libyennes.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Mais les journalistes n'avaient qu'un seul souci: quel sort sera
réservé à la jeune femme?


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Esquivant les questions sur ce « cas », il a affirmé qu'il
n'avait pas d'assez éléments sur l'« incident », assurant que la femme
allait être « traitée conformément à la loi ». ( href="http://www.liberation.fr/monde/01012327987-une-jeune-femme-violee-tente-de-temoigner-devant-les-journalistes-a-tripoli"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Une
jeune femme violée tente de témoigner devant les journalistes à
Tripoli
, AFP/Le Monde, 26 mars 2011.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>
Une
femme a fait irruption samedi dans l’hôtel de Tripoli où logent les journalistes
étrangers. Avant d’être expulsée sans ménagement, elle a pu raconter des bribes
de sa terrible histoire […] Dans l’hôtel, le terrible témoignage provoque une
bousculade. Un employé de l’établissement menace Eman d’un couteau et lui lance:
«Traîtresse!» Bientôt, les sbires du régimes (sic) interviennent pour tenter de
faire taire l’opposante. Eman est évacuée sans ménagements, tandis que les
hommes de Kadhafi affirment que la jeune femme est une «malade mentale». (Adrien
Gaboulaud, href="http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Eman-al-Obeidi-une-femme-qui-brise-le-silence-en-Libye-265405/"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Libye: Eman
al-Obeidi, celle qui brise le silence
, Paris Match, 29
mars 2011.
style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>C’est
l’auteure qui souligne
lang=FR-CA>.) 


size=2> lang=FR-CA>Dimanche 27 mars, le gouvernement affirme avoir libéré la femme. Si
les médias rendent compte de leur difficulté à enquêter sur le cas, ils estiment
aussi que le témoignage est crédible. “CNN n’a pas pu vérifier de façon
indépendante le témoignage d’Eman Al-Obeydi, mais ses blessures semblaient
cohérentes avec ce qu’elle disait”, explique la télévision états-unienne sur son
site. Le New York Times renchérit : “Son expérience correspond aux rapports de
longue date sur les abus des droits de l’homme en Libye sous le gouvernement
Kadhafi.” (Jerome Delay, href="http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/03/28/libye-confusion-autour-dun-viol/"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Libye -
Confusion autour d’un viol collectif
, Le Monde, 28 mars
2011.
lang=FR-CA>C’est l’auteure qui souligne style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>.)
 


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Même
Al-Jazira a choisi son camp. Dans
href="http://www.youtube.com/watch?v=QKowBBKRVps"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">cette
vidéo
, la journaliste ne
démontre aucun signe d’impartialité :


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>L’histoire retentissante de viol et d’abus d’Eman al-Obeidi aux
mains des milices de Kadhafi a choqué les journalistes présents, mais la
réaction des gardiens de sécurité du gouvernement libyen et du personnel de
l’hôtel a accentué le désarroi. Une serveuse a brandi un couteau de table vers
elle et l’a accusée d’être une « traitresse ».
 


size=2> lang=FR-CA>Alors que des représentants du gouvernement essayaient de la faire
taire et de l’emmener, elle a crié : « Ils disent qu’ils m’emmènent à l’hôpital,
mais en réalité ils m’emmènent en prison ». Ensuite la manipulation du
gouvernement a commencé. Le porte-parole [du gouvernement] a dit qu’elle était
saoule et souffrait de maladie mentale et qu’elle n’était pas avocate, tel
qu’elle l’affirmait, mais une prostituée, et, dernière fausse déclaration,
qu’elle était à la maison, en sécurité avec sa famille. En fait, elle était à
nouveau sous la garde des forces de Kadhafi, mais, déjà sa famille se battait
pour elle.
(Anita
McNaught,
href="http://www.youtube.com/watch?v=QKowBBKRVps" target=_new> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Anger over detention of Libyan woman
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, Al Jazeera English, 28 mars 2011.
lang=FR-CA>C’est l’auteure qui souligne style="mso-ansi-language: fr-ca"
lang=FR-CA>.)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Malgré la horde de photographes et de caméramans, il ne semble pas
y avoir d’image disponible du couteau de table, brandi tantôt par un homme,
tantôt par une femme selon les reportages, ni des blessures sanglantes de la
présumée victime évoquées par de nombreux
médias. 


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>On
dit par ailleurs qu’elle est emmenée « sans ménagement », mais on le voit bien
dans la vidéo, un homme tient son bras, elle n’est ni menottée, ni cagoulée, ni
traînée de quelque façon. Les manifestants pacifiques aux réunions du G20 sont
d’ordinaire traités bien plus brutalement dans les pays dits « démocratiques »,
comme cela fut le cas à Toronto au Canada lors de la plus récente
réunion.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>La
journaliste poursuit :  


size=2>En
entrevue avec la chaîne arabe d’Al-Jazira, ses parents montrent une photo d’elle
avec son diplôme en droit lors de sa graduation. (Ibid.
style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>C’est
l’auteure qui souligne
lang=FR-CA>.) 


size=2> lang=FR-CA>Pourtant, on nous montre sa mère avec une simple photo d’elle sans
diplôme.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> La révélation suivante du Washington Post aurait dû
semer le doute dans les médias quant au témoignage d’Eman al-Obeidi
:


size=2> lang=FR-CA> Selon le Washington Post, « Hasan Modeer, un rebelle
activiste qui était avec la mère de Mme Obaidi à Tobruk a déclaré qu’un
représentant du gouvernement avait appelé Ahmed à 3 heure du matin dimanche pour
demander à la mère de persuader sa fille de changer sa version des faits ».
(Tara Bahrampour et Liz
Sly,
href="http://www.washingtonpost.com/world/libyan-woman-offers-glimpse-into-workings-of-gaddafi-government/2011/03/26/AFNppLkB_story.html?hpid=z1"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Libyan government offered money to appease Iman al-Obaidi, woman in
rape-claim case, mother says
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, Washington Post, 27 mars 2011.
lang=FR-CA>C’est l’auteure qui souligne style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>.)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2> Si cette femme a des liens avec les rebelles, il se peut que
cette histoire soit un événement fabriqué, une opération psychologique destinée
à galvaniser l'opinion publique mondiale en faveur de l’intervention de l’OTAN
et à diaboliser le régime libyen, à l'instar de
href="http://www.youtube.com/watch?v=LmfVs3WaE9Y&feature=related"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Nayirah
al-Sabah
, durant la guerre du
Golfe.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Cette Koweïtienne avait fait un témoignage émouvant
devant le Congressional Human Rights Caucus des États-Unis sur des atrocités
apparemment commises par le régime irakien. Il s'est avéré par la suite que
cette jeune femme était la fille de l'ambassadeur du Koweït aux États-Unis et
que son témoignage n'était que pure fantaisie.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Pourquoi donc les médias prennent-ils parti pour la
rébellion en Libye? Est-ce volontaire ou non? Ce qu’il y a de plus dérangeant
dans ce favoritisme, c’est qu’on ne cesse de nous parler des rebelles, mais on
ne nous a jamais dit qui sont ces rebelles libyens!


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


size=2>Les
rébellions armées et les « interventions humanitaires
»


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Alors, qui sont-ils ces rebelles? Qui les arme? Qui les
finance? Quels sont leurs intérêts? Ont-ils des liens avec des pays étrangers?
Bref, on semble n’avoir qu’une vague idée de la nature de cette rébellion armée,
et, pourtant, on la défend dans la presse occidentale, au même titre que les
soulèvements populaires non armés en Tunisie et en
Égypte.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Si l’on regarde un tant soit peu en arrière, on peut se
poser les questions suivantes : s’agit-il du même genre de rebelles que ceux qui
ont été armés et financés par la CIA en Haïti et qui ont contribué au
renversement en 2004 de Jean-Bertrand Aristide, président élu avec une majorité
d’environ 70 % et aux tendances socialistes et anti-impérialistes? (Voir Julie
Lévesque, href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22007"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">L’ingérence
étrangère en Haïti : quelle démocratie?
,
Mondialisation.ca, 19
novembre 2010)


size=2> lang=FR-CA> Ou peut-être sont-ils du même type que les Contras du
Nicaragua, ces « combattants de la liberté », défendus par le gouvernement
Reagan dans les années 1980, armés et financés par la CIA, et qui tentèrent de
mettre fin à la révolution sandiniste, elle aussi socialiste et
anti-impérialiste?
lang=EN-US>(Voir Philip Agee, lang=FR-CA> href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=955"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>How United States Intervention Against Venezuela
Works
lang=EN-US>, Global
Research, 15 septembre 2005)


size=2> lang=EN-US>  lang=FR-CA>Ces exemples ne semblent pas faire partie de la mémoire médiatique,
dont on peut sérieusement douter de l’existence. La seule comparaison que l’on
nous sert est celle avec le Kosovo. Pourtant, là aussi, l’histoire se répète :
l’Armée de libération du Kosovo a été armée et financée entre autres par la CIA.
(Voir Michel Chossudovsky, href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10476"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">La
déstabilisation de la Bolivie et l’option Kosovo
,
Mondialisation.ca, 7 octobre 2008)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Mais comme la vérité peine à faire son chemin dans les
têtes bien pensantes de la presse occidentale, l’intervention des États-Unis et
de l’OTAN au Kosovo est un exemple de « guerre humanitaire » à suivre pour
éviter des « massacres ».


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2> Or, quiconque a étudié au minimum l’éclatement de la
Yougoslavie, sait que le but ultime de cette intervention était de diviser pour
régner, d’éliminer une économie socialiste fonctionnelle, aujourd’hui scindée en
petites entités capitalistes criblées de dettes, faisant ainsi le bonheur des
grandes institutions financières de ce monde. Les Serbes ont été accusés d’avoir
commis des massacres alors que la violence dont ils ont été victimes a été et
demeure largement ignorée. (Voir
href="http://www.srebrenica-project.com/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=1&Itemid=2"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Srebrenica
Historical Project
color=#000080>)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


size=2>Il
y a eu le « boucher de Bagdad », le « boucher de Belgrade » et aujourd’hui c’est
le « boucher de Tripoli ». Toujours la même tactique. Toujours les mêmes
sauveurs. Toujours, on n’y voit que du
feu.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> La version officielle de ce genre d’intervention a
hérité du nom de « guerre » ou « intervention humanitaire », que d’autres
qualifient à juste titre d’« impérialisme humanitaire ». Rappelons-nous : les
États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Ceux qui interviennent à l’étranger ne le font pas pour
sauver des peuples, mais leurs intérêts économiques et la presse se garde bien
de nous expliquer la lutte de pouvoir entre les États occidentaux au pays de
Kadhafi, la plus grande richesse pétrolière africaine. (Voir Michel
Chossudovsky, href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23869"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">L’«
Opération Libye » et la bataille du pétrole : Redessiner la carte de
l’Afrique
, Mondialisation.ca, 22 mars
2011)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> En 2001, peu après l’intervention de l’OTAN en
Yougoslavie, le concept orwellien de « responsabilité de protéger » a été
développé sous l'égide de la Commission internationale de l'intervention et de
la souveraineté des États, une initiative du gouvernement canadien.


size=2> lang=FR-CA>Après avoir diabolisé à outrance le chef libyen, les médias se sont
empressés de promouvoir la fameuse doctrine du « devoir de protéger » pour venir
en aide au peuple libyen, doctrine prônée aussi par les dirigeants en faveur
d'une intervention armée aux côtés des rebelles, dont on ne nous révèle toujours
pas l'identité.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>La ligue arabe, qui s’est prononcé le 13 mars en faveur d’une zone
d’exclusion aérienne pour « protéger les civils », compte de nombreux alliés des
États-Unis, dont le Yémen, Bahreïn et l’Arabie Saoudite, qui sont loin d’être
des exemples de démocratie. L’Union africaine s’est pour sa part opposée à une
intervention de l’extérieur.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Plutôt que de remettre en question les raisons de cette
intervention et les intérêts de ses partisans, les grands médias ont préconisé
l'ingérence, sans savoir qui est à l'origine de la rébellion armée.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>La plupart des tyrans trouvent des prétextes nobles pour massacrer
ceux qui les contestent. Kadhafi, lui, affirme sans la moindre gêne son
intention de déclencher un carnage illimité. À ses yeux, aucun prix n'est trop
élevé pour se maintenir au pouvoir.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Au moins, c'est clair. Il n'est plus possible de prétendre que la
menace qui plane sur le peuple libyen est le fruit d'une oeuvre de propagande.
Plus possible, non plus, de faire semblant que l'on ne sait pas ce qui nous
attend, comme on l'a fait pour le Rwanda ou la
Bosnie.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Avec son massacre annoncé, le sinistre colonel crée un précédent.
Et place la communauté internationale devant un dilemme délicat: jusqu'où
faut-il aller pour empêcher le bain de sang?
[…]


name=maincontent> size=2>  lang=FR-CA>[L]e cas de la Libye s'apparente plutôt à celui du Kosovo, où l'OTAN
avait déclenché une offensive militaire, en 1999, pour protéger la population
contre le pouvoir serbe. […]


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>C'est d'ailleurs dans la foulée de cette opération que l'ONU avait
commencé à explorer un nouveau concept: celui de la « responsabilité de protéger
».


name=maincontent1> color=#000080 size=2>Mais si le tyran de Tripoli continue à massacrer son
peuple, tôt ou tard, le monde aura l'occasion de tester le beau principe de la «
responsabilité de protéger ». Car si on ne le fait pas dans ce cas-ci, c'est
qu'on ne le fera jamais. (Agnès Gruda, href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201103/05/01-4376393-le-devoir-de-proteger.php"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Le devoir
de protéger
, Cyberpresse, 5 mars 2011.
size=2> style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>C’est
l’auteure qui souligne
lang=FR-CA>.)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


size=2> lang=FR-CA>Cette doctrine de la « liberté de protéger » existe. Elle a été
promue par le gouvernement canadien, à l’ONU, il y a quelques années. Pourtant,
aujourd’hui, ni le gouvernement Harper, ni le chef du parti qui a conçu cette
doctrine, Michael Ignatieff du PLC, ne proposent de l’utiliser pour protéger le
peuple libyen contre le tyran qui promet « des rivières de sang
».


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>Heureusement, il s’est produit ce samedi un événement étonnant. Une
organisation internationale à laquelle le Canada ne participe pas a eu la
décence “d’assurer un soutien immédiat et continu au peuple libyen (…) face aux
dangereuses violations et aux crimes des autorités libyennes, lui faisant perdre
leur légitimité”. Cette organisation de démocrates conséquents a réclamé, sans
la nommer, l’application du principe de “responsabilité de protéger” en
réclamant du Conseil de sécurité de l’ONU l’imposition d’une zone d’exclusion
aérienne sur la Libye […] (Jean-François Lisée, href="http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/mais-ou-est-donc-la-responsabilite-de-proteger/8086/"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Mais où est
donc la « responsabilité de protéger »
, L’actualité, 13 mars
2011.
style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>C’est
l’auteure qui souligne
lang=FR-CA>.)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Ici les
deux auteurs font erreur. En réalité, c’est le fils de Kadhafi, Seïf Al-Islam,
qui a parlé de « rivières de sang » et cette image choc, prise hors contexte,
sert bien la propagande interventionniste.
href="http://www.youtube.com/watch?v=m5plh7WrrhM"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Il a dit
auparavant
: « Nous
envisageons comme dernière solution […] de nous en remettre tous aux armes, nous
allons armer 5 millions de Libyens, la Libye n’est ni la Tunisie ni l’Égypte […]
Des rivières de sang couleront […] »


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


size=2> lang=FR-CA>N’est-il pas insensé qu’un gouvernement contesté par un soi-disant
soulèvement populaire se propose d’armer 5 millions de citoyens alors que son
pays en compte 6,5 millions? Les médias n’ont fait que souligner la « promesse »
de « faire couler des rivières de sang », ce qui donne l’impression que les
forces militaires du régime se lanceront dans une folie meurtrière contre une
population sans défense.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>La
propagande guerrière 


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Dans un
article intitulé «
href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23995"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Les règles de la
propagande de guerre
», le
journaliste belge Michel Collon détaille la couverture des guerres par les
médias occidentaux et les « règles incontournables de la "propagande de guerre"
» : diaboliser l’ennemi; omettre le contexte géographique et historique; cacher
les véritables intérêts; et éviter d’évoquer les manipulations médiatiques du
passé. Le cas qui nous préoccupe en est un exemple
patent. 


size=2> lang=FR-CA>Certes, Mouammar Kadhafi n'est pas un enfant de cœur. Mais George W.
Bush l'était-il davantage? Qui, des deux dirigeants, a plus de sang sur les
mains? Sous le règne de George W. Bush, personne n'a jamais proposé d'envahir
les États-Unis pour les empêcher d'aller massacrer les Irakiens ou les Afghans.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Et si une rébellion armée avait lieu dans un pays
occidental, que feraient les dirigeants? Si, lors de manifestations pacifiques,
la présence policière y est démesurée, on peut facilement imaginer la réaction
face à une rébellion armée.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Aussi, il convient de noter que les Occidentaux ont
tenté plus d'une fois d'assassiner le colonel Kadhafi. L'une de ces tentatives a
d'ailleurs causé la mort d'une de ses filles. Qu'adviendrait-il si l'enfant d'un
chef d'État occidental était tué par des forces
arabes?


size=2> lang=FR-CA>Cette diabolisation de Kadhafi est une tactique de guerre
psychologique ayant été utilisée plus d'une fois pour mobiliser l'opinion
publique en faveur d'interventions armées. Les médias se font par ailleurs très
discrets sur les faits concernant la Libye : son indice de développement humain
et son PIB supérieurs à tous les pays africains, la qualité des programmes
sociaux, etc.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Lorsque l'on regarde le portrait d'ensemble et le
contexte historique des interventions humanitaires, il est clair que cet assaut
de l'OTAN sur la Libye n'a rien à voir avec la protection des civils libyens.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2> Le secrétaire étasunien à la Défense Robert Gates l'a lui-même
avoué en entrevue à
href="http://www.msnbc.msn.com/id/3032608/#42293806"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Meet the
Press
: les États-Unis sont
en Libye pour protéger leurs intérêts : « Non, la Libye n'est pas un intérêt
crucial pour les États-Unis, mais nous avons évidemment des intérêts là-bas et
[la Libye] fait partie de la région qui constitue un intérêt crucial pour les
États-Unis. »


size=2>Cet
aveu ne peut être plus clair : nous avons des intérêts au Moyen-Orient et c'est
pourquoi nous intervenons en Libye, pour protéger nos intérêts au
Moyen-Orient.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Si le secrétaire étasunien à la Défense admet que son
pays intervient en Libye pour protéger ses intérêts, comment peut-on encore
parler d'intervention humanitaire? Et ces rebelles que l'on se propose d'armer,
quand osera-t-on avouer que ceux-ci entretiennent des liens avec les services de
renseignements occidentaux et Al-Qaïda?


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Rebelles, Al-Qaïda, MI6,
CIA 


size=2> lang=FR-CA>Voici un article du Guardian datant de 2002. Cette information est
disponible depuis presque 10 ans, mais les médias n’ont pas cru bon en faire
mention :


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Les services de renseignements britanniques ont payé une
grosse somme d’argent à une cellule d’Al-Qaïda en Libye pour tenter d’assassiner
en vain le colonel Kadhafi en 1996. Ils ont par ailleurs déjoué auparavant des
tentatives de traîner Oussama ben Laden devant la
justice.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Les dernières affirmations voulant que le MI6 ait des
liens avec le Groupe islamique combattant [Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah
bi-Libya], lié à un fidèle lieutenant de ben Laden, seront embarrassantes pour
le gouvernement, lequel a qualifié des déclarations similaires de l’officier
renégat David Shayler de « pure fantaisie ».


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Ces allégations ont émergé dans le livre href="http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:Hv2Ruf59jWUJ:www.ben-laden-la-verite-interdite.com/+Ben+Laden,+la+v%25C3%25A9rit%25C3%25A9+interdite&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=ca&source=www.google.ca"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Ben Laden,
la vérité interdite
, publié aux États-Unis par deux experts du
renseignement français. Ceux-ci révèlent que le premier mandat d’arrêt
d’Interpol contre ben Laden a été émis par la Libye en mars
1998.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Selon les journalistes Guillaume Dasquié et Jean-Charles
Brisard, conseiller du président Chirac, les agences de renseignements
britannique et étasunienne ont caché le fait que le mandat d’arrêt provenait de
la Libye et ont minimisé la menace. Cinq mois après l’émission du mandat,
Al-Qaïda a tué plus de 200 personnes dans les attentats au camion piégé ciblant
les ambassades des États-Unis au Kenya et en
Tanzanie.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2>


size=2> lang=FR-CA>Selon les auteurs, la résistance des agences de renseignements
occidentales devant les inquiétudes libyennes peut s’expliquer par la
participation du MI6 au complot de coup d’État d’Al-Qaïda.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>(Martin Bright, style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> href="http://www.guardian.co.uk/politics/2002/nov/10/uk.davidshayler"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>MI6 'halted bid to arrest bin Laden'
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, Guardian, 10 novembre 2002)


style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> color=#000080>  style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080>Alors que Kadhafi était la risée des médias lorsqu’il a accusé
Al-Qaïda d’être derrière la rébellion, le 28 mars dernier le commandant des
forces de l'OTAN a timidement confirmé, sans faire l’objet de dérision, que le
réseau manipulait les insurgés :


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Depuis le début de l'insurrection en Libye, Mouammar
Kadhafi accuse Al-Qaïda et Oussama ben Laden. Il a ainsi affirmé à plusieurs
reprises que le réseau terroriste manipule les insurgés. Ce mardi, James
Stavridis, le commandant des forces de l'Otan en Europe, a en partie confirmé
ces affirmations.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> size=2> Lors d'une audition devant le Sénat américain, il a en effet
expliqué que des informations du renseignement évoquaient les signes d'une
présence d'Al Qaïda, voire du Hezbollah libanais, parmi l'opposition libyenne.
Il a néanmoins tempéré en soulignant qu'il ne disposait pas « de détails
suffisants » pour dire si cette présence était « significative ou non ».
(
href="http://lci.tf1.fr/monde/afrique/libye-l-otan-admet-que-l-opposition-serait-infiltree-par-al-qaida-6332979.html"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">Libye : l'Otan
admet que l'opposition serait infiltrée par Al-Qaïda
size=2>, TF1, 29 mars 2011)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> color=#000080> Donc, même si les Occidentaux admettent la présence
d’Al-Qaïda auprès des rebelles, ils optent quand même pour une intervention en
leur faveur.


size=2> lang=FR-CA>Pour ajouter à la tournure kafkaïenne des événements, le Conseil
national de transition (CNT), représentant de l'opposition libyenne reconnue
jusqu’à présent par la France et le Qatar, a nommé un collaborateur de longue
date de la CIA pour diriger ses opérations :


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Le
groupe situé à Benghazi représentant les forces rebelles combattant le régime
Kadhafi, le Conseil national libyen, a nommé un collaborateur de longue date de
la CIA pour diriger ses opérations. C’est McClatchy Newspapers qui a révélé
jeudi la nomination de Khalifa Hifter, un ancien colonel de l’armée libyenne […]
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>(Patrick Martin, style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> href="http://www.wsws.org/articles/2011/mar2011/pers-m28.shtml"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>A CIA commander for the Libyan rebels
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, World Socialist Web Site, 28 mars
2011)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Le
lendemain, on
href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110329trib000611620/les-premiers-pas-politiques-hesitants-des-rebelles-libyens.html"
target=_new> size=2>apprenait
lors d'une
conférence à Londres qui étaient les porte-paroles du CNT: Mahmoud Shammam,
ancien journaliste du magazine étasunien Foreign Policy, « vivant entre
Washington et Doha », et  Guma El-Gamaty, « un activiste vivant à Londres
». (Eric Albert,
href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110329trib000611620/les-premiers-pas-politiques-hesitants-des-rebelles-libyens.html"
target=_new> size=2>Les premiers pas politiques hésitants des rebelles
libyens
, La Tribune, 29 mars
2011.)


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Les
représentants des rebelles libyens sont donc des Libyens qui vivent aux
États-Unis et en Grande-Bretagne et le chef de leurs opérations est un
collaborateur de la CIA. La rébellion libyenne commence à dégager une forte
odeur occidentale de changement de régime.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>Deux
jours après la publication de l'article de McClatchy et après le début de
l’intervention, le New York Times «
href="http://www.nytimes.com/2011/03/31/world/africa/31intel.html"> style="COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial">révélait
» que la CIA était en sol
libyen depuis plusieurs semaines. Quant au MI6 et aux Forces spéciales
britanniques, des agents on été capturés au début mars par les rebelles qui les
ont pris par erreur pour des espions ennemis. Le renseignement britannique
aurait été sur place pour tisser des liens avec la rébellion, qui,
vraisemblablement, n’était pas au courant.


style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA>
color=#000080>Autre fait d’importance largement ignoré par les médias : Benghazi
est le repaire de choix des djihadistes, selon une étude de l'Académie militaire
des États-Unis à West Point datant de 2007 :


size=2>La
conclusion la plus frappante qui ressort de l’étude de West Point est que le
corridor allant de Benghazi à Tobruk et passant par la ville de Darnah […]
constitue l’une des plus fortes concentrations de terroristes djihadistes au
monde, et, dans une certaine mesure, peut être vu comme la source principale des
kamikazes sur la planète.
lang=EN-US>(Dr. Webster G. Tarpley, style="mso-ansi-language: fr-ca" lang=FR-CA> href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=23949"> style="FONT-STYLE: normal; COLOR: navy; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>The CIA’s Libya Rebels: The Same Terrorists who Killed US, NATO
Troops in Iraq
color=#000080>, Global
Research, 28 mars 2011)
lang=FR-CA>Toutes ces informations nous révèlent de nombreux des faits cruciaux
pour la compréhension de ce conflit et sont disponibles pour quiconque se donne
la peine de faire un minimum de recherche. Or, il semble que le rôle de la
presse ne soit pas de livrer des faits, mais plutôt, de la
propagande. 


size=2>Que
ce parti pris des médias soit volontaire ou non, d’une manière ou d’une autre,
le résultat est le même : ils ne font pas leur travail correctement. Encore une
fois.


style="COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10.5pt; mso-bidi-font-family: arial">Julie
Lévesque
style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial">


style="COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 9pt; mso-bidi-font-family: arial">Le 2 avril
2011
style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial">


style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Julie Lévesque est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.


style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>  href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=listByAuthor&authorFirst=Julie&authorName=L%C3%A9vesque"> style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Articles de Julie Lévesque publiés par
Mondialisation.ca
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">




style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">



3
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">Dossier
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Ndlr :
La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage
le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray">

style="COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Ndlr :
La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction
partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">

color=#009357 size=4>3-1 AQMI, le bras armé du CNT ?


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Suite
de mon premier article sur
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt">" href="http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/ces-insurges-libyens-dont-on-ne-91392"
target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt">Ces
insurgés Libyens, dont on ne veut savoir grand chose
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt">"
.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">
Nouvelles informations et interviews des protagonistes de la crise Libyenne qui
tendrait a confirmer la présence en force d’ class=yiv562841548mark>AQMI parmi les insurgés et d’un possible lâchage
ou remaniement du CNT et de ses
promoteurs.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt">Nouvel
interview de Abdel-Hakim al-Hasidi chef LIFG en Libye accordé a Kim Sengupta du
Quotidien Anglais the independant le 30 Mars 2011 bans la ville de Bin Jawad
(Libye)
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">
Ou
l'on apprend qu'il serait aujourd'hui a la tête d'un groupe d'environ 1200
Moujahedins et qu'il est membre a part entière du Conseil National de Transition
de Benghazi pour lequel il a assumé le poste de "Chef de sécurité" a Darnah dès
le 17 Février 2011.
Il serait aujourd'hui à la tête d'un groupe d'environ
1200 Moudjahedins, groupe connu sous le nom de Shabaab qui constituerait
actuellement l'un des plus gros groupe parmi les insurgés.
Il aurait
personnellement mené son groupe à la bataille à Bin jawad et Ras
Lanouf
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">-
Source : The Independent -
href="http://www.independent.co.uk/news/world/africa/rebels-concede-tripoli-may-be-out-of-reach-after-100mile-retreat-2256771.html"
target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">rebels
concede tripoli may be out of reach after 100mile
retreat
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt"> 


Les Moujahedins et Jihadistes*
de Dharna et leur role dans la guerre en Irak
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">Dans
un rapport de l'Académie Militaire US de West Point daté de 2007 on apprend que
dans le corridor qui va de Benghazi a Tobruk en passant par Dahrna on trouve la
plus grosse concentration de jihadistes surpassant même statistiquement la ville
de Ryade en Arabie Saoudite.
Darnah est considérée comme la ville la plus
intégriste de Libye, dont Kadhafi clame qu'elle a un rôle central dans le
complot organisé par Al Quaida qui vise a son renversement, ce que semblerait
confirmer l'étude de West Point.
L'armée US, à partir de documents saisis en
Irak, estimèrent que et sur une liste de 112 combattants Libyens en Irak, 52
viendrait de Darnah, ville ayant une population de 48000 habitans.
Pour plus
de précisions se reporter a l'analyse de W.Tarpley ou vous trouverez en lien le
PDF de West Point ainsi que divers graphes et statistiques.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">
-
Source : Tarpley.net -
href="http://tarpley.net/2011/03/24/the-cia’s-libya-rebels-the-same-terrorists-who-killed-us-nato-troops-in-iraq/"
target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> color=#008080>The CIA’s Libya Rebels : The Same Terrorists who Killed US, NATO
Troops in Iraq
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">LIFG,
AQMI, Kif kif...
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">
Dans
mon papier précédent, j'ai fait allusion à la guerre des communiqués au sein du
LIFG entre 2007 et 2009 sans trop rentrer dans les détails, car la fiche Wiki du
LIFG était un peu confuse sur cette épisode.
Néanmoins dans l'article de
Webster Tarpley quelques éclaircissement se font jour a propos d'un ex membre
d'AQMI, Norman Benotman (AQMI, qui selon tarpley ne serait que la nouvelle
appellation du LIFG)
donc, Noman Benotman, repenti d'AQMI, qui dans un
interview donné au Washington Times, daté du 29 Mars 2011, confirme qu'il y
aurait environ un millier de "Jihadistes" parmi les insurgés.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">-
Source : Washington Times -
href="http://www.washingtontimes.com/news/2011/mar/29/1000-freelance-jihadists-join-libyan-rebels/"
target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> color=#008080>1000 freelance jihadists join libyan rebels
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">



Pendant ce
temps là à Washington....
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt">
size=4>Sur la colline du Capitol...
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">
color=#000080>L'Amiral James Stavridis Commandant en chef de L'OTAN, admet qu'il
y aurait des signes dans le renseignement, qui tendrait à indiquer une présence
d'Al Quaeda et/ou du Hezbolah parmi les insurgés libyens, sans toutes fois le
confirmer.
Et Hillary Clinton de déclarer, lors de la conférence de Londres
de mardi, que
« Nous n’en savons pas assez sur le Conseil National de
Transition »
De là a penser qu'une partie de l'establishment de Washington
freinent des quatre fers, sur perspective d'armer, à la vue de tous, les
insurgés de Benghazi, il n'y a qu'un pas.
Insurgés Libyen ou membres d'AQMI
qui selon le Président Tchadien Idriss Deby, ne se sont d'ailleurs pas privé de
piller les arsenaux de Kadhafi et de repartir au fin fond du Teneré avec
quelques batteries de Missiles sol-Air.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">-
Source : Le Point -
href="http://www.lepoint.fr/monde/aqmi-s-est-empare-de-missiles-en-libye-selon-le-tchad-25-03-2011-1311393_24.php"
target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> color=#008080>aqmi s'est empare de missiles en libye selon le
tchad
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt"> 


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt"> color=#000080>Et de se demander, si L'intelligentsia de class=yiv562841548mark>Benghazi, pour l'essentiel, des anciens cadres du
pouvoir Libyen, promus par Bernard Henri
Levi et reconnu par class=yiv562841548mark>Nicolas class=yiv562841548mark>Sarkozy, ne finiront pas par être lâchés en plein
vol (entraînant un nouveau fiasco de
politique étrangère pour la France), au profit d'anciens alliés gardés au chaud
près de Washington, ... le class=yiv562841548mark>NFSL
.


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #00b050; FONT-SIZE: 10pt">Le
NFSL "is back in the House"
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">
color=#000080>Retour sur la scène libyenne d'un ancien cadre du Front National
de Salut Libyen, le colonel Khalifa Hifter (ou "Haftar") qui fit parti du
contingent des 2000 Libyens capturés au Tchad en 1987 qui formèrent la LNA et
dont on apprend qu'après le départ du territoire Tchadien, avec l'arrivée de
Idriss Déby au pouvoir, il passa ces 20 dernières années a Vienne en Virginie
(USA), située à un peu moins de 15km de Langley.
Colonel Haftar qui fut cité
dans un ouvrage publié par le monde diplomatique en 2001 "Manipulations
Africaines".
Pour son rôle de chef de file a la tête des "Contras" Libyens de
la NLA (Le Bras armé du NSFL)
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">-
Source Mc Clatchy DC -
href="http://www.mcclatchydc.com/2011/03/26/111109/new-rebel-leader-spent-much-of.html"
target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">new
rebel leader spent much of past 20 years in suburban Virginia
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Video
Youtube du
target=_blank> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> color=#008080>retour du Col. Haftar à Benghazi style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #002060; FONT-SIZE: 10pt">*
Comprendre ici, pour simplifier, Moujahedin comme Guérilleros, et Jihadistes
comme Kamikazes


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">



Documents joints à cet article

color=#008080> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-weight: normal">3-2 François
Bonnet
:
style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-size: 20.0pt">La
guerre est déjà hors contrôle.


style="mso-bidi-font-family: arial">Il n'aura pas fallu
attendre longtemps. Au treizième jour du déclenchement de la guerre en Libye, la
confusion est totale. Une fois de plus, rien ne s'est déroulé comme annoncé. Et
aux questions que nous posions dès le vendredi 18 mars
href="http://www.mediapart.fr/journal/international/180311/libye-pour-ne-pas-ceder-un-unanimisme-beat"> style="mso-bidi-font-family: arial">(article
ici)
color=#000080>, s'ajoutent de nouvelles. Au point que cette guerre voulue par
Nicolas Sarkozy apparaît désormais comme un dangereux coup de dés. Le sort –
chance ou malchance – décidera de sa tournure : aider les Libyens à se libérer ;
ou installer ce pays dans une guerre civile qui engagera l'Occident durant des
mois.


style="mso-bidi-font-family: arial">Les acteurs de
l'opération « Aube de l'Odyssée » en sont aujourd'hui réduits à croiser
les doigts : espérer qu'un missile ou une bombe élimine Kadhafi ; parier sur un
coup d'Etat militaire ; rêver d'une grande insurrection populaire à Tripoli ;
souhaiter un départ en exil ; attendre d'autres défections dans l'entourage du
«Guide», à l'image de celle de Moussa Koussa, longtemps pilier du régime,
ministre des affaires étrangères qui vient de se réfugier à Londres ce mercredi.


style="mso-bidi-font-family: arial">Mais si rien de tout
cela ne se passe ? C'est la question posée après la conférence de Londres,
mardi, qui n'a débouché sur aucune décision importante.


style="mso-bidi-font-family: arial">Les
désaccords sont trop nombreux et les stratégies trop différentes : cette réunion
a permis de le vérifier. Et ils portent sur l'essentiel

:


style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">1-  
Les buts de guerre. De la protection des civils au changement de
régime
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="mso-bidi-font-family: arial">Nous sommes déjà très
loin de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l'Onu qui donne à cette
guerre sa légitimité internationale et son cadre juridique (
href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/libye_409/france-libye_1176/presentation_4528/resolution-1973-adoptee-par-conseil-securite-nations-unies-17-mars-2011_90899.html"> style="mso-bidi-font-family: arial">le texte intégral est à
lire ici
color=#000080>). Ce texte, adopté par 10 voix pour et 5 abstentions le 17 mars,
fixe un objectif unique : stopper ou éviter le massacre de populations civiles.
La résolution s'appuie sur un concept nouveau, adopté en 2005 par l'Assemblée
générale des Nations unies : Responsability to protect, la responsabilité
de protéger ceux qu'un Etat ou un régime persécute.


style="mso-bidi-font-family: arial">Il s'agit là de la mise
en place d'un droit d'ingérence de la communauté internationale dans les
affaires d'un Etat pour des raisons exclusivement humanitaires. Depuis 2005 et
sur ce principe, deux précédentes résolutions furent envisagées – mais sans
succès – concernant la Guinée (des milliers de morts) et la République
démocratique du Congo (les exactions dans l'est du pays qui ont fait des
dizaines de milliers de morts). Le massacre de 7.000 civils Tamouls (et le
déplacement forcé de 130.000 autres) par l'armée sri-lankaise, lors de la
liquidation des Tigres du LTTE en mai 2009, n'a pas plus mobilisé.


style="mso-bidi-font-family: arial">A ce jour, aucun bilan
fiable des tueries ordonnées par Kadhafi depuis le début de la révolution, le 15
février, ne peut être établi : les chiffres varient entre quelques centaines de
morts (ce qui semble largement sous-estimé) et quelques milliers (le nombre de
6.000 morts est avancé). Le dictateur a promis de « punir, maison par maison
»
les insurgés.


style="mso-bidi-font-family: arial">Mais l'objectif
humanitaire a été très vite oublié. Pour les Etats-Unis, il s'agit bien de
renverser Kadhafi. « Il doit partir », a répété Barack Obama. « Son
départ demeure le but ultime »
,a expliqué en écho le département d'Etat.
« Il a perdu toute légitimité », n'a cessé de dire Nicolas Sarkozy. «
Il faut aider à la transition démocratique »
, ajoute Alain Juppé. Quant au
chef d'état-major britannique qui excluait un assassinat de Kadhafi, il s'est
aussitôt fait sermonner par David Cameron. Son ministre de la défense, Liam Fox,
a expliqué pour sa part à la BBC que des frappes ciblées sur Kadhafi étaient
« une possibilité ».


style="mso-bidi-font-family: arial">Interprétation extensive


style="mso-bidi-font-family: arial">Problème : ce but de
guerre ne figure évidemment pas dans la résolution 1973. S'il avait été énoncé,
la Russie et la Chine y auraient opposé leur veto et le soutien de la Ligue
arabe aurait sans doute été revu. Pour rappel, en 1999, lors de la campagne de
bombardements de l'Otan au Kosovo et en Serbie (hors cadre de l'Onu), le départ
de Slobodan Milosevic ne fut jamais demandé : ce n'est qu'un an et demi après sa
défaite militaire qu'il a été renversé par l'opposition
serbe.


style="mso-bidi-font-family: arial">Paris, Londres et
Washington ont par ailleurs une autre interprétation extensive de la résolution
: la demande de retrait des troupes de Kadhafi des villes reprises aux insurgés
ces dernières semaines. Ce qui n'est pas dit explicitement dans le texte
onusien.


style="mso-bidi-font-family: arial">Bref, en une poignée de
jours, nous sommes passés d'une opération humanitaire – pour laquelle des moyens
militaires limités étaient autorisés – à une guerre devant mener à un changement
de régime.


style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">2-   
Les moyens de la guerre. Un engagement de plus en plus important.
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial">Visionner la vidéo sur
Youtube
href="http://www.youtube.com/watch?v=JptiGNAN3Yc&feature=player_embedded"> style="mso-bidi-font-family: arial">http://www.youtube.com/watch?v=JptiGNAN3Yc&feature=player_embedded style="mso-bidi-font-family: arial">


style="mso-bidi-font-family: arial">Nicolas Sarkozy a perdu
sa première bataille : faire croire que cette opération était co-pilotée par la
France et la Grande-Bretagne.


style="mso-bidi-font-family: arial">Dès le premier jour, ce
sont les Etats-Unis qui ont eu le contrôle du commandement. Désormais, à partir
de ce jeudi 31 mars, c'est l'Otan qui commandera l'intégralité des opérations
depuis son
style="mso-bidi-font-family: arial">QG de
Naples
color=#000080> : blocus maritime, zone d'exclusion aérienne, bombardements et
choix des cibles (vidéo ci-dessus). Le leadership mis en scène par
l'Elysée n'est donc plus. La Turquie mais aussi l'Allemagne, l'Italie et surtout
les Etats-Unis ont imposé l'Alliance atlantique comme maître d'œuvre (comme en
Afghanistan et en Irak). Le principal argument d'Alain Juppé – une opération de
l'Otan aurait été particulièrement « mal ressentie dans le monde arabe »
– n'aura tenu que quelques jours.


style="mso-bidi-font-family: arial">Ces questions du
commandement et des buts de guerre ne sont pas anecdotiques puisqu'elles
déterminent les moyens engagés. Protéger les civils par « tous les moyens
nécessaires »,
dit la résolution. La Ligue arabe explique aujourd'hui
n'avoir demandé qu'une zone d'exclusion aérienne et certainement pas la campagne
de bombardements conduite depuis bientôt deux
semaines.


style="mso-bidi-font-family: arial">Car, ne nous y trompons
pas, les moyens engagés par la coalition sont considérables et ils le sont très
majoritairement par les Etats-Unis. Le ministère français de la défense se garde
de donner des chiffres précis (
href="http://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse"> style="mso-bidi-font-family: arial">lire ici ses communiqués
de presse
color=#000080>). Mais selon la presse américaine, depuis le 19 mars
:


style="mso-bidi-font-family: arial">Plus de 200 missiles de
croisière ont été tirés (tous américains à l'exception de
7)


style="mso-bidi-font-family: arial">Près d'un millier de
missions aériennes ont été conduites (la moitié
américaines)


style="mso-bidi-font-family: arial">Environ 600 bombes avec
système de guidage intégré ont été larguées (les trois quarts
américaines)


style="mso-bidi-font-family: arial">Qui va-t-on armer?


style="mso-bidi-font-family: arial">Les cibles ne sont pas
seulement les tanks ou batteries d'artillerie de l'armée de Kadhafi sur la ligne
de front mouvante avec les rebelles. Toutes les infrastructures militaires et
tous les centres de pouvoir politique sont désormais visés. Selon le New York
Times
, les Etats-Unis sont en train de déployer leur matériel le plus
sophistiqué : hélicoptères anti-chars, bombardiers B-1B et les fameux AC-130. Il
s'agit là, selon un responsable militaire cité par le New York Times, de
bien faire comprendre à l'armée libyenne qu'elle est promise au rouleau
compresseur si elle ne se débarrasse pas de
Kadhafi.


style="mso-bidi-font-family: arial">Dimanche, pour que le
message soit clair, six missiles de croisière ont été tirés sur Tripoli et le
quartier général de la 32e brigade, cette brigade d'élite dirigée par
l'un des fils de Kadhafi. Par ailleurs, des tracts et de nombreux messages
radiodiffusés incitent (comme au moment de la guerre d'Irak) les soldats et
officiers à déserter.


style="mso-bidi-font-family: arial">Cette stratégie de la
guerre totale (fort éloignée de l'esprit de la résolution 1973) explique les
critiques de plus en plus fortes de la Ligue arabe, de la Turquie mais aussi de
l'Italie (qui dit vouloir tenter une médiation et convaincre Kadhafi de
s'exiler).


style="mso-bidi-font-family: arial">Car la crainte des
Etats-Unis, de la Grande-Bretagne (et de la France) est de s'enliser dans un
conflit qui reviendrait à organiser la partition du pays. Car une fois la
protection de Benghazi assurée, les forces insurgées n'ont pas pu engager une
marche victorieuse sur Tripoli, comme il était envisagé. Au contraire, l'armée
du dictateur regagne du terrain depuis trois jours. Et dans les villes reprises
par l'armée loyaliste, les frappes aériennes sont impossibles ou limitées sauf à
prendre le risque de tuer des civils.


style="mso-bidi-font-family: arial">C'est donc un statu quo
et, à terme, une partition du pays qui se profilent, sauf renversement soudain.
Des experts rappellent qu'une zone d'exclusion aérienne avait été créée en avril
1991 sur la moitié nord de l'Irak pour protéger les centaines de milliers de
Kurdes de la répression de Saddam Hussein. Cette zone fut maintenue jusqu'en
2003, ce qui d'ailleurs n'empêcha pas complètement les massacres menés par la
garde républicaine de Saddam. En revanche, pendant ces douze années, le
Kurdistan se constitua en pays quasiment indépendant de Bagdad. A l'époque, la
création de cette zone, au sortir d'une guerre perdue par Saddam Hussein, avait
aussi un objectif implicite : humilier le dictateur et encourager son éventuel
renversement. Il n'en fut rien.


size=4> style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-weight: bold; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">3-   
L'organisation de l'après-guerre : y a-t-il du Al-Qaïda chez les insurgés
?
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">


style="mso-bidi-font-family: arial">La réunion de Londres,
mardi, a fait surgir un nouveau problème, soigneusement dissimulé jusqu'alors.
Celui de l'opposition libyenne et de la réalité de ce fameux Conseil national de
transition. Reconnu comme le seul interlocuteur légitime par la France, dès le 5
mars, après une rencontre de Nicolas Sarkozy organisée avec deux de ses
représentants par Bernard-Henri Lévy, l'Europe semblait s'être rangée à cette
idée.


style="mso-bidi-font-family: arial">L'affaire se révèle
autrement plus complexe.


style="mso-bidi-font-family: arial">Puisque la guerre
aérienne pourrait ne pas suffire, pourquoi ne pas équiper en armes lourdes les
insurgés ?


style="mso-bidi-font-family: arial">Barack Obama ne l'exclut
pas. En fait, la CIA aurait déjà engagé le processus visant à équiper la
rébellion, selon la presse américaine (lire
href="http://www.nytimes.com/2011/03/31/world/africa/31intel.html?_r=1&ref=global-home"> style="mso-bidi-font-family: arial">articles
ici
color=#000080> et href="http://www.guardian.co.uk/world/2011/mar/31/libya-conflict-revelations-obama-undercover"> style="mso-bidi-font-family: arial">
ici)
color=#000080>. La France, tout en reconnaissant que cela n'est pas prévu par la
résolution (qui organise un embargo sur les armes !), se dit « prête à en
discuter »
, par la voix d'Alain Juppé. La Grande-Bretagne est pour. Mais
quels sont ceux que la coalition va armer ?


style="mso-bidi-font-family: arial">La Grande-Bretagne a
reconnu, mardi, ne pas connaître grand-chose de cette opposition et de son
organisation. Les débats et les interrogations sont encore plus forts aux
Etats-Unis où l'on suspecte islamistes voire combattants d'Al-Qaïda d'être des
acteurs importants de l'insurrection.


Le
précédent de l'Afghanistan.


style="mso-bidi-font-family: arial">Auditionné par le Sénat
américain, l'amiral et commandant de l'Otan, James Stavridis, a jeté un froid en
expliquant qu'il y avait de sérieux indices, selon les rapports de
renseignement, de la présence de combattants d'Al-Qaïda et du Hezbollah chez les
insurgés. Et de rappeler que l'est de la Libye a été, durant les années 1990, le
refuge de plusieurs mouvements islamistes. Ou que de nombreux Libyens ont
combattu les Américains en Irak (
href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2011/03/30/the_enemies_of_our_enemy"> style="mso-bidi-font-family: arial">lire ici une enquête de
Foreign Policy
style="mso-bidi-font-family: arial">). Mardi, Hillary
Clinton avait reconnu implicitement ces craintes exprimées par plusieurs
responsables militaires : « Nous n'en savons pas autant que nous aimerions
».
..


style="mso-bidi-font-family: arial">Autrement plus direct,
Bruce Riedel, ancien de la CIA devenu chercheur à la Brookings Institution,
résume le problème en ces termes au
href="http://www.nytimes.com/2011/03/30/world/africa/30diplo.html?ref=africa"> style="mso-bidi-font-family: arial">New York
Times
color=#000080> : « Les combattants rentrés d'Irak et d'Afghanistan et
présents dans cette insurrection: sont-ils 2%, 20%, 80% de cette opposition ?
C'est la question à laquelle nous ne pouvons pas répondre. »
 


style="mso-bidi-font-family: arial">Dans les années 1980,
les Etats-Unis avaient lourdement armé les combattants afghans contre les
Soviétiques et, en particulier, un certain Ben Laden, alors responsable du
Bureau de recrutement des moudjahidines au Pakistan. Ironie de l'histoire :
l'homme de la CIA qui fut chargé de ces livraisons d'armes est Robert Gates,
aujourd'hui ministre de la défense d'Obama...


style="mso-bidi-font-family: arial">Bernard-Henri Lévy avait
organisé il y a huit jours à l'hôtel Raphaël, à Paris, une conférence de presse
avec des représentants du Conseil national de transition : une grand-messe
démocratique où il nous était promis une Libye transformée en une République
laïque, donnant toute leur place aux femmes et se souciant d'écologie !
(compte-rendu
href="http://laregledujeu.org/2011/03/23/5211/la-regle-du-jeu-invite-la-libye-libre-a-paris/"> style="mso-bidi-font-family: arial">sur le site de BHL,
ici
color=#000080>). Mardi, l'exercice a été répété à Londres avec un texte
programme rendu public. Le Guardian de ce mercredi en fait une lecture
plus qu'ironique, retrouvant dans cette plateforme la patte des conseillers du
premier ministre David Cameron (
href="http://www.guardian.co.uk/world/2011/mar/29/libyan-rebels-vision-statement-masterpiece?INTCMP=SRCH"> style="mso-bidi-font-family: arial">article à lire en
cliquant ici
style="mso-bidi-font-family: arial">).


style="mso-bidi-font-family: arial">Une guerre, pourquoi,
comment et avec quel horizon ? C'est ainsi qu'à ces trois questions clés, les
réponses manquent ou peuvent annoncer le pire. Les Etats-Unis en débattent, au
Congrès et au sein même de l'équipe Obama. A Londres, les Communes en débattent.
Comme en Allemagne, comme en Italie. En France, l'UMP débat... de l'opportunité
de débattre du débat sur la laïcité, le PS compte ses conseils généraux. Et les
commissions de défense ou des affaires étrangères de l'Assemblée comme du Sénat
se gardent de procéder à des auditions. Jusqu'à quand
?


style="mso-bidi-font-family: arial">Deux exemples de débat


style="mso-bidi-font-family: arial">Juste pour donner une
idée du débat qui fait rage en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur
l'opportunité de cette guerre, deux exemples avec deux analyses qui pouvaient
être lues dès le déclenchement de l'opération «Aube de
l'Odyssée».


style="mso-bidi-font-family: arial">La première est celle de
style="mso-bidi-font-family: arial">Stop the War
Coalition
style="mso-bidi-font-family: arial">, cette association
britannique qui depuis bientôt dix ans dénonce les guerres occidentales en
Afghanistan puis en Irak. L'un de ses animateurs, le journaliste Andrew Murray
écrit ceci :


color=#000080>« L'opération des
Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France pour imposer un changement de
régime en Libye
–
puisque c'est bien de cela qu'il s'agit – n'a pas pour objet de sauver
des vies et encore moins de soutenir la démocratie dans le monde arabe. Il
s'agit de prendre le contrôle
– et non de le soutenir – du
processus de changement au Proche-Orient, il s'agit de le placer sous une
entière domination occidentale »
(
href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/mar/22/libya-no-fly-zone-united-nations"> style="mso-bidi-font-family: arial">l'intégralité de son
article est à lire ici
style="mso-bidi-font-family: arial"> color=#000080>).


style="mso-bidi-font-family: arial">Un affreux gauchiste
pacifiste munichois, Andrew Murray ? Alors retournons-nous vers l'Américain
Richard Haass, un républicain bon teint et respecté, principal conseiller de
Colin Powell lorsque ce dernier était ministre des affaires étrangères de George
Bush, et qui préside aujourd'hui le
href="http://www.cfr.org/"> color=#000080>Council on Foreign Relations style="mso-bidi-font-family: arial">.


style="mso-bidi-font-family: arial">Richard
Haass.


style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">«
Trop et trop tard,
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">
écrit-il. Les Etats-Unis s'embarquent dans une guerre choisie pour la
troisième fois en moins de dix ans. Et comme l'Irak en 2003 et l'Afghanistan
après 2009, c'est un mauvais choix (...) Cette guerre est aussi une diversion
stratégique. Les décideurs politiques américains seraient mieux avisés de se
concentrer sur ce qui devrait être fait pour soutenir l'économie égyptienne et
pour aider à résoudre la situation beaucoup plus importante et dangereuse qui se
développe à Bahreïn
style="mso-bidi-font-family: arial"> » style="mso-bidi-font-family: arial"> ( href="http://www.cfr.org/libya/libya-too-much-too-late/p24444"> style="mso-bidi-font-family: arial">l'intégralité de son article est à lire
ici
color=#002060>).


style="mso-bidi-font-family: arial">Lire
Aussi



style="COLOR: #00b050; mso-bidi-font-family: arial">Andrew
Murray.

style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray">
align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">



align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">4
Courrier des lecteurs &
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #ff9900; FONT-SIZE: 14pt">trouvé
sur le net
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt"> &
témoignage
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Ndlr :
La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction
partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

face="Times New Roman">

color=#009357>4-1 Mireille Fanon Mendes style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">France : style="mso-bidi-font-size: 14.0pt">Enfin, la porte est grande
ouverte...


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Si la France et la Grande Bretagne ont mené le combat
pour que le Conseil de Sécurité obtienne de ses membres le vote de la résolution
1973 c'est, d'une part parce que ses Etats-membres sont affolés de la venue
potentielle de milliers de migrants et que la Libye qui faisait fonction des
services policiers externalisés de l'Europe ne remplit plus, pour l'heure, ce
rôle; c'est aussi parce que l'Europe, n'arrêtant pas de justifier l'adoption de
lois de plus en plus xénophobes et du coup liberticides -au point d'être montrée
du doigt par le Conseil des droits de l'homme et d'être dénoncée par de
nombreuses organisations des droits humains-, a peur de ce que représentent les
hommes et les femmes venant de l'autre rive de la Méditerranée.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>En un mot l'Europe n'est pas prête à changer ses
références religieuses et les représentations qu'elle a construites à l'égard de
tout ce qui est différent d'elle ou plus exactement ce qu'elle considère
différent d'elle. L'Europe n'a d'autre objectif que d'être le très bon élève des
néoconservateurs des Etats Unis et le rempart contre ce qu'elle appréhende comme
une invasion.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>A cela s'ajoute les révoltes des peuples arabes avec
leur dynamique qui, si elles rayonnent dans le monde entier et donnent espoir et
courage, obligent l'Union européenne à repenser la nature de ses relations avec
ces pays et plus largement avec l'ensemble du continent africain dont la plupart
des pays ont été ignorés ou maintenus à l'écart.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Ce qui se joue aujourd’hui au sud et à l’est de la
Méditerranée est comparable en intensité à la chute du Mur de Berlin, et n'en
doutons pas, amorce la seconde phase de la décolonisation qui pourrait permettre
aux anciens pays colonisés de sortir des relations coupables dans lesquelles les
colonisateurs les ont maintenus -si rien n'empêche le processus d'aller à son
but, ce qui est loin d'être certain, tant les pays occidentaux semblent, avec
cette intervention, vouloir mettre fin au besoin de
changement-.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Les peuples, qui se sont soulevés, pourront ils mettre
fin à des régimes autoritaires qui semblaient, avec l'appui de gouvernements
occidentaux, inébranlables et même pour la Tunisie avec les compliments du Fonds
monétaire international qui trouvait que ce pays était le meilleur élève du
continent africain et que les autres 
devraient suivre cet exemple? Sans oublier style="mso-spacerun: yes">  les relations coupables de la France
avec ce régime qui a tué, emprisonné, baillonné, terrorisé sans jamais trouver à
redire sur ces violations massives des droits humains.....Silence coupable qui
engage la responsabilité de ce pays! 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Il est donc temps de faire rentrer dans le rang les
peuples qui se sont révoltés et ont exprimé leurs désirs de
changements.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Mais cela n'est qu'un des aspects de la résolution 1973
et l'analyse ne serait pas complète sans regarder ce qui se joue
fondamentalement avec cette entrée en guerre contre un Etat de la communauté
internationale, quoi que l'on puisse éprouver à l'égard du Président de la Libye
qui, depuis quarante trois ans, fait régner un régime de terreur, de tortures
sur l'ensemble du peuple libyen.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Ne peut on penser que ce qui se joue exactement dans
cette partie du monde est la place de l'Etat d'Israël dans un espace du Moyen
Orient qui pourrait être changé. Le monde arabe est entrain de se repenser non
plus à partir de systèmes dictatoriaux mais de revendications basées sur le
besoin de démocratie -fut elle pensée à partir de fondamentaux spécifiques à ces
pays. En effet, qui peut croire qu'il n'y a qu'un modèle démocratique, le penser
c'est déjà vouloir imposer une vision hégémonique au monde. Or, les révoltes
arabes portent en elles, outre le droit à vivre dignement, libres, avec une
effective répartition des richesses, l'aspiration à d'autres relations
internationales et entre autres un autre positionnement sur la Palestine. Les
dictateurs n'ont jamais voulu entendre leurs rues qui demandent que le droit
international soit respecté et effectif pour le peuple palestinien et que les
responsables de l'Etat d'Israël qui permettent que soient commis des crimes de
guerre soient jugés devant la Cour pénale internationale. Dès lors, en arrière
plan, lors du vote de la résolution 1973, il y a la peur de voir changer la
nature des rapports de force dans cette région du monde. Ce n'est donc pas un
hasard si l'Arabie saoudite a fourni des forces policières pour faire céder la
révolte du peuple barheini sans que cette même communauté internationale ne
prenne une seule résolution contre cet Etat qui tue en direct ses citoyens, pas
plus qu'elle ne l'a fait contre le Yémen -même si les enjeux diffèrent.
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Comment le «peuple des Nations» qui a déclaré vouloir
«vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de bon voisinage et «à unir
leurs forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales», peut il
aujourd'hui se reconnaître dans ce que cette communauté internationale donne à
voir d'elle-même? Il ne s'agit plus de vivre en paix dans un esprit de bon
voisinage mais de s'assurer de sa suprématie et de son emprise sur l'ensemble
des autres peuples à des fins de domination
impérialiste.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Dès lors, tout est possible.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Ainsi avec la résolution 1973, les membres du Conseil de
Sécurité arrivent, dans un même élan à «réaffirmer leur ferme attachement à la
souveraineté, à l'indépendance, à l'intégrité territoriale et à l'unité
nationale de la Jamahiriya arabe libyenne» et à assumer de «prendre toutes
mesures nécessaires
, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970
(2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d'attaque en
Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement
d'une force d'occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur
n'importe quelle partie du territoire libyen». style="mso-spacerun: yes">  Comment un tel paradoxe est il possible
alors que cette résolution est illégitime?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Comment une telle résolution n'a pu t elle être obtenue
lors de l'agression israélienne en 2006 sur le Liban alors que 1 500 civils sont
morts tuées sous les bombes israéliennes?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#002060> style="mso-spacerun: yes">


style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Comment aucune résolution n'a été
prise à l'encontre de l'Etat israélien alors qu'à l'hiver 2008-2009, 1 490
personnes sont mortes sous les mêmes bombes israéliennes, et comment aucune
procédure n'est ouverte à la Cour pénale internationale, sous la responsabilité
du Conseil de Sécurité, à l'égard des responsables des nombreux crimes de guerre
et possiblement des crimes contre l'humanité commis contre le peuple palestinien
depuis qu'il est illégalement maintenu sous occupation alors que le Conseil de
Sécurité, sans aucun état d'âme face à l'iniquité de traitement, style="mso-spacerun: yes">  a saisi «le Procureur de la Cour pénale
international de la situation en Jamahiriya arabe libyenne pour que les auteurs
d'attaques, y compris aériennes et navales, dirigées contre la population
civile, ou leurs complices répondent de leurs actes»?


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> color=#002060 size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Juste pour mémoire, il est utile de rappeler style="mso-spacerun: yes">  que, dans un souci de cautionner la loi
du plus fort, le Conseil de sécurité a demandé à la Cour Pénale internationale
qu’elle n’engage ni ne mène aucune enquête ou aucune poursuite pénale à l’égard
des responsables ou des personnels en activité ou d’anciens responsables ou
personnels d’un État contributeur qui n’est pas partie au Statut de Rome à
raison d’actes ou d’omissions liés à des opérations établies ou autorisées par
l’Organisation des Nations Unies!


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>La réponse essentielle à tous ces dysfonctionnements est
à chercher dans l'importance de la place tenue par l'Etat d'Israël dans le coeur
de tous les Occidentaux. Cet Etat serait un des remparts important contre
l'invasion arabe que craignent l'ensemble des pays occidentaux -parce que soit
disant seul Etat démocratique  dans
cette région du monde, -c'est faire peu de cas de la Palestine et du résultat
des élections de 2006.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Tout est possible dès lors qu'il faut contenir cette
«invasion»; le moindre prétexte est bon pour utiliser les style="mso-spacerun: yes">  organes onusiens à d'autres visées que
celles qui lui sont assignées au regard de la Charte des Nations
Unies.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2> style="mso-spacerun: yes"> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Dans cet exercice de transfiguration des normes du droit
international, la France s'est montré le meilleur soutien pour favoriser la
déstructuration et la délégitimation du droit
international.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Soucieuse de faire oublier son non engagement contre
l'Irak, elle a mené bataille pour que des attaques ciblées aient lieu -quitte à
le faire hors du cadre onusien au nom du droit d'ingérence et de la
responsabilité de protéger les populations civiles.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Pourtant, le gouvernement sait très bien que l'usage de
la force ou même la menace de l'usage de la force est interdit par l'article 2§4
de la Charte des Nations Unies. Certes, en l'état actuel du dispositif
impérialiste, il est somme toute normal que la France, membre du Conseil de
Sécurité, ne se soit pas portée garante de cette norme impérative du droit
international et ait préféré surfer sur des style="mso-spacerun: yes">  idées comme le droit d'ingérence qui
n'est dans aucune convention internationale mais qui ouvre dangereusement la
porte à la loi du plus fort et à la déstructuration de l'ensemble des normes
impératives du droit international.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Préférer la violence et la guerre à la recherche de
moyens pour maintenir la paix et la sécurité internationales pour l'ensemble des
peuples, c'est permettre que tout le système multilatéral onusien soit remis en
cause alors qu'il y avait d'autres moyens pour mettre au pas le dictateur de la
Libye. Ainsi, il aurait été préférable de maintenir avec encore plus de
conviction l'embargo sur les armes, la technologie militaire et la coopération
scientifique; d'interdire les relations commerciales et les investissements et
de geler les capitaux ou de suspendre l'ensemble des accords relatifs au
transport aérien, entre autres...Mais s'il en était besoin, ce qui se passe avec
la Libye ne vient que confirmer que le système onusien a perdu toute sa
crédibilité et dès lors qu'il est aisé de le bafouer, de le contourner, de le
manipuler, voire de faire comme s'il n'existait pas.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Avoir choisi la voie de la violence, d'une possible
balkanisation de la Lybie, d'un enlisement à l'irakienne au prétexte d'aider à
l'installation d'une démocratie -mais selon les principes occidentaux-, est
faire preuve d'un cynisme, voire d'un calcul éminemment «rationnel» dont seules
sont capables les grandes puissances qui ne veulent en cette occasion que tenter
de reprendre la main dans la région, riche en pétrole et imposer leur modèle
démocratique sans prendre en compte les aspirations des peuples mais surtout ne
pas voir remis en cause l'équilibre stratégique qu'ils avaient pu mettre en
place à coups d'aides financières, économiques et militaires pour les pays qui
se montraient les bons amis des pays symbolisant l'axe du
bien.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Certains pays membres du Conseil de Sécurité
-principalement ceux identifiés sous les BRICS- ont certainement appréhendé l'un
ou l'autre aspect de la question posée par la Libye, ce qui explique leur
abstention mais ils auraient été bien inspirés d'assumer leur veto si le rapport
de forces, dans ce cas précis, avait était en leur faveur. Ce qui n'est pas le
cas!


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Ces pays et ceux qui ont voté cette résolution jouent
dangereusement avec le feu et renforcent la course vers la mutation du droit
international déjà bien avancée et ne font qu'accentuer la politique du deux
poids deux mesures que ressentent nombre de pays qui doivent passer sous les
fourches caudines des accords qui leur sont imposés ou qui sont victimes de
l'omission des obligations, en terme de responsabilité internationale, dont est
redevable la communauté internationale.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Pourtant, certains organes onusiens ont plusieurs fois
rappelé l’obligation de tous les Membres de l’ONU de s’abstenir dans leur
relations internationales de recourir à la force et style="mso-spacerun: yes">  le principe de l’autodétermination des
peuples en particulier la disposition de l’article 1er commun aux pactes
internationaux relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels et aux
droits civils et politiques.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>L’Assemblée générale de l’ONU, quant à elle, continue, à
proclamer la nécessité du respect des principes et des règles de la Charte; en
particulier, l’obligation de respecter l’égalité souveraine de tous les États et
de s’abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre
l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou d’agir de
toute autre manière qui serait incompatible avec les buts des Nations Unies.
Elle a aussi rappelé que tous les peuples aspirent à un ordre international
fondé sur les principes consacrés dans la Charte et, notamment, sur la nécessité
de promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales pour tous et
d’en encourager le respect, ainsi que celui des principes relatifs à l’égalité
des droits et à l’autodétermination des peuples, mais aussi de promouvoir la
paix, la démocratie, la justice, l’égalité, la primauté du droit, le pluralisme,
le développement, l’instauration de meilleures conditions de vie et la
solidarité.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Mais les puissants n'ont que faire de ces revendications
dès lors qu'elles dérangent leurs propres intérêts et la représentation qu'ils
se sont construits du monde auquel ils aspirent et préfèrent assouplir la portée
des dites obligations, notamment par le biais de l’intervention dite
humanitaire. Ainsi, nous assistons, depuis quelques temps, à la class=WW-Absatz-Standardschriftart>déstructuration du droit
international» classique» et «dur» fondé sur la Charte, qui est l’objet d’une
neutralisation de la part des
Etats-Unis et de leurs alliés (Japon, Etats européens) particulièrement en ce
qui concerne la coopération
internationale, le règlement pacifique des différends,
la paix et la
sécurité internationales ou si l‘on veut, le droit à la
paix.


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>En déstructurant ce droit politique, est légitimé le
déchaînement de la violence des plus puissants : ils partent, au nom d’une
nouvelle civilisation, comme jadis l’invasion européenne des terres américaines,
ou des terres de l'empire ottoman en une croisade qui cache mal les politiques
et les visées de soumission des peuples et d’appropriation des ressources
communes. Et paradoxalement, l’ONU qui devrait être l’élément de contention et
de régulation juridique de la violence, est instrumentalisé et du coup participe
à la conquête du monde. Désordre mondial, anarchie, déchaînement de la violence
des puissants, crise de légitimité, crise de légalité, crise de gouvernabilité
mondiale, crise institutionnelle, crise démocratique, voici les principales
caractéristiques de la société internationale. Le Conseil de sécurité n’a plus
pour objectif de maintenir la paix et la sécurité internationales, mais préfère
punir les Etats qui s’écartent de l’ordre libéral mondial. Il devient, ainsi,
l’organe d’interprétation arbitraire au service des grandes puissances. Le
pouvoir discrétionnaire qui lui a été attribué par la Charte des Nations Unies
est devenu un pouvoir mis au service des seuls intérêts des plus forts,
légitimant leurs stratégies de domination et couvrant des violations graves des
règles internationales.
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial> 


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Contre les aspirations des peuples, la porte pour de
nouvelles relations internationales basées sur la loi du plus fort est enfin
grande ouverte...


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2 face=Arial>


style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt"> size=2>Le monde entre dans l'oeil du cyclone qui pourrait se
transformer en guerre.


style="FONT-SIZE: 10pt">Mireille Fanon
Mendes France


style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Fondation Frantz
Fanon


style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"> size=2>Membre du Conseil scientifique
d'ATTAC


color=#002060> class=WW-Absatz-Standardschriftart> style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">22 mars
2011
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt">


style="mso-bidi-font-family: arial"> face=Arial>( href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/libye_409/france-libye_1176/presentation_4528/resolution-1973-adoptee-par-conseil-securite-nations-unies-17-mars-2011_90899.html"> style="mso-bidi-font-family: arial">le
texte intégral est à lire ici
style="mso-bidi-font-family: arial"> face=Arial>).


align=center> style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt"> size=3 face="Times New Roman">



style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 13.5pt">





style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le
droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de
recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et
les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.


style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">"
style="FONT-STYLE: normal; FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'">Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19
style="COLOR: navy">


align=center> face="Times New Roman"> 


13:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/04/2011: : Libye: un incendie qui peut tout embraser

http://static.skynetblogs.be/media/1356/img_grey_font_scale-thumb.2.gifhttp://static.skynetblogs.be/media/1356/img_grey_font_scale_none-thumb.2.gifhttp://static.skynetblogs.be/media/1356/img_grey_font_scale_less-thumb.2.gif

Libye : un incendie qui peut tout embraser

libye4
Fidel CASTRO


On peut être d’accord ou non avec les idées politiques du Kadhafi, mais nul n’a le droit de contester l’existence de la Libye comme État indépendant et membre des Nations Unies.

