30/01/2011

Qui redoute le plus la démocratie dans les pays arabes?

 
 
From: nicolas
Sent: Sunday, January 30, 2011 9:20 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Qui redoute le plus la démocratie dans les pays arabes?
 
 


Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 11:01
Dimanche 30 janvier 2011

Qui redoute le plus la démocratie dans les pays arabes ?

à part les autocrates arabes eux-mêmes

Le vice-Premier ministre israélien exprime son inquiétude face à la démocratisation du monde arabe, après la dissolution du régime tunisien.

« La chute du régime tunisien dirigé par Zine El Abidine Ben Ali peut avoir de graves répercussions », a déclaré le vice premier ministre Israélien Sylvan Shalom.



Dans un entretien accordé à la radio israélienne vendredi soir, Shalom a déclaré qu’il était issu d’une famille d’immigrants Tunisiens.

« Je crains que nous nous trouvions maintenant devant une nouvelle phase très critique dans le monde arabe. En cas d’effondrement du régime tunisien actuel, la sécurité nationale d’Israël ne sera pas affectée de manière significative dans l’immédiat », a-t-il dit.
« Mais nous pouvons cependant supposer que ces développements constituent un précédent qui pourrait se répéter dans d’autres pays, pouvant affecter directement la stabilité de notre système. »

Shalom a ajouté que "si les régimes voisins de l’État d’Israël devaient être remplacés par des systèmes démocratiques, la sécurité nationale israélienne pourrait être menacée de manière significative". Il a ajouté :
« Les nouveaux régimes défendraient ou adopteraient des lignes politiques intrinsèquement opposées à la sécurité nationale d’Israël », a-t-il dit.



                Le vice-Premier ministre a indiqué qu’Israël et "la plupart des régimes arabes ont un intérêt commun à lutter contre ce qu’il a appelé le « fondamentalisme islamique » et ses organisations « radicales » qui menacent Israël."



La menace, a-t-il ajouté, est ce qui motive en grande partie la coordination directe et indirecte en matière de renseignements entre Israël et les régimes arabes. Shalom a souligné qu’"un monde arabe démocratique ferait cesser cette actuelle allégeance, parce qu’un système démocratique serait gouverné par une population en général opposée à Israël."



Par Saleh Naami à Gaza,
journal égyptien Al Ahram (Egypte),
15 Janvier 2011,

Traduit de l’anglais par Djazaïri

 

canempechepasnicolas

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21:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2011

Pourquoi la russie aurait-elle à rejoindre l'Alliance N-A?

From: nicolas
Sent: Tuesday, November 30, 2010 6:48 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Pourquoi la russei aurait-elle à rejoindre l'Alliance N-A?
 

Source : Solidarité Internationale PCF

Pourquoi la Russie aurait-elle à rejoindre l’Alliance nord-atlantique, ce loup déguisé en agneau ?
Par Gennady Zyuganov

samedi 20 novembre 2010, par Comité Valmy


Le Parti communiste Russe expose les raisons de son inquiétude concernant le rapprochement de la Russie avec l’OTAN et de sa possible adhésion au bloc impérialiste

Pourquoi la Russie aurait-elle à rejoindre l’Alliance nord-atlantique, ce loup déguisé en agneau ?

Par Gennady Zyuganov, président du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF)

Dans le contexte d’une crise mondiale dans laquelle la Russie a été aspirée plus profondément que tout autre grand pays, de nouveaux et dangereux phénomènes peuvent être observés quant à la politique des dirigeants actuels de notre pays. Je veux parler des plans de nouveaux bradages d’entreprises stratégiques, de marchandisation de l’éducation, de la santé et de la culture, et la volonté de faire entrer la Russie dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Récemment, les négociations longtemps au point mort concernant l’entrée de la Russie dans l’OTAN ont été tout à coup ranimées. Des experts et journalistes pro-gouvernementaux ont du mal à prouver que c’est une mesure nécessaire. Le président de l’Institut du développement moderne (INSOR), M.Yurgens, a répandu publiquement l’idée de faire entrer la Russie dans l’OTAN, au forum international de Yaroslav en Septembre. Le président du Conseil d’administration de l’INSOR est l’actuel président Russe. Cela signifierait-il que M.Yurgens ait pris cette initiative avec l’aval du président du Conseil d’Administration ?

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Le président Russe a lui-même l’intention de participer au sommet de l’OTAN à Lisbonne des 19 et 20 novembre. Lors d’une récente rencontre avec le secrétaire-général de l’OTAN, Anders Rasmussen, Dimitri Medvedev a déclaré que la rencontre de Lisbonne ne serait pas seulement « un nouveau départ dans les relations entre l’OTAN et la Russie mais marquera également une modernisation des relations mutuelles ». Il n’y a rien de nouveau concernant ces « nouveaux départs ». La voie vers le rapprochement avec l’Ouest dans des conditions de capitulation a été ouverte par Mikhail Gorbatchev avec ses « valeurs humaines universelles ». Le flirt avec les Etats-unis et ses alliés a eu des conséquences dramatiques pour notre pays. Cependant, les dirigeants Russes ne sont pas parvenus à en tirer les leçons adéquates.

Eltsine a accepté la première vague d’expansion de l’OTAN vers les frontières russes. Il a soutenu l’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie, notre allié en Europe. Mais vers la fin du règne d’Eltsine, il était devenu évident que les « partenaires » nous avaient cyniquement mené par le bout du nez. Vexé, Eltsine a donné son aval à la fameuse marche de la compagnie aéroportée Russe sur Pristina, la capitale du Kosovo, mais le mal avait été fait. Peu de temps après, M.Poutine repartait de zéro.

Une des premières mesures du nouveau Président a été de faire ratifier par la Douma le tristement célèbre traité START-II qui pourrait mener au démantèlement de nos missiles de longue portée. Les forces nucléaires stratégiques Russes ont été sauvegardées seulement parce que le Congrès des Etats-unis a refusé de ratifier le Traité. Les autorités Russes ont ensuite apporté un consentement quasi-total à la seconde vague d’expansion de l’OTAN, cette fois dans les pays Baltes. Bientôt, sous prétexte de participation à une coalition internationale anti-terroriste, M.Poutine a effectivement contribué à l’installation de bases de l’OTAN en Asie Centrale. Dans le même temps, des bases Russes d’importance capitale, à Cuba et au Vietnam, ont été liquidées.

Cependant, après six années d’efforts inlassables visant à renforcer les relations avec l’OTAN, M.Poutine a tout à coup découvert que l’Ouest n’avait pas l’intention de rendre la pareille mais continuerait à présenter des exigences sans cesse plus importantes, menaçant de porter les dirigeants Russes devant un tribunal international pour leur guerre en Tchétchénie. Donc, en février 2007, le président Russe a prononcé son fameux discours anti-OTAN de Munich où il a exprimé sa profonde indignation vis-à-vis de la perfidie des « partenaires ». Désormais, le président Medvedev est poussé à continuer sur la même voie. Plusieurs mesures préparatoires importantes ont été prises à la vaille du sommet de Lisbonne de l’OTAN. Un autre traité de « désarmement » avec les Etats-unis a été signé. Moscou a soutenu le durcissement des sanctions contre l’Iran et a déchiré le contrat censé fournir des systèmes de défense anti-aérienne à Téhéran. Certaines attaques verbales peu judicieuses ont été adressées à la Corée du nord. Les relations avec la Biélorussie se sont détériorées sans aucune raison. Un gros cadeau a été fait à la Norvège, le plus proche des alliés des Etats-unis au sein de l’OTAN, le contrôle sur de vastes étendues de la mer de Barents sur lesquelles notre pays n’a jamais reconnu de souveraineté étrangère. Maintenant, il semble que les relations entre la Russie et l’OTAN vont passer à un niveau supérieur, vers l’adhésion de la Russie à ce blog agressif.

L’OTAN : du gendarme Européen au gendarme du monde

Il convient de rappeler que l’Alliance a été créée le 4 avril 1949 prétendument pour protéger l’Europe d’une invasion des « hordes rouges » venant de l’Est. Et un des dirigeants de l’OTAN avait même admis à l’époque que le véritable objectif du bloc était de « garder l’Amérique dedans, l’Allemagne à terre et la Russie dehors ».

L’Union Soviétique a été détruite. Il semblerait qu’il n’y aurait pour l’OTAN désormais aucune raison d’être. Mais l’alliance est toujours vivante et elle est même en pleine expansion, en train de se renforcer. La véritable signification du maintien de l’OTAN a été soulignée par les interventions éhontées contre notre ami Yougoslave et ensuite en Irak et en Afghanistan. Il était devenu évident que l’OTAN restait un outil de promotion des ambitions mondiales des Etats-unis et de ses alliés. En fait, les stratèges occidentaux reconnaissent que le rôle de l’OTAN va en se renforçant.

Le rapport de forces mondial est en train de changer rapidement. En 1999, quand les membres de l’OTAN ont adopté avec enthousiasme un nouveau Concept stratégique qui a transformé l’OTAN d’une alliance défensive Européenne en un bloc offensif avec une sphère d’action mondiale, il n’y eut aucune résistance à cela, et on en attendait pas moins. La Russie était en ruines après la période des « réformes », tandis que la Chine avait encore à affirmer sa puissance politique et économique potentielle.

Aujourd’hui, comme la crise l’a démontré, l’influence de l’oligarchie mondiale, dont les centres sont l’Amérique du nord et l’Europe, se rétrécit. Sous l’influence de la Chine communiste, les pays d’Asie, dont le rôle jusqu’à présent a été de fournir des ressources naturelles et de la main d’œuvre bon marché à l’Europe et aux Etats-unis, émergent comme des acteurs-clés dans la politique mondiale. Des processus similaires se déroulent également en Amérique latine. Les pays du « continent noir », jusqu’à récemment un champ sans bornes pour le pillage par les firmes multi-nationales (FMN), s’unissent dans une anti-coloniale Union Africaine. Les pays du Proche-orient et du monde Islamique dans leur ensemble sont pris dans un rude affrontement avec l’Occident.

La lutte pour la suprématie s’intensifie. La crise économique affaiblit encore davantage le système capitaliste. L’oligarchie internationale comprend les personnes les plus riches de la planète, les 500 plus puissantes FMN qui ont un capital de 16 000 milliards de dollars et qui représentent plus de 25% de la production industrielle mondiale. Cette « élite » n’a aucune intention de renoncer à son hégémonie sur la planète, acquise au cours de siècles de guerres de conquête. D’où la nouvelle série de conflits militaires, l’attitude agressive à l’égard de l’Iran et de la Corée du nord, et la pression croissante exercée sur la Chine.

L’Occident cherche à consolider sa puissance afin de perpétuer sa domination. Tandis que dans les années 1990 la question de savoir si l’OTAN avait un sens était débattue, aujourd’hui l’oligarchie, préoccupée par les changements des rapports de force dans le monde, est vigoureusement en train de faire de l’OTAN le gendarme du monde. Elle se fixe comme tâche le déploiement de système de contrôle global sur les espaces terrestres et aériens et la capacité à frapper n’importe quel cible sur le globe. L’OTAN émerge comme un organe supra-national qui cherche à subvertir le système du droit international qui a pris forme après la seconde guerre mondiale et à se soumettre les Nations unies.

En 1993, Zbigniew Brzezinski, dans son livre « Hors de contrôle » déclarait ouvertement que si l’Amérique voulait contrôler le monde, comme elle l’a fait, alors elle devait établir sa domination sur l’Eurasie, en particulier sur la « périphérie occidentale » (l’Union européenne), son « coeur » (Russie), le Moyen-Orient, l’Asie centrale et ses réserves pétrolières. Selon l’éminent analyste Américain John Kaminski, les troupes Américaines ne luttent pas pour la liberté. Ils luttent pour les profits des grandes entreprises... l’armée existe pour s’emparer et piller d’autres pays et peuples.

A la rencontre de Lisbonne, ses participants vont adopter un nouveau concept stratégique de l’OTAN qui remplacera celui adopté en Mai 1999 quand le Bloc a déclaré qu’il avait le droit à des interventions dans le monde entier. Le nouveau concept va sûrement confirmer le fait que l’OTAN continuera son expansion à l’Est. Elle conservera les armes nucléaires tactiques Américaines en Europe. Elle créera un système de missiles Européen en collaboration avec les Etats-unis qui sera évidemment dirigé contre la Russie.

Le capital oligarchique, conscient de la menace à son hégémonie mondiale venant d’Asie, d’Amérique latine et du Proche-orient, essaie de contre-attaquer. Mais ses ressources ne cessent de s’amoindrir.

La Russie entraînée dans la guerre en Afghanistan

Quelle est la plus grande préoccupation de l’OTAN ? Le fait qu’il n’y pas assez de « chair à canon » pour ses expéditions coloniales. L’OTAN cherche fiévreusement des alliés. Il y a actuellement près de 150 000 soldats de 47 pays déployés en Afghanistan. De nombreuses anciennes républiques Soviétiques y ont été entraînées : l’Estonie a envoyé 160 soldats, la Lettonie 170, la Lituanie 245, l’Azerbaïdjan 90, l’Arménie 40, l’Ukraine 15 et la Géorgie 925.

Nos anciens alliés au sein du Traité de Varsovie ont été également été poussés à augmenter leurs contingents. La Pologne a 2 630 soldats en Afghanistan, la Roumanie 1750, la Hongrie 360, la Bulgarie 540, la République Tchèque 500 et la Slovaquie 300. Même la Mongolie a été poussée à envoyer près de 200 de ses soldats sur place. Subsiste-t-il des doutes sur le fait que l’on va demander à la Russie une contribution plus « décente » à la « lutte pour la démocratie » en Afghanistan ?

Quel est le sens de l’article 5 de la Charte de l’OTAN ? Il signifie que tous les membres du bloc doivent venir à la défense de tout autre membre si celui-ci est attaqué. La nature de l’attaque n’est pas spécifiée. Cela peut très bien vouloir dire « menace terroriste », ce dont on a su tellement jouer du côté occidental. Ceux qui sont en train de tirer la Russie vers l’OTAN doivent comprendre que la Russie sera contrainte de protéger les intérêts collectifs de l’alliance. Et pas seulement en Afghanistan...

