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15/04/2017

TRUMP: BAS LES PATTES en COREE ! les USA: le danger numéro UN dans le Monde !

 

 

La Chine met en alerte ses submersibles nucléaires 

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Sans trop de bruit, les submersibles nucléaires chinois viennent de recevoir le mandat de l’État. En d’autres termes, assurer une seconde frappe de riposte nucléaire en cas d’attaque nucléaire adverse visant les centres vitaux chinois. 

La force de dissuasion nucléaire chinoise n’est pas la seule à avoir reçu le mandat de l’État ; les forces aérospatiales dont les très mystérieuses unités de lutte contre les objets en orbiteauraient déjà reçu cet ordre après l’entrevue du président chinois avec son homologue américain en Floride. À Pékin, on a très peu apprécié les propos insultants de Trump à l’égard du président Xi Jinping, notamment l’allusion au fameux dessert en chocolat. 

La base de données des cibles visées par la triade chinoise est en train d’être actualisée pour inclure plus de 1355 nouveaux objectifs stratégiques dans le Pacifique et en Amérique du Nord. 

De son côté, la Russie affirme que 90 % de ses capacités de frappes nucléaires sont opérationnelles. 

De toutes évidence, Trump joue avec le feu, a souligné une source autorisée anonyme au sein de l’armée chinoise, avant d’affirmer que Washington ne craint pas la guerre mais n’y est jamais prêt tandis que Moscou a une sainte terreur de la guerre mais est toujours prêt. À une question sur la Chine, il s’est contenté d’une sorte de sourire énigmatique (mais en étais-ce vraiment un?) avant de conclure que c’est une erreur fort regrettable que de sous-estimer une civilisation ininterrompue depuis des millénaires. 

 

21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/04/2017

Trump et la troisième (et quadruple) guerre mondiale

 L’escalade engendre toujours plus d’ escalade : le Monde est de nouveau au bord de nouvelles catastrophes guerrières. Il est grand temps de se mobiliser pour stopper les fauteurs de guerres colonialistes ricano-otano-occidentales ?... L’ Otan mène de plus en plus de guerres impérialistes ?... Un terrible aventurier, capable du pire,  est arrivé au sommet du pouvoir mondial, … Hitler n’ est pas mort, … !

 

RoRo

 

Trump et la troisième (et quadruple) guerre mondiale

 

 

 

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Trump et la troisième (et quadruple) guerre mondiale

 

J’avais annoncé en 2014 sur pravdareport.com la nécessité pour soulager la colère du peuple américain d’un candidat Maverick, hors-système. Il est venu, on a été servis. Mais dans mon livre je vous avais prévenus : psy-op pour mise au pas. Je me répète :

« Relisant les pages informatives que nous avons rassemblées sur Donald Trump, nous traversons une crise morale. Tout nous semble boursouflé, truqué, presque minable. Ses affaires, sa fortune même semblent gonflées. Ses propos sont nuls ou scandaleux, ou ne méritent même pas d’être relevés.

Quelques propositions intéressantes et courageuses sont vite contredites. Sa politique est inapplicable et c’est tant mieux comme ça. Il suscite en outre tellement d’hostilité à l’étranger et dans les milieux importants (télévision, négoces) qu’il risque d’être ruiné avant même l’élection. »

Et la suite était simple à prévoir au chapitre XVII :

« … il semble que l’affaire Trump va servir d’opération psychologique au niveau mondial. Le système a peur des foules, et il a besoin de faire un exemple – en montrant le mauvais… L’accusation de racisme, de nazisme, de fascisme, de machisme par les médias, les excès ou soi-disant excès de Trump porteront leurs fruits et tout le petit monde du petit blanc frustré rentrera dans sa niche comme en France. »

Je n’avais pas osé citer le livre de Texe Marrs sur la symbolique des gestes et lemessage subliminal et Illuminati des portraits politiques. Ce livre montrait queTrump est un « apprenti », un associé du diable (il a prêté son méphitique duplex pour le tournage du satanique film de Taylor Hackford) et qu’il utilisait des poses et même ses cravates pour le montrer. Texe Marrs consacre une double page de photographies au Donald, dont une devant un miroir. Il analyse la symbolique maçonnique des gestes de Trump puis il rappelle que comme dans tous les films à message hollywoodiens, la présence à côté du miroir désigne un dédoublement de personnalité. Ici celui qui se fait élire et celui qui va gouverner. Le populiste pétaradant et le froid oligarque au service du gouvernement mondial et de notre extermination (voyez la sortie de Bill Gates sur la future pandémie).

On se référera enfin au classique de Cronenberg Dead Zone, avec Christopher Walken, pour comprendre dans quelle galère nous sommes embarqués.

Pour se faire élire Trump aura menti sur tout : sur ses intentions impériales, militaires, sur son rapport avec la Syrie. Mais comme disait le Jerusalem Post plus averti que la moyenne, Trump avait été sérieux lors de son speech à l’AIPAC. L’homme d’affaires failli savait ce qu’il faut faire et dire avec ceux que Dostoïevski nomme lesMaîtres du crédit.

Le peuple a voté pour l’homme de la paix, et il récolte la guerre. Wilson voulait faire du monde un lieu plus sûr pour la démocratie en 1917 et en déclarant la guerre aux Allemands. La vérité est que ses héritiers veulent faire du monde un lieu moins sûr par la démocratie. La démocratie est un idéal gnostique. Le monde ne sera jamais assez pur pour elle.

Trump avec sa dégaine d’Arlequin (dixit un lecteur malin de maurizioblondet.it) déclenche la troisième guerre mondiale. La Syrie va y passer, puis l’Iran, puis la Chine, puis la Russie. Dans cet ordre ou dans le désordre. Ce sera un effet démultiplié avec une dette de vingt ou quarante mille milliards.

Ne vous attendez, audacieux antisystèmes, ne vous attendez pas, dis-je, à une chute de l’activité militaire US du fait de la dette. Avec Rothschild et Montefiore, l’Angleterre tripla sa dette pendant les guerres napoléoniennes ; elle finit avec une dette à 200% du PNB en 1815 qu’elle passa un siècle à rembourser en affamant les ouvriers, les Irlandais et en parquant les Indiens et les aborigènes (aujourd’hui les aborigènes c’est nous : on est ruinés, parqués, envahis, gavés de vérité orwellienne). Mais ce n’est pas grave, Napoléon était coulé et le destin français avec lui, destin qui, dit le général, vire au vertige quand il ne dépend pas de la diplomatie anglo-saxonne (c’est dans les Mémoires encore et toujours).

La suite est facile à prévoir : un départ de Poutine ou une destruction de la Russie (une énième destruction de l’Europe au passage ne serait pas mal vue je crois) ; la grande confiscation du cash et de ce qui reste de libertés ; le contrôle resserré du web et de la pensée. Enfin, une meilleure liquidité pour asservir ce qui reste de monde.

Je suis plus pessimiste que la moyenne parce que j’ai plus lu que la moyenne, concernant surtout la démocratie et son atteinte éternelle aux libertés ou à la paix. On cite Debord :

Le destin du spectacle (la démocratie donc) n’est pas de finir en despotisme éclairé.

Quant à ce Trump, il m’a déjà inspiré ce rappel de mes cours de grec, enfant.

Ne prie jamais pour qu’on remplace un tyran ; car celui qui vient après est toujours pire.

Et maintenant allez respirer le bon air nucléaire. Ce sera la démocratie sans la terre.

– Nicolas Bonnal, Donald Trump, le Candidat du Chaos (lien)

 

17:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2017

Mais qui donc menace qui en COREE depuis 70 ans, depuis la mainmise, l' annexion, ricaine sur la COREE DU SUD ???

Washington envisage une action militaire contre la Corée du Nord


Washington envisage une action militaire contre la Corée du Nord


En plus de l’intervention militaire directe entre 1950 et 1953 contre la République populaire démocratique de Corée (le nom officiel du pays), l’agression américaine a consisté en de multiples menaces d’annihilation nucléaire accompagné du déploiement d’armes nucléaires tactiques en Corée du Sud jusqu’en 1991. Un redéploiement est aujourd’hui à l’étude à Washington.


La plus grande partie des menaces nucléaires étasuniennes contre Pyongyang ont été proférées avant que la Corée du Nord ne s’engage dans son propre programme d’armement nucléaire et constituent une des principales raisons pourquoi elle l’a fait. Le fait que le pays soit déclaré membre fondateur de l’Axe du Mal par l’administration Bush, en même temps que l’Irak et l’Iran, a donné un élan supplémentaire.


L’agression américaine contre la Libye de Kadhafi, après l’abandon par le dirigeant nationaliste arabe et africain du programme d’armement nucléaire de son pays, dans un vain effort pour parvenir à une entente avec l’Occident, n’a fait que renforcer la position de Pyongyang dans sa décision d’acquérir une dissuasion nucléaire solide et impérative. Commettre la maladresse de Kadhafi serait un suicide.


La Corée du Nord a en outre été menacée par des exercice militaires américains annuels, impliquant des centaines de milliers de soldats, effectués le long de ses frontières. Tandis que les dirigeants étasuniens décrivent le rassemblement, deux fois par an, d’importantes forces militaires à portée de la RPDC comme normale et défensive, il n’est jamais clair pour l’armée nord-coréenne si les manœuvres dirigées par les États-Unis sont des exercices défensifs ou les préparatifs d’une invasion. Par conséquent, les exercices sont objectivement comminatoires.


Des responsables américains ont décrit les exercices militaires russes le long de la frontière occidentale de la Russie comme des « provocations » et un signe de l’« agression » russe. Un officiel américain a dit: « Les Russes ont fait une quantité d’exercices rapides contre les frontières, avec beaucoup de troupes. De notre point de vue, nous pourrions prétendre que c’est un comportement extraordinairement provocateur. » Et pourtant, lorsque des troupes américaines et sud-coréennes font la même chose, tout près des frontières de la Corée du Nord, leurs actions sont jugées routinières et défensives. (Des menaces routinières, faut-il le souligner, ne deviennent pas des non-menaces simplement parce qu’elles sont habituelles.)


En plus de l’agression militaire, les États-Unis ont ajouté une agression économique qui dure depuis des décennies dans leur tentative de provoquer un changement de régime en Corée du Nord. Pendant près de soixante-dix ans, Washington a mené une guerre économique contre la RPDC, conçue pour faire ce que les sièges économiques sont censés faire : rendre la vie des gens ordinaires suffisamment difficile et misérable pour qu’ils se révoltent contre leur propre gouvernement.


Tandis que les États-Unis se pavanent dans le monde entier comme les champions auto-proclamés de la démocratie, tout en comptant des rois, des émirs, des sultans et des dictateurs militaires parmi leurs plus proches alliés, ils ont imposé des sanctions à la Corée du Nord pour la raison la plus profondément antidémocratique. Un rapport du Service de recherche du Congrès américain de 2016, North Korea : Economic Sanctions [Corée du Nord : sanctions économiques], énumère une liste détaillée des pénalités économiques imposées à la Corée du Nord pour avoir la témérité de pratiquer une économie « marxiste-léniniste » contraire aux prescriptions approuvées par Wall Street et Washington. Par conséquent, les États-Unis mènent une guerre économique contre des gens dans d’autres pays parce qu’ils n’aiment pas les décisions que ceux-ci prennent sur la manière d’organiser leurs propres vies économiques (et plus précisément parce que ces décisions ne correspondent pas aux intérêts lucratifs de l’Amérique des grandes entreprises, le seul secteur des États-Unis dont les voix comptent dans la politique américaine.) Qu’est-ce qui pourrait être plus hostile à la démocratie – et plus impérialiste – que cela ?


La décision des États-Unis d’envisager une action militaire contre la Corée du Nord pour forcer à un changement de régime peut être considérée comme une réponse aux « menaces » de Pyongyang, mais la RPDC, indépendamment de ses fanfaronnades, n’a jamais représenté une menace à la sécurité physique des États-Unis. Elle est beaucoup trop petite (sa population n’est que de 25 millions) et trop faible militairement (ses dépenses militaires annuelles atteignent moins de 10 milliards de dollars, submergés par les mises de fonds himalayennes de ses adversaires, des $36 milliards de la Corée du Sud aux $41 milliards du Japon et aux $603 milliards des États-Unis), pour représenter une menace importante, ou même une menace dérisoire. En plus, elle est totalement dépourvue de moyens pour déplacer une armée sur le sol américain, puisqu’elle manque de bombardiers à longue portée et d’une marine compétente.

Certes, Pyongyang a peut-être développé des ICBM capables d’atteindre les États-Unis, et elle peut avoir acquis le savoir-faire pour miniaturiser les ogives nucléaires qui peuvent être transportées au dessus d’eux, mais l’idée que Pyongyang lancerait une attaque offensive contre les États-Unis est risible. Le faire équivaudrait à une mêlée entre un porc-épic et un lion des montagnes. Comme les porcs-épics n’ont aucun espoir de vaincre les lions des montagnes, et qu’ils seraient massacrés dans leur tentative, ils évitent les confrontations avec les lions. Ils ont toutefois des piquants pour se défendre – l’équivalent des programmes nord-coréens d’armement nucléaire et de missiles balistiques – pour dissuader les lions des montagnes et d’autres prédateurs de les approcher de trop près.


La Corée du Nord est souvent critiquée pour être un pays garnison, fermé au monde extérieur. Pourtant on peut comprendre son insularité comme un impératif pour survivre en tant qu’État indépendant souverain dans un monde où les États-Unis insistent pour exercer un « leadership » mondial (c’est-à-dire en déniant à d’autres pays le droit à leur souveraineté) et en utilisant leur suprématie militaire pour contraindre le monde à marcher derrière leur domination sur l’économie mondiale.


Washington a mené une cyber-guerre contre la Corée du Nord, dont on pense qu’elle pourrait être responsable d’une série d’échecs de lancements de missiles qui ont récemment plombé le programme missile de la RPDC et, en plus, permet d’expliquer pourquoi le gouvernement du pays se méfie de l’ouverture. Vous ne facilitez pas le sabotage de votre propre pays en l’ouvrant à un gouvernement hostile qui s’est engagé à vous destituer. Et s’il devait encore y avoir des illusions sur ce que sont les intentions de Washington, considérez les paroles de John R. Bolton. En 2003, Bolton était le secrétaire d’État adjoint américain pour le contrôle des armements. Interrogé par le journaliste du New York Times Christopher Marquis sur la politique de Washington à l’égard de la Corée du Nord, Bolton « se dirigea vers une étagère, en sortit un ouvrage et le jeta sur la table. Il était intitulé The End of North Korea (La fin de la Corée du Nord). ‘Ça, c’est notre politique’, dit-il ». Les programmes d’armement nucléaire et de missiles de la Corée du Nord n’ont absolument rien à voir avec la volonté de Washington de mettre fin à la Corée du Nord, puisque cela a été la politique des États-Unis depuis 1948, l’année de la fondation de la RPDC, longtemps avant que Pyongyang se mette à développer des armes nucléaires et les moyens de les lancer. Au contraire, les raisons de l’hostilité de Washington résident dans l’économie et le refus de Pyongyang de se soumettre à la domination américaine.


Le mois prochain, la Corée du Sud augmentera significativement les récompenses qu’elle paie aux transfuges du Nord qui trahissent et diffusent des secrets d’État ou remettent de l’équipement militaire. Des responsables nord-coréens de haut rang recevront $860 000 pour déserter et vendre leurs compatriotes tandis que la même somme sera offerte aux pilotes pour piloter leurs avions de combat en Corée du Sud. Les marins qui livreront leurs navires de guerre à Séoul recevront aussi $860 000. En même temps, des paiements allant de $43 000 à $260 000 seront remis aux soldats de l’armée nord-coréenne qui désertent s’ils amènent avec eux des armes moins importantes comme des chars blindés ou des mitrailleuses.


La Corée du Sud, contrairement au Nord très menacé, est un appendice néo-colonial des États-Unis qui héberge des dizaines de milliers de soldats américains sur son sol, apparemment pour la protéger contre la RPDC, même si la Corée du Nord est plus faible militairement que son homologue sur la péninsule, dispose d’un équipement et de systèmes d’armes moins avancés et si ses dépenses militaires ne correspondent qu’à un quart de celles de Séoul. La Corée du Sud renonce à son contrôle souverain sur sa propre armée, le cédant de jure au commandement américain dans les périodes d’urgence et sinon de facto à son contrôle. Cela reflète l’histoire du pays. Il a commencé comme un régime de collaborateurs avec les Japonais, des collaborateurs qui ont fait passer leur collaboration aux nouveaux seigneurs américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Pendant ce temps, au nord, ce sont les guérilleros qui ont combattu la colonisation japonaise et ont donné leurs vies pour l’affranchissement de la Corée du contrôle étranger qui ont fondé le gouvernement à Pyongyang. Alors, comme aujourd’hui, une moitié de la péninsule de Corée manifestait une farouche indépendance, tandis que l’élite de l’autre moitié se soumettait à un colosse impérialiste (contrairement à un mouvement populaire de guérilla dans le Sud qui a cherché, sans succès, à secouer le joug de l’oppression des gouvernements collaborationnistes et de leur suzerain étasunien).


L’hostilité de la Corée du Sud à l’égard de son voisin du Nord favorable à l’indépendance, parallèlement aux sept décennies ou presque d’agression ouverte des États-Unis contre la RPDC, est directement responsable de la fermeture et du caractère de pays garnison autoritaire de l’État nord-coréen. L’orientation anti-démocratie libérale du pays n’est pas l’expression d’une préférence idéologique pour un État policier plutôt que de droit, mais une adaptation à une réalité géopolitique. La nature de l’État nord-coréen, sa stratégie militaire et ses programmes d’armement nucléaire et de missiles sont des conséquences de son engagement idéologique pour l’indépendance, jointes à ses difficultés à tracer une voie indépendante au milieu de voisins hostiles et beaucoup plus forts dont le patron étasunien insiste sur la soumission nord-coréenne.


Lorsque le jeune État bolchevique était entouré d’ennemis plus forts que les Bolcheviques sous de nombreux aspects, Lénine a soutenu que laisser la liberté de s’organiser aux ennemis de la révolution serait auto-destructeur. « Nous ne souhaitons pas nous éliminer nous-mêmes en nous suicidant et par conséquent nous ne le ferons pas », a déclaré le dirigeant bolchevique. En se ralliant volontairement à une démocratie libérale sans restriction – une société ouverte – la Corée du Nord mettrait également en péril le projet nationaliste ce qui se traduirait par une faillite qu’elle s’infligerait à elle-même.


La RPDC est aussi critiquée pour être une cause perdue économiquement, bien que ses souffrances économiques soient presque invariablement exagérées. Néanmoins, près de soixante-dix ans de guerre économique et les contraintes de maintenir une armée assez forte pour dissuader l’agression de voisins hostiles et de leur patron impérialiste ont nécessairement des conséquences néfastes. Essayer de faire tomber la RPDC en lui imposant des sanctions commerciales, travailler à couper Pyongyang du système financier mondial et pousser le pays à une position où il a été contraint de faire de lourdes dépenses de défense pour survivre (on estime que Pyongyang alloue 15% à 24% de son PIB à sa défense, comparés aux 2.6% de la Corée du Sud et aux 3.3% des États-Unis), puis attribuer ses difficultés économiques au fait qu’elle n’est pas une « économie de marché », comme Washington l’a fait, est extrêmement malhonnête.


Peut-être est-ce une façon de mesurer le bellicisme des États-Unis que leurs menaces de guerre soient traitées comme assez routinières pour pouvoir être mentionnées négligemment dans la presse sans soulever beaucoup d’attention ou susciter des protestations. Selon un calcul, les États-Unis ont été en guerre pendant 224 des 241 années de leur existence. Dans le contexte de leur culte permanent et dévot à Mars [le dieu de la guerre, NdT], l’examen par Washington des mérites de l’engagement dans une nouvelle guerre fait de cette dernière éruption de belligérance un spectacle familier. Cela pourrait expliquer la tranquillité avec laquelle la possibilité d’une intervention militaire contre la Corée du Nord a été accueillie. Ce qui contribue à la tranquillité est la réalité que la guerre avec la RPDC ne requerrait pas la participation de l’immense majorité des citoyens américains, mis a part leurs applaudissements aux tribunes. Cela, joint à la totale diabolisation de la Corée du Nord, rend une intervention militaire (si elle devait se faire) facile à accepter pour le public américain, ou du moins à la repousser aux marges de leur conscience.


La révélation que la Maison Blanche envisage une action militaire contre sa victime de longue date a été discrètement insérée dans un article du Wall Street Journal, et on a pensé qu’elle portait si peu à conséquence qu’elle ne méritait même pas de figurer en première page. Au lieu de quoi, le gros titre de l’article mentionnait que la Corée du Nord avait lancé « quatre missiles balistiques dans les eaux au large de la côte, dit la Corée du Sud », conformément à la représentation de la RPDC comme signe de menace. Par conséquent, l’annonce qu’une frappe militaire américaine est envisagée contre la Corée du Nord pourrait être considérée comme une réponse légitime à une prétendue provocation de celle-ci, plutôt que de présenter plus raisonnablement l’essai de lancement de missiles balistiques comme une réaction légitime à près de soixante-dix ans de belligérance étasunienne.


Certains progressistes, préoccupés par le rythme croissant des bruits de sabre américains contre Pyongyang, adjurent Washington de négocier un traité de paix avec la RPDC en échange, pour la Corée du Nord, de refaire la folie de Kadhafi et de démanteler ses programmes d’armement nucléaire et de missiles balistiques. L’idée que les États-Unis rendront la pareille n’est jamais prise en compte et elle est vue comme chimérique. L’arrangement préféré est celui d’un apartheid des armes nucléaires où les États-Unis et leurs subalternes conservent leurs armes nucléaires comme une nécessité « évidente » d’autodéfense et un rempart contre le « chantage nucléaire », tandis qu’on attend du reste du monde qu’il se soumette volontairement au chantage nucléaire des États-Unis et des membres établis du club de l’armement nucléaire.


Presque tout aussi chimérique, cependant, est l’idée que la RPDC renoncera à ses armes nucléaires et aux moyens de les lancer. Les États-Unis ont involontairement créé des conditions qui rendent un programme nord-coréen d’armement nucléaire presque inévitable, et tout à fait adéquat du point de vue de Pyongyang. Pour une dissuasion nucléaire, non seulement il oblige Washington à une extrême circonspection dans le déploiement de ses moyens militaires contre la RPDC, il permet aussi à Pyongyang de réduire ses dépenses en dissuasion conventionnelle, libérant des ressources pour son économie civile. Les armes nucléaires sont rentables. Cette réflexion est implicite dans la « politique nord-coréenne du Byungjin », « le ‘programme à deux voies’ visant à construire l’économie et l’armement nucléaire, défini dans la résolution adoptée par la 7e congrès du Parti des travailleurs de Corée en mai dernier, comme son ‘orientation stratégique permanente’ ».


James Clapper, l’ancien chef du renseignement américain a dit au groupe de réflexion dirigé par Wall Street, The Council on Foreign Relations, d’oublier de négocier un accord nucléaire avec Pyongyang. « Je pense que l’idée d’obtenir des Coréens du Nord qu’ils se dénucléarisent est une cause perdue, a dit Clapper en octobre dernier. Ils ne vont pas le faire. C’est leur ticket de survie. Et j’ai eu un avant-goût de cela, lorsque j’étais là-bas, sur à quoi le monde ressemble de l’endroit où ils se trouvent. Et ils sont assiégés… Donc l’idée de renoncer à leur capacité nucléaire, quelle qu’elle soit, est une ineptie pour eux. »

« Donc un genre de négociations comme avec l’Iran, qui fixerait un plafond ou une suspension n’est pas envisageable – votre expérience diplomatique en déduit que c’est peu susceptible d’arriver », lui a-t-on demandé.


Clapper a répondu : « Je ne le pense pas. »


Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par M pour le Saker francophone

Source


12:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/02/2017

M. Hamon, le candidat qui prend les terroristes pour des démocrates,...

Andres Bryant
1 février, 12:18

M. Hamon, le candidat qui prend les terroristes pour des démocrates,...


En décembre 2016, Benoît Hamon voulait voler au secours des populations d'Alep bombardées par le méchant Poutine.
Il a même déclaré que s'il était président de la République, il y serait allé, comme Mitterrand à Sarajevo.
Lors des primaires qui l'ont désigné comme candidat du PS, il s'est opposé à toute aide financière destinée au peuple syrien. « Arroser les zones contrôlées par Bachar al-Assad, je ne vois pas bien en quoi cela doit être une priorité de l’Union européenne quand il existe
tout une autre Syrie avec d’autres partenaires possibles, comme les villes quasi autonomes autogérées ».
Les zones tenues par les groupes takfiristes, pour M. Hamon, c'est un territoire indépendant, une commune libre où l’on applique gentiment les recettes de l'autogestion, comme dans le programme du PSU des années 70. C'est là, dans ces lieux idylliques où règne la démocratie, que se trouvent les « partenaires possibles » de la France.
On les aime tant, chez les socialistes, ces bandes armées qui s'estiment dépositaires du destin de la Syrie ! Elles s'emploient à la détruire, elles ne vivent que de rapines, elles coupent les têtes et imposent la charia wahhabite. Mais peu importe. La bouche en cœur, M. Hamon veut y voir les amis de la France.
Assassinats de fonctionnaires et de leurs familles, attentats à la voiture piégée qui fauchent les passants, false-flags meurtriers à l'arme chimique, tirs de mortiers qui tuent les écoliers, exécutions de conscrits capturés lors des combats, pollution des sources d'eau potable, destruction des infrastructures et saccage du patrimoine historique, les partenaires de M. Hamon n'ont pas fait dans la dentelle. Le peuple syrien a payé cher son refus de prendre les armes contre le gouvernement. Mais quelle importance ! Rue de Solferino, on l'aime tant, cette bacchanale qui se prend pour une révolution.
Le candidat socialiste feint de l'ignorer, mais les takfiristes ne sont pas tombés du ciel. Ce sont des mercenaires rémunérés par des dynasties corrompues et des puissances occidentales qui ont juré la perte du seul État séculier de la région. S'ils se multiplient, c'est parce qu'il y a de puissantes organisations internationales pour les recruter, les encadrer et les armer jusqu’aux dents. Ces organisations, elles, ont de puissants alliés sans lesquels elles n’auraient jamais eu des milliards de dollars, des 4X4 et des missiles TOW. Parmi ces alliés, la France d'un certain Hollande, qui a livré des armes aux terroristes, est mouillée jusqu'au cou.
Al-Qaida, ses clones et ses avatars ne sont ni l’expression d’un élan mystique, ni la nouvelle version du romantisme révolutionnaire. Ce sont des entreprises nihilistes qui doivent leur nocivité exponentielle, depuis vingt ans, aux manœuvres impérialistes dont le Moyen-Orient est la victime. Elles ne sont pas nées par génération spontanée. Elles sont le fruit des accouplements entre les apprentis-sorciers de Washington et les monarchies réactionnaires du Golfe. C'est un secret de polichinelle. Mais M. Hamon préfère délirer sur l'autogestion à la sauce takfirie et enfumer l'opinion en accréditant la fable ridicule d'une révolution démocratique.
Les exactions de ces bandes mafieuses sont des crimes répondant à la définition précise du terrorisme, c'est-à-dire l’exercice d’une violence aveugle contre des civils en vue d’obtenir un résultat politique. Ce terrorisme est perpétré par une soldatesque recrutée dans 110 pays pour accomplir les basses besognes exigées par ses donneurs d'ordres. Supplétifs de cette OTAN à laquelle les socialistes français tiennent comme à la prunelle de leurs yeux, ces petites frappes ont pour seule fonction de fournir sa piétaille au « regime change » fomenté par Washington, Paris et Londres.
Voir dans ces mercenaires des révolutionnaires épris de justice est une imposture colossale. S’acharnant sur le moindre vestige d’une culture qui la dépasse, cette lie de l’humanité accomplit le sale boulot pour lequel on la paie. Elle ressemble à la pègre utilisée lors du coup d’ État bonapartiste de 1852 : « Rebuts et laissés-pour-compte de toutes les classes sociales, vagabonds, soldats renvoyés de l'armée, échappés des casernes et des bagnes, escrocs, voleurs à la roulotte, saltimbanques, escamoteurs et pickpockets, joueurs, maquereaux, patrons de bordels, soûlographes sordides .. » (Karl Marx, « Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte ») .
Chouchous de la Hollandie, les mercenaires qui dévastent la Syrie ressemblent à ces voyous à la solde du capital, à cette meute sans foi ni loi, à ces exécutants des basses besognes dont les puissants louent les services pour commettre des massacres analogues à ceux qu'un ministre socialiste, l'ignoble M. Fabius, osa qualifier de « bon boulot ». On aura beau tenter de nous en persuader ad nauseam, non, les pseudo-rebelles démocrates et coupeurs de tête ne sont pas des révolutionnaires. Ils sont la chair à canon de l'impérialisme dont M. Hamon est le laquais solférinien.

13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2017

Reste à savoir par quels actes le président Trump entend concrétiser son programme.

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Reste à savoir par quels actes le président Trump entend concrétiser son programme.

 

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Pour ce qui est des peuples du monde, leur première réponse a tenu en une seule phrase prononcée à Davos par M. Jack Ma, fondateur d’Ali Baba :

 

Personne ne « vole » votre travail, vous dépensez trop en guerres

 

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Participant au Forum économique de Davos, le milliardaire chinois Jack Ma, fondateur du site de commerce en ligne Ali Baba, a accusé les États-Unis d’être responsables de leur propre déclin économique en raison d’une mauvaise gestion de leur budget et de leurs dépenses militaires exorbitantes.

« Dans le passé, les Américains ont eu 13 guerres qui leur ont coûté 40,2 trillions de dollars […] Que se serait-il passé s’ils avaient dépensé une partie de cet argent pour développer leurs infrastructures, pour aider leurs fonctionnaires et leurs ouvriers ? Peu importe si cela était stratégiquement opportun ou non, vous êtes supposés utiliser  votre PIB pour votre propre peuple », a déclaré Jack Ma aux participants US, lors du Forum économique, qui se déroule à Davos, en Suisse.

Il a ensuite ajouté : « Quand j’étais jeune, tout ce dont j’entendais parler à propos de l’Amérique c’était de « Ford et Boeing » et de toutes ces entreprises industrielles. Ces dix à vingt dernières années, tout ce dont j’entends parler c’est de « Silicon Valley et Wall Street » […] Que s’est-il passé ? [Durant] l’année 2008, la crise financière a balayé 19,2 trillions de dollars rien qu’aux États-Unis et a détruit 34 millions d’emplois dans le monde. Donc que se passerait-il si les dépenses engagées pour Wall Street et pour les guerres au Moyen-Orient avaient été réservées au Midwest des États-Unis, pour développer l’industrie là-bas ? À mon avis, cela aurait changé beaucoup de choses. »

« Donc ce ne sont pas les autres pays qui volent vos emplois, les gars, c’est votre stratégie qui les détruit ! », a-t-il conclu.

 

5. XI Jinping à Davos.jpg

Le président chinois Xi Jinping, qui a prononcé le discours d’ouverture du sommet de Davos

 

En 1999, Jack Ma a fondé Alibaba, l’une des plus grandes plateformes de commerce en ligne au monde. Selon le magazine économique américain Forbes, la fortune nette du Chinois s’élèverait à environ 27,7 milliards de dollars, ce qui ferait de lui le deuxième homme le plus riche de son pays.

 

 

 

Tout récemment (janvier 2017), il a rencontré le président élu américain Donald Trump, qui a souvent accusé des pays comme le Mexique et la Chine d’être responsables des délocalisations qui causeraient la perte d’industries et d’emplois outre-Atlantique. Jack Ma l’a pris au mot en lui faisant part de sa volonté d’investir aux États-Unis.

Source : https://francais.rt.com/economie/32635-personne-vole-trav...

 

Sans doute les États-Unis sont-ils devenus, en matière d’emplois, plus rentables que le Mexique ou la Chine, depuis que les investisseurs US ont détruit le marché du travail de leur pays en investissant exclusivement dans les endroits du monde réduits à la plus extrême misère par la politique étrangère US…

 

2. usa--bald-hawk- xxx.gif

 

 

Provenance : Courrier pour Windows 10

 

09:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/12/2016

NOEL: Il y a aussi des gosses en Palestine occupée, à Gaza, à Alep et ailleurs, ... !

 
 
 
noel en palestine

15:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/12/2016

Plusieurs officiers de l'OTAN capturés dans un bunker des terroristes Al-Nosra à Alep

dimanche 18 décembre 2016

Plusieurs officiers de l'OTAN capturés dans un bunker des terroristes Al-Nosra à Alep



Selon des rapports concordants sortant d'Alep ce 16 décembre 2016, au moins 14 officiers militaires de la coalition de l'Empire anglo-sioniste ont été capturés par les forces spéciales syriennes ce matin dans un bunker terroriste d'Al-Qaïda/Al-Nosra à Alep Est.  Mais selon Veterans ToDay, le nombre d'officiers capturés serait   supérieur à 110 . En février 2012, une quarantaine d’officiers turcs et une vingtaine d’officiers français avaient été restitués à leur armée d’origine, soit par l’intermédiaire de Mikhaïl Fradkov (directeur des services de Renseignement russe), soit directement à l’amiral Edouard Guillaud (chef d’état-major français) à la frontière libanaise.

VT donne les chiffres suivants : 
Syrian Special Forces
Forces spéciales syriennes
Américains : 22
Britanniques 16
Français : 21
Israéliens : 7
Turcs : 62
Le nombre d'officiers arabes félons (Marocains, Qataris, Saoudiens, ..) n'est pas indiqué. Selon le même site, les officiers non arabes ont été  "libérés" avec les terroristes évacuant Alep, en contre partie de certaines concessions des agresseurs occidentaux et israéliens. Les Israéliens auraient payé 3 millions $ par officier pour les racheter.
Par contre, les officiers arabes restent aux mains des Syriens.
Or, le site Voltaire.net, de son côté a annoncé : «Le Conseil de sécurité siège à huis clos, ce vendredi 16 décembre 2016 à 17h temps universel, alors que des officiers de l’Otan ont été arrêtés ce matin par les Forces spéciales syriennes dans un bunker à Alep-Est.
Il est certain que cette réunion à huis clos du Conseil de Sécurité avait pour but la négociation sur la libération des officiers non arabes capturés, moyennant certaines concessions (non connues pour le moment) de l'Empire anglo-sioniste.
Fares Shehabi, un éminent parlementaire syrien et chef de la Chambre de commerce d'Alep a publié les noms des officiers de la Coalition sur sa page Facebook le 15 décembre :
Mutaz Kanoğlu - Turquie
David Scott Winer - États-Unis
David Shlomo Aram - Israël
Muhamad Tamimi - Qatar
Muhamad Ahmad Assabian - Saoudien
Abd-el-Menham Fahd al Harij - Saoudien
Islam Salam Ezzahran Al Hajlan - Saoudien
Ahmed Ben Naoufel Al Darij - Saoudien
Muhamad Hassan Al Sabihi - Saoudien
Hamad Fahad Al Dousri - Saoudien
Amjad Qassem Al Tiraoui - Jordanie
Qassem Saad Al Shamry - Saoudien
Ayman Qassem Al Thahalbi - Saoudien
Mohamed Ech-Chafihi El Idrissi - Marocain

En plus de Voltaire.net, l'autre rapport original a été fourni par le journaliste syrien basé à Damas, Said Hilal Alcharifi. Selon Alcharifi, les officiers de l'OTAN capturés appartenaient à un certain nombre d'États membres, dont les États-Unis, la France, l'Allemagne et la Turquie, ainsi qu'Israël. Voici sa déclaration:
"Grâce aux informations reçues, les autorités syriennes ont découvert le siège d'officiers occidentaux / OTAN de haut rang dans le sous-sol d'une zone située à East Alep et les ont capturés vivants. Quelques noms ont déjà été donnés aux journalistes syriens, y compris moi-même. Les nationalités sont américaines, françaises, britanniques, allemandes, israéliennes, turques, saoudiennes, marocaines, qatari, etc. A la lumière de leurs nationalités et de leur rang, je vous assure que le gouvernement syrien a une prise très importante qui devrait leur permettre de diriger Négociations avec les pays qui ont essayé de les détruire. "
Bien que ces rapports initiaux décrivent les individus en question comme des officiers de "l'OTAN", il est peu probable qu'ils aient porté des couleurs de l'OTAN sur une opération secrète - et pourraient être étiquetés plus précisément comme officiers de coalition des USA.
Le site 21WIRE a également reçu des rapports non confirmés hier que des militants avaient tiré un missile dans la région de Ramousa et ont alors essayé, sans succès, d'obtenir des voitures à partir d'Alep Est. Il est possible que cet incident soit lié aux rapports d'aujourd'hui sur la capture d’officiers occidentaux.
Ce rapport de l'Agence de presse arabe syrienne (pas d'italique dans l'original):
    "L'accord sur l'évacuation des militants et des armes des quartiers orientaux de la ville d'Alep a été suspendu après que des groupes terroristes l'aient violé", ont indiqué des sources spéciales au correspondant de SANA à Alep.
Les sources ont indiqué que la suspension de l'accord resterait en vigueur jusqu'à ce que des garanties obligent les groupes terroristes à se conformer à toutes les dispositions de l'accord, insistant sur le plein respect de l'accord par la Syrie et sa volonté de mettre fin à l'effusion de sang et de restaurer la sécurité et Stabilité à toute la ville d'Alep.
Plus tôt, le journaliste de SANA a déclaré que les groupes terroristes avaient violé l'accord car ils faisaient passer clandestinement des armes lourdes, y compris des missiles TOW, des mitrailleuses lourdes et des personnes kidnappées, y compris des esclaves sexuelles,  via les autobus et les voitures transportant des terroristes et leurs « familles » vers la campagne sud-ouest de la ville d'Alep.
Le journaliste a ajouté que les groupes terroristes avaient tiré des obus et des balles de sniper sur les autobus et les ambulances à la traversée d'Al-Ramousseh, notant que le Croissant-Rouge arabe syrien et le Comité international de la Croix-Rouge qui surveillent le processus d'évacuation a dû retirer tous les autobus et les voitures du passage.
Au cours des dernières 24 heures, environ 8079 terroristes et membres de leur famille ont été évacués sur dix lots via des bus et des ambulances des quartiers de Salah-Eddin, al-Ansari, al-Mashhad et al-Zibdiyeh vers le sud-ouest de la ville d'Alep "

Cela pourrait expliquer le comportement hystérique du Département d'État américain et des responsables occidentaux de l'ONU qui ont réclamé "un cessez-le-feu immédiat" - en dépit du fait que 99% de l'Est d'Alep a déjà été libéré par les forces gouvernementales syriennes.
Les réactions hystériques de l'Establishment occidental à la défaite d'Al Nosra à Alep ont inclus des affirmations sauvages que l'armée syrienne avait «déchaîné des escadrons de la mort» contre ses propres résidents à Alep Est et exécutent ouvertement des femmes et des enfants dans la rue, brûlent des enfants dans la rue », ce qui semblent être des rapports plus fictifs émis par l’imagination de journalistes américains, tels  que Michael Weis de The Daily Beast via CNN, affirmant que l'armée syrienne commettait un« viol en masse » contre les résidents d'Alep Est. 
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Weiss affirme avoir obtenu ses informations de la pseudo 'ONG' financée par les États-Unis et le Royaume-Uni, connue sous le nom de White Helmets (Casques Blancs).
Depuis septembre, de nombreuses organisations suggéraient qu'un centre de commandement occidental situé derrière des lignes détenues par des terroristes avait été pris pour cible et détruit par une frappe de missiles russe [1].
Le Prof Michel Chossudovsky a écrit: «Les États-Unis et ses alliés avaient mis en place une salle d'opérations sur le terrain dans la région d'Alep, intégrée par le personnel du renseignement. Jusqu'à ce qu'il soit visé par une attaque de missiles russes le 20 septembre, cet établissement «semi-secret» était exploité par des services de renseignement américains, britanniques, israéliens, turcs, saoudiens et Qatariens. » Ce rapport n'a été ni démenti ni confirmé par les sources de la Coalition à l'époque. Cependant, une source israélienne, The Times of Israël, a rapporté l'incident.
Pour quiconque a accordé une attention particulière au conflit syrien, voir les forces spéciales de l’OTAN ou des «entrepreneurs» travaillant avec des rebelles ou des combattants terroristes à l’intérieur de la Syrie n’est rien d’inhabituel.

