12/03/2009

12/03/2009: Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan...

 

 
1-2 Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.

Presque toutes les informations que nous avons sur cette guerre qui dure depuis 5 ans en Afghanistan sont fournies par les officiers des relations publiques des Etats-Unis ou de l’OTAN, ou par des journalistes «embedded» (incorporés) qui ne font que répéter comme des perroquets les informations fournies par les militaires.

 Demandez vous quand est ce que vous avez lu pour la dernière fois un article d’un journaliste couvrant ce qui se passe du côté des talibans et des forces de résistance afghanes...

Reconstruction: un témoignage récent de l’inspecteur général pour la reconstruction de l’Irak a révélé comment l’Agence étasunienne pour le développement international (Usaid) manipule ses propres comptes pour cacher les coûts gigantesques ajoutés aux projets d’aide par les problèmes de sécurité (on arrive à des majorations de 418%).

Maintenant, la version officielle à l’eau de rose des faits est formellement contredite par des observateurs impartiaux.
Le respecté « Think Tank » européen le Conseil de Senlis, qui se concentre sur l’Afghanistan, vient juste de rapporter que le mouvement taliban « est entrain de reprendre l’Afghanistan » et contrôle maintenant la moitié sud du pays.
Ceci s’éloigne de façon extraordinaire des affirmations des Us et de ses alliés de l’OTAN qu’ils sont entrain progressivement de gagner la guerre en Afghanistan. Mais, plus précisément, la regagner, depuis que l’Administration Bush a proclamé en 2001 sa victoire totale en Afghanistan. A l’époque, nous avions dans cette colonne prédit que cette victoire était illusoire et que la guerre reprendrait dans 4 ou 5 ans.
Selon le Conseil de Senlis, le sud de l’Afghanistan souffre « d’une crise humanitaire de pauvreté et de famine » causée par… « les politiques militaires Us et britanniques ».
Démontant les rapports occidentaux optimistes, les enquêteurs de Senlis ont trouvé que «les politiques américaines en Afghanistan ont re-crée un paradis sûr pour le terrorisme que l’invasion de 2001 avait pour but de détruire. » Ceci est une bombe.
Les Us et l’OTAN ont insisté sur le fait que tout retrait de leurs forces d’Afghanistan – ou d’Irak – laisserait un vide certainement rempli par des extrémistes. Ces affirmations sont erronées, étant donné que la moitié de l’Afghanistan et un tiers de l’Irak sont déjà largement contrôlés par des forces anti-occidents.
S’il n’y avait pas la toute puissance de l’aviation américaine, les forces armées Us et celles de l’OTAN seraient rapidement chassées de l’Afghanistan et de l’Irak. Si les forces de la résistance afghane et irakienne arrive un jour à obtenir des armes antiaériennes portables efficaces tel que le Stinger Us ou le SA-18 russe, l’occupation de ces nations dirigée par les Us deviendrait intenable. L’occupation soviétique de l’Afghanistan pendant les années 80 a échoué dés lors que les forces des mujahidins ont obtenu le Stringer américain et des missiles antiaériens.
La semaine dernière, les commandants canadiens et britanniques se sont vantés d’être sur le point d’annihiler les forces des Talibans « encerclées » à Panjwai et Zahri. Ils exultaient et ont « estimé » que 500 Talibans avaient déjà été tués.
Une tourmente de bombardements et de pilonnages ont tué beaucoup d’Afghans, mais la plupart des morts « suspectés être des militants talibans » se sont avérés, comme d’habitude, être des civils. L’OTAN n’a pu montrer les corps des combattants ennemis morts pour prouver ses affirmations absurdes.
Quand les forces de l’OTAN sont entrées dans Panjwai, après des semaines de bombardements aériens et de pilonnages à l’artillerie, les soit disant talibans « s’étant rendus » avaient disparu. Les commandants britanniques et canadiens embarrassés ont admis « nous avons été surpris, l’ennemi s’était enfui ». Surpris ?
Est ce que personne ne se souvient des missions de recherches et de destructions infructueuses menées pendant la guerre du Vietnam et les données chiffrées gonflées des combattants ennemis tués ?

Est-ce que les commandants de l’OTAN savent que chacun de leur mouvement est télégraphié à l’avance aux forces talibans ?

Est-ce qu’ils ne voient pas ce qui se passe en Irak actuellement ?
Est-ce que les officiers canadiens qui ont fait des déclarations aussi fantaisistes croient vraiment que les vétérans des guérillas talibans seraient assez stupides pour attendre assis d’être détruits par la puissance aérienne américaine ?
Maintenant, les forces de l’OTAN dirigées par les canadiens exultent en annonçant fièrement avoir finalement occupé Panjwai où les « talibans ont fui » ! ». Est-ce qu’ils ne comprennent pas que les forces de la guérilla ne s’accrochent pas à des positions fixes ?

Occuper le terrain n’a pas de sens dans la guérilla.
Semblant immunisé contre les leçons de l’histoire ou celles du bon sens, le Canada envoie quelques centaines de troupes en plus et une poignée de tanks obsolètes en Afghanistan ; la Pologne, elle, qui envoie des troupes n’importe où si elle est payée le juste prix, ajoutera 1000 soldats l’année prochaine.
Les politiciens anglais et canadiens disent qu’ils sont surpris de l’intensification de la résistance des Talibans. Ils n’ont qu’à s’en prendre à leur propre ignorance.
Attaquer les Pashtouns, renommés pour leur xénophobie, leur esprit guerrier, et leur amour de l’indépendance, est une mission de fous. Les Pashtouns sont l’ethnie majoritaire en Afghanistan. Les Talibans sont un rejeton du peuple Pashtoun. La stabilité nationale à long terme est impossible sans leur représentation et leur coopération.
Ce que l’occident appelle « Taliban » est en fait une coalition grandissante de combattants vétérans talibans conduit par le Mollah Dadullah, d’autres clans de guerriers tribaux Pashtoun, et des forces nationalistes de la résistance conduites par Jalalladin Hakkani et l’ancien premier ministre, Gulbadin Hekmatyar, que la CIA a essayé à maintes reprises d’assassiner
Beaucoup des anciens mujahidins étaient appelés autrefois « des combattants de la liberté » par l’occident, et dénoncés comme des « terroristes » par les soviets. Ils représentent la résistance nationale à l’occupation étrangère. En fait, ce que les Us et ses alliés de l’OTAN font en Afghanistan aujourd’hui, est une réplique étonnamment ressemblante de l’occupation brutale soviétique des années 80.
L’agence anti narcotique de l’ONU rapporte que l’Afghanistan fournit actuellement 92% de l’héroïne mondiale.

La production * a augmenté de 40% pour la seule année 2005.

Qui est responsable ?

Les Etats-Unis et l’OTAN. Ils possèdent maintenant un narco-état celui de l’Afghanistan.
Dominer la principale route de l’exportation du pétrole tel était l’objectif premier de l’invasion par les Etats-Unis de l’Afghanistan. Ironiquement, au lieu de bénéficier du bonus pétrole attendu, les Us se retrouvent profondément enlisé dans le commerce de la drogue en Afghanistan.
Washington et l’OTAN ne peuvent pas continuer à prétendre que c’est le problème de quelqu’un d’autre. L’argent de la drogue alimente l’économie afghane et maintient la loyauté des seigneurs de la guerre locaux à l’égard du régime de Kaboul installé par les américains.
Le nord de l’Afghanistan est devenue une sphère d’influence de la Russie et de ses alliés locaux, l’Alliance du nord Uzbek Tajik, dirigée par des dirigeants du vieux parti communiste afghan.
L’Us et ses alliés ne vont pas gagner la guerre en Afghanistan. Ils auront de la chance s’ils ne la perdent pas de façon humiliante.
Un dernier point. Les forces Us et de l’OTAN ne combattent pas des « terroristes » comme leurs gouvernements le prétendent. Ils combattent le peuple afghan.

Dans les années 80, j’ai vu des mudjahidins trop pauvres pour acheter des chaussures portant attachés sur leur dos des obus de mortier d’environ 50 kgs et procéder à l’ascension de montagnes pendant 6-8 heures à travers la neige pour bombarder une base communiste, puis marcher péniblement pour entrer à la maison. Ce sont ces personnes que nous combattons. Quiconque connaît les afghans sait qu’ils ne seront pas vaincus, même s’ils doivent résister le temps de toute une génération.
Eric Margolis

Eric Margolis est un journaliste canadien contribuant à la rubrique de politique étrangère du Sun National Media Canada. Il est l’auteur d’un livre intitulé « War at the Top of The World » ( Guerre au Sommet du Monde).

Extrait du journal de Marc Lemaire

 
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10:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : courcelles, romain, histoire, presse, silence, usa, imperialisme, guerres, euro-dictature, otan, europe, colonialisme, facisme, irak, afghanistan | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/03/2009

01/03/2009: Plan D'Obama Pour L'Irak : Se Retirer Sans Se Retirer - Mentir Comme Bush, Yes I Can !

Sent: Sunday, March 01, 2009 11:39 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Plan D'Obama Pour L'Irak :
Se Retirer Sans Se Retirer - Mentir Comme Bush, Yes I Can !

Plan D'Obama Pour L'Irak : Se Retirer Sans Se Retirer - Mentir Comme Bush, Yes I Can !

Par abubilel,
dimanche 1 mars 2009

"...L'un des plus remarquables aspects du plan " war lite " d' Obama c'est son mépris éhonté, total pour l'accord signé entre les Etats Unis et le gouvernement irakien supposé souverain garantissant le retrait complet de toutes les troupes américaines pour fin 2011..." Et quand Obama affirme, comme dans son discours sur l'Etat de l'Union, qu'il mettra fin à la guerre, c'est simple, il ment et il le fait délibérément. Mentir comme Bush, Yes I can !

Orwell à Babylone : se retirer sans se retirer. Est-ce superflu de faire remarquer qu'un plan pour "mettre fin" à une guerre qui inclut le maintien d'une garnison de 50 000 soldats en terre hostile est, en réalité, une façon de continuer la guerre, et non pas d'y mettre fin. Pour produire un tel plan et affirmer qu'il "met fin" à la guerre c'est l'équivalent précis de vider sa vessie chez son voisin et lui dire que le liquide est en fait une pluie bienfaisante.

Mais c'est exactement ce que l' Administration Obama propose pour l'Irak. Des "hauts fonctionnaires de l' Administration" ont fait passer le message du retrait, utilisant des "journaux respectables" (qui n'ont même pas critiqué la propagande du gouvernement) comme quoi le Président Obama et ses généraux (ou plutôt, les généraux et les larbins du Pentagone dont il a hérités de Georges W Bush, et qu'il s'est empressé de maintenir en poste) se sont mis d'accord sur un compromis concernant le plan de retrait d'un certain nombre de soldats américains du pays que les Etats Unis ont détruit dans une guerre d'agression sans provocation. Obama voulait un agenda de retrait partiel de 16 mois, son rival potentiel pour la campagne présidentielle de 2012, le Général David Petraeus, voulait 23 mois. Donc, animé par la sagesse de Salomon, ils ont coupé la poire en deux et retireront, au lieu des 16 ou 23 mois, une partie des soldats américains en 19 mois.

Mais le plan envisage clairement une présence militaire américaine substantielle et surtout permanente en Irak, qui dominera les orientations politiques de cette importante et riche nation pétrolière, ce qui était bien sûr dés le départ l'un des principaux objectifs des agresseurs militaires de l' Administration Bush. En mettant en application son plan pour continuer la guerre, Obama complète l'oeuvre de Bush et de sa clique de militaristes. Du New York Times :

"Même avec cet ordre de retrait, Mr Obama projette de laisser derrière une "force résiduelle" de dizaines de milliers de soldats ( 50 000 selon les derniers chiffres cités ndlt) pour continuer à entraîner les forces de sécurité irakiennes, chasser les groupes de "terroristes" étrangers et protéger les institutions américaines..."

Et un "officier de haut rang " envoyé pour semer la propagande au Los Angeles Times a ajouté un autre rôle potentiel pour ces soldats américains restants : combattre pour l'Irak toute guerre contre l'Irak. Il a également fait preuve d'une franchise rafraîchissante sur les intentions finales du plan :

"L'officier de haut rang a dit que les soldats pourraient aussi aider à protéger l'Irak d'une attaque extérieure, quelque chose que les irakiens ne peuvent pas encore faire."

"Quand le Président Obama a dit que nous allions nous retirer en 16 mois, certaines personnes ont entendu " retirer" et que tout le monde partait. Mais ce n'est pas ce qui va se passer a dit l'officier."

Non, effectivement, "ce n'est pas ce qui va se passer." L'un des plus remarquables aspects du plan " war lite" d'Obama c'est son mépris éhonté, total pour l'accord signé entre les Etats Unis et le gouvernement irakien supposé souverain garantissant le retrait complet de toutes les troupes américaines pour fin de 2011. Bien sûr, cet "accord" a toujours été considéré par tout le monde comme une farce - à l'exception des médias de masse US qui ont continué de rapporter les "dures négociations" comme si le pacte aurait une quelconque signification dans le monde réel.. L'accord contient des clauses échappatoires permettant au gouvernement irakien de " requérir" une présence militaire américaine continuelle après la date butoir de 2011 - et, considérant que tout gouvernement irakien en place en 2011 sera désespérément dépendant des armes et de l'argent américain pour se maintenir au pouvoir, une telle "requête" a toujours été une certitude absolue. Donc, je suppose que nous devons admirer la candeur de l'Administration Obama qui abandonne toute prétention comme quoi les forces US vont quitter l'Irak à un moment donné du futur proche.

Mais l'hypocrisie - littéralement une hypocrisie meurtrière - d'affirmer que ce plan " laisse l'Irak à son peuple et met fin à la guerre de manière responsable" , comme l'a affirmé Obama dans son discours de l'Etat de L'Union, est écoeurante. Il ne fait pas une telle chose et il le sait.

Au lieu de cela, ce plan plonge de plus en plus profondément les Etats Unis dans une guerre de "contre insurrection" pour le compte de toute clique ou faction de partis sectaires en Irak, moyen le plus efficace d'adhérer à l'agenda dominateur de l'Amérique dans la région. Il envoie un flot apparemment sans fin de soldats américains mourir - - et ce en plus grand nombre - - et tuer, dans le cadre d'une action criminelle qui a aidé à provoquer la faillite de notre propre pays tout en envoyant des ondes de violente instabilité et d'extrémisme partout dans le monde. Il développera encore plus l'étendue de la corruption et des profits de guerre qui ont déjà atteint des proportions mondiales historiques vertigineuses..

C'est tout ce que le plan d'Obama-Petraeus fera. Mais ce qu'il ne fera pas c'est de "mettre fin à la guerre" - - "de manière responsable" ou autre.. Quand Obama dit qu'il le fera - - comme il l'a dit la nuit dernière devant une audience en extase - - c'est simple, il ment et il le fait délibérément.

Chris Floyd 25/02/09 www.counterpunch.org

Chris Floyd est un écrivain américain et contribue régulièrement au site de Counterpunch. . Son blog, Empire Burlesque: High Crimes and Low Comedy in the American Imperium : www.chris-floyd.com.

Information complémentaire

Lors d'une déclaration faite aux médias, John McHugh, le représentant républicain au sein de la commission sénatoriale sur les forces armées US , a dit que " Il ( Obama) m'a assuré qu'il reverrait son plan si la situation sur le terrain se détériore et si la violence s'accroît". Il a également affirmé qu'Obama l'avait assuré qu'il existait un Plan B parce que l'Irak est confronté à des défis importants.

Obama a affirmé que l'armée US n'a pas non plus l'intention de rester en Afghanistan pendant longtemps alors même qu'il vient d'envoyer 17000 soldats supplémentaires, ce qui veut dire accroître l'effort de guerre. Ramener le nombre de soldats en Irak à peu prés au même nombre que celui en Afghanistan, 50 000, est vendu à l'opinion publique par les médias propagandistes comme la fin de la guerre, "Mission Accomplished" comme l'avait affirmé son prédécesseur à la Maison Blanche.

Ces soldats américains qui vont rester stationnés en Irak ne serviront pas seulement à l'entraînement des troupes irakiennes mais seront également engagés dans des opérations de combat. Le secrétaire à la défense US, Robert Gates, qu'Obama a confirmé dans son poste qu'il occupait pendant l'Administration Bush, a déjà dit qu'il pense que c'est une bonne idée de conserver une " présence modeste US " en Irak après 2012. Cette "modeste présence" fait probablement partie du Plan B d'Obama.

Samedi 28 Février 2009 Traducton et synthèse Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/

source : alterinfo

11:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Tags : irak, imperialisme, guerre, romain, courcelles, histoire, usa | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |