24/01/2011

[alerte_otan] La guerre contre l'Iran a déjà commencé

NOTE DE RORO: pendant 70 ans, on nous a cassé les oreilles avec le “danger soviétique”, le “danger rouge”, le “danger communiste”.  L’URSS n’ a pas commis la centième partie des actes impérialistes commis dans le monde par les ricano-otan-occidentaux et la colonie sioniste. Il y a actuellement une menace principale sur cette planète: LA MENACE RICAINE de voir le monde de plus en plus dominé, colonisé, pillé. Celle-là, elle est bien réelle. Et cet expansionnisme ricain ne date pas d’aujourd’hui...

 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, January 22, 2011 8:45 PM
Subject: [alerte_otan] La guerre contre l'Iran a déjà commencé
 
 

En novembre 2001, le Washington Post racontait fièrement que cela faisait 18 mois que la 'Division des Activités Spéciales' de la CIA "travaillait" en Afghanistan avec les chefs de guerre et les tribus, et que les drones Prédator menaient des collectes de renseignements qui se sont révélées essentielles pour les bombardements à venir dans cette guerre supposée être une réaction au 11 septembre 2001
 
(Note de RoRo: ils répètent en fait le scénario irakien. La Guerre du Golfe était déjà organisée, planifiée, prévue, contre l’ Irak AVANT MEME que l’annexion du Koweit ne serve de prétexte)
 
Il fait peu de doutes que ce genre d'opérations est en cours en Iran. L'Iran a annoncé avoir abattus 2 drones au début de l'année, et le soutien direct aux groupes terroristes et aux séparatistes est à peine un secret (cf par ex. l'article de Seymour Hersh de 2008 http://questionscritiques.free.fr/dossiers/Seymour_Hersh/... ) .
 
La guerre avance sur plusieurs fronts, comme celui de l'embargo économique, et celui de la propagande (et la préparation psychologique des 'progressistes'  occidentaux est manifestement bien avancé ; je vous épargne la dernière du quotidien 'de gauche' Libération, qui s'abrite derrière la 'vérité' de Wikileaks, "Wikileaks: l'Iran est l'un des premiers trafiquants de drogue").
L'affaire du 'cyber-sabotage' (d'installations civiles jusqu'à preuves du contraire) révèle un autre front concret de cette guerre en cours. Pour une fois, 'Le Soir' ne s'y est pas trompé.
 
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Stuxnet, acte de guerre contre l'Iran
Par Alain Lallemand
Le Soir / Le Temps
vendredi 21 janvier 2011

Le virus a fait flancher un millier de centrifugeuses iraniennes. Washington et Israël sont les assaillants désignés. Mais est-il acceptable que ces guerres informatiques se développent sans que la communauté internationale s’en empare et les réglemente?
 
Ce ne sont que huit chiffres, en apparence anodins: 19790509. Mais ces chiffres se trouvaient dans le virus informatique Stuxnet qui a infecté la planète en 2009 et 2010. Ils n’ont pourtant aucune fonction pratique: en théorie, tous les ordinateurs sous Windows qui auraient eu cette «date de naissance» – mais il n’y en a plus aucun à l’heure actuelle – auraient été épargnés par le virus. Alors, à quoi servaient-ils? C’était une coquetterie de programmeur, l’une des deux signatures cachées du virus qui lui apposaient la patte d’Israël: le 9 mai 1979 (19790509) mourrait Habib Elghanian, premier juif à avoir été fusillé par le nouveau régime islamique iranien.
 
Pareils indices n’ont pas valeur de signature officielle, bien entendu, mais un faisceau d’indices montre aujourd’hui que Stuxnet était effectivement une attaque ­informatique (américano-)israélienne destinée à faire tourner à surrégime puis à sous-régime – jusqu’à destruction de leurs rotors d’aluminium – les cascades de centrifugeuses iraniennes de Natanz, ces milliers d’«essoreuses» dont la juxtaposition permet l’enrichissement de l’uranium iranien.
 
Rappelez-vous: en juin 2009, le Net est envahi par un virus nouveau qui ne sert ni à dérober les numéros de cartes de crédit ni à perturber les ordinateurs. Il n’en est pas moins monstrueux: il se transmet tant par clés USB que par réseaux internes (grâce à une faille dans le programme d’imprimante), il se dissimule au plus profond des programmes et surtout ne perturbe pas les ordinateurs – ce n’est pas sa cible.
 
Lorsque deux versions du virus se croisent, note l’entreprise Symantec qui a décortiqué ce virus, ces versions se mettent automatiquement à jour l’une l’autre. Via Internet, elles se mettent également à jour grâce à deux serveurs basés au Danemark et en Malaisie. Ce virus installe lui-même son programme pilote dans l’ordinateur et, puisqu’il lui faut pour ce faire des privilèges d’administrateur, il leur dérobe les codes en moins de vingt-quatre heures. Ce virus est tellement élaboré, estime Symantec, qu’il a nécessité six mois de travail à un groupe de cinq à dix programmeurs.
 
Mais à quoi – et qui – sert-il? Dans les faits, il ne s’attaque qu’à certains automates programmables industriels (api) de la firme Siemens, programmés de manière très spécifique (avec Step7), et il ne les affecte que si ces automates sont montés en cascades d’une certaine manière et selon un volume impressionnant. C’est très pointu: dans les faits, sur 100 000 systèmes infectés, près de 65 000 étaient ­basés en Iran (au 29 septembre 2010), ce qui est une bonne indication de sa cible géographique.
 
Ensuite, le virus ne dérègle pas les automates: il les reprogramme pour excéder exactement la capacité de résistance des moteurs contrôlés par ces ordinateurs (donc pour détruire ces moteurs), tout en faussant les données envoyées en salle de contrôle. Bref, pendant que le virus ordonne aux automates de pousser les machines jusqu’à l’explosion, les écrans de contrôle diffusent l’enregistrement d’une activité normale: du pur Mission impossible. C’est là que le virus «signe» sa cible: selon l’Institute for Science and International Security (ISIS), Stuxnet est conçu pour pousser les moteurs aux fréquences exactes qu’il faut pour bloquer (2Hz), faire tourner à régime normal (1064 Hz) puis faire exploser (à 1410 Hz) les rotors d’aluminium des centrifugeuses iraniennes de deux types: celles rachetées au trafiquant pakistanais A. Q. Khan, puis la première génération de celles inventées par les Iraniens eux-mêmes.
 
Dans un article retentissant publié samedi dernier, le New York Times affirme que Stuxnet est bien une réalisation israélo-américaine, testée avant diffusion, dans le désert israélien du Néguev, sur une cascade de centrifugeuses reconstituée à cette seule fin. Siemens a (involontairement?) prêté son concours via le renseignement américain. Par ailleurs, selon l’ISIS, l’objectif a été partiellement, mais largement atteint: de fin 2009 à début 2010, près de 1000 centrifugeuses de Natanz ont flanché, ce qui est beaucoup plus que le niveau normal de défaillances.
 
Washington et Israël sont-ils prêts à passer aux aveux? Non, même si la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a publiquement évoqué le fait que «l’Iran a des problèmes technologiques qui ont ralenti son calendrier». L’estimation commune, tant au sein de l’opposition iranienne en exil que pour les services de renseignement israéliens, est que l’attaque Stuxnet a reporté à 2015 la capacité iranienne de se doter de la bombe atomique, et a écarté le spectre d’une action militaire israélienne contre l’Iran. [ah oui, c'est quand même un article du Soir et d'Alain Lallemand en particulier - RM]
 
Reste un problème de droit international, que même le quotidien israélien Haaretz évoque: «Dans le cyberespace, les règles d’engagement (d’un conflit) n’existent pas encore.» Est-il acceptable que des guerres informatiques se développent aujourd’hui sans que la communauté internationale s’en empare et les réglemente?
 
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L'Iran affirme avoir abattu plusieurs drones occidentaux
 
  2011-01-03
  http://french.cri.cn/781/2011/01/03/281s235582.htm
 
Un commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) de l'Iran a déclaré dimanche que l'Iran avait abattu plusieurs drones occidentaux, dont deux dans le golfe Persique, a rapporté l'agence de presse iranienne Fars.
 
Ces drones "avaient pénétré dans notre territoire plusieurs fois. Nous avons abattu plusieurs drones d'espion avancés", a affirmé le commandant de l'aérospatial de l'IRCG, Amir Ali Hadgizadeh.
 
"Nous avons abattu deux de leurs drones dans le Golfe, et c'est la première fois que nous l'avons annoncé", a-t-il dit à l'agence Fars.
 
"Les Occidentaux possèdent des capacités qui ne doivent pas être ignorées. Les pays occidentaux ont des avions d'espionnage qui peuvent prendre des photos (...) Ces capacités sont principalement utilisées en Irak et en Afghanistan, mais ils n'osent pas largement les utiliser dans notre pays", a déclaré le commandant iranien.
 
Il a affirmé que les forces iraniennes contrôlent complètement les mouvements des ennemis sur nos frontières.
 
L'Iran a fait des progrès considéralbes au cours des dernières années sur les missiles de moyen et longue portée. Téhéran soutient toutefois que ses missiles sont des "outils défensifs contre les invasions".
 
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Vague d’assassinats contre les scientifiques iraniens : Que dirait Einstein ?
Fidel CASTRO
17 janvier 2011
Dans des Réflexions publiées le 25 août 2010 sous le titre de « L’avis d’un expert », j’avais mentionné une activité vraiment insolite des États-Unis et de leurs alliés qui mettait en relief, de mon point de vue, le risque d’un conflit nucléaire avec l’Iran, en référence à un long article d’un journaliste connu, Jeffrey Goldberg, paru dans la revue étasunienne The Atlantic de septembre : « The Point of No-Return ».
 
Goldberg n’est pas opposé à Israël, tant s’en faut : il admire ce pays dont il est citoyen, tout comme il l’est des USA, et où il a fait son service militaire.
 
Il écrivait au début de son article : « Il se peut aussi que des "opérations de contre" menées par les services de renseignement d’Israël, des USA, de Grande-Bretagne et d’autres puissances occidentales (programmes destinés à miner les efforts nucléaires de l’Iran par des sabotages et, à l’occasion, par la disparition soigneusement coordonnée de scientifiques nucléaires) retardent sensiblement les progrès de l’Iran. »
 
Le texte entre parenthèses est bien de lui.
 
Après avoir cité cette phrase énigmatique, j’ai continué d’analyser ce nœud gordien de la politique internationale qui pouvait aboutir à la guerre qu’Einstein redoutait tant. Qu’aurait-il dit s’il avait connu les « opérations de contre » destinées à faire disparaître les scientifiques nucléaires les plus capables ?
 
C’est sans doute parce que c’était si absurde et si incroyable que je n’ai pas prêté beaucoup d’attention à ce paragraphe, mais je m’en suis souvenu fortement quelques mois plus tard en lisant des dénonciations du gouvernement iranien, ainsi que des nouvelles et des opinions de gens bien informés.
 
Quatre semaines avant la fin de l’année 2010, une dépêche de l’AFP informait :
 
    « Un scientifique nucléaire iranien meurt assassiné.
 
    « Téhéran accuse les USA et Israël d’être derrière un double attentat.
 
    « AFP. 30 novembre 2010.
 
    « "La main de gouvernements occidentaux et du régime sioniste est derrière les attentats." Mahmoud Ahmadineyad n’a pas hésité à dénoncer les coupables du double attentat à des experts nucléaires réalisé hier matin à Téhéran. Majid Shariari, professeur à l’Université Shahid Beheshti de Téhéran et membre de la Société nucléaire iranienne, a perdu la vie et sa femme a été blessée dans un attentat commis à quelques mètres de chez lui. Son collègue Fereydoon Abbasi, physicien spécialisé en laser de cette même université, et sa femme ont été blessés à la suite d’un attentat aux caractéristiques similaires. Bien que certains médias aient annoncé la mort d’Abbasi, l’agence Mehr a confirmé qu’il avait réchappé à l’attentat. Selon l’agence Fars, "des terroristes inconnus" à moto se sont approchés des véhicules pour poser des bombes ventouses.
 
    « Des membres du gouvernement Ahmadineyad, comme le ministre de l’Intérieur, Mostafa Mohamad Najjar, ont accusé directement la CIA et le Mossad – les services de renseignement étasuniens et israéliens respectivement – d’être derrière ces actions qui impliquent un nouveau coup à la course nucléaire du pays, au seuil d’éventuelles négociations avec les membres du 5 + 1.
 
    « Avec l’attentat d’hier, ce sont déjà trois scientifiques iraniens assassinés depuis 2007. Le docteur Masoud Alí Mohamadi a perdu la vie à Téhéran en janvier dernier dans l’explosion d’une bombe en sortant de chez lui, mais cette mort n’a jamais été éclaircie par les autorités qui ont aussi accusé les services de renseignement occidentaux de tenter de faire avorter ce qu’elles considèrent un droit, l’exploitation du nucléaire à des fins civiles. La première victime au sein de la communauté scientifique a été Ardeshir Hosseinpour, mort dans des circonstances étranges en 2007 à la centrale nucléaire d’Isphahan. »
 
Je ne connais aucun autre moment de l’histoire où l’assassinat de scientifiques soit devenu une politique officielle d’un groupe de puissances dotées d’armes nucléaires. Le pire c’est que, dans le cas de l’Iran, elles appliquent cette politique à une nation musulmane qu’elles pourront concurrencer et dépasser en technologie, mais jamais sur un autre terrain : en effet, si l’Iran décidait à son tour d’appliquer cette même formule absurde et criminelle aux professionnels de ses adversaires, il pourrait disposer, pour des motifs culturels et religieux, d’infiniment plus de citoyens prêts à mourir à tout instant que ces puissances occidentales.
 
Cette traque mortelle de scientifiques iraniens organisée par Israël, les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres puissances est passée sous silence par les grands médias.
 
Dans un article publié sur le site web Rebelión, le 25 août 2010, Christian Elia écrit :
 
    « Une explosion a tué le père des avions téléguidés iraniens, mais il n’est pas le seul scientifique de ce pays à avoir perdu la vie.
 
    « Trouver une photo de Reza Baruni sur Internet est une mission impossible. Pourtant, ces deux derniers jours, son nom a été associé à un mystère à maintes facettes internationales…
 
    « La seule certitude est que l’ingénieur aéronautique iranien Reza Baruni est mort. Un mystère absolu pèse sur tout le reste. Baruni est considéré par tous les observateurs de l’industrie comme le père des avions téléguidés de la République islamique… Sa maison a été dynamitée le 1er août 2010.
 
    « C’est le 17 août 2010 que Debka (très proche du renseignement israélien) informe de la mort de Baruni et expose ses conclusions : la maison de l’ingénieur iranien a volé en éclats dans l’explosion de trois engins très puissants. Baruni a été assassiné.
 
    « Mais l’épisode le plus obscur est la mort de Massud Ali-Mohammadi, professeur de physique nucléaire à l’Université de Téhéran, assassiné le 11 janvier 2010 dans la capitale iranienne par l’explosion d’une moto piégée activée à distance quand il sortait de chez lui pour se rendre à son travail.
 
Un article du site CubaDebate informe :
 
    « Israël reconnaît avoir assassiné un scientifique nucléaire iranien la semaine dernière.
 
    « Les services secrets israéliens, le Mossad, ont reconnu avoir, la semaine dernière, assassiné Majid Shahriari et blessé un autre physicien iranien, dans le cadre d’une opération réalisée à Téhéran. "C’est la dernière opération du directeur du Mossad", ont affirmé, satisfaits, les responsables des services secrets israéliens à leur siège du Gelilot, au nord de Tel-Aviv.
 
    « Gordon Thomas, expert britannique au Mossad, a confirmé au journal britannique The Sunday Telegraph qu’Israël était responsable du double assassinat destiné à entraver le programme nucléaire iranien.
 
    « Thomas affirme que tous les attentats israéliens de ces dernières années contre des personnalités liées au projet nucléaire iranien ont été commis par l’unité Kidon (baïonnette). Selon le journal israélien Yediot Ahronot, cette unité est composée de trente-huit agents, dont cinq femmes, tous âgés de vingt à trente ans, parlant de nombreuses langues, dont le farsi, et pouvant entrer et sortir aisément d’Iran. Sa base est située dans le désert du Néguev. »
 
À l’époque de la diaspora, la gauche du monde s’est solidarisée avec le peuple israélien. Poursuivis pour des raisons ethniques et religieuses, de nombreux juifs ont lutté dans les partis révolutionnaires. Les peuples ont condamné les camps d’extermination que la bourgeoisie européens et mondiale prétendait ignorer.
 
De nos jours, les dirigeants israéliens pratiquent le génocide et s’associent aux forces les plus réactionnaires de la planète.
 
Reste encore à élucider l’alliance nouée entre les dirigeants de cet État et l’odieuse Afrique du Sud de l’apartheid à laquelle, en complicité avec les États-Unis, ils ont fourni la technologie nécessaire pour mettre au point les armes atomiques destinées à frapper les troupes cubaines qui faisaient face, en 1975, à l’invasion de cette Afrique du Sud raciste dont le mépris et la haine des peuples africains ne se différenciaient en rien de l’idéologie des nazis qui assassinèrent des millions de juifs, de Russes, de Gitans et de membres d’autres nationalités européennes dans les camps d’extermination.
 
N’était-ce pour la révolution iranienne – qui, dépourvue d’armes, liquida l’allié des États-Unis le mieux équipé sur le flanc sud de la superpuissance soviétique – le shah d’Iran, doté d’armes atomiques, et non Israël, serait aujourd’hui le principal bastion de l’Empire yankee et de l’OTAN dans cette région si stratégique et immensément riche en pétrole et en gaz destinée à fournir des livraisons sûres aux pays les plus développés de la planète.
 
La question est quasiment inépuisable.
 
Fidel Castro Ruz
Le 6 janvier 2011
URL de cet article 12439
http://www.legrandsoir.info/Que-dirait-Einstein.html
 
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Istanbul: l'Iran a "tout bloqué" (Michèle Alliot-Marie)
AFP 22/01/2011
 
L'Iran, en posant des conditions préalables "totalement inacceptables" lors des discussions multilatérales à Istanbul sur son programme nucléaire, a "tout bloqué", a dénoncé à Amman la ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.
 
"Il est très vite apparu que la partie iranienne posait des conditions préalables qui étaient totalement inacceptables", a déclaré la ministre lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien Nasser Jawdeh, à Amman. "Elles concernaient la levée des sanctions et le droit à l'enrichissement (d'uranium). Ceci a tout bloqué", a-t-elle ajouté, en estimant toutefois qu'il était encore possible "de trouver une solution diplomatique".
 
[...]
 
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Quelles sont donc concrètement ces "conditions totalement inacceptables" ?
"Tout accord et coopération, comme je l'ai souligné lors des discussions avec Mme Ashton, doit être basé sur les respect des droits des nations, dont le droit de l'Iran à la technologie nucléaire."
 
"Le droit au cycle de combustion et à l'enrichissement d'uranium figure parmi les droits de l'Iran et doit être respecté par le groupe des Six", a-t-il ajouté [le négociateur iranien] lors d'une conférence de presse.
Le droit d'accéder pleinement à la technologie nucléaire à des fins civiles est explicitement spécifié dans le Traité de Non Prolifération signé par l'Iran. Pour les Occidentaux il est donc totalement inacceptable de défendre ses droits garantis par les traités internationaux.
 
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Blair demande à l'Occident d'agir avec fermeté contre l'Iran
Reuters, 21 janvier 2011
par Michael Holden
 
LONDRES (Reuters) - L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a plaidé vendredi en faveur du recours à la force, si cela s'avère nécessaire, pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
 
Prenant la parole à Londres devant la commission d'enquête publique sur la guerre d'Irak en 2003, il a jugé qu'il était temps que l'Occident en finisse avec "la politique de l'autruche" et agisse fermement pour contrecarrer les projets prêtés à Téhéran.
 
"Je le dis avec toute la passion dont je suis capable", a lancé Tony Blair, aujourd'hui émissaire du Quartet pour le Proche-Orient qui rassemble les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et les Nations unies.
 
"Le fait est qu'ils agissent ainsi parce qu'ils sont fondamentalement en désaccord avec notre façon de vivre", a-t-il dit, évoquant l'attitude des Iraniens et autres "extrémistes".
 
"Ils continueront tant qu'on ne leur opposera pas la détermination indispensable et, si nécessaire, la force", a-t-il souligné.
 
Tony Blair a dit voir l'influence négative de l'Iran un peu partout dans le monde, que ce soit dans le soutien apporté au terrorisme ou dans les obstacles mis au processus de paix au Proche-Orient.
 
La main tendue du président Barack Obama aux Iraniens en 2009 a été purement et simplement repoussée, a-t-il rappelé.
 
Ces déclarations énergiques interviennent alors que les grandes puissances ont repris vendredi à Istanbul leur dialogue avec l'Iran sur son programme nucléaire mais n'attendent pas d'avancée majeure de cette rencontre.
 
"C'EST TROP TARD!"
 
Tout juste le groupe des Six, qui réunit l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine, et les Etats-Unis, espère-t-il établir un calendrier pour la poursuite de ce dialogue, renoué à la fin de l'an dernier à Genève après plus d'un an d'interruption.
 
Interrogé par la commission d'enquête sur l'Irak, l'ancien Premier ministre britannique a déclaré qu'il avait promis au président américain George Bush, près d'un an avant l'invasion du printemps 2003, d'être à ses côtés pour agir contre Saddam Hussein.
 
Il n'a toutefois pas clairement dit qu'il s'était engagé sur une participation militaire britannique à l'invasion dès le début 2002, comme l'en accusent ses adversaires.
 
"Ce que je disais au président Bush était très clair et très simple - vous pouvez compter sur nous, nous serons avec vous pour s'occuper de ce problème, mais il y a des difficultés", a-t-il dit en évoquant ses conversations de l'été 2002 avec George Bush.
 
Les opposants à la guerre en Irak accusent Tony Blair et le président américain de l'époque d'avoir décidé l'invasion sans se soucier du droit international et en ignorant les réserves émises aux Nations unies, notamment par la France.
 
Ils reprochent aussi à Tony Blair, qui avait envoyé 45.000 soldats britanniques en Irak, d'avoir délibérément menti en affirmant que Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive, qui n'ont en fait jamais été trouvées.
 
C'était la deuxième fois que Tony Blair était entendu par la commission d'enquête. Fin janvier 2010, il avait justifié l'invasion de l'Irak tout en admettant que la période qui avait suivi avait été mal anticipée.
 
Soumis vendredi à des questions précises, il a globalement fait preuve d'une grande assurance, même si parfois il a paru embarrassé.
 
Il a dit "regretter profondément" la mort des 179 soldats britanniques tués en Irak, de même que celle des soldats des autres contingents et les pertes civiles. "C'est trop tard!", a crié une femme dans le public.
 
 
 

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10:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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