Le monde n’a pas encore atteint ce qui constitue aujourd’hui à mon avis une condition sine qua non de la survie de notre espèce : l’accès de tous les peuples aux ressources matérielles de cette planète, la seule de notre système solaire à réunir les facteurs les plus élémentaires de la vie que nous connaissons.

Les États-Unis eux-mêmes se sont toujours efforcés d’être un creuset de toutes les races, de toutes les croyances et de toutes les nations : blanches, noires, jaunes, indiennes et métisses, sans d’autres différences que celles de maîtres et d’esclaves, de riches et de pauvres, mais toujours dans les limites des frontières : au nord, le Canada ; au sud, le Mexique ; à l’est l’Atlantique ; à l’ouest, le Pacifique. L’Alaska, Porto Rico et Hawaï étaient de simples accidents historiques.

Le hic, c’est qu’il ne suffit pas du noble désir de ceux qui se battent pour un monde meilleur, ce qui est aussi digne de respect que les convictions religieuses des peuples. Il suffirait que des quantités relativement petites d’un certain nombre d’isotopes radioactifs émanent de l’uranium enrichi consommé par les centrales atomiques – car ils n’existent pas dans la nature – pour mettre fin à la fragile existence de notre espèce. Maintenir ces volumes croissants de déchets sous des sarcophages de béton et d’acier est l’un des plus gros problèmes de la technologie.

Des faits comme l’accident de Tchernobyl ou le séisme du Japon ont mis en lumière ces risques mortels.

Mais là n’est pas la question que je veux aborder aujourd’hui, sinon le spectacle étonnant que nous a présenté hier Walter Martínez dans son programme Dossier de la télévision vénézuélienne : la réunion entre le chef du département de la Défense étasunien, Robert Gates, et son homologue britannique, Liam Fox, qui s’est rendu aux USA pour discuter de la guerre criminelle déclenchée par l’OTAN contre la Libye. Un spectacle difficile à croire, mais digne d’un Oscar : le ministre britannique était un paquet de nerfs, il était tendu, il parlait comme un fou, on avait l’impression qu’il crachait ses mots.

Bien entendu, Gates l’attendait à l’entrée du Pentagone. Les drapeaux des deux pays, celui de l’ancien empire colonial britannique et celle de son fils putatif, l’empire étasunien, ondoyaient de chaque côté tandis que retentissaient les hymnes nationaux. La main droite sur le cœur, le salut militaire rigoureux et solennel de la cérémonie du pays hôte. Ce fut la cérémonie initiale. Les deux ministres sont entrés ensuite dans le bâtiment de la défense étasunienne. Ils sont censés avoir longuement parlé, si l’on en croit les images que j’ai vues quand ils sont revenus avec chacun un discours – sans doute préparé à l’avance – à la main.

L’environnement de ce scénario était constitué par du personnel en uniforme. À gauche, on voyait un jeune militaire, grand, maigre, rouquin en apparence, le crâne rasé, la casquette à la visière noire enfoncée presque sur la nuque, présentant le fusil, baïonnette au canon, sans ciller ni même sembler respirer, la vraie image du soldat prêt à tirer une balle de fusil ou un missile atomique emportant un charge destructive de cent mille tonnes de TNT. Gates a parlé en affichant le sourire et le naturel du maître de maison. L’Anglais, lui, en revanche, l’a fait comme je l’ai expliqué.

J’ai rarement vu quelque chose de plus horrible : il suintait la haine, la frustration, la fureur, il menaçait le dirigeant libyen dont il exigeait la reddition inconditionnelle. On constatait combien il était indigné que les avions de la puissante OTAN ne soient pas parvenus à faire plier la résistance libyenne en soixante-douze heures !

Il ne lui manquait plus que de s’exclamer : « Des larmes, de la sueur et du sang », à l’instar de Winston Churchill quand il avait calculé le prix que devrait payer son pays dans la lutte contre les avions nazis. Mais avec une petite différence : c’est l’OTAN qui joue maintenant le rôle des nazi-fascistes en lançant des milliers de missions de bombardement avec ses avions les plus modernes au monde.

L’administration étasunienne n’a pas hésité, elle, à autoriser l’emploi de drones pour tuer des hommes, des femmes et des enfants libyens, comme elle le fait toujours en Afghanistan, à des milliers de kilomètres de l’Europe de l’Ouest, mais cette fois-ci contre un peuple arabe et africain, sous les yeux de centaines de millions d’Européens et rien moins qu’au nom de l’Organisation des Nations Unies !

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a déclaré hier que ces actes de guerre étaient illégaux et sortaient du cadre des accords adoptés par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les grossières attaques contre le peuple libyen qui prennent un caractère nazi-fascistes peuvent devenir le lot de n’importe quel peuple du Tiers-monde.

La résistance de la Libye m’étonne vraiment.

Maintenant, cette organisation belliciste est à la merci de Kadhafi. Si celui-ci résiste et refuse ses exigences, il passera à l’Histoire comme l’un des grands personnages des pays arabes.

L’OTAN attise un incendie qui peut tout embraser !

Fidel Castro Ruz
Le 27 avril 2011
19 h 34

Traduction J-F Bonaldi, La Havane

URL de cet article 13535
http://www.legrandsoir.info/Libye-un-incendie-qui-peut-tout-embraser.html
 
J.Tourtaux
 

13:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/04/2011: LIBYE: LA RAPINE DU SIECLE

 
 
 
From: Hess Madeleine
Sent: Friday, April 22, 2011 6:52 PM
 
Subject: LIBYE: LA RAPINE DU SIECLE
 
 
Envoyé le : Ven 22 avril 2011, 18h 07min 56s
Objet : LIBYE: LA RAPINE DU SIECLE

La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains
libyens


Manlio Dinucci

L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les
réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et
les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les
réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des
« volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds
souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.
Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (Lia) sont
estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on
inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres
organismes. Et ils pourraient être plus importants encore. Même s’ils sont
inférieurs à ceux de l’Arabie saoudite ou du Koweït, les fonds souverains
libyens se sont caractérisés par leur croissance rapide. Quand la Lia a été
constituée en 2006, elle disposait de 40 milliards de dollars. En cinq années à
peine, elle a effectué des investissements dans plus de cent sociétés
nord-africaines, asiatiques, européennes, nord-américaines et sud-américaines :
holding, banques, immobilier, industrie, compagnies pétrolières et autres.
   En Italie les principaux investissements libyens sont ceux effectués dans
UniCredit Banca (dont Lia et la Banque centrale libyenne possèdent 7,5%), dans
Finmeccanica (2%) et Eni (1%) : ces investissements et d’autres (dont 7,5% au
Juventus Football Club) ont une  signification plus politique qu’économique (ils
se montent à environ 4 milliards de dollars).

  La Libye, après que Washington l’ait effacée de sa liste de proscription des
« Etats voyous », a essayé de se refaire une place à un niveau international en
misant sur la « diplomatie des fonds souverains ». Quand les Etats-Unis et
l’Union européenne ont révoqué leur embargo de 2004 et les grandes compagnies
pétrolières sont revenues dans le pays, Tripoli a pu disposer d’un surplus
commercial d’environ 30 milliards de dollars annuels qu’il a destiné en grande
partie aux investissements étrangers. La gestion des fonds souverains a
cependant créé un nouveau mécanisme de pouvoir et corruption, aux mains de
ministres et hauts fonctionnaires, qui a probablement échappé au contrôle de
Kadhafi lui-même : confirmé par le fait qu’en 2009, ce dernier a proposé que les
30 milliards de dividendes pétroliers allassent « directement au peuple
libyen ». Ceci a accentué les fractures à l’intérieur du gouvernement libyen.
C’est sur ces fractures que se sont appuyés les cercles dominants étasuniens
et européens qui, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main
sur sa richesse énergétique, se sont appropriés les fonds souverains libyens.
Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment
Authority, Mohamed Layas : comme le révèle un câblogramme exfiltré à travers
Wikileaks, le 20 janvier Layas a informé l’ambassadeur étasunien à Tripoli que
la Lia avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques étasuniennes. Cinq
semaines plus tard, le 28 février, le Trésor étasunien les a « gelés ». Selon
les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais
bloquée aux Etats-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la
Libye ».
Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie
étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne
a « gelé » environ 45 milliards d’euros de fonds libyens.

  L’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en
Afrique. Ici, la Libyan Arab African Investment Company a effectué des
investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, en
programmant de les augmenter dans les cinq prochaines années, surtout dans les
secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des
télécommunications. Les investissements libyens ont été décisifs dans la
réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional
African Satellite Communications Organization) qui, mis en orbite en août 2010,
permet aux pays africains de commencer à se rendre indépendants des réseaux
satellitaires étasuniens et européens, en réalisant ainsi une économie annuelle
de centaines de millions de dollars.
Plus importants encore ont été les investissements libyens dans la réalisation
des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine : la Banque
africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fond monétaire
africain, siége à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, siège à
Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes permettrait aux pays
africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fond monétaire
international, tous deux instruments de domination néo-coloniale, et marquerait
la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 pays, ex-colonies
françaises. Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet.
Les armes utilisées par les « volontaires » ne sont pas seulement celles de
l’opération « Protecteur unifié ».

Edition de vendredi 22 avril 2011 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
 
 

13:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/04/2011: : Mondialisation.ca - Le terroriste libyen ami de Washington

 
 
From: nicolas
Sent: Wednesday, April 27, 2011 2:36 AM
To:
Subject: Fwd: Mondialisation.ca - Le terroriste libyen ami de Washington
 
Bulletin électronique Mondialisation.ca

 



Le terroriste libyen ami de Washington
 

Le 26 avril 2011

Les plus de 700 documents classifiés sur les détenus de Guantanamo rendus publics par Wikileaks confirment ce qu’en général nous savions déjà. Parmi les 600 prisonniers transférés dans d’autres pays et les 172 qui restent encore dans le centre de détention, il y a soit des militants de la Jihad et d’autres opposants, soit des personnes absolument extérieures à la lutte ; soit des vieillards, comme l’Afghan Haji Faiz Mohammed, interné à l’âge de 70 ans alors qu’il était atteint de démence sénile ; soit des enfants, comme le Pakistanais Naqib Ullah interné à Guantanamo à l’âge de 14 ans et, de plus, atteint de tuberculose, ou le Canadien Omar Khadr, interné à l’âge de 15 ans, accusé d’avoir tué dans un combat un soldat des forces spéciales étasuniennes en Afghanistan, et détenu depuis 9 ans.

Mais d’autres personnages de divers genres sont aussi passés dans les cellules de Guantanamo. Emblématique est ainsi l’histoire du Libyen Abu Sufian Ahmed Hamuda Ben Qumu. Né à Derna en 1959, il s’enrôla dans l’armée comme conducteur de char, mais fut ensuite condamné à 10 ans de prison pour assassinat et trafic de drogue. Enfui en 1993, il partit en Egypte puis en Afghanistan. Après avoir été entraîné dans le camp de Torkham d’Ossama Ben Laden, il participa à l’organisation de la milice taliban. Il fut ensuite transféré au Soudan, où il entra dans la Wadi al-Aqiq, une des compagnies de Ben Laden. Obligé de quitter le Soudan, il partit à Peshawar, au Pakistan, puis à Kaboul en 2001, toujours avec un rôle de dirigeant de la milice taliban. Capturé, on l’emmena à Guantanamo en 2002.



Sufian Ahmed Hamuda Ben Qumu, le 24 mars 2010.
Source de la photo :
 http://gatewaypundit.rightnetwork.com/2011/04/terrific-fo...

Dans le document classifié de la Joint Task Force Guantanamo du Département d’Etat étasunien de la défense, daté du 22 avril 2005, il est écrit que « le gouvernement libyen indique Qumu, détenu à Guantanamo, comme un des chefs extrémistes des Arabes Afghans (les moudjahiddines restés en Afghanistan et au Pakistan après la Jihad anti-soviétique), en lien avec les talibans et Al Qaeda ». Tripoli le considère donc comme « un élément dangereux, sans scrupules pour commettre des actes terroristes ». En syntonie avec ce jugement, le Département d’Etat étasunien de la défense conclut que « le détenu Qumu constitue un élément de risque moyen-élevé, une menace probable pour les USA, pour leurs intérêts et leurs alliés ».

Deux ans après seulement, en 2007, Qumu est transféré de Guantanamo en Libye, où l’année suivante il est amnistié et libéré. Aujourd’hui, rapporte le New York Times, il demeure « une figure de pointe dans la lutte des rebelles libyens pour renverser Kadhafi », à la tête d’ « une bande de combattants connue comme Brigade Derna », du nom de la ville natale de Qumu où est né le Groupe combattant islamique libyen (dont Qumu lui-même a fait partie). « L’ennemi et prisonnier des Etats-Unis est à présent un allié », commente le New York Times. Rien d’étonnant : le cas Qumu est emblématique de la façon dont, sous couvert de lutte contre le terrorisme, Washington recrute et manœuvre des groupes terroristes selon ses intérêts du moment.

En oubliant cependant le vieux diton : qui sème le vent récolte la tempête.

 

Edition de mardi 26 avril 2011 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2... 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe.


 
 



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19/04/2011: Libye:l'héritier du trône prêt pour le retour

 
 
 
Sent: Friday, April 29, 2011 6:48 PM
Subject: Libye:l'héritier du trône prêt pour le retour
 

 

N°192 Semaine du 18 au 24 avril 2011

Libye  : L’héritier du trône prêt pour le retour

* Interview dans le journal parisien gratuit « Métro » du prince el-Senoussi, héritier du trône de Libye, neveu du roi Idriss destitué en 1969, rencontré dans sa maison à Londres.

Question : Quand allez vous retourner en Libye ?

Réponse : Je rencontre des leaders pour parler de l’avenir du pays, et je dois m’assurer que je serai en sécurité, certaines zones sont toujours contrôlées par Kadhafi.

Question : Comment envisagez-vous votre rôle ?

Réponse : Ma famille a longtemps pris soin du peuple libyen et je veux en faire autant.

Il attend que la France et l’OTAN lui libèrent la place. Après pourvu qu’il remette la main sur le pays et ses richesses peu importe la forme. Les impérialistes peuvent compter sur lui.

 Un de plus qui se met à l’entière disposition du capital.

*A. Juppé Ministre des affaires étrangères déclare à la sortie du Conseil des Ministres: « Pendant trente ans, on a privilégié la stabilité Ben Ali, Moubarak, Kadhafi. Aujourd’hui, le président Nicolas Sarkozy nous disait : « le maximum d’acceptation politique c’est dix ans  ». Tout est dit.

L’alternance ! Refrain bien connu en France. Si le peuple est las, on change de pouvoir pourvu que tout continue comme avant. Kadhafi est usé, qu’à cela ne tienne, au suivant !

Rien a voir avec les aspirations du peuple libyen qui lui, paie chaque jour de sa vie le prix de cette guerre.

Le leader des « rebelles » libyen Moustapha Abdjeljalil, lors d’un dîner dans un très chic hôtel parisien organisé par Bernard Henri Lévy ( encore lui !) a invité Sarkozy à venir à Benghazi. On dit que celui-ci aurait accepté et se rendrait en Libye accompagné de son conseiller spécial Bernard Henri Lévy !

Non, les  guerres impérialistes même baptisées « humanitaires » ne sont pas faites pour venir au secours des peuples, elles sont faites pour imposer les intérêts capitalistes. Les peuples ne peuvent compter que sur leur lutte pour faire reculer leurs oppresseurs.

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site communistes

 

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21/03/2011: [ PRIMERO, LA PAZ ] PADS (Algérie) : Non à l’intervention en Libye

 

----- Original Message -----
From: sin tregua
Sent: Monday, March 21, 2011 4:49 PM
Subject: [ PRIMERO, LA PAZ ] PADS (Algérie) : Non à l’intervention en Libye

Après la décision du Conseil de Sécurité..

L'agression militaire impérialiste contre la Libye est le début d'une guerre permanente contre les peuples insoumis de la région

Solidarité avec les forces démocratiques progressistes anti-impérialistes libyennes dans leurs luttes contre le despotisme et les ingérences étrangères!

Déclaration du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS) reprise par/

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a donné son feu vert au déclenchement de la guerre contre la Libye. La résolution portant autorisation d'intervenir militairement dans ce pays au prétexte mensonger et hypocrite de protéger les populations civiles contre les attaques du régime d'El Kaddafi constitue une grave menace pour la souveraineté de tous les peuples de la région et leurs luttes pour une démocratie véritable de progrès. Cette résolution porte aussi en elle des dangers pour la paix et l'intégrité territoriale des nations africaines.

Les grandes puissances impérialistes, et les anciens Etats colonisateurs de l'Afrique qui ont fait adopter cette résolution s'étaient lancés dans les préparatifs pour bombarder la Libye et détruire ses infrastructures sans attendre les résultats des délibérations de l'ONU. Elles n'ont pas perdu une minute pour commencer à exécuter leurs plans criminels. Des missiles sophistiqués et des avions de la coalition impérialiste sont en train de dévaster la Libye. La coalition ne se contente pas d'imposer la zone d'exclusion aérienne décidée par le Conseil de Sécurité. Elle s'attaque à tout le potentiel militaire libyen, y compris terrestre. Elle se prépare même à neutraliser ou détruire les infrastructures civiles, comme le réseau électrique, rééditant ce qu'elle avait fait en 1999 en Serbie et n'hésitant pas à provoquer de la sorte la mort de milliers de citoyens qui seront privés de structures de santé et d'eau potable, comme en Irak. Elle veut mettre ainsi à genoux la population et toutes les forces patriotiques qui refusent son diktat. En fait elle s'emploie méthodiquement à briser toute résistance avant de se ruer avec ses troupes ou sous couvert de mercenaires vers les champs pétroliers et gaziers de ce pays. C'est avec des procédés similaires, reposant sur des déclarations hypocrites et de gros mensonges médiatiques, que les USA avaient préparé l'opinion à l'occupation de l'Irak en 2003.

En réalité, cette coalition impérialiste ne s'intéresse nullement à la conquête des libertés démocratiques en Libye ou dans quelque autre pays dans le monde. Afin de réaliser ses plans néo-colonialistes, la coalition impérialiste criminelle a transformé Kaddafi en repoussoir après avoir collaboré avec lui dans la surveillance des mouvements des habitants de la région pour empêcher l'immigration vers l'Europe et dans le montage de manoeuvres communes contre les peuples, comme son projet de création d'un Etat targui menaçant directement l'unité territoriale des nations de la région. Le régime libyen a fait concession sur concession aux puissances impérialistes depuis 2003 en contre-partie de la levée du blocus économque. L'économie libyenne est passée sous le contrôle des multinationales et d'une bourgeoisie compradore antinationale. Encouragées par la coupure que ces changements économiques réactionnaires ont provoquée entre la grande masse du peuple et le régime, les puissances impérialistes en exigent beaucoup plus. Ce n'est pas contre la personne de Kaddafi que cette armada militaire des USA, de la Grande-Bretagne et de la France s'est mise en route. Sa guerre a pour but d'installer des marionnettes à sa solde et spolier le peuple libyen de ses richesses pétrolières. Avec cette nouvelle guerre, les rapaces impérialistes américains, anglais et français étalent au grand jour leur volonté de faire main basse sur les richesses de la Libye.

La résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU confirme la transformation de cette instance en instrument de partage du monde en zones d'influence entre les puissances impérialistes et d'accaparement des richesses des peuples dépendants et dominés économiquement. Les puissances impérialistes accentuent leur offensive pour mettre au pas les peuples et les régimes insoumis. Elles allument le feu au sein des Etats qui échappent à leur contrôle puis se présentent comme les pompiers qui cherchent à l'éteindre sous couvert d'une légitimité internationale à leur convenance. Outrepassant grossièrement les prérogatives de l'ONU, le Conseil de Sécurité s'arroge depuis quelques mois, avec l'affaire ivoirienne, le droit d'intervenir dans les conflits internes des peuples et de leur dicter les règles de conduite écrites par l'impérialisme.

L'argument de la défense de la démocratie pour justifier l'intervention militaire en Libye est d'une hypocrisie inouïe. Les puissances impérialistes ont associé à "l'inauguration" de leur nouvelle guerre les pantins de la Ligue arabe pour tromper l'opinion en lui faisant croire que les peuples arabes eux-mêmes approuvent leur aventure belliciste. Les régimes arabes qui ont donné leur onction à cette guerre sont les plus despotiques au monde. Ce sont des régimes monarchiques-théocratiques rétrogrades ou des valets de l'impérialisme comme les chefs auto-proclamés de la Tunisie et de l'Egypte installés " à titre transitoire" avec le consentement des USA. L'Arabie saoudite qui a voté la résolution de la Ligue arabe a envahi Bahreïn avec 10000 soldats et des chars en nombre pour écraser la révolte populaire et maintenir par la force une monarchie décadente inféodée à l'impérialisme. Mais le Conseil de Sécurité et les puissances impérialiste pleines de "sympathie" pour les "révolutions arabes" font semblant de ne rien voir! Hillary Clinton trouve légitime l'appel de cette monarchie aux forces saoudiennes pour écraser sous ses chars le soulèvement du peuple!

Les oligarchies financières impérialistes assoiffées de surprofits cherchent une solution à la crise mondiale de leur système capitaliste en reprenant possession des gisements de pétrole et de gaz nationalisés à l'époque où grâce à l'existence d'un puissant camp socialiste le rapport des forces était plus favorable aux peuples secouant la domination impérialiste. En escomptant reprendre possession de ces sources d'énergie les grandes puissance impérialistes veulent dicter leur volonté à l'ensemble de la planète, y compris à leurs propres peuples, à faire plier les nations dépourvues de ces ressources.

L'Algérie est visée. La chute de l'Etat libyen se traduira inévitablement par l'installation de supplétifs à la botte de forces néo-colonialistes revanchardes à quelques dizaines de kilomètres de ses principaux champs pétroliers de Hassi Messaoud.

Cette guerre est un avertissement et un signal chargés de lourdes menaces que les oligarchies impérialistes envoient à tous les peuples d'Afrique et d'Amérique latine pour les obliger à accepter de se laisser déposséder de leurs richesses naturelles, sous peine d'être réduits en cendre sous une pluie de tomahawks. Ces gangs internationaux sont décidés à recourir à tous les moyens et à exploiter tous les prétextes, sans hésiter à les fabriquer de toutes pièces à l'aide de leurs puissants médias de propagande et d'intox, pour repartager l'Afrique dans un nouveau congrès de Berlin siégeant au Conseil de Sécurité.

Ceux qui, en Algérie, applaudissent à cette agression ou contribuent à répandre les mensonges sur le soi-disant objectif de protéger la population en lutte pour la démocratie, ou bien n'ont pas compris les véritables enjeux, ou bien sont des complices conscients des puissances impérialistes dont ils espèrent obtenir récompenses et miettes aux dépens des intérêts vitaux du peuple algérien. La perte de leurs ressources pétrolières n'apportera aux peuples de la région que misère, régression et barbarie.

Jamais les puissances impérialistes n'ont apporté la liberté et le progrès social à un peuple en lutte pour les libertés démocratiques et l'indépendance nationale. Un peuple qui attend sa liberté de l'intervention des puissances impérialistes ne peut être libre.

Les forces démocratiques anti-impérialistes de la région doivent renforcer leurs liaisons avec les masses populaires et leur solidarité internationale pour mettre en échec les plans impérialistes de recolonisation tout en se battant pour des changements démocratiques révolutionnaires dans leurs pays sans ingérence impérialiste.

Non à cette agression!

Non aux ingérences des puissances impérialistes!

La lutte pour la démocratie en Libye est l'affaire du peuple libyen!

Solidarité avec les forces démocratiques progressistes anti-impérialistes libyennes dans leurs luttes contre le despotisme et contre les ingérences étrangères!

Front contre les manœuvres des impérialistes et de leurs alliés internes!

 

 

13:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/03/2011: Communiqué de presse :: Le PTB s’oppose à une interv ention militaire en Lybie

 
 

Comme on peut le constater, la situation complexe se maintient dans le monde arabe où les peuples ont déclenché une vague révolutionnaire. Le roi saoudien appuie la guerre de l'OTAN en Libye, et l'OTAN appuie l'invasion saoudienne à Bahreïn. Le sang des peuples arabes coulera au plus grand profit des grosses transnationales étasuniennes ; les cours du pétrole atteindront des niveaux imprévisibles si des guerres se déclenchent dans les zones à plus forte production ; et les catastrophes nucléaires au Japon multiplient la résistance des peuples à la prolifération des centrales atomiques. Le gaspillage et les sociétés de consommation capitalistes à leur stade néolibéral et impérialiste mènent le monde dans une impasse, tandis que les changements climatiques et la flambée des cours des denrées alimentaires entraînent des milliards de personnes vers les pires indices de pauvreté. Fidel Castro Ruiz, 17 Mars 2011

 

 
Sent: Saturday, March 19, 2011 7:55 AM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] 28-13 BELGIQUE: le gouvernement des affaires courantes est prêt pour une nouvelle guerre impérialiste et colonialiste en LIBYE
 
 

PRETS POUR LA SARKO-GUERRE contre LA LIBYE de KADHAFI ! 
Pendant ce temps, nos “démocrates” “humanitaires” laissent leurs marionnettes au pouvoir réprimer dans le sang les révoltes populaires en cours dans la plupart des autres pays arabes ... Les médias du système sont complices.
Contre qui nos guignolos occidentaux lanceront-ils leurs avions lorsque les révoltes de Tunis et du Caire atteindront aussi les rues de Rome, de Londres, Paris, Bruxelles, etc... ? Ce qui ne saurait plus tarder des années.
Dans toute l’ Europe capitaliste, des millions de gens cherchent aussi du travail, les sdf meurent dans les tunnels et sur le parvis des églises, ne savent plus se chauffer, se soigner, se loger décemment. Des milliers de sans-papiers, sans jugement, sans condamnation, sont parqués dans les centres de détention du capitalisme “humanitaire”, les protestations sont réprimées à coups de matraques “démocratiques”... Les libertés sont de plus en plus menacées, réprimées... Nos pensions ne nous permettent plus de couvrir taxes et vie de plus en plus chère.
Et pendant ce temps, comme à Tunis et au Caire, nos nababs gouvernement aux mènent des vies de luxe, les multinationales nous ramènent en arrière vers l’ esclavage...
La colère et la révolte couvent partout.
RoRo
 

Le 17 Mars 2011, voici les dernières nouvelles:


Libye : « Tout sera fini dans 48h » – Seif al-Islam Kadhafi
Libye: les places fortes des insurgés sous le feu des milices de Kadhafi

Alors que les milices de Mouammar Kadhafi poursuivent leur offensive militaire contre l’opposition, des obus sont tombés six kilomètres à l’ouest de la ville libyenne de Ajdabiya, que les insurgés se sont jurés de défendre.
Rapide instruction militaire dans la ville libérée de Benghazi

Des journalistes de l’AFP ont vu deux cratères d’environ quatre mètres de large [...]

Quand Kadhafi était un ami : Cet or noir dans le viseur de Hillary

Mutassim Gaddafi, avec la Secrétaire d’Etat U.S., Hillary Clinton
« Je suis très contente de souhaiter la bienvenue au ministre Kadhafi ici, au Département d’Etat. Nous apprécions profondément les relations entre Etats-Unis et Libye. Nous avons de nombreuses opportunités pour approfondir et élargir notre coopération. Et je désire ardemment développer nos relations. Donc, Monsieur le ministre, [...]


Le clan Kadhafi dit avoir financé la campagne de Nicolas Sarkozy

Le régime libyen va révéler prochainement les détails des versements faits à Nicolas Sarkozy pour financer sa campagne électorale de 2007, déclare Saïf al Islam, l’un des fils de Mouammar Kadhafi.
Interrogé par Reuters, l’Elysée a démenti que le chef de l’Etat ait bénéficié de fonds libyens.
Dans une interview à la chaîne Euronews, Saïf al Islam [...]


Bahrein: violente répression contre les manifestants

Les forces de répression à Bahreïn ont expulsé violemment les manifestants pro-démocratie qui campaient au rond-point Pearl dans la capitale, Manama.

Tandis que des hélicoptères survolaient la scène, les troupes appuyées par des chars ont envahi le site de la protestation mercredi matin, selon les informations envoyées par un correspondant d’Al Jazeera.
De multiples explosions ont [...]


Un millier de soldats saoudiens seraient entrés à Bahreïn pour soutenir le régime

Plus d’un millier de soldats saoudiens de la force commune du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés à Bahreïn dimanche soir, a indiqué, lundi 14 mars, un responsable saoudien. Lundi après-midi, des véhicules militaires saoudiens ont par ailleurs été vus entrant à Bahreïn, empruntant la chaussée du roi Fahd, le pont qui relie [...]

 
Sent: Friday, March 18, 2011 9:46 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: 28-12 BELGIQUE: le gouvernement des affaires courantes est prêt pour une nouvelle guerre impérialiste et colonialiste en LIBYE
 
 
 
Investig'Action - michelcollon.info

GUERRE HUMANITAIRE EN LIBYE ?
Vers une nouvelle "guerre juste et humanitaire" pour s'emparer des richesses d'un peuple - Rodrigue K. Kpogli

"L'Occident ne roule jamais pour les autres, ni pour des idées abstraites comme la liberté, la démocratie ou la justice"

Lybie : Nous refait-on le coup du Kosovo ? - Diana Johnstone
Propagande, diabolisation, prétexte humanitaire... L'Histoire se répète-t-elle?

Chavez et Kadhafi : despotisme ou diplomatie ? - Guadalupe Saenz
"Les évènements en Lybie vus depuis la fenêtre de chez moi...à Caracas "

Ne pas hurler avec les loups - JPD
Mission civilisatrice ou intervention humanitaire? L'impérialisme et ses synonymes conventionnels

 

12:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/03/2011: Mondialisation.ca - Libye, le rébus de la zone d'int erdiction aérienne

 
NOTE de RORO: C’est quoi ces “démocrates” en peaux de lapin: réclamer une intervention militaire des puissances colonialistes et impérialistes pour venir les aider à “libérer” et “démocratiser” la Libye ? On aura tout vu: les exemples du Liban, de l’Irak, de l’ Afghanistan, de Palestine occupée et de Gaza ne leur suffisent donc pas.
Oui, les images qui parviennent de Libye sont bien différentes de celles qui nous sont parvenues lors des révoltes populaires de Tunis et du Caire. D’un côté des masses de manifestants, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux, qui occupaient la rue et les places pour avec seulement des panneaux et des drapeaux pour revendiquer du pain et du travail.
De l’autre côté, en Libye, des armes en armes, valides et en pleine forces, prêts à en découdre, sous l’ ancien drapeau monarchiste. Armés par qui et au service de qui, avec l’ appui des ricano-otano-occidentaux ?
Il y a de quoi réfléchir un peu, même si Kadhafi n’ est pas un ange...
Mais la Libye, c’ est aussi une mare de pétrole et un porte-avion pour l’impérialisme...
RoRo
 
Sent: Monday, March 14, 2011 7:19 PM
To:
Subject: Mondialisation.ca - Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
 
 

de Ginette Hess Skandrani : grianala@yahoo.fr

Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
 

 
Mondialisation.ca, Le 3 mars 2011


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Les leaders des rebelles, réunis hier (mercredi 2 mars) dans leur quartier général de Bengasi, ont conclu qu’ils n’arriveront pas seuls à renverser Kadhafi. Ils demandent donc, à la majorité, une intervention aérienne Usa/OTAN, en commençant par l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. « Les Etats-Unis -disent-ils- ont apporté la démocratie quand ils sont intervenus au Kosovo ». Une partie des rebelles cependant est contre : « Nous devons nous libérer seuls, demander une intervention étrangère équivaudrait à une trahison ».

Le même jour, à Washington, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a confirmé que l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est prise « en sérieuse considération » par les Usa et leurs alliés. C’est pourtant le secrétaire à la défense Robert Gates qui refroidit les enthousiasmes : il a déclaré que « ce n’est pas le moment pour les Etats-Unis d’entrer dans une autre guerre ». Le républicain Gates, auparavant secrétaire à la défense de l’administration Bush, prend dans ce cas le rôle de la « colombe », tandis que la démocrate Clinton prend celui du « faucon ». Du Pentagone, hier, Gates, avec à ses côtés le chef d’état-major Mike Mullen, a déclaré qu’il convient de réfléchir avant d’envoyer des militaires dans un autre pays, étant donné que les Etats-Unis ont déjà 50 mille soldats en Irak et 100 mille en Afghanistan.

L’amiral Mullen a ajouté qu’imposer une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est « une opération extrêmement complexe ». Ce qu’a confirmé le général Mattis, chef du Commandement central des Etats-Unis. « Il n’y a pas d’illusions à se faire » a-t-il  dit hier à la commission sénatoriale sur les services armés, « ce serait une opération militaire ». Etant donné que les forces de Kadhafi disposent de missiles terre-air, il faudrait « mettre hors d’usage les défenses aériennes libyennes par des attaques aériennes ». Cela demanderait « un grand nombre d’avions, qui opéreraient depuis les bases étasuniennes en Italie méridionale ». Pour cette opération, d’autres aéroports seraient aussi nécessaires, surtout en Egypte et en Tunisie.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, bien qu’ayant décrété des sanctions contre Kadhafi, n’a pas décidé l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne, à laquelle Chine et Russie s’opposent. Pour Washington, cet obstacle est secondaire, étant habitué à mettre les autres pays devant le fait accompli. Le Sénat étasunien a en effet, à l’unanimité, voté hier en faveur d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. L’administration Obama, en ce point, a carte blanche. Sur ordre du président, le Pentagone est en train de repositionner les forces navales et aériennes pour préparer « la gamme complète d’options », y compris l’attaque aérienne pour mettre hors d’usage les défenses de Tripoli et mettre en oeuvre la zone d’interdiction aérienne. Gates a annoncé que le navire d’assaut amphibie Kearsarge, avec à bord marines et hélicoptères de combat Cobra et flanquée d’une unité d’appui, est entré en Méditerranée par le Canal de Suez afin de prendre position face aux côtes libyennes, où viendra aussi se ranger le porte-avions nucléaire Enterprise. L’objectif  officiel étant l’ « aide humanitaire ».

Au Commandement des forces navales étasuniennes en Europe, à Naples, dans la base de Sigonella et dans les autres bases étasuniennes en Italie, tout est prêt.  Dans le désintérêt complet du parlement, presque toute l’ « opposition » comprise, qui attend la décision de la Maison Blanche, en ignorant les lourdes implications de l’utilisation du territoire italien pour une opération guerrière, dirigée par les USA, dans l’Afrique du Nord voisine.

Edition de jeudi 3 mars 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Lire également : Opération Libye en préparation, Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres, publié le 2 mars 2011.


Manlio Dinucci
est géographe et collaborateur au quotidien italien il manifesto


 Articles de Manlio Dinuci publiés par Mondialisation.ca

 



-------- Message original --------

Sujet: Mondialisation.ca - Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
Date : Thu, 03 Mar 2011 10:16:51 -0500
De : Mondialisation.ca mailto:crgeditor@yahoo.com
Pour : newsletter@globalresearch.ca




 



Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
 

Le 3 mars 2011

Les leaders des rebelles, réunis hier (mercredi 2 mars) dans leur quartier général de Bengasi, ont conclu qu’ils n’arriveront pas seuls à renverser Kadhafi. Ils demandent donc, à la majorité, une intervention aérienne Usa/OTAN, en commençant par l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. « Les Etats-Unis -disent-ils- ont apporté la démocratie quand ils sont intervenus au Kosovo ». Une partie des rebelles cependant est contre : « Nous devons nous libérer seuls, demander une intervention étrangère équivaudrait à une trahison ».

 

Le même jour, à Washington, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a confirmé que l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est prise « en sérieuse considération » par les Usa et leurs alliés. C’est pourtant le secrétaire à la défense Robert Gates qui refroidit les enthousiasmes : il a déclaré que « ce n’est pas le moment pour les Etats-Unis d’entrer dans une autre guerre ». Le républicain Gates, auparavant secrétaire à la défense de l’administration Bush, prend dans ce cas le rôle de la « colombe », tandis que la démocrate Clinton prend celui du « faucon ». Du Pentagone, hier, Gates, avec à ses côtés le chef d’état-major Mike Mullen, a déclaré qu’il convient de réfléchir avant d’envoyer des militaires dans un autre pays, étant donné que les Etats-Unis ont déjà 50 mille soldats en Irak et 100 mille en Afghanistan.

 

L’amiral Mullen a ajouté qu’imposer une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est « une opération extrêmement complexe ». Ce qu’a confirmé le général Mattis, chef du Commandement central des Etats-Unis. « Il n’y a pas d’illusions à se faire » a-t-il  dit hier à la commission sénatoriale sur les services armés, « ce serait une opération militaire ». Etant donné que les forces de Kadhafi disposent de missiles terre-air, il faudrait « mettre hors d’usage les défenses aériennes libyennes par des attaques aériennes ». Cela demanderait « un grand nombre d’avions, qui opéreraient depuis les bases étasuniennes en Italie méridionale ». Pour cette opération, d’autres aéroports seraient aussi nécessaires, surtout en Egypte et en Tunisie.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU, bien qu’ayant décrété des sanctions contre Kadhafi, n’a pas décidé l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne, à laquelle Chine et Russie s’opposent. Pour Washington, cet obstacle est secondaire, étant habitué à mettre les autres pays devant le fait accompli. Le Sénat étasunien a en effet, à l’unanimité, voté hier en faveur d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. L’administration Obama, en ce point, a carte blanche. Sur ordre du président, le Pentagone est en train de repositionner les forces navales et aériennes pour préparer « la gamme complète d’options », y compris l’attaque aérienne pour mettre hors d’usage les défenses de Tripoli et mettre en oeuvre la zone d’interdiction aérienne. Gates a annoncé que le navire d’assaut amphibie Kearsarge, avec à bord marines et hélicoptères de combat Cobra et flanquée d’une unité d’appui, est entré en Méditerranée par le Canal de Suez afin de prendre position face aux côtes libyennes, où viendra aussi se ranger le porte-avions nucléaire Enterprise. L’objectif  officiel étant l’ « aide humanitaire ».

 

Au Commandement des forces navales étasuniennes en Europe, à Naples, dans la base de Sigonella et dans les autres bases étasuniennes en Italie, tout est prêt.  Dans le désintérêt complet du parlement, presque toute l’ « opposition » comprise, qui attend la décision de la Maison Blanche, en ignorant les lourdes implications de l’utilisation du territoire italien pour une opération guerrière, dirigée par les USA, dans l’Afrique du Nord voisine.

 

Edition de jeudi 3 mars 2011 de il manifesto

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 

Lire également : Opération Libye en préparation, Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres, publié le 2 mars 2011.


Manlio Dinucci
est géographe et collaborateur au quotidien italien il manifesto

 


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12:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/03/2011: BELGIQUE: le gouvernement des affaires courantes es t prêt pour une nouvelle guerre impérialiste et colonialiste en LIBYE

 
 
 
 

Non à l’agression impérialiste en Libye !
Bureau national du Comité Valmy

vendredi 18 mars 2011, par Comité Valmy

 

Non à l’agression impérialiste en Libye !

A la majorité de 10 voix contre 5 abstentions, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 17 mars, une résolution sur la Libye prévoyant notamment la création d’une zone d’exclusion aérienne sur ce pays, afin de mettre fin aux bombardements des sites tenus par les opposants armés, au colonel Kadhafi. Les cinq abstentions à cette résolution belliciste qui ouvre la voie à des frappes aériennes sur le sol libyen, sont celles de la Russie, de la République populaire de Chine, de l’Allemagne, de l’Inde et du Brésil.

Cette résolution a été initiée par la France officielle, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Liban. Dans notre pays, elle est approuvée par les partis vassalisés dogmatiquement favorables à l’Europe atlantiste de l’UMPS aux verts en passant par le Parti de Gauche du social démocrate formaté par le trotskisme, Jean Luc Mélenchon qui revendique d’être le candidat du Front de Gauche, lors de la prochaine élection présidentielle.

Le Comité Valmy estime que les Français dans leur grande majorité sont hostiles à cette nouvelle aventure guerrière dont le caractère impérialiste ne peut être masqué par l’alibi de la guerre à objectif humanitaire. Nous dénonçons ce nouvel exemple du caractère aventureusement belliciste, atlantiste et pro sioniste du gouvernement compradore de notre pays. Nous soulignons que les forces authentiquement populaires engagées dans la lutte contre Kadhafi ont, à plusieurs reprises exprimé leur opposition à toute intervention extérieure.

Nous déplorons de constater que le président de la République ait cru pouvoir engager la France dans cette funeste croisade contre le même Kadhafi à qui, à peine élu, il s’empressait de proposer des avions Rafale et une centrale nucléaire EPR (productrice de déchet de plutonium recyclable à des fins militaires). Comment se seraient déroulées la "révolutions arabes" qu’il prétend maintenant soutenir si les USA n’avait pas interdit la vente des Rafales et l’AIEA la vente de la centrale EPR ?

En affirmant qu’il est urgent de désarmer Kadhafi à qui il était prêt à livrer les fleurons des technologies militaires et nucléaires, Nicolas Sarkozy fait accessoirement la démonstration de sa dangereuse incompétence. Dont acte.

Nous remarquons que cette soudaine précipitation à vouloir bombarder un pays à qui l’Union européenne et la France voulaient encore, il y a quelques semaines, fournir du matériel et une assistance pour réprimer les mouvements de foules, coïncide avec de troublantes révélations sur le financement de la campagne électorale de 2007.

Le Comité Valmy exprime son étonnement face à l’attitude passive de pays comme la République populaire de Chine ou la Russie qui une fois de plus ont cédé aux pressions impérialistes en n’utilisant pas leur droit de veto lors du vote au Conseil de sécurité ainsi qu’ils l’avaient semble t-il envisagé dans un premier temps. Cette attitude hésitante et conciliatrice face à l’agressivité impérialiste porte à terme, contre ces même pays, la probabilité qu’ils seront à plus ou moins longue échéance, les victimes de la politique d’agression et de guerre des dirigeants états-uniens et de leurs vassaux de l’OTAN.

L’intérêt des peuples est de ne pas se laisser leurrer par les manipulations politico médiatiques relatives au prétendu droit d’ingérence « humanitaire » qui n’a pour objectif que de supprimer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. A Bahreïn les troupes saoudiennes massacrent les insurgés sans que cela préoccupe le moins du monde nos grands humanistes. C’est que le royaume de Bahreïn, cet archipel du golfe Persique est d’une importance stratégique pour Washington, qui y a basé le quartier général de sa Ve flotte, chargée de surveiller les routes maritimes empruntées par les pétroliers, de soutenir les opérations en Afghanistan.

Outre qu’il ambitionne de mettre la main sur les richesses en pétrole de la Libye, Obama qui a repris à son compte la stratégie de son sinistre prédécesseur G W Bush, est décidé à développer la stratégie de grand Moyen-Orient et de recomposer l’hégémonie américaine de puis l’Afrique jusqu’en Afghanistan, ans oublier des pays comme l’Indonésie.

La solidarité avec le peuple libyen ne passe pas par l’intervention militaire de l’impérialisme ou l’établissement d’une nouvelle base américaine en Libye.

Le Bureau national du Comité Valmy

Paris le 18 mars 2011

12:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/03/2011: Communiqué de presse :: Le PTB s’oppose à une interv ention militaire en Lybie

 
Communiqué de presse :: Le PTB s’oppose à une intervention militaire en Lybie
BELGIQUE:
Le PTB s’oppose catégoriquement à toute intervention militaire occidentale en Lybie. Selon Peter Mertens, président du parti, « cette ″no-fly-zone″ (zone d’exclusion aérienne) est en réalité une ″oil-control-zone″ (zone de contrôle pétrolier) ».
 
webmaster
 
 
« L’instauration d’une no-fly-zone au-dessus de la Lybie, accompagnée de bombardements ″dirigés″, équivaut, ni plus ni moins, à un guerre d’agression contre le pays, déclare Peter Mertens, président du PTB. Jamais aucune no-fly-zone n’a été mise en place, que ce soit à l’encontre des bombardements au phosphore israéliens sur Gaza, ou contre la répression brutale au Bahreïn, avec l’aide de l’Arabie Saoudite. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France font deux poids deux mesures. Ils ont soutenu durant des années des dictateurs comme Ben Ali et Moubarak, et soutiennent encore la dictature en Arabie Saoudite. Ils ne nous ressortent le jargon humanitaire que lorsque leur mainmise sur le pétrole est menacée. C’est plus qu’hypocrite. Ce n’est bien entendu pas un hasard si les forces militaires interviennent en Lybie, un pays possédant 3,5% des réserves pétrolières mondiales. La no-fly-zone est en réalité une zone de contrôle pétrolier géostratégique. »
 
 
 
La Chine, la Russie, l’Inde, le Brésil et l’Allemagne se sont abstenus lors du vote qui s’est tenu au Conseil de sécurité des Nations Unies, concernant l’instauration de la no-fly-zone au-dessus de la Lybie.
 
Le PTB soutient les exigences et les actions du peuple libyen, pour le respect de ses droits démocratiques et sociaux, et condamne la répression et les crimes de guerre du régime de Kadhafi. Mais comment devons-nous réagir ? « La guerre et l’occupation en Irak et en Afghanistan ont démontré que les interventions militaires ne s’avéraient jamais ″humanitaires″, faisaient un nombre incalculable de victimes parmi les civils et, enfin, semblaient motivées par des intérêts économiques et géostratégiques, affirme Peter Mertens. Aucun peuple dans le monde ne doit sa libération aux bombardements de l’OTAN. »
 
« Les gouvernements de Washington, Londres ou Paris, ne luttent pas pour le peuple libyen, tout comme ils n’agissaient pas dans l’intérêt des peuples du Bahreïn, d’Arabie Saoudite ou de Palestine. Ils bataillent pour le contrôle de l’or noir libyen. Le PTB soutient toutes les forces progressistes de Tunisie, d’Égypte, de Lybie et du monde arabe pour parvenir à leur libération », conclut Peter Mertens.
 
Le PTB se mobilise pleinement en vue de la manifestation du dimanche 20 mars à 14h, à la Gare du Nord à Bruxelles. Cette manifestation est organisée en solidarité avec les peuples du monde arabe, et en opposition à toute intervention étrangère.
 
Service de presse du PTB
 
 
 

12:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/03/2011: Appel Franco-Arabe : communiqué sur la Libye

 
 
 
 
 
From: Hess Madeleine
Sent: Wednesday, March 02, 2011 9:31 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Appel Franco-Arabe : communiqué sur la Libye
 
 

 
 
From: "Bruno DRWESKI" <drweski.bruno@orange.fr>


L'Appel Franco-Arabe

          Les peuples de Tunisie et d'Egypte en lançant leurs grands mouvements insurrectionnels ont réussi à renverser des dictateurs liés et soutenus par des puissances impérialistes. La revendication de dignité et de souveraineté populaire a été omniprésente lors des journées révolutionnaires qui ont inauguré un processus de revendications massives qui s'est rapidement élargi à d'autres pays soumis à des pouvoirs oppressifs créés par l'étranger comme dans le cas de l'Irak, abritant des bases militaires étrangères comme dans le cas de Bahrein et de l'Arabie saoudite ou fortement liés à certaines grandes puissances comme la Jordanie ou le Yémen. Cette dimension visant à ce que les peuples arabes retrouvent leur dignité et leur souveraineté nationales constitue un élément essentiel des révolutions arabes qui ne peut être ignoré.

          C'est dans cette perspective qu'il faut analyser les événements en cours en Libye. Comme dans le cas des autres peuples, il appartient au peuple libyen et à lui seul de décider de son avenir par les moyens qu'il jugera utile pour trancher le conflit et les drames intérieurs qu'il traverse en ce moment. Comme il en va pour les autres pays arabes, aucune ingérence étrangère dans ses affaires intérieures ne peut être tolérée en Libye. Cela violerait les principes de la Charte des Nations Unies et du Mouvement des non alignés auxquels la Libye a adhéré et auxquels sont tenus tous les Etats membres de ces organismes. L'Appel Franco-Arabe réitère à cette occasion ce principe à propos de la Libye et manifeste son souhait que les Libyens parviennent à sortir de la grave crise qu'ils traversent par leurs propres moyens et qu'ils préservent l'unité et l'intégrité territoriale de leur pays.

          La protection des ressortissants étrangers présents en Libye ne peut servir de prétexte à des activités militaires étrangères sur son territoire. Des pays comme la Chine et la Turquie sont parvenus à rapatrier leurs ressortissants sans avoir imaginé recourir à la force militaire. Il doit en être de même des autres Etats, en particulier des anciennes puissances coloniales comme la France, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, qui dans un passé pas si éloigné ont souvent pris prétexte du sort de leurs ressortissants pour lancer des opérations militaires qui ont abouti en fin de compte à la colonisation des pays concernés. Il est à craindre que ces puissances impérialistes cherchent surtout à se venger d’un régime qui leur a tenu tête et à établir des concessions pétrolières.

          Si les peuples ont le droit de manifester leurs sentiments envers ce qui se passe dans des pays étrangers, les Etats n'ont de leur côté aucunement le droit de soutenir un camp contre un autre lors de conflits internes, que ce soit au nom de convictions idéologiques, de soutien à la démocratie ou de prétextes humanitaires. Ce principe concerne en particulier les grandes puissances qui, dans de nombreux cas, participent elles-mêmes à des actions meurtrières dans les pays qu'elles occupent ou dans lesquels elles participent à la formation des forces policières de répression. Chaque pays est le maître absolu de son territoire et de son espace aérien et maritime. Aucune puissance ni aucun organisme international ne peuvent limiter le libre exercice de ce droit. L'ONU n'a de droit dans ce domaine que lorsqu'un Etat en agresse un autre, ce qui n'est pas le cas de la Libye et d'aucune des forces participant au conflit interne actuel. Cela concerne en particulier les Etats qui, malgré le rapport Goldstone portant sur les crimes de guerre avérés commis par Israël lors de son attaque contre Gaza, n'ont pris aucune mesure pour faire respecter le droit international.

          Ce constat est d'autant plus d'actualité dans la cas de la Libye d'où nous parviennent de nombreuses informations incontrôlées permettant le lancement d'un battage médiatique unilatéral qui ne peut être contrebalancé par un accès à des sources réellement contradictoires sur ce qui se passe vraiment dans les diverses parties du territoire libyen. Ce qui devrait d'autant plus pousser les acteurs internationaux à faire preuve d'un maximum de retenue. Personne en effet n'est en état de donner des chiffres tangibles sur le nombre des victimes du conflit en cours, leurs origines ni même de faire savoir quelles sont les forces qui participent aux combats. En tout état de cause, c'est aux Libyens de décider de l'avenir de leur pays.

          L'Appel Franco-Arabe souhaite la poursuite des processus en cours de réaffirmation de l'indépendance des pays arabes et dénonce toutes les forces extérieures d'ingérence qui s'opposent à ces processus.



Paris, le 1er mars 2011



L'Appel Franco-Arabe  s/c Sliman Doggui, 32 r. Javelot 75013 Paris

Président : René Lacroix ; Vice-président : Sliman Doggui ;

Secrétaire généraux : Patricia Latour ; Bruno Drweski ;

Bureau : Jean-Pierre Bastid, Maurice Cury, M. Da-Rhobi, Christiane Suchet, Jean-Gabriel Cochet, Serge Roux

Coordinateur : Yves Vargas



L'Appel Franco-Arabe a publié : « Irak, la résistance a la parole », « Vivre au Soudan », « Pour une paix véritable au Darfour », « Le chemin de Damas - L'avenir d'un peuple »


12:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/03/2011: Réflexions de Fidel : L’OTAN, LA GUERRE, LE MENSONGE ET LES AFFAIRES: la LIBYE, KHADAFI, autrement ...

 
 
-----Message d'origine-----
From: Xarlo@aol.com
Sent: Friday, March 11, 2011 10:38 AM
To: 
Subject: Réflexions de Fidel : L’OTAN, LA GUERRE, LE MENSONGE ET LES AFFAIRES
 
Réflexions de Fidel : L’OTAN, LA GUERRE, LE  MENSONGE ET LES AFFAIRES
 
Comme certains le savent, le colonel  Mouammar el-Kadhafi, un Bédouin au
caractère particulier, s’inspirant des idées  du leader égyptien Gamal Abdel
Nasser, prépara au sein des forces armées un  mouvement qui renversa en
septembre 1969 Idris Ier, roi de Libye, un pays  désertique en sa quasi-totalité
et faiblement peuplé, situé au nord de  l’Afrique, entre la Tunisie et l’
Égypte.
Ce n’est que peu à peu que   l’on découvrit ses très grosses et utiles
ressources énergétiques.
Né dans  une famille de bédouins, dans la région de Tripoli, Kadhafi était
foncièrement  anticolonialiste. On dit que son grand-père paternel mourut en
luttant contre  les envahisseurs italiens en 1911 : le régime colonial et
le fascisme changèrent  la vie de tous les habitants. On dit aussi que son
père endura la prison avant  de pouvoir gagner sa vie comme ouvrier
industriel.
Jusqu’aux adversaires de  Kadhafi assurent qu’il se fit remarquer par son
intelligence durant ses études.  Expulsé du lycée pour ses activités
antimonarchiques, il s’inscrivit dans un  autre, puis conclut des études de droit à
l’université de Benghazi à vingt et un  ans. Il entra ensuite à l’école
militaire de cette ville où il créa en secret le  Mouvement des officiers
unionistes libres, et il conclut ses études dans une  école militaire
britannique.
Ces antécédents expliquent l’influence notable  qu’il a exercée ensuite en
Libye et sur d’autres dirigeants politiques, qu’ils  soient aujourd’hui
pour ou contre lui.
Il s’engagea dans la vie politique  par des actions incontestablement
révolutionnaires.
En mars 1970, il obtint  que les soldats britanniques évacuent le pays au
terme de manifestations  nationalistes massives et, en juin, que les
États-Unis se retirent d’une grande  base aérienne proche de Tripoli, qui fut remise
à des instructeurs militaires  égyptiens dont le pays était l’allié de la
Libye.
En 1970, la Révolution  toucha à plusieurs sociétés pétrolières
occidentales et à des banques à  participation étrangère. Fin 1971, la fameuse British
Petroleum subit le même  sort. Dans le domaine agricole, tous les biens
italiens furent saisis, et les  colons et leurs descendants expulsés de Libye.
L’État entreprit donc de  contrôler les grandes sociétés. La production
commença à devenir l’une des plus  élevées du monde arabe. Le jeu et l’alcool
furent interdits. Le statut juridique  de la femme, traditionnellement
limitée, s’améliora.
Le dirigeant libyen  élabora des théories extrémistes, s’opposant à la fois
au communisme et au  capitalisme. Ça n’aurait pas de sens d’inclure cette
étape de théorisations de  sa part dans mon analyse, quoique je doive
signaler que l’article premier de la  Proclamation constitutionnelle de 1969
stipulait la nature « socialiste » de la  Jamahiriya arabe libyenne populaire.
Je tiens en revanche à insister sur le  fait que les droits humains n’ont
jamais intéressé les États-Unis ni leurs  alliés de l’OTAN.
La réunion du Conseil de sécurité, la réunion du Conseil  des droits de l’
homme à Genève et l’Assemblée générale des Nations Unies à New  York n’ont
été que du théâtre, un panier de crabes.
Je comprends  parfaitement les réactions des dirigeants politiques
impliqués dans tant de  contradictions et dans des débats si stériles, compte tenu
de l’entrelac  d’intérêts et de problèmes dans lequel ils se retrouvent.
Nous savons tous  très bien que le statut de membre permanent du Conseil de
sécurité associé au  pouvoir de veto, la possession d’armes nucléaires et l’
appartenance à maintes  institutions sont des sources de privilèges et d’
intérêts que l’on impose de  force à l’humanité. On peut être d’accord ou non
avec nombre de ces  institutions, mais on ne saurait les accepter comme des
juges justes ou moraux. 
L’Empire prétend maintenant faire tourner les événements autour de ce qu’a
fait ou n’a pas fait Kadhafi, parce qu’il a besoin d’intervenir
militairement en  Libye et de bloquer la vague révolutionnaire qui déferle dans le
monde arabe.  Car, à ce jour, personne ne disait mot, tout le monde faisait
silence… et de  bonnes affaires.
Que la rébellion libyenne ait été attisée par les services  secrets yankees
ou par les erreurs de Kadhafi lui-même, il est important que les  peuples
ne se laissent pas duper, car l’opinion mondiale aurait très bientôt 
suffisamment de preuves pour savoir à quoi s’en tenir.
Il fallait – et je  l’ai dit dès le premier moment – dénoncé les plans de
cette organisation  belliciste qu’est l’OTAN.
À l’instar de nombreux pays du Tiers-monde, la  Libye est membre du
Mouvement des pays non alignés, du Groupe des 77 et d’autres  organisations
internationales à travers lesquelles se nouent des relations,  indépendamment de
leur système économique et social.
À grands traits : la  révolution, inspirée de principes
marxistes-léninistes et martiniens, triompha  en 1959 à Cuba, à cent cinquante kilomètres des
États-Unis qui nous avaient  imposé l’amendement Platt et qui étaient
propriétaires de l’économie de   notre pays.
L’Empire déclencha presque aussitôt contre notre peuple sa sale  guerre,
organisa des bandes contre-révolutionnaires, décréta un blocus  économique
criminel et peaufina l’invasion mercenaire de Playa Girón, durant  laquelle un
de ses porte-avions patrouillait non loin et ses marines étaient  prêts à
débarquer au cas où ses forces mercenaires auraient atteint les  objectifs
prévus.
À peine un an et demi plus tard, il nous menaça de son  arsenal nucléaire,
et une guerre de cette nature faillit éclater. Tous les pays 
latino-américains, hormis le Mexique, participèrent au blocus criminel qui est  toujours
en place.
Mais notre pays ne s’est jamais rendu. Il est important  de le rappeler à
ceux qui ont la mémoire historique courte.
En janvier 1986,  sous prétexte que la Libye était derrière le terrorisme
dit révolutionnaire,  Reagan rompit les relations économiques et commerciales
avec ce pays.
En  mars de cette même année, une force embarquée à bord de porte-avions
situés dans  le golfe de Syrte, dans les eaux que la Libye considère comme
nationales,  déclencha des attaques qui détruisirent plusieurs navires équipés
de  lance-missiles et des systèmes de radars côtiers que ce pays avait
achetés à  l’URSS.
Le 5 avril, une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des  soldats
étasuniens fut plastiquée : trois personnes moururent, dont deux  militaires
étasuniens, et beaucoup furent blessées.
Reagan en accusa Kadhafi  et ordonna à ses forces aériennes de riposter.
Trois escadrilles décollèrent des  porte-avions de la VIe flotte et de bases
du Royaume-Uni et lancèrent des bombes  et des missiles sur sept objectifs
militaires à Tripoli et à Benghazi. Un  quarantaine de personnes moururent,
dont quinze civils. Averti de l’avance des  bombardiers, Kadhafi était en
train d’évacuer  sa famille de sa résidence  située dans le complexe militaire
de Bab Al Aziziya, au sud de la capitale,  quand un missile la frappa de
plein fouet : sa fille Hanna mourut, et deux  autres enfants furent blessés.
Cette attaque fut largement condamnée ;  l’Assemblée générale des Nations Unies
vota une résolution la condamnant pour violation de la Charte des Nations
Unies et du droit international. Le Mouvement  des pays non alignés, la Ligue
arabe et l’OUA adoptèrent des positions tout  aussi énergiques.
Le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de Pan Am se désintégra  en plein vol
entre Londres et New York sous l’effet d’une bombe, et les restes  tombèrent
sur la localité de Lockerbie. La tragédie tua deux cent soixante-dix 
personnes de vingt et une nationalités.
Au départ, l’administration  étasunienne pensa à des représailles de l’
Iran, dont un avion de ligne, un  Airbus, avait été abattu par les USA, causant
la mort de deux cent  quatre-vingt-dix personnes. Selon les Yankees, les
recherches impliquaient deux  agents secrets libyens. Des imputations
similaires furent faites contre la Libye  au sujet d’un avion de ligne français
desservant Brazzaville-N’Djamena-Paris,  mais Kadhafi refusa d’extrader les
fonctionnaires libyens censément impliqués  dans des faits qu’il nia
catégoriquement.
On commença à tisser une légende  ténébreuse contre lui, avec la
participation de Reagan et de Bush père.
De  1975 jusqu'à la fin de l’administration Reagan, Cuba se consacra à ses
devoirs  internationalistes en Angola et dans d’autres pays africains. Je
connaissais les  conflits qui se déroulaient en Libye ou autour d’elle grâce à
des lectures et  aux témoignages de personnes très liées à ce pays et au
monde arabe, ainsi  qu’aux impressions que je gardais de nombreuses
personnalités de différents pays  avec lesquelles j’avais eu des contacts durant ces
années-là.
De nombreux  leaders africains connus avec lesquels Kadhafi maintenait des
rapports étroits  s’efforcèrent de chercher des solutions à la forte tension
existant entre la  Libye et le Royaume-Uni.
Le Conseil de sécurité avait imposé à la Libye des  sanctions qui
commencèrent à être levées quand Kadhafi accepta de faire juger,  dans des conditions
données, les deux accusés pour le sabotage de l’avion en  Écosse.
Dès lors, on commença à inviter des délégations libyennes à des  réunions
européennes. En juillet 1999, Londres entreprit de renouer totalement  ses
relations diplomatiques avec la Libye, après que celle-ci eût fait encore 
plus de concessions.
En septembre, les ministres de l’Union européenne  acceptèrent d’annuler
les mesures de restrictions commerciales adoptées en 1992. 
Le 2 décembre, Massimo D’Alema, Premier ministre italien, fut le premier 
chef de gouvernement européen à se rendre en Libye.
L’URSS et le camp  socialiste européen avaient disparu, et Kadhafi avait
décidé d’accepter les  réclamations des USA et de l’OTAN.
Quand je me suis rendu en Libye en mai  2001, Kadhafi me montra les ruines
provoquées par l’attaque traîtresse par  laquelle Reagan assassina sa
fillette et faillit exterminer toute sa famille. 
Début 2002, le département d’État faisait savoir que des conversations 
diplomatiques étaient en cours entre les USA et la Libye.
En mai, il avait  inscrit de nouveau la Libye sur la liste des États
promoteurs de terrorisme,  bien que George W. Bush n’eût pas mentionné ce pays
africain dans son fameux  discours de janvier sur « l’axe du mal ».
Début 2003, après que la Libye eût  accepté de signer un accord économique d
’indemnisations avec les pays  demandeurs, le Royaume-Uni et la France, le
Conseil de sécurité de l’ONU leva  les sanctions qu’il lui avait infligées
en 1992.
Avant la fin de 2003, Bush  et Antony Blair informèrent d’un accord avec la
Libye, qui avait remis à des  experts en renseignements britanniques et
étasuniens de la documentation sur ses  programmes d’armements non classiques
et sur ses missiles balistiques d’une  portée supérieure à trois cents
kilomètres. Des fonctionnaires de ces deux pays  avaient visité différentes
installations. Cet accord, comme le révéla Bush,  couronnait des mois de
conversations entre Tripoli et Washington.
Kadhafi  tint ses promesses de désarmement. En quelques mois, la Libye se
débarrassa de  ses cinq batteries de missiles Scud-C d’une portée de huit
cents kilomètres et  ses centaines de Scud-B d’une portée supérieures à trois
cents kilomètres parmi  ses engins défensifs de courte portée.
Un marathon de visites à Tripoli  démarra en octobre 2002 : Berlusconi, en
octobre 2002 ; José María Aznar, en  septembre 2003 ; de nouveau Berlusconi
en  février, août et octobre 2004 ;  Blair, en mars 2004 ; le chancelier
allemand Schroeder, en octobre 2004 ;  Jacques Chirac, en novembre 2004. Tout
le monde était aux anges. Comme le dit le  fameux poème espagnol : « Don
Argent est un puissant monsieur. »
Kadhafi  parcourait l’Europe en triomphe. Il fut reçu à Bruxelles en avril
2004 par   Romano Prodi, le président de la Commission européenne ; en août,
il fut invité  par Bush ; Exxon Mobil, Chevron Texaco et Conoco Philips
mettaient la dernière  main à la reprise de l’extraction de pétrole par des
joint ventures.
En mai  2006, les USA faisaient savoir qu’ils retiraient la Libye de la
liste des pays  terroristes et qu’ils renouaient pleinement les relations
diplomatiques.
En  2006 et 2007, la France et les États-Unis souscrivirent des accords de 
coopération nucléaire à des fins pacifiques. En mai 2007, Blair visite de 
nouveau Kadhafi à Syrte. La British Petroleum signa un contrat de
prospection de  gisements de gaz « extraordinairement important », selon les
informations de  l’époque.
En décembre 2007, Kadhafi se rendit deux fois en France et signa  des
contrats d’équipements militaires et civils pour dix milliards d’euros, et  en
Espagne, où il eut des entretiens avec le chef de gouvernement José Luis 
Rodríguez Zapatero. Il signa de  très gros contrats avec d’importants pays  de l
’OTAN.
Pourquoi donc les États-Unis et les autres membres de l’OTAN  ont-ils
évacué maintenant leurs ambassades en Libye ?
Tout ceci est  extrêmement curieux.
George W. Bush, le père de cette stupide guerre  antiterroriste, avait
déclaré le 20 septembre 2001 devant les élèves de l’école  militaire de West
Point : « Notre sécurité exigera… le recours aux forces  militaires que vous
commanderez et qui doivent prêtes à attaquer sur-le-champ  n’importe quel
sombre recoin du monde, et notre sécurité exigera que nous soyons  prêts, le cas
échéant, à déclencher des attaques préventives pour défendre notre  liberté
et… nos vies. […] Nous devons découvrir des cellules terroristes dans  une
soixantaine de pays… Aux côtés de nos amis et alliés, nous devons nous 
opposer à la prolifération et faire face aux régimes qui promeuvent le 
terrorisme en fonction de chaque cas. »
Que pense donc Obama de ce discours  ?
Le Conseil de sécurité imposera-t-il des sanctions à ceux qui ont tué plus 
d’un million de civils en Iraq et à ceux qui assassinent tous les jours des
hommes, des femmes et des enfants en Afghanistan où, tout récemment, la 
population en colère est descendue dans la rue pour protester contre le
massacre  d’enfants innocents ?
Une dépêche de l’AFP, daté de Kaboul aujourd’hui même,  révèle :
« L’année passée a été la plus meurtrière pour les civils après  neuf
années de guerre entre les Talibans et les forces internationales en  Afghanistan
: presque 2 800 morts, soit 15 p. 100 de plus qu’en 2009, a affirmé  ce
mercredi un rapport de l’ONU qui insiste sur les coûts humains de ce conflit 
pour la population.
« …les Talibans ont intensifié leur insurrection ces  dernières mois,
gagnant du terrain par des actions de guérilla réalisées au-delà  de leurs
bastions traditionnels du Sud et de l’Est.
« Avec exactement 2 777  civils morts en 2010, la quantité de victimes a
augmenté de 15 p. 100 par  rapport à 2009, indique le rapport annuel conjoint
de la Mission d’aide des  Nations Unies en Afghanistan...
« Le président Barack Obama a exprimé, le 3  mars, son "profond regret" au
peuple afghan pour les neuf enfants tués, tout  comme l’ont fait le général
étasunien David Petraeus, commandant en chef de  l’ISAF, et le secrétaire à
la Défense, Robert Gates.
« …le rapport de  l’UNAMA souligne que le chiffre de civils morts en 2010
est quatre fois  supérieur à celui des soldats des forces internationales
tombés en combat cette  même année.
« L’année 2010 a pourtant été, et de loin, la plus meurtrière  pour les
soldats étrangers en neuf années de guerre, soit 711 morts, ce qui  conforme
que la guérilla des Talibans s’est intensifiée malgré l’envoi en  renfort, l’
an dernier, de trente mille soldats étasuniens. »
Pendant dix  jours, on a entendu aux Nations Unies – entre Genève et New Yor
k – plus de cent  cinquante discours sur les violations des droits humains,
qui ont été repris des  millions de fois à la télévision, à la radio, dans
la presse écrite et sur  Internet.
Notre ministre des Relations extérieures, Bruno Rodríguez, est  intervenu
devant ses pairs réunis à Genève dans le cadre de Conseil des droits  de l’
homme, le 1er mars dernier. Il y a dit notamment :
« La conscience  humaine s’élève contre la mort d’innocents en toute
circonstance et en tout  lieu. Cuba fait tout à fait sienne l’inquiétude du monde
devant les morts de  civils en Libye et souhaite que son peuple règle d’une
manière pacifique et  souveraine la guerre civile qui s’y déroule, sans
aucune ingérence étrangère et  d’une façon qui garantisse l’intégrité de cette
nation. »
Certains  paragraphes finals de son intervention ont été péremptoires :
« S’il est  vrai que le droit humain essentiel est le droit à la vie, alors
le Conseil  est-il prêt à en expulser les États qui déclenchent une guerre
?
«  Expulsera-t-il donc les États qui offrent un financement et une aide
militaire à  un autre État qui les utilise à des violations massives,
flagrantes et  systématiques des droits humains et à des attaques contre la
population civile,  comme cela se passe en Palestine ?
« Appliquera-t-il donc cette mesure à des  pays puissants qui réalisent des
exécutions extrajudiciaires sur le territoire  d’autres États en recourant
à une technologie de pointe, telle que les munitions  intelligentes et les
drones ?
« Qu’arrivera-t-il donc aux États qui  acceptent d’héberger sur leur
territoire des prisons secrètes illégales, qui  facilitent le transit secret d’
avions emportant des personnes séquestrées ou qui  participent à la torture ?
»
Je partage à fond la courageuse position du  dirigeant vénézuélien Hugo
Chávez et de l’ALBA.
Nous sommes contre la guerre  intestine en Libye, en faveur de la paix
immédiate et du plein respect de la vie  et des droits de tous les citoyens,
sans intervention étrangère, car celle-ci ne  servirait qu’à prolonger le
conflit et à favoriser les visées de l’OTAN. 
 
Fidel Castro Ruz
Le 9 mars 2011
 

12:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

C'est ce soir vendredi 11 mars 2011: LIBYE,... Haïti, Japon ... ??? Quelle aide humanitaire ...

 
 
 
C’est ce soir vendredi 11 mars 2011: LIBYE,... Haïti, Japon ... ??? Quelle aide humanitaire ... ?
 
C’est ce jour que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers, de personnes viennent de périr en quelques minutes, à la suite d’un cataclysme naturel.
 
Se pose immédiatement une question: celle de la solidarité internationale et la réaction des États les plus riches.
 
Va-t-on voir les ricano-otano-occidentaux apporter une véritable aide humanitaire au peuple japonais, plus vite et infiniment plus efficace, que celle qu’ils ont apportée au peuple d’ Haïti qui se désespère toujours sous les tentes et dans les ruines 1 an après  ?
 
Ou bien, vont-ils se précipiter pour apporter une aide militaire “humanitaire” en Libye en s’ engageant dans une nouvelle guerre impérialiste et colonialiste qui risque, après la Serbie,l’Irak, l’Afghanistan, d’engager le Monde dans une véritable catastrophe une fois de plus  ... ???
 
Sauver réellement des vies humaines, ou faire la guerre pour le pétrole ?
 
Il appartient au seul peuple libyen de régler ses problèmes intérieurs, sans ingérence .
 
Assez de guerres impérialistes, appelées aujourd’hui humanitaires et/ou pour la “Liberté” et la” Démocratie”, sauce occidentale...!
 
RoRo
 
 
 
 
 
 

12:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/03/2011: LIBYE: CE QU’A DIT CHAVEZ par Oscar Fortin

 
 
 
 
From: Xarlo
Sent: Tuesday, March 08, 2011 9:22 AM
To:
 
Subject: LIBYE: CE QU’A DIT CHAVEZ par Oscar Fortin
 
 
UNE PROPOSITION QU’ON SE GARDE BIEN D’EXPLIQUER AU MONDE
 
Je reviens tout juste d’un séjour à Cuba où j’ai suivi de près sur la chaîne de télévision vénézuélienne (VTV) les interventions du président Hugo Chavez en relation aux évènements se succédant en Libye. C’est à l’occasion de la graduation de 3 000 étudiants et étudiantes qu’il a expliqué les difficultés de savoir exactement ce qui se passait en Libye. Les informations, dit-il, sont souvent confuses, dans certains cas contradictoires et leur fiabilité toujours douteuse jusqu’à preuve du contraire.
 
Il a rappelé qu’en 2002, lors du coup d’État militaire dont il a été victime, des communiqués de presse et même des vidéos, montés de toute pièce, disaient que Chavez tuaient par milliers des civils sans défense. Il a rappelé qu’en Irak le montage médiatique de l’existence des armes de destruction massive n’a été qu’un faux prétexte pour l’invasion du pays. Cette guerre en Irak a fait plus d’un million de morts, le plus souvent d’innocentes victimes d’une guerre fondée sur le mensonge. On peut en dire autant avec cette guerre qui s’éternise en Afghanistan qui a fait, à ce jour, plus de 75 mille morts dont un bon nombre de civils. Il est curieux, dit-il, qu’on ne parle pas du respect des droits humains dans ces conflits qui baignent dans le sang d’hommes, de femmes et d’enfants qui n’ont rien à voir avec les ambitions qui justifient ces guerres.
 
Il a indiqué que dans un contexte d’informations confuses et non vérifiées il n’était pas juste de condamner ou d’appuyer sans preuves objectives et fondées les divers acteurs du conflit libyen. Il a rappelé que le Venezuela appuyait pleinement le peuple libyen dans son autonomie et dans sa capacité de résoudre par lui-même ses différents. Il a condamné toute intervention extérieure visant à amplifier les différents et à convertir les soulèvements pacifiques du peuple en guerre civile. Il a été bien clair pour dire que toute intervention à l’encontre des droits humains doivent être condamnées et que leurs auteurs, qui qu’ils soient, jugés. Ce principe s’applique à la Libye, à Israël et à tous les pays du monde. On ne peut crier au respect des droits humains quand ça fait notre affaire et se taire quand ça nous convient. Le double-discours, la double-morale ne font pas parties de la conscience révolutionnaire vénézuélienne.
 
C’est dans ce contexte qu’il a annoncé sa proposition de la mise sur pied d’une délégation de représentants de pays (Europe, Afrique, Moyen Orient et Amérique latine) pour aller sur le terrain y rencontrer les représentants des différentes fractions en conflit et voir de plus près et en direct la réalité des faits. Pour lui, il est important que la communauté internationale ait une vision directe sur ce qui se passe dans ce pays. Déjà la Ligue arabe (http://www.romandie.com/infos/news2/110303152740.f9i0axlc.asp) , les pays Latino-américains de l’ALBA, (http://www.alterinfo.net/notes/La-proposition-de-Chavez-examinee-par-l-Alba-l-opposition-libyenne-la-rejette_b2748333.html) certains pays d’Afrique et Kadhafi lui-même ont donné leur accord pour cette approche pacifique et conciliante du conflit.
 
Il y a actuellement une course contre la montre de la part des artisans de la paix et ceux de la guerre. Dans les deux cas c’est la course pour gagner l’appui de l’opinion publique internationale. Ainsi, la machine de la propagande et du lavage de cerveau bat son plein de la part des pays membres de l’OTAN. Nos journaux occidentaux ne parlent pratiquement pas de la solution pacifique dans son contenu. Ils préfèrent s’attarder sur Chavez et Castro, ces deux « diables » de l’Amérique latine et ennemis jurés de l’impérialisme.
 
J’attends toujours que Benoît XVI prenne la parole en ces temps ou la guerre poursuit sa mission destructrice des peuples et des nations. Déjà Jean-Paul II s’était prononcé contre la guerre en Irak. Qu’en sera-t-il de Benoît XVI? Sera-t-il capable de reprendre les paroles de Paul VI devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le 4 octobre 1965 « « L’Humanité devra mettre fin à la guerre ou c’est la guerre qui mettra fin à l’Humanité (…) jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! ».
 
Il est exactement minuit moins cinq. L’artillerie militaire est en position de tir. Les bombes sont accrochées aux ailes des bombardiers et les peuples retiennent leur souffle.
 
Oscar Fortin
 
Québec, le 7 mars 2011
 
http://humanisme.blogspot.com (http://humanisme.blogspot.com/)
 
*************
Nun ditugu kateak?
Où sont nos chaînes?
Donde estan nuestras cadenas?
 
 
 

12:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/03/2011: Libye : révolte populaire, guerre civile ou agres sion militaire ?

 
 
 
Sent: Monday, March 07, 2011 9:14 PM
To: 
Subject: Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ?
 
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INVESTIG'ACTION - michelcollon.info


7 mars 2011

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Depuis trois semaines, des affrontements opposent les troupes fidèles au colonel Kadhafi à des forces d’opposition issues de l’est du pays. Après Ben Ali et Moubarak, Kadhafi sera-t-il le prochain dictateur à tomber ? Ce qui se passe en Libye est-il semblable aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte ? Comment comprendre les frasques et les retournements de veste du colonel ? Pourquoi l’Otan se prépare-t-elle à la guerre ? Comment expliquer la différence entre un bon Arabe et un mauvais Arabe ? Dans ce nouveau chapitre de notre série Comprendre le monde musulman, Mohamed Hassan répond aux questions d’Investig’Action...

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Interview : Grégoire Lalieu & Michel Collon

 
Après la Tunisie et l’Egypte, la révolution arabe aurait-elle gagné la Libye ?
Ce qui se passe actuellement en Libye est différent. En Tunisie et en Egypte, le manque de libertés était flagrant. Mais ce sont les conditions sociales déplorables qui ont véritablement poussé les jeunes à la révolte . Tunisiens et Egyptiens n’avaient aucune possibilité d’entrevoir un avenir.
 
En Libye, le régime de Mouammar Kadhafi est corrompu, monopolise une grande partie des richesses et a toujours réprimé sévèrement toute contestation. Mais les conditions sociales des Libyens sont meilleures que dans les pays voisins. L’espérance de vie en Libye est plus importante que dans le reste de l’Afrique. Les systèmes de santé et d’éducation sont convenables. La Libye est d’ailleurs l’un des premiers pays africains à avoir éradiqué la malaria. Même s’il y a de fortes inégalités dans la répartition des richesses, le PIB par habitant est d’environ 11.000 dollars. Un des plus élevés du monde arabe. Vous ne retrouvez donc pas en Libye les mêmes conditions objectives qui ont conduit aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte.
 

Comment expliquez-vous alors ce qui se passe en Libye ?
 
Pour bien comprendre les évènements actuels, nous devons les replacer dans leur contexte historique. La Libye était autrefois une province ottomane. En 1835, la France s’empara de l’Algérie. Par ailleurs, le gouverneur égyptien Mohamed Ali, sous tutelle de l’Empire ottoman, menait une politique de plus en plus indépendante. Avec, d’une part, les Français en Algérie et, d’autre part, Mohamed Ali en Egypte, les Ottomans craignaient de perdre le contrôle de la région : ils envoyèrent leurs troupes en Libye.
 
A cette époque, la confrérie des Senoussis exerçait une influence très forte dans le pays. Elle avait été fondée par Sayid Mohammed Ibn Ali as Senoussi, un Algérien qui, après avoir étudié dans son pays et au Maroc, alla prêcher sa vision de l’islam en Tunisie et en Libye. Au début du 19ème siècle, Senoussi commençait à faire de nombreux adeptes, mais n’était pas bien perçu par certaines autorités religieuses ottomanes qu’il critiquait dans ses prêches. Après un passage en Egypte et à la Mecque, Senoussi décida de s’exiler définitivement en Cyrénaïque, dans l’est de la Libye.
 
Sa confrérie s’y développa et organisa la vie dans la région, y percevant des taxes, résolvant les conflits entre les tribus, etc. Elle possédait même sa propre armée et proposait ses services pour escorter les caravanes de commerçants passant par là. Finalement, cette confrérie des Senoussis devint le gouvernement de fait de la Cyrénaïque, étendant même son influence jusque dans le nord du Tchad. Mais ensuite, les puissances coloniales européennes s’implantèrent en Afrique, divisant la partie sub-saharienne du continent. Cela eut un impact négatif pour les Senoussis. L’invasion de la Libye par l’Italie entama aussi sérieusement l’hégémonie de la confrérie dans la région.

 
En 2008, l’Italie a versé des compensations à la Libye pour les crimes coloniaux. La colonisation avait été à ce point terrible ? Ou bien Berlusconi voulait se faire bien voir pour conclure des accords commerciaux avec Kadhafi ?
 
La colonisation de la Libye fut atroce. Au début du 20ème siècle, un groupe fasciste commença à diffuser une propagande prétendant que l’Italie, vaincue par l’armée éthiopienne à la bataille d’Adoua en 1896, devait rétablir la primauté de l’homme blanc sur le continent noir. Il fallait laver la grande nation civilisée de l’affront infligé par les barbares. Cette propagande affirmait que la Libye était un pays sauvage, habité par quelques nomades arriérés et qu’il conviendrait aux Italiens de s’installer dans cette région agréable, avec son paysage de carte postale.
 
L’invasion de la Libye déboucha sur la guerre italo-turque de 1911, un conflit particulièrement sanglant qui se solda par la victoire de l’Italie un an plus tard. Cependant, la puissance européenne ne contrôlait que la région de la Tripolitaine et devait faire face à une résistance tenace dans le reste du pays, particulièrement dans la Cyrénaïque. Le clan des Senoussis y appuyait Omar Al-Mokhtar qui dirigea une lutte de guérilla remarquable, dans les forêts, les grottes et les montagnes. Il infligea de sérieux dégâts à l’armée italienne pourtant mieux équipée et supérieure en nombre.
 
Finalement, au début des années trente, l’Italie de Mussolini prit des mesures radicales pour éliminer la résistance. La répression devint extrêmement féroce et l’un de ses principaux bouchers, le général Rodolfo Graziani écrivit : « Les soldats italiens étaient convaincus qu’ils étaient investis d’une mission noble et civilisatrice. (…) Ils se devaient de remplir ce devoir humain quel qu’en fût le prix. (…) Si les Libyens ne se convainquent pas du bien-fondé de ce qui leur est proposé, alors les Italiens devront mener une lutte continuelle contre eux et pourront détruire tout le peuple libyen pour parvenir à la paix, la paix des cimetières… ».
 
En 2008, Silvio Berlusconi a payé des compensations à la Libye pour ces crimes coloniaux. C’était bien sûr une démarche intéressée : Berlusconi voulait bien se faire voir de Kadhafi pour conclure des partenariats économiques. Néanmoins, on peut dire que le peuple libyen a terriblement souffert du colonialisme. Et parler de génocide ne serait pas exagéré.
 
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Omar Al-Mokhtar
 

Comment la Libye gagna-t-elle son indépendance ?
 
Pendant que les colons italiens réprimaient la résistance en Cyrénaïque, le chef des Senoussis, Idriss, s’exila en Egypte pour négocier avec les Britanniques. Après la Seconde Guerre mondiale, l’empire colonial européen fut progressivement démantelé et la Libye devint indépendante en 1951. Appuyé par la Grande-Bretagne, Idriss prit le pouvoir. Pourtant, une partie de la bourgeoisie libyenne, influencée par le nationalisme arabe qui se développait au Caire, souhaitait que la Libye soit rattachée à l’Egypte. Mais les puissances impérialistes ne voulaient pas voir se développer une grande nation arabe. Elles appuyèrent donc l’indépendance de la Libye en y plaçant leur marionnette, Idriss.

 
Le roi Idriss répondit-il aux attentes ?
 
Tout à fait. A l’indépendance, les trois régions qui constituent la Libye - la Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque - se sont retrouvées unifiées dans un système fédéral. Mais il faut savoir que le territoire libyen est trois fois plus grand que la France. A cause du manque d’infrastructures, les limites de ce territoire n’ont pu être clairement définies qu’après l’invention de l’avion. Et en 1951, le pays ne comptait qu’un million d’habitants. De plus, les trois régions nouvellement unifiées avaient une culture et une histoire très différentes. Enfin, le pays manquait de routes permettant aux régions de communiquer. En fait, la Libye était à un stade très arriéré, ce n’était pas une véritable nation.

 
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Pouvez-vous préciser ce concept ?
 
L’Etat-nation est un concept lié à l’apparition de la bourgeoisie et du capitalisme. En Europe, durant le moyen-âge, la bourgeoisie capitaliste souhaitait développer son commerce sur une échelle aussi large que possible, mais était freinée par toutes les contraintes du système féodal. Les territoires étaient morcelés en de nombreuses petites entités, ce qui imposait aux commerçants de payer un grand nombre de taxes pour livrer une marchandise d’un endroit à un autre. Sans compter les divers privilèges dont il fallait s’acquitter auprès des seigneurs féodaux. Toutes ces entraves ont été supprimées par les révolutions bourgeoises capitalistes qui ont permis la création d’Etats-nations avec de grands marchés nationaux sans entraves.
 
Mais la nation libyenne a été créée alors qu’elle était encore à un stade précapitaliste. Elle manquait d’infrastructures, une grande partie de la population était nomade et impossible à contrôler, les divisions étaient très fortes au sein de la société, l’esclavage était encore pratiqué… De plus, le roi Idriss n’avait aucun projet pour développer le pays. Il était totalement dépendant des aides US et britanniques.

 
Pourquoi la Grande-Bretagne et les Etats-Unis le soutenaient-ils ? Le pétrole ?
 
En 1951, le pétrole libyen n’avait pas encore été découvert. Mais les Anglo-Saxons avaient des bases militaires dans ce pays qui occupe une position stratégique pour le contrôle de la mer Rouge et de la Méditerranée.
 
Ce n’est qu’en 1954 qu’un riche Texan, Nelson Bunker Hunt, découvrit le pétrole libyen. A l’époque, le pétrole arabe se vendait aux alentours de 90 cents le baril. Mais le pétrole libyen était acheté à 30 cents le baril tellement ce pays était arriéré. C’était peut-être le plus misérable d’Afrique.
 

De l’argent rentrait pourtant grâce au pétrole. A quoi servait-il ?
 
Le roi Idriss et son clan, les Senoussis, s’enrichissaient personnellement. Ils redistribuaient également une partie des revenus pétroliers aux chefs des autres tribus pour apaiser les tensions. Une petite élite s’est développée grâce au commerce du pétrole et quelques infrastructures ont été construites, principalement sur la côte méditerranéenne, la partie la plus intéressante pour commercer avec l’extérieur. Mais les zones rurales dans le cœur du pays restaient extrêmement pauvres et des tas de miséreux s’amassaient dans des bidonvilles autour des cités. Cela a continué jusqu’en 1969, quand trois officiers ont renversé le roi. Parmi eux, Kadhafi.

 
Comment se fait-il que la révolution soit venue d’officiers de l’armée ?
 
Dans un pays profondément marqué par les divisions tribales, l’armée était en fait la seule institution nationale. La Libye n’existait pas en tant que telle sauf à travers cette armée. A côté de ça, les Senoussis du roi Idriss possédaient leur propre milice. Mais dans l’armée nationale, les jeunes Libyens issus des différentes régions et tribus pouvaient se retrouver.
 
Kadhafi a d’abord évolué au sein d’un groupe nassériste, mais lorsqu’il a compris que cette formation ne serait pas capable de renverser la monarchie, il s’est engagé dans l’armée. Les trois officiers qui ont destitué le roi Idriss étaient très influencés par Nasser. Gamal Abdel Nasser était lui-même un officier de l’armée égyptienne qui renversa le roi Farouk. Inspiré par le socialisme, Nasser s’opposait à l’ingérence des puissances néocoloniales et prônait l’unité du monde arabe. Il nationalisa d’ailleurs le canal de Suez, jusque là géré par la France et la Grande-Bretagne, s’attirant les foudres et les bombardements de l’Occident en 1956.
Le panarabisme révolutionnaire de Nasser avait eu un effet important en Libye, notamment dans l’armée et sur Kadhafi. Les officiers libyens auteurs du coup d’Etat de 1969 suivirent le même agenda que Nasser.

 
Quels furent les effets de la révolution en Libye ?
 
Kadhafi avait deux options. Soit laisser le pétrole libyen aux mains des compagnies occidentales comme l’avait fait le roi Idriss. La Libye serait alors devenue comme ces monarchies pétrolières du Golfe où l’esclavage est encore pratiqué, où les femmes n’ont aucun droit et où des architectes européens peuvent s’éclater à construire des tours farfelues avec des budgets astronomiques qui proviennent en fait des richesses des peuples arabes. Soit suivre une voie indépendante des puissances néocoloniales. Kadhafi a choisi cette deuxième option, il a nationalisé le pétrole libyen, provoquant la colère des impérialistes.
 
Dans les années 50, une blague circulait à la Maison Blanche, au sein de l’administration Eisenhower qui se développa ensuite en véritable théorie politique sous Reagan. Comment distinguer les bons des mauvais Arabes ? Un bon Arabe fait ce que les Etats-Unis lui disent. En échange, il reçoit des avions, est autorisé à déposer son argent en Suisse, est invité à Washington, etc. Eisenhower et Reagan nommaient ces bons Arabes : les rois d’Arabie Saoudite et de Jordanie, les cheikhs et émirs du Koweït et du Golfe, le Shah d’Iran, le roi du Maroc et bien-sûr, le roi Idriss de Libye. Les mauvais Arabes ? Ceux qui n’obéissaient pas à Washington : Nasser, Kadhafi, Saddam plus tard…
 

Tout de même, Kadhafi n’est pas très…
 
Kadhafi n’est pas un mauvais Arabe parce qu’il fait tirer sur la foule. On fait la même chose en Arabie Saoudite ou au Bahreïn et les dirigeants de ces pays reçoivent tous les honneurs de l’Occident. Kadhafi est un mauvais Arabe parce qu’il a nationalisé le pétrole libyen que les compagnies occidentales considéraient - jusqu’à la révolution de 69 - comme leur appartenant. Ce faisant, Kadhafi a apporté des changements positifs en Libye, au niveau des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de la condition des femmes, etc.

 
Bon, Kadhafi renverse la monarchie, nationalise le pétrole, s’oppose aux puissances impériales et apporte des changements positifs en Libye. Pourtant, quarante ans plus tard, c’est un dictateur corrompu, qui réprime l’opposition et qui ouvre à nouveau les portes du pays aux compagnies occidentales. Comment expliquer ce changement ?
 
416px-Muammaf9a4-f52eb.jpgollon4_Dès le départ, Kadhafi s’est opposé aux grandes puissances coloniales et a généreusement soutenu divers mouvements de libération dans le monde. Je trouve qu’il a été très bien pour ça. Mais pour être complet, il faut aussi préciser que le colonel était anticommuniste. En 1971 par exemple, il fit dérouter vers le Soudan un avion transportant des dissidents communistes soudanais qui furent aussitôt exécutés par le président Nimeyri.
 
En fait, Kadhafi n’a jamais été un grand visionnaire. Sa révolution était une révolution de nationaliste bourgeois et il a instauré en Libye un capitalisme d’Etat. Pour comprendre comment son régime est parti à la dérive, nous devons analyser le contexte qui n’a pas joué en sa faveur, mais aussi les erreurs personnelles du colonel.
Tout d’abord, nous avons vu que Kadhafi était parti de rien en Libye. Le pays était très arriéré. Il n’y avait donc pas de gens éduqués ou une forte classe ouvrière pour appuyer la révolution. La plupart des personnes ayant reçu une éducation faisaient partie de l’élite qui bradait les richesses libyennes aux puissances néocoloniales. Evidemment, ces gens n’allaient pas soutenir la révolution et la plupart d’entre eux quittèrent le pays pour organiser l’opposition à l’étranger.
 
De plus, les officiers libyens qui ont renversé le roi Idriss étaient très influencés par Nasser. L’Egypte et la Libye prévoyait d’ailleurs de nouer un partenariat stratégique. Mais la mort de Nasser en 1970 fit tomber le projet à l’eau et l’Egypte devint un pays contre-révolutionnaire, aligné sur l’Ouest. Le nouveau président égyptien, Anouar al-Sadate, se rapprocha des Etats-Unis, libéralisa progressivement l’économie et s’allia avec Israël. Un bref conflit éclata même avec la Libye en 1977. Imaginez la situation dans laquelle se trouvait Kadhafi : le pays qui l’avait inspiré et avec lequel il devait conclure une alliance capitale devenait soudainement son ennemi !
 
Un autre élément contextuel a joué en défaveur de la révolution libyenne : la baisse importante du cours du pétrole dans les années 80. En 1973, dans le cadre de la guerre israélo-arabe, les pays producteurs de pétrole décidèrent d’un embargo, faisant grimper en flèche le prix du baril. Cet embargo provoqua le premier grand transfert de richesses du Nord vers le Sud. Mais dans les années 80, eut lieu ce qu’on pourrait appeler une contre-révolution pétrolière orchestrée par Reagan et les Saoudiens. L’Arabie Saoudite augmenta considérablement sa production de pétrole et inonda le marché, provoquant une chute radicale des prix. Le baril passa de 35 dollars le baril à 8 dollars.
 

L’Arabie Saoudite ne se tirait-elle pas une balle dans le pied ?
 
Cela eut en effet un impact négatif sur l’économie saoudienne. Mais le pétrole n’est pas le plus important pour l’Arabie Saoudite. Sa relation avec les Etats-Unis prime avant tout, car c’est le soutien de Washington qui permet à la dynastie saoudienne de se maintenir au pouvoir.
 
Ce raz-de-marée pétrolier eut des conséquences catastrophiques pour de nombreux pays producteurs de pétrole qui s’endettèrent. Et tout cela se produisit dix années seulement après la montée au pouvoir de Kadhafi. Le dirigeant libyen, parti de rien, voyait en plus les seuls moyens dont il disposait pour construire quelque chose, fondre comme neige au soleil avec la chute des cours du pétrole.
Notez également que cette contre-révolution pétrolière accéléra la chute de l’URSS, alors empêtrée en Afghanistan. Avec la disparition du bloc soviétique, la Libye perdait son principal soutien politique et se retrouva très isolée sur la scène internationale. Isolement d’autant plus grand que l’administration Reagan avait placé la Libye sur la liste des Etats-terroristes et imposé toute une série de sanctions.
 

Qu’en est-il des erreurs commises par Kadhafi ?
 
Comme je l’ai dit, ce n’était pas un grand visionnaire. La théorie développée autour de son livre vert est un mélange d’anti-impérialisme, d’islamisme, de nationalisme, de capitalisme d’Etat et d’autres choses encore. Outre son manque de vision politique, Kadhafi a d’abord commis une grave erreur en attaquant le Tchad dans les années 70. Le Tchad est le cinquième plus grand pays d’Afrique et le colonel, considérant sans doute que la Libye était trop petite pour ses ambitions mégalomaniaques, a annexé la bande d’Aozou. Il est vrai qu’historiquement, la confrérie des Senoussis exerçait son influence jusque dans cette région. Et en 1935, le ministre français des Affaires étrangères, Pierre Laval, voulut acheter Mussolini en lui proposant la bande d’Aozou. Mais finalement, Mussolini se rapprocha d’Hitler et l’accord resta lettre morte.
 
Kadhafi a néanmoins voulu annexer ce territoire et s’est livré à une lutte d’influence avec Paris dans cette ancienne colonie française. Finalement, les Etats-Unis, la France, l’Egypte, le Soudan et d’autres forces réactionnaires de la région, ont soutenu l’armée tchadienne qui mit en déroute les troupes libyennes. Des milliers de soldats et d’importantes quantités d’armes furent capturés. Le président du Tchad, Hissène Habré, vendit ces soldats à l’administration Reagan. Et la CIA les utilisa comme mercenaires au Kenya et en Amérique latine.
 
Mais la plus grande erreur de la révolution libyenne est d’avoir tout misé sur les ressources pétrolières. En effet, les ressources humaines sont la plus grande richesse d’un pays. Vous ne pouvez pas réussir une révolution si vous ne développez pas l’harmonie nationale, la justice sociale et une juste répartition des richesses.
Or, le colonel n’a jamais supprimé les discriminations ancestrales en Libye. Comment mobiliser la population si vous ne montrez pas aux Libyens que, quelque soit leur appartenance ethnique ou tribale, tous sont égaux et peuvent œuvrer ensemble pour le bien de la nation ? La majorité de la population libyenne est arabe, parle la même langue et partage la même religion. La diversité ethnique n’est pas très importante. Il était possible d’abolir les discriminations pour mobiliser la population.
 
Kadhafi a également été incapable d’éduquer le peuple libyen sur les enjeux de la révolution. Il n’a pas élevé le niveau de conscience politique de ses citoyens et n’a pas développé de parti pour appuyer la révolution.

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Pourtant, dans la foulée de son livre vert de 1975, il instaure des comités populaires, sorte de démocratie directe.
 
Cette tentative de démocratie directe était influencée par des concepts marxistes-léninistes. Mais ces comités populaires en Libye ne s’appuyaient sur aucune analyse politique, aucune idéologie claire. Ce fut un échec. Kadhafi n’a pas non plus développé de parti politique pour appuyer sa révolution. Finalement, il s’est coupé du peuple. La révolution libyenne est devenue le projet d’une seule personne. Tout tournait autour de ce leader charismatique déconnecté de la réalité. Et lorsque le fossé se creuse entre un dirigeant et son peuple, la sécurité et la répression viennent combler le vide. Les excès se sont multipliés, la corruption s’est développée de manière importante et les divisions tribales se sont cristallisées.
 
Aujourd’hui, ces divisions resurgissent dans la crise libyenne. Il y a bien sûr une partie de la jeunesse en Libye qui est fatiguée de la dictature et qui est influencée par les événements en Tunisie et en Egypte. Mais ces sentiments populaires sont instrumentalisés par l’opposition dans l’est du pays qui réclame sa part du gâteau, la répartition des richesses étant très inégale sous le régime de Kadhafi. Bientôt, les véritables contradictions vont apparaître au grand jour.
 
On ne sait d’ailleurs pas grand-chose sur ce mouvement d’opposition. Qui sont-ils ? Quel est leur programme ? S’ils voulaient vraiment mener une révolution démocratique, pourquoi ont-ils ressorti les drapeaux du roi Idriss, symboles d’un temps où la Cyrénaïque était la province dominante du pays ? Ont-ils demandé leur avis aux autres Libyens ? Peut-on parler de mouvement démocratique lorsque ces opposants massacrent les Noirs de la région ? Si vous faites partie de l’opposition d’un pays, que vous êtes patriotique et que vous souhaitez renverser votre gouvernement, vous tentez cela correctement. Vous ne créez pas une guerre civile dans votre propre pays et vous ne lui faites pas courir le risque d’une balkanisation.
 
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Selon vous, il s’agirait donc plus d’une guerre civile résultant des contradictions entre clans libyens ?
 
C’est pire, je pense. Il y a déjà eu des contradictions entre les tribus, mais elles n’ont jamais pris une telle ampleur. Ici, les Etats-Unis alimentent ces tensions afin de pouvoir intervenir militairement en Libye. Dès les premiers jours de l’insurrection, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a proposé d’apporter des armes aux opposants. Dans un premier temps, l’opposition organisée sous le Conseil National a refusé toute ingérence des puissances étrangères, car elle savait que cela jetterait le discrédit sur son mouvement. Mais aujourd’hui, certains opposants en appellent à une intervention armée.
 
Depuis que le conflit a éclaté, le président Obama a dit envisager toutes les options possibles et le sénat US appelle la communauté internationale à décréter une zone de non-vol au-dessus du territoire libyen, ce qui serait un véritable acte de guerre. De plus, le porte-avion nucléaire USS Enterprise, positionné dans le golfe d’Aden pour combattre la piraterie, est remonté jusqu’aux côtes libyennes. Deux navires amphibies, l’USS Kearsage et l’USS Ponce, avec à leur bord plusieurs milliers de marines et des flottes d’hélicoptère de combat, se sont également positionnés dans la Méditerranée.
 
La semaine passée, Louis Michel, l’ancien commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire de l’Union Européenne, s’est demandé avec force sur un plateau de télévision quel gouvernement aurait le courage de défendre devant son parlement la nécessité d’intervenir militairement en Libye. Mais Louis Michel n’a jamais appelé à une telle intervention en Egypte ou à Bahreïn. Pourquoi ?
 

La répression n’est-elle pas plus violente en Libye ?
 
La répression était très violente en Egypte, mais l’Otan n’a jamais positionné des navires de guerre le long des côtes égyptiennes pour menacer Moubarak. On l’a tout juste appelé à trouver une issue démocratique !
 
Pour la Libye, il faut être très prudent avec les informations qui nous parviennent. Un jour, on parle de 2.000 morts et le lendemain, le bilan est revu à 300. On a aussi dit dès le début de la crise que Kadhafi avait bombardé son propre peuple, mais l’armée russe, qui surveille la situation par satellite, a officiellement démenti cette information. Si l’Otan se prépare à intervenir militairement en Libye, nous pouvons être sûrs que les médias dominants vont diffuser la propagande de guerre habituelle.
 
En fait, la même chose s’est passée en Roumanie avec Ceausescu. Le soir du réveillon de Noël 1989, le premier ministre belge Wilfried Martens a fait un discours à la télévision. Il a prétendu que les forces de sécurité de Ceausescu venaient de tuer 12.000 personnes. C’était faux. Les images du fameux charnier de Timisoara ont également fait le tour du monde. Elles étaient censées démontrer la violence aveugle du président roumain. Mais il s’est avéré plus tard que tout cela était une mise en scène : des cadavres avaient été sortis de la morgue et placé dans des fosses pour impressionner les journalistes. On a aussi dit que les communistes avaient empoisonné l’eau, que des mercenaires syriens et palestiniens étaient présents en Roumanie ou bien encore que Ceausescu avait formé des orphelins pour en faire des machines à tuer. C’était de la pure propagande pour déstabiliser le régime.
 
Finalement, Ceausescu et sa femme furent tués après un simulacre de procès qui dura 55 minutes. Bien sûr, tout comme Kadhafi, le président roumain n’était pas un enfant de chœur. Mais que s’est-il passé depuis ? La Roumanie est devenue une semi-colonie de l’Europe. La main d’œuvre bon marché y est exploitée. De nombreux services ont été privatisés au profit des compagnies occidentales et sont hors de prix pour une grande partie de la population. Et maintenant, chaque année, des tas de Roumains vont pleurer sur la tombe de Ceausescu. La dictature était une chose terrible, mais depuis que le pays a été économiquement détruit, c’est pire !
 

Pourquoi les Etats-Unis voudraient-ils renverser Kadhafi ? Depuis une dizaine d’années, le colonel est devenu à nouveau fréquentable pour l’Occident et a privatisé une grande partie de l’économie libyenne au profit des compagnies occidentales.
 
Il faut analyser tous ces événements à la lumière des nouveaux rapports de force dans le monde. Les puissances impérialistes sont en déclin alors que d’autres forces sont en plein essor. Récemment, la Chine a proposé de racheter la dette portugaise ! En Grèce, la population est de plus en plus hostile à cette Union Européenne qu’elle perçoit comme une couverture de l’impérialisme allemand. Les mêmes sentiments se développent dans les pays de l’Est. Par ailleurs, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak pour s’emparer du pétrole mais au final, seule une compagnie US en profite, le reste étant exploité par des compagnies malaisiennes et chinoises. Bref, l’impérialisme est en crise.
 
Par ailleurs, la révolution tunisienne a fortement surpris l’Occident. Et la chute de Moubarak encore plus. Washington tente de récupérer ces mouvements populaires, mais le contrôle lui échappe. En Tunisie, le premier ministre Mohamed Ghannouchi, un pur produit de la dictature Ben Ali, était censé assurer la transition et donner l’illusion d’un changement. Mais la détermination du peuple l’a contraint à démissionner. En Egypte, les Etats-Unis comptent sur l’armée pour maintenir en place un système acceptable. Mais des informations me sont parvenues confirmant que dans les innombrables casernes militaires disséminées à travers le pays, de jeunes officiers s’organisent en comités révolutionnaires par solidarité avec le peuple égyptien. Ils auraient même fait arrêter certains officiers associés au régime de Moubarak.
 
La région pourrait échapper au contrôle des Etats-Unis. Intervenir en Libye permettrait donc à Washington de briser ce mouvement révolutionnaire et d’éviter qu’il ne s’étende au reste du monde arabe et à l’Afrique. Depuis une semaine, des jeunes se révoltent au Burkina-Faso mais les médias n’en parlent pas. Pas plus que des manifestations en Irak.
 
L’autre danger pour les Etats-Unis est de voir émerger des gouvernements anti-impérialistes en Tunisie et en Egypte. Dans ce cas, Kadhafi ne serait plus isolé et pourrait revenir sur les accords conclus avec l’Occident. Libye, Egypte et Tunisie pourraient s’unir et former un bloc anti-impérialiste. Avec toutes les ressources dont ils disposent, notamment les importantes réserves de devises étrangères de Kadhafi, ces trois pays pourraient devenir une puissance importante de la région. Probablement plus importante que la Turquie.
 

Pourtant, Kadhafi avait soutenu Ben Ali lorsque le peuple tunisien s’est révolté.
 
Cela montre à quel point il est faible, isolé et déconnecté de la réalité. Mais les rapports de force changeants dans la région pourraient modifier la donne. Kadhafi pourrait changer son fusil d’épaule, ce ne serait pas la première fois.
 

Comment pourrait évoluer la situation en Libye ?
 
Les puissances occidentales et ce soi-disant mouvement d’opposition ont rejeté la proposition de médiation de Chavez. Ce qui laisse entendre qu’ils ne veulent pas d’issue pacifique au conflit. Mais les effets d’une intervention de l’Otan seront désastreux. On a vu ce que cela a donné au Kosovo ou en Afghanistan.
 
De plus, une agression militaire pourrait favoriser l’entrée en Libye de groupes islamistes qui pourraient s’emparer d’importants arsenaux sur place. Al-Qaïda pourrait s’infiltrer et faire de la Libye un deuxième Irak. Il y a d’ailleurs déjà des groupes armés au Niger que personne ne parvient à contrôler. Leur influence pourrait s’étendre à la Libye, au Tchad, au Mali, à l’Algérie… En fait, en préparant une intervention militaire, l’impérialisme est en train de s’ouvrir les portes de l’enfer !
 
En conclusion, le peuple libyen mérite mieux que ce mouvement d’opposition qui plonge le pays dans le chaos. Il lui faudrait un véritable mouvement démocratique pour remplacer le régime de Kadhafi et instaurer la justice sociale. En tout cas, les Libyens ne méritent pas une agression militaire. Les forces impérialistes en déroute semblent pourtant préparer une offensive contre-révolutionnaire dans le monde arabe. Attaquer la Libye est leur solution d’urgence. Mais cela leur retomberait sur les pieds.
 
 
 
 
 

 

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Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

 

Déjà paru dans notre série "Comprendre le monde musulman"

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12:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2011: L'intervention en Libye: une opération stratégique contre-révolutionnaire montée contre les révolutions du Jasmin

 
 
From: Gilbert Leonard
Sent: Sunday, March 20, 2011 7:24 PM
To: 
Subject: L'intervention en Libye: une opération stratégique contre-révolutionnaire montée contre les révolutions du Jasmin
 
Paris, dimanche 20 mars 2011

L'intervention en Libye: une opération stratégique contre-révolutionnaire montée contre les révolutions du Jasmin

Il y a des faits que les journalistes ne mettent pas en évidence mais dont l'importance n'échappe pas à un esprit exercé aux méandres de la politique française et internationale.
Et dans le cadre du
"sommet de Paris de soutien pour le peuple Libyen" qui a eu lieu hier samedi 19 mars, certains faits méritent d'être soulignés:

1- C'est depuis le salon "Napoléon III" du palais de l'Élysée que Nicolas Sarkozy a fait sa déclaration de clôture.
2- Ce sommet a eu lieu en l'absence de l'Union Africaine, et pour cause.
3- Les décisions de ce sommet reposent sur la participation des pays Arabes aux possibles combats au sol, et pour cause.


1- Depuis le salon Napoléon III de l'Élysée: un symbole fort qui en dit long.

Quand
le président Français fait sa déclaration depuis le salon "Napoléon III", quel message veut-il faire passer, et à qui s'adresse-t-il ?

Faut-il rappeler qui est Napoléon III?
Napoléon III, c'est ce prince-président élu président de la République Française en décembre 1848 et qui organisa un coup d'État 3 ans plus tard, précisément le 2 décembre 1851, pour restaurer l'Empire napoléonien.
Il s'est fait "sacré" Empereur un an plus tard, précisément le 2 décembre 1852, en admiration pour son oncle Napoléon 1er "sacré" aussi un 2 décembre de 1804; cet oncle que d'aucuns présentent comme un homme éclairé qui prononça de très beaux discours de tolérance; ils ne supportent pas que l'on rappelle qu'il a rétabli l'esclavage raciste et a fait coulé le sang dans beaucoup de contrées.
Que de symboles!

Dans le contexte de l'intervention en Libye présentée comme une opération contre le massacre de civils,
il est bon de rappeler que 2 jours après son coup d'État contre la République, Napoléon III prince-Président réprima dans le sang les révoltes ouvrières et paysannes à Paris et dans les provinces; le peuple s'opposait à ce coup d'État et réclamait sa part dans "la réussite économique de la France": au moins 400 morts dans les fusillades de l'armée, rien que sur les grands boulevards parisiens.
Il est bon de rappeler la violence avec laquelle la censure de la presse avait été rétablie par ce prince-président devenu Empereur: presse muselée et aux ordres.

Aujourd'hui, en 2011, en Guadeloupe, colonie française sous régime départemental spécifique, les résistants sympathisants du LKP sont victimes de tout un arsenal répressif; syndicalistes, journalistes, avocats, militants, tous sont visés par un régime qui n'a pas digéré le succès planétaire en février 2009 d'un mouvement de libération des peuples qui demandent la fin des Pwofitasyons.

Comment pourrait-on accorder du crédit à ce même régime qui prétend agir "pour le peuple Libyen" ?

2- Sommet en l'absence de l'Union Africaine (UA) : et pour cause!

C'est très logiquement que
l'Union Africaine (UA) n'a pas participé à ce sommet de Paris.
En effet, le 10 mars, soit neuf jours avant ce sommet de Paris, le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine(UA) a refusé catégoriquement, je cite, "toute intervention militaire, quelle qu'en soit la forme" . Il a appelé tous les États membres de l'UA à "apporter un soutien logistique et humanitaire à tous les travailleurs migrants Africains désireux de quitter la Libye".

Mais les forces Euro-occidentales ont décidé comme à la bonne époque coloniale d'intervenir militairement en Libye et de mépriser la décision du conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine.

Les forces Euro-occidentales soutiennent des insurgés "sans armes" qui s'en prennent à tous ceux qui sont Noirs en Libye, au prétexte qu'ils sont tous des mercenaires de Khadafi, même quand ils font partie de l'armée régulière libyenne.
Mais pourquoi les insurgés ne s'en prennent-ils pas aux autres mercenaires ?
Pourquoi la presse relaie-t-elle ces images sans rappeler qu'il y a des Libyens Noirs et que l'on en trouve logiquement dans l'armée régulière libyennes ?
Quel est le but visé ? est-ce pour alimenter des tensions entre communautés ?
Il est vrai qu'aux yeux de certains en France, cet aspect des choses pourrait paraître secondaire dans un pays où le directeur de la rédaction du Journal Du Dimanche a
récemment affirmé avec insistance au journal de France3, chaine de télévision publique et nationale, que le racisme était "moins grave" que l'antisémitisme; cela n'a déclenché la réaction ni des officines anti-racistes, ni du pouvoir, ni des politiques. La perception de la concurrence mémorielle est à géométrie variable et hiérarchisante.

Ce mépris de la décision de l'UA a aussi une autre signification.
Certes, certains pouvoirs craignent que leur soutien pour des frappes de la Libye ne fasse jurisprudence et n'ouvre la porte à leur propre éviction par les mêmes forces pour les mêmes raisons officielles.
Mais, confrontés aux mouvements de revendications de plus en plus forts et de plus en plus fréquents de leurs citoyens, les forces politiques tant du pouvoir que de l'opposition réelle comprennent de plus en plus que les forces Euro-occidentales sont prêtes à changer de pions au gré de leurs seuls intérêts par un jeu d'alternance de coups d'État ou d'élections contrôlées; ils comprennent de plus en plus que leurs propres citoyens sont leur meilleur bouclier de protection, tel en Côte d'Ivoire.
Et cette prise de conscience n'est pas favorable à ceux qui veulent profiter des ressources de ces pays au détriment de leurs populations.

3-Participation des pays Arabes aux possibles combats au sol, et pour cause!

Les forces Euro-occidentales prêtent mains fortes à des insurgés que l'ont dit sans armes mais équipés d'avions militaires et de batteries anti-aériennes.
Ces insurgés sans armes ont d'ailleurs abattu eux-mêmes un de leurs avions; cet épisode a d'ailleurs permis dans un premier temps de "prouver" à l'opinion internationale que les avions de Khadafi ne respectaient pas le cessez-le-feu et bombardaient des zones civiles. Mais personne ne se pose la question de ce que faisait cet avion militaire des insurgés dans cette zone civile ?

Ce mode d'accusation rappelle l'épisode du Koweït avec la fausse histoire très émouvante des bébés jetés au sol après que l'on aurait débranché les couveuses: c'était pour justifier la première guerre du Golfe.

Les forces euro-occidentales ont répété qu'elles n'allaient pas intervenir dans les combats au sol; elles laissaient aux Arabes le soin de s'attaquer entre eux pour le face à face, le boulot qui nourrit la haine la plus profonde.

Mais la Ligue Arabe est elle aussi inquiète de la direction que prennent les choses.
Elle commence à dire qu'elle n'approuve pas les bombardements.
Elle a réalisé que les peuples Arabes ont compris l'opération Harmattan en Libye et qu'ils ne soutiennent pas les bombardements.
Les peuples Arabes ont compris que les insurgés en Libye sont armés;
Ils savent que les insurgés Arabes dans les autres pays ne sont pas armés.
Ils observent que la communauté internationale n'aide militairement que les insurgés déjà armés en Libye;
Ils constatent que les autres insurgés non armés sont réprimés dans le sang avec l'aide de pays qui soutiennent les bombardements de la Libye
.

Ils ont compris que l'opération Harmattan n'est qu'une opération stratégique pour contre-carrer les révolutions du Jasmin.

Et voilà qu'aujourd'hui 20 mars, au lendemain du sommet et des premiers bombardements, l'analyse des forces en présence évolue.
L'on commence à entendre que les insurgés seraient finalement suffisamment équipés et qu'ils pourront résister à l'armée de Khadafi une fois son aviation et ses chars mis hors de combat.

Un ancien Ministre français des Affaires Étrangères n'a-t-il pas déclaré que l'un des objectifs de la "Communauté Internationale" était la scission de la Libye.

La prise de conscience est une arme redoutable et plus efficace que dix milles canons.

Gilbert Léonard


12:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |