04/03/2008

03/03/2008: Journal du Liban n°67


-------- Message original --------

Sujet: n °67 Journal du Liban G 14-02 au 03-03
Date: Mon, 3 Mar 2008 16:42:16 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: <Undisclosed-Recipient:;>


                                      Face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
                                                                                           Sa diffusion est un acte de résistance.
                                                                                     Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre 

Les médias occidentaux dans leurs large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.  

                                      Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture quotidienne des journaux en ligne suivants:
          (Afp - Ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle (Chine) ) CPI - IPC - Novosti - PNN - Wafa - Sana - Radio Chine internalionale - Al Manar & XINHUANET 
 et Al-Oufok : Mouvement Démocratique Arabe

 



                       Journal du Liban   
                                                                                 N° 67                                       14-02 au 03-03
                                              Par  M.Lemaire



Le journal du Liban se retrouve
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 Le signe # veut dire : important (à mes yeux)  



Tiré à part :
 USS Cole au Liban...
01-03L’envoi du navire de guerre américain USS Cole au large des côtes libanaises constitue une menace pour la stabilité régionale, déclare un député Hassan Fadlallah, dénonçant une intimidation militaire.Hassan Fadlallah. "Nous ne cédons pas aux menaces et à l’intimidation militaire exercée par les Etats-Unis pour imposer leur hégémonie sur le Liban", Le soutien manifeste des Etats-Unis à la majorité démontre que l’opposition est bel et bien engagée dans un bras de fer avec l’administration Bush, a poursuivi Fadlallah. "L’Amérique répète l’aventure de 1982", titre par ailleurs le quotidien Al Akhbar, évoquant le déploiement de l’US Army au Liban après l’invasion israélienne.(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)
 


61%........OUI MAIS…

Le Centre des Recherches et des Informations de Beyrouth a procédé à un sondage auprès de l’opinion publique sur les questions suivantes :
1- Soutenez-vous l’action permettant la chute de l’entité sioniste ?
2- Soutenez-vous le droit légitime de la Résistance de réponse à l’assassinat de Moughnieh ?
3- Pensez-vous que cette réponse ne ciblera pas les populations civiles ?
4- Pensez-vous que l’actuel gouvernement ne soutiendra pas la Résistance, dans le cas d’une nouvelle agression ?
Les résultats de ce sondage :
1- 85%
2- 61%
3- 61%
4- 53%
Permettez-moi de réagir à ce sondage et à ses résultats.
1- La chute de l’entité sioniste est un processus historique, certes lent, mais inéluctable d’abord du fait des conditions objectives nécessaires et non suffisantes dans lesquelles ce processus se développe.
A supposer donc que 99,99% de nos compatriotes ne soutiennent pas l’effort en vue de la chute de cette entité, ça serait alors, de notre part, une faute grave de ne pas admettre ce processus.
2- La Résistance ne cherche pas la moindre légitimité de ses actes ; elle est historiquement naturelle et logique, et donc, nécessaire.
A supposer que 99,99% de nos compatriotes ne reconnaissent pas son supposé « droit légitime » de répondre à l’agression, croiriez-vous qu’un tel résultat modifierait la marche l’Histoire ?
A titre d’exemple, la Résistance Française, pendant l’occupation nazie, n’a jamais eu à son crédit 61% de français la soutenant. Pourtant sa victoire était inéluctable…
3- L’authenticité d’une résistance se mesure, entre autre, par sa capacité d’identifier l’ennemi, de bien viser avant de frapper là où il le faut et quand il le faut.
4- Jamais un gouvernement de nature vichyste ne soutiendrait concrètement la Résistance.
Un tel gouvernement agira toujours selon sa logique de collaboration. Raymond RICHA
26 février 2008
Liban Résistance



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire..

  Tiré à part 1 Lutte pour la libération du territoire

 Politique Libanaise 

 Politique Israelienne

Politique internationale
a) Pays Arabes & voisins
b) Usa

c) Institutions internationales

d) Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 6-1 "L’Amérique répète l’aventure de 1982".6-2 Norman Finkelstein : “Israël va connaître la défaite” (Vidéo)7 Brèves 7-1 Les Etats-Unis positionne l’USS Cole devant les côtes libanaises.USA : Notre sentiment est que la nervosité s’accroît...USS Cole au Liban.7-2 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.7-3 Al-Mouallem : Le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée.7-4 Premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe.7-5 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays.7-6 Moubarak : La Syrie fait partie du problème libanais.8 Dossiers 8-1 Point de vue de Raymond Richa.: Du 5 de Richter au BASM, Sinioura a toujours répondu présent…8-2 Point de vue de Raymond Richa: Quoi de neuf sur la scène ?8-3 Point de vue de Marie Nassif-Debs : Préparatifs d’une nouvelle guerre israélienne & Dangereuses tergiversations au Liban.8-4 Point de vue de Tony Karon : Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.   8-4 Point de vue de IRIN : Une lueur d’espoir pour un squat de Beyrouth, aux portes du camp de réfugiés de Chatila.9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 9-2 Allah ou Akbar : Pourquoi le Prophète ?9-3 J’extériorise cette colère qui boue en moi!!!

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Des statistiques….au … pouvoir démocratique du peuple.10-2 Michel Muller : L’OTAN prépare un « nouveau siècle atlantique. 


Résistance
Analyse
03-03Nouvelles violation de l’espace aérien libanais hier soir :Dans un communiqué, le commandement de l’armée libanaise a indiqué que 2 hélicoptères israéliens de reconnaissances ont une nouvelle fois violé l’espace aérien libanais en survolant les localités de Damour, Saïda entre 18h35 et 20h25.

Libnanews – 3 mars –

 

 



Politique Libanaise

27-02Le soutien manifeste des Etats-Unis à la majorité démontre que l’opposition est bel et bien engagée dans un bras de fer avec l’administration Bush

Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 


2-1 La crise gouvernementale Au jour le jour
25-10La persistance des désaccords entre la majorité et l'opposition sur la composition d'un futur gouvernement d'union a entraîné un nouveau report de l'élection d'un nouveau chef de l'État au Liban, a annoncé le président du parlement, Naibh Berri.Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l'armée, le général Michel Souleïmane, comme candidat consensuel à la succession du président Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu ce mardi 25 février. Il est désormais programmé pour le 11 mars.Mais il a été reporté pour la quinzième fois car il faut plus de "plus de temps" aux deux camps rivaux pour s'entendre sur un document politique "global", a expliqué le médiateur Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en exprimant sa déception de ne pas avoir réussi à les y aider.Il a fait cette déclaration après avoir présidé une rencontre entre Saad Hariri et Amine Gemayel, d'une part, et Michel Aoun d'autre part.

Al Faraby

26-02Aoun lors de la réunion du CPL : La Majorité refuse tout projet de solution à la crise au Liban
A l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire de la Réforme et du Changement présidée par le général Michel Aoun, un communiqué articulé en trois points a été publié et lu par le député du bloc M. Ibrahim Kanaan.
Libnanews
01-03La persistance des désaccords entre la majorité et l’opposition sur la composition d’un futur gouvernement d’union a entraîné lundi un 15e report de l’élection du chef de l’Etat.Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l’armée, le général Michel Souleïman, pour succéder à Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu mardi. Il est désormais reprogrammé le 11 mars."En accord avec l'initiative de la Ligue arabe et pour donner plus de chances aux efforts de M. Moussa, la séance a été reportée à une date fixée avant le sommet arabe" prévu les 29 et 30 mars à Damas, a pour sa part déclaré à la presse M. Berri.(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse1 ap)
2-2 Election du nouveau chef d’état

 

27-02
15e report de l’élection du chef de l’Etat.Le vote de la Chambre des députés qui devait consacrer le choix du chef de l’armée, le général Michel Souleïman, pour succéder à Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre, était prévu mardi. Il est désormais programmé le 11 mars.Al-Oufok avec les agences de presse)


2-3 Sur le terrain
15-02Le Hezbollah et le gouvernement Iranien ont mis en cause Israël dans la mort de l'un des résistants les plus traqués par le Mossad et les services secrets occidentaux, Moughnieh (Reuters)
15-02Par ailleurs, le Hezbollah déclare que l’enquête sur les circonstances de l’assassinat de Moughnieh est menée conjointement par la Syrie, l’Iran et le Hezbollah, et qu’elle a donné des résultats..Le Hezbollah a mis en cause Israël dans la mort de l’un des résistants les plus détesté par le Mossad et les services secrets occidentaux..( ML  & Al-oufok avec les agences de presse dont l’ AP)

 


2-4 Des Canons ... pas du beurre
29-07 Le Hezbollah a dénoncé le déploiement annoncé de navires de guerres US au large du Liban, affirmant qu'il s'agissait d'une menace à la souveraineté libanaise, mais refusant de se laisser impressionner.Le député Hassan Fadlallah a dénoncé une "menace US sur le Liban". "Il est clair que cette menace et cette intimidation ne nous affecteront pas", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision Aljadid."De telles démonstrations militaires n'affectent pas nos choix et nos décisions", a ajouté Fadlallah, jugeant que "la souveraineté et l'indépendance du Liban sont clairement menacées par ce genre d'actions américaines directes". Montrer ses muscles ainsi est "le signe d'un échec" de la part des Etats-Unis, a-t-il estimé.AP29-07Hassan Fadlallah a exhorté le gouvernement Siniora à rejeter ce déploiement. M. Siniora a répondu qu'il n'avait pas demandé le soutien des Etats-Unis."Nous n'avons demandé aucun navire de guerre d'aucune partie", a-t-il déclaré à des diplomates arabes à Beyrouth. "J'aimerais souligner qu'il n'y a aucun navire de guerre étranger dans les eaux territoriales libanaises. Seule la marine libanaise et ceux de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL, ndlr) qui aident le Liban à sécuriser ses eaux dans le cadre de la résolution 1710" du Conseil de sécurité, a-t-il déclaré.

AFP


2-5 Les grandes manoeuvres
03-03
Le ministère de la Culture au Liban ne participera pas au Salon du Livre à Paris. Le ministre de la Culture M. Tarek Mitri a publié un communiqué dans lequel il fait part de la non-participation du ministère libanais de la Culture au Salon du livre à Paris qui fait partie de la liste des participants à cet évènement culturel annuel, et ceci en raison du choix effectué par les organisateurs faisant du ministère israélien l’invité d’honneur de ce salon.
Libnanews


2  Politique IsraélienneOlmert2-1 Processus de paix.

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

15-02Israël, prenait vendredi très au sérieux les menaces du Hezbollah de venger l'assassinat d'un de ses chefs.Israël, accusé d'avoir tué Imad Moughnieh, a mis son armée en état d'alerte surtout sur la frontière nord, avec le Liban, lancé des appels à ses ressortissants à l'étranger à prendre des précautions exceptionnelles et renforcé la sécurité de ses représentations diplomatiques.L'Etat hébreu, selon les médias, s'inquiète particulièrement du risque d'enlèvements de généraux de réserve et autres personnalités en voyage à l'étranger.le général de réserve Nissan Uriel, a recommandé de ne pas se rendre "dans des pays arabes et musulmans", d'éviter où qu'ils soient de se retrouver en groupe. Il a appelé les familles en Israël "d'avertir immédiatement leurs proches à l'étranger des risques"."Ces consignes de caractère général sont nécessaires car le Hezbollah a prouvé dans le passé ses capacités de frapper", a-t-il dit à la radio.Pour leur part, les forces terrestres, aériennes et navales d'Israël ont été mises en alerte. Selon des sources militaires, les permissions ont été annulées pour les forces déployées à la frontière syrienne et libanaise, des unités ont été envoyées en renfort, et la défense passive a examiné l'état des abris.AP
2-4 Les grandes manœuvres

13-02

Israël nie son implication dans l’assassinat du leader du mouvement  libanais Hezbollah, Imad Moughnieh dans la nuit de mardi à mercredi à Damas, est-il indiqué dans une déclaration diffusée mercredi par la chancellerie du premier ministre israélien.RIA Novosti 14-02Pour Haaretz, "l'assassinat du numéro deux du Hezbollah a permis de se débarrasser d'un maître d'oeuvre du terrorisme international, mais rend Israël vulnérable à une escalade militaire". "Trop tôt pour sabler le champagne", écrit-il en Une, signifiant qu'Israël ne devrait pas se réjouir prématurément.

AFP

 



 Politique internationale
a) Pays Arabes & voisins
Ligue arabe
25-02Nouvel échec de la médiation du chef de la Ligue arabe Amr Moussa. M. Moussa, disant qu'il repartait de Beyrouth sans être parvenu à aplanir les divergences entre l'opposition et la majorité appuyée par l'Occident et la plupart des pays arabes, sur la répartition des portefeuilles au sein du futur gouvernement."Nous avons réussi à nous entendre sur certains points mais il y en a d'autres pour lesquels nous avons besoin de plus de temps", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion entre deux représentants de la majorité, le député Saad Hariri et l'ancien président Amine Gemayel, et un autre de l'opposition, le chrétien Michel Aoun.Une nouvelle rencontre doit être selon lui organisée à une date qui n'a pas encore été fixée.

(AFP)

02-03Suite à une réunion avec le président égyptien Hosni Moubarak, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a indiqué que le Liban sera représenté au  Sommet arabe qui se tiendra à Damas les 29 et 30 mars prochain.Il n’a pas cependant indiqué qui pourrait représenter le pays des cèdres lors de ce sommet.Libnanews

Egypte
02-03Le président égyptien aurait reçu du représentant du secrétaire général de l’ONU, Terje Roed Larsen une lettre personnelle évoquant la situation du Liban. Il se serait également entretenu à ce sujet avec ce dernier et abordé la question des efforts mené par l’Egypte pour mettre fin à la crise libanaise.Libnanews
iran
02-03Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé : "Il y a six ans, il n'y avait pas de terroristes dans notre région. Dès que les étrangers y ont mis les pieds, les terroristes sont apparus", "Les Américains doivent changer leur position sur ces questions", a conlu M. Ahmadinejad (AFP)
Syrie
01-03La Syrie a lancé une violente attaque contre les Etats-Unis, qui ont déployé le navire de guerre USS Cole au large du Liban. La Syrie accuse Washington de vouloir imposer par la force une solution américaine à la crise politique de ce voisin."La présence du navire de guerre USS Cole au large du Liban montre que les Etats-Unis oeuvrent pour entraver toutes les solutions politiques" au Liban, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. (ats) 


Les Pays  
a) Usa (le parrain)
Bush  
28-02"Le président est préoccupé par la situation au Liban et évoque régulièrement le sujet avec son équipe", a indiqué Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil national de sécurité.Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle : "Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale. Nous sommes très préoccupés par la situation au Liban. Elle dure depuis trop longtemps", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat. (Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse)


Les grandes manœuvres
28-02
Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle.
"Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat."Notre sentiment est que la nervosité s’accroît, avec les menaces du Hezbollah et l’impression générale qu’on ne va pas vers une solution", a poursuivi le responsable américain.(Al-oufok avec les agences de presse dont AP)



Organisations mondiales
ONU

2 Processus de paix
02-03Terje Roed Larsen a indiqué que la situation actuelle du Liban reste difficile et pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du Moyen Orient.    

Libnanews


Nations Unies
22-02L’Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) indique aujourd’hui avoir achevé deux opérations au Liban, afin de reconstruire et rénover des milliers de maisons touchées par les bombardements de l’aviation israélienne en juillet 2006.
Le projet est venu en aide à près de 3.600 familles à Beyrouth, au Sud-Liban et dans la vallée de la Bekaa, a rapporté aujourd’hui un porte-parole du Secrétaire général.
L’Union européenne a financé ce projet, d’un montant de 1,2 millions d’euros, précise un communiqué publié à Beyrouth.Centre de nouvelles ONU
22-02

 



Europe
Allemagne
01-03L’Allemagne a transféré la responsabilité de la mission navale des Nations unies au large de la côte libanaise à un commandement européen composé notamment de l’Italie, de la France, de l’Espagne et du Portugal, a annoncé l’ONU.Elle comptera désormais quatre navires allemands, deux navires italiens, deux navires grecs, ainsi qu’un navire turc, un français et un espagnol, qui devrait arriver sur place à la mi-mars.AP

France
21-02La France et le Liban ont signé jeudi une convention de 375 millions d'euros d'aide budgétaire au gouvernement libanais.Cette convention de prêt d'une durée de 15 ans, signée à l'Elysée par les ministres français et libanais des Finances était prévue par la conférence "Paris III" du 25 janvier 2007 sur l'aide à la reconstruction (…) du Liban. Une première tranche de 150 millions d'euros doit être versée immédiatement, selon un communiqué de l'Elysée.La France avait promis en janvier 2007 une aide financière d'un montant total de 500 millions d'euros: 375 millions d'euros d'aide budgétaire et 125 millions d'euros de prêts aux banques libanaises.AP21-02Nicolas Sarkozy a réaffirmé le "soutien indéfectible" de la France au Liban, selon son porte-parole David Martinon.Alors que le Liban est toujours plongé dans la crise institutionnelle, le président français a appelé à "l'élection sans délai de Michel Sleimane à la présidence de la République du Liban avant le sommet arabe de Damas", le 29 mars prochain.

AP


 

4 Italie
L’assassinat de Moghniyeh est un acte de terreur, selon le ministre italien des affaires étrangères
Le ministre italien des affaires étrangères Massimo D’Alema a qualifié l’assassinat du commandant militaire du Hezbollah Haj Imad Moghniyeh de « terreur » dans une interview publiée ce samedi dans l’hebdomadaire italien L’espresso.
Il a dit au sujet de l’assassinat de Moghniyeh : « Selon ma définition, l’attaque à la voiture piégée au milieu de Damas était du terrorisme ». « Les assassinats ciblés n’ont pas redoré l’image de l’occident, et ils servent d’alibi au terrorisme », a-t-il dit.Al-Manar
20-02

Traduction : manar-fr.com



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 "L’Amérique répète l’aventure de 1982".
29-07Ce déploiement annoncé faisait vendredi la Une de la presse à Beyrouth. "As-Safir", proche de l'opposition, parlait d'une "provocation", titrant: "le destroyer Cole dans les eaux libanaise pour terroriser la résistance, la Syrie et le sommet" (de la Ligue arabe, prévu en mars à Damas, NDLR).L'Arabie saoudite et l'Egypte agiteraient en effet la menace de boycotter ce sommet en terre syrienne si d'ici là le Liban n'a pas élu son président."L'Amérique réitère l'aventure de 1982", titrait pour sa part le quotidien "Al-Akhbar".L'arrivée de la flotille américaine rappelle en effet les années sanglantes de l'implication des Etats-Unis au Liban, dans la décennie 80. En 1983, au plus fort de la présence américaine, une flotte de 17 navires patrouillait les côtes libanaises, dont deux porte-avions, alors qu'un contingent de Marines étaient déployé à l'aéroport de Beyrouth.Des marines avaient alors pris position à Beyrouth, tandis que des bâtiments américains mouillaient devant la côte en signe de soutien au gouvernement libanais qui négociait avec les autorités israéliennes.Le corps expéditionnaire américain avait fini par battre en retraite à la suite d’une série d’attentats suicides commis par des résistants. Le Liban a alors été contraint de dénoncer l’accord conclu avec Israël. En octobre 1983, une attaque kamikaze détruisit la base des Marines, faisant 241 morts, un autre détruisant un bâtiment de l'ambassade américaine.Aujourd'hui, les eaux territoriales libanaises sont patrouillées par une force navale onusienne, qui assiste les autorités libanaises dans le cadre de la résolution qui mit fin à la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Liban..

AP & Al-Oufok avec les agences de presse)


6-2 Norman Finkelstein : “Israël va connaître la défaite” (Vidéo)
Le 20 janvier 2008, Future TV diffuse une interview de Finkelstein : les questions sont en arabe et les réponses en anglais.
Extraits :  
“Peu m’importe le Hezbollah en tant qu’organisation politique. Je ne sais pas grand-chose de sa politique et ce n’est pas un sujet pertinent” ; “Qui n’a pas soutenu l’Union soviétique quand elle a vaincu les Nazis ? Qui a droit à tous les honneurs ?
La résistance.” ; “J’ai envie d’exprimer ma solidarité envers [le Hezbollah] et je ne vais pas être lâche ou hypocrite [en me privant de le faire]” ; “Je vais faire honneur au Hezbollah : ils font preuve de courage et de discipline, et je respecte cela.” Norman FinkelsteinNorman Finkelstein est chercheur US en sciences politiquesVIDEO: http://www.youtube.com/watch?v=Bqs-OPK7VaE&eurl=http://mecanopolis.wo... Source : MEMRI

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/02/20/le-chercheur-americain-en-sciences-politiques-norman-finkelstein-israel-va-connaitre-la-defaite/

 



7 Les brèves
Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

information 

7-1 Les Etats-Unis positionne l’USS Cole devant les côtes libanaises.

USA : Notre sentiment est que la nervosité s’accroît...Les Etats-Unis ont décidé de positionner le destroyer USS Cole devant les côtes libanaises, a-t-on appris jeudi de source officielle."Les Etats-Unis estiment qu’un signe de soutien est important pour la stabilité régionale ", a déclaré un haut responsable de l’administration Bush ayant requis l’anonymat.."Notre sentiment est que la nervosité s’accroît, avec l’impression générale qu’on ne va pas vers une solution", a poursuivi le responsable américain.L’envoi de l’USS Cole, a-t-il poursuivi, "fait partie d’une série de mesures de notre part et de la part d’autres membres de la communauté internationale pour exprimer notre inquiétude au sujet du comportement des Syriens".Selon un représentant du département de la guerre US : "Il s’agit de contribuer à la stabilité pendant une période potentiellement critique", a-t-il poursuivi, précisant que le bâtiment pourrait être remplacé par l’USS Nassau, un navire de débarquement qui croisait jusqu’ici dans l’Atlantique, mais qui a mis le cap sur la Méditerranée.La décision a été prise cette semaine par George Bush, qui en a informé ses plus proches alliés, a-t-il ajouté.(Jeudi, 28 février 2008 – Al-oufok avec les agences de presse) 

USS Cole au Liban.

La Syrie a accuse les USA de vouloir imposer par la force LEUR solution à la crise politique au Liban. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a indiqué :  "La présence du navire de guerre au large du Liban montre que les Etats-Unis oeuvrent pour entraver toutes les solutions politiques" au Liban. Les Etats-Unis ne peuvent pas imposer une solution au Liban",.Le ministre a soutenu que Washington n’appuyait pas le plan de la Ligue arabe pour l’élection d’un président au Liban, sans chef d’Etat depuis le 24 novembre.L’envoi de l’USS Cole est un "message en premier lieu à la mission d’Amr Moussa, au plan arabe et à la Ligue arabe", a encore estimé Walid Mouallemt.(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse) 

7-2 La définition du terrorisme reste au centre des négociations sur une convention générale.
Le Comité spécial chargé d’élaborer une convention générale sur le terrorisme international a entamé hier les travaux de sa douzième session, centrée sur le principal point d’achoppement, une définition consensuelle de la notion de terrorisme.
Le Comité spécial créé par la résolution 51/210 de l'Assemblée générale, établi le 17 décembre 1996, a pour mandat actuel de poursuivre l'élaboration d'une convention générale sur le terrorisme international et d'examiner la question de la convocation, sous les auspices de l'ONU, d'une conférence de haut niveau chargée de définir une riposte de la communauté internationale face au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, rappelle un communiqué de l'ONU publié hier à New York.
Le Groupe de Rio, s’est prononcé en faveur d'une finalisation rapide du texte de la convention générale et de la tenue d'une conférence de haut niveau sur le thème du terrorisme.  Mais sur cette question, des pays ont jugé comme les années précédentes indispensable que la future convention se donne aussi pour objectif de mettre fin au « terrorisme d'État ».

 

26-02

Centre de nouvelles ONU

 

7-3 Al-Mouallem : Le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée.
M.Walid al-Mouallem, ministre des affaires étrangères, a affirmé que le sommet arabe se tiendra à Damas à sa date fixée, soulignant que le sommet se tiendra en vertu d’une résolution prise au sommet de Riyad en 2007 "Nous prévoyons que les dirigeants arabes respectent leur résolution".
Dans une interview accordée ce soir à la chaîne de télévision satellitaire /al-Jazeera/, M.al-Mouallem a souligné que le sommet n'est pas consacré à l'examen d'une seule question, étant la solution au Liban, "mais il y a d'autres questions importantes à discuter comme par exemple: la situation dangereuse à Gaza à cause des massacres israéliens quotidiens, le processus de paix et la lutte contre le terrorisme.
Concernant la situation au Liban, M.al-Mouallem a souligné que celui qui entrave l'élection d'un président de compromis au Liban est connu par tous, affirmant que la Syrie n'est pas la seule qui a des amis au Liban "mais il y a d'autres parties qui ont une influence au Liban". M.al-Mouallem a insisté sur le fait que la solution au Liban doit être reposée sur le principe /ni vainqueur ni vaincu/, soulignant que la Syrie tend les mains pour coopérer avec les frères arabes pour l'encouragement des parties libanaises à parvenir à une solution. M.al-Mouallem a affirmé que la solution au Liban est une affaire intérieure et la clé de la solution de la crise libanaise n'est pas syrienne. M.al-Mouallem a critiqué vivement le fait que certains des Arabes visitent des capitales étrangères pour exercer des pressions sur la Syrie et susciter contre elle, soulignant que la Syrie ne se pliera pas devant ces pressions. R.Jorf Damas - Sana
28-02

7-4 Premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe.
Amr Moussa a déjà effectué plusieurs missions de médiation à Beyrouth pour tenter de faire adopter un plan arabe qui prévoit l’élection immédiate du chef de l’armée, le général Michel Sleimane, à la présidence, suivie de la formation d’un gouvernement d’union nationale, mais sans minorité de blocage comme le réclame l’opposition, et de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a assuré que "tous les pays arabes" seraient invités au prochain sommet de l’organisation, fin mars à Damas, qui s’annonce délicat du fait de tensions internes."Tous les pays arabes seront invités au sommet de Damas. Le Liban y sera représenté", a signalé M. Mouallem, dont le pays avait jusqu’ici lancé des invitations aux Etats arabes à l’exception de l’Arabie saoudite et du Liban. "Tout le monde veut qu’un président soit élu au Liban. L’élection d’un président au Liban est une question importante, de nombreux dirigeants arabes la considèrent comme nécessaire", a lancé M. Moussa.Il s’agira du "premier sommet à Damas depuis la création de la ligue arabe", a avancé Amr Moussa.Selon des médias arabes, l’Arabie saoudite et d’autres pays satellites des USA pourraient boycotter le sommet de Damas, ou envoyer des délégations de bas niveau.Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa a évoqué "ces problèmes dangereux qui provoquent les tensions entre pays arabes".(Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse) 

7-5 L’ambassade saoudienne au Liban exhorte ses ressortissants à quitter le pays.
Les responsables de l’ambassade ont confirmé qu’ils demandaient aux ressortissants saoudiens d’être vigilants lorsqu’ils voyageaient au Liban ou de quitter le pays si possible", a fait savoir un responsable libanais, qui se prononçait sous le couvert de l’anonymat.
Aucun responsable n’a souhaité préciser les raisons pour ces recommandations.Selon un ressortissant saoudien, l’ambassade lui a expliqué que les femmes et les enfants étaient tout particulièrement incités à quitter le Liban dans les 48 heures."Les responsables de l’ambassade ont confirmé qu’ils demandaient aux ressortissants saoudiens d’être vigilants lorsqu’ils voyageaient au Liban ou de quitter le pays si possible", a fait savoir un responsable libanais, qui se prononçait sous le couvert de l’anonymat.Un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères a de son côté confirmé les recommandations de l’ambassade à Beyrouth, mais n’a pas souhaité se prononcer sur les raisons qui ont incité Riyad à recourir à une telle mesure.

 (Samedi 1er mars 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


7-6 Moubarak : La Syrie fait partie du problème libanais.
Le président égyptien Hosni Moubarak a insisté à Manama sur la nécessité d’un compromis pour l’élection du président du Liban avant le sommet arabe de Damas.
Moubarak, qui a rencontré le roi de Bahreïn Hamad bin Isa Al-Khalifa, a indiqué que l’initiative du secrétaire général de la ligue arabe au Liban sera la dernière. Il a appelé la Syrie à résoudre le problème libanais qui est une condition nécessaire pour la réussite de ce sommet.
"Le problème du Liban est fondamental, et comme le sommet se tiendra en Syrie, et que cette dernière est liée à ce problème, je souhaite qu’elle résolve son problème avant le sommet".Il a ajouté que le secrétaire général de la ligue arabe est au Liban et qu’il tente une initiative arabe qui sera la dernière en date.Il s’est demandé : "Jusqu’à quand le Liban restera divisé et déchiré ? Est-ce que cela satisfait le monde arabe, les dirigeants et les peuples ?".Moubarak considère que le succès du sommet dépend de la résolution du problème au Liban et en Palestine.Al-Manar
26-02

Traduction : manar-fr.com

 

 

 

 



8  Dossier
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Point de vue de Raymond Richa: Du 5 de Richter au BASM, Sinioura a toujours répondu présent…

Notre Liban et tout particulièrement le Sud ont récemment subi une série de secousses sismiques dont la plus inquiétante fut celle d’hier qui atteignit le chiffre 5 sur l’échelle de Richter.
Cette dernière provoqua dix blessés, heureusement légers, parmi la population sudiste ainsi que des dégâts dans les localités de Srifa, Jouayah, Chehabiyé, Meiss Al Jabal : murs fissurés, balcons ou terrasses et maisons abandonnées effondrés…
Cette dernière secousse dont l’épicentre se situait à quelques dix sept kilomètres au nord-est de Tyr, fut également ressentie en Israël et dans la bande de Gaza, sans faire de victimes et de dégâts.
Il faut savoir que la côte méditerranéenne de la Palestine et du Liban est sur une faille active importante.
Les scientifiques s’attendent à une nouvelle secousse de la même magnitude ou plus forte encore.
Ceci dit, les dégâts causés par cette série de secousses qui risquent de se reproduire viennent s’ajouter au bilan de ceux causés par l’agression israélienne de juillet 2006.

Mais grâce au Bon Dieu, heureusement que Fouad Sinioura et son gouvernement répondent présents, pour faire face à cette nouvelle situation : entre autre, ils ont eu l’idée géniale de
bloquer quelques dizaines de millions comme don aux populations victimes du Sud fourni par l’Europe.
………………………………………………………………………………………………….
Plus loin, mais encore au Sud, et pas plus qu’hier, un berger libanais, Ali Hussein Chebli, 40 ans, fut blessé par l’explosion d’une des bombes à sous munitions larguées par l’armée israélienne en juillet - août 2006.
Son fils, âgé de vingt ans, avait été tué par un de ces engins, l’an dernier.
Savez-vous que nos bergers sudistes sont traités par les forces armées israéliennes, tantôt de
terroristes, tantôt de trafiquants de drogue, et que sais-je encore…
Bref, cette parenthèse étant fermée, l’Organisation des Nations Unies affirme qu’environ
un million de ces sous munitions ont été déversées par Israël sur notre sol, entre le 12 juillet et le 14 août 2006.
Les quelques 40% d’entre elles n’ont pas explosé en touchant le sol et se sont dispersées aux environs des villages et à travers les vergers de notre Sud.
Le bilan de ces bombes, à nos jours :
une trentaine de personnes tuées, 218 de personnes blessées et mutilées
Également sur ce chapitre, nous ne pouvons que remercier le locataire de notre Sérail pour
avoir éradiqué de notre sol les séquelles de toutes les haines, préservant ainsi la vie de nos bergers et de nos petits écoliers sur leur chemin menant à l’école ; en effet, la même idée était venue à sa tête : bloquer le moindre centime d’euro solidaire
Tous les adjectifs de tous les dictionnaires de toutes les langues sont et resteront impuissants à pouvoir décrire ce personnage hors du commun, ce génie de son siècle quant à servir ses maîtres de toutes les races…

Raymond Richa.

16 février 2008


 

8-2 Point de vue de Raymond Richa: Quoi de neuf sur la scène ?
En ce moment, la scène de toutes les hypocrisies envers les deux peuples palestinien et libanais s’active intensément.

Il faut absolument que la crise perdure afin qu’à leur tour, les dirigeants américains, puissent prétexter, montrer du doigt la Syrie et enfin justifier une présence militaire au large des côtes méditerranéennes, prête à intervenir.

Quant aux régimes arabes « modérés », bien connus pour leur lourd silence lors des trente trois jours d’agression sioniste contre le Liban, à la fois ils s’attèlent à faire pression sur la Syrie afin qu’elle divorce avec les résistances palestinienne et libanaise et ils affichent indifférence et silence parfait vis-à-vis du blocus contre Gaza et des massacres perpétrés par les criminels de Tel Aviv.
Malheureusement, le Président Abbas et son autorité sont également présents sur la scène.
Ils ont fait leur choix entre deux thèses : celle de résister et de réaffirmer avec détermination le droit au retour des réfugiés dans leur pays et la seconde qui se résume par un seul mot : collaboration ; cependant, ils l’ont fait en camouflant la principale contradiction par une prétendue défense de la démocratie…

Drôle de scène où chacun a un rôle précis qui lui a été assigné par le maître du monde Georges W. Bush et par son fidèle, le criminel Ehud Olmert.
Chacun des acteurs devra fortement contribuer à la réussite de la pièce, celle qui devra conclure par la liquidation physique des deux résistances au Liban et en Palestine.
De son côté, Israël poursuit son blocus, l’accompagnant de crimes et de massacres qui se répètent et qui n’épargnent même plus nos bébés. Mais aussi, elle s’active sur terre et au ciel, contre le Liban, avec évidemment le rôle assigné aux forces de la F.I.N.U.L sur cette même scène.
Printemps ou été 2008 s’annonce par des moments difficiles et décisifs que traverseront le Liban et la Palestine.
Su
r la scène de toutes les hypocrisies, les acteurs motivés par leur collaboration avec l’ennemi, s’activent intensément…
Quant au metteur en scène, entouré de ses techniciens spécialistes en crimes contre l’Humanité et en guerres d’extermination des peuples, il leur crie : « J’arrive,… ».
De loin, à l’horizon méditerranéen, se dessine déjà une silhouette, celle de COLE, à la fois symbole de puissance, de domination et des « valeurs universelles » de l’Occident…Et sur scène, les acteurs applaudissent pendant qu’un bébé palestinien tombe, le corps déchiqueté par un missile, bourré de toutes les technologies et téléguidé par la haine des haines : le Sionisme
QUE COLE FRAPPE POUR QUE BUSH RECONNAISSE SON ERREUR FATALE D’AVOIR OUBLIE QU’IL MANQUAIT LA LETTRE « U »QUELQUE PART DANS « COLE »Raymond RICHA Liban Résistance

jeudi 28 février 2008


8-3 Point de vue de Marie Nassif-Debs

 : Préparatifs d’une nouvelle guerre israélienne & Dangereuses tergiversations au Liban.

 

Tergiverser » est le verbe qui se conjugue le plus, depuis quatre mois, dans les hautes sphères de la politique libanaise. Il est, en quelque sorte, le mot d’ordre des leaders du « 14 mars » mais aussi de ceux du « 8 mars », c’est-à-dire ceux qui se prénomment « la majorité parlementaire » et ceux qui ont pour titre « l’opposition ».Les premiers, poussés par les Etats-Unis (secondés par l’Arabie saoudite et les pays arabes dits « modérés »), veulent boucler la boucle des « victoires » enregistrées dans les instances du pouvoir à la suite de l’assassinat de l’ex Premier ministre Rafic Hariri, en élisant un président de la République qui leur soit acquis corps et âme sans pour autant céder aux revendications de leurs protagonistes sur le futur gouvernement. Les autres, épaulés par la Syrie et l’Iran, veulent récupérer des points perdus lors des élections législatives de 2005, à travers un gouvernement qui leur garantirait le tiers des voix (ce qui constitue, disent-ils, moins que « la part de 45% » qu’ils détiennent au sein du parlement) et une plus grande part aux décisions.Au milieu de ce chaos, où pointent, de temps en temps, des attentats à la voiture piégée ou des événements sanglants vite réprimés, le peuple libanais, tiraillé de toutes parts, ne sait plus où donner de la tête. Surtout que l’avenir proche, qui coïncide avec la dernière année du second mandat de G. W. Bush à la Maison blanche, s’annonce fermé devant les solutions au Moyen Orient et, aussi, que l’alliance politique au pouvoir depuis 2005 ne détient plus des clés du pouvoir que celles que les Etats-Unis ont bien voulu leur laisser. D’où les tergiversations…Mais, tergiverser pour aboutir à quoi et dans quel but ?Là, les attentes sont, paraît-il, nombreuses et diversifiées.Certains considèrent avec intérêt ce qui se passe dans la bande de Gaza, avec l’aide du gouvernement de Mahmoud Abbas et de l’Egypte. Ils espèrent que les violations par l’aviation israélienne du territoire libanais et les préparatifs de l’armée israélienne sur la frontière Sud du Liban ne sont que les préludes d’une nouvelle offensive, généralisée, contre le Hezbollah et tous ceux qui veulent poursuivre la résistance dans le but de libérer les territoires toujours occupés dans les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba. Pour eux, le rapport de la « Commission Winograd » est très explicite à ce sujet, puisqu’il souligne bien clairement la nécessité pour Israël de réorganiser sa « force de frappe politique et militaire », ce qui lui permettrait de dissuader ses voisins de penser à mener « une attaque quelconque » et lui rendrait, par suite, « sa position de leadership tout en obligeant ses ennemis à accepter la pais qu’il leur propose ». Surtout que le rapport ajoute expressément que « l’armée [israélienne] doit se préparer à la guerre qui sera en se basant sur les enseignements de celle qui fut [entendre l’agression de l’été 2006 contre le Liban] » et qu’il saura, comme en 1982 et en 2006, trouver l’alibi nécessaire à son agression.D’autres attendent les résultats concrets (et prochains) des pressions saoudiennes et égyptiennes contre la Syrie, à la veille du  Sommet arabe qui se prépare (pour la fin du mois de mars) à Damas. Ce qui veut dire que les menaces saoudiennes de boycotter le Sommet pourraient être mises en exécution si la Syrie refuserait de faire pression sur ses alliés libanais afin de les obliger à accepter l’initiative de la Ligue arabe et que ce boycottage, lié à une situation explosive au Liban, aurait ses répercussions sur la stabilité politique de ce pays… On cite, dans ce sens, les déclarations du secrétaire général de la Ligue arabe, Amro Moussa, concernant « les dangers de la situation au Liban et ses répercussions sur la région arabe. Parce que le Liban est un modèle réduit de ce qui se passe dans la région ; et, il est possible d’appliquer ce modèle dans tout le monde arabe. Ce qui veut dire que les fissures, déjà présentes [entre Sunnites et Chiites], peuvent représenter, si elles ne sont pas contrées, une menace directe contre tous les pays arabes. Voilà pourquoi, nous appelons tous ceux qui ont une relation quelconque avec la situation libanaise de se montrer responsables avant qu’il ne soit trop tard »…D’autres, enfin, mais cette fois du côté de l’opposition, parlent de nouvelles explosions, dans Beyrouth notamment. Ils disent que des « cellules militaires » ont été formées par « des officiers appartenant à un service de renseignements arabe » dans le but de déstabiliser la situation intérieure libanaise au moment où Israël commencerait son attaque généralisée contre le Hezbollah et ses alliés. Ce qui annonce, à la lumière des déclarations d’un des leaders de la majorité, ancien ami d’Israël, que des événements (venant de l’intérieur et de l’extérieur) se préparent dans un avenir proche (deux mois, dit cet ami d’Israël) dont le but sera de neutraliser, en même temps, la Résistance libanaise et la Syrie. Ce leader a, parait-il, précisé que l’attaque aura pour premier objectif l’occupation de la région de la Békaa Ouest, région stratégique pour le Hezbollah et, aussi, à quelques kilomètres de Damas.Et, tandis que l’administration étasunienne réitérait ses directives à « la majorité » libanaise de faire fi de la Constitution et de procéder à l’élection d’un nouveau président de la République à la majorité simple, tandis que le Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires moyen-orientales déclarait « avoir entendu, de sources différentes », qu’il a omis de nommer, « que le Hezbollah a construit des fortifications au nord du fleuve Litani et refuse toute avancée vers l’élection d’un nouveau président », et que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, exprimait, dans une interview à la chaîne de télévision « Al Arabiyah », son inquiétude de ce que le « vide constitutionnel » puisse se prolonger au Liban, le chef du service de renseignement de l’armée israélienne déclarait, le mardi 26 février, devant la commission des affaires étrangères à la Knesset, que le Hezbollah tenterait prochainement  de venger l’assassinat d’un de ses leaders, Imad Moghniah, tué à Damas par des « amis d’Israël ».Est-ce, là, « l’alibi » dont Israël usera pour légaliser sa nouvelle guerre contre le Liban ? Y aura-t-il un nouvel ambassadeur israélien trucidé, comme en 1982 à Londres 

Marie NASSIF-DEBS(Beyrouth, le 27 février 2008)Source : Parti communiste libanais 
http://www.lcparty.org/...


8-4 Point de vue de Tony Karon :

Chéri, j’ai rétréci la superpuissance.  

 

(Partie acceptable politiquement …) « La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient provient en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique : la montée en puissance de la Chine et de l’Inde, la renaissance de la Russie, l’élargissement soutenu de l’Europe, qui ont redéfini l’équilibre mondial des puissances. »Tony Karon,Barack Obama a récemment ironisé sur ce que selon lui Hillary Clinton propose réellement ; « un pont vers le 20e siècle, » faisant ainsi une référence insidieuse à la promesse de Bill Clinton en 1992 de “construire le pont vers le 21e siècle”,Pourtant, un pont vers le siècle précédent semble bien être ce que tous les candidats majeurs proposent lorsqu’il promettent de restaurer la primauté et le leadership américain. Les Républicains promettent de restaurer la puissance américaine en restant dans la course en Irak, en menaçant l’Iran et en faisant céder le “terrorisme radical islamique”, que John McCain appelle “la question transcendante du 21ème siècle”.Les démocrates envisagent de revenir 8 ans en arrière, en rétablissant la suprématie américaine post-guerre froide, simplement en adoptant un style plus sobre et consensuel. Le problème, alors que les expéditions hasardeuses de Bush ont accéléré le déclin de l’influence stratégique américaine, c’est qu’il y a peu de raison de croire que ce déclin puisse s’inverser avec l’arrivée d’un nouveau locataire dans le bureau ovale qui mène une politique soit semblable, soit moins rugueuse.Le film de gangster Miller’s Crossing proposait une réflexion profonde sur la nature du pouvoir avec l’avertissement d’un second couteau à son patron : “vous ne dirigez cette ville que parce que les gens pensent que vous la dirigez.” Les erreurs catastrophiques de Bush ont révélé par inadvertance les limites du pouvoir US, rendant tout-à-fait clair aux amis et ennemis que Washington n’est plus aux commandes.Ce n’est nulle part plus évident qu’au Moyen-orient, où la plupart des efforts de l’administration Bush se sont concentrés. Les USA demeurent dans l’immédiat embourbés en Irak, les renforts de troupes récents - le « surge » - mobilisant la capacité maximale de combat disponible de son armée, ont obtenu quelques résultats tactiques mais échoué à résoudre le conflit politique qui nourrit la violence. D’autres pays désignés comme des « méchants », tels que la Syrie et en particulier l’Iran, ont de fait accru leur force et leur influence après l’invasion irakienne supposée les intimider et les conduire à capituler.  Bush a échoué à vaincre la résistance dont le Hezbollah était le fer de lance, et ses efforts pour marginaliser le Hamas de la politique palestinienne se sont aussi manifestement embourbés.Ces insuccès, ainsi que d’autres échecs ont démontré, même à des alliés de longue date dans la région comme la Turquie et l’Arabie Saoudite, que Washington pour le moment n’a ni les muscles, ni la vision pour sécuriser leurs intérêts communs, les incitant tous les deux à refuser la politique américaine qu’ils considèrent impraticable, comme les efforts pour isoler l’Iran et le Hamas.La disparition de la Pax Americana dans le grand Moyen Orient résulte en partie de la confiance excessive de Bush dans l’emploi de la force et de la menace. Mais elle est également le symptôme de transformations profondes d’origine économique  Tony KaronRootless Cosmopolitan, 18 février 2008Tony Karon est journaliste au Time magazine.http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1752sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation 

28 février 2008


8-4 Point de vue de IRIN :
Une lueur d’espoir pour un squat de Beyrouth, aux portes du camp de réfugiés de Chatila.

 

Mirna Abou Nader s’est réveillée juste à temps. « Nous avions remarqué que les poutres en fer commençaient à se tordre sous l’énorme pression du toit », a indiqué la jeune femme, âgée de 24 ans et mère de deux très jeunes enfants. « Je dormais, puis j’ai entendu un grincement, et une immense plaque de béton est tombée dans notre chambre. J’ai réussi à prendre le bébé à temps ».
Bienvenue dans l’univers des immeubles Gaza : un bidonville dans un bidonville ; cet ancien hôpital palestinien, construit en dehors du camp de réfugiés de Chatila, au sud de Beyrouth, a été transformé en squat pour les familles pauvres et indigentes.
Construits dans les années 1970 par l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), les immeubles Gaza étaient censés améliorer les conditions de vie des réfugiés palestiniens. Le complexe, composé de quatre tours disposées autour d’une cour centrale, abritait à l’origine un hôpital géré par la Société du Croissant-Rouge palestinien (SCRP), une garderie, des bureaux et un hôpital militaire.
L’immeuble a partiellement été détruit par les forces armées israéliennes lors de leur invasion du Liban en 1982. Et lorsqu’à la fin des années 1980, la « guerre des camps » a éclaté entre les milices libanaises et les militants palestiniens, à l’intérieur des camps voisins de Sabra et Chatila, les immeubles Gaza, en ruine, sont devenus le dernier refuge de ceux qui avaient perdu leurs maisons et leurs familles durant les affrontements. Aujourd’hui, d’après une étude du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), les quatre tours abritent plus de 900 personnes, des Palestiniens, pour la plupart, mais aussi des Libanais, des Syriens, des Egyptiens et des Jordaniens, parmi lesquels on compte de nombreux célibataires et personnes âgées.
Deux enfants sur trois sont déscolarisés ; un enfant sur trois souffre de maladies chroniques, et selon un article de recherche publié en 2003 par l’université de Glasgow, les conditions de vie dans les immeubles Gaza « sont semblables à celles des taudis britanniques du siècle dernier ».
Les habitants se trouvent dans un vide juridique, vivent dans des locaux non
officiels, qui ne sont pas sous la responsabilité de l’Agence de Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), sans eau courante et parfois sans électricité ; bon nombre d’entre eux se retrouvent dans des appartements d’une pièce, sans fenêtre, sans évier ni cuisine.

Dans une des tours, la cage d’ascenseur est remplie de détritus ; dans une autre, la cave inondée par des eaux résiduaires brutes, tandis que dans une autre encore, les veuves âgées défèquent dans des seaux en plastique, faute de toilettes.
« Je suis une femme propre qui souhaite tout simplement vivre deux ou trois jours dans la propreté avant de mourir », a dit Fawziyé Ali Serhan, une femme de 65 ans, en montrant du doigt la chaise dont le siège troué fait office de toilettes dans sa minuscule chambre encombrée. « Je ne vis pas dans la brousse. Je veux juste un réservoir d’eau et une petite cuisine équipée d’un évier ».

Des travaux de réfection à compter du 19 février
Bientôt, grâce à une initiative du NRC, appuyée par l’Office d’aide humanitaire de la Communauté européenne (ECHO), Fawziyé Ali Serhan aura l’évier qu’elle demande.
Bénéficiant d’un budget de 1,4 million de dollars américains, financé à peu près à part égale par ECHO et le ministère norvégien des Affaires étrangères, le NRC a embauché des entreprises de construction locales pour refaire entièrement les installations électriques et la plomberie des quatre immeubles, en veillant au respect des normes sanitaires et des conditions de vie les plus élémentaires. Les murs des chambres seront plâtrés et les toits recouverts de tuiles pour empêcher les fuites. Les travaux devraient commencer le 19 février.
Richard Evans, responsable de l’hébergement au NRC Liban, pense que son agence peut réussir – là où d’autres ont échoué – à améliorer les conditions de vie dans les immeubles Gaza.  « Aucune restriction d’accès ne nous a été imposée et notre comité d’organisation est composé de représentants des municipalités locales et du SCRP », a affirmé M. Evans. « Nous entretenons de bonnes relations avec les comités d’habitants de chacune des tours des immeubles Gaza et nous travaillons sur le volet social pour assurer la pérennité du projet ».
Pour Mirna Abou Nader, toutefois, même si les entreprises de construction parvenaient à réparer son toit et à empêcher la chute de plaques de béton qui ont failli écraser ses jeunes enfants, les immeubles Gaza ne seront jamais l’environnement dans lequel elle souhaiterait élever ses enfants.
« On ne respecte personne ici », a-t-elle déploré. « J’aimerais bien m’installer dans un bon quartier où les voisins sont respectueux et où je pourrais mieux élever mes enfants ».
BEYROUTH, 14 février 2008 Copyright © IRIN 2008
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Source : IRIN  
http://www.irinnews.org/fr/...



9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage
Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

 

 



10 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse
Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

10-1 Des statistiques….au … pouvoir démocratique du peuple.67% des israéliens sont favorables à une opération militaire d’envergure contre la résistance à Gaza, selon un sondage publié vendredi par le quotidien "Maariv".
Toujours d’après cette enquête, ce pourcentage redescend à 51% des personnes interrogées quand elles apprennent que l’armée n’écarte pas, dans ce cas, d’importantes pertes dans les rangs israéliens.
Seuls 25% des personnes interrogées se déclarent opposées à une telle opération et ce pourcentage passe à 38% quand les pertes importantes sont annoncées.
Enfin cette enquête conclut par ce constat : malgré leur soutien à une vaste offensive militaire, les israéliens restent très sceptiques sur les chances de succès de cette opération ; 53% d’entre eux ne pensent pas qu’une telle opération permettrait de faire cesser les tirs de roquettes.
Ce sondage a été réalisé par Teleseker auprès de 500 personnes et comporte une marge d’erreur de 4,4 points de pourcentage.

(Vendredi, 15 février 2008 - Avec les agences de presse)
Ce sondage montre bien que la seule priorité des populations israéliennes est de vivre enfin en paix.
Mais il faudra que ce peuple comprenne enfin que la paix tant souhaitée par tous les peuples ne sera possible que par le renoncement au sionisme, idéologie initiant en permanence l’occupation des terres d’autrui et les logiques de haine raciale et d’extermination des populations et par l’édification d’un état démocratique soucieux des siens, qu’ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.
La clé de la solution à cette crise, qui a tant duré et qui n’a apporté que massacres, destructions, souffrances et inquiétudes, réside dans cet acte courageux de renoncement définitif à cette idéologie, acte résistant par excellence.
Il est encore temps que ce peuple, dans toute sa diversité, s’accapare enfin du pouvoir politique en vue d’édifier sa nouvelle société reconnaissant à chacun son droit à la justice et à la paix, brassant avec fierté les apports de trois civilisations qui, à travers l’Histoire, avaient apporté au monde, non seulement un message d’amour et d’espoir dans la croyance, mais aussi l’alphabet, l’art du discours ainsi que la connaissance et la pratique des sciences.
Ce pouvoir là aura de grands chantiers à initier. Il abolira à jamais l’idéologie du racisme et de la colonisation des espaces et reconnaîtra enfin l’espace historique de la Palestine, toute la Palestine.
I
l démolira tous les murs matériels et immatériels aujourd’hui séparant les siens.
Il ouvrira ses frontières aux siens, palestiniens réfugiées à travers le monde, depuis la promesse de Belfour.
Il renoncera à l’occupation des territoires des pays voisins et tendra la main pour qu’enfin la paix règne pour toujours parmi tous les peuples sémites, sans aucune exception.
Il initiera l’égalité sociale qui conditionne le bien être de tous par celui de chacun.
Il tendra la main aux pays voisins par souci de relations de voisinage et de solidarité en s’appuyant sur les intelligences et les compétences des siens.
Il initiera des relations de solidarité réciproque en vue du bien être de tous les peuples de ce Moyen Orient.
Sur l’arène internationale, il rejoindra les résistances des pays et de leurs peuples à la mondialisation du Capital et de ses conséquences dans tous les domaines et apportera sa solidarité envers les peuples souffrant de famine, de soif et d’épidémies.
Il dénoncera toutes les formes de racisme et de fascisme à travers le monde.
La lutte pour ce pouvoir commence aujourd’hui par l’acte résistant du « non, ça suffit et plus jamais » de toutes les logiques de haine, de souffrances, de massacres et de sang versé, initiées, depuis l’hypocrisie de Belfour, par les Olmert d’hier et d’aujourd’hui.

17 février 2008
Raymond RICHA

 


Michel Muller : L’OTAN prépare un « nouveau siècle atlantique .

Un nouvel avatar du « Projet pour un nouveau siècle américain » a été élaboré pour l’OTAN par cinq généraux à la retraite, tous anciens dirigeants militaires de l’Alliance atlantique ou chefs d’état-major de ses pays membres. Attention danger. « Les armes nucléaires - y compris l’option de leur utilisation - sont indispensables puisqu’il n’y a tout simplement pas de perspective d’un monde sans armes nucléaires »… « L’utilisation en premier d’armes nucléaires doit demeurer dans les carquois de l’escalade comme instrument destiné à empêcher l’utilisation d’armes de destruction massive, afin d’éviter des risques véritablement
existentiels. »
Ce véritable appel à violer la charte des Nations unies au profit de la guerre préventive a été lancé par cinq anciens chefs d’état-major européens et états-unien - prétendant, sans honte aucune, que leur « point d’ancrage est la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies » - dans un manifeste pompeusement intitulé Vers une grande stratégie pour un monde incertain. Ce document de 150 pages a été rendu public le 10 janvier dernier, à Washington, et a été rédigé sous l’égide de l’Institut international d’études stratégiques de Londres (IISS) et de la fondation néerlandaise Noaber, proche de l’intégrisme chrétien. Il est destiné à être l’un des éléments idéologiques et politiques essentiels de la « réflexion » actuellement menée dans les capitales occidentales en vue de la transformation de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en bras politique et militaire de l’hégémonisme états-unien sur la planète.
Les auteurs en sont le général américain John Shalikashvili, ex-chef d’état-major américain sous Bill Clinton et ex-commandant en chef de l’OTAN en Europe, le maréchal britannique lord Peter Inge, le général allemand Klaus Naumann, ancien président du comité militaire de
l’OTAN, le général néerlandais Henk Van den Breemen et l’amiral français Jacques Lanxade, ex-chef d’état-major (d’avril 1991 à septembre 1995) sous François Mitterrand.
La logique de la proclamation est fondée sur deux concepts doctrinaires essentiels : le monde issu de la victoire occidentale dans la guerre froide est aujourd’hui plein de dangers et d’incertitudes menaçant les « démocraties occidentales », alors que ces dernières ont, seules, la capacité d’instaurer un monde fondé sur les « valeurs de démocratie et de liberté ». Partant de là, affirment ces théoriciens d’une nouvelle et multiforme guerre planétaire, les États-Unis
doivent pouvoir compter sur le « couple transatlantique » , dans l’optique de la constitution d’un « directoire » à trois pôles. Cette trinité qui partage « des buts, des valeurs et des intérêts
communs » serait composée des États-Unis, une alliance militaire dominée par Washington, de l’OTAN « rénovée » - expression de la « double influence effective » des USA - et de l’Union européenne élargie.
L’objectif final à atteindre serait le remplacement du « concept binaire d’une Europe en coopération avec les États-Unis » au profit d’une « alliance de démocraties allant de la Finlande à l’Alaska ». « La certitude est aujourd’hui érodée dans notre monde par une
prolifération d’informations, de savoirs et de choix. L’érosion de la certitude est accélérée par un rapide changement technologique, social et culturel. Et il arrive que ces changements aient lieu trop rapidement pour que certaines de nos institutions majeures puissent
y faire face. »
L’idée d’un monde en pleine transformation est insupportable aux auteurs. Ah, que la guerre était belle à l’époque de l’équilibre de la Terreur ! Pourrait-on dire…
La première menace serait « la démographie » car, d’ici à 2050, la population mondiale « dépassera les 9 milliards » et celle de l’Europe, qui compte aujourd’hui pour 11 % de la totalité, ne sera plus que de 7 %… Est-ce un hasard si, la veille de la publication du document, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, déclarait à la tribune de la 44e Conférence de l’OTAN sur la sécurité, à Munich, le 9 janvier : « Face à un monde qu’on appelait, souvenez-vous, il y a moins de vingt ans, le tiers-monde et vers lequel le pouvoir bascule irrésistiblement, nous aurons besoin de nouvelles solidarités pour porter notre communauté de valeurs. Ce sont ces éléments déterminants qui nous rassemblent et doivent guider notre politique à venir. » Le rapport des généraux cite ensuite le « changement
climatique », la « sécurité énergétique », la « montée de l’irrationnel » et « l’affaiblissement de l’Etat nation ». Mais le problème le plus fondamental, selon ces penseurs de la guerre
préventive, est « la face obscure de la mondialisation », c’est-à-dire, en vrac, une « interconnexion » qui porte « en revers » « le terrorisme international, le crime organisé et la prolifération d’armes de destruction massive, mais aussi les menaces asymétriques
d’acteurs par procuration ou l’abus des pressions financières et énergétiques. Les migrations continuent à lancer des défis au monde, ainsi que des maladies dramatiques comme le sida ».
« Toutes ensemble, ces menaces mondialisées sont à grande échelle et d’une complexité sans précédent. »
Une « défense soutenue » sera exercée « dans nombre de scènes et recouvrira nombre de domaines traditionnellement séparés ». Elle exigera « une volonté de frapper dur avec la force militaire quand ce sera nécessaire ». L’« asymétrie (des forces mises en oeuvre - NDLR) sera utilisée par toutes les parties en conflit, ce qui signifie que, nous aussi, nous devons être bien mieux préparés à l’inattendu et faire en sorte que la partie opposée ne sache jamais comment, où et quand nous agirons. (…) L’escalade nucléaire est le pas ultime d’une réponse asymétrique (du fort au faible - NDLR) et, dans le même temps, c’est le moyen le plus puissant d’induire l’incertitude dans l’esprit d’un opposant ».
Face à ce monde dont les hordes barbares assiégeraient l’Occident « civilisé », il ne peut y avoir d’autre solution que la « prévention », mais pas n’importe laquelle. Celle de l’« anticipation des menaces » et du « maintien à l’écart des risques ». Et, pour bien montrer qu’en fin de compte, l’arme nucléaire n’est qu’un instrument d’action préventive banale, les généraux affirment qu’il est « essentiel de maintenir cette dimension de guerre psychologique pour avoir le dessus sur la capacité de l’opposant à calculer les risques ». Notons au passage que le concept d’« ennemi » est remplacé par celui d’« opposant », un terme bien plus large et imprécis permettant toutes sortes d’interprétations…
Ce concept délétère de frappe « préventive » est directement issu de la doctrine bushienne d’« invulnérabilité préventive ». Une doctrine largement défendue par l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, et adoptée également par le pouvoir français.
Déjà, en janvier 2006, Jacques Chirac avait affirmé être disposé à lancer - notamment en cas de contestation de nos « sources d’approvisionnement » ou de « menace terroriste » de la part d’un État - une attaque nucléaire préventive, même contre un pays non
nucléaire. Dans le même temps, Washington, comme Londres et Paris, procède au perfectionnement de l’arme nucléaire, contrairement au principe même du traité de non-prolifération (TNP). « Les opérations en cours en Irak et en Afghanistan ont montré que
les structures actuelles des forces de la plupart des États occidentaux ne sont pas pleinement capables de répondre aux défis militaires présents. Tandis que les membres de l’OTAN investissent dans de nouvelles capacités (d’armement - NDLR), nombre de ces dernières ne sont prévues que pour l’ère géographique de défense de l’OTAN. (…) Les membres de l’OTAN (européens, bien sûr - NDLR) n’ont pas la volonté d’investir dans des capacités exigées aujourd’hui et leurs budgets de la défense ne reflètent pas les priorités. »(…) « Le commandant "de théâtres" devra "détenir l’autorité opérationnelle" et, le cas échéant, on devra lui attribuer "une pré délégation de capacité de riposte (…) lorsqu’on n’aura pas le
temps d’attendre une décision dans ce sens du conseil" de l’Alliance, comme par exemple dans le cas "d’une attaque par missile ou d’une cyberattaque" . »
Le moment est donc venu, affirment les ex-chefs d’état-major, de réformer l’OTAN - « unique organisation à la fois politique et militaire » - pour développer et exploiter à plein ses capacités d’intervention partout dans le monde.
Il s’agit, par conséquent, de donner une autorité en quelque sorte supranationale à l’OTAN toujours, cela va sans dire, sous la haute autorité des États-Unis. Tout d’abord, « l’OTAN devrait abandonner le principe du consensus à tous les niveaux, à l’exception de celui du
conseil ». Ensuite, « uniquement les États qui contribuent à une mission - c’est-à-dire par des forces armées dans une opération militaire - devraient avoir le droit de décider du processus de l’opération ».
Dans ce contexte, les cinq généraux intiment à l’Union européenne de mettre fin à son « obstruction à la coopération UE-OTAN » et de tout faire pour devenir « le véritable et indispensable partenaire des États-Unis » afin d’agir dans « l’intérêt commun transatlantique ».
À Munich, le 9 janvier dernier, paraphrasant Nicolas Sarkozy, Hervé Morin a affirmé : « Je considère pour ma part que nous faisons partie d’une communauté euro-atlantique, une communauté de valeurs qui repose sur des fondements philosophiques communs, sur les mêmes fondations. » Et, a-t-il ajouté, « l’Europe doit en effet faire plus pour partager le fardeau de sa défense, mais les nations européennes ne le feront que si elles prennent conscience de leurs propres responsabilité s, et cette conscience-là ne viendra que si elles sortent de l’infantilisation dans laquelle on les confine. (…) Et on voit bien que l’Union européenne, ce n’est pas moins d’Alliance mais plus de forces - de ce réservoir de forces qui sont au service de l’Alliance et de l’Union européenne ». Quant à la France, son « regard sur l’OTAN a nécessairement changé, et suscité naturellement une réflexion renouvelée sur la relation que nous devons entretenir avec elle, en tant qu’allié et force de proposition ».
Toutes ces « réflexions » convergent vers une même direction : celle tracée par le « Projet pour un nouveau siècle américain » (PNAC), élaboré en 1997 par les idéologues néoconservateurs arrivés au pouvoir en 2000 avec W. Bush. Une doctrine devant conduire à l’hégémonie planétaire des États-Unis - une obligation par « destin
manifeste », disent-ils -, dont le texte des cinq généraux est en quelque sorte une mise à jour : face aux échecs des guerres états-uniennes, il y a urgence de faire de l’OTAN une armée de
réserve offensive pour tenter d’empêcher l’inévitable formation d’un monde aux pôles multiples avec une autonomie croissante.
Il est significatif que le manifeste explique que l’Alliance doit développer « une stratégie d’information » afin de démontrer « au monde que l’OTAN est une force du Bien », afin qu’elle « détienne la maîtrise de l’information dans les relations publiques » et de faire en
sorte de « gagner les coeurs et les esprits aussi bien de ses propres nations que des gens du théâtre d’opérations »…
L’hégémonisme est donc bien résistible : les opinions publiques - pas seulement en Occident - sont là pour dire que des solutions existent pour répondre durablement et pacifiquement aux crises et régler les conflits existants. Encore faut-il faire en sorte qu’elles soient mises en oeuvre.
Michel Muller

Wednesday, February 20, 2008

23:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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