De nombreux rapports ont été déposés de soldats britanniques affectés à des groupes de combat pour aider à la formation, la stratégie et la logistique. En juin 2016, The Telegraph a admis que des forces spéciales britanniques avaient aidé un groupe rebelle, «… avec la logistique, comme construire des défenses pour rendre les soutes en sécurité», a déclaré un combattant «rebelle». D’autres rapports, y compris le L.A. Times qui détaillait les opérations de la CIA utilisées pour armer des militants, y compris le front Al Nosra (al-Qaïda en Syrie) qui étaient la force terroriste en charge à Alep Est. D’autres révélations de l’implication dissimulée des USA incluent The New York Times, et également des informations sur les opérations secrètes américaines (l’OTAN par un autre nom seulement) fournies au Wall Street Journal.

South Front note également:
"Auparavant, en décembre, South Front avait déjà noté que les tentatives américaines de pousser une " solution diplomatique " à Alep pouvaient indiquer que l'administration Obama manquait de temps pour libérer les mercenaires américains et les membres des services spéciaux de la poche d'Alep:
Considérant que les conseillers militaires de la coalition dirigée par les États-Unis ont largement opéré à travers la Syrie, la formation et l'assistance à la soi-disant «opposition modérée» ouvertement liée à Al-Qaïda, les rapports récemment publiés sont probablement vrais.
Par exemple, des conseillers militaires britanniques sont officiellement arrivés en Syrie pour rétablir la capacité de combat de l'opposition «modérée», se sont retirés d'Alep »
On peut également rappeler que, pendant les combats dans le Donbass dans l'est de l'Ukraine, entre mai 2014 et aujourd'hui, de nombreux incidents ont été signalés où les soldats et les militaires de l'OTAN ont été repérés et capturés par les forces rebelles. Dans la plupart des cas, ces rapports ont été muets, plus que probablement à cause du «commerce équestre» ayant lieu comme un prolongement de la diplomatie plus large, ou l’on échange des prisonniers de guerre contre des concessions politiques ou militaires.



[1] mercredi 21 septembre 2016. Syrie. Moscou élimine des officiers israéliens

Hannibal GENSERIC


20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/11/2016

COMMENT ONT-ILS INCENDIE L'INSTITUT KURDE IL Y A 18 ANS?

Sent: Saturday, November 19, 2016 2:31 PM
lpv/lcg
Subject: COMMENT ONT-ILS INCENDIE L'INSTITUT KURDE IL Y A 18 ANS?
 

Extrait de mes mémoires d'exil:

Lorsqu’Öcalan se trouvait en Italie, des manifestations sauvages se déroulaient non seulement en Turquie, mais dans les métropoles européennes où se trouvaient de fortes communautés d’immigrés turcs, excités par les propos agressifs des dirigeants turcs, les articles des journaux turcs, et les émissions des chaînes de télévision turques.

Le premier résultat déplorable de ces incitations à la haine se produisit à Bruxelles, capitale de l’Europe, la nuit du 17 novembre 1998. Nous suivions le dernier bulletin d’informations du jour lorsqu’un ami nous téléphona de Saint-Josse pour nous annoncer que les locaux kurdes de la rue Bonneels avaient été incendiés.

Le premier était celui de l’Institut kurde de Bruxelles, l’autre celui de l’Association culturelle du Kurdistan, membre de la Fédération des associations kurdes en Europe. Les agresseurs en avaient profité pour molester un commerce assyrien rue Verbist.

Ce qui était impardonnable côté belge était que la police, qui était au courant que des jeunes, incités depuis des jours à l’action, s’étaient réunis sur une place à quelques kilomètres de là, et s’étaient mis en branle vers la rue Bonneels en brandissant des drapeaux turcs et du MHP et en scandant des slogans antikurdes, avait observé de loin sans intervenir l’incendie volontaire des deux locaux.

Les témoins des événements ont raconté que la foule en délire, une fois le feu bouté aux locaux kurdes, s’était dirigée vers les locaux d’Info-Türk situés deux rues plus loin, toujours scandant des slogans, mais que certains journalistes turcs les en auraient dissuadés en disant : « C’est un organe de presse, là-bas, si vous vous y attaquez, la réaction belge sera forte.» Fort heureusement, comme personne ne se trouvait dans ces locaux à ce moment-là, il n’y eu pas de victime à déplorer.

Le lendemain matin, les événements de Saint-Josse faisaient la une des journaux, des radios et des chaînes de télévision en Belgique. Le plus grand quotidien belge, Le Soir, titrait : « Violences kurdes à Bruxelles». Or, depuis des jours, nous mettions en garde les autorités et les médias belges contre l’éventualité prochaine d’une agression contre les Kurdes. Il n’y avait pas encore quatre ans que les manifestants kurdes qui marchaient dans le même quartier pour la liberté s’étaient fait agresser.

L’Institut kurde de Bruxelles, l’Association des Arméniens démocrates, le Centre culturel du Kurdistan, le Centre culturel Mésopotamie et Info- Türk publièrent un communiqué conjoint pour protester contre les agressions et contre l’attitude de la police à l’égard de celles-ci. Nous appelions les autorités belges à prendre les mesures nécessaires pour que de telles agressions ne se reproduisent plus dans la commune où vivait en paix le microcosme anatolien.

Le même soir, les chaînes de télévision turques diffusaient en boucle les images et les informations relatives aux événements avec les commentaires les plus incendiaires. Les meilleures prises de vues en plans les plus serrés, qui permettaient l’identification des agresseurs, étaient celles de Show TV, que nous enregistrâmes immédiatement.

Les dirigeants de l’Institut kurde tinrent une conférence de presse dans les ruines des locaux incendiés, et montrèrent les dommages aux journalistes belges. Je pris également la parole à cette occasion pour critiquer vivement la manière dont les médias belges avaient montré les événements. Le grand reporter de RTL, Marie-Rose Armesto, demanda :

- Je vais m’occuper de l’affaire, mais avez-vous suffisamment de preuves ?
- Et comment ! Viens tout de suite chez nous, dis-je.

Sur les images de Show TV, on voyait très nettement les drapeaux aux trois croissants des agresseurs, les signes de reconnaissance des Loups gris, et le visage d’un certain nombre de participants aux événements.

Choquée par les images, Marie-Rose dit :
- Je ne peux pas diffuser ces images telles quelles pour des questions de droits d’auteur. Ce qui serait bien, c’est que je fasse des plans rapprochés de ces images te montrant regarder la télévision, tout en passant simultanément tes commentaires.

Le reportage fut emballé en une demi-heure. Marie-Rose ne se contenta pas de diffuser ces images sur RTL, elle les distribua à toutes les chaînes de télévision francophones et néerlandophones et permit ainsi aux téléspectateurs de connaître la vérité.

Désormais, plus personne ne pouvait dissimuler la vérité. Il fallut bien traîner en justice les personnes dont l’identité avait été révélée par les enregistrements, mais rien ne fut fait à l’encontre des diplomates turcs ainsi que des associations et médias turcs qu’ils manipulaient. En outre, à l’issue des procédures qui durèrent des années, aucun des saboteurs ne fut condamné. Un seul jeune, qui fut jugé meneur, fut condamné à un mois de travaux d’intérêt général dans une association !

(Dogan Özgüden, Journaliste "apatride", Academic and Scientific Publishers, Bruxelles 2014)

 
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21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/11/2016

BELGIQUE: Une pétition de 38.000 signatures contre le remplaceme nt des avions chasseurs-bombardiers F-16 est remise au Président de la Chambre.

 

Une pétition de 38.000 signatures contre le remplacement des avions chasseurs-bombardiers F-16 est remise au Président de la Chambre.

La plateforme nationale « Pas d’avions de chasse – Geen gevechtsvliegtuigen », qui regroupe plus de 130 associations de la société civile belge (www.pasdavionsdechasse.be), vient d’introduire auprès du Président de la Chambre, une pétition réunissant 38.000 signatures contre le projet du gouvernement de remplacer les avions chasseurs-bombardiers F16 de l’armée belge.

Pour la plateforme « Pas d’avions de chasse », cette demande doit être saisie par les parlementaires, pour que cet « achat du siècle » fasse l’objet d’un débat qui englobe la société belge dans son ensemble. Tout d’abord parce que l’utilité de tels avions est questionnable mais aussi parce que, comme vient de nous le prouver une nouvelle fois les négociations budgétaires, cet achat aura un impact évident et très lourd sur le quotidien de tous les citoyens de ce pays.

La plateforme « pas d’avions de chasse » demande donc au Président de la Chambre :

  • que certaines associations membres de la plateforme soient entendues dans les différentes commissions qui ressortent de leur domaine de compétences : Relations extérieures, Défense, Affaires sociales, Économie, Finances et budget.
  • que toute la clarté soit faite, en  termes budgétaires et financiers, sur les implications concrètes de cet éventuel achat dans un contexte de rigueur budgétaire.
  • Que tous ces résultats fassent l’objet d’une communication large et transparente

Le débat est urgent : le gouvernement va très prochainement déposer un projet de loi pour cadenasser ces futurs investissements.

Ludo De Brabander (Vrede vzw) et Samuel Legros (CNAPD), secrétaires de la plateforme « Pas d’avions de chasse – geen gevechtsvliegtuigen »

17:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/2016

Comment peut-on être Coréen (du Nord) ?

Comment peut-on être Coréen (du Nord)?

Tout d' abord, il n' y a qu' UNE SEULE Corée: ce sont les impérialistes, colonialistes, ricains qui ont annexé de force la partie Sud de la péninsule coréenne au lendemain de la Libération, ...

Ils en ont fait, évidemment, fait un véritable porte-avion nucléaire, bactériologique et chimique en Extrême-Orient, armes qu' ils ont utilisées effectivement lors de certaines étape de leur Histoire de guerres répétées et successives de domination mondiale,...

En 1950, les Corées ont raté leur opération de réunification d' alors,... Une réunification que les Vietnamiens ont réussie une vingtaine d' années après: chassant les fascistes japonais, les colonialistes français, les impérialistes, interventionnistes ricains, et leurs fantoches, ...

Les Vietnamiens réunifiés prouvent largement à la face du Monde actuel, qu' ils ont réussi, qu' ils pouvaient très bien se passer de ces différents colonialistes successifs, ... !

La nature du régime en place ? C' est leur affaire intérieure, ... Les ricano-otano-occidentaux n' ont rien à y faire, ni à imposer, à des milliers de kms de leurs frontières, ... Leurs interventions militaires en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, ne sont guère des réussites, qu' elles causent des ruines, qu' elles massacrent des millions de gens fabriquant des douleurs, des exodes de millions de gens qui n' ont plus qu' à fuir leur pays, aggravant tous les racismes et les égoïsmes, ...

RoRo

 

Comment peut-on être Coréen (du Nord)?

This undated picture released from North Korea's official Korean Central News Agency (KCNA) on August 25, 2016 shows North Korean leader Kim Jong-Un (C) laughing as he inspects a test-fire of strategic submarine-launched ballistic missile at an undisclosed location. / AFP PHOTO / KCNA / KNS / South Korea OUT / REPUBLIC OF KOREA OUT  / SOUTH KOREA OUT ---EDITORS NOTE--- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO/KCNA VIA KNS" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
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Toutes les sociétés présentent des pathologies, mais leur nature est différente. L’impact de celles qui sont occidentales a pour particularité de mettre en jeu l’existence même de nombreux peuples.

Le mépris ou l’indifférence régnant en Europe pour l’Afrique et l’Asie constituent l’une de ces maladies : ils ont pour origine le vieux colonialisme pratiqué durant des siècles et dont il y a de fortes survivances, par exemple, avec la « Françafrique » et ses ingérences, largement tolérées par l’opinion.

L’impérialisme étasunien, d’abord limité à l’Amérique du Sud puis étendu à l’ensemble de la planète, avec son soi-disant messianisme, son racisme encore très vivant et son complexe de supériorité entretenu par ses intérêts stratégiques, nourrit et prolonge la maladie européenne. Cette hégémonie est pour beaucoup d’Américains la simple expression d’une puissance légitime, chargée de répandre le « Bien » sur terre. Les Républicains, style Trump, n’arrangeront rien, pas plus qu’une présidence Clinton, candidate « Démocrate » de Wall Street, n’aurait été favorable à la paix.

Une illustration significative est le traitement de la Corée du Nord (jamais appelée par son nom « République Démocratique Populaire de Corée »), systématiquement dénoncée comme l’ « État-voyou » le plus voyou de tous, « le plus dangereux du monde », selon G. Bush en visite à Séoul en février 2003.

Pour nombre d’Occidentaux, la RPDC serait le « diable incarné », producteur d’armes de destruction massive et qui, malgré son admission à l’ONU, ne saurait être reconnue par la Patrie des droits de l’homme, autrement dit la France ! Pas question pour le Quai d’Orsay de ne pas être dans le sillage des États-Unis, au cœur de « l’espace vital » qu’ils se sont octroyés en Asie !

Les milieux progressistes, dans une confusion croissante, sont eux-mêmes contaminés par crainte d’être pointés du doigt, d’être accusés de staliniens invétérés, handicaps supplémentaires dans les controverses électorales !

« Comment peut-on être Coréen (du Nord) » ? bien qu’il soit à nouveau possible d’être Persan depuis que les États-Unis se sont rapprochés de l’Iran !

Jouer à la fable de La Fontaine, « Les animaux malades de la peste », fait consensus : le « lion » yankee, premier détenteur des armes nucléaires les plus sophistiquées, répandues dans la Mer de Chine, à proximité immédiate des cotes coréennes, dénonce comme seul coupable de dangerosité ce modeste voisin du cheval, « l’âne », traité souvent comme une bête de somme, assimilé par certains au peuple coréen , avec l’assentiment de tout le bestiaire de la fable, c’est-à-dire de tous les politiciens courtisans des plus puissants, mais aussi d’une grande partie de l’opinion occidentale. C’est que les grands médias, comme France Inter avec Bernard Guetta le 12 octobre dernier par exemple en remettent avec, semble-t-il, conviction, en fabriquant une image surréaliste de la RPDC, toujours la même, faite de soldats défilant au pas de l’oie, de meetings gigantesques et de dirigeants aux silhouettes non conformes aux top-modèles occidentaux !

Les prétendus « experts » qui se manifestent sur le sujet n’ont souvent pas la moindre connaissance réelle de la Corée (style Rigoulot) ou sont des auteurs à succès de BD, ayant passé huit jours à Pyong Yang, ne connaissant du « pays du matin calme » ni l’Histoire difficile, ni ses réalités économiques et sociales et encore moins l’héritage confucéen !

On a une opinion très « radicale » sur la Corée, sans savoir, par exemple, qu’il s’agit d’un petit pays placé au milieu des grands empires, frappé de dévastations successives (la colonisation japonaise particulièrement féroce de 1905 à 1945, la guerre de 1950-1953, plus un embargo strict qui dure depuis 70 ans!). Pire, il semble que ces déterminants fondamentaux n’intéressent pas ceux qui portent les jugements les plus sévères sur ce pays : leur fonction semble être, sans scrupule, d’utiliser la Corée pour pérenniser une hostilité sans réserve née à Washington, mini rappel de l’anticommunisme chronique nécessaire au néo-conservatisme « libéral ».

Le traitement occidental de la question coréenne est révélateur du refus total du principe de souveraineté, de la volonté d’indépendance nationale assimilée à une provocation lorsqu’elle est revendiquée par un petit pays comme la Corée du Nord ! Peu importe que la Corée Populaire ait manifesté cet esprit d’indépendance à l’égard de l’URSS (refus d’entrer dans le Comecon, refus de s’intégrer au réseau électrique soviétique malgré les insuffisances du réseau national, etc.) et qu’elle l’exprime aujourd’hui vis-à-vis de son principal allié, la Chine.

Alors que certains communistes dans le monde, y compris en France, sont en rupture avec le Parti du Travail coréen, les experts des États-Unis, notamment la CIA, ne s’y trompent pas : le mode de production de la RPDC n’est pas capitaliste et le Parti du Travail est bien en train d’essayer d’édifier, au milieu des pires difficultés, un socialisme non pas « standard » mais fortement imprégné de coréanité, ce qui explique d’ailleurs sa stabilité en dépit des épreuves.

Se refusant à tout « modèle », le socialisme nord-coréen – qui n’a pas pour ambition d’être imposé à qui que ce soit – est axé sur le principe de ne « compter avant tout que sur ses propres forces » et de ne jamais sacrifier « la bataille idéologique ».

Combien de pays du Sud, trop souvent alignés sur les Puissances du Nord sans obtenir les résultats attendus, pourraient adhérer à cette priorité nationale si la corruption ne pesait pas sur leurs « élites », et pourquoi celles-ci n’ont-elles rien à dire à leur peuple ?

On comprend que de telles expériences socialistes fassent l’objet de campagnes permanentes de discrédit pour éviter toute « contamination » : jusque dans les années 1970, le Nord se développait plus vite et plus équitablement au plan social que le Sud pourtant inondé de dollars. Il fallait par tous les moyens, y compris la guerre et l’embargo, mettre un terme à cette « anomalie » !

De surcroît, les États-Unis pratiquent une politique agressive vis-à-vis de la Corée du Nord afin de légitimer leur stratégie militaire dans la région pour contrer la « menace » chinoise et les velléités japonaises d’émancipation de la tutelle américaine. Le Japon est un concurrent dont il faut limiter les ambitions. La Chine est en voie de devenir la première puissance mondiale qu’il convient de « contenir ». La RPDC est le bouc-émissaire idéal pour légitimer le maintien des bases militaires en Corée du Sud, au Japon, ainsi que la présence de la flotte américaine, dotée d’armes nucléaires, dans toutes les mers voisines. Il est nécessaire de montrer sa force hégémonique par l’organisation permanente de vastes manœuvres militaires à proximité de la RPDC, mais aussi et surtout de la Chine et de la Russie toutes proches, comme les États-Unis le font aussi en Pologne ou sur le territoire des États Baltes avec l’OTAN !

La question nucléaire souvent mise en avant n’est qu’un faux prétexte, occasion de dénoncer avec violence les « provocations » de Pyong Yang ! Le caractère artificiel de l’argument nucléaire est prouvé s’il le fallait par les positions de la France comme de la plupart des pays de l’OTAN au Comité des Nations Unies chargé du désarmement. Ce Comité vient de voter une résolution visant à relancer les négociations en vue de la dénucléarisation militaire du monde.

2017 doit être en effet l’année de la négociation d’un traité favorable au démantèlement de tous les arsenaux nucléaires. 38 États ont voté contre cette résolution dont les grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Royaume Uni, France) entraînant derrière elles les membres de l’OTAN, la plupart des membres de l’Union Européenne et Israël. La Chine s’est abstenue comme l’Inde, le Pakistan, la Finlande et les Pays-Bas, par exemple. La Corée du Nord au contraire a voté la résolution. Les autorités françaises, qui font des discours sur la sécurité internationale et qui refusent d’établir des relations normales avec la RPDC, ont ainsi dit non à toute tentative de désarmement nucléaire généralisée démontrant ainsi leur mauvaise foi vis-à-vis de la Corée du Nord.

Le nucléaire civil par contre est une nécessité vitale pour le développement économique et social de la Corée du Nord, toujours en situation d’insuffisance énergétique. Le droit de l’acquérir est parfaitement légitime et licite.

Le nucléaire militaire est pour les dirigeants nord-coréens, adoptant une position très « gaullienne » une arme de dissuasion irremplaçable aussi longtemps que les États-Unis se refusent à toute négociation directe en vue de la levée de l’embargo très nuisible à l’économie nationale (allant jusqu’à l’interdiction d’obtenir un prêt du FMI et freinant tout investissement étranger), de la conclusion d’un traité de paix mettant fin à la situation de belligérance (guerre de 1950-1953) et de l’établissement de relations internationales normales, c’est-à-dire conformes à la légalité internationale.

Les États-Unis, en effet, n’ont pas cessé, à l’inverse de ce que répètent les politiciens et les médias occidentaux accusant exclusivement les Coréens, de multiplier les opérations et les manœuvres de toutes sortes pour se refuser à toute normalisation avec la RPDC et à bloquer son ambition nucléaire.

Il est important de constater que les positions de la RPDC sont réactives et non offensives, malgré la réputation qu’on lui attribue. Son vote au Comité des Nations Unies en fait la démonstration.

Ce n’est pas un hasard si une vaste propagande mondiale attribue à la Corée du Nord, sans examen d’une réalité complexe, la responsabilité du déclenchement de la guerre de 1950-1953. Il s’agit de montrer qu’il est dans la « nature » du régime d’être agressif, alors qu’il s’agissait en 1950 d’une guerre civile (avec des accrochages armées quotidiens) que l’Occident, comme cela est dans ses habitudes, a internationalisé, la transformant en conflit entre États.

Depuis 1950, les États-Unis ont très fréquemment menacé la RPDC de recourir à l’arme atomique contre elle, comme en attestent les document déclassés de la CIA et du NSA, analysés par les spécialistes. Washington, après hésitation, a dû démettre de ses responsabilités le chef d’état-major Mac Arthur, décidé à user de la bombe atomique contre la Chine et la Corée du Nord vers la fin de la guerre de 1950-1953.

Dès 1957, les États-Unis ont introduit en Corée du Sud des armes nucléaires, en violation des Accords d’Armistice de 1953, alors que l’armée soviétique avait quitté la Corée du Nord depuis 1949. En 1972, il y avait 763 ogives nucléaires au Sud !

Entre 1958 et 1991, les manœuvres militaires dirigées par les Américains en Corée du Sud ont toujours comporté des scénarios d’utilisation des armes nucléaires.

En 1985, la RPDC, désireuse d’obtenir un accord avec les États-Unis, a signé le Traité de Non Prolifération en échange d’un engagement américain de livrer des centrales à eau légère d’usage exclusivement civil. Les États-Unis n’ont pas respecté cette promesse, les Républicains comme les Démocrates alternant au pouvoir n’ayant jamais pratiqué clairement avec les Coréens une diplomatie de compromis (il en été ainsi aussi bien pour la mise en œuvre de l’Accord cadre d’octobre 1994 ou de celui de septembre 2005). De fausses raisons ont été invoquées par Washington pour ne jamais aller jusqu’à conclure un traité de non-agression réclamé par la partie coréenne, donnant à la RPDC des garanties minimales contre une éventuelle intervention armée.

Le paradoxe est que le nucléaire militaire nord-coréen, résultat de cette attitude américaine, est devenu le prétexte du refus de négocier !

Les gouvernements français de droite et de « gauche » ont aussi insisté pour leur part sur le non respect des droits de l’homme sans reconnaître une évidence : tout est fait pour pousser la direction nord-coréenne à s’organiser en citadelle assiégée ! Comment les droits de l’homme pourraient-ils s’épanouir dans une société en état de belligérance où l’opposition ne peut plus être assimilée qu’à la trahison ? La RPDC, comme le souligne P. Pons, ancien correspondant du Monde au Japon, dans son livre « Corée du Nord, un État-guérilla, en mutation » (2016), s’est pourtant toujours déclarée prête à négocier !

Pour dissimuler ce refus occidental, tous les moyens sont utilisés, y compris les mensonges d’État, pour justifier un ostracisme qui n’a pas d’équivalent dans les relations internationales sur une période aussi longue, avec la complicité de journalistes, dont il faut bien convenir qu’ils sont incultes ou mercenaires ! Ils ironisent, dénoncent, font mine de s’indigner, mais n’informent jamais sur une réalité qu’ils ignorent ! Ils semblent même être heureux d’avoir ce « marronnier » (de plus en plus rares) pour faire consensus et ne courir aucun risque, même en disant n’importe quoi !

L’ONU, toujours officiellement présente en Corée, qui a « couvert » l’intervention armée contre le Nord, est inerte, ce qui n’empêche pas la Corée du Sud de fournir de hauts responsables à l’organisation internationale.

Quelques ONG au sein de la cohorte des faux humanistes manifestent un parfait cynisme en ne condamnant pas les vrais responsables de l’asphyxie d’un peuple soumis à un embargo sévère (qui concerne par exemple les « produits de luxe » dissimulant des biens de consommation courante), tout en l’accusant de mal respirer !

Les forces occidentales dont la tradition est de se croire tout permis ont en 1950-1953 totalement dévasté la Corée du Nord (il restait à Pyong Yang un unique immeuble debout) avant de faire de même au Vietnam. Elles ont aujourd’hui la même pratique avec l’Irak, la Libye, la Syrie, au Yémen, avec leurs alliés du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie (échappant toutes à un quelconque procès en matière de droits de l’homme) !

A chacun de juger après s’être réellement informé au lieu de simplement penser l’être, en acceptant sans examen une propagande délirante.

 

Novembre 2016, Robert CHARVIN

 

Source: Investig’Action

 
Corée : 1943-1953
 
Le 15 août 1945, le peuple coréen, martyrisé et appauvri par des années de brutalités de la part des forces d'occupation japonaises, célébraient ouvertement sa libération et constituait dans la foulée le Comité pour la Préparation de l'Indépendance coréenne (CPIC).
 
Le 28 août 1945, toutes les provinces coréennes de l'ensemble de la péninsule avaient installé des comités démocratiques populaires et, le 6 septembre, des délégués de toute la Corée, du Nord comme du Sud, créaient la République populaire de Corée (RPC).
 
Le 7 septembre, le lendemain de l'instauration de la RPC, le général Douglas MacArthur, commandant des forces alliées victorieuses dans le Pacifique, sortait officiellement une proclamation adressée « Au peuple de Corée ». Cette proclamation annonçait que des forces placées sous son commandement allaient « ce jour même, occuper le territoire de la Corée situé au sud du 38e degré de latitude nord ».

En fait, le premier groupe de progression des unités américaines, le 17e Régiment de la 7e Division d'Infanterie, commença à s'installer à Inchon le 5 septembre, deux jours avant la déclaration d' occupation de MacArthur. Le gros des troupes d'occupation américaines commença à débarquer de vingt et un bâtiments de la marine de guerre (y compris cinq destroyers), arrivés le 8 septembre dans le port d'Inchon. Il était commandé par le lieutenant-général John Reed Hodge.
 
Des centaines de policiers japonais, à cheval et vêtus de noir, toujours commandés par le gouverneur général japonais Abe Noabuyki, tenaient les foules coréennes en colère à l'écart des soldats américains occupés à débarquer.
 
Le matin du 9 septembre, le général Hodge annonça que le gouverneur général Abe allait rester en fonction, de même que tout le personnel japonais et coréen. En quelques semaines à peine, 25.000 soldats américains et membres des « équipes de service civil » étaient entrés dans le pays. En fin de compte, le nombre de militaires américains en Corée du Sud allait s'élever à 72.000 hommes. Bien que les Coréens fussent officiellement catalogués de peuple « semi-amical et libéré », le général Hodge instruisit malencontreusement ses propres officiers de ce que la Corée « était un ennemi des Etats-Unis (.) soumis aux dispositions et termes propres à une reddition ».

De façon tragique et ironique à la fois, le peuple coréen, c'est-à-dire des citoyens d'une nation victime, était devenu un peuple ennemi, alors que les vaincus japonais, qui en avaient été les agresseurs illégaux, jouaient un rôle d'occupants en alliance avec les Etats-Unis.
 
En effet, la Corée subissait le fardeau de l'occupation même originalement destinée au Japon, qui bénéficia de l'aide massive et des programmes de reconstruction des Américains au cours de la période de l'après-guerre De même que l’ Allemagne occidentale, du reste).
 
A ce jour, le Japon est d'ailleurs resté la base militaire américaine avancée, accordant protection et renseignements aux « intérêts » américains dans la région Asie-Pacifique.

Syngman Rhee, 75 ans, fut élu président de la Corée du Sud le 10 mai 1948, suite à des élections boycottées par à peu près tous les Coréens, sauf le KDP de l'élite et les propres groupes politiques de droite de Rhee. Cet événement, scellant politiquement le sort d'une Corée divisée, provoqua ce que l'histoire a retenu sous le nom de massacre de Cheju au cours duquel 70.000 résidents au moins de l'île méridionale de Cheju furent massacrés sans pitié en une seule année par les forces paramilitaires de Rhee, supervisées par des officiers américains.
 
Rhee entra en fonction comme président le 15 août et la République de Corée fut officiellement instaurée.
 
En réponse, trois semaines et demie plus tard (le 9 septembre 1948), le peuple de la Corée du Nord instaura à contre-coeur son propre gouvernement séparé, celui de la République démocratique populaire de Corée (RDPC), avec Kim Il Sung comme Premier ministre.

Désormais, la Corée était tragiquement et clairement coupée en deux.
 
Depuis 1932, c'est-à-dire depuis l'âge de 20 ans, Kim Il Sung avait survécu en tant que combattant de la guérilla contre l' occupation japonaise tant en Chine qu' en Corée. Il avait 33 ans lorsqu'il retourna à Pyongyang en octobre 1945 afin d'entamer une ère tant attendue de reconstruction d'une Corée unie, libre de toute domination étrangère, et, trois ans plus tard, le 9 septembre 1948, il devint le Premier ministre de la Corée du Nord. Les forces de Rhee et des Américains durcirent considérablement leur campagne impitoyable d' épuration du Sud de ses éléments dissidents, identifiant comme présumée "communiste » toute personne qui s'opposait au régime de Rhee, en public ou en privé.
 
En réalité, la plupart des membres ou sympathisants du mouvement populaire dans le Sud étaient des socialistes qui n'étaient même pas affiliés aux organisations « communistes » de l'extérieur.
 
Toutefois, comme la répression s'intensifiait, les alliances avec les mouvements populaires du Nord, dont les organisations communistes, s' accrurent.
 
La révolte de Cheju fut noyée dans le sang en  août 1949 mais, dans la presqu'île même, la guérilla se poursuivit dans la plupart des provinces jusqu'en 1949-51.
 
Aux yeux du commandant des forces militaires américaines en Corée, le général Hodge, et de celui du nouveau « président », Syngman Rhee, pratiquement tous les Coréens qui n'avaient pas témoigné publiquement leur allégeance à Rhee étaient considérés comme des traîtres « communistes ». En conséquence, de très grands nombres de paysans, de villageois et de résidents urbains furent systématiquement pourchassés dans toutes les zones rurales, les villages et les villes de Corée du Sud. Les prisonniers étaient régulièrement torturés en vue de livrer des noms. Des milliers de personnes furent emprisonnées. Des milliers d'autres, plus nombreux encore, furent obligés de creuser des fosses communes avant d'être contraints d'y entrer et de se faire abattre par des compatriotes, très souvent sous la surveillance des troupes américaines.

L'introduction des forces militaires américaines et onusiennes, le 26 juin 1950, se produisait sans que le peuple américain y comprenne quoi que ce soit (en dehors de quelques observateurs astucieux, comme le journaliste I.F. Stone) ni qu'en fait, leur pays intervenait dans une guerre civile révolutionnaire en cours menée par des Coréens mêmes cherchant leur véritable indépendance après cinq années d'ingérence américaine. L' occupation américaine ne fit qu'alimenter davantage les passions des Coréens tout en créant entre eux de plus graves divisions encore.

En automne 1950, lorsque les forces américaines se retirèrent de la Corée du Nord, le général Douglas MacArthur ordonna à toutes les forces aériennes placées sous son commandement de détruire « tout moyen de communication, toute installation, usine, ville et village » à partir du fleuve Yalu, qui constitue la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, au sud de la ligne de combat. Les bombardements intensifs de saturation menés tout au long de la guerre, incluant des bombes au napalm, des bombes incendiaires et à fragmentation, transformèrent en gigantesques monceaux de ruines fumantes les villes et les villages qu'ils touchèrent.
 
Tout comme durant la Seconde Guerre mondiale, la campagne de bombardements stratégiques des Américains provoquèrent des destructions massives et des nombres outrancièrement élevés de victimes civiles. De telles tactiques violaient on ne peut plus manifestement la Charte de Nuremberg qui avait été proclamée, ironiquement, après la Seconde Guerre et principalement sous les pressions américaines.
 
Le tribunal de Nuremberg qualifia « la destruction volontaire de villes, bourgades et villages » de crime de guerre et déclara que « les actes inhumains contre n'importe quelle population civile » était un crime contre l'humanité.
 
A partir de ce jour fatal du 8 septembre 1945 jusqu'aujourd'hui, c' est-à-dire durant une période de 56 ans, les forces militaires américaines (s'élevant actuellement à 37.000 hommes répartis en une centaine de bases et installations) ont assuré une occupation constante du Sud, appuyant la domination de fait des Etats-Unis sur la vie politique, économique et militaire d'une Corée inutilement divisée. Cette occupation, souvent brutale, et le soutien permanent des Etats-Unis aux lignes de conduite répressives des dictateurs marionnettes continue d'être le seul obstacle d' importance à la paix en Corée et empêche l'unification pourtant inévitable de la péninsule coréenne.
 
Jusqu'en 1994, les centaines de milliers de militaires de la Corée du Sud opérèrent sous le commandement direct des Américains. Même aujourd'hui, bien qu'intégrées dans le Commandement combiné des Forces armées (CFC), ces troupes retournent automatiquement sous le contrôle direct des Américains lorsque le commandant militaire américain en Corée décide que le pays est en état de guerre.
 
 
 

Les crimes U$ en Corée
 
 
----- Original Message -----
Sent: Friday, July 19, 2002
 
Subject: Les crimes US en Corrée
 
À propos des crimes des États-Unis durant la Guerre de Corée

Kim Ho "Pyongyang Times" 1er.06.02


Les meurtres, le pillage et la destruction commis par les forces américaines pendant la Guerre de Corée (1950-1953) ne peuvent être effacés de l'esprit du peuple coréen.
 
Après avoir déclenché la guerre, les États-Unis ont mené aveuglément des bombardements sur l'ensemble de la Corée du sud ainsi qu'au nord, tuant des gens innocents.

À la suite du bombardement américaine le 11 juillet 1950, 15 résidents ont été tués à Suwon, dans la province de Kyonggi, et entre le 11 et le 14 juillet, 54 cheminots ont été tués et plus de 450 civils ont été tués ou blessés autour de Riri, dans le nord de la province de Jolla. Le 16 juillet, des avions de guerre américains ont bombardé Séoul, tuant 1 096 personnes et en blessant grièvement 1 201 autres. 
Entre le 25 et le 28 juillet, les avions américains ont tué 400 personnes en mitraillant et en bombardant plus de 700 habitants et réfugiés, près d'un chemin de fer et sous un pont à Rogun-ri, dans le comté de Yongdong, dans la province de Chungchong dans le nord du pays.

Le 2 août, quatre avions de guerre américains ont attaqué 300 personnes cherchant à se mettre à l'abri, tuant 150 d'entre elles, à Jojang-ri, dans le sous-comté de Konmyong, comté de Sachon, dans la province du sud de Kyongsang. 
Le jour suivant, un avion de combat a bombardé à deux reprises la caverne Jinchiryong dans la vallée de Yak, Juyak-dong, où plusieurs centaines de résidents de Kangnam et de Manggyongdon, de la ville de Jinju, de la province du sud de Kyongsang, avaient cherché refuge. À cinq heures de l'après- midi, le 4 août, il a effectué des attaques répétées contre des réfugiés qui s'apprêtaient à manger, en tuant 50 et en blessant 50 autres. Des témoins ont dit que des membres étaient éparpillés, composant dans un tableau cauchemaresque.

Le 5 août, huit bombardiers américains ont survolé la ville de Jonju, dans la province de Jolla, détruisant trois villages et tuant 153 civils. Les 2, 3 et 4 septembre, 12 avions de guerre américains ont mitraillé et bombardé une place de Séoul où étaient concentrés des civils et ont tué 79 personnes. 
Entre le 28 juin et le 4 juillet, les troupes américaines ont tué 1.146 patriotes détenus à Suwon, et attaché ensemble en groupes 739 civils de 10 ou 15 avant de les abattre à la mitraillette à Chungju, dans la province de Chungchong. Plus de 600 civils ont été tués dans une vallée à Kongju, dans la province du sud de Chungchong. Utilisant des méthodes similaires, ils en ont tué 600 à Phyongthaek, 500 à Ansong, 2.000 à Puyo, 4.000 à Jonju, 400 à Kunsan, 400 à Anyang et 2.060 à Chungju. 

Les troupes américaines qui ont atterri à Itchong le 16 septembre 1950 ont massacré 1.300 personnes innocentes le premier jour, et entre le 28 septembre et le 13 novembre, ont emprisonné et ensuite tué 55.900 personnes. 
Un estimé conservateur situe le nombre de morts durant la première année de guerre, de l'été 1950 à l'été 1951, à plus de un million de Sud-Coréens. 

Amitiés
Abdelghani

12:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/10/2016

Ouhh ! Les Belges mentent.

Faut-il s’ attendre à autre chose quand les postes de Premier ministres et des Affaires étrangères sont entre les mains des ultra-libéraux, ceux de l’ Intérieur et de la “Défense”, comme la Présidence de la Chambre, entre les mains de nationalistes flamands et d’ extrême-droite, tous plus otaniens, ricanisés et européistes les uns et les autres, ... ???
 
Selon les militaires belges, les accusations belges seraient un simple montage PowerPoint,... Sont-ils bêtes à ce point ces Russes ultra-équipés eux aussi ??? Nos grrrands stratèges oublient que ce sont les Soviétiques qui, le 4 octobre 1957, ont ouvert la conquête spatiale par le lancement de Spoutnik I et qu’ ils l’ ont fait sans l’ aide d’ un certain Von Brown, savant-expert nazi, ...
 
RoRo
 
 
 
 
Sent: Saturday, October 22, 2016 10:53 PM
 
Subject: Ouhh ! Les Belges mentent.
 

- La Russie dévoile les détails de la frappe belge contre le village d'Hassadjek

- La Belgique ment et accuse la Russie de mentir, comme font tous les fantoches des USA.

- Greenpeace salue le vote du Parlement wallon contre l'accord CETA

 

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2016/10/22/ouhh-les-belges-mentent-8662031.html

 

22/10/2016

OUHH ! LES BELGES MENTENT.

1. La Belgique en 2050.jpg

 

Ouhh ! Les Belges mentent.

2. Pinocchio Vandeput.gif

La Russie dévoile les détails de la frappe belge contre le village d'Hassadjek
Sputnik International en français 20 octobre 2016

 

3. Jet belge.jpg

 

Disposant de moyens efficaces de défense aérienne, Moscou s'apprête à fournir à la Belgique les informations sur le trajet de vol et sur les actions des avions belges et américains dans le ciel syrien le jour où la frappe contre Hassadjek a eu lieu.

Les données radar russes et syriennes confirment la frappe belge contre le village d'Hassadjek dans la province d'Alep, a affirmé le porte-parole du ministère russe de la Défense, général Igor Konachenkov lors d'un point de presse.

« La Russie dispose de moyens efficaces de défense aérienne permettant d'effectuer le contrôle de l'espace aérien au-dessus de presque tout le territoire syrien 24 heures sur 24. Outre nous, le contrôle de l'espace aérien est réalisé par des systèmes de défense aérienne syriens, restaurés l'année dernière », a affirmé aux journalistes le général.

Afin d'étayer ses dires, la Russie est prête à fournir à ses collègues belges les informations sur le trajet de vol et sur les actions des avions belges et américains dans le ciel syrien le 18 octobre.

Deux chasseurs belges F-16, qui ont porté une frappe contre le village syrien, ont décollé depuis un aérodrome en Jordanie et se sont ravitaillés deux fois en vol à l'aide d'un avion-ravitailleur américain.

« Le 18 octobre à 1h34 (heure de Damas), nos moyens de contrôle aérien ont enregistré le décollage de deux avions militaires de la coalition internationale depuis l'aérodrome As-Salti en Jordanie », a précisé le porte-parole. Maria Zakharova.

Les chasseurs belges se sont ravitaillés en vol à 2h52 au-dessus de Deir ez-Zor grâce à l'avion-ravitailleur américain KS-135 pour ensuite reprendre leur trajet dans la direction du nord-ouest. À 4h19, les chasseurs se sont ravitaillés pour la deuxième fois.

Entre-temps, soit le ministre belge de la Défense Steven Vandeput induit délibérément le public en erreur, soit le ministère belge de la Défense avec les États-Unis mentent aux autorités du pays, a pointé M. Konachenkov, commentant la déclaration du ministre belge qui réfute les accusations d'avoir frappé le village d'Hassadjek et fait des victimes parmi les civils.

« Soit Steven Vandeput induit délibérément en erreur le public belge et international, soit ses personnels, avec le concours de leurs collègues américains, mentent au gouvernement de la Belgique ».

La frappe est survenue mardi dans la zone où opéraient les avions de la coopération. Les radars ont détecté la présence dans la zone donnée de deux F-16 appartenant à la Belgique. Six personnes ont été tuées et quatre autres blessées.

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016102010282890...

 

2. Pinocchio Vandeput.gif

 

La Belgique ment

Et accuse la Russie de mentir, comme font tous les fantoches des USA

Komsomolskaia Pravda – 21 octobre 2016

 

4. AVION BELGE Mensonges 2.jpeg

 

En dépit du fait que le ministère belge de la Défense ait reçu, de Moscou, les documents confirmant la participation de la « Royal Air Force belge » [« Composante air » en jargon belgeois, NdT] dans le bombardement du village syrien de Hassadjek près d’Alep, Bruxelles continue à nier son implication dans la frappe aérienne, prétendant que la Russie a fabriqué les preuves.

Les documents du ministère de la Défense russe donnent même les numéros de l’avion qui a pris part à l’attaque. Ils décrivent en outre son itinéraire, minute par minute. Cependant, le chef du ministère belge de la Défense a exigé que Moscou les refuse comme « des accusations infondées ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a présenté les preuves  démontrant l’implication de la Force aérienne belge dans le bombardement à l’ambassadeur de Belgique à Moscou Alex van Meuwen. La persistance de la Belgique à nier le fait d’un raid aérien belge sur un village voisin d’Alep est curieux, a dit le Vice-ministre des Affaires étrangères Vladimir Titov à l’ambassadeur belge.

Pravda-ru a demandé son opinion d’expert au Sous-directeur de l’Institut d’Études Stratégiques des pays de la CEI.

« En fait, Bruxelles ment en accusant la Russie de mentir. Comment la Russie devrait-elle réagir à cela ? »

« Je pense que la Russie devrait réagir calmement. Nous sommes en état de guerre de l’information, état où chacune des parties va essayer de toutes les manières possibles de nier son implication dans divers types d’événements et d’en accuser une autre à sa place. Quand le Boeing de la Malaysian Airlines a été abattu au-dessus de l’Ukraine, les États-Unis n’ont même pas essayé de savoir ce qui s’était passé, ils ont immédiatement accusé la Russie sans se livrer à la moindre enquête.

« Dans la situation du bombardement d’Hassadjek, la Russie a présenté pour preuves des faits réels. Nous sommes très préoccupés par les actions que commet en Syrie la coalition conduite par les USA. Par exemple, les faits prouvent qu’il y a eu massacre de civils dans les bombardements de la province de Deir-ez-Zor

 « Si la Belgique est si nerveuse, c’est parce que sa Force aérienne en Syrie n’agit pas en défense de ses propres intérêts. Elle sert les intérêts des États-Unis, montrant ainsi l’absolue faiblesse politique des pays de l’Union Européenne.

« Quand les États-Unis annoncent leur intention de mener à bien la stabilisation dans certains pays, je ne vois nulle part se concrétiser ces paroles. Il est clair que les États-Unis ne sont tout simplement pas capables de résoudre le moindre conflit armé. En conséquence de quoi ils mènent des activités subversives contre tout pays [qu’ils jugent, NdT] déloyal. Il est impossible de mettre fin à aucune crise dans de telles conditions.

« La Russie propose d’agir à la fois par voie militaire et par voie diplomatique. Une partie significative des militants est en train de se diriger vers Idleb, et cela aussi montre le succès de la Russie dans la lutte contre les terroristes en Syrie.

« Partant de tout ceci, je pense que cela n’a guère de sens de prendre au sérieux les déclarations de Bruxelles. Ils ont falsifié l’information d’une manière si criante pendant l’enquête sur le désastre du Boeing malaisien en Ukraine qu’il est clairement apparu que leur seul but était d’en rendre la Russie responsable, sans même faire semblant d’enquêter sur les circonstances de ce terrible événement. De même ici, la réaction du ministère belge de la Défense était prévisible, puisque l’Europe suit pas à pas la politique étrangère US.

« Pensez-vous qu’ils vont s’en tirer ainsi ? »

« C’est l’attitude typique des Américains : ils sont toujours sûrs qu’ils ne font jamais d’erreurs, et sûrs qu’ils peuvent s’en tirer sans dommages. Ils croient que, parce qu’ils contrôlent l’ensemble des médias du monde, cela les immunise absolument contre toutes les conséquences de leurs actes. Ils peuvent par exemple frapper l’Armée Nationale Syrienne sur son propre territoire à Deir ez –Zor ou laisser s’échapper des talibans afghans. Ils croient vraiment qu’ils ont le droit de s’en prendre aux civils de Mossoul.

« Je suis persuadé que les USA vont continuer à se conduire ainsi, surtout si Hillary Clinton arrive à la présidence. Rappelez-vous avec quelle horrible joie elle a accueilli les détails de la mort de Muammar Kadhafi. Et ce n’était là qu’un épisode de son anomalie psychique. Je n’arrive pas à comprendre comment cette femme puisse accéder à la présidence. »

Source : http://www.pravdareport.com/world/asia/syria/21-10-2016/1...

Source originale : http://www.pravda.ru/news/world/21-10-2016/1316397-evseev...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

2. Pinocchio Vandeput.gif


Les USA ne sont pas « toujours sûrs de ne jamais faire d’erreurs ». Ils sont « toujours sûrs que, venant d’eux, les autres n’ont qu’à avaler les couleuvres qu’on leur sert et fermer leur g… ».  Ce qui est piquant, c’est de voir la Belgique les imiter.

 

5. grenouille-boeuf2.gif

 

14:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/10/2016

BELGIQUE: Communiqué du Comité de Surveillance Otan sur la ruptu re du cessez-le-feu en Syrie

Les ricano-otano-occidentaux, gouvernants et médias, ont un sacré Kulot, ils oublient leurs responsabilités et leurs massacres dans ce conflit qu’ils out soutenu et ourdi de l’ extérieur... Alep est un des foyers de l’ État islamique. C’ est aussi de là que ces événements tragiques ont débuté, ont été fomentés, parce que les puissances occidentale (USA et régime hollando-vallsiste, en tête) ont décidé que “Assad devait partir!” et que “ses jours étaient comptés (Fabius)”. Ils ont laissé partir des centaines de volontaires pour soutenir les “rebelles”, les “démocrates”, les “déserteurs de l’ASL”, ils ont fourni de l’ extérieur armes, fric, combattants, appuis politique et diplomatique, ...
 
Aujourd’hui, ces fameux combattants “démocrates” reviennent chez nous poser leurs bombes, reconvertis en terroristes islamiques... Les troupes de Assad, aidés par les Russes, les Kurdes, sont les seuls a obtenir des résultats, à avancer pour mettre fin à ce conflit... Et l’ Occident joue la carte humanitaire, ils veulent imposer la cessez-le-feu, ...
 
Ce n’ est pas difficile de deviner pourquoi: seuls les islamistes en profiteront beaucoup plus que la population civile d’ Alep, en renforçant leurs positions et en perpétuant leur règne féodal, meurtrier et absolu dans les zones qu’ ils occupent encore.
Une seconde raison: après des dizaines d’ années de colonialisme de pays d’ Europe occidentale, les Syriens se sont tournés vers l’ influence soviétique et ont été ainsi aidés à maintenir un état plus progressiste et pro-Palestinien... C’ est cette influence russe que les Ricano-occidentaux veulent liquider.
 
Aujourd’ hui, l’ État islamiste est soutenu par des tueurs venus de 90 pays, ... Et les puissances occidentales continuent à les soutenir,... Sans ce soutien, et l’ intervention armée des Ango-Ricains en Irak, en Afghanistan, la terreur islamiste n’ aurait probablement jamais existé, ... Il est à remarquer que les guerres entre les différentes croyances religieuses en Irak, ne se sont réveillées qu’ à la suite de la guerre d’ agression contre l’ Irak, ... Car là aussi les terroristes posent des bombes et commettent des attentats meurtriers et aveugles.  La Libye aussi connaît elle aussi aussi l’ instabilité, depuis l’ agression franco-anglo-ricaine et otanienne, ..., dans ce pays.
 
Lorsque l’ on veut écrire l’ Histoire des Peuples, il faut toujours remonter aux sources, et non se contenter de dénoncer les formes et les conséquences qui ne conviennent pas (ou plus)... Partout, il ne faut jamais oublier la main des Ricains et des puissances impérialistes, capitalistes et colonialistes d’ Europe occidentales, toujours prêtes à de nouvelles guerres de pillage et de (re)conquêtes, ...
 
RoRo
 
 
 
Sent: Wednesday, October 12, 2016 11:24 AM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Communiqué du Comité de Surveillance Otan sur la rupture du cessez-le-feu en Syrie
 
Communiqué du Comité de Surveillance Otan sur la rupture du cessez-le-feu en Syrie

 

Tout comme les cessez-le-feu antérieurs, celui conclu il y a quelques semaines en Syrie a rapidement échoué. La plupart des medias en Belgique ne manquent pas d'en rejeter la faute sur le gouvernement syrien et ses alliés dont principalement la Russie. Certains medias et organisations politiques appellent même à une intervention militaire accrue de la part de la "Coalition internationale contre l'EI en Irak et en Syrie", notamment l’imposition d’une « no fly zone » par les Etats-Unis ou l’OTAN. 

Si nous condamnons les frappes indiscriminées dont les civils sont victimes, l'échec du cessez-le-feu est avant tout imputable aux groupes d'opposition armés qui sévissent en Syrie. Nombre d’entre eux l'ont ouvertement rejeté et maintiennent leur alliance avec les "islamistes" les plus belliqueux, Etat islamique et, surtout Fatah al-Cham, nouveau nom du Front Al-Nosra, filiale d’Al Qaeda en Syrie. En outre, le cessez-le-feu a été violé de façon flagrante lorsque des avions US ont bombardé des positions de l'armée syrienne faisant face à l'EI.

 

S'agit-il vraiment de "sauver Alep"? Il n'en est rien.

 

Rappelons que la Belgique a renouvelé sa participation à cette Coalition en Irak et l'a étendue à la Syrie en envoyant 4 bombardiers F-16 rejoindre la flottille de l'Otan depuis juillet 2016.

 

Les Etats occidentaux, en premier lieu les Etats-Unis et l'Otan, sont largement responsables de cette guerre qui dure depuis 5 ans. Ils ont exclu pendant des années que le gouvernement de Bachar Al-Assad, - gouvernement légal- soit associé à des négociations sur l'avenir de son pays. Ils ont livré, directement ou par l'intermédiaire de leurs partenaires, des armes aux "rebelles" autoproclamés. La symbiose entre ces différents groupes armés est telle, d'un point de vue militaire et idéologique, que toute distinction est devenue impossible entre "modérés" et "terroristes".

 

Il n'y a pas d'issue militaire dans ce terrible conflit. La Belgique ne peut pas continuer à soutenir la Coalition internationale tout en prétendant chercher des solutions diplomatiques, des négociations équitables. Il faut soutenir la position du médiateur de l'ONU, en faveur d'une recherche de solution politique équitable à la guerre en Syrie. La Belgique doit arrêter ses ventes d’armes aux pays alimentant directement les factions syriennes, en particulier l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, cesser toute participation militaire directe, faire revenir ses bombardiers F-16 et se retirer de cette Coalition.

 

 

Le 4.10.2016                                                                         Le Comité de Surveillance Otan

13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/08/2016

1999 - 2016: l' Uck: le Kosovo: la Guerre des Balkans, déclenchée par Madeleine Allbright et Xavier SOLANA, "socialiste" européiste espagnol, ... alors secrétaire génér al de l' Otan, ...

1999 - 2016: l' Uck: le Kosovo: la Guerre des Balkans, déclenchée par Madeleine Allbreght et Xavier SOLANA "socialiste" européiste espagnol, alors secrétaire général de l' Otan
 
HIER et AUJOURD’HUI: le KOSOVO à l’ heure terroriste et des corrompus otano - europÉistes,...
des chefs » : le PDK gère le Kosovo comme un fief privé
Les « Dossiers des chefs » : le PDK gère le Kosovo comme un fief privé
 
 
                  “Courrier des Balkans: 15 août 2015
 
Traduit par Belgzim Kamberi
Pour prendre la direction d’une Agence publique, pas besoin de diplômes ni de passer d’entretien, il suffit d’avoir l’aval d’Adem Grabovci et d’Hashim Thaçi... Les écoutes téléphoniques dévoilées par le site Insajderi révèlent comment le PDK a privatisé l’Etat et les institutions publiques, (...)
kosqovo uck taci
“Le Soir”: 15 avril 2008

Guerre du Kosovo: un peu d’ Histoire, ... (évidemment, pas un mot des attaques terroristes de l’ Uck en Serbie, un des préalables criminels à l’ origine du conflit, ...

Le maintien de la paix dans l'ex-Yougoslavie a continué à être à la fois difficile et controversé. L'IFOR et la SFOR ont fait l'objet de nombreuses critiques pour leur incapacité à capturer les dirigeants serbes Radovan Karadžić et Ratko Mladić.

Fin 1998, les relations dans la province serbe du Kosovo entre les autorités serbes et l'armée clandestine des Albanais du Kosovo (l'Armée de Libération du Kosovo (UÇK)) se sont détériorées, avec comme point culminant le massacre de Račak le 15 janvier 1999. L'OTAN estima alors que la solution du conflit ne pourrait être trouvée que par l'envoi d'une force de maintien de la paix afin de s'interposer entre les belligérants.

Le 30 janvier 1999, l'OTAN fit annoncer être prêt à lancer des frappes aériennes contre des cibles yougoslaves, ce qui fut perçu comme une menace pour les deux parties du conflit. À partir du 6 février, M. Solana (“socialiste” européiste espagnol) rencontra les deux protagonistes lors des négociations de Rambouillet, qui échouèrent.

Le 24 mars, L'OTAN lança des attaques aériennes sur des cibles militaires et civiles en Yougoslavie sans l'accord du Conseil de sécurité des Nations unies à cause de l'opposition de la Russie. Il a justifié ces attaques par des motivations humanitaires et par la responsabilité de l'OTAN de maintenir la paix en Europe et de prévenir tout nettoyage ethnique comme ceux qui ont eu lieu pendant la Guerre de Bosnie.

Les 23 et 24 avril, le Conseil nord-atlantique se réunit à Washington où les chefs d'États décident d'un nouveau concept stratégique, qui modifie et amplifie la nature défensive de l'organisation. Cela a permis des interventions humanitaires (?????) dans un plus grand nombre de situations de crise. Cela a également permis l'OTAN de prévenir et de contrôler (????) le développement des crises.

Le 10 juin, les forces serbes se retirent du Kosovo, et M. Solana arrête les attaques, ce qui met officiellement fin à la guerre du Kosovo. Le même jour, la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies autorise l'OTAN à activer l'ARRC avec la Kosovo Force (KFOR) et à occuper la province le 12 juin. M. Solana quitte l'OTAN le 6 octobre et est remplacé par George Robertson.

Le terroriste, parmi ses amis, ...:

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17:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2016

SYRIE: les "amis" soutenus, armés, par Hollande, Valls, Fabius e t consorts, au nom de la France, depuis quelque 3-4 ans, pour r enverser Assad: des centaines de milliers de victimes, ...

SYRIE: les "amis", soutenus, armés,..., par Hollande, Valls, Fabius et consorts,  au nom de la France, depuis quelque 3-4 ans, pour renverser Assad: des centaines de milliers de victimes, ... Un pays, UN DES BERCEAUX DE L’ HUMANITE, en ruines, COMPLETEMENT DEVASTE, ...

 

Des opposants à Bachar El-Assad combattants de la liberté… ?

Un rapport qui tombe mal pour les gouvernements occidentaux, dont la France, qui continuent d’aider en sous-main en Syrie les groupes rebelles islamistes autres que Daesh, y compris le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda. Le Front Al-Nosra avait pourtant été condamné au même titre que Daesh par la résolution 2253 du Conseil de sécurité du 17 décembre 2015.

L’obsession de renverser le gouvernent Assad, toujours tenu pour l’ennemi numéro un, les a conduits depuis cinq ans à livrer des armes et à entraîner différents groupes rebelles islamistes tenus pour démocrates, un qualificatif dont personne n’est dupe.

Après avoir largement dénoncé au cours des dernières années le gouvernement officiel, Amnesty international vient de publier un rapport accablant sur cinq de ces groupes armés choyés par les Occidentaux, actifs dans les régions d’Alep et d’Idlib depuis 2012 : le Mouvement Nour al Dine Zinki, le Front al Shamia et la brigade 16, qui ont rejoint la coalition de groupes armés “Conquête d’Alep” (Fatah Halab) en 2015, ainsi que du Front Al-Nosra et le Mouvement islamique Ahrar al Sham à Idlib.

Certains groupes armés non étatiques définissent leurs propres systèmes judiciaires fondés sur la charia (loi islamique) dans les zones qu’ils contrôlent, et mettent sur pied des forces de police et des centres de détention non officiels. Ils nomment également des juges, dont certains ne connaissent pas la charia (…)“.

Le rapport recense 24 cas d’enlèvements par des groupes armés. “Parmi les victimes figurent des militants pacifiques et même des mineurs, ainsi que des membres de minorités pris pour cibles uniquement en raison de leur religion (entendons des chrétiens)“. Ces enlèvements sont généralement suivis de torture ou d’exécutions.

On apprend aussi que la “Nouvelle armée syrienne”, de la même mouvance anti-Assad, anti-Daesh, supposée non islamiste, formée en Jordanie par les Américains et les Britanniques, vient d’être taillée en pièces par Daesh à Boukamal (frontière irakienne).

L’obstination des gouvernements occidentaux à soutenir ces groupes tout aussi criminels que Daesh (sans le revendiquer, Al-Nosra s’est réjoui de l’attentat de Paris du 13 novembre dernier) résulte de la volonté des Etats-Unis de contrer la Russie et a pour effet de prolonger la guerre, avec les immenses souffrances qu’elle entraîne pour les populations, particulièrement les chrétiens que les groupes islamistes ont pour cible. Et le flux de réfugiés continue.

S’agissant de ces groupes que nous aidons ou avons aidés, Amnesty International va jusqu’à les accuser de crimes de guerre, ce qui laisse supposer que les gouvernements qui les soutiennent sont complices des mêmes crimes.

Cette politique, peu connue du grand public et particulièrement scandaleuse, est mal vécue par tous ceux qui ont à cœur le sort des chrétiens d’Orient, que la France se faisait depuis des siècles un point d’honneur de protéger. Une obligation à laquelle même le gouvernement du petit Père Combes se sentait lié et qui se trouve bafouée depuis cinq ans.

L’aide française aux mouvements djihadistes (puisque il faut les appeler par leur nom) est coordonnée depuis cinq ans, de l’Elysée, avec un zèle particulier, par le général Bruno Puga, chef d’état-major particulier du président de la République. Nommé par Nicolas Sarkozy, il a été, de manière tout à fait exceptionnelle, probablement sur demande de l’OTAN, maintenu en place par Hollande.

Libéré de ses fonctions depuis le 1er juillet, il est pressenti pour être nommé Grand Chancelier de l’Ordre de la Légion d’honneur, une nomination habituellement consensuelle mais qui, en l’espèce, suscite déjà des murmures. Il n ‘est pas impossible que, si elle était confirmée, la politique de la France en Syrie se trouve sous le feu des projecteurs, ce qui ne ferait pas forcément l’affaire de ses promoteurs.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/opposants-bachar-el-assad-combattants-liberte-rapport-amnesty-international-fait-voler-en-eclat-nos-mythes-gentils-rebelles-2758031.html#EC1kPyzqIW9ca68z.99

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14:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/08/2016

SYRIE - TURQUIE: Assad - Erdogan, et les revirements du dictateur turc,...

Sat Aug 6, 2016 7:33AM
 
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©AFP
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©AFP

Le revirement partiel du président turc sur le dossier syrien relèverait apparemment de la réaction mitigée de Washington à la tentative du coup d’Etat en Turquie et de son refus d’extrader Fethullah Gülen.

Le quotidien Al-Quds Al-Arabi a prétendu que, selon les sources militaires proches du général Qassem Soleimani, les responsables turcs avaient fait part à l’Iran de leur décision de fermer, autant que faire se peut, les frontières entre la Turquie et la Syrie.

Citant ses propres sources, Al-Quds Al-Arabi poursuit : « La Turquie a annoncé à l’Iran qu’elle avait retiré ses experts militaires et sécuritaires de la cellule d’opération conjointe en Jordanie, et cela parce qu’elle voulait agir désormais de concert avec le gouvernement syrien au sujet de la guerre à Alep. »

« Le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Alaeddine Boroudjerdi, en visite à Damas, s’entretiendra à ce propos avec les responsables sécuritaires turcs et syriens », indique le quotidien, en allusion à la visite récente du député iranien au Liban et en Syrie.

Alep, le 5 août 2016, en Syrie. ©AFP

Et d’ajouter : « Pour les Iraniens, le revirement de Recep Tayyip Erdogan sur le dossier syrien puiserait probablement ses sources dans la réaction mitigée de la Maison Blanche à la tentative du coup d’Etat en Turquie et aussi dans le refus de celle-ci d’extrader Fethullah Gülen. Il se peut que la Turquie revienne sur sa décision, si les Etats-Unis commencent à coopérer avec la Turquie. »

Dans le même temps, les médias libanais confirment le retrait des experts sécuritaires turcs de la cellule d’opération qui commande depuis la Jordanie les opérations des terroristes takfiristes en Syrie. Les experts turcs de cette cellule collaboraient avec les terroristes opérant à Alep.

Les parties étrangères impliquées dans la crise en Syrie commencent peu à peu à se rendre à l'évidence : toute solution au conflit passe par le gouvernement syrien.

 

09:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/08/2016

Pourquoi l' Occident haït-il Poutine ???

Le capitalisme, c’ est la guerre !
 
 
Roger Romain à ROMAIN Roger de Courcelles, a/conseiller communal Pcb, a/militant politique

Pourquoi l' Occident haït-il Poutine ???

http://arretsurinfo.ch/pourquoi-loccident-hait-il-poutine-…/

Pourquoi l’Occident hait-il Poutine ? La raison secrète
Par Australianvoice le 08 mars 2015 Asie Crises Droit international Etats-Unis France Hégémonie Ingérence Israël Russie Syrie Ukraine

Les raisons officielles

Nous savons tous que les gouvernements occidentaux, emmenés par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, se sont retournés contre la Russie. Les raisons données par les médias sont nombreuses:

– La Russie a essayé d’empêcher l’Ukraine de rejoindre l’Union européenne

– La Russie a aidé les « rebelles pro-russes » à abattre le MH-17

– La Russie a « envahi » illégalement la Crimée.

– Des milliers de troupes et de tanks russes combattent en Ukraine.

Nombre d’entre nous savent que ces affirmations sont de la propagande de guerre à l’intention des citoyens de l’Ouest dans le but de justifier des sanctions contre la Russie et de faire monter les tensions militaires.

Les raisons géopolitiques

Beaucoup moins largement débattues, mais beaucoup plus importantes, il y a les raisons géopolitiques touchant les zones de conflit entre les intérêts économiques des Etats-Unis et ceux de la Russie ; et ceux de la Russie et de la Chine. Pour le moment, l’Union européenne est très dépendante de l’énergie russe. Les Etats-Unis aimeraient faire cesser cela. Le conflit en Ukraine est un élément important du processus visant à séparer économiquement l’UE de la Russie. Mais il y a aussi un programme plus vaste. La Chine et la Russie dirigent les BRICS, un groupe rassemblant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les pays des BRICS veulent développer un système économique mondial qui ne dépende pas du dollar US. Ils veulent être indépendants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La Chine a aussi suggéré à l’Europe qu’elle se joigne à elle et à la Russie dans ce qu’elles appellent la Nouvelle route de la soie, qui s’étend dans toute l’Eurasie, de Lisbonne à Shanghai. Inutile de dire qu’il n’y a pas de place pour les Etats-Unis dans ce plan, ce qui donne une autre raison de couper les liens économiques entre la Russie et l’Union européenne.

La raison secrète – La guerre qui n’a pas eu lieu

Tous ces facteurs sont importants, mais il y en a encore un autre, qui n’est jamais débattu dans les médias occidentaux. L’élément déclencheur de la soudaine hostilité contre la Russie et Poutine peut être trouvé dans presque tous les événements non déclarés qui se sont déroulés entre la fin août et le début de septembre 2013. Ce qui est arrivé dans cette période cruciale est qu’une attaque surprise de l’OTAN contre la Syrie a été stoppée par la Russie. C’était probablement la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale qu’une attaque militaire planifiée par l’Occident se trouvait confrontée à une force suffisante pour exiger son annulation. On n’a pas dit aux gens en Occident pourquoi leurs dirigeants bellicistes au discours martial ont fermé les yeux. Ils ont reculé et ont décidé de changer leurs plans. Le nouveau plan : démolir l’Ukraine et s’emparer de la Crimée au profit de l’OTAN. Cela, à l’évidence, n’a pas marché non plus ; et le désordre qu’ils ont créé est toujours là.

L’attaque US/France prévue sur la Syrie

Tôt le matin du samedi 31 août 2013, un officiel américain a téléphoné au cabinet du président Hollande pour lui dire d’attendre un appel d’Obama plus tard dans la journée.

« Présumant que ce téléphone du soir annoncerait le début des frappes aériennes par les Etats-Unis (contre la Syrie), Hollande a donné l’ordre à ses officiers de mettre au point leurs propres plans d’attaque. Les avions de combat Rafale ont été chargés de missiles de croisière Scalp ; on a ordonné à leurs pilotes de lancer leurs munitions d’une portée de 250 miles quand ils se trouveraient sur la Méditerranée. » (1)

Autrement dit, à ce moment-là, les pilotes français et les troupes US attendaient seulement l’ordre final du président Obama pour lancer leur attaque. Toutefois, plus tard le même jour, à 18h15, Obama a appelé le président français pour lui dire que l’attaque programmée le 1er septembre à 3h du matin n’aurait pas lieu comme prévu. Il devait consulter le Congrès. (2)

Trois jours plus tard, à 6 h 16 GMT mardi 3 septembre, deux missiles dirigés vers la côte syrienne étaient lancés « depuis la partie centrale de la Méditerranée », mais ils n’ont pas atteint la Syrie.(3) « Les deux missiles se sont écrasés en mer. » (4)

Il existe différentes versions de ce qui s’est produit. Selon Israël Shamir:

« Un journal libanais, citant des sources diplomatiques, a affirmé que les missiles étaient lancés depuis une base aérienne de l’l’OTAN en Espagne et qu’ils ont été abattus depuis un navire par le système de défense russe mer-air. Une autre explication proposée par Asia Times soutient que les Russes ont utilisé leurs brouilleurs GPS, puissants et bon marché, pour rendre impuissants les Tomahawks, très chers, en les désorientant et en les poussant à l’échec. Il y a encore une autre version, qui a attribué le lancement aux Israéliens ; soit qu’ils étaient prêts à abattre les missiles, soit qu’ils observaient les nuages comme ils le prétendent. » (5).

Les navires de guerre étaient prêts

Il est difficile de savoir ce qu’il y a derrière ce lancement de missile raté, mais cela n’a pas déclenché de guerre. Nous pouvons tous en être reconnaissants. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons voir l’impressionnante collection de navires de guerre en position au large de la Syrie à l’époque. (6) Un article dans Global Research a parlé d’un « déploiement naval massif des Etats-Unis et de leurs alliés en Méditerranée orientale au large de la côte syrienne ainsi que dans la mer Rouge et dans le golfe Persique. » (7)

navires - Syrie

A ce moment-là, il semblait presque certain que les Etats-Unis et leurs alliés lanceraient une attaque contre la Syrie. Au lieu de quoi, l’attaque prévue a été reportée sine die. Comme le dit Israël Shamir « les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale » mais les Etats-Unis ont subitement décidé de reculer devant ce grave conflit militaire. Un commentateur a plaisanté en disant qu’Obama avait finalement mérité son prix Nobel de la paix, après ça. Voici l’évaluation de la situation par le Saker, un opposant véhément à ce qu’il appelle l’Empire anglo-sioniste. Parce que, de par sa vie passée, le Saker a une connaissance intime du fonctionnement des affaires militaires de l’OTAN.

« Moins remarqué, il y a eu l’envoi par la Russie d’une force navale opérationnelle, assemblée à la hâte mais compétente, sur la côte syrienne. Pas une force suffisamment importante pour battre la marine US, mais une force capable de fournir à l’armée syrienne une vision complète du ciel au-dessus et au-delà de la Syrie. Autrement dit, pour la première fois, les Etats-Unis ne pouvaient pas réaliser une attaque surprise sur la Syrie, pas avec des missiles de croisière, pas avec leur puissance aérienne. Pire, la Russie, l’Iran et le Hezbollah se sont lancés dans un programme d’assistance matérielle et technique à la Syrie, avoué, et non avoué, qui a fini par vaincre l’insurrection wahhabite. » (8)

Pourquoi les Etats-Unis ont-ils modifié leurs plans?

Il nous est difficile de connaître toutes les manœuvres qui se sont déroulées en coulisses en août et en septembre 2013, mais le résultat final est clair. Après des années de tensions croissantes et de menaces, les Etats-Unis et leurs alliés ont décidé de ne pas attaquer la Syrie comme ils l’avaient prévu. Etant donné que la rhétorique et le déploiement militaire contre la Syrie semblaient suivre le scénario utilisé pour l’Irak et la Libye, il y a eu peu de débats en Occident sur les raisons pour lesquelles les Etats-Unis et leurs amis ont subitement changé leurs plans. Maintenant, avec le recul, nous pouvons voir que cette attaque directe ratée a mené à une attaque indirecte croissante et à la montée de ce qui est maintenant connu comme l’Etat islamique.

Deux des raisons évidentes que je peux déceler à ce changement soudain ne sont pas la sorte de choses que les dirigeants politiques occidentaux veulent débattre. L’une est le fait que ces guerres sont très impopulaires. Comme résultat des mensonges et des échecs innombrables révélés sur les guerres sauvages et inutiles en Afghanistan, en Irak et en Libye, il semble que certains politiciens écoutent leurs citoyens. Comment pouvez-vous expliquer autrement la décision inattendue du parlement britannique, le jeudi 29 août, de voter contre la participation du Royaume-Uni à toute frappe contre la Syrie?

L’autre raison est l’étendue des concentrations de troupes de la Syrie, de la Russie et même de la Chine. (9) Les Russes et les Chinois n’ont pas seulement bloqué les Etats-Unis au Conseil de sécurité. Ils ont « voté » avec leur matériel militaire. Ils ne sont pas satisfaits de ce que les Etats-Unis avaient projeté pour la Syrie et ont fait clairement savoir qu’ils recourraient à la force pour les arrêter. Quand les Chinois ont-ils envoyé pour la dernière fois des navires de guerre en Méditerranée? La Russie et la Chine n’approuvent clairement pas la manière dont les Etats-Unis décident d’envahir un pays après l’autre.

Qu’est-ce que ça veut dire?

Pour des raisons qui ne sont pas difficiles à imaginer, il y a eu peu de discussions sur la signification plus large de ces événements dans les médias occidentaux. Cependant, des commentateurs comme Israel Shamir et Pepe Escobar croient que ces événements signalent un changement important dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Ce qui suit est tiré d’une présentation par Israel Shamir au Rhodes Forum le 5 octobre 2013:

« Tout d’abord, la bonne nouvelle. L’hégémonie américaine, c’est du passé. La brute a été maîtrisée.

»Nous avons franchi le cap de Bonne-Espérance, symboliquement parlant, en septembre 2013. Avec la crise syrienne, le monde a opéré un virage essentiel de l’Histoire moderne. C’était un quitte ou double presque aussi risqué que la crise des missiles cubains de 1962.

»Les risques d’une guerre totale étaient élevés, car les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale. Il faudra un certain temps pour que ce que nous avons vécu fasse son chemin dans les consciences: c’est normal pour des événements d’une telle ampleur. » (10)

Par « Eurasie », il faut entendre la Russie et la Chine. En termes crus, ces deux pays ont simplement contraint les Etats-Unis à reculer et à annuler leurs plans de guerre. Généralement, les gens ordinaires aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans beaucoup d’autres pays étaient tout aussi opposés à l’attaque que le peuple syrien lui-même.

Pepe Escobar est encore plus dramatique. Dans un article du 17 octobre, après le recul du gouvernement de Washington sur la Syrie, il explique qu’il y a eu un changement de politique à Pékin. Maintenant, pour la Chine, fini de mettre des gants diplomatiques. Il est temps de construire un monde « désaméricanisé ». Le temps est venu d’une monnaie de réserve internationale qui remplace le dollar US. (11) Cette nouvelle approche est présentée dans un éditorial de Xinhua. (12) La dernière goutte qui a fait déborder le vase a été l’arrêt des États-Unis [faillite budgétaire bureaucratique, NdT] venant s’ajouter à la crise financière provoquée par les banques de Wall Street. Cet éditorial cite ce qui est peut-être le paragraphe le plus important:

« Au lieu de remplir ses obligations comme une puissance dirigeante responsable, un Washington égocentrique a abusé de son statut de superpuissance et a même introduit davantage de chaos dans le monde en transférant ses risques financiers à l’étranger, provoquant des tensions régionales dans des conflits territoriaux, et menant des guerres injustifiées couvertes par des mensonges. (13)

Dans sa nouvelle stratégie la Chine s’appuie sur au moins trois principes.

– Le premier est de stopper les aventures militaires des Etats-Unis. Toutes les nations doivent respecter le droit international et régler les conflits dans le cadre des Nations unies.

– Le deuxième est d’élargir l’adhésion à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour inclure des pays émergents et en développement.

– Le troisième est de travailler à une « nouvelle monnaie de réserve internationale qui doit être créée pour remplacer la domination du dollars US ». (14)

Peut-être est-ce pour cette raison que les dirigeants de l’Occident ne célèbrent pas cette guerre qui n’a pas eu lieu. Les Russes et les Chinois ont forcé l’Occident à respecter le droit international et à éviter une guerre illégale. De plus, les Chinois voient cela comme le commencement d’une nouvelle ère dans la politique mondiale. Ils veulent « désaméricaniser » le monde. Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne peuvent pas prendre de leur propre chef toutes les décisions importantes dans le monde.

Australianvoice | 1er mars 2015

Notes:
1. Cité d’après un article de David Axe, « Les bombardiers français étaient chargés, les rebelles syriens étaient déployés – Tous attendaient le OK d’Obama pour attaquer »;
https://medium.com/war-is-boring/69247c24253f (en anglais)
2.
http://israelmatzav.blogspot.com.au/…/france-was-ready-to-s…
3. http://beforeitsnews.com/…/two-missiles-launched-toward-syr…
4. http://www.telegraph.co.uk/…/Missiles-launched-in-Mediterra…
5. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-s…/5355644
6. https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/…/1176205_5662560467…
7. http://www.globalresearch.ca/massive-naval-deployme…/5347766
8. http://thesaker.is/submarines-in-the-desert-as-my-deepest-…/
9. http://www.redflagnews.com/…/alert-china-sends-warships-to-…
10. http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-s…/5355644
11. http://www.alternet.org/wor…/de-americanized-world-and-china
12. http://news.xinhuanet.com/…/inde…/2013-10/13/c_132794246.htm. Cela semble être le même important éditorial analysé par Jeff J. Brown dans le post de Wikileaks « Baba Beijing’s Belly Laugh Felt Round the World », http://www.wikileaksparty.org.au/baba-beijings-belly-laugh…/. La seule différence que je peux voir est que Jeff Brown se réfère à un auteur nommé Tang Danlu, tandis que le site web de Xinhua se réfère à Liu Chang comme l’auteur de l’article.
13.
http://news.xinhuanet.com/…/inde…/2013-10/13/c_132794246.htm
14.
http://www.alternet.org/wor…/de-americanized-world-and-china

Traduit de l’anglais par Diane Gilliard pour Arrêt sur Info

Source: http://arretsurinfo.ch/pourquoi-loccident-hait-il-poutine-…/

10:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/07/2016

TERRORISME: France-Syrie: voilà comment le gouvernement "sociali ste" hollando-vallsiste combat le terrorisme en ... FRANCE !

TERRORISME: France-Syrie: voilà comment le gouvernement "socialiste" hollando-vallsiste combat le terrorisme en ... FRANCE !

 

Selon la Syrie, la France aurait tué 164 civils dans un raid en représailles à l’attaque de Nice

Crises Droit international France Syrie
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france rafale
© ALAIN JULIEN Source: AFP – Un avion de chasse «rafale» français.

Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar Al-Jaafari, a revu à la hausse le bilan des victimes des frappes françaises après l’attentat du 14 Juillet, et alerté sur les conséquences humanitaires des raids de la coalition.

Profitant de son intervention au Conseil de sécurité des Nations unies lundi 25 juillet, le diplomate syrien Bachar Al-Jaafari a annoncé que le raid aérien français mené en Syrie, en représailles à l’attentat de Nice du 14 Juillet avait causé la mort de 164 villageois – soit près de deux fois le nombre de victimes de la Promenade des Anglais. Le diplomate a regretté le manque de communication entre les autorités syriennes et  les forces de la coalition, menée par les Etats-Unis et à laquelle participe la France, qui aurait pu permettre d’éviter ce genre de drame.

Selon le responsable syrien, les autorités françaises ont souhaité frapper les positions de l’Etat islamique, dans le village de Toukhan al-Koubra au nord du pays, dans le cadre des opérations de la coalition internationale. Or, a-t-il indiqué, «Daesh a pris en otage les [habitants de ce village] et s’en est servi comme boucliers humains».

«Lorsqu’ils ont appris que le président français avait déclaré que la France allait venger [les attentats de] Nice, les commandants de Daesh ont donné l’ordre [à leurs forces] d’évacuer ce village» a précisé le diplomate. Par conséquent, lorsque les avions militaires français ont bombardé cette position, les combattants djihadistes avaient fuit celle-ci… mais les civils s’y trouvaient encore.

Des raids dénoncés par Damas auprès de l’ONU

Le 20 juillet, les autorités syriennes avaient annoncé la mort de 120 civils durant ces frappes aériennes françaises, réalisées mardi 19 juillet près de la frontière turque. A cette occasion, le gouvernement de Syrie avait écrit à l’ONU, l’enjoignant à condamner les frappes aériennes réalisées par la coalition menée par les Etats-Unis, sans l’autorisation de Damas ou sans mandat du Conseil de sécurité des Nations unies.

Ces raids, ont affirmé les autorités syriennes, ont plus contribué à endommager l’infrastructure du pays qu’à affaiblir les forces de l’Etat islamique.

Russes et Américains veulent mener une enquête sur ce raid

Devant le Conseil de sécurité, le représentant de la Russie auprès de l’ONU Vitaly Tchourkine a exprimé ses «inquiétudes profondes» à propos de l’annonce de la mort de civils dans des raids français et américains, et a annoncé que la Russie «espérait une enquête menée par des forces militaires adéquates».

La représentante des Etats-Unis, de son côté, a déclaré qu’une enquête serait menée par des ONG au sujet de ce raid meurtrier – une option qui n’a guère convaincu Vitaly Tchourkine, selon qui les faits pourraient, de cette manière, «être balayés sous le tapis».

«De nombreux civils ont pu être tués dans le nord [de la Syrie, durant le raid]», a toutefois admis la représentante américaine.

Moscou et Washington soutiennent deux camps opposés dans le conflit syrien, le premier portant assistance aux forces gouvernementales, le second appuyant des groupes rebelles dans le cadre de la coalition internationale.

25 juil. 2016

RT: https://francais.rt.com/international/24390-representant-syrien-lonu–frappes


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22:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/07/2016

Communiqué du Sommet de l’OTAN à Varsovie : préparer le crime d’ agression, ...

Communiqué du Sommet de l’OTAN à Varsovie : préparer le crime d’agression, ...

 

otan jens-stoltenberg-barack-obama-et-francois-hollande-lors-du sommet varsovie

Le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg, Barack Obama et François Hollande lors du sommet de Varsovie, le 8 juillet 2016. – AFP


J’ai été avocat de la défense la plus grande partie de ma vie professionnelle et je n’ai pas l’habitude de recueillir des preuves pour engager des poursuites, mais les circonstances m’ont incité à ouvrir un dossier pour le procureur de la Cour pénale internationale, ou peut-être un futur tribunal citoyen. Ce dossier contient la preuve que les dirigeants de l’OTAN sont coupables du plus grave crime contre l’humanité, le crime d’agression. Je voudrais partager avec vous quelques brèves notes intéressantes provenant de ce fichier, que je soumets à votre réflexion.

L’Article 8bis du Statut de Rome, le statut régissant la Cour pénale internationale, stipule :

Aux fins du présent Statut, on entend par « crime d’agression » la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies.

Le communiqué de l’OTAN publié à l’issue du congrès de Varsovie le 9 juillet est la preuve directe d’une telle planification et préparation et donc d’une conspiration par les dirigeants de l’OTAN pour commettre des actes d’agression contre la Russie. Cela ferait l’objet d’un acte d’accusation de la Cour pénale internationale contre les dirigeants de l’alliance militaire si la procureure de la CPI était effectivement indépendante, ce qu’elle n’est pas. Et bien sûr, si les articles relatifs aux crimes d’agression étaient en vigueur, ce qui ne se produira pas avant le 1er janvier 2017, le cas échéant, sous les articles du Statut de Rome.

Néanmoins, le problème technique de la juridiction qui empêche l’émission d’une inculpation contre les dirigeants de l’OTAN en ce moment, ne légitime pas la planification et la préparation d’actes d’agression contenus dans le communiqué de l’OTAN ni ne réduit le poids moral du crime d’agression défini dans le Statut et les principes de Nuremberg, parce que le crime d’agression est le crime de guerre suprême.

Selon leurs propres mots, imprimés en noir sur blanc dans leur communiqué du 9 juillet, les dirigeants de l’OTAN, chacun d’entre eux, et les états-majors entiers des forces armées de chacun des pays de l’OTAN, sont coupables du crime d’agression. Le fait qu’il n’y ait pas d’organe efficace devant lequel ils puissent être traduits en justice est sans rapport avec le fait du crime commis. Ils sont les ennemis de l’humanité et, inculpés ou non, ils sont des hors-la-loi internationaux qui doivent être identifiés en tant que tels et appelés à rendre des comptes à leurs propres peuples.

La preuve de leurs crimes est bien évidemment antérieure à ce communiqué et consiste en années d’actes commis par les puissances de l’OTAN depuis que l’Union soviétique s’est dissoute ainsi que le Pacte de Varsovie, en vertu de l’accord dit Acte fondateur OTAN–Russie de 1997, selon lequel l’OTAN ne s’étendrait dans aucun des pays formellement membres du Pacte de Varsovie ou de l’URSS, ni n’y installerait d’armes nucléaires. L’OTAN a continuellement brisé cet accord depuis lors et a commis, en tant qu’organisation ou par des groupes de ses États membres, des actes d’agression contre la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Russie (pendant l’attaque de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud et en soutenant les groupes terroristes tchétchènes en Russie même), l’Ukraine et la Syrie, chaque acte d’agression étant appuyé par des campagnes de propagande massives pour tenter de justifier ces crimes en répandant cette propagande auprès des peuples qu’ils sont censés informer.

Ces mêmes puissances ont commis et commettent d’autres actes d’agression contre la République populaire démocratique de Corée, l’Iran et la Chine, et augmentent continuellement leur planification et leur préparation pour agresser ces pays. Ces plans sont aussi étalés dans le communiqué de l’OTAN, mais la plus grave menace pour l’humanité est la menace existentielle immédiate contre la Russie, contre laquelle la partie principale de ce communiqué est dirigée.

Le communiqué de l’OTAN est de fait une déclaration de guerre à la Russie. Il n’y a pas d’autre manière de l’interpréter.

Il y a plusieurs mois, j’ai déclaré que nous pouvions considérer l’accumulation des forces de l’OTAN en Europe de l’Est, le coup d’État de l’OTAN qui a renversé le gouvernement de Ianoukovitch en Ukraine, la tentative de s’emparer de la base navale russe à Sébastopol, les attaques immédiates contre les civils ukrainiens dans les provinces orientales qui refusaient d’accepter le coup d’État de l’OTAN, la propagande constante contre la Russie en tant qu’agresseur et la guerre économique menée contre la Russie sous couvert de sanctions est l’équivalent d’une seconde Opération Barbarossa, le nom donné à l’invasion de l’Union soviétique par le Troisième Reich en 1941. J’hésitais à le décrire ainsi, mais les faits étaient là et d’autres ont reconnu maintenant que l’analogie est correcte. Et exactement comme les dirigeants du Troisième Reich ont été finalement tenus pour responsables de leurs crimes à Nuremberg, les dirigeants du nouveau Reich que les Américains et leurs États vassaux projettent d’imposer au reste d’entre nous devraient l’être aussi.

Au paragraphe 5 du communiqué et après, ils commettent la première partie de leur crime en définissant de prétendus actes agressifs de la Russie, dans lesquels, dans tous les cas, ils sont les véritables agresseurs.

Au paragraphe 15, ils déclarent, après quelques sornettes à propos du partenariat entre l’OTAN et la Russie :

« Nous regrettons que malgré des appels répétés des Alliés et de la communauté internationale depuis 2014 pour que la Russie change de cap, les conditions à cette relations n’existent pas actuellement. La nature des relations de l’Alliance avec la Russie et les aspirations à un partenariat seront subordonnées à un changement clair et constructif des actions de la Russie, qui doit démontrer son respect du droit international et de ses obligations et responsabilités internationales. Jusque là, nous ne pouvons pas revenir au business as usual. »

Ce qu’ils veulent dire en parlant du changement de cap de la Russie est, bien sûr, qu’elle fasse ce qu’ils ordonnent, et le « respect du droit international » ne signifie rien d’autre que de se plier aux diktats de l’OTAN. Le monde a vu ce qui est arrivé à la Yougoslavie quand le président Milosevic a eu le courage de lui dire d’aller se faire voir, alors que Madelaine Albright lui présentait sa longue liste de revendications, y compris l’occupation de la Yougoslavie par les forces de l’OTAN et le démantèlement du socialisme, suivi par le choix d’obéir ou d’être bombardé. Le gouvernement yougoslave avait le droit et, en plus,  le courage, de la défier, et donc les dirigeants de l’OTAN ont activé les casseurs de jambes, les exécuteurs et les assassins qui servent dans leurs armées et ont commencé la destruction massive d’un membre fondateur du Mouvement des non-alignés.

Nous l’avons vu à nouveau en Afghanistan, envahi sous le prétexte juridique qu’il hébergeait un supposé criminel, Ben Laden, qui n’a jamais été accusé de crime [accusé, si. Reconnu coupable, jamais. NdT] et qui travaillait sous le commandement de l’armée étasunienne au Kosovo en 1998-1999, luttant contre le gouvernement yougoslave.

Nous l’avons vu avec l’Irak, sommé de remettre des armes qu’il n’a jamais eues, puis attaqué avec choc et effroi, une démonstration de puissance militaire conçue non seulement pour l’Irak mais pour le monde entier : voilà ce que nous vous ferons si vous ne jouez pas le jeu.

Nous l’avons vu avec le président Aristide à Haïti en 2004, lorsque des soldats américains et canadiens l’ont arrêté en pointant les fusils sur lui et l’ont exilé, l’ enchaînant en Afrique, pendant que le monde regardait ailleurs. Nous l’avons vu en 2010, lorsque le président Laurent Gbagbo a été arrêté par les Français et jeté dans les marécages de la Cour pénale internationale. Nous l’avons vu en 2011, lorsque l’OTAN a détruit la Libye socialiste et nous voyons aujourd’hui comment ils tentent la même chose contre la Syrie et l’Irak, l’Iran, la Corée du Nord, la Chine et, le plus important, contre la Russie.

Le paragraphe 15 n’est rien d’autre qu’un diktat, « obéis-nous ou nous ne pourrons pas retourner au statu quo » ce qui signifie, en fin de compte, la guerre.

Suit alors une longue série de paragraphes pleins de mensonges et de distorsions sur des événements tous imputés à la Russie. Ils savent que ce sont des mensonges et des distorsions, bien sûr, mais le principe est que ces communiqués sont générés à Washington comme outils de propagande destinés à être cités encore et encore dans les médias occidentaux et mentionnés par leurs diplomates et leurs politiciens dans tous les discours.

Au paragraphe 15 et ensuite, ils se réfèrent à leurs plans pour leur nouvelle Opération Barbarossa, l’accumulation des forces de l’OTAN en Europe de l’Est. Ils l’appellent le Plan de préparation à l’action. En d’autres termes, tous ces paragraphes exposent leurs plans pour préparer leur capacité logistique et stratégique dans le but d’attaquer la Russie. Qu’ils aient l’intention de le faire est maintenant clair, avec le placement de systèmes anti-missiles en Pologne et en Roumanie et bientôt sur le flanc sud-est de la Russie en Corée, des missiles destinés à garantir le succès d’une première frappe atomique sur la Russie par les forces nucléaires de l’OTAN. Les systèmes anti-missiles sont conçus pour intercepter tous les missiles de représailles lancés par les survivants en Russie. Mais, comme le président Poutine l’a relevé, ils peuvent aussi être utilisés directement de manière offensive.

Ils soulignent ensuite que les armes nucléaires sont une partie importante de leur stratégie, et déclarent dans le paragraphe 53 :

« La position de l’OTAN en matière de dissuasion nucléaire repose aussi, en partie, sur les armes nucléaires déployées en avant par les États-Unis en Europe et sur les capacités et l’infrastructure fournies par les Alliés concernés. » La crainte est qu’avec les récents exercices en Pologne et dans l’Arctique − dans lesquels l’usage de frappes aériennes pour lancer des armes nucléaires telles que des missiles de croisière nucléaires pointés sur la Russie − a joué un rôle important − les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN projettent et préparent une attaque nucléaire sur la Russie. C’est la seule conclusion possible, puisqu’il est clair que la Russie n’a aucune intention d’attaquer aucun pays en Europe de l’Est ou ailleurs. Donc l’excuse donnée que la présence d’armes nucléaires en Europe est une dissuasion contre l’agression russe est clairement un mensonge et, par conséquent, leur présence ne peut avoir qu’un seul but : être utilisées pour une attaque.

La preuve est devant nous, le dossier est complet. Il est posé sur un bureau, il prend la poussière, il n’est d’aucune utilité pour personne, excepté le tribunal de l’opinion publique, et qu’est-ce que ça vaut, ces jours ci ? Mais peut-être que quelqu’un, là-bas, le prendra, le mettra au point et le donnera à un tribunal, peut-être quelqu’un du peuple, pour le peuple, mis en place par le peuple, pour juger ceux qui projettent de détruire le peuple, qui peut agir rapidement avant que le crime d’agression final soit commis contre la Russie ; contre nous tous.

Par Christopher Black – Le 18 juillet 2016 – Source New Oriental Review

Christopher Black est un juriste pénaliste international basé à Toronto, il est membre du Barreau du Haut-Canada et il est connu pour un grand nombre de cas très médiatisés portant sur les droits humains et les crimes de guerre, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Traduit par Diane pour le Saker francophone

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/07/2016

Lettre ouverte de Bruno guigue à François Hollande, le Frankenstein de la République, ...

 
 
Sent: Friday, July 15, 2016 9:46 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Lettre ouverte de Bruno guigue
 
Lettre ouverte de Bruno Guigue à François Hollande, le Frankenstein de la République
 
 

15/07/2016

LETTRE OUVERTE DE BRUNO GUIGUE À FRANÇOIS HOLLANDE-FRANKENSTEIN

1. Charon's boat.JPG

 

Lettre ouverte à François Hollande, le Frankenstein de la République

 

Bruno Guigue  - Arrêt sur Info - 15 juillet 2016

 

2. hollande-otan.JPG

 

Après ce nouvel attentat terroriste qui frappe cruellement notre pays, vous avez exprimé au nom de la nation tout entière, avec émotion et dignité, votre compassion pour ses victimes. Désignant aussitôt le coupable, et nous vous supposons bien informé, vous avez appelé les Français à faire preuve d’unité et de solidarité face au « terrorisme islamiste ». Vous nous avez conviés à serrer les rangs et à faire face, en mobilisant toutes nos énergies contre cette terrible menace.

Mais cet appel légitime à la cohésion nationale en ce moment où le pays entier se sent meurtri ne saurait interdire aux citoyens d’interroger la politique qui est la vôtre. Depuis votre élection, vous prétendez lutter sans ménagement contre les organisations terroristes. Mais, en réalité, tout donne à penser que vous avez fait exactement le contraire. Car au lieu de combattre le mal, vous avez concentré vos efforts contre ceux qui tentaient de le terrasser. Vous nous disiez que vous combattiez le terrorisme, mais vous n’aviez de cesse de diaboliser et de combattre la Syrie de Bachar Al-Assad.

Cet État souverain, détesté de vos amis américano-sionistes parce qu’il refuse de se plier à leur diktat, vous l’avez sciemment désigné à la vindicte des mêmes criminels que ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés. Les mercenaires du djihad cherchaient une cible, et vous avez cyniquement désigné Damas. Oui, des milliers de jeunes ont été encouragés, par votre propagande de guerre, à aller se battre contre cet État honni que vous rêviez d’anéantir sous les bombes. Et c’est votre ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, qui donna le signal de cette curée, lorsqu’il déclara que Bachar Al-Assad « ne méritait pas de vivre » et que la branche syrienne d’Al-Qaida faisait du « bon boulot » en Syrie.

Vous aurez beau tenter d’occulter vos responsabilités, chacun voit que les attentats commis en France sont le résultat de votre politique. Pourquoi n’y a-t-il aucun attentat en Italie, en Argentine, au Japon ? Les Français ont-ils pris la mesure de votre refus de coopérer avec les services syriens afin d’identifier les djihadistes français susceptibles de revenir en France ? Nos compatriotes savent-ils que vous interdisez tout transfert de fonds au profit de cette majorité de Syriens vivant dans les régions sous contrôle gouvernemental ? Réalisent-ils que vous n’avez jamais eu un mot de compassion pour les nombreuses victimes syriennes des attentats d’Al-Qaida, et que vous persistez à infliger des sanctions économiques à ce peuple victime du terrorisme de masse ?

Vous étiez décidé à prendre parti dans le conflit syrien, et vous l’avez fait sous des prétextes humanitaires qui se sont effondrés comme un château de cartes, exhalant surtout un âcre parfum d’hydrocarbures. Vous embourbant, et nous avec, dans cette ornière qu’il eût fallu éviter avec prudence, vous avez exposé les Français à un effet boomerang dont on mesure à peine le potentiel destructeur. Cette violence que vous avez déchaînée chez les autres par votre politique néo-coloniale, vous l’avez ramenée à domicile !

Je doute que les Français vous en remercient, surtout lorsqu’ils auront renoué les fils de cette dramatique affaire. Au lendemain de ce drame, M. Hollande, passé le moment de la compassion devant les caméras et de la célébration de l’unanimité patriotique, allez-vous remettre de nouvelles médailles aux banquiers de la terreur ? Condamnant le crime terroriste côté cour, irez-vous encore dîner, côté jardin, avec ses sponsors saoudiens ? Avec George W. Bush, les USA ont eu leur Dr Frankenstein, l’apprenti-sorcier de la géopolitique du chaos. Avec vous, c’est match nul. Les Français ont désormais le leur.

En rangeant la France du côté d’une rébellion sectaire, mafieuse et manipulée, en vous croyant habile alors que vous n’êtes qu’un semi-habile, vous avez nourri le monstre qui nous frappe aujourd’hui de ses tentacules. Allié objectif de Daech tant qu’il combattait Assad, vous avez juré sa perte après les premiers assassinats d’Occidentaux en Irak, nourrissant alors le ressentiment de cette mouvance criminelle dont vous attendiez sans doute davantage de compréhension !

Conseillé par de pseudo-experts dont l’indépendance intellectuelle est proportionnelle au chèque que vous leur versez, vous êtes désormais condamné à persévérer dans l’erreur faute de pouvoir vous déjuger. Vous allez continuer à nous jeter de la poudre aux yeux avec l’état d’urgence et à faire des moulins avec vos petits bras. Mais, à neuf mois d’une élection présidentielle où vous allez faire de la figuration, vous nous léguez surtout les fruits pourris de votre politique de gribouille, les manifestations d’incompétence d’un ministre qui confond Saddam Hussein et Bachar Al-Assad ne parvenant même plus à nous faire rire en ce jour de malheur.

 

4. guigue.jpgBruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’État français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion, est l’auteur de cinq ouvrages, dont « Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002 », et de centaines d’articles.

 

 

Source : http://arretsurinfo.ch/lettre-ouverte-a-francois-hollande-le-frankenstein-de-la-republique/

 

3. Ruban noir.GIF

 

Monsieur Bruno Guigue n’a pas l’air de croire  (????????????) que c’est son gouvernement qui organise les attentats qui massacrent ses compatriotes. Est-il naïf ou sont-ce là des choses qu’il est de mauvais ton de dire et même de penser à moins d’être belge ?

Quoi qu’il en soit, juste au moment (quel timing !) où il allait falloir suspendre l’« état d’urgence », voilà qu’un quidam pète les plombs en laissant – comme il est de règle depuis le 11 septembre 2001 - son passeport bien en évidence sur le siège du passager, pour qu’on soit sûr de l’y trouver à temps.

Et voilà qu’« on » s’acharne une fois de plus à nous faire avaler qu’il n’existe pas, en France, un seul policier capable d’assez de sang-froid et de compétence pour neutraliser un forcené sans le tuer.

Et ne voilà-t-il pas qu’avec le mauvais esprit qui nous caractérise, nous nous persuadons que, s’il en est ainsi, c’est qu’il est interdit, à tous les policiers de France sans exception, de faire preuve de sang-froid et de compétence.

Les Grosses Orchades

 

 

3. Ruban noir.GIF

 

Retrouvez Bruno Guigue interviewé par le Cercle des Volontaires, sur le récent référendum anglais :

BREXIT et maintenant ?

http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/06/27/brexit-et-m...

 

 

 

Mis en ligne le 15 juillet 2016.

 

 

 

 

 

21:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Facebook |

Commentaires

Ouf!!! Je croyais être la seule à trouver bizarre cette histoire de papiers restés dans le camion à disposition des zotorités compétentes et le fait qu'encore une fois le coupable sera muet.

Écrit par : Mandarc | 16/07/2016

Article très bien écrit. Rien à dire la-dessus.
Dommage, toutefois que Mr.Bruno Guigue n'ait pas désigné plus clairement les responsables d'attentats tels que ceux du 11 septembre et ce dernier (en date) de Nice. Oubli ? Vouloir ? Qui sait..
Je crois que les politiques tels que Hollande a engagé est une voie à sens unique qui ne leur permet plus de faire marche arrière.
En effet, ils étaient convaincus (et probablement le sont encore) que cette coalition Usa/Otan/Israel aurait le dessus sur la planète entière et donc ils se positionnaient dans le camp du vainqueur.
Mais voilà que, heureusement pour nous, ce mécanisme s'est enrayé et ce grâce, principalement, à la Russie.
Il est évident que ces politiques criminels supportant la coalition citée plus haut deviennent de plus en plus nerveux.
Personnellement, je reste très vigilant car je m'attends à ce qu'il y ait un peu plus d'attentats et de violence à l'avenir.
Je ne veux en aucun cas me présenter comme un alarmiste mais comme quelqu'un regardant la réalité bien en face..

Écrit par : Franko | 16/07/2016

22:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/06/2016

OTAN: une fois de plus, l' alliance militariste et bellicte occi dentale en manoeures militaires aux frontières de la Russie, ous les ordres ricains... Qui prépare et cherche la guerre, qui pro voque qui et pourquoi ???

OTAN: une fois de plus, l' alliance militariste et belliciste occidentale en manoeuvres militaires aux frontières de la Russie, sous les ordres ricains... Qui prépare et cherche la guerre, qui provoque qui et pourquoi ??? Il faut dissoudre au plus tôt cette saloperie entre les mains des fauteurs de guerres capitalistes, ...

 

 

 

L’art de la guerre

 

Dans les anneaux de l’Anaconda

 

Manlio Dinucci

 

 

Aujourd’hui en Pologne commence l’Anakonda 16, « le plus grand exercice allié de cette année » : y participent plus de 25mille hommes de 19 pays Otan (USA, Allemagne, Grande-Bretagne, Turquie et d’autres) et de 6 partenaires (1) : Géorgie, Ukraine et Kosovo (reconnu comme Etat), de fait déjà dans l’Otan sous commandement USA  ; Macédoine, qui n’est pas encore dans l’Otan du fait seulement de l’opposition de la Grèce sur la question du nom (le même que celui d’une de ses provinces, que la Macédoine pourrait revendiquer) ; Suède et Finlande, qui se rapprochent toujours plus de l’Otan (elles ont participé en mai à la réunion des ministres des affaires étrangères de l’Alliance). Formellement l’exercice est sous conduite polonaise (d’où le « k » dans le nom), pour satisfaire l’orgueil national de Varsovie.  En réalité il est sous commandement de l’US Army Europe qui, avec une « aire de responsabilité » comprenant 51 pays (y compris toute la Russie), a la mission officielle de « promouvoir les intérêts stratégiques américains en Europe et Eurasie ». Chaque année il effectue 1000 opérations militaires dans plus de 40 pays de l’aire.

  Le US Army Europe participe à l’exercice avec 18 de ses unités, parmi lesquelles la 173ème Brigade aéroportée de Vicence. L’Anakonda 16, qui se déroule jusqu’au 17 juin, est clairement dirigé contre la Russie. Il prévoit « des missions d’assaut de forces multinationales aéroportées » et d’autres y compris dans l’aire baltique au bord du territoire russe. 

   A la veille de l’Anakonda 16, Varsovie a annoncé qu’en 2017 elle augmentera les forces armées polonaises de 100 à 150 mille hommes, en constituant une force paramilitaire de 35 mille hommes dénommée « force de défense territoriale ». Distribuée dans toutes les provinces à commencer par celles orientales, elle aura comme mission d’ «empêcher la Russie de s’emparer du territoire polonais, comme elle a fait en Ukraine ».

   Les membres de la nouvelle force, qui recevront un salaire mensuel, seront entraînés, à partir de septembre, par des instructeurs étasuniens et Otan sur le modèle adopté en Ukraine, où ceux-ci entraînent la Garde nationale comprenant les bataillons néo-nazis. L’association paramilitaire polonaise Strzelec, qui avec plus de 10mille hommes constituera le nerf de la nouvelle force, a déjà commencé son entraînement en participant à l’Anakonda 16. La constitution de la force paramilitaire, qui sur le plan intérieur fournit au président Andrzej Duda un nouvel instrument pour réprimer l’opposition, participe à la montée en puissance militaire de la Pologne, avec un coût prévu de 34 milliards de dollars d’ici 2022, encouragée par USA et Otan en fonction anti-russe.

   Les travaux ont déjà commencé pour installer en Pologne une batterie de missiles terrestre du système étasunien Aegis, analogue à celle qui est déjà en fonction en Roumanie, qui peut lancer aussi bien des missiles intercepteurs que des missiles d’attaque nucléaire. En attendant le sommet Otan de Varsovie (8-9 juillet), qui officialisera l’escalade anti-Russe, le Pentagone se prépare à déployer en Europe une brigade de combat de 5 mille hommes qui roulera entre la Pologne et les pays baltiques.

    En même temps s’intensifient les exercices USA/Otan dirigés contre la Russie : le 5 juin, deux jours avant l’Anakonda 16, a commencé en Mer Baltique le Baltops 16, avec 6100 militaires, 45 navires et 60 avions de guerre de 17 pays (Italie comprise) sous commandement USA. Y participent aussi des bombardiers stratégiques étasuniens B-52. A environ 100 miles du territoire russe de Kaliningrad.

   C’est une escalade ultérieure de la stratégie de la tension, qui pousse l’Europe à une confrontation non moins dangereuse que celle de la guerre froide. Sous la chape de silence politico-médiatique des « grandes démocraties » occidentales.

 

Edition de mardi 7 juin 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/nelle-spire-dellanaconda/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

(1) Liste des participants sur : http://www.eur.army.mil/anakonda/default.htm (NdT)

16:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2016

Une rescapée du massacre d'Oradour sur Glane refuse d'être honorée par Manuel Valls

cec/lcg
Bravo: que les hollando-vallsistes gardent donc leurs médailles !
 
RoRo
 
 
 
From: Joss Rovélas
Sent: Monday, May 30, 2016 7:29 PM
Subject: Une rescapée du massacre d'Oradour sur Glane refuse d'être honorée par Manuel Valls
 
 

Honneur et Respect pour cette Dame et Mamie Verticale !


Une rescapée du massacre d'Oradour sur Glane refuse d'être honorée par Manuel Valls

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin lundi 30 mai 2016 à 12:58

Camille Senon toujours fidèle au journal l'Humanité
 
Camille Senon toujours fidèle au journal l'Humanité © Radio France - Françoise Ravanne

Camille Senon, l'une des dernières rescapées du massacre d'Oradour sur Glane, vient de refuser la proposition du premier ministre de l'élever au rang de commandeur de l'ordre national du mérite. Opposée à la loi travail elle ne veut surtout pas trahir les convictions de toute une vie.

 

A 93 ans , Camille Senon, garde un caractère bien trempé. C'est le 18 mai dernier qu'elle a reçu un courrier de Matignon l'informant qu'elle allait être nommée commandeur de l'ordre national du mérite,  mais c'était sans compter sur son passé de syndicaliste et qui plus est à la CGT. Pour Camille Senon qui suit l'actualité au jour le jour et qui soutient les opposants à la loi El komri, "pas question d'accepter une décoration venant d'un gouvernement qui ne respecte pas les salariés" explique t-elle.

"Je veux rester fidèle à mes convictions"

Moins de 48 heures après avoir reçu la proposition de Manuel Valls, Camille Senon lui a adressé un courrier pour expliquer son refus d'être élevée au rang de commandeur de l'ordre du mérite . Elle explique avoir toujours milité pour plus de justice, de fraternité et de paix et que le contexte actuel déclenché par le gouvernement, estime Camille Senon  ne va pas dans ce sens. "Accepter d'être décorée ce serait renier les engagements de toute ma vie ". Lors des dernières élections municipales à Limoges Camille Senon s'était présentée sur la liste du Front de gauche.

J'ai consacré ma vie à lutter en faveur de la paix

"Le massacre d'Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans" explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu'on n'oublie pas ce qui s'est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là  Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane,  lorsqu'elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait  partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé  au massacre . Et " tout ce que j'ai fait depuis c'est pour le devoir de mémoire, ce n'est pas pour des décorations " conclut aujourd'hui Camille Senon.
 

21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/05/2016

« Pour combattre le terrorisme, éteignons le feu en Syrie ». L a Belgique s' engage dans la guerre occidentale en SYRIE et cont ribue ainsi à l' étendre. Qui va payer la note, .... ?

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le PTB contre les bombardements en Syrie : « Cela va alimenter la spirale de violence »

Le PTB s’oppose à la décision du gouvernement belge de bombarder la Syrie, après avoir déjà bombardé l’Irak. Les attentats de Bruxelles du 22 mars dernier montrent qu’intervenir en Syrie est une très mauvaise idée.
 

« Pour combattre le terrorisme, éteignons le feu en Syrie »

Homs, Syrie. Photo Flickr, pan_chaoyue
Homs, Syrie. Photo Flickr, pan_chaoyue
 
 

18:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/04/2016

Le renseignement turc a dénoncé des réunions américaines avec Da ech !

Un haut gradé ricain a déjà déclaré il y a des mois que ce sont les USA qui ont fabriqué DAECH. Qui peut encore croire qu’ ils sont innocents dans tout ce qui se passe dans tous ces pays d’ Asie et d’ Afrique??? Avec leurs satellites français, anglais, allemands, sionistes et autres pays colonialistes et otaniens, ils tirent les ficelles et vendent les armes,...    Maris, chuuuuut, .... !
 
From: No Terror
Sent: Saturday, April 23, 2016 10:09 PM
 
Subject: Le renseignement turc a dénoncé des réunions américaines avec Daech !
 

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Le renseignement turc a dénoncé des
réunions américaines avec Daech !

Le renseignement turc a dénoncé des réunions américaines avec Daech !

Source: Press TV Les services de renseignement turcs viennent de révéler la tenue de réunions secrètes entre les représentants américains et les terroristes liés à Daech en Irak. Selon le journal turc Yeni Safaq, proche du parti au pouvoir AKP, les services de renseignement turcs ont révélé que des rencontres secrètes ont eu lieu « au moins deux fois » …

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18:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/04/2016

SYRIE: reculade ricaine, ... Jusqu' auboutisme hollando-vallsiste, ...

IRIB- Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, dans la nuit de vendredi à samedi, à l’unanimité des voix, une résolution censée mettre fin à la crise syrienne, par la voie négociée.

La résolution 2.254 met l’accent, tour à tour, sur la nécessité de maintenir la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie, sur  celle de former un gouvernement de transition, doté de prérogatives élargies, tout en appelant les parties concernées à respecter le caractère non ethniciste de l’Etat syrien. Mais le texte ne dit mot sur le départ d’Assad ! Depuis 2011, les puissances  occidentales et leurs alliés arabes et turcs, dans la région, ne cessent d’exiger l’élimination d’Assad de la scène,  comme principale condition à tout accord politique à venir. Le fait qu’ils en soient, à présent, venus à y renoncer, constitue, sans nul doute, une grande victoire, pour le peuple et l’armée syrienne, d’une part, et pour leurs partenaires, de l’autre. A l’issue de l’adoption de cette résolution et au cours d’un point de presse conjoint avec Lavrov, Kerry reconnaît, d’ailleurs, en ces termes, cette victoire, qui est celle de l’axe de la Résistance, composé de la Syrie, de l’Iran, du Hezbollah et de la Russie. Kerry affirme : «Il y a presque un an, les Iraniens ont proposé un plan quasi identique à la résolution qu’on vient de voter. Le texte contenait le cessez-le-feu, l’élaboration d’une nouvelle constitution, la formation d’un gouvernement d’union nationale». Il ajoute : «Les Etats Unis, les pays occidentaux et l’opposition syrienne ont fini par faire des concessions, en acceptant qu’Assad se retire, après une période de transition, puisque, sans cela, la guerre aurait risqué de perdurer encore». Au regard des efforts, fournis par le camp américain, qui, depuis 2011,  est allé, de plan en plan, pour renverser Assad, personne ne croit, évidemment, à ce que M Kerry soit sincère, quand il déplore la pérennisation de la guerre. Au contraire, tout porte à croire que, face au bloc uni, Syrie/Iran/Russie, les Etats unis ont été contraints à plus de réalisme et à lâcher du leste. Ce qui n’est, hélas, pas le cas de la France, qui, contrats d’armements colossaux signés avec Riyad, Doha, obligent, continue à vouloir faire les troubles jeux. Mais force est de constater que les victoires de l’armée syrienne et de ses alliés pousseront, aussi, la diplomatie française à changer de vision. Après tout, ce n’est pas en signant des contrats d’armement avec les sponsors avérés du terrorisme, au Moyen-Orient que M. Hollande pourra éviter des tragédies, telles que celle du 13 novembre.

11:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/04/2016

[Nouvel article] La « Guerre contre le terrorisme » a produit un « crime contre l’hu manité »

 

17:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/04/2016

Si les choses sont telles, c’ est parce que les peuples, sodomis és par les merdias aux ordres, laissent faire, … Les grands mouv ements pacifistes sont disparus avec les pays socialistes, …

 

10:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/02/2016

Otan: Moscou remet les pendules à l’heure concernant la crise en Syrie

 

16:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/01/2016

brève: Syrie...

12 Ce sont ces fameux Syriens “libres” et “démocrates”, armés ou non, soutenus, instigués, par Hollande, Fabius, Cameron, Obama, Merkel, qui, comme en UKRAINE, ont incendié leur propre pays.  À noter que ce genre de conflit démarre toujours au bord des frontière d’ un pays, et ensuite les armes pénètrent, le conflit s’ étend et les ricano-otano-occidentaux européistes soufflent sur les flammes, au prix de la mort de centaines de milliers de civiles. Même si Assad n’ est pas un ange, son pays vivait en Paix, accueillant des centaines de milliers de réfugiés et soutenait le peuple palestinien. C’ est surtout à cause de cela que Assad est un meuble gênant pour l’ Occident pro-sioniste, ... N’ importe quel chef d’ État résistera à une attaque armée de son pays venant de l’ extérieure et protègera évidemment ses frontières quel que soit le régime en place. Seuls les dirigeants des pays socialistes se sont laissé prendre par les prétendues révolutions pacifiques et fleuries exportées par l’ Occident capitaliste, ... Ils n’ ont pas résisté et se sont laissé déboulonner, ..., après avoir subi les pressions occidentales pendant des dizaines années de provocations, de blocus, d’ infiltrations, de propagande médiatiques... Hollande, Fabius, Valls, et compagnie n’ hésitent même plus à soutenir des pouvoirs les plus féodaux, agressifs, sionistes, voire fascistes, pour vendre leurs Rafale, conquérir de nouveaux marchés, remettre les pieds en Afrique et au Moyen-Orient, et même plus loin ... Les puissances guerrières d’ Europe occidentale n’ ont jamais vécu sans guerres, sans conflits, sans conquêtes. Le capitalisme, c’ est la guerre,... !
 
migrants terroristesdébarquent paris
Les migrants terroristes débarquent à Paris par la Seine, ... ! Juste avant le naufrage, ...
RoRo
 
 
 
 
 
Sent: Saturday, January 30, 2016 1:02 PM
To: destinataires inconnus:
Subject: brève: Syrie...
 
Syrie: L'opposition politique et l'opposition armée acceptent finalement de participer aux négociations à Genève...

Je relève -selon les infos- qu'ils réclament la libération des prisonniers. Mais sans préciser: prisonniers politiques ou terroristes...

Dans le camp des opposants armés, les extrémistes dits "radicaux" sont ultra majoritaires.
Des représentants d'Al Nosra affilié à Al Qaida participeront-ils à ces négociations d'autant plus qu'ils sont ultra majoritaires dans le camp des opposants.

Le chaos ou la raison: Le chaos en Irak, en Libye. Pas d'autre mot, si ce n'est le démantèlement, la destruction de ces deux États, aux conséquences désastreuses pour les populations...

Syrie: "les djihadistes du Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaida, et salafistes du groupe Ahrar Al-Cham (« les hommes libres du Levant ») – les deux plus puissants groupes insurgés du nord-ouest syrien – se sont affrontés dans la région de Salaquin, dans le nord du pays après l’occupation par les premiers d’une position des seconds" Le Monde 29/01/16

Ces terroristes (il faut appeler un chat, un chat) livrent les prisonniers syriens (militaires) aux bourreaux de Daesh... Sont-ce eux qui exigent la libérations de prisonniers...

Un mot sur l'Armée Syrienne Libre: "
L'Armée syrienne libre (arabe : الجيش السوري الحر, al-jayš as-suri al-ħurr) était la principale force armée opposée au régime de Bachar el-Assad et à l’armée régulière au début de la guerre civile syrienne5, avant d'être surpassée par les factions djihadistes et salafistes6,7. Constituée d'anciens officiers de l'armée syrienne, elle se caractérise, pour l'essentiel, par son nationalisme arabe et son objectif démocratique, au contraire des brigades salafistes et djihadistes" wikipédia

Est-on en droit de considérer que l'exode massif de la population de ces régions est la conséquence de l'intervention armée occidentale..?

jmb




19:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2016

L'axe secret USA-Arabie Saoudite

Quid de la FRANCE Hollando-Fabiuso-Vallsiste ???
 
Sent: Tuesday, January 26, 2016 8:41 PM
 
Subject: L'axe secret USA-Arabie Saoudite
 

L’art de la guerre

 

L’axe secret USA-Arabie Saoudite

 

Manlio Dinucci

 

Nom de code « Timber Sycamore » : ainsi s’appelle l’opération d’armement et entraînement des « rebelles » en Syrie, « autorisée secrètement par le président Obama en 2013 ». C’est ce que documente une enquête publiée dimanche par le New York Times.

   Quand elle a été chargée par le président d’effectuer cette opération couverte, « la Cia savait déjà qu’elle avait un partenaire disposé à la financer : l’Arabie Saoudite ». Avec le Qatar, « elle a fourni des armes et divers milliards de dollars, tandis que la Cia a dirigé l’entraînement des rebelles ». La fourniture d’armes aux « rebelles » y compris des « groupes radicaux comme Al Qaeda », avait commencé l’été 2012 quand, à travers un réseau disposé par la Cia, des agents secrets saoudiens avaient acheté en Croatie en Europe orientale des milliers de fusils d’assaut Ak-47 avec des millions de projectiles et que des Qataris avaient infiltré en Syrie, à travers la Turquie, des missiles portables chinois Fn-6 achetés sur le marché international. Comme la fourniture d’armes arrivait en roue libre, à la fin de 2012 le directeur de la Cia David Petraeus convoquait les alliés en Jordanie, en leur imposant un contrôle plus étroit de la part de l’Agence sur l’ensemble de l’opération. Quelques mois plus tard, au printemps 2013, Obama autorisait la Cia à entraîner les « rebelles » dans une base en Jordanie, et dans une autre au Qatar, et à leur fournir des armes dont des missiles antichars Tow. Toujours avec les milliards du « plus grand contributeur », l’Arabie Saoudite. Pas nouvelle dans ce genre d’opérations.

  Dans les années 70 et 80, celle-ci aida la Cia dans une série d’opérations secrètes. En Afrique, notamment en Angola où, avec les financements saoudiens, la Cia soutenait les rebelles contre le gouvernement allié de l’URSS. En Afghanistan, où « pour armer les moujahiddines contre les Soviétiques, les Etats-Unis lancèrent une opération d’un coût annuel de plusieurs centaines de millions de dollars, que les Saoudiens payèrent dollar par dollar par un compte de la Cia dans une banque suisse ». Au Nicaragua, quand l’administration Reagan lança le plan secret pour aider les contras, les Saoudiens financèrent l’opération de la Cia avec 32 millions de dollars par l’intermédiaire d’une banque des Iles Caïman. Par ces opérations et quelques autres, secrètes, jusqu’à celle actuelle en Syrie, s’est cimentée « la longue relation entre les services secrets des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite ». Malgré le « rapprochement diplomatique » de Washington avec l’Iran, non apprécié à Riad, « l’alliance persiste, maintenue à flot sur une mer d’argent saoudien et sur la reconnaissance de leur intérêt mutuel ». Cela explique pourquoi « les Etats-Unis sont réticents à critiquer l’Arabie Saoudite sur la violation des droits humains, le traitement des femmes et le soutien à l’aile extrémiste de l’Islam, le wahhabisme, qui inspire de nombreux groupes terroristes », et pourquoi « Obama n’a pas condamné l’Arabie Saoudite pour la décapitation de Cheikh Nimr al-Nimr, le dissident religieux chiite qui avait défié la famille royale ».
  S’y ajoute le fait, dont le New York Times ne parle pas, que le secrétaire d’Etat John Kerry, en visite à Riad le 23 janvier 2016, a réaffirmé que « au Yémen où l’insurrection Houthi menace l’Arabie saoudite, les USA sont aux côtés de leurs amis saoudiens ». Les amis qui depuis presque un an massacrent les civils au Yémen, en bombardant même les hôpitaux, aidés par les USA qui leur fournissent du renseignement (c’est-à-dire en indiquant les objectifs à toucher), des armes (dont des bombes à fragmentation) et un soutien logistique (dont l’approvisionnement en vol des chasseurs bombardiers saoudiens). Ces mêmes amis que le premier ministre Renzi a officiellement rencontré en novembre dernier à Riad, en leur garantissant le soutien et les bombes de l’Italie dans la « lutte commune contre le terrorisme ».

 

Edition de mardi 26 janvier 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

 

21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/11/2015

Ça, c’ est un « socialiste », … ! Si, si !: un terroriste « an ti-terroriste », cela existe aussi: en FRANCE, où l’ on combat s urtout le terrorisme des … autres !

 

20:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |