06/06/2011

15/03/2011: Mondialisation.ca - Libye, le rébus de la zone d'int erdiction aérienne

 
NOTE de RORO: C’est quoi ces “démocrates” en peaux de lapin: réclamer une intervention militaire des puissances colonialistes et impérialistes pour venir les aider à “libérer” et “démocratiser” la Libye ? On aura tout vu: les exemples du Liban, de l’Irak, de l’ Afghanistan, de Palestine occupée et de Gaza ne leur suffisent donc pas.
Oui, les images qui parviennent de Libye sont bien différentes de celles qui nous sont parvenues lors des révoltes populaires de Tunis et du Caire. D’un côté des masses de manifestants, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux, qui occupaient la rue et les places pour avec seulement des panneaux et des drapeaux pour revendiquer du pain et du travail.
De l’autre côté, en Libye, des armes en armes, valides et en pleine forces, prêts à en découdre, sous l’ ancien drapeau monarchiste. Armés par qui et au service de qui, avec l’ appui des ricano-otano-occidentaux ?
Il y a de quoi réfléchir un peu, même si Kadhafi n’ est pas un ange...
Mais la Libye, c’ est aussi une mare de pétrole et un porte-avion pour l’impérialisme...
RoRo
 
Sent: Monday, March 14, 2011 7:19 PM
To:
Subject: Mondialisation.ca - Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
 
 

de Ginette Hess Skandrani : grianala@yahoo.fr

Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
 

 
Mondialisation.ca, Le 3 mars 2011


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Les leaders des rebelles, réunis hier (mercredi 2 mars) dans leur quartier général de Bengasi, ont conclu qu’ils n’arriveront pas seuls à renverser Kadhafi. Ils demandent donc, à la majorité, une intervention aérienne Usa/OTAN, en commençant par l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. « Les Etats-Unis -disent-ils- ont apporté la démocratie quand ils sont intervenus au Kosovo ». Une partie des rebelles cependant est contre : « Nous devons nous libérer seuls, demander une intervention étrangère équivaudrait à une trahison ».

Le même jour, à Washington, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a confirmé que l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est prise « en sérieuse considération » par les Usa et leurs alliés. C’est pourtant le secrétaire à la défense Robert Gates qui refroidit les enthousiasmes : il a déclaré que « ce n’est pas le moment pour les Etats-Unis d’entrer dans une autre guerre ». Le républicain Gates, auparavant secrétaire à la défense de l’administration Bush, prend dans ce cas le rôle de la « colombe », tandis que la démocrate Clinton prend celui du « faucon ». Du Pentagone, hier, Gates, avec à ses côtés le chef d’état-major Mike Mullen, a déclaré qu’il convient de réfléchir avant d’envoyer des militaires dans un autre pays, étant donné que les Etats-Unis ont déjà 50 mille soldats en Irak et 100 mille en Afghanistan.

L’amiral Mullen a ajouté qu’imposer une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est « une opération extrêmement complexe ». Ce qu’a confirmé le général Mattis, chef du Commandement central des Etats-Unis. « Il n’y a pas d’illusions à se faire » a-t-il  dit hier à la commission sénatoriale sur les services armés, « ce serait une opération militaire ». Etant donné que les forces de Kadhafi disposent de missiles terre-air, il faudrait « mettre hors d’usage les défenses aériennes libyennes par des attaques aériennes ». Cela demanderait « un grand nombre d’avions, qui opéreraient depuis les bases étasuniennes en Italie méridionale ». Pour cette opération, d’autres aéroports seraient aussi nécessaires, surtout en Egypte et en Tunisie.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, bien qu’ayant décrété des sanctions contre Kadhafi, n’a pas décidé l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne, à laquelle Chine et Russie s’opposent. Pour Washington, cet obstacle est secondaire, étant habitué à mettre les autres pays devant le fait accompli. Le Sénat étasunien a en effet, à l’unanimité, voté hier en faveur d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. L’administration Obama, en ce point, a carte blanche. Sur ordre du président, le Pentagone est en train de repositionner les forces navales et aériennes pour préparer « la gamme complète d’options », y compris l’attaque aérienne pour mettre hors d’usage les défenses de Tripoli et mettre en oeuvre la zone d’interdiction aérienne. Gates a annoncé que le navire d’assaut amphibie Kearsarge, avec à bord marines et hélicoptères de combat Cobra et flanquée d’une unité d’appui, est entré en Méditerranée par le Canal de Suez afin de prendre position face aux côtes libyennes, où viendra aussi se ranger le porte-avions nucléaire Enterprise. L’objectif  officiel étant l’ « aide humanitaire ».

Au Commandement des forces navales étasuniennes en Europe, à Naples, dans la base de Sigonella et dans les autres bases étasuniennes en Italie, tout est prêt.  Dans le désintérêt complet du parlement, presque toute l’ « opposition » comprise, qui attend la décision de la Maison Blanche, en ignorant les lourdes implications de l’utilisation du territoire italien pour une opération guerrière, dirigée par les USA, dans l’Afrique du Nord voisine.

Edition de jeudi 3 mars 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Lire également : Opération Libye en préparation, Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres, publié le 2 mars 2011.


Manlio Dinucci
est géographe et collaborateur au quotidien italien il manifesto


 Articles de Manlio Dinuci publiés par Mondialisation.ca

 



-------- Message original --------

Sujet: Mondialisation.ca - Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
Date : Thu, 03 Mar 2011 10:16:51 -0500
De : Mondialisation.ca mailto:crgeditor@yahoo.com
Pour : newsletter@globalresearch.ca




 



Libye, le rébus de la zone d'interdiction aérienne
 

Le 3 mars 2011

Les leaders des rebelles, réunis hier (mercredi 2 mars) dans leur quartier général de Bengasi, ont conclu qu’ils n’arriveront pas seuls à renverser Kadhafi. Ils demandent donc, à la majorité, une intervention aérienne Usa/OTAN, en commençant par l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. « Les Etats-Unis -disent-ils- ont apporté la démocratie quand ils sont intervenus au Kosovo ». Une partie des rebelles cependant est contre : « Nous devons nous libérer seuls, demander une intervention étrangère équivaudrait à une trahison ».

 

Le même jour, à Washington, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a confirmé que l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est prise « en sérieuse considération » par les Usa et leurs alliés. C’est pourtant le secrétaire à la défense Robert Gates qui refroidit les enthousiasmes : il a déclaré que « ce n’est pas le moment pour les Etats-Unis d’entrer dans une autre guerre ». Le républicain Gates, auparavant secrétaire à la défense de l’administration Bush, prend dans ce cas le rôle de la « colombe », tandis que la démocrate Clinton prend celui du « faucon ». Du Pentagone, hier, Gates, avec à ses côtés le chef d’état-major Mike Mullen, a déclaré qu’il convient de réfléchir avant d’envoyer des militaires dans un autre pays, étant donné que les Etats-Unis ont déjà 50 mille soldats en Irak et 100 mille en Afghanistan.

 

L’amiral Mullen a ajouté qu’imposer une zone d’interdiction aérienne sur la Libye est « une opération extrêmement complexe ». Ce qu’a confirmé le général Mattis, chef du Commandement central des Etats-Unis. « Il n’y a pas d’illusions à se faire » a-t-il  dit hier à la commission sénatoriale sur les services armés, « ce serait une opération militaire ». Etant donné que les forces de Kadhafi disposent de missiles terre-air, il faudrait « mettre hors d’usage les défenses aériennes libyennes par des attaques aériennes ». Cela demanderait « un grand nombre d’avions, qui opéreraient depuis les bases étasuniennes en Italie méridionale ». Pour cette opération, d’autres aéroports seraient aussi nécessaires, surtout en Egypte et en Tunisie.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU, bien qu’ayant décrété des sanctions contre Kadhafi, n’a pas décidé l’imposition d’une zone d’interdiction aérienne, à laquelle Chine et Russie s’opposent. Pour Washington, cet obstacle est secondaire, étant habitué à mettre les autres pays devant le fait accompli. Le Sénat étasunien a en effet, à l’unanimité, voté hier en faveur d’une zone d’interdiction aérienne sur la Libye. L’administration Obama, en ce point, a carte blanche. Sur ordre du président, le Pentagone est en train de repositionner les forces navales et aériennes pour préparer « la gamme complète d’options », y compris l’attaque aérienne pour mettre hors d’usage les défenses de Tripoli et mettre en oeuvre la zone d’interdiction aérienne. Gates a annoncé que le navire d’assaut amphibie Kearsarge, avec à bord marines et hélicoptères de combat Cobra et flanquée d’une unité d’appui, est entré en Méditerranée par le Canal de Suez afin de prendre position face aux côtes libyennes, où viendra aussi se ranger le porte-avions nucléaire Enterprise. L’objectif  officiel étant l’ « aide humanitaire ».

 

Au Commandement des forces navales étasuniennes en Europe, à Naples, dans la base de Sigonella et dans les autres bases étasuniennes en Italie, tout est prêt.  Dans le désintérêt complet du parlement, presque toute l’ « opposition » comprise, qui attend la décision de la Maison Blanche, en ignorant les lourdes implications de l’utilisation du territoire italien pour une opération guerrière, dirigée par les USA, dans l’Afrique du Nord voisine.

 

Edition de jeudi 3 mars 2011 de il manifesto

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


 

Lire également : Opération Libye en préparation, Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres, publié le 2 mars 2011.


Manlio Dinucci
est géographe et collaborateur au quotidien italien il manifesto

 


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12:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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