Apparemment, Washington croît raisonnablement qu’il est inadmissible que le gouvernement Russe continue d’échapper à ce qui est le « devoir sacré » de toutes les partenaires des Etats-unis, c’est-à-dire, lutter pour les intérêts Américains. Des appels toujours plus forts sont lancés depuis Washington pour une intervention en Iran. On aura besoin de toujours plus de « chair à canon ».

L’opinion publique occidentale rejette cette guerre futile au Moyen-Orient, en particulier depuis que les « nobles » objectifs de « lutte contre le terrorisme international » ont bien vite perdu de leur superbe et que le coût et le nombre de cercueils rapatriés depuis l’Afghanistan explosent. Il est donc extrêmement important pour les dirigeants de l’OTAN de donner l’impression que cette guerre bénéficie d’un large soutien international. En général, c’est un des trucs préférés des Américains : partager la responsabilité de leurs aventures coloniales avec leurs alliés. C’était le cas en Corée dans les années 1950 et au Vietnam dans les années 1960. C’est ce qui se passe actuellement en Afghanistan.

Le secrétaire-général de l’OTAN parle ouvertement d’envoyer des pilotes d’hélicoptère Russes dans ce pays et lors d’une rencontre au Pentagone, il y a de cela plusieurs mois, le secrétaire à la Défense des Etats-unis a soulevé avec M.Serduykov, ministre Russe de la Défense, la question de l’envoi de troupes aéroportées et des forces spéciales Russes en Afghanistan. Nous n’avons pas entendu de refus catégorique côté Russe sur la question.

D’autre part, nous savons que les liens militaires Russo-OTAN ont été entièrement rétablis dans le cadre du voyage réalisé au QG du bloc à Bruxelles par le chef de l’Etat-major russe N.Makarov plus tôt dans l’année. Plusieurs accords ont été signés sur des exercices réguliers concernant le commandement et les troupes sur la pratique de la compatibilité et de l’inter-opérabilité des troupes, de l’échange de personnel pour la formation ainsi que d’autres activités visant à intégrer les forces armées Russes dans les structures de l’OTAN.

Les stratèges occidentaux sont prêts à admettre la Russie dans l’alliance seulement en tant que membre de base, affichant clairement que le bloc n’a qu’un seul et unique patron, les Etats-unis. La Russie passerait de dangereux rival, à garder loin de l’Europe, à docile vassal. En d’autres termes, la formule change. Désormais, l’objectif de l’OTAN est « conserver les Etats-unis dedans, et l’Allemagne et la Russie à terre ».

Conséquences de l’entrée de la Russie dans l’OTAN

Si notre pays rejoint l’alliance, son indépendance sur la scène mondiale sera dramatiquement réduite. Il devra coordonner ses actions avec les hauts gradés de l’OTAN, ou, en termes pratiques, demander leur permission pour toute initiative internationale. On lui assignera un « ennemi commun ». Nous devons tous être conscients du fait que dans le cas où la Russie rejoindrait l’OTAN, nos frontières méridionales et extrême-orientales pourrait d’abord devenir des zones de haute tension et ensuite devenir un champ de bataille.

Comme tous les autres membres de l’alliance, la Russie sera confrontée à une « occupation amicale », avec apparition sur notre territoire de bases de l’OTAN et de forces de déploiement rapide, et la libre circulation de ravitaillements militaires de l’OTAN sur son territoire. A la suite de cette transformation, le rôle géopolitique Eurasien de la Russie changera. Donc pour la Russie, rejoindre l’OTAN signifierait un prologue à son auto-destruction.

Pour l’économie russe, ce pas sonnerait le glas de notre industrie de la Défense qui a longtemps été la cheville ouvrière de réalisations scientifiques et technologiques spectaculaires et avait les méthodes d’organisation du travail les plus avancées. Nous allons inévitablement être contraints de passer aux normes de l’OTAN et d’acheter de l’équipement militaire étranger. Le processus est en plein essor. Nous avons déjà acheté des fusils Anglais, des drones Israéliens, de véhicules blindés Italiens et un « contrat du siècle » verra la Marine russe acheter des porte-hélicoptères Français dont nous n’avons absolument pas besoin. Le Général Ivashov estime que dans les années à venir la Russie achètera au moins 30% de son équipement militaire des pays de l’OTAN et d’Israël.

Pendant ce temps, l’arrêt presque total de la production des avions TU-2004 et des IL-96 signifie que nous ne sommes pas seulement en train de devenir totalement dépendants de l’Occident pour les avions de ligne, mais aussi que nous allons bientôt être incapables de produire nos propres avions de transport militaires. Dans l’éventualité d’un conflit, nous n’aurons ni les pièces de rechange ni les compétences pour réparer les avions de ligne qui ont toujours été une réserve, au cas où.

La « réforme » destructrice des Forces armées tombe dans le même schéma. Elle est associée au nom de M.Serdyukov. Mais apparemment, son action a le soutien des dirigeants du pays. De tristes expériences de telles « réformes » existent. Les armées autrefois puissantes des anciens pays du Pacte de Varsovie – la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie – sont désormais transformés en « contingents » totalement incapables de défendre leurs pays et leurs populations mais fournissant des mercenaires pour les guerres coloniales Américaines.

Le même sort a été réservé à l’autrefois puissante Armée populaire de Yougoslavie. Après le coup d’Etat d’Octobre 2000, quand le pouvoir a été pris par des forces pro-occidentales, une série de « réformes » de l’armée Yougoslave en ont fait une pâle ombre de la véritable force qui était capable encore récemment de repousser l’invasion terrestre des forces de l’OTAN.

Les autorités Russes ont détruit la science et l’industrie de la défense qu’elles avaient hérité de l’URSS à un tel point que nous avons perdu la capacité de produire suffisamment d’armements pour nous, et laisser tomber l’idée d’en développer des nouvelles. L’armée autrefois crainte de ses ennemis, démoralisée et désarmée par le « réformateurs », n’est même plus capable de défendre la Russie.

La réorganisation de la structure des Forces armées, l’adoption du système des brigades, l’achat d’équipements militaires étrangers, les exercices conjoints avec les Etats-unis et l’Europe, le refus d’admettre les cadets et les aspirants dans les institutions militaires universitaires : tout cela n’est rien d’autre qu’une volonté d’ouvrir la voie à un système militaire qui attachera ce qu’il restera de l’Armée et de la Marine Russe aux forces expéditionnaires des Etats-unis et de l’OTAN.

Le message est clair : la Russie abandonne volontairement son statut de grande puissance mondiale et se subordonne aux forces les plus agressives. Est-ce que notre peuple victorieux mérite un tel traitement ?

Peut-on croire à la cordialité de l’OTAN ?

Les faits sont têtus. Ils confirment que l’OTAN continue tout doucement à préparer l’invasion de la Russie. Nos troupes sur le théâtre Européen sont surpassées en nombre de 10 à 12 fois par celles de l’OTAN. En Europe seulement, l’OTAN a 36 divisions, 120 brigades, 11 000 tanks, 23 000 pièces d’artillerie et 4 500 avions de chasse. A quoi cela sert d’avoir un tel énorme dispositif militaire ? Pour lutter contre la terreur internationale qui est aujourd’hui présentée comme la principale justification de l’existence de l’OTAN ?

Pendant ce temps, les spécialistes estiment que 70% de toutes les activités opérationnelles, de tous les exercices menés par l’OTAN sont des répétitions qui s’insèrent dans la période initiale d’une guerre de grande ampleur, destinées à obtenir la supériorité aérienne et à mener des opérations de nature offensive. Aujourd’hui, l’OTAN n’a aucun autre ennemi contre qui des opérations de grande ampleur pourraient être lancées, exceptées la Russie. On peut donc affirmer avec certitude que l’OTAN veut nous occuper.

L’OTAN établit sa présence partout. La Russie est stratégiquement encerclée. Une ceinture d’États hostiles à la Russie est en voie de création. Des bases Américaines voient le jour en Pologne, en Bulgarie, et en Roumaine sur la côte de la Mer noire. Les pays Baltes sont déjà sous contrôle de l’OTAN. Des bases navales et des aérodromes militaires capables d’accueillir 200 avions de chasse en même temps, y compris des avions transportant des armes nucléaires, ont été modernisés sur place. Et puis, l’Estonie est à 200km de Leningrad. L’aviation de l’OTAN peut lancer ses missiles sans même pénétrer dans notre espace aérien.

L’Ukraine et la Moldavie attendant dans l’anti-chambre pour rejoindre l’OTAN. La Géorgie est déjà dans la poche de l’OTAN. L’Azerbaïdjan dérive progressivement vers l’OTAN. Les bases aériennes du bloc sont situées au Tadjikistan et au Kirghizstan. Les nouveaux membres de l’alliance, y compris les pays Baltes, ne sont pas limités dans le déploiement d’armes nucléaires sur leurs territoires, ne sont pas couverts par les limitations du traité FCE (Forces conventionnelles en Europe), ce qui permet d’établir des forces de frappe sur leurs territoires.

Il y a un effort constant réalisé pour établir un contrôle sur notre Flotte du nord, la plus puissante des forces maritimes nucléaires que possède la Russie. L’OTAN utilise des stations de suivi en Norvège et dans les pays Baltes, et des postes de surveillance radio-électronique à Spitzbergen. Des bouées acoustiques, des satellites et les avions de reconnaissance Orion pistent tous les mouvements de nos sous-marins nucléaires. L’aviation de reconnaissance de l’OTAN devient, le long de nos frontières, de plus en plus active.

Que se cache-t-il derrière les tentatives d’entraîner la Russie dans l’OTAN ?

L’élite Russe a longtemps essayé de faire partie de l’oligarchie mondiale. Mais on lui a fait comprendre que le seul carton d’invitation pour entrer dans le « club » se trouvait dans l’organisation militaire de l’OTAN. Le message derrière cela est : premièrement battez-vous pour nous, versez le sang de vos citoyens pour les valeurs Occidentales et ensuite on pensera à vous admettre dans le « club ».

Le regain d’intérêt « soudain » pour l’adhésion à l’OTAN est une preuve supplémentaire du fait que les élites de Russie et les pays de l’OTAN ont la même nature de classe. Le groupe qui dirige la Russie aujourd’hui vise moins à moderniser qu’à « occidentaliser » la Russie.

La préparation à l’ « occidentalisation » était en route depuis longtemps. Les élites pro-occidentales de Russie continuent de dire que la Russie n’a pas d’ennemis. A l’exceptions de mythiques « terroristes internationaux ». Ceux qui font notre politique étrangère refusent d’admettre le fait évident que les objectifs historiques de l’Ouest n’ont pas changé et que la Russie est toujours vue comme une source de biens bon marché et un marché pour leurs biens qui ont fait leur temps à l’Ouest.

Le défilé des colonnes de l’OTAN sur la place Rouge pour le jour de la Victoire le 9 mai 2010, jour sacré pour tous les Russes, a démontré que l’OTAN et les élites russes sont en train de devenir des « âmes soeurs ». Ils essaient de nous impressionner, de nous faire croire que le premier peuple qui ait envoyé un de ses enfants – Youri Gagarine – dans l’espace est seulement capable de ramasser les miettes tombées de la table des occidentaux. Le retour d’un libéralisme fanatique au moment où plus de 900 entreprises, y compris certaines stratégiques, sont sur le point d’être privatisées, signifie que la sécurité nationale du pays est sacrifiée sur l’autel du profit et des intérêts égoistes.

D’ailleurs, les élites Russes continent d’afficher toute leur incohérence. Tout en s’opposant fortement à l’admission de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN, Moscou déclare tout à coup son intention de rejoindre lui-même le bloc. La doctrine militaire Russe identifie l’OTAN comme notre principal ennemi. Allons-nous intégrer l’organisation de notre principal ennemi ? Bien sûr, sous la constitution de la Russie de Eltsine, le Président fixe la politique étrangère du pays. Dans le même temps, les dirigeants Russes ne doivent pas oublier le principe constitutionnel qui affirme que l’origine du pouvoir en Russie réside en son peuple. Apparemment, un changement radical dans le cours de l’histoire du pays nécessite l’accord du peuple. L’outil pour obtenir un tel accord est bien connu. C’est le référendum.

Si les autorités Russes actuelles sentent qu’elles sont infaillibles, alors posons la question de l’adhésion à l’OTAN dans le cadre d’un référendum. Il est fort probable qu’ils ne le feront pas. Ils savent très bien que le peuple garde en mémoire les précédentes « visites » en Russie de nos voisins Européens, que ce soient sous la forme de l’intervention Polonaise durant le Temps des troubles, de la grande armée Napoléonienne ou des hordes d’Hitler avec des légions SS représentant presque tous les pays de ’OTAN actuelle.

La Russie a déjà payé pour sa sécurité le prix de millions de vies humaines, pendant la seconde guerre mondiale, qui ont libéré l’Europe du fascisme. Pour renforcer la sécurité de la Russie, nous ne devrions pas demander d’être admis dans l’OTAN, mais plutôt développer notre industrie, notre système éducatif, les sciences. Nous devons ranimer nos Forces armées. Nous devons rétablir notre cercle d’amis et d’alliés parmi les pays-membres de l’Organisation de la Coopération de Shanghai et l’Organisation du Traité de sécurité collective. Par-dessus tout, nous devons chercher à créer une union de la Russie, la Biélorussie et de l’Ukraine qui mettrait en commun le potentiel de ces trois peuples Slaves. C’est la plus fiable des garanties de notre sécurité. Cela a été le cas pendant des siècles dans notre Etat commun. Cela le sera encore à l’avenir.

21:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2011

[alerte_otan] La guerre contre l'Iran a déjà commencé

NOTE DE RORO: pendant 70 ans, on nous a cassé les oreilles avec le “danger soviétique”, le “danger rouge”, le “danger communiste”.  L’URSS n’ a pas commis la centième partie des actes impérialistes commis dans le monde par les ricano-otan-occidentaux et la colonie sioniste. Il y a actuellement une menace principale sur cette planète: LA MENACE RICAINE de voir le monde de plus en plus dominé, colonisé, pillé. Celle-là, elle est bien réelle. Et cet expansionnisme ricain ne date pas d’aujourd’hui...

 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, January 22, 2011 8:45 PM
Subject: [alerte_otan] La guerre contre l'Iran a déjà commencé
 
 

En novembre 2001, le Washington Post racontait fièrement que cela faisait 18 mois que la 'Division des Activités Spéciales' de la CIA "travaillait" en Afghanistan avec les chefs de guerre et les tribus, et que les drones Prédator menaient des collectes de renseignements qui se sont révélées essentielles pour les bombardements à venir dans cette guerre supposée être une réaction au 11 septembre 2001
 
(Note de RoRo: ils répètent en fait le scénario irakien. La Guerre du Golfe était déjà organisée, planifiée, prévue, contre l’ Irak AVANT MEME que l’annexion du Koweit ne serve de prétexte)
 
Il fait peu de doutes que ce genre d'opérations est en cours en Iran. L'Iran a annoncé avoir abattus 2 drones au début de l'année, et le soutien direct aux groupes terroristes et aux séparatistes est à peine un secret (cf par ex. l'article de Seymour Hersh de 2008 http://questionscritiques.free.fr/dossiers/Seymour_Hersh/... ) .
 
La guerre avance sur plusieurs fronts, comme celui de l'embargo économique, et celui de la propagande (et la préparation psychologique des 'progressistes'  occidentaux est manifestement bien avancé ; je vous épargne la dernière du quotidien 'de gauche' Libération, qui s'abrite derrière la 'vérité' de Wikileaks, "Wikileaks: l'Iran est l'un des premiers trafiquants de drogue").
L'affaire du 'cyber-sabotage' (d'installations civiles jusqu'à preuves du contraire) révèle un autre front concret de cette guerre en cours. Pour une fois, 'Le Soir' ne s'y est pas trompé.
 
++++++

Stuxnet, acte de guerre contre l'Iran
Par Alain Lallemand
Le Soir / Le Temps
vendredi 21 janvier 2011

Le virus a fait flancher un millier de centrifugeuses iraniennes. Washington et Israël sont les assaillants désignés. Mais est-il acceptable que ces guerres informatiques se développent sans que la communauté internationale s’en empare et les réglemente?
 
Ce ne sont que huit chiffres, en apparence anodins: 19790509. Mais ces chiffres se trouvaient dans le virus informatique Stuxnet qui a infecté la planète en 2009 et 2010. Ils n’ont pourtant aucune fonction pratique: en théorie, tous les ordinateurs sous Windows qui auraient eu cette «date de naissance» – mais il n’y en a plus aucun à l’heure actuelle – auraient été épargnés par le virus. Alors, à quoi servaient-ils? C’était une coquetterie de programmeur, l’une des deux signatures cachées du virus qui lui apposaient la patte d’Israël: le 9 mai 1979 (19790509) mourrait Habib Elghanian, premier juif à avoir été fusillé par le nouveau régime islamique iranien.
 
Pareils indices n’ont pas valeur de signature officielle, bien entendu, mais un faisceau d’indices montre aujourd’hui que Stuxnet était effectivement une attaque ­informatique (américano-)israélienne destinée à faire tourner à surrégime puis à sous-régime – jusqu’à destruction de leurs rotors d’aluminium – les cascades de centrifugeuses iraniennes de Natanz, ces milliers d’«essoreuses» dont la juxtaposition permet l’enrichissement de l’uranium iranien.
 
Rappelez-vous: en juin 2009, le Net est envahi par un virus nouveau qui ne sert ni à dérober les numéros de cartes de crédit ni à perturber les ordinateurs. Il n’en est pas moins monstrueux: il se transmet tant par clés USB que par réseaux internes (grâce à une faille dans le programme d’imprimante), il se dissimule au plus profond des programmes et surtout ne perturbe pas les ordinateurs – ce n’est pas sa cible.
 
Lorsque deux versions du virus se croisent, note l’entreprise Symantec qui a décortiqué ce virus, ces versions se mettent automatiquement à jour l’une l’autre. Via Internet, elles se mettent également à jour grâce à deux serveurs basés au Danemark et en Malaisie. Ce virus installe lui-même son programme pilote dans l’ordinateur et, puisqu’il lui faut pour ce faire des privilèges d’administrateur, il leur dérobe les codes en moins de vingt-quatre heures. Ce virus est tellement élaboré, estime Symantec, qu’il a nécessité six mois de travail à un groupe de cinq à dix programmeurs.
 
Mais à quoi – et qui – sert-il? Dans les faits, il ne s’attaque qu’à certains automates programmables industriels (api) de la firme Siemens, programmés de manière très spécifique (avec Step7), et il ne les affecte que si ces automates sont montés en cascades d’une certaine manière et selon un volume impressionnant. C’est très pointu: dans les faits, sur 100 000 systèmes infectés, près de 65 000 étaient ­basés en Iran (au 29 septembre 2010), ce qui est une bonne indication de sa cible géographique.
 
Ensuite, le virus ne dérègle pas les automates: il les reprogramme pour excéder exactement la capacité de résistance des moteurs contrôlés par ces ordinateurs (donc pour détruire ces moteurs), tout en faussant les données envoyées en salle de contrôle. Bref, pendant que le virus ordonne aux automates de pousser les machines jusqu’à l’explosion, les écrans de contrôle diffusent l’enregistrement d’une activité normale: du pur Mission impossible. C’est là que le virus «signe» sa cible: selon l’Institute for Science and International Security (ISIS), Stuxnet est conçu pour pousser les moteurs aux fréquences exactes qu’il faut pour bloquer (2Hz), faire tourner à régime normal (1064 Hz) puis faire exploser (à 1410 Hz) les rotors d’aluminium des centrifugeuses iraniennes de deux types: celles rachetées au trafiquant pakistanais A. Q. Khan, puis la première génération de celles inventées par les Iraniens eux-mêmes.
 
Dans un article retentissant publié samedi dernier, le New York Times affirme que Stuxnet est bien une réalisation israélo-américaine, testée avant diffusion, dans le désert israélien du Néguev, sur une cascade de centrifugeuses reconstituée à cette seule fin. Siemens a (involontairement?) prêté son concours via le renseignement américain. Par ailleurs, selon l’ISIS, l’objectif a été partiellement, mais largement atteint: de fin 2009 à début 2010, près de 1000 centrifugeuses de Natanz ont flanché, ce qui est beaucoup plus que le niveau normal de défaillances.
 
Washington et Israël sont-ils prêts à passer aux aveux? Non, même si la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a publiquement évoqué le fait que «l’Iran a des problèmes technologiques qui ont ralenti son calendrier». L’estimation commune, tant au sein de l’opposition iranienne en exil que pour les services de renseignement israéliens, est que l’attaque Stuxnet a reporté à 2015 la capacité iranienne de se doter de la bombe atomique, et a écarté le spectre d’une action militaire israélienne contre l’Iran. [ah oui, c'est quand même un article du Soir et d'Alain Lallemand en particulier - RM]
 
Reste un problème de droit international, que même le quotidien israélien Haaretz évoque: «Dans le cyberespace, les règles d’engagement (d’un conflit) n’existent pas encore.» Est-il acceptable que des guerres informatiques se développent aujourd’hui sans que la communauté internationale s’en empare et les réglemente?
 
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L'Iran affirme avoir abattu plusieurs drones occidentaux
 
  2011-01-03
  http://french.cri.cn/781/2011/01/03/281s235582.htm
 
Un commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) de l'Iran a déclaré dimanche que l'Iran avait abattu plusieurs drones occidentaux, dont deux dans le golfe Persique, a rapporté l'agence de presse iranienne Fars.
 
Ces drones "avaient pénétré dans notre territoire plusieurs fois. Nous avons abattu plusieurs drones d'espion avancés", a affirmé le commandant de l'aérospatial de l'IRCG, Amir Ali Hadgizadeh.
 
"Nous avons abattu deux de leurs drones dans le Golfe, et c'est la première fois que nous l'avons annoncé", a-t-il dit à l'agence Fars.
 
"Les Occidentaux possèdent des capacités qui ne doivent pas être ignorées. Les pays occidentaux ont des avions d'espionnage qui peuvent prendre des photos (...) Ces capacités sont principalement utilisées en Irak et en Afghanistan, mais ils n'osent pas largement les utiliser dans notre pays", a déclaré le commandant iranien.
 
Il a affirmé que les forces iraniennes contrôlent complètement les mouvements des ennemis sur nos frontières.
 
L'Iran a fait des progrès considéralbes au cours des dernières années sur les missiles de moyen et longue portée. Téhéran soutient toutefois que ses missiles sont des "outils défensifs contre les invasions".
 
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Vague d’assassinats contre les scientifiques iraniens : Que dirait Einstein ?
Fidel CASTRO
17 janvier 2011
Dans des Réflexions publiées le 25 août 2010 sous le titre de « L’avis d’un expert », j’avais mentionné une activité vraiment insolite des États-Unis et de leurs alliés qui mettait en relief, de mon point de vue, le risque d’un conflit nucléaire avec l’Iran, en référence à un long article d’un journaliste connu, Jeffrey Goldberg, paru dans la revue étasunienne The Atlantic de septembre : « The Point of No-Return ».
 
Goldberg n’est pas opposé à Israël, tant s’en faut : il admire ce pays dont il est citoyen, tout comme il l’est des USA, et où il a fait son service militaire.
 
Il écrivait au début de son article : « Il se peut aussi que des "opérations de contre" menées par les services de renseignement d’Israël, des USA, de Grande-Bretagne et d’autres puissances occidentales (programmes destinés à miner les efforts nucléaires de l’Iran par des sabotages et, à l’occasion, par la disparition soigneusement coordonnée de scientifiques nucléaires) retardent sensiblement les progrès de l’Iran. »
 
Le texte entre parenthèses est bien de lui.
 
Après avoir cité cette phrase énigmatique, j’ai continué d’analyser ce nœud gordien de la politique internationale qui pouvait aboutir à la guerre qu’Einstein redoutait tant. Qu’aurait-il dit s’il avait connu les « opérations de contre » destinées à faire disparaître les scientifiques nucléaires les plus capables ?
 
C’est sans doute parce que c’était si absurde et si incroyable que je n’ai pas prêté beaucoup d’attention à ce paragraphe, mais je m’en suis souvenu fortement quelques mois plus tard en lisant des dénonciations du gouvernement iranien, ainsi que des nouvelles et des opinions de gens bien informés.
 
Quatre semaines avant la fin de l’année 2010, une dépêche de l’AFP informait :
 
    « Un scientifique nucléaire iranien meurt assassiné.
 
    « Téhéran accuse les USA et Israël d’être derrière un double attentat.
 
    « AFP. 30 novembre 2010.
 
    « "La main de gouvernements occidentaux et du régime sioniste est derrière les attentats." Mahmoud Ahmadineyad n’a pas hésité à dénoncer les coupables du double attentat à des experts nucléaires réalisé hier matin à Téhéran. Majid Shariari, professeur à l’Université Shahid Beheshti de Téhéran et membre de la Société nucléaire iranienne, a perdu la vie et sa femme a été blessée dans un attentat commis à quelques mètres de chez lui. Son collègue Fereydoon Abbasi, physicien spécialisé en laser de cette même université, et sa femme ont été blessés à la suite d’un attentat aux caractéristiques similaires. Bien que certains médias aient annoncé la mort d’Abbasi, l’agence Mehr a confirmé qu’il avait réchappé à l’attentat. Selon l’agence Fars, "des terroristes inconnus" à moto se sont approchés des véhicules pour poser des bombes ventouses.
 
    « Des membres du gouvernement Ahmadineyad, comme le ministre de l’Intérieur, Mostafa Mohamad Najjar, ont accusé directement la CIA et le Mossad – les services de renseignement étasuniens et israéliens respectivement – d’être derrière ces actions qui impliquent un nouveau coup à la course nucléaire du pays, au seuil d’éventuelles négociations avec les membres du 5 + 1.
 
    « Avec l’attentat d’hier, ce sont déjà trois scientifiques iraniens assassinés depuis 2007. Le docteur Masoud Alí Mohamadi a perdu la vie à Téhéran en janvier dernier dans l’explosion d’une bombe en sortant de chez lui, mais cette mort n’a jamais été éclaircie par les autorités qui ont aussi accusé les services de renseignement occidentaux de tenter de faire avorter ce qu’elles considèrent un droit, l’exploitation du nucléaire à des fins civiles. La première victime au sein de la communauté scientifique a été Ardeshir Hosseinpour, mort dans des circonstances étranges en 2007 à la centrale nucléaire d’Isphahan. »
 
Je ne connais aucun autre moment de l’histoire où l’assassinat de scientifiques soit devenu une politique officielle d’un groupe de puissances dotées d’armes nucléaires. Le pire c’est que, dans le cas de l’Iran, elles appliquent cette politique à une nation musulmane qu’elles pourront concurrencer et dépasser en technologie, mais jamais sur un autre terrain : en effet, si l’Iran décidait à son tour d’appliquer cette même formule absurde et criminelle aux professionnels de ses adversaires, il pourrait disposer, pour des motifs culturels et religieux, d’infiniment plus de citoyens prêts à mourir à tout instant que ces puissances occidentales.
 
Cette traque mortelle de scientifiques iraniens organisée par Israël, les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres puissances est passée sous silence par les grands médias.
 
Dans un article publié sur le site web Rebelión, le 25 août 2010, Christian Elia écrit :
 
    « Une explosion a tué le père des avions téléguidés iraniens, mais il n’est pas le seul scientifique de ce pays à avoir perdu la vie.
 
    « Trouver une photo de Reza Baruni sur Internet est une mission impossible. Pourtant, ces deux derniers jours, son nom a été associé à un mystère à maintes facettes internationales…
 
    « La seule certitude est que l’ingénieur aéronautique iranien Reza Baruni est mort. Un mystère absolu pèse sur tout le reste. Baruni est considéré par tous les observateurs de l’industrie comme le père des avions téléguidés de la République islamique… Sa maison a été dynamitée le 1er août 2010.
 
    « C’est le 17 août 2010 que Debka (très proche du renseignement israélien) informe de la mort de Baruni et expose ses conclusions : la maison de l’ingénieur iranien a volé en éclats dans l’explosion de trois engins très puissants. Baruni a été assassiné.
 
    « Mais l’épisode le plus obscur est la mort de Massud Ali-Mohammadi, professeur de physique nucléaire à l’Université de Téhéran, assassiné le 11 janvier 2010 dans la capitale iranienne par l’explosion d’une moto piégée activée à distance quand il sortait de chez lui pour se rendre à son travail.
 
Un article du site CubaDebate informe :
 
    « Israël reconnaît avoir assassiné un scientifique nucléaire iranien la semaine dernière.
 
    « Les services secrets israéliens, le Mossad, ont reconnu avoir, la semaine dernière, assassiné Majid Shahriari et blessé un autre physicien iranien, dans le cadre d’une opération réalisée à Téhéran. "C’est la dernière opération du directeur du Mossad", ont affirmé, satisfaits, les responsables des services secrets israéliens à leur siège du Gelilot, au nord de Tel-Aviv.
 
    « Gordon Thomas, expert britannique au Mossad, a confirmé au journal britannique The Sunday Telegraph qu’Israël était responsable du double assassinat destiné à entraver le programme nucléaire iranien.
 
    « Thomas affirme que tous les attentats israéliens de ces dernières années contre des personnalités liées au projet nucléaire iranien ont été commis par l’unité Kidon (baïonnette). Selon le journal israélien Yediot Ahronot, cette unité est composée de trente-huit agents, dont cinq femmes, tous âgés de vingt à trente ans, parlant de nombreuses langues, dont le farsi, et pouvant entrer et sortir aisément d’Iran. Sa base est située dans le désert du Néguev. »
 
À l’époque de la diaspora, la gauche du monde s’est solidarisée avec le peuple israélien. Poursuivis pour des raisons ethniques et religieuses, de nombreux juifs ont lutté dans les partis révolutionnaires. Les peuples ont condamné les camps d’extermination que la bourgeoisie européens et mondiale prétendait ignorer.
 
De nos jours, les dirigeants israéliens pratiquent le génocide et s’associent aux forces les plus réactionnaires de la planète.
 
Reste encore à élucider l’alliance nouée entre les dirigeants de cet État et l’odieuse Afrique du Sud de l’apartheid à laquelle, en complicité avec les États-Unis, ils ont fourni la technologie nécessaire pour mettre au point les armes atomiques destinées à frapper les troupes cubaines qui faisaient face, en 1975, à l’invasion de cette Afrique du Sud raciste dont le mépris et la haine des peuples africains ne se différenciaient en rien de l’idéologie des nazis qui assassinèrent des millions de juifs, de Russes, de Gitans et de membres d’autres nationalités européennes dans les camps d’extermination.
 
N’était-ce pour la révolution iranienne – qui, dépourvue d’armes, liquida l’allié des États-Unis le mieux équipé sur le flanc sud de la superpuissance soviétique – le shah d’Iran, doté d’armes atomiques, et non Israël, serait aujourd’hui le principal bastion de l’Empire yankee et de l’OTAN dans cette région si stratégique et immensément riche en pétrole et en gaz destinée à fournir des livraisons sûres aux pays les plus développés de la planète.
 
La question est quasiment inépuisable.
 
Fidel Castro Ruz
Le 6 janvier 2011
URL de cet article 12439
http://www.legrandsoir.info/Que-dirait-Einstein.html
 
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Istanbul: l'Iran a "tout bloqué" (Michèle Alliot-Marie)
AFP 22/01/2011
 
L'Iran, en posant des conditions préalables "totalement inacceptables" lors des discussions multilatérales à Istanbul sur son programme nucléaire, a "tout bloqué", a dénoncé à Amman la ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.
 
"Il est très vite apparu que la partie iranienne posait des conditions préalables qui étaient totalement inacceptables", a déclaré la ministre lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien Nasser Jawdeh, à Amman. "Elles concernaient la levée des sanctions et le droit à l'enrichissement (d'uranium). Ceci a tout bloqué", a-t-elle ajouté, en estimant toutefois qu'il était encore possible "de trouver une solution diplomatique".
 
[...]
 
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Quelles sont donc concrètement ces "conditions totalement inacceptables" ?
"Tout accord et coopération, comme je l'ai souligné lors des discussions avec Mme Ashton, doit être basé sur les respect des droits des nations, dont le droit de l'Iran à la technologie nucléaire."
 
"Le droit au cycle de combustion et à l'enrichissement d'uranium figure parmi les droits de l'Iran et doit être respecté par le groupe des Six", a-t-il ajouté [le négociateur iranien] lors d'une conférence de presse.
Le droit d'accéder pleinement à la technologie nucléaire à des fins civiles est explicitement spécifié dans le Traité de Non Prolifération signé par l'Iran. Pour les Occidentaux il est donc totalement inacceptable de défendre ses droits garantis par les traités internationaux.
 
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Blair demande à l'Occident d'agir avec fermeté contre l'Iran
Reuters, 21 janvier 2011
par Michael Holden
 
LONDRES (Reuters) - L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a plaidé vendredi en faveur du recours à la force, si cela s'avère nécessaire, pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
 
Prenant la parole à Londres devant la commission d'enquête publique sur la guerre d'Irak en 2003, il a jugé qu'il était temps que l'Occident en finisse avec "la politique de l'autruche" et agisse fermement pour contrecarrer les projets prêtés à Téhéran.
 
"Je le dis avec toute la passion dont je suis capable", a lancé Tony Blair, aujourd'hui émissaire du Quartet pour le Proche-Orient qui rassemble les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et les Nations unies.
 
"Le fait est qu'ils agissent ainsi parce qu'ils sont fondamentalement en désaccord avec notre façon de vivre", a-t-il dit, évoquant l'attitude des Iraniens et autres "extrémistes".
 
"Ils continueront tant qu'on ne leur opposera pas la détermination indispensable et, si nécessaire, la force", a-t-il souligné.
 
Tony Blair a dit voir l'influence négative de l'Iran un peu partout dans le monde, que ce soit dans le soutien apporté au terrorisme ou dans les obstacles mis au processus de paix au Proche-Orient.
 
La main tendue du président Barack Obama aux Iraniens en 2009 a été purement et simplement repoussée, a-t-il rappelé.
 
Ces déclarations énergiques interviennent alors que les grandes puissances ont repris vendredi à Istanbul leur dialogue avec l'Iran sur son programme nucléaire mais n'attendent pas d'avancée majeure de cette rencontre.
 
"C'EST TROP TARD!"
 
Tout juste le groupe des Six, qui réunit l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine, et les Etats-Unis, espère-t-il établir un calendrier pour la poursuite de ce dialogue, renoué à la fin de l'an dernier à Genève après plus d'un an d'interruption.
 
Interrogé par la commission d'enquête sur l'Irak, l'ancien Premier ministre britannique a déclaré qu'il avait promis au président américain George Bush, près d'un an avant l'invasion du printemps 2003, d'être à ses côtés pour agir contre Saddam Hussein.
 
Il n'a toutefois pas clairement dit qu'il s'était engagé sur une participation militaire britannique à l'invasion dès le début 2002, comme l'en accusent ses adversaires.
 
"Ce que je disais au président Bush était très clair et très simple - vous pouvez compter sur nous, nous serons avec vous pour s'occuper de ce problème, mais il y a des difficultés", a-t-il dit en évoquant ses conversations de l'été 2002 avec George Bush.
 
Les opposants à la guerre en Irak accusent Tony Blair et le président américain de l'époque d'avoir décidé l'invasion sans se soucier du droit international et en ignorant les réserves émises aux Nations unies, notamment par la France.
 
Ils reprochent aussi à Tony Blair, qui avait envoyé 45.000 soldats britanniques en Irak, d'avoir délibérément menti en affirmant que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive, qui n'ont en fait jamais été trouvées.
 
C'était la deuxième fois que Tony Blair était entendu par la commission d'enquête. Fin janvier 2010, il avait justifié l'invasion de l'Irak tout en admettant que la période qui avait suivi avait été mal anticipée.
 
Soumis vendredi à des questions précises, il a globalement fait preuve d'une grande assurance, même si parfois il a paru embarrassé.
 
Il a dit "regretter profondément" la mort des 179 soldats britanniques tués en Irak, de même que celle des soldats des autres contingents et les pertes civiles. "C'est trop tard!", a crié une femme dans le public.
 
 
 

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23/01/2011

25/11/10: TRIBUNAL RUSSELL A LONDRES

 
Sent: Thursday, November 25, 2010 9:46 PM

Tribunal Russell sur la Palestine

Gabrielle Lefèvre

Mardi 23 novembre 2010

Des entreprises complices de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, coupables de pillage, de recel et de blanchiment

Lors des deux jours de session à Londres, les 20 et 21 novembre, le Tribunal Russell sur la Palestine a entendu des témoignages implacables sur les activités d’entreprises israéliennes et étrangères opérant en territoires palestiniens occupés.

Ont été décrites les fournitures d’armes, de technologies de contrôle et de surveillance par des sociétés comme Elbit, Edo ITT, G4S, apportant indéniablement une aide aux crimes de guerre commis par l’occupant israélien, notamment lors de l’opération « plomb durci » lancée contre Gaza, et une assistance technologique au contrôle et à l’enfermement des populations civiles palestiniennes en équipant les check points, les prisons.

De nombreux experts ont analysé aussi le système bancaire et financier qui soutient le processus de colonisation illégale : prêts et investissements immobiliers, financements de commerces et de moyens de transport à la destination exclusive des Israéliens et interdits aux palestiniens. Les cas de la banque belgo-française Dexia et les activités du groupe français Veolia ont ainsi été condamnées par le tribunal. La complicité des institutions européennes, déjà condamnées lors de la session de Barcelone, a été rappelée par le financement de programmes européens de recherche technologique sur les armements profitant à Israël. Ce pays est ainsi financé, non seulement par de larges aides militaires américaines mais aussi par des financements européens, et des entreprises d’armement se vantent de produits testés sur les populations palestiniennes et libanaises lors des conflits de Gaza et du Liban.

La destruction et l’exploitation des ressources naturelles et agricoles ont été analysées par des experts dont certains, des Palestiniens, n’ont pas été autorisés par l’occupant à se rendre à Londres mais qui ont fourni leur témoignage par vidéos. Ainsi, Caterpillar dont les bulldozers détruisent non seulement des maisons de Palestiniens mais des terres et exploitations agricoles, Ahava qui exploite illégalement les ressources de la Mer Morte et produit des cosmétiques dans une colonie, Carmel Agrexco qui vend des produits agricoles dans le monde entier sous label israélien alors qu’il s’agit de ressources naturelles palestiniennes, sur des terres volées aux Palestiniens, avec de l’eau ressource précieuse interdite aux Palestiniens… Furent évoquées les conditions de travail proches de l’esclavage réservées aux Palestiniens privés de droits syndicaux et de rémunération minimale, soumis à des drastiques restrictions
de déplacement à cause du Mur de séparation et spoliés de leurs terres qu’ils ne peuvent plus cultiver.

Le verdict

Dans ses conclusions, le Tribunal affirme la complicité d’entreprises avec des violations israéliennes des lois internationales avec les colonies illégales, l’érection du mur de séparation, le blocus illégal de Gaza et les opérations militaires israéliennes contre les Palestiniens et notamment l’opération contre Gaza constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Malgré les nombreuses condamnations, Israël continue à violer ce droit avec la complicité d’entreprises.

Le tribunal a noté l’échec des Etats à faire cesser ces violations continues ce qui amène les mouvements citoyens à se tourner vers des actions de boycott, désinvestissement et sanction (BDS). Il s’agit donc de protéger ces citoyens dans leurs actions.

Quant aux entreprises mises en cause, seules trois ont présenté une défense. Les autres n’ont rien argumenté. Parmi celles-ci, le tribunal épingle G4S, Elbit Systems, Caterpillar, Cement Roadstone Holding, Dexia, Veolia Transport, Carmel Agrexco, entre autres, comme coupables de complicité avec les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, de pillage, et ces agissements sont susceptibles de poursuites judiciaires .

Le tribunal entend donner ainsi une aide aux citoyens qui veulent faire respecter le droit international et le droit humanitaire par des actions militantes et en justice. Ses conclusions entendent offrir la garantie d’impartialité en se basant sur un cadre légal international bien précis qui est marginalisé par les Etats et les entreprises. Et fournir un cadre légal dans lequel des gouvernements, des entreprises peuvent être amenés à changer leurs politiques et agissements voire de lancer des poursuites au civil et au pénal contre eux. Cela pourrait aider les entreprises à y réfléchir à deux fois avant de poursuivre certaines activités.

Le tribunal souligne enfin que la sécurité d’Israël sera assurée lorsque les Palestiniens auront la reconnaissance de leurs droits. Stéphane Hessel insista sur le fait que la création d’Israël est la réponse à l’événement le plus horrible du siècle passé et que ce pays puisse vivre en paix et déployer ses potentialités est son souhait le plus sincère, mais il regrette de constater que cet Etat ne suit pas la bonne direction. Le souhait du Tribunal est de l’aider. Afin que cet Etat comme membre de la communauté internationale respecte ses lois, ajoute Mairead Mac Guire. Et pour que les entreprises comprennent qu’elles aussi doivent respecter ces règles afin de rétablir le droit.

La prochaine session de ce tribunal aura lieu en 2011 en Afrique du Sud afin d’examiner si le crime d’apartheid est applicable à Israël.

__._,_.___

12:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |