04/03/2008

04/03/2008: Journal de l' Afghanistan n° 156



-------- Message original --------
Sujet: n°156 journal de l'Afghanistan : 25-02 au 04-03 G : Harry "Je ne dirais pas du tout que je suis un héros. Je ne le suis pas plus que n'importe qui d'autre (...)
Date: Tue, 4 Mar 2008 15:54:12 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>



                                                                        Face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
                                                                                           Sa diffusion est un acte de résistance.
                                                                                     Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre 

Les médias occidentaux dans leurs large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.  

                                      Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture quotidienne des journaux en ligne suivants: 
 (Afp - Ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle (Chine) ) CPI - IPC - Novosti - PNN - Wafa - Sana - Radio Chine internalionale - Al Manar & XINHUANET 
 et Al-Oufok : Mouvement Démocratique Arabe)


 


                journal de l'Afghanistan 
                                              n° 156 du 25-02 au 04-03
  
                                              Par  M.Lemaire


Le journal de l'Afghanistan se retrouve
a)   sur mes blog : 
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Sommaire..
 Tiré à part :1 Analyse
Des résistantsDes occupants

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire
Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Afghanistan - La liberté de la presse-  Rapport annuel 2007.

7 Brèves

7-1 Afghanistan et Congo en tête des pays les plus mal lotis.7-2 Modification de l'ordonnance instituant des mesures à l'encontre d'Al-Qaïda et des Taliban.8 Dossiers 8-1Point de vue de Ali Khan* : Mauvaises fréquentations Au regard du droit international, l’OTAN perpètre un crime de « génocide » en Afghanistan.8-2 Motion du parti Marxiste-Léniniste canadien : Troupes canadiennes, hors d'Afghanistan maintenant!.8-3 Dossier ML : On ne choisit pas ses voisins.8-4 Dossier ML : Harry "Je ne dirais pas du tout que je suis un héros. Je ne le suis pas plus que n'importe qui d'autre... (...) 1 "Je ne dirais pas que je suis un héros",2 Le prince Harry, troisième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre...3 Point de vue de R.Marounek.9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 9-1 La méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") est inhumaine.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Des soldats revenant d'afghanistan souffres du syndrome du stress post-traumatique.


Tiré à part :
Les occupants (Usa & Otan) ne contrôle qu'environ 30 pour cent de l'Afghanistan

 

27-02Le directeur de la National Intelligence, Michael McConnell,(un expert du service de renseignement US)  a déclaré, devant le comité sénatorial ’Senate Armed Services’, que les occupants (Usa & Otan) ne contrôlait qu'environ 30 pour cent de l'Afghanistan. Selon Michael McConnell , la majorité de la population afghane est sous le contrôle de tribus locales. (…) Le lieutenant général Michael Maples, le directeur de l'agence de renseignement de la Défense, a déclaré devant ce même comité «On croit que des talibans et des troupes d'Al-Qaïda s'entraîneraient, le long de la frontière qu'il partage avec l'Afghanistan. et qu'ils y lanceraient des attaques contre les occupants Selon lui, il faudra encore de trois à cinq ans pour voir une différence dans leur habileté à combattre dans ces zones tribales.

The Associated Press 



L'Afghanistan en chiffre du 25-02 au 04-03-08 

   tuésblessés 
  

Usboys / Autres boys/ milices privees

6

 33

 
  Policiers, armée et collaborateurs

 81

 63 
  Peuple Afghan 70 8 + x 
   



 

 


1 La résistance contre l'agresseur
Résistance :
03-03Des résistants ont attaqué à l'arme à feu et au camion piégé, dans le district de Sabri, près de la frontière avec le Pakistan, a indiqué un chef local, Lutfullah Babakarkheil, un bâtiment utilisé par les forces de l'Otan et l'armée afghane dans la province de Khost, dans le sud-est du pays, faisant beaucoup de victimes.Les résistants ont ouvert le feu sur des soldats montant la garde et ont ensuite pénétré dans le complexe avec un camion bourré d'explosifs qu'ils ont déclenchés, a précisé le responsable.L'attaque s'est produite dans le district de Sabri, près de la frontière avec le Pakistan, a indiqué un chef local, Lutfullah Babakarkheil, à Reuters."Je sais qu'il y a des victimes", a-t-il dit.Des habitants de la région ont dit avoir entendu plusieurs explosions sur la base.Plusieurs hélicoptères de l'Otan ont été envoyés sur place, rapportent des témoins, qui affirment avoir vu plusieurs victimes évacuées de la base dans des véhicules.Trois soldats(…)  de l'Otan ont été blessés, a fait savoir un porte-parole de l'armée US. Un Afghan travaillant sur la base a été tué et plusieurs autres blessés, a ajouté un médecin.Les attaquants ont ouvert le feu sur des soldats montant la garde et ont ensuite pénétré dans le complexe avec un camion bourré d'explosifs qu'ils ont déclenchés, a précisé le responsable.La base est utilisée par des soldats de la coalition sous commandement américain et des forces de sécurité afghanes, a précisé le commandant Christine Nelson-Chung, porte-parole de l'armée américaine dans la province."Pour l'heure on ne nous a signalé aucun mort (...)", a-t-elle dit.

(Reuters : Sayed Salahuddin, version française Natacha Crnjanski

 

 



Occupation de l'Afghanistan  
Analyse & déclaration

 

Tchéquie
29-02Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a appelé vendredi les partenaires européens de l'Otan à une participation plus "visible" aux efforts communs en Afghanistan, soulignant que son pays allait de son côté "doubler" le nombre de ses soldats dans ce pays."Comme le Canada, nous appelons les autres pays à assumer leur part de responsabilité et à participer de façon plus visible à l'opération de maintien et de construction de la paix en Afghanistan", a-t-il déclaré, sans toutefois nommer de pays, lors d'une visite à Ottawa après un séjour aux Etats-Unis.(AFP) 29-02M. Harper et moi sommes d'accord pour dire qu'il ne faut pas abandonner l'Afghanistan (...) nous sommes d'accord pour appeler les autres pays de l'Otan à participer de façon plus visible à cette entreprise", a déclaré le ministre tchèque Mirek TopolanekIl a exprimé l'espoir que le parlement d'Ottawa approuverait la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan. Les députés seront appelés à voter dans le courant du mois, à une date non encore précisée, sur la prolongation jusqu'en 2011 de la mission canadienne.

(AFP)

 



Occupation de l'Afghanistan
2-2 Les forces en présenceRésistance

USA

 25-02Le général Carter Ham, chef des opérations au comité des chefs d’état-major interarmes, a déclaré aux journalistes que le nombre de soldats américains en Afghanistan devrait atteindre le chiffre record de 32.000 d’ici la fin de l’été.Aujourd’hui, ce chiffre est d’environ 28.000, plusieurs milliers de "marines" assumant des missions de combat et de formation dans ce pays.(Al-Oufok avec les agences de presse)29-02Selon un haut responsable américain, qui a requis l'anonymat, Bush & de Hoop Scheffer ont parlé du processus du choix d'un envoyé spécial de l'ONU pour coordonner les opérations en Afghanistan.(AFP)

Otan-Isaf 
26-02
de Hoop Scheffer(secrétaire général de l'Otan) est rentré ces jours-ci d'une mission dans le sud de l'Afghanistan, où il a appelé à un engagement international accru au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), forte de quelque 50.000 hommes, placée sous commandement de l'Otan..(AFP)27-02Jaap de Hoop Scheffer s'est réjoui du fait que la prochaine arrivée en Afghanistan de 3.200 Marines américains allait "faire une différence" et constituer un "plus" pour l'Isaf. Ces renforts sont prévus en avril pour faire face à une traditionnelle recrudescence des attaques au printemps.

(AFP)

 29-02Bush et de Hoop Scheffer (secrétaire général de l'Otan) ont fait le voeu d'un engagement durable en Afghanistan..Les deux dirigeants n'ont pas mentionné explicitement les tensions entre alliés nées de l'appel de Washington à envoyer davantage de troupes en Afghanistan."Les Etats-Unis sont engagés dans la mission de l'Otan en Afghanistan. Nous sommes engagés dans une stratégie globale ", a déclaré l Bush."Les 26 alliés de l'Otan sont là-bas et nous sommes là-bas sur le long terme. Nous sommes là-bas pour soutenir le président Karzai et … le peuple afghan. Mais nous sommes aussi là-bas parce que nous combattons le terrorisme", a renchéri de Hoop Scheffer "Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre, nous ne perdons pas et ne perdrons pas", Aucun des deux n'a évoqué les récentes … crispations au sein de l'Otan.Le secrétaire à la guerre Gates, avait estimé que la réticence de certains membres de l'Otan à envoyer des troupes pour stabiliser le pays générait des difficultés au sein de l'Alliance.(AFP)

 


Allemagne
28-02L'Allemagne subit depuis plusieurs semaines la pression de certains de ses alliés de l'Otan, qui souhaitent voir Berlin accroître ses effectifs en Afghanistan et les déplacer du nord du pays vers le Sud, où se déroulent les combats les plus violents.(Reuters : Jeff Mason, version française Gregory Schwartz)
Canada
26-02Le Canada a accepté la semaine dernière de prolonger la mission afghane au-delà de 2009 à condition que les Forces armées canadiennes obtiennent des hélicoptères et des drones (avions sans pilote), et que l'OTAN déploie environ 1000 soldats pour une rotation à Kandahar d'ici février prochain. The Associated Press

France
1900 soldats français en Afghanistan et à Douchanbé
  • Kaboul. La France assume le commandement de la région Centre, en alternance avec la Turquie et l’Italie. Elle dispose de 1 200 soldats au sein de la brigade multinationale de Kaboul.
  • Kandahar. Le groupe aérien français compte 180 hommes, chargés de mettre en œuvre six avions de combat : 3 Mirage 2000 et, depuis le 8 février, 3 Rafale ; 200 autres soldats sont basés à Douchanbé (Tadjikistan).
  • OMLT. Les "Operational Mentoring Liaison Teams" sont des équipes d’instructeurs. La France en a quatre dans la région Est (chacune d’environ 50 hommes), une cinquième devant être créée cet été dans la province d’Oruzgan.
Une centaine d’autres soldats (notamment 30 appartenant aux commandos des forces spéciales) sont intégrés au sein de l’opération "Enduring Freedom" (OEF).Afp – 26-02
26-02

 

La France envisage de déployer davantage de troupes de combat dans l'est de l'Afghanistan, mais pas dans le sud du pays, où le Canada souhaite l'envoi de plus de soldats de l'OTAN. C'est ce que rapportait le quotidien Le Monde, dans son édition de mardi. Le journal français mentionne cependant que cette mesure pourrait permettre aux troupes américaines actuellement stationnées dans l'est de l'Afghanistan, près de la frontière avec le Pakistan, de passer au sud pour venir en appui à leurs homologues canadiens. La France compte environ 1900 soldats en Afghanistan. The Associated Press

Pologne
Le contingent polonais  est de 1.200 militaires déployés a annoncé le ministère.Le contingent devrait recevoir 400 hommes en renfort cette année.

(Reuters)


Tchequie
29-02
Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek Topolanek, a indiqué que la République tchèque aurait environ 550 soldats en Afghanistan à la fin de l'année si le parlement approuve la proposition du gouvernement d'y envoyer des forces spéciales.En cas d'accord du parlement, le contingent tchèque - actuellement de quelque 300 militaires - serait composé de 435 soldats et 120 membres des forces spéciales, a précisé le Premier ministre lors d'un point de presse.Mais il n'a pas dit si ces troupes additionnelles seraient envoyées dans la région de Kandahar, ou le Canada réclame un renfort d'un millier de militaires pour prolonger la mission de son contingent de 2.500 soldats au-delà de son échéance actuelle en février 2009.

(AFP)

 

 


3) Politique
a) Les collaborateurs afghans
Prisons, exactions & torture
01-03 Les forces militaires canadiennes déployées en Afghanistan ont recommencé à transférer des prisonniers aux autorités afghanes.La remise de prisonniers à la police et à l'armée afghane avait été suspendue le 5 novembre dernier par Ottawa, à la suite d'allégations de torture et de mauvais traitements dans les prisons afghanes.L'armée précise que depuis l'automne, un haut gradé afghan a été congédié à cause de cette affaire et des millions de dollars ont été consacrés à l'amélioration des conditions de détention des prisonniers.Une reprise contestéePour les défenseurs des droits de la personne, cette reprise des transferts de détenus survient un peu trop rapidement…. Alex Neve, secrétaire général d'Amnistie internationale pour le Canada, estime qu'il est difficile de croire que les autorités afghanes et canadiennes aient réglé tous les problèmes et abus en si peu de temps.Qui plus est, les Forces canadiennes recommencent à transférer des détenus à peine trois semaines après l'identification, par une juge de la Cour fédérale, de problèmes systémiques de torture et d'abus de détenus dans les prisons afghanes.L'organisme Amnistie internationale envisage de son côté de demander de nouveau à la Cour fédérale une injonction interlocutoire pour suspendre les transferts de détenus.

Presse Canadienne.



b) Les occupants 
1) Usa

Bush 

01-03Bush a indiqué qu'il exhorterait ses alliés de l'Otan à envoyer davantage de troupes en Afghanistan, lors du prochain sommet de l'Alliance à Bucarest :"Mon administration a été particulièrement claire, nous nous attendons à ce les gens portent un lourd fardeau s'ils vont en Afghanistan", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à son ranch texan, où il reçoit le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen.
Mais Bush a ajouté comprendre que "certains pays aient des contraintes politiques".
(AFP)

2 Paroles & actions des bientôt président...
28-02Barack Obama (en campagne pour obtenir l'investiture démocrate à la présidentielle de novembre.) :  Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne peuvent pas faire à eux seuls tout le "sale boulot" dans la lutte en Afghanistan…."Au sujet de nos alliés au sein de l'Otan, j'ai clairement dit que nous avons besoin d'un plus grand soutien de leur part. Nous pourrions également avoir besoin de lever certaines des restrictions qui pèsent là-bas sur leurs conditions d'engagement", "Nous ne pouvons pas admettre une situation dans laquelle on ferait appel aux Etats-Unis pour faire le sale boulot, ou aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne, et où personne d'autre ne voudrait participer aux combats réels contre les taliban."(Reuters : Jeff Mason, version française Gregory Schwartz)
 

 


4 Lutte pour la libération du territoire
Pertes déclarée des occupants - US & Isaf.
27-02Deux soldats polonais de l'OTAN ont été tués et un troisième a été blessé mercredi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille dans l'est de l'Afghanistan. La patrouille se trouvait à environ trois km de la base polonaise de Sharana. Un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN a précisé que l'attaque s'est produite dans la circonscription de Sharan, dans la province de Paktika.Associated Press 02-03Un soldat canadien a été tué dans l'explosion d'une bombe survenue à l'ouest de Kandahar, dans le district de Panjwaii. La déflagration est survenue dans la région de Mushan, quelque 45 kilomètres à l'ouest de Kandahar, où les troupes canadiennes ont connu maintes difficultés. M. Hayakaze prenait part à une mission de ravitaillement lorsque le véhicule blindé dans lequel il se trouvait a heurté un dispositif explosif, vers 15h45, a indiqué le brigadier-général Guy Laroche lors d'un point de presse sur le terrain d'aviation de Kandahar. Personne d'autre n'a été victime de l'explosion.

Presse canadienne & AP &

http://www.cyberpresse.ca/article/20080303/CPACTUALITES/8...

04-03Dans le district de Sabari, également connu sous le nom de Yaqoobi, dans la province de Khost, frontalière avec le Pakistan.Un kamikaze a précipité son camion bourré d'explosifs contre l'entrée d'un complexe de bâtiments du gouvernement, qui abritait une unité de l'armée afghane, sous la protection de l'Isaf.Deux soldats de l'Otan et deux employés civils afghans ont été tués et une vingtaine de personnes blessées, dont quinze soldats de l'Otan, dans l’attaque kamikaze, selon un nouveau bilan annoncé mardi à l'AFP le porte-parole de la force internationale, le lieutenant-colonel David Accetta.L'Isaf a précisé dans un communiqué que qu'un policier et quatre civils faisait partie des blessés.Dans l'est de l'Afghanistan, la plupart des troupes de l'Otan sont américaines..

(AFP -

AP)

Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

Kaboul

28-02

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Zemaraï Bashary, le convoi du ministre de l’Intérieur, Zarar Ahmad Moqbel, a été attaqué mardi à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul. « Nous avons été informés que des tirs en provenance des montagnes ont touché un ou deux véhicules », a-t-il expliqué.

Mais ne parle pas du bilan humain ….AFP

Province de Farah (sud-ouest),
27-02Vingt policiers appartenant à une unité affectée à la surveillance des routes de la province occidentale de Farah ont été désarmés et arrêtés, a annoncé le chef de la police pour la zone Ouest. Ils sont accusés d’avoir exigé, parfois violemment, des pots de vin de la part des usagers de la route reliant les districts de Delaram et de Balabolok.Bassirat.net avec Pajhwok

Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)
25-02Cinq civils ont été tués lundi par ? dans la région de Helmand, selon la coalition internationale dirigée par les Etats-UnisAssociated Press

Province de Kandahar (sud) 
26-02Deux soldats afghans ont été tués dans une attaque à la roquette a annoncé  le ministère afghan de la Défense.Associated Press27-02La police afghane a(urait) tué 25 résistants, dont le commandant Naqibullah, mercredi après une embuscade tendue dans le district de Nadi Ali à un véhicule de police., a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur Helmand est un fief la résistanceToutefois, un porte-parole de la résistance cité par l'agence de presse pakistanaise Afghan Islamic Press a confirmé l'accrochage mais démenti la mort de Naqibullah et affirmé qu'un seul homme avait été tué. Tandis que les forces de polices a perdu 24 hommes.(Reuters)

 


Province de Khost (sud-est) 26 février 2008 Le ministère de l’Intérieur a annoncé mardi la mort de 5 policiers dans une explosion au passage d’un véhicule de police, dans le district de YakoubiParmi les tués, figurent un officier de police, deux de ses fils et deux de ses neveux qu’il employait comme gardes du corps.

Reuters et Xinhua

04-03Un policier afghan a été tué et quatre autres blessés dans une action kamikaze, annoncent les autorités locales.L'attaque s'est produite dans le secteur de Tani, à l'intérieur d'un bâtiment public.

(Reuters)


Province non spécifiée
29-02Un kamikaze a visé vendredi un convoi paramilitaire près de Khar, principale localité de la zone tribale de Bajaur, ont annoncé samedi les forces de sécurité. L’attaque a fait un mort et dix-sept blessés, ont-elles précisé.

Reuters



Enlèvement
26-02
Des informations laissaient craindre la mort du ressortissant américain Cyd Mizell et de son chauffeur Abdul Hadi, enlevés par un groupe inconnu dans un quartier résidentiel de Kandahar (sud) le 26 janvier. Mizell, 50 ans, travaillait sur des programmes humanitaires pour la Fondation pour le développement de la vie rurale en Asie (ARLDF)."Bien que nous n'ayons pas eu confirmation de leur mort, nous avons reçu des informations ces derniers jours indiquant que nos deux employés humanitaires ont été tués", souligne l'organisation dans un communiqué publié sur son site Internet.Un responsable de l'ARLDF(Fondation pour le développement de la vie rurale en Asie (ARLDF).) à Kandahar a précisé sous couvert d'anonymat que l'organisation a reçu des informations ces derniers jours de "deux sources afghanes crédibles" indiquant que la mort du ressortissant américain Cyd Mizell et de son chauffeur Abdul Hadi, enlevés par un groupe inconnu dans un quartier résidentiel de Kandahar (sud) le 26 janvier.

Associated Press

 



4-1 L'Afghanistan en chiffre Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "

 


Civils tués ou morts                                          : ? +  3.678
Civils blessés                                                   : ? +  2.100 (chiffres trop bas) 

Résistants afghan tués :                                   : ?  +  6582

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.585 (chiffres trop bas)

Résistances afghans arrêtés :                        : ?  + 2.320


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1199

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 1254 (chiffre invraisemblablement bas...)Suicides                                                           : ?  +  20CIA tués :                                                         :          4

Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 3.952

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?   + 3.889 (chiffre trop bas)

 

Collabo   tués                                                      :   1.072

Collabo   blessés                                               :?  +  564 ( chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
26-02 L’armée d’occupation US a annoncé que le journaliste afghan Jawed Ahmad, 22 ans, qui travaillait pour la chaîne de télévision canadienne CTV, a été déclaré "ennemi combattant". Ahmad est détenu depuis octobre sans inculpation sur la base militaire américaine de Bagram, à 50 kilomètres au nord de Kaboul.

AP

6-1 Afghanistan - La liberté de la presse-  Rapport annuel 2007.
La liberté de la presse reste une réalité bien fragile, tant la dégradation de la situation et d’un pouvoir de plus en plus aux abois, pèsent sur les journalistes.
En octobre 2006, un écrivain qui collaborait régulièrement à l’hebdomadaire Payame Mojahed, a été arrêté suite à une plainte déposée par le ministre des relations avec le Parlement. “La liberté de la presse s’arrête dès que vous parlez d’un chef de guerre ou d’un haut officiel”, affirme Mohammad Hassan Wolesmal, rédacteur en chef du Afghan Milli Jarida, dont le domicile a été attaqué en mars après la publication d’un article critique envers le président Hamid Karzaï.
Selon le responsable de l’Association afghane des journalistes indépendants, les chefs de guerre et tous ceux qui sont protégés par des milices privées ne croient pas à la liberté de la parole et tentent d’imposer censure et autocensure aux journalistes.
La situation volatile et la multiplication des attaques kamikaze dans l’Est et le Sud ont rendu de plus en plus risqué le travail d’information.
En juillet, Abdul Qodus, cameraman et chauffeur de la chaîne Aryana, a été tué dans un double attentat-suicide. Le photographe italien Gabriele Torsello a été kidnappé pendant trois semaines par des hommes armés près de Kandahar. Deux journalistes allemands, Karen Fischer et Christian Struwe, ont par ailleurs été tués au nord de Kaboul en octobre. Il est impossible d’affirmer qu’ils l’ont été en raison de leur activité professionnelle.Derrière les chiffres officiels rassurants - 400 publications, 50 radios privées, cinq agences de presse et six chaînes de télévision nationales - la réalité est beaucoup plus contrastée. La majorité des titres sont des hebdomadaires au tirage très limité. En novembre, l’une des publications les plus indépendantes, Kabul Weekly, a cessé de paraître par manque de revenus publicitaires. De même, à Mazar-e-Sharif, le quotidien Baztab a fermé, incapable d’augmenter sa diffusion. En revanche, le boom des radios et des télévisions privées a un effet réel sur la manière dont les Afghans sont informés. Ce qui fait dire à la journaliste Zarghona Saber : “Les médias sont les vainqueurs de cette partie. Les médias deviennent de plus en plus puissants.” Les télévisions privées sont les premières visées par les conservateurs. En janvier, la chaîne Afghan TV a été condamnée à plus de mille euros d’amendes. Son directeur, Ahmad Shah Afghanzai, fustige la nouvelle loi sur les médias qui prévoit la création d’une commission pouvant infliger des amendes sans passer par une cour de justice.En août, des députés conservateurs ont agressé une équipe de Tolo TV et demandé son expulsion du parlement après que celle-ci avait retransmis des images d’élus somnolents. Le mois précédent, le chef de guerre Abul Sayyaf avait envoyé ses hommes de main attaquer une équipe de Tolo TV près de Kaboul. Au moins vingt journalistes ont été agressés ou menacés de mort en 2006 par des politiciens ou leurs proches.En début d’année, un chef militaire de la résistance avait averti : “Je veux dire aux journalistes que si, dans le futur, ils utilisent des informations erronées de l’OTAN, nous les viserons. Nous avons le droit islamique de les tuer.” Pourtant, les étudiants en théologie ont multiplié en 2006 leurs contacts avec la presse. “Ils ont besoin de quelqu’un qui diffuse leurs critiques contre le gouvernement. Ils savent que la propagande a un rôle majeur dans cette guerre”, analyse le présentateur de Tolo TV, Massod Qiam.La présence accrue des rebelles dans les médias a conduit les services secrets à tenter d’imposer une certaine censure. En juin, les principaux directeurs de médias ont été convoqués pour recevoir une liste de 24 points relatifs aux informations interdites. Tout de suite rejeté par la presse, ce document interdisait notamment les contacts avec la résistance la diffusion d’informations contraires à la politique étrangère du pays ou aux forces de la Coalition internationale. Les services secrets ordonnaient aux journalistes de ne plus utiliser l’expression “chef de guerre”, mais au contraire de soutenir les efforts de l’armée afghane. Malgré le tollé provoqué, Hamid Karzaï a confirmé avoir été consulté par les auteurs de cette directive. L’adoption par le gouvernement d’une troisième loi sur la presse a donné un cadre relativement libéral au développement des médias, dans un pays régi par la loi islamique. Mais le Parlement, notamment la Wolesi Jirga dominée par les conservateurs, a préparé une série d’amendements liberticides. Ainsi, sa Commission des affaires religieuses et culturelles a multiplié les références aux principes islamiques et interdit la diffusion d’informations contraires à la “stabilité, la sécurité nationale et l’intégrité territoriale”. Le texte qui pourrait être présenté devant le Parlement début 2007 interdit notamment de faire la promotion par voie de presse d’une autre religion que l’islam.
 



7 Les brèves
Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme
information 

7-1 Afghanistan et Congo en tête des pays les plus mal lotis.

La Brookings Institution et le Center for Global Development ont classé 141 pays selon leurs performances dans quatre domaines: économie, politique, sécurité et protection sociale.D'après ces indicateurs, la Somalie, l'Afghanistan, et la République démocratique du Congo sont les plus mal lotis, suivis de l'Irak, du Burundi, du Soudan, de la République centrafricaine, du Zimbabwe, du Liberia et de la Côte d'Ivoire.Le rapport souligne que "étant donné les rôles d'incubateur et de terreau pour les atteintes à la sécurité internationale que peuvent jouer les pays faibles", leur renforcement devrait constituer une priorité plus élevée pour les Etats-Unis.Un Etat faible est défini comme un Etat n'ayant pas la capacité de mettre en place et de maintenir des institutions politiques, de protéger sa population contre des conflits violents, de contrôler son territoire ou de répondre aux besoins fondamentaux de la population.Après le 11 septembre 2001, l'administration Bush a estimé que s'occuper de ces pays fragiles, qui risquent davantage que d'autres de menacer la sécurité mondiale, devait être une sécurité nationale…Mais pour Susan Rice, de la prestigieuse Brookings Institution , co-auteur de l'indice, on ne s'est pas assez préoccupé de ces pays.Le rapport établit un lien direct entre les bas revenus et la faiblesse d'un Etat et conclut que les pays développés devraient donner davantage la priorité à des programmes de lutte contre la pauvreté.Sue Pleming :  Reuters Version française Nicole Dupont

26-02


7-2 Modification de l'ordonnance instituant des mesures à l'encontre d'Al-Qaïda et des Taliban.

Le 21 février 2008, le Département fédéral de l’économie a modifié l'annexe 2 de l'Ordonnance instituant des mesures à l’encontre de personnes et entités liées à Oussama ben Laden, au groupe « Al-Qaïda » ou aux Taliban. Cette modification fait suite à une décision de l'ONU et entre en vigueur le 4 mars 2008.

La modification a pour effet de mettre à jour des informations concernant huit individus mentionnés à l'annexe 2 de l'ordonnance.

Aucun nom n'est ajouté ou radié.L'annexe 2 de l'ordonnance contient les noms des personnes et entités qui sont sous le coup d'un embargo sur le matériel de guerre, d'une interdiction d'entrée en Suisse et de transit par la Suisse ainsi que de sanctions financières.

Actuellement, 36 comptes portant sur un montant total d'environ 20 millions de francs suisses sont gelés sur la base de l'ordonnance.

 Berne, 04.03.2008 (DFE) –

Les textes des ordonnances et des annexes précitées sont disponibles sur le site Internet du SECO (www.seco.admin.ch > Politique économique extérieure > Sanctions / Embargos > Sanctions de la Suisse).
Adresse pour renseignements
Roland E. Vock, SECO, Task Force Sanctions, Tel. +41 (31) 324 07 61
Éditeur
Département fédéral de l'économie Internet: http://www.dfe.admin.ch
 


8  Dossier
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 
8-1 Point de vue de Ali Khan* : Mauvaises fréquentations Au regard du droit international, l’OTAN perpètre un crime de « génocide » en Afghanistan.
Les opérations de l’OTAN en Afghanistan ne visent pas à vaincre les talibans, mais à les « détruire », c’est-à-dire à les exterminer en tant que groupe de population. Ainsi que le démontre ici le professeur Ali Khan, cette stratégie peut être qualifiée de « génocide », au regard des Conventions internationales pertinentes ; une qualification qui ne désigne pas l’ampleur du massacre, mais sa planification en vue d’éradiquer un groupe humain déterminé. C’est la raison pour laquelle certains États belligérants ont longtemps refusé de placer leurs troupes en Afghanistan sous un commandement OTAN intégré ; une réserve qui ne devrait plus avoir cours après le sommet de l’Alliance début avril.Les amateurs de slogans, les propagandistes et les politiciens utilisent souvent le terme de « génocide » dans un sens non conforme au droit, mais rarement le crime de génocide est évoqué lorsque des soldats occidentaux tuent des groupes de musulmans. Dans cet article, nous affirmons que la notion de crime de génocide, reconnue par le droit international, s’applique aux tueries intentionnelles commises de semaine en semaine par les ­troupes de l’OTAN dans les villages pauvres et les montagnes d’Afghanistan pour anéantir les ­Talibans, groupe islamique puritain. Les troupes de l’OTAN bombardent et tuent des personnes dans les enclaves talibanes et les lieux de réunion. Elles tuent également des civils afghans sans défense. L’étiquette déshumanisante de « Taliban » est utilisée pour stigmatiser les victimes anonymes des opérations de l’OTAN. Une certaine opposition poli­tique à cette pratique commence à se faire jour dans des pays membres de l’OTAN comme le Canada où sont lancés des appels demandant que l’on retire les troupes d’Afghanistan ou qu’on leur confie des missions pacifiques.

Déshumanisation

Dans presque tous les pays membre de l’OTAN, les Talibans ont été complètement déshumanisés, signe – déjà observé dans l’histoire – lorsque l’on s’apprête à commettre un crime de génocide. Les politiques, les ­forces armées, les médias et même l’opinion publique d’Occident, font des Talibans des fanatiques, des fondamentalistes intolérants, des assassins brutaux, des individus qui ­décapitent des femmes, des extrémistes barbus et des terroristes. Le caractère absolument négatif de ce portrait prépare le terrain à l’agression, aux opérations militaires et au génocide. En propageant la doctrine prédatrice de la légitime défense collective, on célèbre le fait de tuer des Talibans comme une vertu légitime. Selon l’OTAN, laisser le contrôle de l’Afghanistan aux Talibans reviendrait à laisser subsister un refuge pour les terroristes.Une déshumanisation analogue a eu lieu aux XVIe et XVIIe siècles lorsque les précurseurs de l’OTAN occupèrent les Amériques pour s’y emparer des terres et des ressources. On a tué massivement et brutalement les habitants. Thomas Jefferson, le magnanime auteur de la Déclaration d’indépendance, qualifia les Indiens de « sauvages impi­toyables ». Le président Andrew Jackson pontifiait ainsi : « Quel brave homme préférerait un pays couvert de forêts et parcouru par quelques milliers de sau­vages à notre République étendue, parsemée de villes et de fermes prospères ? » En promouvant plus tard la prédatrice doctrine de la découverte, la Cour suprême des États-Unis a entériné les crimes des Pères pèlerins, estimant que la « découverte donnait le droit exclusif d’abolir le droit des Indiens [à posséder des terres]. Les Indiens étaient de féroces sauvages … les laisser en possession de leur pays revenait à faire que celui-ci reste une région sauvage. »Les prédateurs actuels n’ont absolument pas un autre comportement : ils arrivent, diabolisent et anéantissent, et cela au nom d’une civilisation supérieure.

Les faits

Le site de l’OTAN dresse la liste des tueries en Afghanistan, lesquelles sont propagées par les média, souvent sur un ton éhonté de reconnaissance comme si les forces armées exterminaient des cannibales. Dans la seule année 2007, les hélicoptères et les munitions guidées de précision ont bombardé et tué plus de 6 000 « Talibans ». Lisez ce qui suit sur des attaques récentes de l’OTAN et respirez l’odeur de génocide :
- Le 19 janvier 2008, l’OTAN a mené une attaque préventive fondée sur des « renseignements crédibles » selon lesquels les Talibans étaient sur le point de s’approcher en masse d’une base de l’OTAN. L’attaque a tué deux douzaines d’« insurgés » dans le district de Watapoor (province de Kunar), mais le nombre exact de victimes n’a pas pu être confirmé à cause du caractère très rocailleux de cette région montagneuse. Selon les médias, de nombreux civils ont été tués et 25 corps ont été enterrés dans une fosse commune.
- Le 12 janvier 2008, les forces de l’OTAN ont effectué ce qu’elles appellent une « frappe précise » sur un camp de la province de Kapsia, ciblant des chefs talibans. L’OTAN affirme avoir évacué les civils avant l’attaque, ce qui est absurde car cette opération aurait alerté les Talibans aguerris de l’imminence de l’attaque.
- Le 20 septembre 2007, les forces de l’OTAN ont lancé ­l’« Opération Palk Wahel » afin de chasser les Talibans de la Vallée de Gereshk. De nombreux civils ont été tués. Le génocide était si évident que l’OTAN a admis qu’« il ignorait la présence de civils dans le voisinage de la cible et que, malheureusement, il semble qu’un certain nombre de non-combattants aient été tués. » Le droit
La Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide (entrée en vigueur en 1951) est contraignante pour tous les États, dont les 26 membres de l’OTAN [1]. Elle relève du jus cogens qui n’autorise aucune dérogation, aucune exception. Ainsi, aucun pays, ou groupe de pays comme les Nations Unies ou l’OTAN, ne peut commettre de génocide, que ce soit « en temps de paix ou en temps de guerre ». Même la légitime défense classique – sans parler de la légitime défense préventive, terme trompeur qui désigne l’« agression » – ne peut pas être invoquée pour justifier ou excuser le crime de génocide.En tuant les Talibans, les forces armées de l’OTAN commettent systématiquement et continuellement un crime de génocide constitué ici de trois éléments : l’acte, l’intention de détruire et le groupe religieux. Voici l’analyse de ce crime défini dans cette Convention :1. L’acte.La Convention ­énumère 5 actes qualifiés de génocide [2]. Les forces de l’OTAN commettent 3 de ces 5 actes en Afghanistan : Il tuent des Talibans, causent des atteintes graves à leur intégrité physique et les soumettent délibérément à des conditions d’existence visant à entraîner leur destruction physique totale ou partielle. Chacun de ces actes, perpétré ne serait-ce qu’une seule fois, constitue un crime de génocide. Les troupes de l’OTAN ont commis ces actes et continuent de le faire par divers moyens et avec des armes diverses.2. L’intention de détruire.Le crime de génocide est un crime intentionnel. Il faut montrer que les troupes de l’OTAN et leur haut commandement ont bien l’intention de détruire les Talibans. L’homicide involontaire ne relève pas du génocide. Or les déclarations du Secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, et celles des porte-parole de l’Alliance ne laissent aucun doute quant au fait que l’OTAN mène des opérations visant à « chasser et à détruire » les Talibans. Les frappes préventives visant à tuer des Talibans prouvent suffisamment que les troupes et les généraux ont l’intention précise d’exterminer le plus grand nombre possible de Talibans. Les projets meurtriers hebdomadaires et la collecte du renseignement permettant de localiser et d’éliminer les chefs et les autres Talibans apportent une preuve supplémentaire de ce que les meurtres ne sont pas dus à l’imprudence, à l’erreur ou à des accidents. Les meurtres incessants et délibérés des Talibans par l’OTAN sont motivés par l’intention d’exterminer un groupe religieux.3. Groupe religieux.La Convention est loin d’être universelle car elle ne protège pas tous les groupes du génocide. Elle ne protège que 4 entités : les groupes nationaux, ethniques, raciaux et religieux. (Les ­groupes politiques ne sont pas envisagés [3].) Pour qu’il y ait génocide, il n’est pas nécessaire que le groupe protégé soit complètement éradiqué. Ce n’est un secret pour personne que les Talibans sont un groupe religieux. (On peut également les considérer comme un groupe national [afghan] ou ethnique [pachtoune]). Ils professent et pratiquent une conception puritaine de l’islam. La Convention n’exige pas que le groupe protégé professe et pratique une forme de religion acceptable par l’Occident ou par le monde entier. Les croyances et pratiques discutables d’un groupe religieux ne sont pas une raison de le détruire. Le fait que les Talibans soient armés, soutiennent le terrorisme ou oppriment les femmes ne sont pas des excuses légales pour com­mettre un génocide. […]ConclusionOn peut donc conclure sans risque de se tromper que les troupes de l’OTAN et leurs commandants sont en train de tuer les Talibans, groupe protégé par la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide dans l’intention précise de détruire physiquement et mentalement le groupe totalement ou en partie. Il s’agit là d’un crime de génocide.Ali Khan
Docteur en droit de l’université de Lahore (Pundjab, Pakistan). Professeur à la Washburn University School of Law (Kansas, USA). Chercheur à l’Organisation de la conférence islamique (Jeddah, Arabie soudite). Avocat au barreau de New York (USA)Texte publié en anglais par Information Clearing House.
Version française : Horizons et débats.

[1] Le définition du génocide précisée par la Convention de 1951 a été reprise dans l’article 6 du Statut de Rome (17 juillet 1998), l’acte fondateur de la Cour pénale internationale. Elle a été reprise en droit national par chaque État contractant. On la retrouve par exemple en droit français, dans l’article 211 du Nouveau Code pénal.[2] Convention de l’ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide (extrait) :Les Parties contractantes
Considérant que l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, par sa ­résolution 96 (I) en date du 11 décembre 1946, a déclaré que le génocide est un crime du droit des gens, en contradiction avec l’esprit et les fins des Nations Unies et que le monde civilisé condamne ;
Reconnaissant qu’à toutes les périodes de l’histoire le génocide a infligé de grandes pertes à l’humanité ;
Convaincues que, pour libérer l’humanité d’un fléau aussi odieux, la coopération internationale est nécessaire ;
Conviennent de ce qui suit :
Article premier
Les Parties contractantes confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu’elles s’engagent à prévenir et à punir.
Article II
Dans la présente Convention le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

[3] Les groupes politiques figuraient dans la première définition onusienne du génocide, le 11 décembre 1946. Ils ont été retirés en 1948 de la définition actuellement en vigueur.

 


8-2 Motion du parti Marxiste-Léniniste canadien : Troupes canadiennes, hors d'Afghanistan maintenant
! .
Non au gouvernement pro-guerre du Canada!

Le débat à la Chambre des communes sur la motion du gouvernement Harper ne laisse aucun doute sur l'intention du gouvernement de prolonger la participation du Canada à l'occupation militaire au moins jusqu'à la fin de 2011. Il montre aussi que le refus de faciliter l'expression de la voix du peuple et de lui donner suite ne fait qu'aggraver la crise du système dit de « démocratie représentative », le système de gouvernement par les partis. On cherche à faire croire que le « compromis » avec les libéraux, qui ont annoncé leur intention d'appuyer la motion des conservateurs lorsque le vote aura lieu, est l'expression de la volonté populaire. Cette motion, dit le ministre de la Défense Peter MacKay, « n'est pas une motion conservatrice ni une motion libérale. C'est une motion canadienne. »LML condamne fermement le gouvernement pro-guerre formé par cette prétendue coopération bi-partisane qui fait du Canada un belligérant aux côtés et sous le diktat de l'impérialisme américain. LML dénonce en particulier l'effort qui est mis à convaincre les gens que l'adoption de la motion par le parlement canadien en fera « une motion du Canada pour une mission du Canada ». Le rapport Manley, sur lequel est basée la motion dite « bi-partisane », n'est pas crédible parce qu'il fait abstraction de la vaste opposition à la « mission afghane » au Canada. Couramment, dans les débats télévisés, on présente « différents points de vue » mais pas celui de la majorité, qui s'oppose résolument à la mission et à la militarisation des affaires publiques. Le climat est plutôt caractérisé par des interventions comme celle du chef d'état-major de l'armée, Rick Hillier, qui déclare que le débat parlementaire sur la mission et le manque de consensus à son sujet « aident l'ennemi ».Le gouvernement pro-guerre du Canada croit qu'il peut agir avec impunité du côté de l'impérialisme américain et de la réaction mondiale. Il prétend que le seul problème est qu'il doit convaincre les Canadiens de la nécessité de la mission, leur faire « comprendre ». En effet, une des recommandations du rapport Manley était : « Que le gouvernement présente plus fréquemment à la population des rapports plus francs sur les événements qui se déroulent en Afghanistan, qu'il fournisse d'autres évaluations du rôle du Canada et qu'il se concentre davantage sur les démarches diplomatiques et les efforts de reconstruction, parallèlement au volet militaire. » Ainsi, le dernier sondage de la firme Angus-Reid fait état des réponses à la question : « Le gouvernement Harper a effectivement expliqué la mission en Afghanistan » :
Février 2008
D'accord : 32 % ;
Désaccord : 62 %
Indécis : 8 %
Décembre 2007
D'accord : 31 %
Désaccord : 60 %
Indécis : 9 %
Juillet 2007
D'accord : 19 %
Désaccord : 60 %
Indécis : 21 %
Ces résultats sont utilisés pour essayer de prouver que l'opposition des Canadiens à la prolongation de la mission s'affaiblit et pour tenter de décourager et de désarticuler le mouvement du peuple contre un gouvernement pro-guerre sur lequel il n'exerce aucun contrôle. Cela ne doit pas passer !Le « compromis » des libéraux et conservateurs en faveur de la prolongation de la participation du Canada à l'occupation militaire de l'Afghanistan sous commandement américain ne fera qu'approfondir la crise de légitimité et de crédibilité du parlement canadien. L'implication du Canada dans les guerres d'agression et d'occupation des États-Unis pour la domination du monde sous le commandement de l'OTAN, dirigée par les États-Unis, accroît le danger d'une nouvelle guerre inter-impérialiste mondiale et les Canadiens n'acceptent pas que le Canada joue ce rôle.LML appelle les travailleurs et le peuple du Canada à être très actifs dans leur opposition à ce gouvernement de guerre, à dénoncer ces efforts pour impliquer davantage le Canada dans les guerres d'agression des États-Unis, à participer en grand nombre à la journée d'action contre la guerre impérialiste et l'occupation le 15 mars et à s'organiser pour élire un gouvernement anti-guerre.

http://www.cpcml.ca/francais/index.html

 

 


8-3 Dossier ML : On ne choisit pas ses voisins.

À intervalle régulier, la presse anglo-saxonne s’inquiète du rôle joué en Afghanistan par la République islamique d’Iran. Le dernier article sur cette question a été publié par l’hebdomadaire américain Time Magazine. Il passe en revue les thèmes régulièrement abordés Extraits.« Nous n’avons pas choisi ces voisins », plaisante l’ambassadeur d’Afghanistan aux États-Unis, Sayyid Tayeb Jawad.Mercredi dernier, lorsqu’il a été interrogé sur l’influence dont jouit aujourd’hui l’Iran en Afghanistan, il n’a plus plaisanté. «  L’Iran est devenu une puissance de plus en plus hostile », a-t-il affirmé.Téhéran de retour dans sa zone d’influence traditionnelleLes agents des services de renseignements iraniens achètent l’allégeance de chefs tribaux dans l’ouest de l’Afghanistan, selon un responsable du Département d’État qui s’est confié, sous le couvert de l’anonymat, à l’hebdomadaire américain. Ils entendent rappeler aux chefs coutumiers que « les Américains pourraient être (en Afghanistan) pour 10 ou 20 ans alors qu’ils sont là pour l’éternité », a-t-il déclaré.Livraison d’armes a la résistance.En 2007, « les troupes de l’Otan et l’armée américains ont intercepté des livraisons d’armes de conception iranienne en Afghanistan, dont des mortiers, des pains de plastique et des explosifs à charge creuse qui ont été utilisés avec des effets meurtriers contre des véhicules blindés en Irak », déclarait en janvier dernier l’ambassadeur américain en Afghanistan, William Wood.« Il ne fait aucun doute que des éléments aient reçu des armes d’Iran », estime le responsable du Département d’État. « La première cache d’armes fabriquées en Iran remonte au mois d’avril. L’Iran fait plus que ramener l’ouest de l’Afghanistan dans sa sphère d’influence », ajoute-t-il.Le retour forcé des réfugiésKarzaï, a demandé à son homologue iranien de mettre un terme aux expulsions. Mahmoud Ahmadinejad a répondu favorablement à cette requête. Mais, il a « rappelé au gouvernement du président Hamid Karzaï l’ampleur du chaos qui pouvait venir de son puissant voisin occidental », estime Time Magazine. Le retour forcé des réfugiés « était clairement destiné à envoyer un message aux Afghans de mécontentement en raison de leur relation avec les États-Unis », selon le diplomate du Département d’État.Source : Bassirat.net avec TIMEmardi 26 février 2008
 

8-4 Dossier ML : Harry "Je ne dirais pas du tout que je suis un héros. Je ne le suis pas plus que n'importe qui d'autre... (...)
1 "Je ne dirais pas que je suis un héros",
"Je ne dirais pas que je suis un héros","Je ne dirais pas que je suis un héros", a assuré le prince Harry en rentrant samedi au Royaume-Uni après une … mission de dix semaines en Afghanistan"il y a des milliers et des milliers de soldats là-bas", …a conclu le sous-lieutenant Wales, du régiment de cavalerie "Blues and Royals", nom sous lequel il est connu dans l'arméeHarry a estimé que "les vrais héros" étaient les blessés présents dans l'avion qui le ramenait en Angleterre. "Leur courage force l'humilité" (..) l'un d'eux avait perdu un bras gauche et une jambe droite. Un autre a été sauvé par son copain qui a fait barrage mais il a pris des débris dans le cou. Ceux-là sont des héros, ce sont des gars qui ont été soufflés par une mine... tout en servant leur pays", a dit le prince.

Note je n’ai jamais parlé de pertes Uk cette dernière semaine … ce qui montre une fois encore la manipulation et la rétention d’information. 

Voir détail des pertes divulguées

17-02

Un soldat britannique du 2e bataillon du Yorkshire Regiment a été tué dans une explosion, lors d’une patrouille,  qui s'est produite dans le district de Kadjaki ( province de Helmand ) a annoncé  le ministère de la Défense.Le militaire du 2e bataillon du Yorkshire Regiment est mort dimanche dans la déflagration alors qu'il participait à une patrouille près de Kajaki dans la province d'Helmand. Un autre soldat a été blessé dans l'attaque.AP Avec AFP21-01Un soldat britannique  de la Force internationale (ISAF) de l'OTAN a été tué lors d'une explosion au cours d'une patrouille qu'il effectuait dans le sud de l'Afghanistan. La patrouille appartenait au deuxième bataillon du régiment du Yorkshire, sous commandement de l'Otan.Cinq militaires ont été blessés, a annoncé l'ISAF. Il a précisé dans un communiqué que le véhicule avait heurté une mine dimanche à trois kilomètres au nord-est de Moussa Qala, une localité de la province d'Helmand(ats 09:03) Interrogé sur sa mission, il a déclaré: "Vous faites ce que vous avez à faire, il faut le faire pour sauver vos propres gars... S'il faut larguer une bombe, le scénario le pire, vous le faites. C'est tout simplement comme ça".

(AFP)


2 Le prince Harry , troisième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre...

 

 29-02Le prince Harry , troisième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, était depuis le 14 décembre dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan,où il a combattu sur le front…  dans le plus grand secret.Un accord avait été passé avec des médias britanniques et internationaux pour qu'ils conservent le secret jusqu'à son retour afin d'assurer sa sécurité et celle de ses camarades pendant les quatre mois de son déploiement. En échange, plusieurs journalistes avaient pu lui rendre visite sur place.Mais le MoD a été contraint d'annoncer officiellement son déploiement après que "des sites internet étrangers", dont le Drudge Report américain, eurent diffusé l'information.En mai 2007, le déploiement en Irak du régiment de cavalerie de la maison royale des "Blues and Royals", dans lequel sert le sous-lieutenant Harry, avait été annulé en raison des risques que l'armée jugeait trop élevés pour sa sécurité. Le prince aurait dû y diriger une unité blindée de douze hommes pour des opérations de reconnaissance.En Afghanistan, le prince opèrait comme contrôleur aérien, sous son nom de code "Widow six seven".Il est notamment chargé d'assurer la couverture aérienne des troupes au sol dans la province d'Helmand --où sont stationnés la quasi-totalité des 7.800 soldats britanniques et où se déroulent les combats les plus meurtriers-- et de donner le feu vert aux bombardements aériens. Le prince a donné le 31 décembre son premier ordre de bombardement d'un réseau de bunkers.Il a également tiré avec une mitrailleuse lourde alors qu'il se trouvait à quelque 500 mètres du front.

(Reuters & (AFP)

 

 


3 Point de vue de R.Marounek.

 

....a-t'il pu porter son beau costume SS au moins?
«S'il faut larguer une bombe, vous le faites. C'est tout simplement comme ça» Au sol, ils règleront "la difficile question de la distinction à établir entre paysans pachtouns et rebelles talibans" (Le Monde)

«Ceux-là sont des héros, ce sont des gars qui ont été soufflés par une mine... tout en servant leur pays»:
Les Afghans, qui n'ont pas d'avions, qui se font arracher bras et jambes par les bombes larguées par un prince ou non, et qui résistent à l'occupation ...en ne servant pas la Grande-Bretagne, ceux-là ne sont pas des héros... 


9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage
Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
 

9-1 La méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") est inhumaine.

27-02

 

 Le lieutenant général Michael Maples a déclaré qu'il considérait la méthode d'interrogation de noyade simulée ("waterboarding") comme étant inhumaine. Ceci rendrait donc cette technique illégale, puisque depuis 2005, les lois américaines interdisent le traitement cruel, inhumain et dégradant des détenus. L'administration de George W. Bush a refusé de légiférer sur la noyade simulée, ne statuant pas s'il s'agissait de torture ou non. Lorsque cette technique est utilisée, la personne interrogée est attachée tête vers le bas et son visage est recouvert d'un tissu. On y verse alors de l'eau pour créer une sensation de noyade. Son utilisation remonte à plusieurs siècles - dont par l'Inquisition espagnole - et elle est condamnée par plusieurs pays. La noyade simulée peut être utilisée comme technique d'interrogation par la CIA, mais son utilisation doit être approuvée au préalable par le secrétaire à la Justice et le président.

The Associated Press

 


 10 Annexe - Géopolitique , stratégie et analyse
Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
10-1 Des soldats revenant d'afghanistan souffres du syndrome du stress post-traumatique.Le nombre d'anciens soldats qui souffrent du syndrome du stress post-traumatique a plus que triplé depuis que le Canada a commencé à déployer ses troupes en Afghanistan, révèle une nouvelle étude du ministère des Anciens combattants. Alors que le pays pourrait poursuivre sa mission jusqu'en 2011, la situation pourrait se détériorer. Selon le ministre Greg Thompson en entrevue à La Presse Canadienne, la vague de désordres psychiatriques parmi les hommes et les femmes relativement jeunes devient l'un des plus gros défis auxquels fait face le système d'aide aux vétérans, autrefois orienté vers des problématiques gériatriques. Parmi les 10 252 vétérans qui souffrent de problèmes psychiatriques, 63 pour cent seraient atteints du syndrome de stress post-traumatique (TSPT). "Au cours des cinq dernières années, le nombre de clients souffrant de problèmes psychiatriques a triplé, passant de 3501 à 10 252, alors que ceux touchés par le syndrome de stress post-traumatique a plus que triplé, grimpant de 102 à 6504 en date du 31 mars dernier", affirme le ministre. Ces statistiques font état de la condition de ceux qui ne servent plus dans l'armée canadienne, le ministère de la Défense établissant ses propres statistiques séparément. Les chiffres obtenus par La Presse Canadienne l'été dernier démontraient que sur 1300 soldats canadiens ayant servi dans les Forces armées en Afghanistan depuis 2005, 28 pour cent avaient des symptômes liés à au moins un type de maladie mentale. ou plus. Parmi ceux-là, six pour cent auraient possiblement souffert du TSPT, et cinq pour cent, d'une dépression majeure. Les symptômes du stress post-traumatique sont les cauchemars, les flashbacks, les souvenirs accaparants, les troubles du sommeil, la colère et l'abus d'alcool et de drogues. Mardi, le comité de la défense aux Communes a voté pour la tenue d'audiences sur l'impact du TSPT dans l'armée, mais elles auront lieu derrière des portes closes, à la demande des députés conservateurs. Dans leur budget de 2007, les conservateurs avaient injecté 9 millions de dollars destinés à ouvrir cinq cliniques pour les vétérans souffrant de stress post-traumatique à travers le pays. Elles s'ajoutent au cinq cliniques déjà existantes, qui sont apparues à la fin des années 1990. Selon le porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Dawn Black, les mesures prises jusqu'à présent n'ont pas été concluantes. "Lorsque que l'on parle de soutenir nos troupes, l'aide mentale et l'aide sociale dont elles ont besoin ne sont clairement pas là", estime-t-elle. Selon le ministre Thompson, plusieurs types d'interventions précoces sont tentées, mais il est ardu de briser la barrière émotionnelle que dressent une majorité de soldats. "Plusieurs d'entre eux souffrent en silence", explique M. Thomson. Il existe par ailleurs une pénurie de psychiatres et de personnel compétent formé sur la maladie mentale à l'intérieur de l'armée, une situation soulevée par la vérificatrice générale à l'automne dernier. "Les militaires sont ainsi référés à des praticiens civils privés, qui ont du mal à répondre à leur besoin", avait expliqué Sheila Fraser en octobre dernier. L'armée espère doubler le nombre de personnel formé en maladies mentales d'ici 2009, passant de 229 à 447, une opération estimée à 98 millions de dollars. jeudi 28 fév, 20 h 34 La Presse Canadienne

 

 

 

 

 

 

20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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