13.04.2012
Bravo, ça, c’ est la “Démocratie”, au sein du “Monde
libre”... !
RoRo
Sent: Friday, April 13, 2012 9:45 AM
:
Subject: Lufthansa viole le droit international
Plusieurs
dizaines de passagers ayant acheté un billet d'avion pour se rendre à
Tel
Aviv le dimanche 15 avril ont été avisés par la compagnie aérienne
Lufthansa que leur réservation était annulée "
sur ordre
d'Israël".
Lire plus, ici :
http://goo.gl/ie3gERV dans le hall de
départ à Zaventem dimanche 15 avril, à 7 h du matin.Myriam
Ils peuvent couper toutes les fleurs, mais
ils ne seront jamais maître du printemps.
Pablo Neruda
http://www.myriam-en-ebullition.beTwitter :
@Myriam_De_Ly GSM : 0473 28 63 75
Fixe : 071
70 32 23
Adresse : Rue des Combattants, 65, 6020 Dampremy
La compagnie Lufthansa
viole le droit international
Commmuniqué de la mission Bienvenue en
Palestine 2012
Plusieurs dizaines de passagers ayant acheté un
billet d’avion pour se rendre à Tel Aviv le dimanche 15 avril
ont été avisés jeudi par la compagnie aérienne Lufthansa que
leur réservation était annulée, « sur ordre d’Israël
».
« Israël a produit une liste de noms de
personnes auxquelles ce pays interdit l’entrée. Le vôtre est dessus, ce qui nous
amène à annuler votre billet, et nous recréditons dans la foulée votre carte
bancaire », ont ainsi déclaré des employés de Lufthansa à
des voyageurs.
N’ayant pu discerner, dans les listes de
voyageurs préalablement transmises à Israël par les compagnies
aériennes, ceux qui avaient l’intention de participer à la mission
Bienvenue en Palestine et de ceux qui n’étaient pas concernés,
le gouvernement israélien, grand habitué des « dommages collatéraux » a
apparemment décidé de les mettre en vrac sur sa liste noire. Au moins deux
personnes non concernées par la mission, et ayant prévu pour leur part de
séjourner en Israël, nous l’ont fait savoir dans la soirée de
jeudi.
Les passagers des vols Lufthansa
n’ont commis aucune infraction, et n’acceptent pas ces méthodes
mafieuses, favorisées par les gouvernements complices de l’enfermement du peuple
palestinien, tels que le gouvernement français et belge qui ont déconseillé à leurs ressortissants de ne pas participer à la
mission.
C’est pourquoi, avec le soutien de nombreux
amis, ils se présenteront, comme prévu, dans leurs aéroports d’embarquement, ce
week-end, pour rappeler que la Cisjordanie, pas plus que le
reste de la Palestine, n’appartient pas à
Israël, et pour exiger le respect du droit
international.
RV à Zaventem dans le hall du départ à 7
h au matin
20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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La COREE DU NORD a effectué ce jour un essai
balistique ...
La COREE DU NORD a effectué ce jour un essai balistique
qui s’ est révélé humiliant (suivant les médias du capitalisme, qui l’ont
qualifié de “nucléaire” ), puisque cette fois-ci, c’ est
raté...
Nucléaire ???
Quoi ? La Corée du Nord a-t-elle fait exploser une bombe atomique
expérimentale, une bombe à hydrogène, aérienne ou souterraine, comme l’ont fait
pendant plusieurs dizaines d’ années les Usa, la Grande-Bretagne, la France et
l’Urss, au cours de centaines d’ expérience ? La Corée du Nord a-t-elle lancé
une bombe atomique du genre Hiroshima et/ou Nagasaki quelque part ?
Rien de tout cela: les armes atomiques, bactériologiques, microbiennes,
chimiques, sont surtout entreposées depuis quelque 50-60 ans en Corée du
Sud, portent le label “made in Usa”, ... et dans la
tête de certains bourreurs de crâne des médias du capitalisme
ricano-otano-occidental !
RoRo
20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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11.04.2012
Sent: Saturday, April 07, 2012 11:35 AM
Subject: ALERTE OTAN N° 45 - janvier à mars 2012
Alerte
Otan !
Bulletin
trimestriel du Comité de surveillance Otan,
Numéro 45, janvier à mars
2012
Secrétariat :
rue des Cultivateurs, 62 ; 1040 Bruxelles Adresse électronique : info@csotan.org |
tél & fax :
02 511 63 10 compte :
068-2447491-14
au nom de
CSOTAN |
Edito
Dossier
Syrie :
Conférence
du CSO
Ne faites
pas de la Syrie un 2ème Irak
Grand
Moyen-Orient, OTAN, menaces américaines et pressions
turques
Russie-Syrie,
les enjeux
Protection
sociale de la population syrienne
Le débat
politique intérieur en Syrie,
un point
de vue ignoré par nos médias
L'art de
la guerre :
Iran, la
bataille des gazoducs
Libye, un
an après : mémoire courte
Sardaigne,
poubelle de l'Otan : les langues commencent à se
délier
Remodeler
l'armée belge au service des guerres de l'Otan
800
activistes ferment l'Otan
Appel à
l'action contre le prochain sommet de l'Otan à
Chicago
Le CSO anime
également une mailing list par laquelle vous pouvez notamment recevoir
régulièrement des infos centrées sur l'Otan, et où vous pouvez aussi diffuser
vos avis et réflexions. Pour vous inscrire à cette liste, il suffit d'envoyer un
e-mail vide à l'adresse alerte_otan-subscribe@yahoogroupes.fr
EDITORIAL
Syrie,
étincelle d'un conflit mondial ?
Cette édition d'Alerte OTAN !
est largement consacrée aux événements en cours en Syrie. Non seulement parce
que ce pays fait la une des médias depuis plusieurs mois, mais surtout parce que
plusieurs pays occidentaux et arabes y commettent de graves ingérences. Selon
les grands médias, le régime de Bachar El Assad massacre sauvagement sa
population en réprimant des manifestations pacifiques, en organisant des
attentats terroristes, en pilonnant des villes entières. En se basant sur les
informations diffusées par radios et télévisions, la totalité des quelque 8.000
morts déjà comptabilisés auraient toutes été occasionnées par l'armée, les
services secrets, la police et les milices du régime en place. Pourtant, nos
médias admettent maintenant l'existence d'au moins un groupe armé, composé
notamment de déserteurs de l'armée officielle. Mais, curieusement, celui-ci ne
porterait la responsabilité d'aucune des victimes du conflit. En grattant un
peu, on se rend compte que les bilans quotidiens de morts n'ont pratiquement
qu'une source, une organisation basée à Londres, disant agir au nom des droits
de l'homme et soutenant ouvertement l'opposition. Bien que cette organisation se
soit récemment scindée en deux factions rivales s'accusant mutuellement d'être
au service de Bachar al Assad, nul ne s'interroge sur la véracité et le sérieux
de leurs informations, reprises même par l'ONU et la Ligue
Arabe.
D'autre part, aurait-on déjà
oublié la guerre sanglante menée contre un autre pays arabe, la Libye, par
l'OTAN pendant 7 mois en 2011 ? Cette guerre a fait au moins 50.000 morts, en
majorité des « kadhafistes » de l'aveu des anciens rebelles, et n'est pas tout à
fait terminée, puisque presque tous les jours des groupes armés s'affrontent. La
Libye, il y a encore un an le pays, de très loin, le plus développé d'Afrique,
est devenu une sorte d'enfer sur terre. Une des principales villes du pays,
Syrte, a connu un niveau de destruction bien plus élevé que ce que vient de
subir Homs, du moins à en juger sur base des images disponibles. Encore
aujourd'hui, cinq mois après l'assassinat de Kadhafi, les ministres et chefs
d'Etat des pays qui ont installé un semblant de nouveau régime à Tripoli
,n'osent pas y passer une seule nuit.
Avec le recul, en nous
rappelant les réactions « à chaud » de larges portions de la gauche belge et
européenne lorsque les bombardements occidentaux « pour protéger les civils »
ont commencé, nous nous rendons compte combien les pouvoirs politiques et les
médias ont trompé l'opinion publique. Les libérateurs démocrates chantés par
Bernard Henri Lévy et Sarkozy se sont avérés être des fanatiques, seulement
d'accord entre eux pour torturer les fidèles de l'ancien régime et prêts à
s'entretuer pour le contrôle d'un checkpoint, d'un quartier, d'une ville, d'une
province ou de quelque avantage en nature.
Cette fois-ci, dans le cas
syrien, l'OTAN ne semble pas préparer une intervention militaire directe. Le
veto de la Russie et de la Chine à l'ONU est pour beaucoup dans les changements
de la donne. Mais nous nous souvenons que l'Alliance Atlantique avait au départ
présenté en public la même position avec la Libye. Cela n'empêche nullement le
déploiement sur le sol syrien d'une panoplie d'instructeurs, de mercenaires, de
djihadistes, d'agents secrets par des pays comme la France, les Etats-Unis, la
Turquie, la Libye et le Qatar – liste probablement loin d'être exhaustive. Tout
cela nous rappelle les préparatifs de « la contra » au Nicaragua dans les années
80. Les conséquences internationales des événements de Syrie risquent d'être
beaucoup plus explosives que le renversement du régime
libyen.
Nous ne doutons pas que
l'immense majorité de la population de Syrie, veut une solution pacifique du
conflit en cours. Le CSO prône le retrait inconditionnel des groupes armés
soutenus par plusieurs puissances de l'OTAN et du monde arabe. Il n'est pas
acceptable de laisser s'établir un double pouvoir en Syrie, qui aurait comme
conséquence la reconnaissance officielle de cette opposition comparable à la «
contra », par la « communauté internationale ».
Pour le moment, le
gouvernement belge se montre plus circonspect qu'au moment des préparatifs de
guerre contre la Libye. Mais le double jeu continue, aussi bien en Belgique qu'à
l'Otan. Les ministres Reynders et De Crem , tout comme Rasmussen secrétaire
général de l'Otan, disent en public qu'il est « prématuré » de parler d'une
intervention militaire contre le gouvernement de Assad, mais ils considèrent
aussi, avec Verhofstadt, qu'il faut apporter un soutien matériel et technique
aux organisations en Syrie qui luttent contre le régime, en ce, inclus des
moyens de communication satellitaires et des armes.
Nous nous opposons à toute
forme d'ingérence étrangère, même et surtout « humanitaire » qui est
inexorablement suivie par des bombardements, par une intervention militaire,
Nous nous opposons à tout déploiement de troupes ou de personnel militaire, à
toute livraisons d'armes ou de matériel militaire. Enfin, le CSO dénonce les
sanctions de l'Union européenne, affectant la population
syrienne.
Le CSO vient d'organiser, le
9 mars, une conférence à Bruxelles. Vous pouvez lire dans les pages suivantes
les éclairages sur les « dessous » de la crise syrienne que les intervenants ont
bien voulu nous transmettre.
Dossier
Syrie
Le 9 mars, le
CSO a organisé à la salle Amazone (Saint-Josse, Bruxelles) la
Conférence –
débat : La Syrie, étincelle d'un conflit mondial ?
Autour des
thèmes de discussion : La guerre en Syrie se résume-t-elle à un conflit entre un
« gouvernement répressif » et une « opposition désarmée » ? Quelle est la nature
de cette opposition ? Quelle est la qualité de notre information ? Les voisins
de la Syrie, en particulier la Turquie, se comportent-ils en simples spectateurs
de cette tragédie ? Comment interpréter le soutien affiché de la Russie au
gouvernement syrien ? En s'opposant à l'internationalisation du conflit, la
Russie protège-t-elle un allié ou songe-t-elle à sa propre survie ?
Avec
:
Bahar
Kimyongür, écrivain,
dernier ouvrage : « Syriana , La conquête continue »
Ludo De
Brabander : écrivain,
dernier ouvrage, avec Georges Spriet : « Als de NAVO de passie preekt
»
Jean-Marie
Chauvier, journaliste,
spécialiste des pays de l'Est de l'Europe
Georges
Berghezan, CSO, en tant
que modérateur
Les textes
qui suivent développent les idées exposées durant la conférence par les
intervenants.
NE FAITES
PAS DE LA SYRIE UN DEUXIEME IRAK
A la mi-février, Guy
Verhofstadt a fait un plaidoyer pour « une intervention humanitaire » en Syrie.
Il y soutenait la nécessité d'un soutien financier et matériel à l'opposition, y
inclus éventuellement des armes. Le chef du groupe libéral au Parlement
Européen, a parlé, sur un ton dramatique, du « moment –Benghazi de la Syrie
».
Pour rappel : Verhofstadt
était un des plus fervents défenseurs d'une intervention militaire en Libye,
pour « sauver la révolution démocratique ». Au bout d'un an, on ne peut pas dire
que cela va mieux dans ce pays, mais nous n'entendons plus rien sur ce sujet de
la part de notre ex-Premier ministre. La Libye a disparu des actualités.
L'opération de l'OTAN « pour protéger les populations » s'est pourtant soldée
par la mort de 50.000 personnes et des destructions énormes dans plusieurs
villes. Si nous en croyons les organisations humanitaires, le bilan pour la
Libye est comparable à un scénario irakien. Des milices armées incontrôlables
font la loi. Les tortures et les meurtres sont monnaie courante. Des conflits
ethniques et religieux éclatent et menacent de s'étendre. Les politiciens comme
Verhofstadt qui avaient un irrésistible besoin d'agir, n'entendent même plus les
avertissements des experts. Ils risquent de créer exactement ce qu'ils
prétendaient vouloir éviter : une catastrophe
humanitaire.
La plupart des gens ne
doutent pas que le régime syrien ne respecte pas les droits humains, et riposte
brutalement aux manifestations et aux mouvements armés. Mais la proposition de
Verhofstadt d'armer l'opposition, revient à mettre de l'huile sur le feu. En
fait, le conflit à Homs, la ville où se joue actuellement un drame humanitaire,
est le résultat d'un combat entre l'armée (gouvernementale) et l'opposition
armée. Si, comme en Libye, on arme cette opposition et on lui offre un soutien
aérien, on crée une lourde hypothèque sur l'avenir du pays. Intervenir
militairement dans le paysage politique et ethnico-religieux complexe de la
Syrie, revient à entretenir un conflit sans fin entre des armées irrégulières.
Les organisations pacifiques démocratiques, qui existent bel et bien au sein de
l'opposition syrienne , sont complètement mises hors-jeu et ignorées par les
medias occidentaux. C'est un scenario dans lequel, les forces politiques qui
exigent des réformes démocratiques, seront prises en otage et
méprisées.
Beaucoup de personnes disent
ne pas pouvoir rester sans rien faire quand des méfaits flagrants ont lieu
contre les droits de l'homme. On les comprend. Mais le problème est qu'une
intervention devient immédiatement une intervention militaire. L'arsenal
diplomatiques de la communauté internationale se réduit donc, soit à ne rien
faire, soit à bombarder à outrance. Les politiciens sont prompts à verser des
larmes de crocodile.
Mais la cynique réalité
géostratégique est également suspendue au-dessus de la tête de la population
syrienne. Le Qatar et l'Arabie Saoudite jouent à nouveau le même sale rôle qu'en
Libye. Leur but est le renversement du régime syrien. Tout comme la Turquie, ils
veulent que le pouvoir tombe entre les mains de leurs alliés, les Frères
Musulmans, sunnites dits « modérés ». Ce n'est un secret pour personne que le
Qatar, et sans doute également la Turquie, livrent des armes à cette opposition.
Nous savons aussi que les monarchies conservatrices des Etats du Golfe, qui
répriment violemment toute tentative démocratique dans leur pays, essaient de
contenir l'influence des Chiites d'Iran dans la région. Il faut aussi prendre en
compte la recherche d'un parcours alternatif pour les pipelines. Actuellement,
40% du pétrole des Etats arabes passe par le Détroit d'Ormuz où des tensions
sont fortes avec l'Iran. L'idée circule de construire un méga-pipeline pour
transporter le pétrole par la terre. Le trajet le plus simple serait de passer
par la côte syrienne et par.. la ville de Homs, qui deviendrait un point
central. Sur la côte syrienne, à Tartous, les Russes ont une base militaire
navale depuis des années. Sans tous ces éléments, le conflit en Syrie serait
certainement passé inaperçu aux yeux occidentaux.
Ludo De
Brabander
Extrait du Bulletin
d'Information de VREDE, mars 2012
GRAND
MOYEN-ORIENT, OTAN, MENACES AMERICAINES ET PRESSIONS TURQUES
Malgré les
troubles et les difficultés économiques quotidiennes, le peuple syrien, dans sa
majorité, semble toujours aussi décidé à ne pas céder aux chants des sirènes
outre-Atlantique. Le 12 octobre 2011, soit plus de 7 mois après le début des
pre-miers rassemblements contre le régime, près d'un million de personnes ont
encore manifesté à Damas en soutien à Bachar Al Assad. « La mobilisation de
mercredi a dépassé de loin celle de l'opposition qui manifeste presque chaque
jour » reconnaît, contrarié, un correspondant de l'Associated Press. Ce pied
de nez fondamental n'est pas sans agacer Paris, Londres, Tel-Aviv et Washington.
Désormais, bien que l'appui de l'OTAN à la rébellion anti-kadhafiste ait coûté
la vie à plus de 50.000 per-sonnes, et provoqué l'exode de milliers de Libyens
et d'émigrés africains, une intervention militaire étrangère sous-traitée à des
indigènes comme les collabos du CNT semble définitivement gagner les faveurs des
stratèges américains pour la Syrie. En effet, Jeffrey Feltman, secrétaire d'Etat
adjoint chargé du Proche-Orient a appelé l'opposition syrienne à se réunir à
Istan-bul pour discuter les modalités de création d'un Conseil National de
Transition syrien. Cette réunion a eu lieu le 15 septembre à l'endroit prévu
mais la presse occidentale s'est bien gardée d'afficher le parrainage américain
de la réunion d'Istanbul, fai-sant des Etats-Unis un lointain observateur qui
salue l'initiative a posteriori.
Même s'il ne
s'agit pour l'instant que de causeries on connaît suffisamment la manière à
laquelle procèdent les Etats-Unis et leurs alliés européens pour liquider leurs
ennemis : résolutions de l'ONU taillées sur mesure, sanctions économiques,
reconnaissance d'une opposition politique aux ordres, armement de son bras
militaire etc . Kadhafi renversé, le tour est venu à Bachar de quitter la chasse
gardée de l'Oncle Sam. Et qui est donc le garde-chasse de sa chasse gardée ?
C'est le premier ministre turc et grand parrain des réunions d'opposants syriens
Recep Erdogan en personne. (..)
Le journaliste
turc Mehmet Ali Güler a relevé de février 2004 au mois d'août 2010 pas moins de
32 aveux du premier ministre à propos de la mission assumée par la Turquie dans
le nouveau projet américain de domination des pays arabo-musulmans. Basé sur le
principe de la création d'un arc sunnite chapeauté par la Turquie, cette
stratégie vise à neutraliser les turbulences chiites d'Iran, d'Irak, du Liban et
de leur allié syrien. Justement, d'après une source diplomatique européenne qui
a requis l'anonymat, durant l'été 2011, le Premier ministre Erdogan aurait
proposé que Bachar El Assad offrît quatre grands ministères aux Frères Musulmans
en échange d'un engagement turc à mettre un terme aux troubles qui secouent la
Syrie. C'est le rejet de cette proposition par Damas qui aurait précipité la
rupture entre les deux pays. Bachar El Assad n'a donc pas tort de se méfier du
rôle, d'abord ambigu et aujourd'hui clairement hostile joué par la Turquie à son
égard.
Plus proche de
nous, la déclaration du patron de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, n'est pas des
plus rassurantes : « en Syrie, comme en Libye et partout en Afrique du Nord
et au Moyen Orient, il faut développer la liberté et la démocratie ». Là
encore, curieusement, l'Afrique du Nord et le Moyen Orient sont cités
conjointement comme si le manque de liberté et de démocratie n'existait que dans
ces deux régions. Comme si finalement, ces deux subcontinents ne faisaient
qu'un. Comme si, dans leurs QG, Rasmussen et les néoconservateurs américains
consultaient la même carte d'état-major. Comme s'ils voyaient le monde de la
même fenêtre. Le rêve de « Syriana » bientôt à portée de main ? On n'en est plus
à une guerre près avec l'OTAN. Rien d'étonnant après tout, puisque c'est sa
seule raison d'être.
Bahar
Kymiongür
Extrait du
livre « Syriana, la conquête continue », Ed. Investig'Action. Couleur
livres
RUSSIE-SYRIE : LES ENJEUX
Quelques
remarques préalables. Je ne suis pas ici pour défendre la politique du régime
syrien ni le soutien russe à ce régime dictatorial, pas plus que pour apprécier
les régimes rétrogrades et répressifs que soutient le « camp occidental ». Dans
tous ces pays, les aspirations à la justice sociale et à la démocratie réelle
animent de vastes soulèvements populaires, auxquels s'agrègent des intervenants
extérieurs aux mobiles différents. Nous savons que ce qui se joue en Syrie n'est
pas la lutte « entre démocratie et dictature » mais une guerre mondiale,
remodelant les rapports de force dans tout un « arc de crise », qui va de
l'Afrique du Nord à la Chine, en passant par l'Asie centrale et la Russie. Mon
propos est d'éclairer la politique du Kremlin dans cette crise très complexe.
D'emblée, je remarque l'abîme entre les informations disponibles et le discours
convenu, répétitif et quasi-officiel des médias occidentaux. La presse russe
tant décriée pour son inféodation au Kremlin – ce qui est exact pour les grands
médias audiovisuels– est au moins plus variée. Nous sommes réduits ici à une
vision binaire selon laquelle le régime syrien réprime atrocement un soulèvement
populaire, ce qui est une part de la réalité. Les médias russes reprennent
parfois cette version des faits mais en exposent d'autres, faisant état
d'actions menées par des groupes armés qu'encadreraient des militaires français
(dont certains seraient déguisés en journalistes) turcs, qataris, saoudiens et
autres. Mais comment vérifier ? Les recoupements sont difficiles, et les sources
internet infestées par les virus de la guerre psychologique menée par les divers
acteurs. Mais que fait la Russie dans cette galère ?
(..)
Syrie : « les six raisons
du Kremlin »
Le grand commentateur Maxime
Ioussine, dans le quotidien libéral des milieux d'affaires « Kommersant »
explicitait en février les principales raisons du soutien russe à la Syrie :
l'alliance, le commerce, la base navale de Tartus, la crainte des islamistes, le
précédent libyen, les propres soucis intérieurs de Vladimir Poutine. « Les
experts que nous avons interrogés, explique Ioussine, énumèrent les six
principales raisons pour lesquelles le Kremlin, qui avait accepté de ne pas
s'opposer à la résolution de l'ONU sur la Libye, se montre cette fois aussi
obstiné, et semble prêt à faire du maintien de Bachar El-Assad un casus belli
avec l'Occident. 1. La Syrie est l'un des alliés essentiels de la Russie dans le
monde arabe. Si, à un moment critique, Moscou se détournait de Damas, ses autres
partenaires auraient le sentiment que le Kremlin n'est pas fiable. 2. Damas est
important pour Moscou sur le plan commercial. Le montant des contrats d'armement
passés entre eux ces dernières années est évalué à 4 milliards de dollars.
Durant la seule année 2010, la Syrie a acquis pour 700 millions de dollars
d'armes russes. Récemment, Moscou a donné son accord à la vente de 36 Yak-130,
appareils militaires d'entraînement, pour un total de 550 millions de dollars.
Le volume global des investissements russes dans l'économie syrienne avoisine
les 20 milliards : actuellement, la construction d'une raffinerie de gaz,
réalisée par la compagnie Stroïtransgaz, est notamment en cours. Si les
adversaires de Bachar El-Assad arrivaient au pouvoir, rien ne les empêcherait de
mettre fin à la coopération avec Moscou. 3. La Russie s'inquiète du devenir de
la base de ravitaillement et de maintenance de sa marine dans le port de Tartous
[au nord de la Syrie]. A ce jour, ce site militaire est le seul dont la Russie
dispose hors de l'ex-URSS. 4. La Russie redoute l'actuelle intransigeance de
l'opposition syrienne, dont les chefs lorgnent du côté des monarchies du Golfe,
de la Turquie, de l'Occident, mais aucunement vers Moscou. En outre, les
islamistes, en premier lieu les Frères musulmans, ont une forte influence parmi
les opposants, et leur arrivée au pouvoir dans une Syrie où vivent de nombreux
chrétiens et chiites constituerait une division du pays suivant des lignes de
faille religieuses et une menace d'éclatement. 5. Les responsables russes n'ont
aucune confiance dans les promesses des Occidentaux lorsque ceux-ci certifient
qu'une résolution de l'ONU ne doit pas être considérée comme une étape sur la
voie d'une intervention militaire en Syrie. Moscou considère que les Etats-Unis
et l'UE jouent sur les mots et rappelle le précédent libyen : l'Otan a commencé
à bombarder les troupes de Kadhafi quelques jours seulement après l'adoption de
la résolution 1973 par le Conseil de sécurité de l'ONU, en mars 2011. 6. Les
spécialistes soulignent enfin le rôle que joue le calendrier politique intérieur
russe. A un mois de l'élection présidentielle, on voit mal Vladimir Poutine
choisissant de passer aux yeux de ses électeurs et de ses opposants pour un
faible qui cède aux pressions de l'Occident et abandonne un allié de longue
date. En Russie, on n'a toujours pas digéré la décision de s'abstenir lors du
vote de la résolution 1973, et de faciliter ainsi le renversement de Kadhafi. Le
Kremlin se refuse à voir Bachar El-Assad partager le sort du dictateur libyen,
du moins jusqu'à l'élection du 4 mars. ».
L'article était publié avant
les élections qui ont porté Poutine à la présidence, et en plein mouvement de
contestation des fraudes aux législatives du 4 décembre 2011 et, en général, du
régime poutinien que la dite « révolution blanche » (ou « orange ») espère faire
tomber. « La Russie sans Poutine », tel est le cri de ralliement d'oppositions
disparates, allant des libéraux aux communistes et à la gauche radicale, en
passant par les néofascistes et les nationaux-bolcheviks. Or, cette contestation
citoyenne, qui se réclame parfois de l'exemple arabe, est également « aidée »
par les Etats-Unis, qui entretiennent sur tout le territoire de l'ex-URSS un
réseau tentaculaire d'ONG financées par une kyrielle de « fondations ».
(..)
Léonid Kalachnikov, premier
vice-président du Comité des Affaires Extérieures de la Douma, estime que lors
de la discussion au Conseil de sécurité (où la Chine et la Russie opposèrent
leur veto à la résolution du 4 février 2012), il ne s'agissait pas de « soutenir
le régime syrien » mais d'exiger que soient désengagés des combats en Syrie non
seulement l'armée syrienne mais tous les groupes qui y guerroient avec des
soutiens extérieurs. C'est le refus occidental d'accepter ce « désarmement
général » qui aurait entraîné le veto russe sur la Syrie. Le refus, et
l'évidence aux yeux de Moscou qu'une intervention militaire se prépare sous
couvert de « couloirs humanitaires ».
Le tournant du 21 mars à
l'ONU et la position du BRICS
La diplomatie (notamment
russe) a marqué à la mi-mars quelques points par rapport au scénario
interventionniste, qui s'avère risqué et difficilement
praticable.
Le 21 mars, le Conseil de
sécurité de l'Onu a adopté une déclaration "soutenant pleinement" les
propositions de solution négociée par Kofi Annan. Sa mission a été soutenue par
les membres du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du
Sud).
Leur déclaration adoptée à
Delhi le 28 mars dit notamment : "Nous sommes profondément inquiets par la
situation actuelle en Syrie et appelons à mettre d'urgence fin à toute violence
ainsi qu'aux violations des droits de l'homme dans ce pays (…). "Notre objectif
consiste à favoriser le processus politique intérieur mené par les Syriens et
nous saluons les efforts conjoints effectués en ce sens par les Nations unies et
la Ligue arabe" Et d'en appeler "le gouvernement syrien et toutes les strates de
la société à faire preuve de volonté politique afin d'entamer un processus
indispensable pour l'instauration de la paix". (..)
Ce fragile recul des
positions bellicistes semble conforter les choix obstinés du Kremlin, sans que
l'on puisse préjuger de ce qui se passera sur le terrain.
(..)
L'entrée en scène du BRICS
trace cependant la perspective de ce monde « multipolaire » dont se réclame la
diplomatie russe.
Jean-Marie
Chauvier
texte clôturé le 30 mars
2012
La version intégrale de ce
texte se trouve sur www.csotan.org. Il est également diffusé sur la
mailing list animée par le CSO.
L'art de
la guerre
Iran, la
bataille des gazoducs
Sur la scène de Washington,
sous les projecteurs des media mondiaux, Barack Obama a déclamé : « En tant que
président et commandant en chef, je préfère la paix à la guerre ». Mais, a-t-il
ajouté, « la sécurité d'Israël est sacro-sainte » et, pour empêcher que l'Iran
ne se dote d'une arme nucléaire, « je n'hésiterai pas à employer la force, y
compris tous les éléments de la puissance américaine » (étasunienne, NdT). Armes
nucléaires comprises donc. Paroles dignes d'un Prix Nobel de la paix. Ça, c'est
le scénario. Pour savoir ce qu'il en est vraiment, il convient d'aller dans les
coulisses. A la tête de la croisade anti-iranienne on trouve Israël, l'unique
pays de la région qui possède des armes nucléaires et, à la différence de
l'Iran, refuse le Traité de non-prolifération. Et on trouve les Etats-Unis, la
plus grande puissance militaire, dont les intérêts politiques, économiques et
stratégiques ne permettent pas que puisse s'affirmer au Moyen-Orient un Etat qui
échappe à son influence. Ce n'est pas un hasard si les sanctions promulguées par
le président Obama en novembre dernier interdisent la fourniture de produits et
de technologies qui « accroissent la capacité de l'Iran à développer ses propres
ressources pétrolifères ». A l'embargo ont adhéré l'Union européenne, acquéreur
de 20% du pétrole iranien (dont 10% environ importé par l'Italie), et le Japon,
acquéreur d'un pourcentage analogue, qui a encore plus besoin de pétrole après
le désastre nucléaire de Fukushima. Un succès pour la secrétaire d'état Hillary
Clinton, qui a convaincu les alliés de bloquer les importations énergétiques
venant d'Iran contre leurs propres intérêts mêmes. L'embargo cependant ne
fonctionne pas. Défiant l'interdiction de Washington, Islamabad a confirmé
le 1er mars qu'il terminera la construction du gazoduc Iran-Pakistan. Long de
plus de 2mille Kms, il a déjà été réalisé presque entièrement dans son tronçon
iranien et sera terminé dans celui pakistanais d'ici 2014. Il pourrait ensuite
être étendu de 600 Kms jusqu'en Inde. La Russie a exprimé son intérêt à
participer au projet, dont le coût est de 1,2 milliards de dollars.
Parallèlement, la Chine, qui importe 20% du pétrole iranien, a signé en février
un accord avec Téhéran, qui prévoit d'augmenter ses fournitures à un
demi-million de barils par jour en 2012. Et le Pakistan aussi accroîtra ses
importations de pétrole iranien. Furieuse, Hillary Clinton a intensifié la
pression sur Islamabad, utilisant la carotte et le bâton : d'un côté menace de
sanctions, de l'autre offre d'un milliard de dollars pour les exigences
énergétiques du Pakistan. En échange, celui-ci devrait renoncer au gazoduc avec
l'Iran et miser uniquement sur le gazoduc
Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan-Inde, soutenu par Washington. Son coût est
estimé à 8 milliards de dollars, plus du double que prévu initialement. A
Washington, c'est cependant la motivation stratégique qui prévaut. Les gisements
turkmènes de gaz naturel sont en grande partie contrôlés par le groupe israélien
Merhav, dirigé par Yosef Maiman, agent du Mossad, un des hommes les plus
influents d'Israël. Mais la réalisation du gazoduc, qui en Afghanistan passera
par les provinces de Herat (où sont les troupes italiennes) et de Kandahar, est
en retard. En l'état actuel, c'est celui Iran-Pakistan qui a l'avantage. A moins
que les cartes ne soient redistribuées par une guerre contre l'Iran. Même si le
président Obama « préfère la paix ». (6 mars 2012)
Libye un an
après : mémoire courte
Un des effets des armes de
distraction de masse est d'effacer la mémoire de faits même récents, en en
faisant perdre la trace. Ainsi est passé sous silence le fait qu'il y a un an,
le 19 mars, commençait le bombardement aéronaval de la Libye, formellement «
pour protéger les civils ». En sept mois l'aviation Usa/OTAN effectuait 30mille
missions dont 10mille d'attaque, en utilisant plus de 40mille bombes et
missiles. En outre étaient infiltrées en Libye des forces spéciales, dont des
milliers de commandos qataris facilement camouflables. Et on finançait et armait
les secteurs tribaux hostiles au gouvernement de Tripoli ainsi que des groupes
islamistes, qualifiés de terroristes quelques mois auparavant seulement.
L'opération dans sa totalité, a précisé l'ambassadeur étasunien auprès de
l'OTAN, a été dirigée par les Etats-Unis : par l'intermédiaire d'abord du
Commandement Africa, puis par l'intermédiaire de l'OTAN sous commandement Usa.
On a ainsi démoli l'état libyen et assassiné Kadhafi lui-même, en attribuant
l'entreprise à une « révolution inspiratrice » - comme l'a définie le secrétaire
à la défense Panetta- que les Usa sont fiers d'avoir soutenue, en créant « une
alliance sans égale contre la tyrannie et pour la liberté ». On en voit
maintenant les résultats. L'état unitaire se désagrège. La Cyrénaïque -où se
trouvent les deux tiers du pétrole libyen- s'est autoproclamée de fait
indépendante et, à sa tête, a été mis Ahmed al-Zubair al Senoussi. Choix
emblématique : c'est l'arrière-petit-fils du roi Idris qui, mis sur le trône par
la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, leur concéda dans les années '50 et '60,
bases militaires et gisements pétrolifères. Privilèges effacés quand le roi
Idris fût déposé en 1969. L'arrière-petit-fils ne manquera pas de les leur
rendre. Le Fezzan aussi, où se trouvent d'autres importants gisements, veut être
indépendant. Il ne resterait à la Tripolitaine que les gisements qui sont devant
les côtes de la capitale. C'est ainsi que les grandes compagnies pétrolières, à
qui la Libye de Kadhafi ne concédait que d'étroites marges de gain, pourront
obtenir des conditions optimales de la part des chefs locaux, en faisant jouer
l'opposition de l'un contre l'autre. Le leader du CNT Abdel Jalil parle de «
conspiration » et menace de faire « usage de la force », mais ce n'est pas un
champion de l'indépendance libyenne : il est convaincu que la période du
colonialisme italien fût pour la Libye « une ère de développement ». En
attendant le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge d'une autre année sa «
mission d'appui en Libye », en se félicitant des « développements positifs » qui
« améliorent les perspectives d'un avenir démocratique, pacifique et prospère ».
Il ne peut toutefois pas éviter d'exprimer sa « préoccupation» pour « les
continuelles détentions illégales, tortures et exécutions extrajudiciaires ».
Œuvre des milices armées, alimentées par la politique du « diviser pour régner »
du nouvel empire. Milices armées utilisées pour allumer d'autres foyers de
guerre dans d'autres pays, comme le montre le fait qu'à Tripoli se trouve un
camp d'entraînement des « rebelles syriens ».
En Libye les premières
victimes sont les immigrés de l'Afrique subsaharienne qui, persécutés, sont
obligés de s'enfuir. Rien qu'au Niger, 200-250mille sont rentrés, en perdant
ainsi la source de revenus qui entretenait des millions de personnes. Nombre
d'entre eux, poussés par le désespoir, tentent la traversée de la Méditerranée
vers l'Europe. Ceux qui y perdent la vie, comme les cinq derniers naufragés
ensevelis à Lampedusa, sont eux aussi des victimes de la guerre qui a commencé
il y a un an. Dont, désormais, on a perdu la mémoire. (20 mars 2012)
Manlio
Dinucci
Ces 2 articles de Manlio
Dinucci ont été traduits par Maria-Ange Patrizio et sont publiés avec
l'autorisation de l'auteur.
Sardaigne,
poubelle de l'OTAN : les langues commencent à se
délier
A la suite de
la mobilisation persistante de nombreux mouvements associatifs italiens et
d'autres pays d'Europe, et grâce à l'intervention courageuse de magistrats
italiens, le « Cas de la Sardaigne, Poubelle de l'Otan et du complexe
militaro-industriel » commence à être connu d'un plus grand public.
Récemment, une audition s'est tenue au Parlerment européen, dont on peut lire le
compte-rendu sur notre site www.csotan.org . Cette lutte doit se généraliser
à tous les sites utilisés par l'OTAN pour ses préparatifs de guerre et faire
partie intégrante des revendications des mouvements de la paix en Belgique .
Nous publions
ci-après le communiqué du MCP à ce sujet.
OTAN hors de
Sardaigne !
Plus de 35 000
hectares de terres sont soumises à servitude militaire. La mer est interdite à
la navigation, à la pêche et aux activités de plaisance…. une étendue maritime
de plus de 20 mille kilomètres carrés, une zone a peu près égale à l'ensemble du
territoire sarde. Sur l'île on a entreposé des missiles dans les polygones pour
les exercices (Perdasdefogu- Capo Teulada et Capo Frasca). Des terrains
d'aviation militaires (le plus vaste est celui de Decimomannu) servent
essentiellement à des exercices d'entraînement de pilotes en vue de nouvelles
guerres. C'est de la Sardaigne que sont partis les avions pour aller bombarder
l'Irak et la Lybie. C'est à Decimommno que s'entraînent les pilotes israéliens.
Des dépôts de carburant sont installés dans le cœur de Cagliari et sont
alimentés par un pipeline qui traverse la ville. Partout se trouvent de
nombreuses casernes militaires (Armée de terre, Force aérienne et Marine). Ces
équipements et infrastructures sont mis à disposition des forces armées
italiennes de l'OTAN, et de certaines autres armées étrangères
Quelques
chiffres: le polygone de salto di -Quirra Perdasdefogu (dans l'Est de la
Sardaigne) comporte 12.700 hectares. Avec celui de Teulada (7.200 hectares) il
s'agit des s deux premiers polygones italiens, par extension et fréquence des
tests. Le polygone de Capo Frasca, côte ouest en compte plus de 1.400. Il faut
ajouter à ces nuisances, les nombreux radars militaires (environ 15). Le site de
La Maddalena, abandonné par l'OTAN après des nombreuses années d'activité
(sous-marins et bateaux nucléaires,) se trouve dans des conditions
environnementales irrécupérables, certaines zones aquatiques sont radioactives
et les fonds marins jonchés des débris d'origine militaire. La récupération
écologique de la zone semble irréalisable.
·
Nous demandons
:
·
la fermeture immédiate de ces terrains
militaires
·
le dédommagement des
victimes,
·
la remise en état de
l'environnement,
·
l'inculpation des firmes d'armement,
étrangères et italiennes, qui ont procédé à ces essais
meurtriers,
·
le départ immédiat de Sardaigne des
troupes étrangères dont l'OTAN.
Remodeler
l'armée belge au service des guerres de l'OTAN
Les remous actuels au sein de
l'armée belge, qui ont abouti à la démission du général en chef M. Delcour, ne
sont pas simplement dus à des questions de nominations ou à des disputes
communautaires. C'est toute la fonction des militaires dans le cadre de la
structure de l'OTAN qui est en cause. Le Nouveau Concept Stratégique adopté à
Lisbonne en 2008 préconise une transformation profonde des armées de tous les
pays de l'Otan. Le but étant de construire une force de frappe sophistiquée et
centralisée sous le commandement Otan, capable de porter la guerre dans tous les
coins du monde. Comme le déclarait le ministre de la Défense De Crem, dans une
interview au Soir : « déployer sur le terrain environ un millier
d'hommes en permanence… c'est cela qui est important…Par ailleurs, il n'est pas
exclu qu'on fasse appel à la Belgique pour une autre opération optionnelle genre
Libye… ». Le reste des forces terrestres (dont le général Delcour était le
chef) peut être dégraissé d'un grand nombre de militaires pour faire des
économies et concentrer le budget de la Défense sur le développement des «
poches d'excellence » .
Il faut aussi, pour répondre
aux exigences de l'OTAN, rendre plus efficaces les forces aériennes et navales
et supprimer les doubles emplois : de là, la quasi fusion de la marine belge et
des forces navales néerlandaises, la coopération renforcée de l'aviation belge
et allemande, les « achats groupés » des avions qui devront remplacer les
F-16 avec le Danemark et les Pays-Bas. Etc..
Tout cela signifie l'abandon
de la souveraineté de la Belgique sur sa politique de défense. Et cet abandon ne
se fait pas au bénéfice d'une mythique Union Européenne indépendante, mais bien
de l'OTAN. On se rappelle que, dans le cadre d'une opération de surveillance
Otan, les navires belges se sont retrouvés au large du Vénézuéla, en soutien à
la marine hollandaise qui s'estimait « agressée » par des propos revendicatifs
du président Hugo Chavez sur des îles « appartenant à la Hollande» ! Les F-16 de
l'armée belge ont participé à des opérations de combat en Afghanistan aux côtés
des pilotes allemands, en dépit des fameuses « règles d'engagement » de nos
ministres de la Défense censées interdire ce genre d'activité. Sans parler de
tout ce que nous ignorons encore, à cause du « Secret Défense » imposé aux
parlementaires trop curieux.
Le prochain Sommet de l'Otan
qui se tiendra à Chicago le 20 mai, sera certainement consacré en grande partie
à cette « harmonisation » des armées des pays de l'Otan, ainsi qu'aux moyens à
mettre à œuvre en Afghanistan pour que le retrait annoncé de certaines troupes
soit compensé par une renforcement du « partenariat » de l'Otan avec
l'Afghanistan. Il s'occupera également du déploiement du bouclier anti-missiles,
(pour lequel la Belgique avait déjà payé un tribut à Lisbonne), et de sa
stratégie nucléaire, et de pointer ce que l'Otan appelle « les nouvelles
menaces » et que De Crem appelle « une autre opération optionnelle, genre
Libye ». Le débat parlementaire, annoncé pour le 9 mai prochain, soit
quelques jours à peine avant ce sommet, devrait porter sur toutes ces questions
et s'élargir à un débat public avec tout le mouvement de la
paix.
Claudine
Pôlet
Communiqué
de presse de Vredesactie - Action pour la Paix, 1er avril
2012
800
activistes de toute l'Europe ferment le Quartier général de l'Otan à
Evere
Aux environs de 14 heures cet
après-midi, 800 activistes pacifistes, venus de plus de 10 pays d'Europe, se
sont rassemblés autour du Quartier général de l'Otan à Evere. 500 d'entre eux
ont tenté de façon non violente de pénétrer sur les terrains de l'Otan. Une
vingtaine sont entrés dans le domaine militaire. La zone de l'Otan a été fermée
par des rubans rouges et blancs. 483 personnes ont été arrêtées
administrativement. 300 supporters des équipes d'intervention manifestaient à
l'entrée principale. Quand la paix est en jeu, une intervention non-violente est
toujours nécessaire. Une alliance militaire telle que l'Otan - un petit club de
pays qui mène la guerre dans le monde entier, possède des armes atomiques et se
dit prêt à les utiliser en première frappe-, est un danger pour la paix
mondiale!
No to
NATO
APPEL A
DES JOURNEES INTERNATIONALES D'ACTION CONTRE LE PROCHAIN SOMMET DE L'OTAN A
CHICAGO !
Du 19 au 21 mai 2012, le G8
et l'OTAN tiendront des réunions au sommet à Chicago, USA.
L'OTAN va y renforcer sa
nouvelle doctrine nucléaire, confirmer sa stratégie future dans la guerre en
Afghanistan, planifier de nouvelles guerres, comme une intervention possible en
Syrie et/ou en Iran, renforcer son pouvoir militaire global pour le
21e siècle. Le sommet de l'OTAN va mettre en danger la sécurité
réelle des populations dans le monde entier.
Un très grand nombre
d'organisations états-uniennes et internationales ont lancé des appels à
participer à des événements éducatifs, des conférences, des actions de
désobéissance civile et de protestation publique à Chicago en Mai. Le point
culminant en sera le Contre-Sommet international de l'OTAN les 18 et 19 mai
et une manifestation pacifique le 19 mai.
Nous appelons à mener des
actions de solidarité dans le monde entier, contre le système de guerre de
l'OTAN entre le 14 et le 20 mai prochain
Alors que l'humanité doit
faire face aux grands défis du 21e siècle, tels que les inégalités croissantes
et les menaces à l'environnement, l'OTAN accroît les inégalités d'accès aux
ressources et aux richesses de la planète et détruit l'environnement. Avec ses
opérations militaires dans des régions très éloignées des frontières de ses pays
membres, l'OTAN sape les Nations Unies. « Si tu veux la paix, prépare la
guerre » : telle est la recette otanienne pour mener des guerres sans fin, et
non pour apporter la sécurité humaine.
Le Nouveau Concept
Stratégique, adopté à Lisbonne en 2010, constitue l'arrière-plan des actions
militaires mondiales de l'OTAN, au profit du « premier monde ». La guerre en
Libye fut la première application de cette stratégie. Elle a coûté la vie de
50.000 Libyens. La guerre que mène l'OTAN en Afghanistan depuis dix ans, y
compris l'instauration du gouvernement corrompu de Karzai et les arrangements
avec les seigneurs de guerre fondamentalistes, ont ruiné ce pays , afin
d'assurer des avantages économiques et stratégiques aux Etats-Unis et autres
nations de l'OTAN.
Maintenant, l'OTAN préconise
« l'afghanisation » de la guerre, et entraîne le pays toujours plus profondément
vers la guerre civile. L'OTAN prétend qu'elle défend les droits humains et
protège la société civile. Tout cela sonne faux quand on voit la profonde
corruption du gouvernement de Karzai, les exactions permanentes des soldats
contre la population afghane. L'OTAN suit la voie néocoloniale très fréquentée
qui mine la réelle sécurité des Européens et des Nord-Américains, aussi bien que
celle des Afghans et des autres nations d'Asie Centrale.
L'OTAN persiste à s'arroger
le droit de commencer unilatéralement un conflit nucléaire, contre tout ce que
l'Alliance considère comme « une menace ». Les plans nucléaires de l'OTAN, en ce
inclus la modernisations des armes nucléaires états-uniennes et des
infrastructures nucléaires des autres Etats membres, mine le TNP (Traité de
Non-Prolifération Nucléaire) et son Article VI consacré au désarmement
nucléaire. Le « partage du nucléaire » (Nato's Nuclear Sharing) qui transforme
des pays comme l'Allemagne les Pays-Bas ou la Belgique en puissances
nucléaires de fait, est aussi une violation du TNP et donc du droit
international.
En établissant des
partenariats dans le monde entier avec des pays non-membres , au travers du «
programme de partenariat pour la paix », ainsi qu'avec des institutions
gouvernementales (comme l'Union Européenne), l'OTAN provoque une militarisation
croissante de la culture politique. Au moyen de son programme de bouclier
anti-missiles, de ses nombreuses bases militaires étrangères et de ses
interventions agressives, l'OTAN produit des dépenses militaires massives,
s'élevant à 75% des dépenses militaires mondiales. Cet argent fait désespérément
défaut pour des programmes sociaux, économiques et écologiques dans tous les
pays.
Nous appelons à des
journées internationales d'action contre le système de guerre de l'OTAN
!
Nous appelons à des actions
dans le monde entier pour la solidarité, la démilitarisation, l'abolition des
armes nucléaires, la résolution non violente des conflits, pour placer les
besoins des populations au-dessus de la course au profit, pour la justice, et
pour relever équitablement les défis environnementaux. Nous invitons les groupes
et les militants politiques à mener des actions contre la guerre. Employez les
réseaux sociaux pour informer vos amis et vos collègues sur le véritable agenda
de l'OTAN et sur les alternatives possibles. Envoyez des lettres à vos
représentants politiques et vos gouvernements et aux responsables de vos
journaux. Organisez et participez à des conférences, des séminaires, des
événements publics, des actions directes non-violentes, telles que le « NATO
GAME OVER » le 1er avril à Bruxelles, des actions de désobéissance
civile et des manifestations non violentes. 22 février
2012.
Le Comité
International de Coordination NO TO WAR – NO TO NATO*
* Le Réseau No To War – No To
Nato comprend plus de 300 organisations et groupes d'horizons politiques très
divers. Voir le site : www.no-to-nato.org
18:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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01.04.2012
From: Ghada El Yafi
Sent: Sunday, April 01, 2012 9:37 AM
Subject: La triple alliance contre la Syrie [Réseau
Voltaire]
Dr. Ghada El Yafi
----- Mail transféré -----
De : Elizabeth Rebeiz
<elizabeth.rebeiz@...>
Envoyé le
: Dimanche 1 avril 2012 10h25
Objet : La triple alliance contre la
Syrie [Réseau Voltaire]
La triple alliance contre la Syrie
- Quelques-unes des armes saisies lors de la libération du quartier de
Baba Amr à Homs.
L’indignation exprimée par les politiciens occidentaux, les États du
Golfe ainsi que par les médias au sujet du « massacre des citoyens syriens
manifestant pacifiquement (!!!???)contre l’injustice » est cyniquement
conçue pour couvrir les rapports établis sur la conquête violente de
quartiers, de villages et de villes entières par des bandes armées,
brandissant des fusils d’assaut et semant des bombes le long des routes.
L’assaut contre la Syrie est soutenu par des fonds, des armes et
un encadrement étrangers. Du fait du manque de soutien à l’intérieur
du pays, une intervention militaire directe provenant de l’extérieur sera de
toute façon nécessaire pour assurer le succès de l’opération. C’est
dans cette perspective qu’une immense campagne de diplomatie et de propagande
a été mise en place afin de diaboliser le gouvernement légitime en
Syrie. L’objectif est d’imposer un régime fantoche et de renforcer le
contrôle impérial de l’Occident au Moyen-Orient. À court terme, cela permettra
d’isoler l’Iran en prévision d’une attaque par Israël et les États-Unis et,
à long terme, on élimine de nouveau un gouvernement laïque,
indépendant, et proche de la Chine et de la Russie.
Afin de mobiliser l’opinion publique mondiale derrière ce coup de force
des Occidentaux, d’Israël et des États du Golfe, plusieurs stratagèmes de
propagande ont été utilisés, justifiant une nouvelle fois la violation
flagrante de la souveraineté d’un pays, dans le prolongement des destructions
réussies des gouvernements laïcs d’Irak et de Libye.
Le contexte général : agressions en série
- Bernard Henry Lévy en compagnie de Laurent Fabius et Bernard
Kouchner, respectivement prédécesseur et potentiel successeur du ministre
des Affaires étrangères français Alain Juppé, lors d’un meeting pour une
Syrie « démocratique », le 4 juillet 2011. Absent, le leader centriste
François Bayrou avait enregistré un message. Le lobbyiste était parvenu à
cette occasion à faire prêter serment pour une « démocratisation » de la
Syrie sur le modèle libyen à une assemblée comptant par ailleurs la
responsable du parti écologiste Cécile Duflot.
La campagne actuelle de l’Occident contre le gouvernement indépendant
d’Assad fait partie d’une série d’attaques contre les mouvements
pro-démocratie et les régimes indépendants dans toute l’Afrique du Nord
jusqu’au Golfe Persique. La réponse de l’Empire au mouvement démocratique
égyptien qui renversa la dictature de Moubarak fut de soutenir la prise en
main du pouvoir par la junte militaire, accompagnée d’une campagne meurtrière
qui conduisit à l’emprisonnement, à la torture ou à l’assassinat de plus de 10
000 manifestants.
Face à des mouvements pro-démocratie similaires à ceux du monde arabe,
les dictateurs autocrates du Golfe soutenus par l’Occident ont écrasé les
soulèvements à Barhein, au Yemen et en Arabie Saoudite. Cette agressivité
s’est prolongée jusqu’au gouvernement laïque de Libye, où les
puissances de l’OTAN ont lancé un bombardement aéronaval massif pour appuyer
les bandes de mercenaires, participant à l’anéantissement de l’économie et de
la société libyenne. Le déchaînement de ces gangs armés a conduit au
saccage des zones urbaines et à la dévastation de la campagne. Les forces de
l’OTAN ont éliminé le gouvernement laïque de Kadhafi, faisant torturer et
assassiner celui-ci par leurs mercenaires. L’OTAN à supervisé
l’emprisonnement, la torture et l’élimination de dizaines de milliers de
fonctionnaires, de civils et de partisans de Kadhafi. L’OTAN a soutenu le
régime factice quand celui-ci s’est lancé dans un pogrom sanguinaire contre
les Libyens d’ascendance sub-saharienne et les travailleurs immigrés du
Sud-sahara, des groupes qui avaient jusque là bénéficié des programmes sociaux
généreux de Kadhafi. La politique impériale du « Ruiner et Régner » est
devenu le « modèle » pour la Syrie : créer les conditions d’un
soulèvement de masse dirigé par les fondamentalistes musulmans, financés et
entrainés par des mercenaires occidentaux et des États du Golfe.
La voie sanglante de Damas à Téhéran
- La secrétaire d’État Clinton en compagnie des ses homologues des
Affaires étrangères Sheikh Abdullah bin Zayed al-Nahyan des Émirats Arabes
Unis, William Hague du Royaume-Uni et Ahmet Davutoglu de Turquie, appelant à
une intervention « humanitaire » lors de la conférence des « amis de la
Syrie » le 24 février 2012.
Selon le Département d’État, « le chemin vers Téhéran passe par
Damas » : l’objectif stratégique de l’OTAN est de détruire le principal
allié de l’Iran au Moyen-Orient ; pour les monarchies absolues du Golfe, le
but est de remplacer une république laïque par une dictature théocratique
vassale ; pour le gouvernement turc, il s’agit de favoriser un régime soumis
au dictat de la version d’Ankara du capitalisme islamique ; pour Al-Qaïda et
ses alliés salafistes et wahhabites un régime théocratique sunnite, débarrassé
des syriens laïques, des alaouites et des chrétiens servira de tremplin dans
le monde islamique ; et pour Israël, une Syrie divisée et ensanglantée
permettra d’assurer son hégémonie régionale. Ce n’est pas sans une certaine
clairvoyance prophétique que le sénateur ultra-sioniste états-unien Joseph
Lieberman déclara quelques jours après les attaques du 11 septembre 2001 par «
Al-Qaïda », avant même d’examiner les véritables auteurs des attentats : «
d’abord nous devons nous attaquer à l’Iran, à l’Irak et à la Syrie ».
Les forces armées anti-syriennes représentent un large spectre de
perspectives politiques contradictoires, unies seulement par leur haine
commune pour ce régime laïque, nationaliste et indépendant qui a gouverné la
complexe société multi-ethnique syrienne depuis des décennies. La guerre
contre la Syrie est la rampe de lancement principale d’une future résurgence
du militarisme occidental depuis l’Afrique du Nord jusque au Golfe « Persique
», le tout soutenu par une campagne de propagande systématique proclamant la
mission démocratique, humanitaire et « civilisatrice » de l’OTAN au nom du
peuple syrien.
Le chemin de Damas est pavé de mensonges
- Combattants de l’Armée « syrienne » libre (ASL). Composée
principalement de mercenaires et de fanatiques, financée par le Qatar, armée
par la Turquie et encadrée par la France et la Grande-Bretagne, celle-ci
n’est ni syrienne, ni libre.
Une analyse politique et sociale objective de la plupart des combattants
armés en Syrie réfute toute tentative visant à convaincre que l’insurrection a
pour but la démocratie pour la population de ce pays. Des guerriers
fondamentalistes autoritaires forment l’épine dorsale de l’insurrection. Les
États du Golfe finançant ces voyous sont eux même des monarchies absolues. Cet
Occident qui impose un gouvernement de brutes mafieuses en Libye ne peut en
aucun cas se réclamer d’une prétendue « intervention humanitaire
».
Les groupes armés infiltrent les villes et utilisent les foyers de
population comme des boucliers d’où ils lancent leurs attaques contre les
forces gouvernementales. ils procèdent en forçant des milliers de citoyens à
quitter leurs habitations, leurs magasins et leurs bureaux, qu’ils utilisent
alors comme avant-postes militaires. La destruction du quartier de Baba-Amr à
Homs est un exemples typique de l’utilisation de civils comme boucliers
humains par des gangs armés et comme support de propagande pour diaboliser un
gouvernement.
Ces groupes armés de mercenaires n’ont aucune crédibilité nationale
auprès de la masse syrienne. Une de leur principale unité de propagande est
située au cœur de Londres, le soi-disant « Observatoire Syrien des Droits de
l’Homme », agissant en étroite coordination avec les services secrets
britanniques pour élaborer d’épouvantables histoires d’horreurs visant à
attiser le sentiment en faveur d’une intervention de l’OTAN. Les rois et les
émirs des États du Golfe, eux, financent les combattants. La Turquie fournit
des bases militaires et assure le contrôle du flux des armements à travers la
frontière, ainsi que les déplacements des dirigeants de la soi-disant « Armée
Syrienne Libre ». Les États-Unis, la France et l’Angleterre fournissent les
armes, l’entrainement et le dispositif diplomatique.
Les « jihadistes » fondamentalistes en provenance de l’étranger, incluant
des combattants d’Al-Qaïda venant de Libye, d’Irak et d’Afghanistan, sont
engagés dans le conflit. Il ne s’agit pas d’une « guerre civile » : il s’agit
d’un conflit international opposant une triple alliance contre nature des
impérialistes de l’OTAN, des despotes des États du Golfe et des
fondamentalistes musulmans, à un régime nationaliste, indépendant et
laïque.
L’origine étrangère des armes, du dispositif de propagande et des
combattants mercenaires révèle la sombre nature impériale et « multinationale
» du conflit. En fait, le soulèvement violent contre l’État syrien est une
campagne impériale de renversement d’un allié de l’Iran, de la Russie et de la
Chine, au prix de la destruction de l’économie syrienne et de sa société,
fragmentant le pays et déclenchant des guerres sectaires d’extermination
contre les minorités alaouite et chrétienne et les partisans de la
laïcité.
Les morts et les fuites de réfugiés ne sont pas la conséquence d’une
violence gratuite commise par un État assoiffé de sang. Les milices soutenues
par l’Occident ont capturé des quartiers entiers par la force des armes,
détruisant les oléoducs, sabotant les transports et faisant sauter des
bâtiments gouvernementaux. Du fait de ces attaques, les services de bases à la
population syrienne furent bloqués, dont l’éducation, l’accès aux soins
médicaux, la sécurité, l’eau, l’électricité et les transports. Ce sont eux qui
portent la responsabilité du « désastre humanitaire » (celui-là même
que leurs alliés impériaux ainsi que les officiels des Nations-Unies imputent
a l’armée et aux forces de sécurité syrienne. Les forces de l’ordre syriennes
combattent pour préserver la souveraineté d’un État laïque, pendant que
l’opposition armée déchaîne sa violence au nom de leurs donneurs d’ordres de
l’étranger, à Washington, Riyad, Tel-Aviv, Ankara et Londres.
Conclusions
- Le projet de réforme constitutionnelle soumis à référendum par Bachar
el-Assad a été approuvé à près de 90 % des suffrages exprimés. 57,4 % des
électeurs se sont rendus aux urnes, soit plus de 8 millions de Syriens.
C’est le taux de participation à un scrutin le plus important depuis plus de
60 ans.
Le referendum organisé par le régime Assad le mois dernier a attiré des
millions d’électeurs syriens, au mépris des menaces impérialistes occidentales
et des appels au boycott des terroristes. Cela indique clairement qu’une
majorité de Syriens préfère un règlement pacifique et négocié, et rejette la
violence des mercenaires. Le « Conseil National Syrien », soutenu par
l’Occident et l’« Armée Syrienne Libre » armée par la Turquie et les États du
Golfe, rejette les appels russes et chinois au dialogue et à la négociation
alors que le gouvernement d’Assad les a acceptés. L’OTAN et les dictatures du
Golfe poussent leurs pions à soutenir un changement de régime violent, une
politique qui a déjà entrainé la mort de milliers de Syriens. Les sanctions
économiques des États-Unis et de l’Union Européenne ont pour objet de casser
l’économie syrienne, avec l’espoir que les privations aiguës conduiront une
population appauvrie dans les bras de leurs brutaux exécutants. Dans ce qui
est une répétition du scénario libyen, l’OTAN propose de « libérer » le peuple
syrien par la destruction de son économie, de sa société civile et de l’État
laïque.
Une victoire militaire occidentale en Syrie ne ferait qu’alimenter
davantage la frénésie militariste. Cela encouragerait l’Occident, Riyad et
Israël à provoquer une nouvelle guerre civile au Liban. Après avoir démoli la
Syrie, l’axe Washington-Bruxelles-Riyad-Tel-Aviv se dirigera vers une
confrontation encore plus sanglante avec l’Iran.
L’horrible destruction de l’Irak, suivie par l’effondrement de l’après
guerre en Libye, fournissent un tableau terrifiant de ce qui attend la
population syrienne : un écroulement accéléré de son niveau de vie,
l’éclatement de son pays, le nettoyage ethnique, le règne de gangs sectaires
fondamentalistes, et l’insécurité totale pour les biens et les
personnes.
De la même façon que « la gauche » et les « progressistes »
avaient présenté le saccage de la Libye comme le « combat révolutionnaire
de démocrates insurgés » puis s’en étaient allés, se lavant les mains des
conséquence sanglantes de la violence ethnique contre les Libyens noirs, ils
reprennent a présent les mêmes slogans pour une intervention militaire contre
la Syrie. Ces mêmes libéraux, progressistes, socialistes et marxistes qui
appellent l’Occident à intervenir dans la « crise humanitaire » depuis
leurs cafés et leurs bureaux a Manhattan et Paris, auront perdu tout intérêt
dans l’orgie sanguinaire qui succéderait à la victoires de leurs mercenaires
une fois Damas, Alep et les autres villes syriennes soumises par les bombes de
l’Otan.
11:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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25.03.2012
Il y a encore certaines choses pour lesquelles la
GRECE capitaliste et européiste a encore du fric. Voyez
...!
La
GRECE fait toujours partie de l’ EURO-DICTATURE et de l’ Otan ...
RoRo
Vente d'armes à la
Grèce...
Quand la Grèce est dans une situation économique au
plus bas, lui prêter de l’argent est une bonne affaire pour la France,
l’Allemagne, doublement bonne ! " Prêter de l’argent à la Grèce rapporte de
l’argent "( Christine Lagarde – France-Inter ) plus la vente des
armes. Comme quoi le malheur des uns…
Au bord de la faillite,
les médias ont largement diffusé les images du mécontentement des grecs à
l’image des différentes manifestations, notamment celle du 21 janvier 2010, qui
a vu des milliers de fonctionnaires de ce pays de l’Union Européenne (UE)
défiler dans les rues d’Athènes pour empêcher une baisse de leurs
salaires.
Sur-endettée,
ce pays se tourne vers ses partenaires européens et les appelle à l’aide.
En effet, la Grèce a une dette de plus de 300 milliards d’Euros, ce qui
représente environ 120% de son produit intérieur brut (PIB).
Mauvais
élève en matière économique, la Grèce est également montrée du doigt
comme ayant les dépenses militaires les plus élevées de l’Union Européenne
atteignant les quelques 6 milliards d’Euros pour 2010. Ceci représente 2,8% de
son PIB. Ses principaux fournisseurs sont les Etats-Unis, la Russie, l’Italie,
la France et l’Allemagne. La Grèce est même le troisième client dans ce domaine
pour la France.
Pour se défendre, les
autorités grecques plaident la tension existante entre la Turquie et la Grèce
depuis de nombreuses années, entraînant ainsi une course aux armements entre ces
deux nations. Il convient toutefois de préciser que la Grèce essaie de réduire
les dépenses liées à l’armement.
Comment
peut-on acheter des armes quand le citoyen manque de moyens pour tout simplement
vivre au quotidien ? C’est l’absurdité même, me direz-vous !!
Mais
si acheter de l’armement lorsque son peuple, son pays vacille, peut sembler
absurde, ce qui se trame dans les "arrières boutiques" des arrangements
politiques l’est encore plus.
On
l’a vu, la Grèce sans pour autant avoir demandé de l’aide à ses partenaires
communautaires reste une préoccupation pour l’Union Européenne. De grandes
discussions et de mures réflexions sont actuellement menées au sein des
gouvernements de l’UE pour trouver une solution au « problème grec ». Il
est inconcevable de laisser couler un navire de sa propre flotte sans rien
faire. L’Allemagne
qui jusque là était réticente à une aide financière à la Grèce semble lâcher du
lest moyennant certaines conditions, telles que l’interdiction
d’accéder aux marchés du crédit, selon l’agence de presse « Reuters
».
Mais
curieusement, selon cette même agence, la France et l’Allemagne presseraient la
Grèce à acquérir des armements chez eux. Certains officiels grecs
disent en privé que Paris et Berlin utilisent la situation de crise de la Grèce
pour avancer des contrats ou régler quelques litiges sur le paiement de ces
dépenses.
Un
conseiller du premier ministre grec George Papandreou, déclare sous couvert
d’anonymat, que même si le désir de voir la Grèce acheter de l’armement
à la France et à l’Allemagne n’est pas ouvertement exprimé, on a fait comprendre
qu’un soutien de ces 2 pays serait plus important en cas de quelques
"règlements" en matière d’armes.
Ainsi,
la France essaierait de vendre 6 frégates « Fremm », 15
hélicoptères « puma » et un quarantaine d’avions de combat « rafale ». ( article
du Canard enchaîné dans lequel Morin
était aux manettes pour négocier avec les grecques.) Si on
posait la question à M Dassault concernant l’aide de l’Europe à la Grèce, on
peut-être sûr de sa réponse.
Des officiels
grecs et français ont déclaré que le président de la république, Nicolas
Sarkozy, était personnellement impliqué et aurait abordé ce sujet avec le
premier ministre grec lors de sa visite en France le mois dernier. Rares, les médias qui
ont abordés le sujet .
De
son côté, l’Allemagne met la pression pour que les grecs règlent la
facture d’un sous marin de chez « ThyssenKrupp
» dont
ils ont refusé de prendre la livraison en 2006 suite à un contentieux lors d’une
rénovation du navire.
Interrogé
sur l’utilisation de la situation de crise dans son pays par les
fournisseurs d’armes européens pour les pousser à acheter des armes, le
ministre grec de la défense, Panos Beglitis répond que la pression a toujours
existé de la part des pays exportateurs d’armes et qu’il n’y avait aucun lien
avec la crise actuelle.
Que
ce soit profiter d’une crise ou non, comment peut-on pousser des nations à se
procurer de quoi anéantir son prochain ?
On
comprend pourquoi la paix n’est pas souhaitée par tout le monde ! On
comprend aussi le pourquoi de la colère du peuple grec : se serrer la ceinture
pour ses gouvernant s puissent plaire à ses fournisseurs !
On
comprend maintenant pourquoi Sarkozy défendra bec et ongles l’ aide à la
Grèce !
Michel
Blanc
22:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (1) |
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05.03.2012
L’ après Kadhafi: au-moins, sous son “règne” les
Libyens vivaient en paix sans s’étriper et un million et demi d’étrangers des
pays pauvres africains et autres venaient y trouver du
travail...
Les bombes et missiles des ricano-otano-occidentaux
sont tombées du ciel pour les “libérer” et pour leur apporter la “démocratie”
d’Obama, Cameron, Sarkozy, Leterme ...
Aujourd’hui, ils reste des ruines et des cadavres, un
pays riche à reconstruire et ... à piller.
Prochains objectifs des “libérateurs” assassins: la
Syrie et l’Iran ...
RoRo
Sent: Monday, March 05, 2012 12:21 PM
Subject: Vive la Libye libre et démocratique !
E
n
Libye, tortures, humiliations et insultes négrophobes aux cris de "Allah u
Akbar".
Quelle grandeur que celle du Dieu des "libérateurs" libyens...
----

«Bouffe le drapeau espèce de chien!»
Une vidéo non authentifiée postée sur YouTube crée l’indignation sur
Internet. On y découvre des détenus noirs traités comme des animaux par les
geôliers libyens.
Sur une vidéo visible depuis une dizaine de jours sur
YouTube, des détenus noirs sont tassés dans une
cage, et se font insulter par les gardiens: «Bouffe le drapeau espèce de chien!
Toi, le chien qui es venu ici! Bouffe-le! Sale chien! Debout les chiens!»
De tels propos ont fortement choqué la Toile. Ainsi, certains internautes
parlent du «vrai visage du Printemps arabe», ou «regrettent» même la fin du
régime du colonel Kadhafi. Même si cette vidéo n'a pas été officiellement
authentifiée, l'emprisonnement de détenus pour la couleur de leur peau est
devenu un réel problème en Libye.
Migrants africains en prison
Des milliers de migrants africains récemment arrivés dans le pays sont
bloqués dans des centres de détention du pays. L'utilisation par l'ex-dictateur
de mercenaires noirs pour réprimer la révolution déclenchée il y a un an a
renforcé le racisme à leur encontre. En effet, les Libyens à la peau noire et
les Africains sont fréquemment la cible de vols ou de détentions arbitraires,
notamment perpétrés par des milices armées.
Imad Saqir, un professeur d'anglais à la tête de la poignée de gardiens qui
surveillent le centre de Gharyane, reconnaît que «certains sont
innocents».
«Ils ont entendu aux informations que la Libye avait besoin de
main-d'oeuvre», tandis que d'autres ont été les victimes de trafiquants qui les
ont fait venir sans un sou en poche, explique-t-il.
«Nous devons commencer à les rapatrier, nous sommes complets»,
ajoute-t-il.
Maltraitance
Dans les prisons libyennes, certains détenus montrent des blessures comme
preuves des coups portés par leurs geôliers. Ils se plaignent aussi de la faim
et des maladies.
«Ils disent qu'ils ne peuvent pas nous nourrir. Ils devraient donc nous
laisser libres de travailler», affirme l'un des détenus.
«Nous manquons de tout», souligne Saqir, déplorant que, malgré les dons de
la communauté locale et un peu d'aide des organisations humanitaires, au moins
300 personnes n'ont toujours pas de couverture.
(mst/afp)
15:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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C’est l’ après KHADAFI ...
RoRo
From: Kimyongur Bahar
Sent: Monday, March 05, 2012 11:27 AM
Subject: Vive la Libye libre et démocratique (Le
retour)
La vidéo:
Libye: Des tombes de soldats britanniques et italiens profanées
Mis à jour le 04.03.12 à 15h20
Le nouveau pouvoir libyen a présenté dimanche ses excuses après la
profanation de quelque 200 tombes de soldats britanniques et italiens datant de
la Seconde guerre mondiale.
Une vidéo amateur mise en ligne sur le
réseau social
Facebook montre des hommes armés de kalachnikovs renverser
d'un coup de pied des stèles d'un cimetière militaire de Benghazi et détruire à
coups de marteau une croix en métal et en pierre.
«Ce sont des
chiens»
Un des vandales s'exclame «c'est la tombe d'un chrétien» en déterrant une
stèle. Une autre voix dit: «Ce sont des chiens.»
La profanation s'est
déroulée à Benghazi, point de départ du soulèvement libyen et théâtre de
violents combats entre les Alliés et les forces germano-italiennes pendant la
Seconde guerre mondiale.
Le Conseil national de transition (CNT) libyen
a promis de punir les coupables. «Cet acte ne reflète pas le sentiment de
l'opinion publique libyenne parce que l'islam appelle au respect des autres
religions», a assuré le CNT dans un communiqué.
Les profanateurs ne sont
pas connus mais les salafistes, partisans d'un islam radical, ont détruit les
tombes de saints musulmans depuis la chute de Mouammar Kadhafi, estimant que
leur culte relève du paganisme.
Reuters
15:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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02.03.2012
Sent: Thursday, February 23, 2012 10:37 AM
Subject: A lire pour bien comprendre:Syrie - Lettre à une
journaliste par Jean Bricmont
Dr. Ghada El Yafi
--- En date de : Jeu
23.2.12, Ghada El Yafi <yafighada@...> a écrit :
Cette lettre représente ce que beaucoup pensent
mais ne savent pas exprimer.
Dr. Ghada El Yafi
Syrie - Lettre à une journaliste par
Jean Bricmont
Une journaliste (dont je ne mentionnerai ni le nom ni le
journal pour lequel elle travaille) m'a posé une question à propos
de mon « soutien aux dictateurs » (en particulier Assad), de
l'ingérence dans les affaires intérieures de pays comme la Syrie
que ce soutien représenterait, de mes liens avec l'extrême droite
ainsi qu'avec des sites « conspirationnistes » et de la « caution
» rationaliste et progressiste que je leur apporterais.
Voici ma réponse :
Vous soulevez deux questions importantes: mon « soutien
aux dictateurs » et mes « liens avec l'extrême droite ». Ces
questions sont importantes, non parce qu'elle seraient pertinentes
(elles ne le sont pas), mais parce qu'elles sont au cœur de la
stratégie de diabolisation des
modestes formes de résistance à la guerre et à
l'impérialisme qui existent en France. C'est grâce à ce
genre d'amalgames que mon ami Michel Collon a été interdit de
parole à la Bourse du travail à Paris, suite à une campagne menée
par de soi-disant anarchistes.
Tout d'abord, puisque vous parlez de rationalisme, pensons
au plus grand philosophe rationaliste du 20ème siècle : Bertrand
Russell. Que lui est-il arrivé lors de la Première Guerre
mondiale, à laquelle il était opposé : on lui a reproché de
soutenir le Kaiser évidemment. L'astuce qui consiste à dénoncer
les opposants aux guerres comme soutenant la partie à laquelle on
fait la guerre est vieille comme la propagande de guerre. Dans les
dernières décennies, j'ai ainsi « soutenu » Milosevic, Saddam
Hussein, les talibans, Kadhafi, Assad et peut-être demain
Ahmadinedjad.
En réalité, je ne soutiens aucun régime-je soutiens une politique de non
ingérence, c'est-à-dire que non seulement je rejette les
guerres humanitaires, mais aussi les élections achetées, les
révolutions colorées, les coups d'Etat organisés par l'Occident
etc. ; je propose que l'Occident fasse sienne la politique du
mouvement des pays non alignés, qui, en 2003, peu avant l'invasion
de l'Irak, souhaitait « renforcer
la coopération internationale afin de résoudre les problèmes
internationaux ayant un caractère humanitaire en respectant
pleinement la Charte des Nations Unies » et réitéraient «
le rejet par le mouvement des non alignés du soi-disant droit
d’intervention humanitaire qui n’a aucune base dans la Charte des
Nations Unies ou dans le droit international. » C'est la position
constante de la majorité de l'humanité, de la Chine, de la Russie,
de l'Inde, de l'Amérique Latine, de l'Union africaine. Quoi que
vous en pensiez, cette position n’est pas d’extrême
droite.
Comme j'ai écrit un livre sur ce sujet ( Impérialisme
humanitaire Aden, Bruxelles), je ne vais pas expliquer en détail
mes raisons ; je noterai simplement que si les Occidentaux sont
tellement capables de résoudre les problèmes de la Syrie, pourquoi
ne résolvent-ils pas d'abord ceux de l'Irak, de l'Afghanistan ou
de la Somalie ? Je ferai également remarquer qu'il y a un principe
moral élémentaire qu'il faudrait respecter quand on s'ingère dans
les affaires intérieures des autres pays-en subir les conséquences
soi-même. Les Occidentaux évidemment pensent qu'ils font le bien
partout, mais les millions de victimes causées par les guerres
d'Indochine, d'Afrique australe, d'Amérique centrale et du
Moyen-Orient voient sans doute les choses différemment.
Pour ce qui est de mes liens avec l'extrême droite, il y a
deux questions distinctes : que veut-on dire par liens et que veut
dire extrême droite ? Je ne demanderais pas mieux que de
manifester avec toute la gauche contre la politique d'ingérence,
comme je pense qu'elle devrait le faire. Mais la gauche occidentale a été
complètement convaincue par les arguments en faveur de l'ingérence
humanitaire et, en fait, critique très souvent les
gouvernements occidentaux parce qu’ils ne s’ingèrent pas assez à
leur goût. Donc, les rares fois où je manifeste, je le fais avec
ceux qui sont d'accord pour le faire, qui ne sont pas tous
d'extrême droite, loin de là (à moins évidemment de définir comme
étant d'extrême droite le fait de s'opposer aux guerres
humanitaires), mais qui ne sont pas non plus de gauche au sens
usuel du terme, vu que le gros de la gauche appuie la politique
d’ingérence. Au mieux, une partie de la gauche se réfugie dans le
« ni-ni » : ni l'Otan, ni le pays attaqué au moment donné.
Personnellement, je considère que notre devoir est de lutter contre le
militarisme et l'impérialisme de nos propres pays, pas de
critiquer ceux qui se défendent par rapport à eux, et que
notre position n’a rien de neutre ni de symétrique, contrairement
à ce que suggère le slogan « ni-ni ».
Par ailleurs, j'estime avoir le droit de rencontrer et de
parler avec qui je veux : il m'arrive de parler avec des gens que
vous qualifieriez comme étant d'extrême droite (même si je ne
suis, dans la plupart des cas, pas d’accord avec cette
qualification), mais bien plus souvent avec des gens d'extrême
gauche et plus souvent encore avec des gens qui ne sont ni l'un ni
l'autre. Je m'intéresse aux Syriens qui sont opposés à la
politique d'ingérence, parce qu'ils peuvent me fournir
éventuellement des informations sur leur pays allant à l'encontre
du discours dominant, alors que je connais évidemment, à travers
les médias, le discours des Syriens pro-ingérence.
Pour ce qui est des sites, je m'exprime là où je peux — de
nouveau, si le NPA, le Front de gauche ou le PCF veulent m'écouter
ou même débattre de façon contradictoire avec moi sur la politique
d'ingérence, je suis prêt à le faire. Mais ce n'est pas le cas. Je
note que les sites « conspirationnistes » comme vous dites, sont
bien plus ouverts puisqu'ils savent en général que je ne partage
pas leurs analyses, en particulier sur le 11 septembre, et
m'acceptent quand même. Par ailleurs, les individus que je connais
et qui publient sur ces sites ne sont nullement d'extrême droite
et le simple fait d'être
sceptique par rapport au récit officiel sur le 11 septembre n'a
rien, en soi, d'extrême droite.
Le monde est bien trop compliqué pour garder une attitude
« pure », où l'on ne rencontre et parle qu'avec des gens de «
notre bord». N'oublions pas qu'en France c'est la Chambre élue
lors du Front populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain
(après l'exclusion des députés communistes, et avec le concours
des sénateurs). Et l'opposition à la collaboration réunissait les
staliniens (à l'époque les communistes l'étaient vraiment) et les
gaullistes, dont beaucoup étaient, avant guerre, très à droite. La
même chose se produisait pendant la guerre d'Algérie ou du
Vietnam, l'opposition à celles-ci rassemblant, entre autres,
communistes, trotskistes, maoïstes, chrétiens de gauche,
pacifistes-à propos, est-ce que
Staline, le FLN algérien et Ho Chi Minh étaient démocrates ?
Avait-on tort de les « soutenir », c’est-à-dire de s’opposer avec
eux au nazisme ou au colonialisme ? Et dans les campagnes
anticommunistes des années 80, la gauche des droits-de-l'homme ne
faisait-elle pas cause commune avec toute une série de
nationalistes extrêmes ou d'antisémites (Soljenitsyne par exemple)
? Et aujourd'hui, les partisans de l'ingérence en Libye et en
Syrie ne font-ils pas cause commune avec le Qatar, l'Arabie
Saoudite et une série de mouvements salafistes ?
Ensuite, j'ai un problème avec la définition « d'extrême
droite ». Je sais bien ce que vous entendez par là, mais pour moi
ce qui compte, ce sont les idées,
pas les étiquettes. Agresser
des pays qui ne vous menacent pas (ce qui est l'essence du droit
d'ingérence) pour moi c'est une idée d'extrême droite. Punir des
gens à cause de leurs opinions (comme le fait la loi Gayssot),
pour moi c'est une idée d'extrême droite. Enlever à des
pays leur souveraineté et par
conséquent le fondement de la démocratie, comme le fait de plus en
plus la « construction européenne », pour moi c'est une idée
d'extrême droite. Dire « qu'Israël est très critiqué parce que
c'est une grande démocratie », comme s'il n'y avait pas d'autre
raison de critiquer Israël, pour citer celui pour qui presque
toute la gauche votera au 2ème tour (François Hollande), pour moi
c'est une idée d'extrême droite. Opposer de façon simpliste
l’Occident au reste du monde, en particulier à la Russie et à la
Chine (comme une bonne partie de la gauche le fait aujourd’hui au
nom de la démocratie et des droits de l’homme), pour moi c'est une
idée d'extrême droite.
Si vous voulez trouver un endroit où je serais sans
hésitation en accord avec la « gauche », voyagez un peu, et allez
en Amérique latine. Là vous verrez toute une gauche qui est
anti-impérialiste, populaire, souverainiste et démocratique : des
dirigeants comme Chavez, Ortega et Kirchner sont élus et réélus
avec des scores impensables ici, y compris pour la « gauche
démocratique », et ils font face à une opposition médiatique bien
plus dangereuse qu'un simple Faurisson (cette opposition va
jusqu'à appuyer des coups d'Etat), mais qu'ils ne penseraient
jamais interdire.
Malheureusement, en Europe et surtout en France, la gauche a capitulé
sur beaucoup de choses, la paix, le droit international, la
souveraineté, la liberté d’expression, le peuple, et le contrôle
social de l’économie. Cette gauche a remplacé la politique
par la morale : elle décide, dans le monde entier, qui est
démocrate et qui ne l’est pas, qui est d’extrême droite et qui est
fréquentable ou non. Elle passe son temps à bomber le torse en «
dénonçant » les dictateurs, leurs complices, les phrases
politiquement incorrectes, ou les antisémites, mais elle n’a en réalité aucune proposition
concrète à faire qui puisse rencontrer les préoccupations des
populations qu’elle prétend représenter.
Ces abandons multiples de causes progressistes ouvrent
effectivement un boulevard à une certaine extrême droite, mais la
faute en incombe à ceux qui ont accompli et accepté ces
changements, pas à ceux qui tentent modestement de résister à
l’ordre du monde.
Jean Bricmont
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08:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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1999 – 2012: aujourd’hui les gangsters
ricano-otano-occidentaux ne bombardent plus la Serbie: ils vont l’intégrer aussi
dans l’ EURO-dictature capitaliste et dans l’Otan. Ils vont ainsi lui passer la
corde au cou, comme tous les autres peuples des 27 États déjà intégrés dans le
nouveau Reich franco-allemand de l’austérité renforcée et de l’ extension du
chômage et de la misère. Le “danger rouge” et soviétique en Europe a été
remplacé par l’expansion capitaliste et otanienne (le Pacte de Varsovie a lui
été dissout) ...
RoRo
Intégration européenne : feu vert en vue
pour la Serbie
Mise en ligne : février 2012
Plus de deux ans après avoir frappé à la porte
de l’UE, la Serbie s’attend jeudi à recevoir enfin le statut de candidat de la
part des dirigeants européens. La décision devrait être prise dans la soirée
lors d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement européens à Bruxelles, à
condition qu’un blocage de dernière minute de la Roumanie - qui réclame des
garanties pour la minorité roumaine de Serbie qui compterait 30.000 personnes -
puisse bien être levé.
08:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (1) |
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01.03.2012
Sent: Wednesday, February 29, 2012 12:10 AM
Subject: LML 28 fév: Non à l'intervention en
Syrie!
Numéro 19 - 28 février
2012
Non à l'intervention en Syrie!
• Rencontre des «Amis de
la Syrie» avec pour objectif le changement de régime
• Les Syriens se
prononcent en faveur d'un nouveau projet de constitution
• La résolution sur la
Syrie est contraire aux principes de l'ONU
• S'opposer à la
politique de la canonnière - Li Qingsi, China
Daily
Non à l'intervention en Syrie!
Rencontre des «
Amis de la Syrie » avec
pour objectif le changement de
régime
Le 24
février a eu lieu à Tunis une rencontre dite des «Amis de la Syrie» à
l'initiative de la Ligue des États arabes avec la participation de 70
représentants de pays et d'organisations, dont les États-Unis, le Canada et
l'Union européenne.
Les
agences de nouvelle font état d'un désaccord à la rencontre sur l'armement des
groupes rebelles et généralement sur le changement de régime comme objectif. La
secrétaire d'État des États-Unis Hilary Clinton a donné le ton dès le départ en
disant que «l'opposition est de plus en plus capable» et qu' « elle finira tôt
ou tard par trouver les moyens de se défendre et même d'entreprendre des mesures
offensives ». Les Britanniques ont déjà des forces spéciales opérant à
l'intérieur de la Syrie.
Le
président tunisien Moncef Marzouki, dans son adresse d'ouverture, a dit que la
Tunisie est contre le règlement de la crise syrienne par l'ingérence extérieure
et s'est dit en faveur de l'envoi de forces de maintien de la paix arabes « pour
arrêter la violence et protéger les civils ». Il a ajouté qu'il faudrait adopter
le « modèle yéménite » pour aider la Syrie à commencer sa « transition
démocratique », c'est-à-dire que le président syrien Bachar el-Assad démissionne
et remette le pouvoir à son vice-président.
La
conférence s'est ensuite poursuivie à huis clos.
Dans sa déclaration
finale, la rencontre appelle à une « solution politique à la crise » tout en
faisant ouvertement de l'agitation en faveur du retrait du gouvernement syrien.
Les participants ont réitéré les condamnations du gouvernement syrien comme
prétexte pour le changement de régime. Ils ont proposé d'accroître les sanctions
contre le gouvernement syrien, notamment : interdiction de déplacement à
l'étranger des membres du gouvernement, gel des avoirs du gouvernement, arrêt
des achats d'hydrocarbures, rupture des liens diplomatiques et prévention des
livraisons d'armes. Ils se sont dit inquiétés par la situation humanitaire et
ont demandé que les « groupes humanitaires » aient immédiatement accès aux «
citoyens touchés ». Le groupe a reconnu le « Conseil national syrien » en tant
que « représentant légitime des Syriens désirant le changement démocratique ».
Finalement, les participants se sont engagés « à contribuer significativement à
la reconstruction de la Syrie dans le cadre d'une transition », signalant une
ruée des grandes puissances et d'autres joueurs importants dans la région pour
le contrôle dans l'éventualité d'un changement de régime.
Le
ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a annoncé que le Canada
contribuera 1,5 million $ « pour apporter une aide humanitaire à la population
syrienne ». Baird a demandé aux autres participants de cesser de vendre des
armes au gouvernement syrien. Ce sont des propos qui ne manquent pas de cynisme
à la lumière des récentes révélations à l'effet que, dans le cadre de la mission
de l'OTAN en Libye, le Canada a aidé à la livraison d'armes aux forces de
l'opposition en violation ouverte d'une résolution du Conseil de sécurité de
l'ONU. Baird a également demandé le changement de régime en Syrie : « Il est
temps que le régime en place applique un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel
et permanent. Il est également temps pour M. Assad de partir, a dit le ministre.
L'opposition doit élaborer une vision claire pour l'après-Assad. Le Canada est
fermement convaincu que la protection des minorités religieuses doit être un
élément important de ce plan. Il faut respecter les droits fondamentaux de
chaque Syrien. Nous sommes prêts à aider le peuple syrien à bâtir une nouvelle
Syrie libre et démocratique, qui respecte les droits de tous ses citoyens et qui
vit en paix avec ses voisins. »
Le Liban, la
Russie et la Chine n'ont pas participé
Le
Liban, la Russie et la Chine étaient invités à la conférence mais ont refusé d'y
participer.
Le
ministre libanais des Affaires étrangères Adnan Mansour a dit que la décision de
ne pas participer était conforme à la décision « de dissocier le Liban des
développements en Syrie », rapporte un correspondant de Press
TV.
Dans un
communiqué, le ministère des Affaires étrangères de la Russie affirme que la
conférence de Tunis a « pour objectif de soutenir un côté contre l'autre dans un
conflit armé » et que, par conséquent, « nous ne pouvons pas accepter
l'invitation à participer à cette rencontre ».
Pour sa
part, la Chine a dit que la fonction et l'objet de la conférence étaient
ambigus.

Les Syriens se
prononcent en faveur
d'un
nouveau projet de constitution
Rassemblement de masse au square Saba
Barhat à Damas le 26 février 2012, en appui au processus de réforme
profonde
et à un référendum pour une nouvelle constitution pour la République
Arabe Unie. (SANA)
Les
Syriens ont voté le dimanche 26 février dans un référendum pour un nouveau
projet de constitution. Le référendum avait lieu par décret présidentiel en
réponse aux appels internationaux à des réformes. Selon les agences de presse,
près de 89 % des participants au référendum ont voté en faveur d'une nouvelle
constitution. Elles rapportent que le ministre de l'Intérieur de la Syrie a émis
un communiqué dans lequel il annonce que sur les 14 580 000 électeurs, 8 376
000, soit environ 57 %, se sont prévalus de leur droit de vote. Le ministre
annonce également que les forces d'opposition ont boycotté le
référendum.
Malgré
les réserves ou les critiques au sujet de certaines questions proposées au
référendum, il y a eu un vote de masse en faveur des changements à la
constitution qui va influer sur la vie politique, sociale et économique du pays,
rapporte Prensa Latina.
Il y a eu un rassemblement appelé par les organisations de masse et des jeunes
au square Saba Bahrat où les gens de tous les âges portant des bannières et
drapeaux syriens et des photos du président Bashar al-Assad ont exprimé leur
appui au processus de réformes en profondeur et à l'unité nationale, ajoute Prensa
Latina.
Un
comité central du parti Ba'ath qui inclut le ministre syrien de l'Intérieur et
ses deux sous-ministres ont administré le référendum. Afin d'atteindre les 14,6
millions d'électeurs, soit environ les deux tiers de la population totale,
quelque 14 000 bureaux de scrutin ont été mis en place partout au pays, même
dans les régions sujettes à la violence armée terroriste, ont dit les autorités
du ministère de l'Intérieur. Le ministère a aussi prévu des boîtes de scrutin
mobiles pour les zones éloignées et les régions désertiques de la Syrie pour que
les membres des communautés nomades puissent aussi voter.
Les chaînes de la
télévision syrienne ont montré les gens qui votent à Damas et dans les autres
villes telles que Aleppo, Tartus, Hama, Daraa, Lattakia et même la ville de Homs
déchirée par le conflit.
Les
réformes proposées sont perçues par plusieurs comme un moyen de résoudre les
problèmes que vit présentement la Syrie, rapportent les agences. Parmi les
réformes, le projet de nouvelle constitution stipule que le pouvoir doit être
pratiqué démocratiquement par le vote alors que la présente constitution établit
que le parti arabe socialiste Ba'ath est le dirigeant de l'État. Le projet de
constitution dit aussi que le président doit être directement élu par le peuple
pour un maximum de deux mandats de sept ans.
La
nouvelle constitution va aussi entraîner la création de nouveaux partis
politiques, la séparation des pouvoirs de l'État et la décentralisation de
l'administration locale, rapportent les agences.
L'article III a soulevé des critiques parce qu'il
stipule que les candidats présidentiels doivent être musulmans dans un pays
aussi habité par les chrétiens et les Druzes. Même les fidèles musulmans ont
exprimé leur opposition à cette proposition qu'ils considèrent non
démocratiques, écrit Prensa
Latina.
Une
jeune Syrienne a expliqué à Prensa Latina que même si la proposition
constitutionnelle n'est pas parfaite et que certains de ses articles font
l'objet de beaucoup de critiques, c'est une proposition qui met de l'avant une
nouvelle vision de la Syrie. Elle a souligné le fait que le projet de
constitution garantit les droits des femmes et leur émancipation dans une
société égalitaire où elles peuvent s'impliquer dans la vie politique, sociale
et économique sans aucune forme de discrimination, quelque chose qui est
véritablement significatif dans les pays du monde arabe.
Malgré
ces réformes, « le projet de constitution a été accueilli avec indifférence par
l'opposition », rapporte Xinhua. Les grands médias
monopolisés du monde ont à peine mentionné les résultats du
référendum.
Hassan
Abdel Azim, le coordonnateur général de l'Organisme de coordination nationale
syrienne pour un changement démocratique, a dit que le groupe composé de 15
partis d'opposition boycottait le référendum pour une nouvelle constitution et
ne participera pas aux prochaines élections.

La résolution sur
la Syrie est
contraire aux
principes de l'ONU
Le 16
février, l'Assemblée générale des Nations unies a voté une résolution non
contraignante mise de l'avant par l'Égypte au nom de la Ligue arabe sur « la
situation qui prévaut dans la République arabe syrienne ». La résolution a été
adoptée par un vote de 137 en faveur, 12 contre et 17
abstentions.
Cette
résolution est visiblement une manœuvre de la part des grandes puissances, avec
à leur tête les impérialistes étasuniens, la France, la Grande-Bretagne et la
Turquie, pour inciter un changement de régime en Syrie sans égard aux
conséquences. Les grandes puissances ont travaillé fort pour faire adopter cette
résolution depuis le 4 février, lorsqu'une résolution similaire au Conseil de
sécurité avait été bloquée par la Russie et la Chine. Cette démarche démontre
jusqu'à quel point l'ONU s'aventure dans des eaux périlleuses à vouloir
justifier des objectifs destructeurs. Dès qu'une résolution est refusée au
Conseil de sécurité, elle est aussitôt déposée à l'Assemblée générale. Si elle
est à nouveau bloquée, alors une coalition de partenaires pour une même cause
est mise sur pied pour tenter de justifier les crimes contre la
paix.
La
résolution sur la Syrie est cousue de contradictions et d'ambiguïtés permettant
toutes les interprétations que les impérialistes veulent bien lui prêter, après
quoi ceux-ci peuvent prétendre avoir un mandat des Nations unies. Cette
résolution ressemble en tous points à la résolution 1973 du Conseil de sécurité
autorisant une zone d'exclusion aérienne en Libye, une résolution tellement
vaste que les impérialistes pouvaient l'invoquer pour tenter de légitimer les
crimes qu'ils ont perpétrés dans ce pays. La résolution sur la Syrie débute en
invoquant la Charte des Nations unies alors que cette même Charte interdit
formellement toute ingérence d'un pays ou d'un groupe de pays dans les affaires
internes d'un autre :
« [L'Assemblée générale]
réaffirme « son attachement inébranlable à la souveraineté, à l'indépendance, à
l'unité et à l'intégralité territoriale de la République arabe syrienne et
insiste sur la nécessité de résoudre la crise politique actuelle en République
arabe syrienne par des moyens pacifiques », dit la résolution.
Elle
énumère ensuite les « violations généralisées et systématiques des droits de
l'homme et des libertés fondamentales par les autorités syriennes », faisant
abstraction de la campagne internationale par les impérialistes étasuniens et
leurs alliés visant à déstabiliser la Syrie. La résolution en appelle au
gouvernement syrien de mettre fin à ces violations des droits et de « protéger
sa population ».
La
résolution, sous prétexte de protéger le peuple syrien contre son propre
gouvernement, tente alors de justifier une vaste intervention dans les affaires
internes de la Syrie par la Ligue des États arabes (Ligue arabe), y compris une
« transition » politique — lire un changement de régime — orchestrée sous les
auspices de la Ligue.
La
résolution en appelle aussi aux autorités syriennes de « permettre aux
institutions appropriées représentant la Ligue des États arabes ainsi qu'aux
médias arabes et internationaux d'entrer et de circuler librement dans toutes
les régions de la République arabe syrienne afin de constater ce qui se passe
sur le terrain et de surveiller les incidents qui s'y déroulent.
»
La
résolution elle-même reconnaît qu'il existe des groupes armés qui opèrent en
Syrie lorsqu'elle déclare : « [L'Assemblée générale] condamne toutes les
violences, d'où qu'elles viennent, et demande aux partis en République arabe
syrienne, y compris les groupes armés, de mettre fin à toute violence et aux
représailles sur-le-champ, et d'obéir à l'initiative de la Ligue des États
arabes. » Cependant, tout en exigeant du gouvernement syrien qu'il protège ses
citoyens, elle demande aussi que « toutes forces armées et militaires syriennes
se retirent des villes et des villages et qu'ils intègrent leurs casernes
respectives ».
Cette
exigence, ainsi que la condition d'un « accès libre et sans entraves » pour
toutes « institutions appropriées représentant la Ligue des États arabes »,
pourraient très bien être le prélude à une invasion militaire sous couvert d'une
soi-disant force de maintien de la paix mise sur pied par la Ligue des États
arabe. On dit que la Ligue prône déjà l'intervention d'une telle
force.
Aussi,
la résolution appuie ouvertement les tentatives de la Ligue des États arabes de
se débarrasser du gouvernement syrien en faveur de « groupes d'opposition
».
«
[L'Assemblée générale] demande que soit engagé « un processus politique inclusif
qui soit dirigé par les Syriens et qui se déroule dans un climat exempt de
violence, de peur, d'intimidation et d'extrémisme afin de répondre concrètement
aux aspirations et aux préoccupations légitimes du peuple, sans en influencer le
résultat...[et soutient sans réserve] la décision prise par la Ligue des États
arabes le 22 janvier 2012 visant à faciliter une transition politique dirigée
par les Syriens vers un système politique démocratique et pluraliste, dans
lequel les citoyens sont égaux sans égard à leurs affiliations ou ethnicités ou
croyances, par le biais, entre autres, d'un dialogue politique sérieux entre le
gouvernement de la République arabe syrienne et l'éventail politique de
l'opposition syrienne, sous les auspices de la Ligue des États arabes et selon
les échéanciers de la Ligue. »
 L'ambassadeur syrien à
l'ONU, Bachar Jaafari, durant son intervention au débat de l'Assemblée
générale de l'ONU le 16 février 2012. (Xinhua)
|
Au cours
du débat à l'Assemblée générale, l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, a
remis en cause les objectifs de la résolution. Il a dit que son gouvernement
était très actif à répondre le plus vite possible aux demandes de réforme. Il a
fait valoir qu'une nouvelle constitution était soumise à un référendum dès le 26
février, en tant que partie intégrante de ces réformes. Un dialogue général a
été proposé à tous ceux qui désirent maintenir la stabilité de la Syrie et
mettre fin à la violence, a-t-il dit.
Cependant, il a mis en relief que les pays membres de
l'ONU doivent cesser d'encourager les groupes violents en Syrie, déclarant
qu'aucun État ne pourrait tolérer la présence de terroristes armés sur son
territoire. « Cessez de jeter l'huile sur le feu, » a-t-il prévenu. « De telles
actions n'apporteront que désastres non seulement pour la Syrie, mais pour
toutes les relations internationales », a-t-il conclu.
Après le
vote, Jaafari a dit que la résolution « ne pourrait mener qu'à une exacerbation
de la crise et à plus de violence dans la région dans son ensemble ». Il a
ajouté que les Nations unies s'exposaient à être manipulées par « certains pays
membres », permettant à ceux-ci de donner libre cours à des « groupes
terroristes armés » en Syrie.

S'opposer à la
politique de la canonnière
- Li Qingsi, China Daily
-
Après
que la Russie et la Chine eurent mis leur veto à la résolution du Conseil de
sécurité de l'ONU le 4 février, l'Assemblée générale des Nations unies a
approuvé une résolution condamnant la violence en Syrie. Bien que non
contraignante, elle va accroître encore d'avantage la pression sur le
gouvernement syrien, et ouvre la porte à une intervention extérieure dans le
futur.
Les
conflits sectaires, les facteurs géopolitiques et surtout la politique du
«diviser pour mieux régner» menée par l'Occident ont permis l'émergence
d'intenses contradictions au sein du monde arabe, et les affrontements internes
en Syrie ont fourni une excuse à l'Occident pour s'immiscer.
La crise
actuelle en Syrie n'a pas simplement pour objet la protection des Droits de
l'homme ainsi que le prétendent les Occidentaux. Ils veulent renverser le
gouvernement actuel et le remplacer par un autre qui soit pro-occidental. La
Syrie est considérée comme un problème pour la stratégie moyen-orientale de
l'Occident du fait de ses liens étroits avec l'Iran et le Liban, tous deux
hostiles aux États-Unis.
Afin de
jouer un rôle au Proche-Orient, la Ligue arabe est prête à soutenir la stratégie
occidentale dans la région. À n'en pas douter, après avoir résolu le problème
syrien d'une façon non pacifique, la cible suivante serait
l'Iran.
Le veto
chinois ne signifie pas que Beijing se range aux cotés du gouvernement syrien,
ou qu'il est aveugle aux affrontements sanglants, mais qu'il ne veut pas que la
Syrie suive le même chemin désastreux que la Libye, qui a abouti à une situation
de guerre civile généralisée.
En tant
que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la Chine a la
responsabilité et l'obligation de défendre la Charte des Nations unies, source
du droit et code de conduite international, et donc doit rejeter toute
résolution qui viole cette charte et ses principes.
Si la
Chine se rend compte qu'une résolution est à même de menacer la souveraineté
d'un État et va à l'encontre de la justice et qu'elle ne fait rien, il s'agirait
là d'une faute grave.
La
réponse furieuse de l'Occident aux vetos russe et chinois montre que ceux-ci ont
dévoilé le véritable objectif des Occidentaux — essayer de dominer le
Moyen-Orient et monopoliser l'Organisation des Nations unies — qu'ils avaient
pris soin de masquer derrière leurs nobles revendications de défense des droits
de l'homme en Syrie.
Le monde
a été témoin de trop d'invasions d'États souverains et de trop de meurtres de
civils innocents au nom de l'ingérence humanitaire. Les interventions militaires
depuis la fin de la Guerre froide montrent que l'Occident, pendant qu'il brandit
l'étendard de la protection des droits de l'homme, ne fait en réalité que
rechercher ses propres intérêts stratégiques globaux et
régionaux.
Que cela
soit les pays envahis après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, ou
encore certains pays musulmans qui ont subi des «révolutions colorées» l'an
passé, le fait est que, à l'inverse de la protection des droits de l'homme, ces
invasions et ces «révolutions» ont entraîné la détérioration de la stabilité
intérieure et de la situation humanitaire.
L'expérience montre que, depuis la Guerre froide,
quelles que puissent être les divergences qui existent entre eux, les pays
occidentaux se serreront les coudes quand ils sont en conflit avec un pays non
occidental. Même à l'ère de la globalisation, il existe toujours une ligne de
démarcation claire entre l'Occident et le reste du monde.
Pour des
raisons à la fois historiques et pratiques, l'équilibre du pouvoir entre
l'Ouest, particulièrement les États-Unis, et le monde non occidental, est
inégal. De la même façon qu'un pouvoir absolu sans surveillance ou restriction a
pour conséquence la corruption au sein d'un État, un pouvoir sans contrepoids
dans la communauté internationale deviendra lui aussi impérieux et sans pitié,
devenant de ce fait une menace pour la stabilité du monde
entier.
Après la
Guerre froide, les États-Unis ont réussi à « avoir une emprise ferme sur l'ONU
pour opprimer la communauté internationale » pendant que les pays petits ou
moyens n'osaient pas exprimer leur mécontentement.
La
réaction hystérique des États-Unis au veto chinois montre qu'ils n'ont pas
compris l'évolution de la Chine. À un moment où la politique de la canonnière
est remise au goût du jour, une approche modeste et auto-disciplinée de la
diplomatie semble peut-être un peu démodée.
Si la
Chine et les États-Unis peuvent coexister pacifiquement, il s'agirait d'un
accomplissement sans précédent. Mais l'histoire des relations sino-étasuniennes
montre qu'une telle coopération ne peut être atteinte par le compromis ou la
simple requête, et qu'il ne faut espérer aucune relation gagnant-gagnant par le
simple truchement de nos bonnes volontés. La lutte sans rupture des relations ne
doit pas être la base de l'attitude chinoise envers les États-Unis, car
seulement quand nous serons prêts à payer le prix de la rupture, alors nous
serons à même de lutter sans nous déchirer.
Quelle
que soit la difficulté de la situation à l'extérieur, la Chine ne va pas arrêter
son développement. Pas avant que les diplomates ne cessent de faire appel à
notre bon cœur. Ni tant qu'il sera facile de fouler aux pieds les sentiments de
1,3 milliard de Chinois, et pas avant que la Chine ne soit en capacité de
défendre la Charte et les normes des Nations unies ainsi que la paix et la
justice dans le monde par des actes et non plus des mots.
En tant
que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine se doit d'assumer la
grande responsabilité de préserver la paix mondiale. Afin de préserver l'unité,
la Chine a été contrainte à faire usage de son veto.
Parce
qu'elle est membre de la communauté internationale, la Chine est consciente
qu'elle ne peut réaliser ses propres intérêts sans coopération avec le monde
extérieur. Mais la Chine sera également attentive à ces pays occidentaux qui
vont trop loin. Ayant par le passé été envahie par les puissances occidentale,
la Chine comprend la souffrance qui en résulte. Ainsi la Chine qui s'éveille ne
reproduira pas les mêmes erreurs, parce que le peuple chinois croit que ce que
vous ne vous voulez pas que l'on vous fasse, il ne faut pas le faire subir aux
autres.

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21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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Sent: Wednesday, February 29, 2012 9:56
PM
Subject: Syrie: l'envers du mouroir (Le
Soir)
Syrie : l’envers du mouroir
mercredi 29 février 2012,
13:57
Bahar Kimyongür
Auteur de « Syriana, la conquête continue » (Ed. Couleur Livres &
Investig’action, 2011).
Dictature
contre démocratie est le credo simpliste censé résumer la réalité géopolitique
syrienne. Si le régime de Damas est incontestablement responsable d’atrocités,
il est aussi titulaire d’un CV politico-idéologique qui n’est pas du goût de
certaines puissances notamment régionales. A la fois laïc, nationaliste,
panarabe, pro-palestinien, allié de l’Iran, du Hezbollah, des BRICS (1) et de
l’ALBA, l’Etat syrien réunit tous les ingrédients pour s’attirer simultanément
les foudres de Washington, des pétromonarchies du Golfe, d’Israël et des groupes
salafistes. Mais aussi pour nourrir fantasmes et clichés. En voici quelques-uns
:
1.
Laïcité et religion d’Etat. On dit du pouvoir syrien qu’il est aux mains d’une «
clique alaouite » (2). Or, la Syrie est un Etat laïc depuis 1973. Discrets, les
alaouites sont absents du champ religieux. S’il y a une religion
institutionnelle en Syrie, c’est l’Islam sunnite. Écoles coraniques et mosquées
sont en effet gérées par le ministère des fondations religieuses (waqfs).
Certes, la transmission dynastique du pouvoir et le népotisme caractérisent le
régime. Cette situation inacceptable existe cependant dans toute la région, que
l’on soit en république, en monarchie ou en théocratie : les Saoud d’Arabie
saoudite, les Al Thani du Qatar, les Hariri au Liban… S’agissant des Assad,
l’indignation sélective est de mise. Or, les Assad dirigent le pays avec
d’autres baassistes issus d’autres communautés. Le gouvernement d’Adel Safar
compte 19 ministres d’origine sunnite sur 31. Certains ministres sont chrétiens,
kurdes, chiites ou druzes.
2.
Le salafisme syrien, un danger réel. Depuis les Omeyyades, la Syrie est le berceau de
l’Islam flamboyant et universaliste mais il est également celui du djihad contre
les hérésies. Les thèses de l’inquisiteur sunnite syrien du XIVe siècle Ibn Taymiyya sont encore en vogue dans le
pays. Parmi ses fervents disciples, il y a le cheikh Al-Arour, un «
télécoraniste » syrien de la chaîne saoudienne Wissal TV qui menace de «
hacher les alaouites et de donner leur chair aux chiens. » A Baba Amr,
quartier rebelle de Homs, « Pacifiques jusqu’à l’extermination des
alaouites » était un slogan omniprésent avant l’assaut meurtrier lancé par
l’armée gouvernementale. Le consultant religieux d’Al Jazeera Al Qardawi appelle
à verser le sang des « infidèles » qui règnent à Damas. Quant au principal
juriste saoudien Al-Luhaydan, il prône l’extermination d’un tiers de Syriens
pour sauver les deux tiers. (3) Les sunnites qui « trahissent » ces prêches sont
logés à la même enseigne. Saria, fils du grand mufti de Syrie, a été tué parce
que son père refusait d’adhérer à ces discours haineux. N’est-il pas
étonnant que nos médias ignorent ces appels au meurtre vus et entendus par des
millions de téléspectateurs arabes ?
3.
Bons terroristes. En
Occident, l’Armée syrienne libre (ALS) a la cote. Ce groupe mobilise pourtant
des djihadistes financés entre autres par le sultan saoudien Bandar Ben
Sultan, promoteur du terrorisme international et grand ami de Bush.
Encadrée par des Libyens naguère actifs au sein d’Al Qaida, l’ALS reçoit
l’appui logistique du renseignement français. (4) Ses brigades portent
des noms de conquérants musulmans comme Khalid Ibn Al Walid, Mu’awiya ou Abu
Bakr. Le 21 décembre 2011, la Brigade Farouk, cette filiale de l’ALS à Homs qui
enleva cinq ingénieurs iraniens s’était d’abord autoproclamée « Mouvement
contre l’expansion chiite ». (5) C’est l’ALS qui aurait pilonné le quartier
où périrent huit Syriens ainsi que le journaliste français Gilles Jacquier. (6)
Le confessionnalisme déclaré de l’ALS en dit long sur ce qu’elle réserve aux
minorités en cas de prise de pouvoir. Le soutien de la DGSE à ce groupe
terroriste est tout aussi éloquent.
4.
Mauvaises victimes.
Curieusement, les victimes civiles pro-régime n’apparaissent jamais sur
les écrans radars de nos médias. Personne n’a évoqué l’assassinat de
Mohamed Qabbani (17 ans), un hacker de « l’armée électronique syrienne ». Son
groupe avait pourtant piraté plusieurs sites dont la page facebook du «
Soir » la veille de son assassinat, une raison évidente pour parler de
lui. Personne ne s’est indigné de la mort du journaliste Chukri Abou Al-Bourghol
du quotidien pro-régime At-Thawra. Qu’elles soient pro ou anti-Bachar,
terroristes ou pacifistes, les « victimes civiles » sont mises d’office sur le
compte du gouvernement. Dès lors, comment ne pas s’interroger sur la
fiabilité du bilan de 6.000 morts avancé par l’ONU ?
Puissent la
dégénérescence du drame syrien et le martyre de Homs en particulier, nous
inciter à redoubler de prudence face aux obus de la propagande de guerre.
Avant que Damas ne suive Tripoli et Bagdad dans la liste des capitales
arabes bombardées, conquises et humiliées par nos justiciers
autoproclamés.
(1) Le bloc des BRICS s’est toutefois fissuré le 16
février dernier lors de l’AG de l’ONU condamnant la répression en Syrie.
(2) Bernard-Henry Lévy, « La règle du jeu », 16
novembre 2011.
(3) Asia Times Online, 15 juillet 2011.
(4) Le Canard enchaîné , 23 novembre 2011.
(5) Communiqué envoyé au bureau de l’AFP à Nicosie, 3
janvier 2012.
(6) Le Figaro , 20 janvier 2012.
19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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16.02.2012
Le Qatar, Les Émirats Arabes Unis, Dubaï, Israël, ..., ça ce sont
des États “démocratiques”..., amis de l’ Occident !
RoRo
Sent: Thursday, February 16, 2012 10:45 AM
Subject: L’ancien patron de Blackwater et le Mossad veillent sur les
Emirats Arabes Unis - Le blog de Gilles Munier
Dr. Ghada El Yafi
--- En date de : Jeu
16.2.12, Elizabeth Rebeiz a écrit :
De:
Elizabeth Rebeiz Objet: L’ancien patron de Blackwater et le Mossad
veillent sur les Emirats Arabes Unis - Le blog de Gilles Munier Date:
Jeudi 16 février 2012, 8h22
L’ancien patron de Blackwater et le Mossad
veillent sur les Emirats Arabes Unis
Par Gilles Munier*
Qatar n’est pas le seul
émirat mercenaire dans le Golfe. En mai 2011, le New York Times
(1) a révélé qu’Erik Prince, ancien patron de Blackwater
(2), société militaire privée dont les contactors ont
commis de nombreux meurtres, tortures et viols en Irak, a signé
discrètement, en 2010, avec les Emirats Arabes Unis, un contrat d’une
valeur de 529 166 754 $, pour former des mercenaires
étrangers sur la base militaire Cheikh Zayed, en plein désert. Il a
recruté 800 "soldats de fortune", principalement colombiens, et
d’anciens officiers américains, allemands, britanniques et de la Légion
étrangère française pour les entraîner. Salaires : 150 $ par jour pour
les premiers, 200 à 300 000 dollars par an pour les autres.
Premier
bataillon de 580 «chiens
de guerre» non-musulmans
L’idée de constituer une armée secrète de mercenaires était une
des obsessions de Mohamed ben Zayed al-Nahyan, prince hériter d’Abou
Dhabi et ministre de la Défense. Formé comme il se doit à l’Académie
militaire de Sandhurst, en Grande-Bretagne, il jugeait l’armée régulière
émiratie incapable d’intervenir à l’étranger ou d’affronter les menaces
qui, selon lui, pointent à l’horizon : soulèvements révolutionnaires,
guérilla urbaine, émeutes d’ouvriers étrangers et, surtout, guerre avec
l’Iran. Aucun musulman n’a été recruté. Erik Prince, qui connaît Mohamed
ben Zayed al-Nahyan depuis plusieurs années, pense comme ce dernier
qu’on ne pourra jamais compter à 100% sur un musulman pour tuer d’autres
musulmans sans cas de conscience.
La
création de l’armée secrète émiratie n’a pas obtenu le soutien officiel
des Etats-Unis, mais c’est tout comme. Le prince hériter d’Abou
Dhabi a été reçu par Barack Obama après l’annonce de
l’opération. Le communiqué diffusé par la Maison-Blanche faisait état
des « liens étroits entre les Etats-Unis et les Emirats Arabes Unis
» et de leurs «intérêts stratégiques communs dans la
région». Depuis, le premier bataillon, fort de 580 «chiens de
guerre», a fait ses preuves dans « le monde réel »
au Bahreïn et en Libye, condition posée par l’Etat major
émirati pour passer au niveau de la brigade de plusieurs
milliers de mercenaires. La création d’un service secret privé
est également à l’étude et, dans la perspective d’une guerre
avec l’Iran, les Emirats demandent maintenant à Obama de leur
vendre des « bunker buster», des bombes susceptibles de détruire des
sites nucléaires iraniens enterrés en profondeur
(3).
Echanges
commerciaux avec Israël en
progression
Le 19 janvier 2010, date de l’assassinat de Mahmoud Al-Mabhouh,
dirigeant du Hamas palestinien, une vingtaine d’agents du Mossad,
répartis en trois groupes - un pour la surveillance, un chargé
des planques et une équipe d'exécution – circulaient dans Dubaï
comme en pays conquis. Normal ! Etait présent depuis quatre jours aux
Emirats, parmi les invités vedettes d’une conférence sur l'énergie
renouvelable qui s’y tenait : le ministre israélien des Infrastructures,
Uzi Landau, membre d’Israël Beiteinou, parti raciste pro-
colons (4). Dhahi Khalfan Tamim, chef de la police de Dubaï,
s’est certainement demandé si ses gardes du corps – nombreux -
avaient joué un rôle dans l’opération. Denis Brunetti, correspondant de
TF1 à Jérusalem, rapporte que les agents israéliens savaient « qu'il
y avait des caméras de surveillance » (5), mais croyaient la police
émiratie incapable de les suivre à la trace. Ils le savaient… pour la
bonne raison que la sécurité des Emirats est assurée, depuis 2007, par
des sociétés israéliennes créées, pour la plupart, aux Etats-Unis pour
ne pas gêner le prince hériter Mohamed ben Zayed al-Nahyan (6).
C’est l’homme d’affaire israélien Mati Kovachi, patron de la société «
suisse » Asia Global Technology Group (AGT), qui leur vend des
caméras de surveillance et des systèmes d’intelligence pour faire face
aux menaces internes !
Le prince héritier d’Abou
Dhabi veut donner l’impression à l’opinion publique émiratie qu’il
respecte le boycott d’Israël, mais il ne trompe pas grand monde. En
2011, le montant des échanges entre les deux pays était d’environ 300
millions de dollars. On s’attend à ce qu’il double cette
année.
* Titre original : Une armée secrète émiratie
(Afrique Asie- février 2012) Article actualisé et augmenté le
8/2/12.
Notes
: (1) Secret Desert Force Set Up by Blackwater’s Founder
(NYT – 14/5/11) http://www.nytimes.com/2011/05/15/world/middleeast/... (2)
Erik Prince dirige maintenant la société Reflex Responses
(R2). (3) Thousands of US troops deploying to
Israel http://rt.com/usa/news/us-troops-israel-iran-257/ (4)
En Israël, le ministre des Infrastructures est notamment chargé de la
destruction des infrastructures dans les territoires occupés, du mur de
séparation. En novembre 2011, Uzi Landau a quitté une réunion du conseil
des ministres israéliens pour rejoindre des manifestants hostiles au
soi-disant gel de la colonisation, estimant qu’un recul dans ce domaine
était un recul des « valeurs juives et sionistes
». (5) Comment Netanyahu a décidé du meurtre de
Dubaï (blog de Denis Brunetti - 21/1/10). http://blog-correspondant-a-jerusalem-tf1.lci.fr/ar... (6)
Emirates “has security links with Israel” (UPI.com -
27/1/12) http://www.upi.com/Business_News/Security-Industry/...
Sur
le même sujet, lire: Mossad, permis de tuer, par Xavière
Jardez http://www.france-irak-actualite.com/article-mossad... Mossadgate
à Dubaï, par Xavière Jardez http://www.france-irak-actualite.com/article-mossad...
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23.01.2012

From:
Hess Madeleine
Sent: Sunday, January 22, 2012 8:18 PM
Subject: La Russie se prépare à un conflit majeur sur son flanc
Sud
-
Par DanielB -
Publié dans : Géopolitique des ressources - 0
Vendredi 20
janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 10:08
Le Ministère Russe de la Défense a
commencé les préparatifs pour les exercices d'Etat-Major
Caucase-2012 - kavkaz 2012 - qui cette année auront une ampleur
exceptionelle . Ceux-ci se dérouleront dans tout le Sud de la Russie ,
l'Abkhazie , l'Ossétie du Sud et l'Arménie à partir du mois de septembre
2012 .
A contrario des exercices précédents
qui se focalisaient sur la " destruction de bandes armées illégales " ,
ces manoeuvres vont revêtir un caractère stratégique puisque la Marine
Russe , les troupes de missiles stratégiques et de défense
aérospatiale vont y prendre part . C'est en fait toutes les structures
militaires et para-militaires , FSB , troupes du Ministère de
l'Intérieur et unités du Ministère des Situations d'Urgences , ...du
pays qui seront mobilisées pour ces exercices .
L'hypothèse d'une agression des
USA , d'Israel et d'autres états contre l'Iran sera prise en compte dans
les scénari des exercices . Les hypothèses de conflits dans le Caucase
Méridional et la région de la Mer Caspienne seront aussi traitées
.
La mention de " Caucase Méridional " a
provoqué mardi dernier des réactions outrées de la part de Tbilissi qui
accuse Moscou de " militariser la région " et de " déstabiliser la
région " . [ 1 ]
Selon le colonel Anatoli Tsiganok , directeur du Centre de
Prévisions Militaires , " les préparatifs pour les exercices
Caucase-2012 commencent maintenant en raison , principalement , de la
montée de la tension dans le Golfe Persique " . " Comme une
éventuelle guerre contre l'Iran poura inclure quelque-unes des ex
-républiques Soviétiques du Caucase Méridional , L'Etat-Major devra
élaborer les mesures préventives et apprendre à organiser l'appui
logistique aux troupes , plus particulièrement celles déployèes à
l'extérieur comme , par exemple , en Armènie "
.
Lorsqu'il
évoque " Caucase Méridional " et " Iran " , M.Anatoli Tsiganok fait
clairement comprendre que la Géorgie participera certainement à une
éventuelle agression contre l'Iran par la " ligue des démocraties
" Occidentales . L'annonce
de la prise en compte d'un scénario Iranien par les chefs
militaires Russes fait écho aux déclarations des chefs politiques Russes
qui considérent désormais qu'un conflit avec l'Iran porterait atteinte
aux intêrets fondamentaux en matière de sécrité de la Russie .
"Si quelque chose arrive à
l'Iran, s'il se trouve impliqué dans des hostilités, il s'agira d'une
menace directe pour notre sécurité " a ainsi déclaré le 13 janvier Dmitri Rogozine .
[ 2 ]
Comme le confirme l'analyste militaire
Alexandre Romanov , " L'Armée Russe ne restera pas les bras
croisés face à une agression militaire contre
l'Iran" .
Pour appuyer ses
déclarations , le colonel Anatoli Tsiganok signale que les troupes du
génie spécialisées dans la pose des oléoducs ont déja commencé leurs
travaux .[ 3
]
Ces exercices
serviront aussi à tester les capacités opérationelles du système de
défense anti-aérienne Barnaul-T déployé en décembre 2011 en
Tchétchénie et dans le Caucase du Sud .[
voir video ]
Source : Маневры особой
важности
, blogosphère Défense et GP Russe , La Russie d'aujourd'hui
[ 1 ] Грузия резко
осуждает военные учения России "Кавказ 2012"
[ 2 ] Un conflit iranien constituerait un danger direct pour la
Russie (Rogozine)
[ 2 ] Трубопроводный батальон ЮВО готовится к
стратегическому КШУ «Кавказ-2012»
© Daniel BESSON - Janvier 2012 - Reproduction autorisée
uniquement avec mention de la source .
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22:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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09.01.2012
From: Kimyongur Bahar
Sent: Sunday, January 08, 2012 6:22 PM
Subject: A Tripoli, c'est pas fini
"Si tu tues par l'EPEE, tu périras par l'EPEE"
aurait dit le Christ.
Hugues de Samie, un Français (et pas n'importe
qui puisqu'il est le chef de l'EPEE, cf. ci-dessous) a été tué ce weekend dans
la capitale libyenne.
Petit extrait pour savoir qui est ce quidam.
Et il y a maintenant la course cynique aux dividendes de la guerre pour
décrocher les contrats de la reconstruction et imposer une libéralisation de
l’économie du pays. En septembre 2011, pendant le G8 de Marseille, la directrice
du FMI Christine Lagarde, a annoncé : « Le Fonds Monétaire International
reconnaît le Conseil de transition comme gouvernement de la Libye et est prêt,
en envoyant au plus tôt son staff sur le terrain, à lui fournir assistance
technique, conseil politique et soutien financier pour reconstruire l’économie
et commencer les réformes » Sans attendre le FMI, c’est déjà une
concurrence sans merci entre entreprises anglaises, américaines, turques,
françaises…. Les entreprises d’armement françaises sont contraintes d’afficher
une certaine retenue alors que certaines sont accusées d’avoir vendus des
équipements militaires et d‘espionnage à l’ancien régime. Mais le gouvernement Fillon se donne les moyens de
rester dans la course. La Direction des Affaires Stratégiques du ministère de la
Défense a ainsi encouragé l’implantation d’une cellule du cabinet EPEE (Experts
partenaires pour l’entreprise à l’étranger) pour aider les patrons français à
s’implanter. Depuis le 11 octobre 2011, un des responsables d’EPEE, Hugues de Samie, conseiller du commerce
extérieur de la France et ancien officier supérieur de la Légion étrangère, est
à Tripoli pour préparer le terrain. Le groupe Bouygues s’est dit
intéressé. D’autres multinationales françaises, comme Veolia ou Suez seraient
également déterminées à décrocher des contrats dans la gestion des importantes
ressources d’eau du pays.
22:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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06.01.2012
Sent: Thursday, January 05, 2012 11:48 PM
Subject: La sardaigne, poubelle de l'Otan et du complexe
militaro-industriel (alerte otan)
De
: melusine [mailto:melusine@...]
Envoyé : jeudi 5 janvier 2012
17:56
Objet : La sardaigne,
poubelle de l'Otan et du complexe militaro-industriel (alerte
otan)
La Sardaigne, poubelle de l’Otan et
du complexe militaro-industriel
Dans ALERTE OTAN
n°42, nous rendions compte d’une rencontre-débat à Bruxelles, organisée à
l’initiative de plusieurs associations italiennes sur « le cas de la Sardaigne –
le polygone de la mort ». A la mi-octobre, Carla Goffi (Mouvement Chrétien pour
la Paix) et Ria Verjauw (Coalition pour l’abolition des armes à uranium) ont
rejoint en Sardaigne les militants en lutte contre la militarisation de l’île.
L’article ci-dessous est un résumé de leur témoignage.
Sur
les bords enchantés de la Méditerranée, derrière le rideau invisible des
radiations nucléaires émises suite à l'usage d'armes à l'uranium, est
apparu un immense paysage de désolation, pleins de secrets maléfiques. Plantons
le décor. C'est en Sardaigne. Là, un territoire d'une
superficie de 35.000
hectares est loué aux installations militaires.
Sur l'île, on trouve des polygones de tir (Perdasdefogu), des exercices de feu
(capo Teulada), des polygones pour exercices aériens (capo Frasca), des
aéroports militaires (Decimomannu) et des dépôts de carburant (dans le cœur de
Cagliari, alimentés par une conduite qui traverse la ville, sans compter de
nombreuses casernes et sièges de commandement militaire (Aéronautique,
marine). Il s'agit d'infrastructures des forces armées
italiennes et de l'Otan.
Quelques chiffres : le polygone de
Salto de Quirra- Perdasdefogu (Sardaigne orientale) de 12.700 hectares et
le polygone de Teulada de 7.200 hectares sont les deux polygones italiens
les plus étendus, alors que le polygone Otan de Capo Frasca (côte occidentale)
en compte 1.400. A cela on doit ajouter l'ex-base Otan de 'la Maddalena',
à jamais polluée. Pendant les exercices militaires, on y
interdit la navigation et la pêche sur une étendue marine de plus de
20.000 km2, une superficie presque égale à celle de la Sardaigne.
Que
découvre-t-on ? Cette vallée de Quirra, l'une des zones les plus belles
et encore sauvages de la Sardaigne, a été transformée en coffre-fort de poisons
à ciel ouvert. Pendant des années on a mis le couvercle sur la marmite
des "poudres de guerre" qui a décimé nombre d'habitants et militaires qui
vivaient et travaillaient dans le polygone et les villages des environs. Mais
maintenant, grâce à un Procureur, Domenico Fiordalisi, déterminé à suivre les
plaintes des nombreuses victimes, la vérité commence à percer. Les
"secrets" sont enfin en train de se dévoiler à la lumière de la
justice.
Accusés de "désastre
environnemental", trois généraux jadis au commandement
dans le polygone de Quirra, deux techniciens et un chercheur universitaire sont
actuellement inculpés par le procureur qui enquête, depuis plusieurs mois, sur
les décès par cancer de plusieurs habitants de la zone de Quirra et sur des
malformations de nouveau-nés et du bétail. On s'attend à d'autres inculpations,
vu le désastre environnemental et humain qui, depuis des années, frappe
la Sardaigne.
Tout a commencé en 1956, lorsque le
gouvernement italien décida d'installer, au beau milieu d'une zone
d'incomparable beauté, où poussent les vignes, le myrte, les orangers et qui se
termine sur une plage encore épargnée par les constructions, un polygone de tir,
centre d'expérimentation de missiles, théâtre de "war games" grandeur nature et
de destruction à ciel ouvert d'armes obsolètes des dernières guerres. Le
polygone est aussi loué à des firmes d'armement privées, à l'Otan, et à des
armées diverses du monde entier, notamment Israël. Pendant des années,
les habitants affirment avoir vu de mystérieux camions, venant de « l'étranger
», entrer dans le polygone, et y déverser de l'armement obsolète qu'on fait
ensuite exploser à ciel ouvert. Pendant des années, des gardes forestiers, ont
constaté les maladies des bergers et du bétail, les brebis qui sautaient
sur des armes, encore en état de fonctionnement, éparpillées partout dans les
champs et sur la plage.
Les
plus importantes firmes d'armement connues (Aérospatial, Orlikon-contraves,
Finmeccanica) louent encore actuellement cet espace naturel, afin d'y exécuter
leurs expérimentations au prix de 1 million d'euros par jour, somme qui
est versée directement à l'Etat Italien. A la Sardaigne restent
les cancers et les enfants malformés. Alors qu'on parle de 28 enfants
actuellement malades et de 36 militaires décédés dans la base, les autorités
militaires nient toujours la réalité, en faisant état d'études, commandées par
elles et exécutées par des universités, qui ont délivré des certificats de
"propreté
environnementale".
Ces
certificats n'ont pas convaincu le Procureur-enquêteur. Vu la gravité de la
situation, il a délivré, au début du mois de novembre dernier, un avis
d'inculpation pour faux d'actes publics aux personnes responsables de cette
étude et au commandant de la base qui les a "traficotés". D'autres
scientifiques italiens 'indépendants' se sont rendus sur place afin d'y exécuter
leurs propres analyses. On a déjà trouvé, dans l'eau et dans le sol, une
grande quantité de thorium, du tungstène, du césium, de l'arsenic, tous métaux
lourds qui, au dire d'un scientifique de Turin, ne peuvent apparaître que grâce
à une combustion très élevée comme celle occasionnée par l'explosion d'armes à
uranium appauvri. Le même scientifique a d'ailleurs trouvé des traces d'uranium
dans les os d'un agneau mort d'une malformation génétique. On attend les
résultats d'analyses du même genre effectuées sur les cadavres exhumés de
bergers décédés de cancer.
Au
fur et à mesure que l'enquête avance, les langues se délient. Des vétérinaires
ont fait état, dans leur rapport, du fait qu'environ 60% des bergers qui
vivent et élèvent leur bétail à proximité ou à l'intérieur du polygone ont
contracté divers cancers. Un militaire, maintenant retraité, a témoigné
devant les enquêteurs que, de son
temps et pendant des années on a fait exploser environ 800 kg d'explosifs par jour,
après avoir creusé des trous de 30 x 30 m. Ces explosions délivraient dans
l'atmosphère des nuages noirs et blancs qui arrivaient jusqu'aux villages
voisins, poussés par le vent qui y souffle sans arrêt. Dans ces trous, se
déposait l'eau de pluie qui servait à abreuver le bétail et, ensuite, pénétrait
dans les cours d'eau souterrains. Il a aussi affirmé que les explosions pour
détruire les armements duraient une vingtaine de jours par mois, et cela pendant
plusieurs mois consécutifs. Pendant les explosions, lui et son collègue
devaient se réfugier à l'intérieur
des camions. Ce collègue est mort de cancer quelques années après. La même
procédure avait lieu a Capo Frasca (un terrain d'exercices militaires, plus au
sud de la Sardaigne) où il s'est ensuite rendu. On y compte aussi beaucoup de
militaires et de travailleurs civils décédés de cancers.
Sur
base de son témoignage, le procureur prend maintenant de plus en plus en
considération le fait que la nappe phréatique qui alimente la conduite d'eau
potable des villages et villes environnants à été probablement
atteinte. Un autre ex-militaire a affirmé que, entre les années 1986 et
2004, on a lancé quelque 1180 missiles Milan (à tête au thorium). Chaque jour,
de nouveaux témoignages apportent des nouvelles de plus en plus inquiétantes
faisant apparaître un véritable désastre probablement irréparable du point de
vue humain, mais aussi environnemental : les géologues concluent à
l'impossibilité de remettre le sol en état. Mais les militaires et le ministère
de la défense italien, continuent de nier. La santé des gens coûte cher, alors
que l'armement rapporte énormément !
Toutes ces constatations devraient
être replacées dans le cadre réflexif plus vaste, comme celui de la
militarisation de la Méditerrané par l'Otan à des fins stratégiques,
l'intérêt financier du complexe-militaro industriel, le déficit
démocratique (secret d'état, mépris des populations locales etc.), le contrôle
de la population civile et plus précisément des migrants, la corruption, le
mépris de l'environnement, le manque de vision politique à long terme, la loi du
profit, les préparatifs actuels des guerres futures et le maintien des guerres
actuelles (Afghanistan) . Tant de sujets que nos mouvements de paix ne
cessent d'aborder… Jusqu'à quand ?…
http://csotan.org/ao/article.php?ao_id=44&art_id=592&...
19:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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31.12.2011
From:
Ghada El Yafi
Sent: Friday, December 30, 2011 1:57 PM
Subject: Appel de soeur Agnès-Mariam de la Croix en
Syrie
Dr. Ghada El Yafi
--- En date de : Ven
30.12.11, Roger AKL <rogerakl@wanadoo.fr> a écrit :
Objet:
tr: FW: Appel de soeur Agnès-Mariam de la Croix en Syrie
Date:
Vendredi 30 décembre 2011, 14h06
>
De : "Maurice " > A : "Roger Akl" >
Reçu
ce jour sous réserve de vérification
Maurice
> APPEL
DE SOEUR AGNES MARIAM DE LA CROIX EN SYRIE
> A tous Mes Amis
Chrétiens et à tous les Amis de la Paix entre les Peuples >
> >
Depuis des mois, en
Syrie, les Chrétiens d'Orient sont gravement menacés par des
terroristes islamistes étrangers et syriens utilisés par les
puissances occidentales (pour des raisons économiques et
géopolitiques) pour faire tomber le régime laïc. Avec, à terme,
l'installation inéluctable d'un régime islamique basé sur la
charia, comme en Libye aujourd'hui. >
>
Ils
sont persécutés, assassinés, mutilés, victimes de tireurs embusqués
encagoulés - comme tous ceux qui défendent leur pays,
dans laquelle toutes les minorités avaient pu vivre jusqu'à
présent en parfaite harmonie. > >
Tous
les journalistes indépendants - qui sont
pratiquement les seuls à avoir enquêté sur place -
ainsi que les habitants de ces régions où des bandes armées
font régner la terreur, témoignent de cette situation, qui ne
cesse d'empirer. Ils rapportent tous que même les anciens opposants du
régime de Bachar-el-Assad, qui réclamaient une accélération des
réformes politiques en cours, sont aujourd'hui derrière leur président
pour défendre leur patrie contre l'agression étrangère et participent
aux manifestations pacifiques qui rassemblent régulièrement un ou deux
millions de personnes, notamment à Damas et à Alep. Ils ne cessent de
réclamer plus de protection de la part de l'armée syrienne,
décimée par les terroristes islamistes (notamment qataris),
qui utilisent des armes lourdes fournies par
l'étranger. > > Rappelons
que la Syrie a généreusement accueilli deux millions de réfugiés
irakiens, en majorité des minorités persécutées, comme les Chrétiens,
et un demi-million de Palestiniens. > >
Face à la
propagande de guerre éhontée des théocraties
obscurantistes et sanguinaires du Golfe (Qatar, Arabie Saoudite), et
des pseudo organisations de droits de l'Homme, comme l'OSH (elle-même
dirigée par les Frères Musulmans), propagande relayée par la
quasi-totalité des media occidentaux - toutes tendances politiques et
religieuses confondues -, Soeur Agnès-Mariam de la
Croix, supérieure du monastère de Saint-Jacques l'Intercis à
Qâra (Syrie) témoigne de la situation réelle sur son site que
nous vous recommandons de visiter: > >
www.maryakub.org <http://www.maryakub.org/> > >
Nous craignons
fortement que cette communauté subisse le même sort que les moines de
Tibéhirine enlevés et assassinés sauvagement par le GIA en Algérie en
1996 - la politique de chaos, de terreur et de massacres sauvages
déployée actuellement en Syrie en notre nom étant tout à fait
similaire. > >
Le
fait que le Saint-Siège ait récemment nommé un nouveau patriarche
maronite, Mgr Boutros Béchara Raï, avec pour mission de défendre
l’ensemble des chrétiens d’Orient, aussi bien face à
l’extrémisme musulman que face aux projets états-uniens qui
l’alimentent, a ranimé l'espoir dans cette
communauté. > >
Je
vous remercie d'avoir eu la patience de lire cet appel, et de le faire
suivre à vos contacts si vous le jugez pertinent. > >
Si
vous ne pouvez faire de don, si minime soit-il, des messages
de solidarité à cette communauté l'aiderait à garder confiance et à
poursuivre sa Résistance contre la Barbarie. >
>
Adresse
mél: > deirmaryakub@gmail.com >
>
Bien
fraternellement, et en vous souhaitant de bonnes fêtes >
> > >
Texte intégral de
l'Appel de Soeur Agnès-Mariam de la Croix >
«
Monastère Saint Jacques l'Intercis Qâra – Syrie www.maryakub.org <http://www.maryakub.org/> deirmaryakub@gmail.com
deirmaryakub@gmail.com> > >
«
En cette veille de Noël, la Syrie où nous servons le Corps du Christ,
est endeuillée par des évènements tragiques. Par-delà le tintamarre
médiatique et le bruit de plus en plus grandissant des armes ce sont
les civils, innocents, hommes, femmes, enfants et vieillards que Dieu
a créé à Son Image et Ressemblance qui payent le prix du sang, de la
détresse et de la disette. Comme toujours ce sont les pauvres
qui sont les victimes de la folie des grands. > Suite à
une mission d'information avec des médias catholiques j'ai été
amenée à visiter la ville de Homs et ses environs. J'ai été
remuée au plus profond de ma conscience par la tragédie que vit la
population civile, notamment les chrétiens. Ces derniers sont
surtout concentrés dans les quartiers centraux de la ville qui sont
devenus le repaire de bandes armées que personne jusqu'à présent n'a
réussi à identifier. > Toujours est-il que ces bandes
imposent une loi martiale en vertu de laquelle les fonctionnaires qui
rejoignent leur travail sont susceptibles de représailles, y inclus
les enseignants dans les écoles publiques. De même les artisans, les
vendeurs et même ceux qui ont une profession libérale sont la
cible d'actes terroristes qui visent à paralyser la vie sociale.
> Les résultats de ces méthodes coercitives sont des
plus terribles : chaque jour des innocents sont égorgés ou
kidnappés. Des familles perdent ainsi le père, le fils ou le frère.
Les veuves et les orphelins sont dans la nécessité. Ceux qui n'ont pas
affronté le spectre de la mort doivent faire face à la séquestration
forcée dans leurs domiciles où ils cherchent à survivre sans travail.
> Les maigres économies de ces familles s'amenuisent.
La plupart sont d'un niveau moyen et en-deçà. Désormais la pénurie se
fait ressentir en cet hiver qui s'annonce rigoureux. Le mazout fait
cruellement défaut à beaucoup.. > De plus, une aide alimentaire
et médicale de première nécessité devient une urgence. De retour à
Qâra j'ai noté que les mêmes stratagèmes appliqués à Homs ou à Qusayr
sont appliqués chez nous par les insurgés. > D'un côté
ils continuent à organiser des manifestations-studios pour les besoins
médiatiques des chaînes mainstream (Al Jazeerah, Arabia, BBC, France
24 et relais) tandis qu'ils font régner la terreur dès la tombée de la
nuit. > Il est désormais interdit de circuler, sous peine de se
faire abattre, après 18 heures à Qâra. Depuis une semaine
trente hommes armés sont venus dans cinq camionnettes sur la place du
village avec des marteaux compresseurs. Ils ont éventré la chausséeet,
en toute impunité, ils ont sectionné les cables de téléphone et les
ont traînés avec eux pour les jeter dans le désert. Depuis deux jours,
les miliciens ont forcé l'école municipale et ils l'ont volée. >
Etant supérieure de
l'antique monastère de Saint Jacques l'Intercis à Qâra, du diocèse
grec-melkite catholique de Homs, Hama et Yabroud, et ayant vu de mes
yeux l'immense souffrance de ces familles je lance un appel à nos amis
et bienfaiteurs pour un projet urgent. > >
Venir en aide aux
familles syriennes sinistrées qui n'ont plus les moyens de subsister.
Nous vous proposons d'adopter une ou plusieurs familles par mois.
Voici ce que nous comptons faire. Acheter du mazout, acheter de
l'alimentation de base. Distribuer aux familles. >
>
Prix du mazout : 18
LS le litre (0,3$). > Strict nécessaire pour une famille durant
un mois : 150 litres. > Prix du mazout par famille pour un mois
: 2700 LS (45$) > Portion alimentaire pour un mois : 55 $ (5kg
de farine, 5 kg de riz, 5 kg de bourghol, 5 kg de lentilles, 10 kg de
sucre, une bouteille d'huile d'olive, une bouteille d'huile végétale,
une petite boite de graisse, 8 paquets de macaronis, une boite de
confiture, des biscuits et divers) > Total prévu pour un mois
par famille: 100 $ > >
Je
demeure à votre disposition pour tout service utile pour ce projet si
important dans les temps difficiles qu'affronte la population civile
en des lieux de plus en plus nombreux, soumis à la loi
martiale de ceux qui ont pour mission de déstabiliser la Syrie.
> >
Soeur Agnès-Mariam
de la Croix» > > >
Banque postale à
Paris: > IBAN : FR74 2004 1000 0107 3466 3C02 047 BIC :
PSSTFRPPPAR » >
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29.12.2011
Sent: Wednesday, December 28, 2011 3:22 AM
Subject: Deux textes sur la Syrie - A difuser
DEUX TEXTES SUR L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE
PREMIER
TEXTE : THIERRY MEYSSAN DIRECTEMENT DE DAMAS.
À lire….
http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2011-12-27/lnr.pdf
DEUXIÈME TEXTE :
LA RUSSIE LACHERAIT-ELLE LA SYRIE ?
COMMENT NAVIGUER ENTRE DEUX MERS ?
Robertbibeau@hotmail.com
28.12.2011
« La Russie lâche
Damas et l’ONU s’agite », titrait le journal Libération le samedi 17 décembre (1). Le
quotidien jaune – propriété du milliardaire Édouard de Rothschild – s’agite
depuis quelques mois, à l’unisson avec quelques autres torchons français, et
réclame une agression ‘humanitaire’ contre la Syrie victime d’infiltration
d’escadrons de la mort, de snipers et de mercenaires bénéficiaires de l’aide
française, turque, israélienne et américaine (2).
Le journal obéissant
à son créancier – officier de l’État-major Sarkozyste – se réjouit vertement du
revirement diplomatique russe, qui,
jeudi le 15 décembre 2011 présentait à l’ONU un projet de proposition
sur la Syrie coincée entre la Caspienne et la
Méditerranée.
Le lecteur qui ne
lirait que le titre et le chapeau de l’article aurait la fausse impression que
le Kremlin capitule complètement et s’apprête à soutenir une résolution à «la
libyenne» au Conseil de sécurité de l’ONU. Autant dire que les aviations
franco-britannique et israéliennes obtiendraient l’autorisation de
bombarder la population civile,
massacrant des milliers de syriens sous prétexte d’empêcher leur massacre – un
‘remake’ du tragique drame libyen, du « déjà vu », écriraient les scénaristes
hollywoodiens.
La lecture attentive
de l’article révèle cependant la
véritable nature du projet de résolution que le cynique ambassadeur français à
l’ONU a qualifiée de «manœuvre
russe» pour duper la ‘communauté internationale’. En effet, dans son projet
de proposition, le Kremlin suggère de condamner les violences de toutes
les parties (y compris des djihads soutenus par l’OTAN et des snipers payés par
la CIA) et dénonce l’illégal approvisionnement en armes et munitions des
escadrons de la mort implantés en Syrie par quelques puissances étrangères, une
allusion évidente à la France, la Turquie, Israël et les États-Unis
(3).
La position de la
diplomatie russe a très peu changé si ce n’est qu’elle a effectivement pris l’initiative
d’une proposition de résolution au Conseil de sécurité afin de permettre aux
journalistes à la solde de l’AFP, de
Libération, du Monde, du Figaro, de TF1 et TF2 d’accréditer le
mensonge d’un soi-disant isolement
de Damas sur la scène internationale, ce qui est strictement faux. Un
grand nombre de pays soutiennent le gouvernement syrien légitime mais les médias
occidentaux ne le rapportent pas.
Chacun est cependant
en droit de se demander le pourquoi de ce compromis de la diplomatie russe qui
avait jusqu’ici condamné tout rififi en Syrie? Quelques pages plus loin le
journal Libération fournit réponse à
cette question.
Après dix-huit ans de
négociation entre le Kremlin et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) – les
États-Unis ayant récemment levé leur véto – la Russie fait son entrée à l’OMC.
Voilà pour les trente deniers (4).
Le plus long marathon
de tractation de l’histoire de l’OMC se solde par la capitulation de Washington
et la victoire du parangon de l’organisation. Cependant le peuple russe ne doit
rien attendre de cette adhésion si ce n’est l’asservissement de leur économie
nationale aux diktats de cet organisme de commerce international.
L’Europe est depuis longtemps assujettie à cette dictature avec les
résultats financiers et commerciaux que l’on sait.
La politique et la
diplomatie sans principe des puissants de ce monde donnent souvent lieu à ce
type de tractation : La Russie trahit la Syrie pour le bénéfice des États-Unis
qui en retour accommodent la Russie auprès de l’OMC – et la roublarde
Russie tente de ne pas livrer le
supplicié et de finasser sur le libellé du papier à déposer au Conseil de
sécurité. Car la Russie maintient une vieille alliance de guerre avec la Syrie
et elle entretient une base militaire à Tartous sur la Méditerranée. Les
puissances impérialistes jouent ainsi sans état d’âme avec la vie des peuples
qui leur sont assujettis.
L’éditorialiste du
journal Le Monde, informé de la
manigance russe pour obtenir son ticket d’entrée à l’OMC, sans accoucher du
libellé de résolution souhaité propose comme alternative de créer un «groupe de contact» sur la Syrie, auquel
le premier intéressé, le gouvernement syrien légitime, ne serait pas convié, ni
la Chine, ni les nombreux pays qui supportent la Syrie. Seuls y
participeraient la Russie stipendiée, la Ligue Arabe de triste renommée, et la
‘communauté internationale’ de Sarkozy et d’Obama, c’est-à-dire les quelques
pays qui présentement arment et financent illégalement les djihadistes
infiltrés, les bandits en liberté et les snipers payés par leurs affidés et qui
sévissent contre la population syrienne dans les rues d’Homs et d’Alep
(5).
Un tel «groupe de contact» sur la Syrie
comploterait contre le peuple syrien à l’identique du groupe de contact créé il
y a des années sur la question de la colonisation et de l’occupation de la
Palestine par les criminels de guerre sionistes avec pour seul résultat
d’assister avec complaisance au bombardement de Gaza, la ville martyr, et de
condamner le Hamas d’avoir résisté à son extermination.
La Russie défend ici
ses intérêts impérialistes et joue la vie des syriens pour obtenir quelques
avantages pour les siens – la France et les États-Unis défendent leurs intérêts
impérialistes – et complotent pour faire tomber le gouvernement de el Assad
inféodé au Kremlin afin d’y imposer un nouveau gouvernement inféodé à l’Élysée.
Quel intérêt y a-t-il dans tout cela
pour le peuple syrien ?
Tous ces
puissants espèrent que par la suite la route de Téhéran sera ouverte pour les
hordes barbares européennes et les légions étrangères du Nord. Tous ces
malfrats oublient que Bagdad sous domination iranienne bloque toujours la route
vers les puits iraniens et que le Détroit d’Ormuz est toujours aussi vulnérable
aux armes de Téhéran
(6).
Triste «Printemps arabe» où des révoltés souffrent et
meurent Place Tahrir, à Tunis, au Bahreïn ou à Sanaa pensant contribuer à
libérer leurs pays ravagés par la peste impérialiste d’une alliance comme d’une
autre, d’un camp comme d’un autre, chassant un tyran avant qu’un autre
s’installe sur le trône des «Rois nègres
arabes» pour imposer les mêmes soumissions, les mêmes trahisons, les mêmes
collaborations avec les puissances qui ont manigancé pour les imposer. Toute
cette mascarade porte le nom de démocratie bourgeoise en néo-colonie ; c’est de
cette parodie de démocratie impopulaire que les peuples arabes doivent se
défaire. Le pouvoir des peuples arabes est dans la rue, juste au bout du fusil
(7).
_____________________________________________
(1) «La Russie lâche Damas à
demi-mot, l’ONU s’agite» Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page
10.
(2) «L’ambassadeur américain à
Damas recrute des insurgés». Silvia Cattori. 27.11.2011. http://www.silviacattori.net/article2426.html <http://www.silviacattori.net/article2426.html>
(3) http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe <http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe>
(4) «La Russie intègre
finalement l’OMC». Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page
19.
(5) «Il faut créer un groupe de
contact sur la Syrie». Le Monde. Lundi 19.12.2011. Page 1.
(6) http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html <http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html> .
«Menacer l’Iran et préparer l’invasion de
la Syrie». Robert Bibeau. 17.11.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724 <http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724>
(7) «Le plan américain de Grand
Moyen-Orient bat de l’aile.». Robert Bibeau. 19.10.2011. http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557 <http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557> et
http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=5694
09:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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C’était dans
“SOLIDAIRE”, hebdo du PTB ...
BELGIQUE,
FRANCE, OTAN: un budget de la guerre sous-évalué, des dépenses masquées...
De
plus en plus de fric pour les guerres impérialistes et colonialistes à des
milliers de kms de nos frontières. Des guerres d’ agression et d’occupétaions,
décidéespar les autres: les U$A, la France, la GB, l’Otan...
RoRo
Défense :: Un budget
sous-évalué
Alors que, comme partout en
Europe, l’austérité budgétaire est présentée comme la seule issue possible à la
crise, nos gouvernants ne manquent pas d’argent pour les guerres. Et,
alors que
les coûts militaires réels
augmentent, le budget de défense est systématiquement
sous-évalué.
Laura
Meyer
Le poste « défense » dans les budgets
gouvernementaux belges et français est sous-estimé, puisqu’on prend de l’argent
en dehors des budgets de la défense pour financer les efforts de guerre. La
guerre en Libye ne fait pas exception. (Photo Solidaire, Laura
Meyer)
Les dernières années, le
montant des opérations belges à l’étranger n’a fait qu’augmenter, passant de 115
millions en 2007 à 170 millions en 2010. Avec la prolongation du
conflit libyen, décidée le 16 septembre par le gouvernement, le montant
total des opérations belges à l’étranger atteindra au moins 188 millions d’euros
en 2011. Cela fait une augmentation de 63 % en quatre ans.
Dans le quotidien De Standaard du 12 août, on pouvait lire que
les frais pour l’effort de l’armée belge dans la guerre en Libye ne provenaient
pas du budget de la Défense, mais d’un « pot fédéral ». En France
aussi, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, annonçait que les 320
millions d’euros que la France a dépensés les six premiers mois de la guerre,
seront « mutualisés dans le budget global de l’Etat », et non pris sur celui de
la Défense. En d’autres termes, le poste « Défense » dans les budgets
gouvernementaux belges et français sont sous-estimés, puisqu’on prend de
l’argent hors des budgets de défense pour financer les efforts de
guerre. La guerre en Libye ne fait pas exception. Officiellement,
Pieter De Crem annonce que le budget de la Défense belge pour cette
année est de 2,7 milliards d’euros. Or sur le site de l’Agence
Européenne de Défense, on donne les chiffres de ce qui est réellement
dépensé annuellement à la Défense en Belgique. On y remarque
que ces coûts ont augmenté entre 2005 et 2009 de 21 %, passant de 3,3 milliards
d’euros à un peu plus de 4 milliards.
Pour l’Otan, ce n’est pas
suffisant
Le chef de l’armée, le général
Charles-Henri Delcour, s’est plaint récemment de ce que le budget de la
défense belge n’était « que » de 0,84 % du PNB. Nous sommes ainsi «
avant-derniers au classement des 28 États-membres de l’Otan ». Pour le général,
l’objectif de l’Otan est que chaque État-membre consacre 2 % de son
produit national brut à la Défense. Pour la Belgique, cela
aurait signifié 6,8 milliards euros en 2008. Le secrétaire général de
l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a déjà annoncé que, en mai 2012, lors du
prochain sommet de l’Otan à Chicago, les leçons de la guerre en Lybie seront
tirées. C’est-à-dire que les États-Unis ne peuvent plus être le
seul État-membre à mettre à disposition ses jolis avions sophistiqués sans
pilote. Les autres pays-membres de l’Otan devront également acheter de
tels avions. A cet effet, Rasmussen a élaboré un plan spécial : les
achats seront effectués de manière groupée, sous la direction d’un seul État,
très discrètement et en dehors des budgets des défenses. Rasmussen appelle cela
laSmart Defense, qui doit pouvoir être réalisée, en dépit de la
crise économique et des mesures d’austérité.
09:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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21.12.2011
SILENCE !
RoRo
de
: Georges STANECHY
mercredi 21 décembre 2011 - 09h18
2 commentaires
Les hurlements du vent ne font pas trembler la Montagne
Proverbe Chinois
Silence des médias occidentaux, presse, radio, TV, chroniqueurs
obsédés de buzz, praticiens patentés du "bashing" capables de s’emparer
du moindre prétexte dès qu’il s’agit de diaboliser Russie, Chine, Cuba,
Venezuela et autres boucs émissaires désignés à la vindicte d’une opinion
publique droguée de désinformation…
Censure privatisée, parfaitement
rodée.
Parfois, dans la presse européenne ou nord-américaine, quelques maigres
entrefilets, comme à regret, de reprises de communiqués d’agence de presse,
lénifiants, noyés dans la masse de ce qu’on n’a pas le temps de lire. Alors que
les médias du reste du monde n’ont cessé d’en faire leurs titres et articles ces
jours derniers, particulièrement en Asie.
L’évènement qui s’est produit le dimanche 4 décembre 2011 présente,
pourtant, des implications immédiates et une portée géopolitique d’une colossale
importance. Composant un cocktail qui devrait passionner “journalistes
d’investigation” et “experts médiatiques de politique étrangère”, esprits
curieux et friands d’actualités, amateurs de jeux vidéo, lecteurs de BD et de
romans d’espionnage assaisonnés aux missions ou exploits “impossibles”.
Coup de théâtre fusionnant tous les ingrédients des hautes technologies :
aéronautique futuriste, guerres secrètes entre services spéciaux ou
renseignements militaires, CyberWars ou conflits mêlant télécommunications
cryptées et informatique bardée de codes et pare-feux, ruses minutieusement
architecturées face aux foucades de l’arrogance stupide…
Silence, expression d’un déni.
Celui d’un désastre militaire et technologique majeur, immense, ravageur,
pour les USA, dans leur prétention hégémonique à dominer le monde.
Aux conséquences multiples.
Ce désastre vient de leur être infligé par l’Iran.
Ses spécialistes en CyberWars, en « guerre électronique », se sont
emparés d’un exemplaire de son drone technologiquement le plus sophistiqué.
Avion sans pilote à bord, radioguidé au moyen d’un système satellitaire, qui
avait décollé d’Afghanistan. Le faisant atterrir en douceur, après en avoir
neutralisé les systèmes de sécurité, avec une parfaite maîtrise, sur une de
leurs bases aériennes.
L’appareil avait pénétré l’espace aérien iranien, se croyant indétectable
pour l’avoir effectué précédemment à plusieurs reprises, sur une profondeur de
225 km au nord-est du pays. Survolant Kāshmar, capitale de la province de Razavi
Khorasan.
Kāshmar, à 926 km de Téhéran, célèbre pour la beauté veloutée de ses tapis
laine et soie à l’extraordinaire finesse des motifs rehaussés, dans leur
brillance, d’un subtil équilibre de couleurs et nuances. Amateurs et
collectionneurs de tapis persans, notamment dans les pays de l’Eurasie, en
raffolent. A 220 km de la frontière afghane dans le nord-est du pays, près du
magnifique désert de
Loot, un des plus beaux de la planète. La proximité de l’air chaud
lui permet de cultiver une quarantaine de variété de raisins, avec une des plus
savoureuses productions mondiales de safran (1). Réputée, aussi, pour la qualité
de deux universités : Payame Nur University, spécialisée dans
l’enseignement à distance, et Azad University.
Le drone n’était pas là pour photographier universités, hôpitaux, stations
d’épuration d’eau et centrales électriques de la ville. Photos et plans sont
disponibles au public. Les Iraniens savent que ces infrastructures civiles
figurent parmi les cibles prioritaires, malgré
l’interdiction internationale des Conventions
de Genève, en cas de bombardements par “La Communauté
Internationale”. Comme ce fut le cas en Palestine-Gaza, Irak, Afghanistan,
Liban, ou en Libye récemment réduite en cendres. (2)Pas davantage pour
inventorier les sites touristiques de la région…

Rires en Chine sur la diabolisation obsessionnelle de l’Iran
par les occidentaux
Le Chihuahua
Il ne le savait pas, impatiemment attendu ce jour-là. Une réception spéciale
lui était réservée, s’agissant d’un drone d’exception. De loin, beaucoup plus
perfectionné que les “drones-tueurs”, armés de missiles, spécialisés dans les
massacres quotidiens de civils en Afghanistan ou au Pakistan, aux noms
sanguinairement évocateurs : “Reaper” (La Faucheuse),
“Predator”... (3)
Non. C’était la superstar de l’arsenal USqui franchissait la
frontière iranienne, un « drone espion » : le RQ-170 Sentinel. La crème
de la crème, en termes de haute technologie aéronautique et militaire, un
concentré de tout le savoir et de la technicité la plus secrète, même auprès de
ses alliés et vassaux, du complexe militaro-industriel US.
Peu d’exemplaires construits. Si précieux que seule la CIA en détient
l’exclusivité : mise au point, programmes des missions, pilotage,
exploitation des informations recueillies. Son pilotage s’effectue à
partir de la base de Tonopah dans le Nevada, via des relais satellite.
Les RQ-170 Sentinel chargés d’espionner Iran, Pakistan et Chine,
limitrophes de l’Afghanistan, sont dans leur majorité physiquement positionnés
et gérés par la CIA, depuis 2008, sur la base aérienne de Shindand,
avec leurs équipes de maintenance, même s’ils sont pilotés à partir des USA.
Située à 1.500 mètres d’altitude dans la province de Hérat à l’ouest de
l’Afghanistan, face à l’Iran, la “Shindand Air Base” est destinée, chez
les stratèges US, à servir de plateforme logistique dans l’éventualité,
souhaitée par tous les traîneurs de sabre à Washington, d’une invasion de ce
pays. Car, rien ne justifie une telle démesure de moyens face à une guérilla de
résistance nationale, faiblement armée, en Afghanistan. Cette gigantesque base
vient de faire l’objet d’un triplement de son infrastructure et pistes en 2011,
et une nouvelle piste va encore être rajoutée début 2012. La longueur de ses
pistes permet de recevoir les avions de transport géants C-17
Globemaster III<. (4)
Le RQ-170 Sentinel, drone à long rayon d’action capable de
voler à 15000 mètres d’altitude, sa forme en delta lui donne une envergure de 26
mètres en largeur, 4,5 mètres en longueur, 1,84 en hauteur. Equipé d’un réacteur
General Electric TF34 connu pour sa
robustesse et sa fiabilité. Son équipement, son “design”, son
“avionique”, pour reprendre le jargon du métier, sont dérivés du fameux
bombardier B-2, réputé indétectable par tout système radar. D’où son
qualificatif de “furtif” selon l’expression technique,
“stealth” en anglais. (5)
Cette merveille aéronautique a ainsi une “signature”, une identification ou
un repérage, parmi les plus faibles : acoustique, infrarouge, visuelle et radar.
Quasiment, impossible à détecter, passant inaperçu. Quand il l’est, c’est trop
tard, ayant disparu ou déjà frappé. En raison de deux caractéristiques :
=>Son aérodynamisme en forme d’aile-volante en matériaux
composites, au profilage offrant peu de prise aux ondes radars adverses
=>Son revêtement spécial, sa “peau” (wing skins)
comme disent les spécialistes, dont la composition multicouche est ultrasecrète,
absorbant tous types d’ondes de détection radar.
Il embarque le nec plus ultra de ce que science et technique
ont pu rendre opérationnel sur le plan de la détection, de la surveillance, du
radioguidage, et des transmissions cryptées : interception de
communications, prélèvement par capteurs (sniffers) d’émanations
chimiques ou radioactives même à doses infimes, prise de photos et de films par
tous temps et toutes résolutions de nuit comme de jour, identification des
positions radars ennemies, centres de commandements, localisation de bunkers et
souterrains, etc.
L’ensemble de cet appareillage est si sophistiqué et sensible qu’il est
nécessaire d’abriter ce drone, en dehors de ses missions, dans un hangar
climatisé.Pareil « trésor volant » évolue, évidemment, dans un environnement
sécurisé à l’extrême. Quatre systèmes de sécurité le rendent quasiment
invulnérable :
i) et de guerre électronique les plus récents et les plus
puissants
ii)Doublement systématique des éléments essentiels de sa
motorisation et de son pilotage, avec basculement immédiat de l’un à l’autre dès
l’amorce d’une panne improbable
iii)En cas de perte de contact avec son pilote à terre,
procédure de mise en pilotage automatique avec programmation de son ordinateur
de bord en guidage autonome lui permettant de retourner à sa base initiale, dans
une sorte de « retour au pigeonnier »
iv)En cas de défaillance du pilotage automatique, ou du
système de « retour au pigeonnier », phase terminale par destruction
automatique, ou plutôt pulvérisation en vol, pour qu’il n’y ait aucune
possibilité de récupérer une quelconque pièce ou trace éventuelles à récupérer
par des mains autres que celles des agents de la CIA.
Dans leur mégalomanie coutumière, les experts militaires et du renseignement
US l’avaient surnommé “The Beast of Kandahar”, où il fut exhibé et
filmé en vidéo au décollage en 2007 pour la première fois. La Bête, le Monstre…
Mais encore, en argot anglais, The Beast c’est le flic méchant, à la
matraque facile, la brute, la terreur légitimée par l’insigne et la loi du plus
fort…
Les ingénieurs Iraniens ont apprivoisé, domestiqué, The
Beast.
Le transformant en Chihuahua docile, couettes enrubannées au vent, allant
sagement se coucher selon leurs instructions, et dans la soumission, sur le
coussinet qu’ils lui avaient assigné. A son insu, coupant ses relations
satellitaires, se substituant au pilote du Nevada, gérant tous les recoins de
son ordinateur de bord, son cerveau, le manipulant de brillante façon au point
de le faire atterrir, sur ce qu’il croyait être sa niche ou son “pigeonnier”
d’origine : la “Shindand Air Base”. Intact.
Saluons, sportivement, ce fantastique et historique exploit.


Présentation du RQ-170 Sentinel intact par
l’Iran. La grille qu’on aperçoit est l’entrée du réacteur, situé au
milieu de “l’aile volante”, conçue pour éviter “l’ingestion
d’oiseaux”.
Un cadeau impérial
Mais, allons au-delà.
Conséquences, perspectives, bouleversements, impacts, s’amoncèlent :
juridiques, économiques, technologiques, militaires, géopolitiques.
Un
regard sur les plus déterminants s’impose pour qui veut comprendre l’ampleur de
l’évènement. Reste deux attitudes : soit examiner d’un œil clinique et logique
les faits, soit en nier l’évidence, l’importance, en se réfugiant dans une
idéologie sclérosante.
Essayons la première voie, en retenant brièvement quelques dimensions :
i)Droit International et Bellicisme
« Acte hostile », gravissime, dénoncent les Iraniens, en saisissant les
instances de l’ONU. Sachant qu’ils n’obtiendront rien. Mais, ils ont raison sur
le fond, en droit international, et pour le principe : une fois de plus, tendre
à l’ONU le miroir de ses postures hypocrites, son double jeu et son
incurie. Imaginons qu’un drone russe ou chinois ait pénétré
de 225 km à l’intérieur des frontières des USA… Dans l’hystérie médiatique, ce
ne seraient que cris, résolutions, sanctions, en cascade, de “La Communauté
Internationale”.
Plus révélateur est le comportement de la nomenklatura US. Lundi dernier sur
CNN, l’ancien vice-président Dick Cheney, le second de Bush, reprochait
à Obama de ne pas avoir immédiatement donné l’ordre de bombarder l’endroit où
avait été vu pour la dernière fois le drone capturé par les Iraniens
:
« La bonne réponse à cette affaire était de réagir immédiatement dès que
l’appareil a été capturé et le détruire… Cela peut être fait à partir d’une
opération aérienne. Cela peut être réalisé par une rapide frappe aérienne
». (6)Non seulement, aucune volonté de s’excuser ou de regretter un tel «
acte hostile », mais, au contraire, il paraît naturel de passer
aussitôt, jouant les outragés, à un « acte de guerre ».
Position partagée par les politiciens du Congrès US. Notamment, chez les
candidats "républicains" aux primaires présidentielles en cours dans une
surenchère délirante : tels, l’ancien président de la Chambre des Représentants
Newt Gingrich, (7), ou encore Rick Santorum, qui ne cessent de
préconiser l’assassinat des dirigeants de l’Iran ainsi que celui de ses
scientifiques. Exigeant, outre ses centres de recherche atomique, le
bombardement de ses productions de pétrole et de gaz, ses infrastructures
portuaires, etc.
Un tel degré d’inconscience, d’irrationalité, de fanatisme, à ce
niveau de responsabilité, démontre combien la caste dirigeante américaine est
gangrénée par un ramassis de milliardaires-voyous, analphabètes de la situation
du monde. Etalage d’arrogance, de mépris des peuples, de la vie humaine
et des principes élémentaires du respect du Droit à l’Autodétermination.
Véritables gangsters psychopathes de la violence, substituant l’Assassinat, le
Bellicisme, au Droit International.
Face au désastre militaire et technologique que représente la saisie intacte
du RQ-170 Sentinel par les Iraniens, leur fureur aveugle ne semble pas
se calmer…
ii)Science et Technologie
Le Président Ahmadinejad, ingénieur de formation, s’en délecte dans l’ironie.
Synthétisant, dans un entretien avec une télévision latino-américaine, un des
aspects majeurs de cette opération, évoquant un “cadeau” :
« Les américains ont peut être décidé de nous offrir cet avion
espion… »
Assurément, “cadeau” est bien le terme. Impérial. Au minimum, d’une
valeur de 50 milliards de dollars. Et, je pèse mes chiffres !... Ce
n’est pas simplement le prix de l’appareil et de son équipement. C’est aussi
celui de la masse des brevets, fournis gratuitement à l’Iran.
Celui de l’ensemble, de l’aboutissement sur plusieurs décennies, des
programmes, budgets, financements, centaines de milliers d’heures de recherches,
d’essais, de mises au point, de savoir-faire (know how), dans une
multitude de disciplines et de techniques : aéronautique, motorisation,
matériaux composites, réseau de fibres optiques embarqués, logiciels de bord,
interfaces satellitaires, radars, télécoms et radioguidages, optiques et
systèmes électro-optiques, photos, système d’imagerie hyperspectrale, systèmes
de piratages téléphoniques et informatiques, d’écoutes, prélèvements
chimiques-bactériologiques, sondes ou sniffers de particules radioactives,
etc.L’équivalent d’une visite guidée, portes ouvertes, par le Pentagone, au cœur
de l’arsenal et du "secret défense" de son industrie de l’armement. Le complexe
militaro-industriel US soudainement nu comme un ver, sous les projecteurs. Tous
les systèmes de navigation, de radar, de furtivité, de mesures et de
contremesures électroniques, intégrés aux appareils les plus perfectionnés des
forces aériennes US et occidentales, offerts aux patientes investigations des
spécialistes Iraniens.
Non seulement le fameux bombardier B-2, mais aussi le chasseur de dernière
génération F-35, qualifié de “furtif”, qui a le même fabricant que le
drone espion : Lockheed Martin. Chasseur polyvalent (Multirole Joint
Strike Fighter) qui équipe progressivement l’aviation, la
marine, le corps des marines (modèle spécial à décollage vertical), des USA,
ainsi que la Royal Navy britannique. Prochainement une vingtaine pour Israël,
livrables à
partir de 2018, avec une option sur 55 supplémentaires. Sous la pression du
lobby sioniste, le Congrès US a bloqué la vente du F-35 à l’Arabie saoudite qui
devra se contenter du F-15 de conception ancienne, et de plus, dans une version
bridée...
Paradoxe, l’Iran bénéficie dès aujourd’hui des technologies les plus secrètes
et précieuses de l’aéronautique US que l’Arabie saoudite, un des plus fidèles
alliés des USA, n’obtiendra jamais, et qu’Israël ne pourra utiliser que dans
sept ans ! “Cadeau”,faisant apparaître ridicule, dérisoire, caduc, l’embargo
obsessionnel des occidentaux sur le transfert de technologie à l’Iran…
Mais, rien n’y fait. L’arrogance indécrottable des responsables US et de
leurs « experts militaires » demeure. Exemple : un analyste du Teal
Group (expertise en aéronautique et spatial), Richard Aboulafia, minimise
le cataclysme dans une métaphore méprisante :
« D’un point de vue du secret, c’est comme si on avait fait tomber une
Ferrari dans une culture du char à bœuf ». (8)
Fanatisés, conditionnés, niant les faits, abrutis d’idéologie coloniale, la
nomenklatura US ne peut fantasmer l’Iran qu’en désert technologique, peuplés de
sauvages, incapables de décoder, adapter, tirer le moindre enseignement de la
saisie d’un appareil de haute technologique que ses ingénieurs ont fait atterrir
comme une fleur sur leur territoire. L’arrogance n’est-elle pas une
manifestation imbécile, une pathologie déconnectant de la réalité, précipitant
droit dans le mur ?… Symptôme du pathétique suicide intellectuel d’une
oligarchie.
Rires en Chine sur les menaces des va-t-en-guerre contre
l’Iran
L’Oncle Sam tient dans ses bras le rapport de l’IAEA
sous le regard
impatient de Netanyahou
Le Lièvre et la Tortue
Certes, sur le papier le rapport de forces théorique entre l’Empire et l’Iran
reste inchangé. Une vague de bombes atomiques peut réduire en poussière
l’Iran, en quelques secondes. Toutefois, utiliser la force atomique, contre un
Etat qui n’attaque personne, n’occupe aucun pays dans la violence ni la
spoliation, serait pour l’Empire se mettre au ban de la planète entière. Même,
sous prétexte de guerre préventive fondée sur des mensonges. D’où l’intensité de
la “guerre secrète” imposée à l’Iran.
Comme dans la fable du "Lièvre et la Tortue", rattrapant dans beaucoup de
domaines le retard accumulé sous la dictature du Shah inféodée aux industries de
l’armement occidentale, pour préserver son indépendance l’Iran a édifié une
performante industrie de la défense et du renseignement. Adossée à une
infrastructure scientifique et technique de premier plan, aux nombreuses
universités, multiples centres de recherches et milliers d’ingénieurs (ce qui va
exiger des services occidentaux beaucoup d’assassinats pour les exterminer
jusqu’aux derniers…).
Ce coup terrible, envoyé en pleine figure de l’appareil militaire
américain et occidental dans son ensemble, est révélateur. L’opération
réussie d’arraisonnement du drone espion, préparée de longue date,
méticuleusement mise au point, en est une éclatante démonstration.L’Iran, sur
les 10 dernières années, a abattu, neutralisé, de nombreux drones franchissant
ses frontières. La plupart ont été récupérés sous forme de débris et
reconstitués, certains en bon état. D’autres ont été complètement perdus, dont
deux abattus au-dessus des eaux territoriales du Golfe Persique. Les autorités
iraniennes vont prochainement organiser une exposition, destinée dans un premier
temps aux ambassadeurs et aux professionnels de l’information, pour présenter le
drone espion arraisonné, encadré de 7 autres drones en bon état : 4 israéliens
(violation des frontières est) et 3 américains (violation des frontières sud et
ouest).
A partir de cette mine d’informations, les Iraniens avaient organisé des
équipes multidisciplinaires de recherche et développement afin de pénétrer tous
les secrets du fonctionnement de ces aéronefs sophistiqués. D’autres équipes, se
relayant nuit et jour, se sont spécialisées, par type de drone, dans un
véritable travail de fourmi : suivre toutes leurs évolutions, en Iran, en
Afghanistan. Et, même au Pakistan, où une de leurs équipes était présente en
permanence.
Le drone a un grand défaut : il est excessivement bavard, une pie jacassant
sans interruption. Ne pouvant cesser de communiquer avec son pilote au sol pour
savoir où se diriger, envoyant un flot continu d’images, d’informations et
prélèvements divers. Une masse de communications faciles à enregistrer, même en
langage codé. Ce bavardage continu facilite grandement l’apprentissage de son
langage. Rien de plus facile : quel que soit son niveau de cryptage, un langage
codé « se casse ». Les Iraniens comptent parmi eux les meilleurs
mathématiciens et logiciens du monde (dont de nombreuses femmes…), jonglant avec
les algorithmes et les supercalculateurs avec autant de facilité qu’un joueur de
frisbee. (9)
Dernière étape, à partir du décryptage, décortiquer le fonctionnement de son
cerveau. Qui n’a rien à voir, pour le moment, avec la complexité du cerveau
humain. Un simple logiciel de bord qui, par définition, livre celui utilisé au
sol. Avec leurs différents modes d’échanges d’instruction via les satellites.
C’est ainsi que la “feuille de route” du RQ-170 Sentinel destiné à
violer les frontières de l’Iran pour l’espionner, était connue de la défense
iranienne dès son décollage…
S’amusant à pénétrer les ordinateurs de la “Creech Air Force Base”
dans le Nevada et y infecter de quelques virus retors, pendant plusieurs
semaines à l’insu des spécialistes US, l’ensemble de leur flotte de drones.
Générant de multiples incidents, jusqu’à provoquer l’écrasement d’un drone de
type Reaper aux Seychelles cette semaine. (10)
S’il est possible de disposer de tous les codes sources pour arraisonner des
drones adverses, en gérant leurs liaisons terrestres et satellitaires parmi les
plus fortement protégées, il faut savoir que la maîtrise d’algorithmes et de
logique est encore plus simple dans le contrôle des stations de radars, avions,
bateaux, chars d’assaut, missiles. Jusqu’aux relations satellitaires coordonnant
les troupes au sol…
Constat implacable : les forces armées iraniennes, sur le plan opérationnel
de la « guerre électronique », ont atteint l’excellence. Faisant au moins jeu
égal, si ce n’est plus, avec leurs adversaires potentiels. Ceux qui prétendent
l’envahir auront en face d’eux non pas un pays sans "défense électronique" comme
la Palestine, le Liban, l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan ou la Libye, qu’ils
sont habitués à écraser dans la facilité et l’impunité, après avoir “aveuglé”
leurs défenses aériennes quand ils en ont, mais des forces comparables aux
leurs… (11) The Beast, emblématique d’une géopolitique mégalomaniaque
de l’absurde, subitement devenue l’ombre d’elle-même.
Préfigurant le sort d’un Empire décadent…
(1) Safran qu’on retrouve sur nos tables, du fait d’un embargo hypocrite
profitant surtout aux intermédiaires véreux, dans un conditionnement "espagnol",
"turc", ou autres appellations d’origines non contrôlées…
(2) Cf. in Justice
ou Injustice internationale, Daniel Lagot, Edditions L’Harmattan, 2009, Les
Conventions de Genève, art. 85.5, énoncent parmi les crimes de guerre :
«
soumettre la population ou des personnes civiles à une attaque »
« lancer
une attaque indiscriminée atteignant la population civile ou des biens de
caractère civil, en sachant qu’elle causera des pertes en vies humaines dans la
population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens
civils, “excessifs par rapport à l’avantage militaire et concret attendu” ».
(3) Ces “drones-tueurs” sont responsables des plus grand massacres actuels de
civils en Afghanistan et au Pakistan, sous prétexte de tuer des “commandants
Talibans ou membres d’Al Qaïda”. Comme lors de la guerre du Vietnam, à l’exemple
des luttes des puissances coloniales contre une révolte face à leurs prédations,
tout chef de village est assimilé à un rebelle, un insurgé, un terroriste, ou un
Taliban. En conséquence : tué avec sa famille, quand ce n’est pas avec
l’ensemble de son village. Dans la stratégie de lutte contre une résistance
nationale, le premier objectif étant de déstructurer une société en éradiquant
un quelconque “leadership”.
(4) L’USAF y a affecté le 838th
Air Expeditionary Advisory Group, cohabitant avec les services spécialisés
de la CIA.
(5) Le coût “officiel” de chaque B-2 avec ses pièces détachées et sa
maintenance, est évalué à 2,13 milliards de dollars ("B-2 Bomber : Cost and
Operational Issues Letter Report, 14 August 1997, GAO/NSIAD-97-181."
United States General Accounting Office). Attaquant toujours de
nuit, les B-2 ont été le fer de lance de l’écrasement de l’Irak sous les bombes
en 2003, au cours duquel ils ont lancé plus de « 1,5 millions de pounds
» (1 pound = 0,45359237 kg) de bombes de tous calibres. Jusqu’à une
tonne par bombe.
Trois d’entre eux, furent les premiers appareils de l’OTAN, à pénétrer dans
l’espace aérien Libyen pour y bombarder des aérodromes en mars 2011, déversant
une quarantaine de bombes.
Dans les deux cas, pour « renverser » un dictateur… Ils ont été aussi
utilisés au Kosovo et en Afghanistan, pour annoncer l’arrivée de « la démocratie
»…
(6) "The right response to that would have been to go in immediately
after it had gone down and destroy it," […] "You can do that from the
air. You can do that with a quick air strike.”, http://rt.com/news/iran-obama-drone-request-713/
(7) Inconnu de l’opinion publique internationale jusqu’à sa récente et
délirante déclaration qualifiant les Palestiniens de « Peuple inventé et
terroriste »…
(8) "From a secrecy standpoint, it’s like dropping a
Ferrari into an ox-cart technology culture", http://www.defensenews.com/story.php?i=8517205&c=AIR&...
(9) La Chine possède le deuxième plus puissant supercalculateur du monde, et
le plus rapide, avec son Nebulae Dawning de 1,2 pétaflop et 55680 cœurs
Intel…
(10) http://rt.com/usa/news/seychelles-drone-us-iran-711/
(11) Avec d’autant plus de facilité quand ils leur ont vendu le matériel de
défense antiaérienne dont ils connaissent toutes les caractéristiques,
emplacements, systèmes de surveillance et de communication, disposant de tous
les codes sources qu’ils peuvent neutraliser en un claquement de doigt. Exemple
: les missiles
antiaériens “crotale” livrés par la France à la Lybie (9 unités
d’acquisition & 27 unités de tir) n’ont abattu aucun avion ni hélicoptère
…"
http://stanechy.over-blog.com/artic...
21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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Sent: Tuesday, December 20, 2011 12:35 PM
Subject: A deux pas d'une terrible ...
Objet : A deux pas d'une terrible ...
À :
Syrie : A deux pas d'une terrible
guerre
Les Etats-Unis et leurs alliés se préparent à
agresser la Syrie dans le cadre du programme israélo-américain de
déstabilisation de la région. Le prétexte est comme d’habitude de "protéger les
civils" et d’instaurer une "démocratie" à l’occidentale. Mais bien sûr rien
n’est moins vrai. Le but est de renverser le gouvernement syrien actuel et de le
remplacer par un gouvernement fantoche au service des intérêts
américano-israéliens sionistes.
source : alterinfo - Ghali Hassan 17
Décembre 2011
Il faut noter que, étant donné le soutien de la
Syrie à la résistance libanaise et palestinienne contre le terrorisme israélien,
et les liens de la Syrie avec l’Iran, le gouvernement du président Bashar
al-Assad est considéré comme une "menace" aux intérêts d’Israël et des
Etats-Unis. Dès lors, un gouvernement soumis aux dictats israélo-américains est
vital pour isoler l’Iran et couvrir l’expansion sioniste
israélienne.
L’ingérence
étrangère continuelle dans les affaires internes de la Syrie nous rappelle la
récente ingérence étrangère criminelle en Libye, qui a commencé par la mise en
place d’un "zone d’exclusion aérienne" qui était une invasion militaire illégale
de la Libye. Les médias rapportent que les Etats-Unis et Israël ont loué les
services de mercenaires saoudiens et libanais pour fomenter des troubles en
Syrie et couper le gouvernement syrien de son peuple en attisant les divisions
sectaires.
La
campagne de diabolisation menée par les Etats-Unis et leurs alliés pour
délégitimer le gouvernement syrien est semblable à la campagne de diabolisation
menée contre la Libye. Le 25 novembre 2011, la Ligue Arabe —une
assemblée de despotes illégitimes contrôlée par l’Arabie Saoudite et autres
fiefs pétroliers— a exclu la Syrie de la Ligue Arabe et réclamé des sanctions
diplomatiques et économiques contre elle. Tout comme pour la Libye, l’exclusion
de la Syrie de la Ligue Arabe fournit aux Etats-Unis et à leurs alliés une
couverture pour attaquer la Syrie et envahir une nation musulmane de
plus.
La
Ligue Arabe a un long passé de traîtrise et ne correspond plus à rien.. Selon
Mahdi Darius Nazemroaya* : "Ce sont l’Arabie Saoudite et le Conseil de
Coopération du Golfe persique (CCGP) qui ont pris le pouvoir dans la Ligue. Le
CCG comprend les royaumes pétroliers des Emirats Arabes Unis du Golfe
Arabique,le Koweït, le Barhein, le Qatar, Oman et l’Arabie Saoudite. Aucun de
ces pays n’est exemplaire sans même parler de démocratie. Leurs leaders mis en
place par les Etats-Unis ont trahi les Palestiniens, aidé à attaquer l’Irak,
soutenu Israël contre le Liban, détruit la Libye et maintenant ils conspirent
contre la Syrie et ses alliés régionaux." Il ajoute : "[La Ligue Arabe] a été
phagocytée par Washington et sert ses intérêts et ceux de ses alliés au lieu des
véritables intérêts arabes". Comme le CCGP, la Ligue arabe est un instrument de
l’impérialisme américain. Son intervention honteuse contre la Syrie (une
répétition de son intervention honteuse contre la Libye) constituent un acte de
guerre contre un autre pays arabe.
Le
rôle joué par les despotes arabes soutenus par les Etats-Unis et menés par
l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie et les Emirats Arabes Unis est
méprisable. Et il est ironique que ces despotes se prétendent motivés par le
souci des droits de l’homme et de la démocratie en Syrie. Des décennies de
répression et de détournement des biens et des ressources individuels par ces
régimes despotiques ont entraîné de hauts niveaux d’inégalité et de corruption
dans leurs pays. En dépit de leur richesse ce sont des pays arriérés qui ont
adopté le style de vie décadent des occidentaux et qui se sont détournés de
l’Islam. Ils se sont ralliés à une secte extrémiste qui détruit la grande
religion qu’est l’Islam. Ce sont des dirigeants non élus, illégitimes qui ne
tolèrent aucune opposition à leur pouvoir tyrannique.
L’Arabie
Saoudite, est évidemment le régime le plus répressif du monde. C’est aussi le
plus proche allié des Etats-Unis. C’est une monarchie absolue qui considère que
les droits humains et la liberté menacent sa classe dirigeante corrompue. Les
femmes saoudiennes ordinaires sont exclues des emplois et le chômage des jeunes
s’élève à 40%. Les lois saoudiennes appelées "anti-terroristes" criminalise la
dissidence et autorise la détention de longue durée sans jugement. Les
dissidents sont traités avec brutalité. Le 21 novembre 2011, les troupes
saoudiennes ont ouvert le feu sur une manifestation pacifique dans une province
saoudienne orientale, faisant 4 morts et plus de blessés encore. Les dirigeants
saoudiens ne tolèrent pas non plus la dissension dans les pays
voisins.
En
mars 2011, les forces saoudiennes ont envahi le Barhein et ont écrasé
brutalement les manifestants pro-démocratie. L’invasion a été encouragée et
soutenue par l’administration américaine. Le rapport publié par la Commission
d’Enquête Indépendante du Barhein (CEIB) a essayé de justifier le comportement
et les lois de la monarchie absolue. Toutefois le rapport faisait état de
"violations systématiques des droits humains" durant les attaques du
gouvernement contre les manifestants. Le rapport de 500 pages décrit diverses
violations commises par le régime despotique du roi Hamad Bin Isa al-Khalifa.
Selon le rapport, des détenus —y compris du personnel médical dont le seul crime
était d’avoir soigné des manifestants— ont été torturés et ont subi des abus
sexuels. Le rapport a été aussitôt enterré par les médias
occidentaux.
Etape
par étape, le modèle libyen est reproduit en Syrie. Le 28 novembre, l’ONU —le
bras armé de l’impérialisme étasunien— a accusé les forces syriennes, qui
défendent la nation syrienne contre les gangs et les terroristes armés
sponsorisés par l’occident, de "crimes contre l’humanité".. Le rapport du
soi-disant "Conseil des droits de l’homme de l’ONU" est entièrement basé sur des
mensonges fabriqués par des Syriens expatriés à Londres, Paris et Washington. Le
rapport accuse le gouvernement de "commettre des atrocités" mais ne parle pas
des milliers de Syriens, dont des soldats et des policiers, tués et torturés par
les gangs armés. Le principal but du rapport est de diaboliser le gouvernement
syrien et de justifier l’agression militaire occidentale. Le rapport a été
immédiatement diffusé par les organes de propagande occidentaux comme la BBC,
CNN, Fox News, Al-Jazeera et la presse dirigée par l’empire de presse de
Murdoch.
Le
rapport était une copie conforme des rapports de l’ONU sur l’Irak et la Libye
avant leur invasion et leur destruction par l’armée US-OTAN. Le même paquet de
mensonges qui ont servi à justifier la barbare agression des Etats-Unis contre
l’Irak a été recyclé contre la Syrie. le rapport est le prélude de l’agression
US-OTAN contre la Syrie. Où était le Conseil des droits de l’homme de l’ONU
pendant le génocide commis par les Etats-Unis en Irak ? Il est clair que l’ONU
couvre les crimes de guerre de l’occident. La désinformation joue un rôle
important en manipulant l’opinion publique et en créant une atmosphère de
guerre.
Pendant
que l’ONU s’occupe de manipuler l’opinion publique mondiale en faveur des armées
US-OTAN, le premier ministre anglais David Cameron et le despote du Qatar ont
promis de soutenir les "groupes d’opposition" syriens (comprendre : leur fournir
des armes et de l’argent) afin de promouvoir la "démocratie". David Cameron et
le despote du Qatar ont amplement prouvé leur amour de la démocratie en
détruisant brutalement la Libye. Aujourd’hui la Libye ressemble à l’Irak,
pillée, ruinée et livrée à la violence. Des dizaines de milliers de Libyens (et
d’Africains) ont été assassinés, des milliers se morfondent dans des prisons où
on les torture et un tiers de la population est déplacée.
Le
président français Nicolas Sarkozy, toujours aussi assoiffé de sang, a appelé à
la création d’une "zone humanitaire" de sécurité pour protéger les civils
semblable à la "zone humanitaire" libyenne où des milliers de civils innocents
ont été assassinés par les armées US-OTAN. Le prétexte des "droits humains" pour
justifier l’agression est utilisé depuis l’essor de l’Allemagne d’Adolf Hitler.
Les Nazis allemands ont justifié leurs invasions armées et leurs violences par
la nécessité de "protéger des civils". De fait depuis le début des années 1990,
on constate la montée du fascisme anglo-américain qui envahit et terrorise des
nations sans défense et les détruit complètement sous prétexte de "protéger les
civils".
Selon
le quotidien turc Milliyet (28 novembre 2011) : "La France a envoyé des forces
armées d’entraînement en Turquie et au Liban pour former la soi-disant Armée
Libre [syrienne] —un groupe de déserteurs syriens qui opère hors de Turquie et
du Liban— pour préparer la guerre contre la Syrie". Des mercenaires étrangers
ont été envoyés en grand nombre en Syrie par le Liban. Comme je l’ai dit plus
tôt, ils sont armés et financés par la CIA, le MI6 britannique, le Mossad
israélien, l’Arabie Saoudite, la Turquie le Liban et la
Jordanie.
Il
faut se rappeler que l’insurrection armée contre le gouvernement syrien
—financée et armée par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, Israël, le
Liban et la Jordanie— s’est confinée à des petites villes et villages situés le
long des frontières avec la Jordanie, le Liban et la Turquie. (Pour plus de
détails voir mon article Target Syria). La très grande majorité des Syriens
soutient le président Bashar al-Assad, en particulier dans les grande
agglomérations comme Damas, Latakieh et Alep. De récentes manifestations dans
ces grandes villes ont rassemblé des millions de supporters de
al-Assad.
La
Turquie, quant à elle, exploite la violence pour servir ses intérêts
impérialistes et ceux de l’OTAN. La Turquie a appelé à la mise en place d’une
"zone tampon" en Syrie pour entraîner et armer la soi-disante "résistance
syrienne" au gouvernement syrien. C’est une ingérence flagrante dans les
affaires intérieures de la Syrie ; la Turquie a aussi organisé des conférences
visant à construire une opposition au gouvernement syrien et elle a joué un
grand rôle dans la création du soi-disant Conseil National Syrien (CNS) une
coalition d’opposants expatriés et d’extrémistes armés. Leurs leaders ont déjà
promis de couper les liens de la Syrie avec l’Iran, les Palestiniens et les
mouvements de résistance libanais dès qu’ils seraient au "pouvoir" en
Syrie.
Selon
Ibrahim al-Amin, rédacteur en chef de al-Akhbar news, dans un interview récent
pour le Wall Street Journal, le porte-parole du CNS, " Burhan Ghalioun, a été
obligé (et c’est la seule explication) de dire clairement ce que l’opposition
syrienne offrait à ses supporters des Etats-Unis, de Turquie, d’Europe et du
Golfe en échange de leur soutien". De grandes quantités d’armes ont été
introduites en contrebande en Syrie à partir de la Turquie pour fomenter une
guerre civile dans le pays. La Turquie envisage même d’envahir la Syrie si
Ankara reçoit le feu vert de Washington. Ce n’est parce que les "Turcs Blancs"
se sont mis tout à coup à se soucier des droits de l’homme et de la démocratie
dans le monde arabe que la Turquie s’ingère dans les affaires intérieures de la
Syrie, mais par intérêt personnel et pour servir les intérêts des Etats-Unis et
des sionistes israéliens.
La
Turquie se présente comme un "médiateur" impartial dans la région, un "pont"
entre l’Occident et les pays musulmans. En réalité, les Turcs Blancs sont au
service de l’impérialisme occidental et promeuvent ses intérêts dans la région
depuis le règne de Kamal Ataturk. La Turquie s’enorgueillit d’être un pays
musulman mais elle épouse un "Islam calviniste" à l’occidentale qui est en
contradiction flagrante avec les principes de l’Islam. Les décennies de
relations entre la Turquie et l’état sioniste d’Israël et la participation de la
Turquie aux guerres US-OTAN (La Turquie est membre de l’OTAN) contre les pays
musulmans sont contraires à l’Islam. D’ailleurs de nombreux Turcs ont condamné
le rôle de la Turquie dans la destruction de la Libye par l’armée US-OTAN et le
meurtre de masse des civils libyens. De plus, la décision turque de permettre à
l’US-OTAN de déployer un "bouclier" de missiles nucléaires sur son sol
directement braqué sur l’Iran et d’autres pays musulmans est terriblement
hypocrite et constitue une trahison de l’Islam.
Le
positionnement récent de la Turquie comme champion de la Palestine n’est qu’une
rhétorique de façade destinée à la consommation intérieure et régionale. Si les
Turcs Blancs se souciaient vraiment des droits de l’homme, ils mettraient fin à
leur coopération avec Israël et imposeraient des sanctions à l’état sioniste.
Les Turcs Blancs devraient balayer devant leur porte en ce qui concerne les
droits de l’homme. Les Arabes peuvent et doivent rejeter le nouveau rôle de la
Turquie comme gendarme de l’impérialisme et du sionisme.
L’ingérence
américaine dans les affaires de nations souveraines, dont les nations arabes,
est bien connue. Les Etats-Unis sont le plus grand ennemi de la démocratie, des
droits humains et du droit international. En ce qui concerne la démocratie, la
classe dirigeante étasunienne préfère ce que Hillary Clinton a appelé "le type
de démocratie que nous voulons voir". Le type de démocratie qu’on trouve en
Arabie Saoudite, au Barhein, au Koweït, au Qatar, en Iran à l’époque du
tortionnaire Shah Reza Behlavi, en Egypte sous le tyrannique Moubarak et au
Chili sous le régime fasciste de Augusto Pinochet. En fait, il serait difficile
de nommer un seul dictateur meurtrier qui n’a pas été (porté au pouvoir),
financé et armé par les Etats-Unis et leurs alliés. Les Etats-Unis ont de
grandes histoires d’amour avec des dictateurs sanguinaires et des
fascistes.
Qui
plus est, des agences et des think-tanks étasuniens comme la Fondation Nationale
pour la démocratie (National Endowment for Democracy -NED), l’Agence Etasunienne
pour le Développement International (U.S. Agency for International Development
-USAID), L’Institut pour une Société Ouverte (Open Society Institute -OSI) de
George Soros et l’Institut National démocratique (National Democratic Institute
-NDI), sont directement impliqués dans le financement de groupes d’opposition du
monde arabe et d’ailleurs. Le New York Times (14 avril 2011) a révélé "qu’une
série d’organismes et d’individus étaient directement impliqués dans les
révoltes et les mouvements réformistes qui soulèvent [le Moyen Orient], comme le
Mouvement des Jeunes du 6 avril en Egypte, le Centre des Droits Humains du
Barhein et des militants de base comme Entsar Qadhi, un jeune leader yéménite ;
ils reçoivent des formations et des aides financières de groupes comme
l’Institut International Républicain, l’Institut National Démocratique et la
Maison de la Liberté, une ONG des droits de l’homme basée à
Washington".
En
Syrie, le NED est directement impliqué dans le financement de l’insurrection
armée syrienne à travers son partenaire le Centre des Etudes des Droits de
l’Homme, une organisation anti-syrienne. Dans le cas de l’Egypte, les Etats-Unis
ont soutenu le régime de Moubarak jusqu’à la fin. Quand il a été finalement
renversé, les Etats-Unis ont changé de camp et se sont employés à encourager les
divisions et le sectarisme. En même temps les Etats-Unis ont continué à oeuvrer
avec l’armée égyptienne, leur client fidèle, pour manipuler la "révolution" pour
servir leurs intérêts et ceux des sionistes israéliens. Cependant, quand les
Etats-Unis ne parviennent pas à provoquer des changements de régime à travers
les soi-disant "révolutions de couleur" et les sanctions économiques, ils
interviennent militairement (et illégalement). Ils l’ont fait en Irak, en
Yougoslavie, en Libye et maintenant c’est la Syrie qui est
menacée.
Pour
conclure, la Syrie n’est pas un pays parfait. Et comme dans tous les pays,
l’opposition intérieure syrienne revêt différents aspects. Mais les Syriens sont
contre la violence et l’ingérence étrangère dans les affaires de leur pays. Les
Syriens veulent de vrais réformes —politiques et économiques— qui soient dans
leur intérêt. le Peuple syrien a beaucoup souffert au cours de la dernière
décennie. A cause des sanctions imposées par les Etats-Unis et de la présence en
Syrie de plus de 2 millions de réfugiés irakiens, l’économie syrienne a stagné
et les conditions de vie se sont détériorées. Le peuple syrien ne veut pas d’un
changement de régime sponsorisé par les Etats-Unis. Un sondage de mars 2009
montre que plus des deux-tiers de la population syrienne ont une opinion
défavorable des Etats-Unis. La décision de changer le gouvernement et le système
politique syriens actuels doit reposer dans les mains du peuple
syrien.
De
puissantes forces se rassemblent contre les Syriens qui sont aujourd’hui menacés
d’une agression brutale visant à détruire et piller leur pays. Il ne faut pas
rester sur la touche et se rendre complice par le fait de crimes de guerre et de
crimes contre l’humanité. Il faut poursuivre la lutte pour le respect du droit
international et contre les agressions.
http://french.irib.ir/analyses/articles/item/159211-syrie--a-deux-pas-dune-terrible-guerre?-par-
21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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From: Hess Madeleine
Sent: Wednesday, December 21, 2011 3:50 AM
Subject: Le président sud-soudanais, une visite de
gratitude
petit journal de bord diffusé par la Coordination pour la Paix en
Libye africaine
Ginette
De : Karim
Mansouri <karim.mansouri1@...>
À
: grianala@...
Envoyé le
: Mercredi 21 Décembre 2011 1h11
Objet : Le président sud-soudanais, une
visite de gratitude
Étonnant: Les Inrocks disent la
vérité sur Homs !:
Le PJF – paysage journalistique français – peut encore nous
ménager des surprises, même sur un sujet aussi « bétonné » que la
crise syrienne. La surprise est d’autant plus grande quand elle
vient d’un journal aussi caricaturalement représentatif de la
bien-pensance que Les Inrocks, organe central du boboïsme
culturel français. Eh bien contre toute attente Les Inrocks
viennent de publier un reportage sur la Syrie où l’envoyé de
l’hebdo socialo-branché se croit obligé de contrevenir plusieurs
fois aux clichés bien pensants habituels. Le reportage sur Homs
devrait même faire honte à ses collègues d’I-Télé ou
d’Arte ! D’abord, Karim Baïla note, sitôt arrivé
en Syrie, qu’il y a plus de barrages de l’armée au Liban qu’en
Syrie. ensuite à Damas il ne peut que constater le calme, et même
l’insouciance, de la population, et s’extasie presque devant les
terrasses de café bondées d’une jeunesse joyeuse. Et où des
chrétiens manifestent leur soutien au régime et leur « refus de
la déstabilsation de la Syrie« . Karim Baïla observe,
peut-être pour rassurer ses lecteurs, que Damas n’est pas un
bastion de la contestation. Justement, le journaliste des
Inrocks se rend à Qousseir, dans l’ouest. Passé – sans
encombre – un barrage de l’armée, Baïla arrive dans une ville
apparemment fantôme, suintant la tension ; là, une dizaine de
jeunes le conduisent dans une ferme isolée où « cantonnent »
quelques « combattants » de l’ASL. Qui se lancent dans les
diatribes habituelles contre Bachar. Las, la conférence improvisée
est abrégée par un retour offensif de l’armée régulière.
Homs : les enfants chrétiens interdits de Noël par les
insurgés Direction Homs. Première impression : deux
policiers viennent d’être abattus par des activistes et, un peu
plus tôt, un bus de voyageurs a été mitraillé, plutôt par des
rebelles que par des hommes de Bachar. On entend des tirs
continuels, les gens traversent les rues en courant. L’homme des
Inrocks se rend dans le quartier « le plus dangereux
» de Homs : un ancien quartier à touristes. Karim Baïla y
rencontre une famille chrétienne dont le chef, Rachid, lui décrit
une situation des plus pénibles : depuis des heures la famille est
cloîtrée chez elle. Enfin « chez elle » : elle a dû, la
semaine précédente, fuir son vrai domicile, situé dans « la rue
de la mort » , des « terroristes » ayant enfoncé leur
porte pour chasser la famille et installer leur poste de combat
dans son appartement. Et tout le reste et l’avenant, dans ce
bastion de la « contestation » : « Cette année, il n’y aura pas
de Noël pour les enfants » dit Rachid, qui en donne aussitôt
la raison : « ‘ On a reçu des avertissements dans les boîtes
aux lettres, qui nous interdisent entre autres de décorer les
façades de nos maisons ». Et Rachid de continuer
cette évocation de la vie dans les quartiers libérés par les «
ASL/Salafistes » : « On ne vit plus » dit-il. « Dès la
nuit, ils coupent l’électricité pour pouvoir patrouiller dans les
ruelles. Ils ne sont même pas d’ici. » Et le Homsi précise
que l’un de ces guérilléros, cagoulé, avait « un fort accent
libanais » . Or c’est lui qui donnait des ordres aux
autres. Autres exploits de la résistance : le meurtre. Deux
jours plus tôt, un des amis de Rachid a été tué d’une balle dans
la tête parce qu’il ne voulait pas donner sa voiture aux
activistes. La femme de Rachid confirme le témoignage de son mari
: « Ces gangs tirent sur l’armée et les gens pour semer la
terreur. On vit l’enfer depuis début novembre, cloîtrés dans nos
maisons avec la crainte perpétuelle de recevoir une balle à
travers les fenêtres. » Et pus Rachid, sur le coup de 19
heures, demande au reporter de partir : « S’ils apprennent que
nous parlons à un journaliste, c’est fini pour nous ! »
« On n’en peut plus, la population est prise en otage !
» Et son guide raccompagne Karim Baïla dans Homs plongé
dans la nuit. Pas une douce nuit : la fusillade est incessante,
les rues sont désertes. Au matin, quelques écoles sont ouvertes,
mais pas ou peu d’élèves. Là encore, le journaliste recueille des
témoignages de civils terrorisés par les tirs de roquettes et
d’armes automatiques. Des militaires repèrent le journaliste,
l’emmènent dans leur poste aménagé dans un centre commercial.
Baïla note qu’ils ont les traits tirés. Ces hommes n’ont pas dormi
de la nuit. Et pour cause : le chef de poste dit que lui et ses
hommes ont reçu 16 tirs de lance-roquettes. Baïla leur pose la
question rituelle sur la violence de l’armée régulière à
l’encontre de la population. L’officier répond sans ambages :
« Nous, nous tuons les terroristes. Hier, des dizaines de
combattants venus du Liban ont investi le quartier pour en
découdre avec nous, ils s’habillent en militaires et sèment la
terreur. Nous avons passé une nuit infernale ! » Et le
militaire pose la question : « Quel intérêt aurions nous à
tirer sur la population ? Nous serions tellement mieux dans nos
casernes, nous ne voulons pas la guerre civile » .
Karim Baïla se hasarde – conscience professionnelle louable –
dans la fameuse « rue de la mort » . Là il reconnait un
commerçant qui l’entraîne dans son magasin, prenant soin de
refermer le rideau de fer : « Regardez, il y a eu des tirs dans
mon magasin. On n’en peut plus de cette situation. La population
est prise en otage. On ne veut plus vivre tous les soirs une
guerre sans pitié ! » Il ne reste plus à Karim Baïla des
Inrocks à quitter Homs. Sur une dernière vision
horriblement symbolique : « un corps, sur le trottoir, découpé
en morceaux » , à côté duquel les passants vont et viennent
sans lui prêter d’attention. Rappelons que ce reportage est
paru dans un hebdomadaire qui est à peu près l’exact correspondant
journalistique de la chaîne Arte. Comme quoi les
miracles d’objectivité existent, même dans la médiacratie
française !
Qatar, l’émirat au
double visage,
par Pascal Lorot
IRIB- Le Qatar fait, aujourd’hui, main basse, sur le sport
européen, voire, mondial. Après le récent rachat du "PSG", il
vient d’acquérir, successivement, au bénéfice de sa chaîne
Al-Jazira, les droits de la ligue 1 et ceux de la Champion
League. L’émir
Hamad bin Khalifa Al-Thani avait, déjà, obtenu, parfois, dans des
conditions jugées critiquables, par certains observateurs,
l’organisation de manifestations de premier plan : Coupe du monde
de football 2022, Mondiaux d’athlétisme 2017, Mondial de handball
2015… Sans compter des partenariats sportifs, qui confèrent à
l’émirat une visibilité de premier plan, comme celui avec le
Barça, en football, le Prix de l’Arc de Triomphe, en course
hippique ou encore, le Tour de France, en cyclisme. La clé de
cette politique ? Payer plus cher que les autres. Il faut dire que
le petit émirat (11.500 km2, soit, environ, la superficie de la
Corse) en a les moyens. Troisième producteur mondial de gaz, après
la Russie et l’Iran, doté, aussi de réserves colossales, ses
revenus se chiffrent en milliards de dollars annuels. La "Qatar
Investment Authority" (QIA), son fonds souverain, serait, lui,
doté de quelque 700 milliards de dollars.
Le sport est devenu un moyen pour le Qatar, d’exister, sur la
scène mondiale. Exister, c’est, pour Doha, se protéger, face aux
ambitions régionales de ses puissants voisins iranien et saoudien,
qui, à vrai dire, n’ont jamais admis l’existence, à leur porte, de
ce micro-État péninsulaire doté de colossales ressources, en
hydrocarbures. Le deuxième pilier de cette visibilité mondiale,
indispensable à la survie de l’émirat et de sa famille régnante,
repose sur les médias. Avec Al-Jazira, Doha a fait une véritable
OPA, sur l’information continue, en langues arabe et anglaise.
Basée à Doha, la chaîne est, aujourd’hui, considérée comme une
référence, en matière d’information audiovisuelle. Et elle n’est
que la face la plus visible d’une myriade de facilités et de
dispositifs, en matière de journalisme et de communication, qui
vise à faire du Qatar, l’épicentre, à tout le moins, régional, du
réseau de l’information mondiale. Cette diplomatie articulée
autour du sport et de l’audiovisuel a fait ses preuves. Jusqu’à
peu, considérée comme infréquentable, la famille Al-Thani voit,
aujourd’hui, tous les responsables politiques et économiques
occidentaux, au premier rang, desquels, nombre de leaders
français, se transformer en courtisans. Il faut dire que l’émir
est des plus généreux avec ceux qui se font ses zélateurs.
Car, à force de largesses, on a tendance à oublier que l’émirat
est tout sauf démocratique.
Nulle opposition, nulle presse libre. Al-Jazira est
offensive, dans sa couverture de l’activité internationale, mais,
jamais, la moindre critique n’est formulée sur le pays, qui
l’accueille et la finance. Les parts d’ombre touchent, aussi, à la
politique internationale. La très pro-occidentale Doha figure
parmi les fidèles soutiens aux groupes islamistes les plus
intransigeants. Le double jeu actuel du Qatar, en Libye, qui
dispense, généreusement, son aide financière aux factions les plus
radicales, laisse perplexe. Enfin, que penser du rachat massif,
par la famille Al-Thani, directement ou par le biais de ses
véhicules d’investissements, de pans entiers de notre économie et
de notre patrimoine culturel ? Lorsqu’un dirigeant africain se
permet d’en faire le centième, on parle de “bien mal acquis”, et,
là, avec le Qatar, rien. Le sentiment de malaise est encore plus
fort, lorsque l’on sait qu’en août 2008, alors que la crise
financière mondiale était déjà une réalité, le Parlement français
a voté un statut fiscal dérogatoire permettant aux qataris et à
leurs investissement d’être affranchis de toute fiscalité. Le
contribuable qui, lui, ne bénéfice d’aucun privilège, appréciera.
La realpolitik est une réalité de la vie internationale. En
l’espèce, elle trouve là un beau champ
d’expérimentation.
Tunisie - Borhane Ghalioun,président
du conseil national syrien « dégagé » à Gammarth, riposte par…une
chaussure:
Borhane Ghalioun,
président du conseil national syrien, présent à Tunis depuis le 16
décembre, dans le cadre du conseil syrien de transition, s’est vu
accorder un accueil des plus « chaleureux » par de nombreux
Tunisiens, rassemblés devant l’hôtel où il séjournait à Gammarth,
hurlant : « dégage ! dégage ! » Un accueil qui n’a pas manqué
de susciter chez l’homme une réaction pour le moins inattendue. A
la foule en colère, brandissant des slogans tels que « le peuple
tunisien est un peuple libre », « ni US, ni Qatar » et agitant des
drapeaux syriens, du haut d’une terrasse, Borhène Ghalioun - du
moins celui qui semble être lui (également rapporté par le journal
« Al Jarida ») - n’a pas trouvé d’autre moyen d’expression que de
brandir sa chaussure haut devant les dizaines de manifestants en
proférant des propos malheureusement inaudibles. Un geste interprété par de
nombreux observateurs comme étant humiliant et irrespectueux
envers la Tunisie et le peuple tunisien et qui n’a pas manqué de
raviver la colère des manifestants. http://www.businessnews.com.tn
La Turquie devant le mur du génocide
arménien
Les dirigeants turcs vont
finalement de déconvenue en déconvenue du fait de leurs illusions
selon lesquelles ils auraient été admis comme puissance alliée à
part entière par les États européens.
Pourtant aussi bien les manœuvres
dilatoires que les propos rejetant clairement une admission de la
Turquie dans l’Union Européenne auraient dû leur mettre la puce à
l’oreille.
Mais il n’est pire sourd que
celui qui ne veut entendre et le « printemps arabe » a redonné
vigueur à ceux qui, derrière le ministre Turc des affaires
étrangères Ahmet Davutoglu pensent qu’Ankara peut-être le gendarme
de l’Occident sur ses marches asiatiques.
Un raisonnement digne de l’homme malade de l’Europe
qu’est restée finalement la Turquie maintenant affrontée à une
proposition de loi française sur la pénalisation de la négation du
génocide arménien.
Là encore, le gouvernement turc a
froncé les sourcils et levé la voix contre ceux avec qui il fait
pourtant de grands projets concernant la Syrie voisine : menaces
de rappel de l’ambassadeur de Turquie à Paris ou de mesures de
rétorsion économiques.
Deux délégations turques viennent
d’arriver en France, l’une composée de députés, l’autre de
représentants du grand patronat dans le but d’essayer de
contrecarrer l’examen et l’adoption de cette proposition de loi.
Les choses semblent ne pas bien
se présenter pour elles car, nous apprend la presse turque, la
délégation d’hommes d’affaires dépêchée par la Turquie vient de se
voir refuser la location d’une banale salle de conférence par un
grand hôtel parisien.
La salle réservée par la délégation au Grand Hôtel
Intercontinental, a été annulée à la dernière minute par la
direction de l’hôtel pour cause d’indisponibilité, mais des
informations sous-entendent que des pressions politiques sur la
direction en seraient la véritable raison.
Du coup la délégation a changé
précipitamment d’hôtel et décidé de tenir sa conférence de presse
dans les locaux du consulat général de Turquie à paris.
Un dur rappel à certaines
réalités pour les dirigeants Turcs.
Je vais me permettre d’adresser
un conseil personnel à M. Erdogan, le premier ministre Turc en cas
d’adoption de cette loi par le corps législatif Français. Je suis
d’accord qu’on ne doit pas légiférer sur l’histoire mais, si le
parlement français le fait…
Alors M. Erdogan plutôt que de se
contenter d’agiter devant les autorités françaises le souvenir de
leurs agissements en Algérie
devrait se rappeler qu’en 1830, année de la prise d’Alger, par
l’armée française, la régence d’Alger était sous suzeraineté
ottomane et que l’empire Ottoman était donc lui-même victime d’une
agression.
A ce titre, le parlement turc
serait tout à fait fondé à légiférer pour adopter une loi
reconnaissant le génocide commis par la France en Algérie et
pénalisant sa contestation.
Voilà une réponse qui aurait
une plus grande portée que les rodomontades et les jérémiades
qu’on entend à Ankara.
Turquie : la presse dénonce le
suivisme envers l'OTAN 20/12/2011
Le quotidien "Jumhuriyat" a
affirmé que la Turquie ne tarderait pas à payer le prix fort de
son suivisme envers l'OTAN. "En acceptant de déployer les
radars du bouclier anti-missiles, sur son territoire, la Turquie
s'est exposée à un sérieux danger, un danger, dont le coût sera
exorbitant", lit-on, dans cet article. Les Turcs sont hostiles au
déploiement du bouclier anti-missiles de l'OTAN, en Turquie.
Lundi, les jeunes manifestants ont défilé, à Istambul, contre la
présence d'une base militaire US et des éléments du bouclier
anti-missiles US, en Turquie.
IRIB
Le Navré
Le
Navré par Do-Zone Parody
Redéploiement massif des forces russes dans la région en
prévision d’une guerre | |
Plusieurs unités marines russes naviguent en
Méditerranée, notamment le porte-avion l’Amiral Kouznetsov qui se dirige
vers le port syrien de Tartous, accompagnées de plusieurs sous-marins
russes.
|
|
Selon la chaîne satellitaire iranienne arabophone alAlam,
citant des sources du ministère russe de la Défense, le Kremlin a
reçu des informations sur une possible attaque israélienne, avec le
soutien des États-Unis contre les installations nucléaires de l'Iran
!
"Cette aggravation de la situation géopolitique de la Syrie et de
l'Iran inquiète la Russie au point de la pousser à réviser le
déploiement de leurs forces stationnées dans le sud du Caucase ,
la Mer Caspienne , la Méditerranée et la mer Noire" estiment des
sources militaires russes .
Or, cette question a été l’un de premiers points discutés au sommet
russo-européen, organisé à Bruxelles. L'ambassadeur russe à l'UE,
Vladimir Tchijov, avait déclaré en marge de cette réunion, qu’une
attaque militaire israélienne ou américaine contre l’Iran conduirait à
une "dégradation catastrophique des événements."
 Le diplomate a souligné que "l'impact négatif
d’une telle agression ne se répercutera pas seulement sur la région,
mais aussi sur tout le globe ! »
Dans ce contexte, la Russie a déjà commencé, il y a un an, ses
préparatifs militaires en vue de réduire les pertes potentielles en cas
d'attaques contre Téhéran et elle est sur le point de les achever
!
Parmi les nouvelles mesures militaires que Moscou a adoptées,
celles relatives à sa base militaire 102ème située en
Arménie. En effet, le nombre des troupes de la garnison
russe située dans la banlieue d'Erevan a été réduit, voire certaines
unités militaires on été redéployées dans la région de
Gyumri, près de la frontière turco-arménienne. Car selon les
Russes, les forces américaines attaqueront l’Iran à partir du
territoire turc. D’où les familles des militaires russes ont été
déplacées vers la Russie !
Toujours selon alAlama, s' il n’est pas clair le rôle que pourra
jouer la base russe 102 dans un conflit irano-américain.Toutefois,
ce dont on est sûr c’est que depuis le début de Décembre, les forces
militaires russes dans les bases en Ossétie du Sud et en Abkhazie, ont
été placées en état d’alerte permanent .
De même, plusieurs flottes marines russes naviguent en mer
Noire dans les zones situées près de la frontière avec la Géorgie, car
cette dernière rejoindra le camp hostile à l'Iran dans le cas d'un tel
conflit.
Mais encore..
Le bataillon des missiles antinavires sol-mer (130 km), placé dans
la région d’Ayzerpash au Daghestan a été placé lui aussi en état
d’alerte.
De même, des frégates équipées de lance-missiles, appartenant
à la flotte russe de la mer Caspienne, ont été transportées du
port d'Astrakhan au port de la capitale du Daghestan. Et le
destroyer Tatarstan, équipé de missiles d'une portée de 200 km, sera
rejoint par le destroyer Volgodunsk équipé d'artillerie
côtière lourde.
 Récemment, plusieurs unités marines russes
naviguent en Méditerranée, notamment le porte-avion l'Amiral
Kouznetsov qui se dirige vers le port syrien de Tartous. Des
sources du ministère russe de la Défense ont affirmé que la flotte
pourrait être accompagnée de plusieurs sous-marins russes, a
rapporté alAlam.
Et si la nature de la mission de ces forces maritimes reste plus ou
moins secrète, les fonctionnaires du ministère russe de la
Défense, sont préoccupés par l'avenir de la base militaire 102,
car elle représente un point d’assise important pour la Russie
dans le Caucase du Sud.
Rappelons que la Géorgie a annulée en avril 2011, un accord
devant assurer le transfert des expéditions militaires de la
Russie vers l'Arménie via le territoire géorgien. Faute de cet
accord, la base 102 ne peut être ravitaillée qu’à travers la voie
aérienne, et pour ce qui est des matières premières comme le
carburant , elles sont assurées par la partie arménienne qui les achète
de l'Iran.
Or, selon le général Youri Natkachov, qui a longtemps été le
commandant adjoint des forces russes dans le Caucase du Sud: "En cas de
conflit, la Russie pourrait briser le siège en ouvrant par la
force militaire des couloirs en Géorgie pour assurer
l'approvisionnement de l'Arménie".
L'expert a ajouté: «Il semble que l'armée russe est maintenant très
méfiante à l’égard de l'Azerbaïdjan , surtout que durant ces trois
dernières années , il a doublé son budget militaire et il a acheté des
drones israéliens , sans compter d’autres dispositifs de
surveillance militaire avancée , ce qui est une source
de préoccupation légitime pour Téhéran et Erevan."
Pour sa part, le chef du Centre de recherches militaires
russes, Anatoly Tsifanok, a déclaré que Bakou a haussé
la pression sur Moscou, exigeant une révision en hausse du
loyer de la station de radar Gabala. Mais, dans le cas d'un
différend entre l'Iran et l'Azerbaïdjan sur les champs pétrolifères
situés dans le sud de la mer Caspienne, il est peu probable que Bakou
soutiendra une campagne militaire contre l'Iran. Comme il est peu
probable que l'Azerbaïdjan menace d’agresser l'Arménie. "
Un avis qui n’est pas partagé par l'expert militaire russe
Vladimir Popov , qui estime «que dans l'éventualité d'une guerre
contre l'Iran, l’Azerbaïdjan, et avec le soutien de la Turquie,
pourrait attaquer l'Arménie. Et donc, les forces armées
russes se tiendront aux côtes des forces aériennes d'Arménie, voire
les troupes russes ne participeront pas au conflit à moins
d'une menace militaire de la Turquie ou d’Azerbaïdjan contre l’Arménie.
"
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21:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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01.12.2011
Sent: Thursday, December 01, 2011 3:45 PM
Subject: Appel de la CNAPD à rejoindre la manifestation nationale ce
vendredi 02 décembre

Coordination Nationale
d’Action pour la Paix et la Démocratie ASBL Chaussée de Haecht 51 -1210 Bruxelles -Tél.02/640 52
62 - Fax 02/640 42 12 info@cnapd.be
Appel à rejoindre la manifestation nationale ce vendredi
02 décembre
Épargnons sur les bombes !
Austérité sur la guerre !
La CNAPD invite ses
associations membres, ses sympathisants et militants à se rassembler sous la
bannière de la paix lors de la manifestation nationale organisée en front
commun syndical, ce vendredi 02 décembre de 9h30 à 13h.
Aidons le futur gouvernement
à freiner les dépenses de l’État : la
guerre en Afghanistan coûte 109 millions d’euros par an à la Belgique. La guerre
en Lybie a coûté près de 20 millions d’euros en 9 mois. Épargnons sur ces
campagnes meurtrières et contre-productives !
Épargnons aussi sur le coût
exorbitant de l’entretien (et bientôt la mise à niveau) des armes nucléaires
stockées en Belgique ! Épargnons sur le futur bouclier anti-missile que l’OTAN
est entrain d’installer en Europe !
La participation de la Belgique
à l’OTAN et à ses guerres meurtrières coûte énormément d’argent à la
collectivité sans que jamais ces dépenses ne soient questionnées. La Belgique
doit faire mieux que les 15 Millions de réduction de dépenses annoncée via la
diminution d’effectifs. Elle doit stopper sa participation actuelle et
éventuellement future aux campagnes militaires et renforcer ses efforts en
politique de coopération au développement seule à même d’instaurer un monde plus
en paix.
En prévoyant de geler l’aide au
développement, le futur gouvernement se trompe de cible !
Nous vous donnons rendez-vous
ce vendredi, sous la bannière : « Épargnons sur les bombes, austérité sur la
guerre » à 9h30 au bas de la tour Belgacom, à la sortie de la gare du
Nord.
appel à rejoindre la manifestation nationale ce vendredi 02 déce mbre.pdf
22:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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12.11.2011
S’il
faut en croire cette info, on se bat toujours en LIBYE, même si nos médias
“libres” font maintenant silence et peuvent continuer à trier l’information à
leur guise...
RoRo
-----Message d'origine-----
From: Democrite
Sent: Saturday, November 12, 2011 9:10 AM
Subject: Libye -Les dernières nouvelles du front (12-11-2011) « Allain
Jules
http://allainjules.com/2011/11/12/libye-les-dernieres-nou...
Allain Jules
L'information déjantée, au Kärcher, et la liberté d'expression dans sa
quintessence: mieux vaut mourir debout que de vivre couché
Libye -Les dernières nouvelles du front (12-11-2011)
Publié le12 novembre 2011 parAllain Jules
160
Nous avons été, aujourd’hui, incapables de joindre notre contact de Libye
où, selon certaines sources russes, de violents combats se sont déroulés hier,
11 novembre. Apparemment donc, la reconquête de la Libye a pris un tournant. Les
villes libyennes qui ont toujours été fidèles au frère-guide Mouammar kadhafi,
seraient retombées aux mains des loyalistes.
Est-ce ça le fameux signal selon lequel Mouammar Kadhafi va s’exprimer ?
Toujours est-il que, ce jour sera probablement à marquer d’une pierre blanche.
En effet, le drapeau vert flotterait à Bani Walid, Sabha et même dans la
plupart des quartiers de Tripoli…surtout le centre de la capitale libyenne.
De nombreux soulèvements armés auraient eut lieu à travers le pays. Selon
un média russe. À ce stade, le centre de Tripoli serait quasiment sous le
contrôle des partisans de Mouammar Kadhafi. La plupart des immeubles auraient
hissé le drapeau vert dans la ville.
Dans la panique probablement, le CNT a coupé les communications. Nous
restons prudents mais, ce qui est sûr, Tripoli est plongé dans le noir et
l’accès à Internet ne fonctionne pas dans la ville. Les hôpitaux seraient
obligés de fonctionner avec des groupes électrogènes, d’autant plus qu’ils
auraient reçu de nombreux blessés.
Si tout ça se confirme, ce serait une très bonne nouvelle pour nous, une
mauvaise pour les renégats, de Benghazi à Paris, en passant par Washington ou
Londres..
Haut les coeurs !
22:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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09.11.2011
le QATAR! Ça, c’ est un État “libre”, “démocratique”, allié des ricano-occidentaux et cerise sûr le gâteau, ami de la France ...
Donc il ne s’est pas agi en Libye d’un soulèvement populaire mais bien d’une guerre sans uniforme, organisée et venue de l’ extérieur, avec l’appui des ricano-otano-occidentaux ! On appelle cela: une agression contre un pays souverain, membre des Nations - “Unies” ...
Voilà pourquoi l’ Urss et les pays socialistes gênaient les pays capitalistes (ces pays qui se sont partagés le monde au cours de siècles de conquêtes, de pillages colonialistes) depuis 70 ans ...
RoRo
Sent: Monday, November 07, 2011 2:11 PM
Subject: Tr : 5 000 hommes des forces spéciales du Qatar avaient été déployées en Libye => Donc il ne s¹est pas agi d¹un soulèvement populaire mai bien d¹une guerre sans uniforme !
Ginette Hess Skandrani : grianala@yahoo.fr
La voix de la Libye
Envoyé le : Lundi 7 Novembre 2011 9h01
Objet : 5 000 hommes des forces spéciales du Qatar avaient été déployées en Libye => Donc il ne s¹est pas agi d¹un soulèvement populaire mai bien d¹une guerre sans uniforme !
Donc il ne s’est pas agi d’un soulèvement populaire mai bien d’une guerre sans uniforme !
5 000 Forces spéciales du Qatar avaient été déployées en Libye
6 novembre 2011 19h26 |

Le Qatar avait envoyé pas moins de 5 000 membres de ses forces spéciales en Libye, bien avant la chute du colonel Kadhafi, selon une source diplomatique française qui suit le dossier.
Chargées d'épauler les rebelles, les troupes de Doha se sont d'abord déployés à Tobrouk puis ensuite à l’ouest dans le djebel Nefoussa, où le chef d’état-major qatarien, le général Hamad ben Ali al-Attyiah (en photo ci-dessus) s’est rendu à plusieurs reprises. A titre de comparaison, la France avait infiltré seulement quelques dizaines de commandos issus des Forces spéciales.
« Les Qatariens sont arrivés avec des valises remplies d’argent, ce qui leur permit de retourner des tribus », ajoute la source.
Si le minuscule mais très actif émirat du Golfe a joué un rôle non négligeable dans la chute du régime de Kadhafi, son engagement un peu trop marqué aux côtés des islamistes a fini par susciter des critiques au sein de certains dirigeants du Conseil national de transition libyen, mais aussi en France et en Grande-Bretagne.
« Les dirigeants du Qatar ont été rappelés à l’ordre par la Coalition », affirme notre interlocuteur. Nicolas Sarkozy a clairement évoqué la question quand il a reçu il y a quelques semaines l’émir al-Thani à l'Elysée.
« Les Qatariens n’avaient pas d’agenda caché, explique le spécialiste de la Libye. Quand leurs hommes sont arrivés à Tobrouk et dans l’est, les islamistes étaient ceux qui étaient le plus engagés dans la révolte, c’est le terrain qui s’est imposé aux Qatariens ».
Au cours des mois qui ont précédé la chute de Kadhafi, le Qatar a acheminé de nombreux convois d’armes aux combattants islamistes, dans le dos du CNT. D’où la colère de celui-ci.
Même si en s’engageant clairement auprès d’un camp, le Qatar a dérogé à la règle d’or de sa diplomatie d’ordinaire conciliatrice, le richissime émirat garde encore plusieurs fers au feu. Doha chaperonne par exemple cheikh Ali Salibi, l’un des principaux responsables islamistes libyens, tout en abritant Moussa Koussa, l’ancien chef des renseignements du Colonel Kadhafi.
23:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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06.11.2011
From: Hess Madeleine
Se
Subject: Tr : [haratine] Tr : [Nouvel article] Barack Obama: pour que le prix Nobel de la paix lui soit retiré.
Barack Obama: pour que le prix Nobel de la paix lui soit retiré.
je m'associe également à cette initiative afin que l' prix Nobel soir retiré à ce guerrier co-responsable du massacre du peuple libyen et du lynchage de son guide. Comme tant d'autres j'étais heureuse de voir arriver ce noir dans cette Maison si Blanche où résonnent encore les cris des esclaves et des discriminés.Il nous a bien trompés. Il est le digne héritier des présidents terroristes: Bush père et fils et de Clinton. Il ne faut pas lui laisser ce prix.
Ginette
De : Allain Jules <donotreply@...>
À : grianala@...
Envoyé le : Jeudi 3 Novembre 2011 19h19
Objet : [Nouvel article] Barack Obama: pour que le prix Nobel de la paix lui soit retiré.
.
__,_._,___
14:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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La
semaine dernière, des dizaines de milliers de Syriens ont témoigné leur soutien
au président Assad.
Dans d’autres grandes villes industrielles aussi,
comme Alep et Lattaquié, on assiste régulièrement à
de
telles manifestations. Mais les journaux télévisés ne nous en montreront pas
d’images. (Photo Xinhua)
13:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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03.11.2011
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon: la
voix de l’ Amérique, des puissances colonialistes et impérialistes ...
!
Le voici chez les nouveaux forbans à Tripoli
!
Comme tous ses prédécesseurs d’ailleurs: aucun
secrétaire général de l’Onu ne pourra jamais être nommé et fonctionner sans l’
aval pourri de Washington. Bref, un jouet !
RoRo
Sent: Wednesday, November 02, 2011 11:14 PM
Subject: [Assawra] Libye: l'ONU se pose en partenaire pour
accompagner la transition
Libye: l'ONU se pose en partenaire
pour accompagner la transition
02 novembre 2011
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est rendu
mercredi en Libye pour assurer les nouveaux dirigeants du pays du soutien de la
communauté internationale durant la période de transition.
"Nous sommes ici pour vous soutenir dans la lutte pour la
démocratie et la liberté", a déclaré M. Ban qui a dit être venu "à un moment
historique pour saluer le peuple courageux de Libye (...) qui a payé le prix
fort pour la liberté" et "inspiré le monde en renversant la
tyrannie".
"L'ONU se tient prête à soutenir le peuple libyen dans
tous les domaines dont nous avons discuté (avec les responsables libyens): les
élections, une nouvelle Constitution, les droits humains, la sécurité publique
et le contrôle des armes", a déclaré le chef de l'ONU, accompagné dans sa visite
par le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Nassir Abdulaziz
Al-Nasser.
(...)
[Assawra]
Libye : l’ONU se pose en
partenaire pour accompagner la transition

mercredi 2 novembre
2011, par La Rédaction
Le secrétaire
général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est rendu mercredi en Libye pour assurer les
nouveaux dirigeants du pays du soutien de la communauté internationale durant la
période de transition.
"Nous sommes ici pour vous soutenir dans la lutte pour
la démocratie et la liberté", a déclaré M. Ban qui a dit être venu "à un moment
historique pour saluer le peuple courageux de Libye (...) qui a payé le prix
fort pour la liberté" et "inspiré le monde en renversant la tyrannie".
"L’ONU
se tient prête à soutenir le peuple libyen dans tous les domaines dont nous
avons discuté (avec les responsables libyens) : les élections, une nouvelle
Constitution, les droits humains, la sécurité publique et le contrôle des
armes", a déclaré le chef de l’ONU, accompagné dans sa visite par le président
de l’Assemblée générale de l’ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser.
"La Libye
nouvelle aspire à être une nation libérée de la peur, libérée de l’injustice et
de l’oppression du passé. Les Nations unies seront votre partenaire dans la
transformation de ces espoirs en réalité", a-t-il ajouté au cours d’une
conférence de presse.
Il a qualifié de "très productifs" ses entretiens avec
le chef du Conseil national libyen de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil, les
membres du CNT et le nouveau Premier ministre libyen, notamment pour avoir une
idée sur "la façon dont l’ONU peut aider le peuple libyen après la
libération".
"Ils (les dirigeants libyens) ont exprimé tous un engagement
clair pour la construction d’une Libye démocratique, fondée sur le respect des
droits de l’Homme et la dignité", a-t-il dit.
Le secrétaire général de l’ONU
a reconnu toutefois que "le chemin vers la démocratie n’est pas facile.
Construire un Etat avec des institutions efficaces et responsables prend du
temps", a-t-il dit.
"Il est crucial que le peuple trouve un consensus sur les
questions principales et reste uni. Cela va nécessiter beaucoup de pragmatisme,
de compromis, particulièrement pendant cette phase très importante", a souligné
M. Ban.
Il a ajouté s’être entretenu longuement avec les dirigeants libyens
au sujet de la sécurité et de la nécessité de sécuriser les arsenaux de l’ancien
régime, en particulier les stocks de lanceurs de missiles tirés à l’épaule et
les armes chimiques et biologiques.
Lundi, le Conseil de sécurité de l’ONU
avait adopté une résolution appelant la Libye et les pays voisins à mettre un
terme à la prolifération dans la région des armes amassées par le dirigeant
déchu Mouammar Kadhafi, en particulier les missiles sol-air à courte
portée.
Au cours de sa visite, M. Ban s’est rendu sur le site d’une fosse
commune et a rencontré des proches de personnes tuées par les forces de Kadhafi.
Les autorités du CNT ont proclamé le 23 octobre la "libération totale" du pays
après la mort du dictateur libyen et la chute de son dernier bastion de
Syrte.
Le chef de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a lui aussi effectué
lundi une visite à Tripoli au dernier jour de la mission aérienne de
l’Alliance atlantique qui a joué un rôle majeur dans la chute du
régime.
C’est sur la base des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité
de l’ONU, qui avaient imposé des sanctions contre le régime Kadhafi et autorisé
des mesures pour protéger les civils, que l’Otan avait lancé son
opération.
M. Rasmussen avait déclaré qu’"il revient désormais aux Nations
unies d’être en première ligne dans l’assistance internationale aux nouvelles
autorités libyennes".
La visite de M. Ban survient deux jours après
l’élection par le CNT du technocrate Abdel Rahim al-Kib qui a été chargé de
former un gouvernement intérimaire d’ici le 23 novembre avec la lourde tâche de
désarmer le pays et de remettre l’économie sur pied.
Ce gouvernement aura
principalement pour mission de préparer des élections constituantes dans un
délai de huit mois maximum, suivies d’élections générales un an après au plus
tard.
(Mercredi, 02
novembre 2011 - Avec les agences de presse)
11:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Envoyer cette note | Commentaires (0) |
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style="FONT-STYLE: normal; DISPLAY: inline; FONT-FAMILY: 'Calibri'; COLOR: #000000; FONT-SIZE: small; FONT-WEIGHT: normal; TEXT-DECORATION: none">
size=4>Nouvelle de ce jeudi 03 novembre 2011: poussé par Washington, les
Britanniques se prépareraient à attaquer les sites nucléaires de l’ IRAN
(???).
Il faut être atteint de folie meurtrière à l’échelle
mondiale, ne serait-ce que pour envisager tout simplement l’hypothèse de
s’attaquer militairement à un site nucléaire quel que soit l’ endroit dans le
monde.
Les conséquences peuvent être effroyables. Références:
Tchernobyl et Fukushima ...
Les impérialistes ont maintenant les mains libres en
Libye. Ils préparent déjà de nouvelles agressions et occupations: Iran, Syrie,
Corée du Nord, ...???
RoRo
style="FONT-STYLE: normal; DISPLAY: inline; FONT-FAMILY: 'Calibri'; COLOR: #000000; FONT-SIZE: small; FONT-WEIGHT: normal; TEXT-DECORATION: none">
From:
href="mailto:lemaire.marcus@skynet.be">Lemaire Marc
Sent: Tuesday, November 01, 2011 9:19 AM
Subject: n°76 - Analyse - Géopolitique et stratégie - d'Iran - 31-10
-1ap- «Nouvelle conspiration américaine contre l'Iran».
style="FONT-STYLE: normal; DISPLAY: inline; FONT-FAMILY: 'Calibri'; COLOR: #000000; FONT-SIZE: small; FONT-WEIGHT: normal; TEXT-DECORATION: none">
color=#000080 size=2 face=Arial>
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
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style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 26pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: arial">Géopolitique
&
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: #ff6600; FONT-SIZE: 26pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: arial">
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: red; FONT-SIZE: 26pt; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: arial">stratégie
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: red; FONT-SIZE: 26pt; mso-bidi-font-family: arial">
d'Iran
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-weight: bold">La
guerre aura-t-elle lieu
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-weight: bold">?
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: black; FONT-SIZE: 14pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: black">
style="mso-spacerun: yes">
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-family: arial">n°76
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: arial">
du 31-10
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style="mso-spacerun: yes">
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style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-family: arial">C.De
Broeder
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style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: black; FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-family: arial">
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-family: arial">M.Lemaire
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt">Le
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial">
dossier
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: #ff6600; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial">«
Géopolitique et Stratégie dIran »
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">est
visible
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt"> sur les
blogs
style="FONT-FAMILY: 'Comic Sans MS'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial">
:
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
href="http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/">http://jou...
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
href="http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/">http://...
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">b) sur
le site de Eva Resis :
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
href="http://no-war.over-blog.com/">no-war.over-blog.com
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">c) Et
sur le site de Robert Bibeau :
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href="http://www.robertbibeau.ca/palestine.html">http://...
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
style="COLOR: navy">
face="Times New Roman">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Si vous
voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule
adresse
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt"> :
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: blue; FONT-SIZE: 10pt">fa032881@skynet.be
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color=#000000>
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: black; FONT-SIZE: 10pt">
style="WIDTH: 981px; HEIGHT: 98px; COLOR: teal; mso-cellspacing: .7pt; mso-table-lspace: 2.25pt; mso-table-rspace: 2.25pt; mso-table-anchor-vertical: paragraph; mso-table-anchor-horizontal: column; mso-table-left: left; mso-padding-alt: 0cm 0cm 0cm 0cm"
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|
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class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 14pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold">Sommaire
:
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
style="TEXT-INDENT: -20.25pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 20.25pt; mso-list: l0 level2 lfo1"
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: arial">
style="mso-list: ignore">1-1
style="FONT: 7pt 'Times New Roman'">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">
href="http://www.alterinfo.net/notes/Nouvelle-conspiration-americaine-contre-l-Iran_b3347725.html?&start=20">
style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">«Nouvelle
conspiration américaine contre lIran».
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
style="TEXT-INDENT: -20.25pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 20.25pt; mso-list: l0 level2 lfo1"
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: arial">
style="mso-list: ignore">1-2
style="FONT: 7pt 'Times New Roman'">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>GeantVert
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
: Complot iranien aux USA : cette fois la ficelle est trop grosse !
style="TEXT-INDENT: -20.25pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 20.25pt; mso-list: l0 level2 lfo1"
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: arial">
style="mso-list: ignore">1-3
style="FONT: 7pt 'Times New Roman'">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">1Farid
Merrad :
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt">
href="http://www.alterinfo.net/notes/Complot-iranien-presume-C-est-le-prelude-d-une-guerre-pour-The-Independent_b3354372.html?&start=60">
style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">Complot
iranien présumé : Cest le prélude dune guerre, pour The Independent.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
style="TEXT-INDENT: -20.25pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 20.25pt; mso-list: l0 level2 lfo1"
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style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: arial">
style="mso-list: ignore">1-4
style="FONT: 7pt 'Times New Roman'">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Thierry Meyssan
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt">
: Le « complot iranien » est-il état-unien ?
style="TEXT-INDENT: -20.25pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 20.25pt; mso-list: l0 level2 lfo1"
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: arial">
style="mso-list: ignore">1-5
style="FONT: 7pt 'Times New Roman'">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">1-5
Mireille Delamarre : Guerre de L'Information- : US- Israël-Arabie Saoudite
Contre Iran : Une Guerre Déjà Enclenchée.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">
style="TEXT-INDENT: -20.25pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 20.25pt; mso-list: l0 level1 lfo1"
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-fareast-font-family: arial">
style="mso-list: ignore">2
style="FONT: 7pt 'Times New Roman'">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">Annexe
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">2-1
Manlio Dinucci : Lart de la guerre.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">2-2
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">
href="http://michelcollon.info/_Francisco-Vielma_.html">
style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">Francisco
Vielma
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">
:
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">
href="http://michelcollon.info/Les-tyrans-petroliers-dans-le.html">
style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">Les
tyrans pétroliers dans le monde
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-weight: bold">.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">
style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-element: frame; mso-element-frame-hspace: 2.25pt; mso-element-wrap: around; mso-element-anchor-vertical: paragraph; mso-element-anchor-horizontal: column; mso-height-rule: exactly"
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">
align=center>
align=center>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 14pt">1
Analyse -
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: #ff6600; FONT-SIZE: 14pt">Géopolitique
et stratégie
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 14pt">
Réflexion
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 13.5pt">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">Ndlr :
La publication de larticle ne signifie nullement que la rédaction partage le
point de vue de lauteur, mais doit être vu comme information..
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt">
color=#000080>1-1
href="http://www.alterinfo.net/notes/Nouvelle-conspiration-americaine-contre-l-Iran_b3347725.html?&start=20">
style="COLOR: #339966; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none; mso-fareast-language: fr">
color=#008080 size=4>«Nouvelle conspiration américaine contre lIran».
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-language: fr">
color=#008080 size=4>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">Linimitié
américaine contre lIran ne connaît plus de borne. Dans lune de ses
manifestations les plus flagrantes, depuis trente deux ans, les Etats-Unis
viennent daccuser lIran davoir voulu comploté contre les intérêts saoudiens,
sur le sol américain. Ainsi, un Iranien aurait cherché à soudoyer les cartels de
drogue mexicain, pour quils commettent un vaste attentat à la bombe contre
lambassade dArabie saoudien, à Washington, avec, en perspective, lassassinat
de lambassadeur. Bref, un scénario digne dHollywood. Lambassadeur iranien,
auprès de lONU, Mohammad Khazaï, a envoyé, mardi, une lettre, où il proteste,
dans les termes les plus vifs, contre cette allégation "abracadabrante",
"parfaitement infondée" et "montée de toute pièce". «La RII exprime la répulsion
que lui inspire des allégations proférées par les autorités américaines, sur
fond daveux suspects dun Iranien, et les rejette, catégoriquement, lit-on,
dans cette lettre. "Nimporte quel pays peut proférer ce genre daffabulations,
de mystifications et incriminer les autres. Il nen reste pas moins que cet acte
constitue un précédent dangereux, qui pourrait, gravement, affecter les
relations internationales", poursuit le texte. "La RII na cessé de condamner le
terrorisme, sous toutes ses formes; lIran est lui-même lune des grandes
victimes de la terreur. Les assassinats; en série; des scientifiques iraniens en
constituent la meilleure illustration, des assassinats; orchestrés; depuis deux
ans; par les services de renseignements américains et sionistes", conclut la
lettre. La diplomatie iranienne a, violemment, condamné, par le biais de son
porte-parole "le nouveau scénario anti iranien" de Washington : "il s'agit d'une
mise en scène, usée jusqu'à la corde, qui se nourit de la haine, de l'animosité
fort anciennes de l'axe américano-sioniste, à l'égard de l'Iran".
style="COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">
href="http://french.irib.ir/info/item/146729-nouvelle-co...
style="COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">
size=4>
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-font-size: 6.5pt"
lang=EN-US>
1-2 GeantVert
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-language: fr"> : Complot
iranien aux USA : cette fois la ficelle est trop grosse
!
color=#002060>Ça ne prend plus, messieurs ! Même les grands médias américains et
européens décident cette fois de ne pas marcher dans la combine et de faire part
des "doutes" des spécialistes. La soi-disant
href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/les-etats-unis-accusent-l-iran-de-complot-terroriste_1039584.html"
target=_blank>
style="COLOR: #002060; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none">tentative
attribuée à lIran dassassiner
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060> lambassadeur dArabie saoudite sur le sol des Etats-Unis ne
convainc pas grand monde. LExpress, comme dautres journaux, se fait lécho de
ce scepticisme généralisé, mais même si la propagande est clairement dénoncée,
on peut sinterroger sur les motivations et les objectifs stratégiques à court
terme de ceux qui ont lancé cette nouvelle si mal ficelée : en effet, cette
tentative de désinformation grossière est-elle révélatrice de lurgence à
href="http://www.reopen911.info/News/2011/05/22/liran-accuse-pour-les-attentats-du-11-septembre/"
target=_blank>
style="COLOR: #002060; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none">diaboliser
encore plus lIran
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060> ? Ou bien est-ce simplement
href="http://www.reopen911.info/News/2011/09/29/message-dal-qaida-a-liran-cessez-de-propager-des-theories-du-complot-sur-le-11-septembre/"
target=_blank>
style="COLOR: #002060; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none">une
réponse
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060> aux récentes
href="http://www.legrandsoir.info/traduction-du-discours-complet-du-president-iranien-ahmadinejad-a-l-onu-le-22-09-11.html"
target=_blank>
style="COLOR: #002060; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none">déclarations
du Président Ahmadinejad qui devant lONU
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060>, a encore
href="http://www.reopen911.info/News/2010/09/27/le-rouleau-compresseur-de-la-propagande-contre-les-propos-de-mahmoud-ahmadinejade-sur-le-11-septembre/"
target=_blank>
style="COLOR: #002060; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none">répété
sa demande denquête
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060> sur les événements du 11-Septembre ?
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">La réponse
bientôt, sans doute
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 6.5pt">
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060>Plusieurs experts américains mettent en relief les zones dombre
dans laffaire qui mêle Etats-Unis,
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060>Iran et Arabie Saoudite: une tentative dassassinat, contre
lambassadeur dArabie saoudite
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-bidi-font-size: 7.0pt">
color=#002060>et des attentats contre les ambassades israélienne et saoudienne à
Washington.
style="COLOR: #333333; FONT-SIZE: 7pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">
style="COLOR: #339966; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-font-size: 6.5pt"
lang=EN-US>GeantVert
style="COLOR: gray; mso-bidi-font-family: arial; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-font-size: 6.5pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"
lang=EN-US>14 octobre, 2011
href="http://www.reopen911.info/News/2011/10/14/complot-iranien-aux-usa-cette-fois-la-ficelle-est-trop-grosse/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29">
style="COLOR: #339966; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>http://www.reopen911.info/News/2011/10/14/complot-iranien-aux-usa-cette-fois-la-ficelle-est-trop-grosse/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29
style="mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr; mso-bidi-font-size: 14.0pt">
color=#008080 size=4>1-3 Farid Merrad :
href="http://www.alterinfo.net/notes/Complot-iranien-presume-C-est-le-prelude-d-une-guerre-pour-The-Independent_b3354372.html?&start=60">
style="COLOR: teal; TEXT-DECORATION: none; mso-bidi-font-family: arial; text-underline: none; mso-fareast-language: fr; mso-bidi-font-size: 14.0pt">
size=4>Complot iranien présumé : Cest le prélude dune guerre, pour The
Independent.
style="COLOR: teal; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-language: fr; mso-bidi-font-size: 14.0pt">
style="FONT-SIZE: 12pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">Le
journal britannique The Independent a mis en garde contre laffaire montée du
soi-disant complot iranien contre lArabie Saoudite, estimant que «
ladministration américaine sest impliquée dans un parcours qui la conduira à
déclarer la guerre à lIran »
« Ceux à qui profiteront ce soi-disant plan ne
peuvent tromper personne. Ce sont bien les nouveaux conservateurs, et les
partisans fanatiques dIsraël, lesquels ne se sont pas lassés de prôner la
guerre contre lIran », écrit un chroniqueur du journal Patrick Cockburn.
Et
de mettre en doute lhistoire du présumé complot : « les allégations selon
lesquelles lIran a recruté un vendeur de voitures doccasion et un ancien
condamné pour faux-chèques pour faire assassiner lambassadeur saoudien aux
Etats-Unis par des bandes de trafiquants de drogue mexicaines ne sont pas
compatibles avec la performance connue des services de renseignements iraniens
».
Une histoire incompatible avec la performance des Iraniens
Cockburn
trouve quil y a une similitude entre elles et celles de Colin Powell en 2003
sur les armes de destructions massives en Irak qui nont jamais été retrouvés.
Qualifiant le plan détranger, lanalyste insiste quil est incompatible
avec la performance connue des services de renseignements iraniens.
Il
décèle dans la version racontée des lacunes que les Iraniens ne peuvent
commettre : celle par exemple quelle est facilement déchiffrable. Selon lui,
généralement le Corps des gardiens de la révolution, accusés aussi par les
Américains, fait toujours en sorte que la responsabilité des actions quil
commandite ne soit pas imputée à lIran. En fonctionnant par lintermédiaire
dun proxy. Donc, il ne peut avoir recruté ce vendeur de voitures doccasion. Ni
lui avoir envoyé de largent via une banque connue pour ses relations avec le
carter mexicain de la drogue, et qui serait donc sous contrôle.
Le complot
présumé: saboter une réconciliation
Pour sa part Mohammad -Sadek Husseini,
analyste iranien arabophone célèbre dans le monde arabe, a donné une toute autre
interprétation des intentions américaines de cette histoire. Excluant le
scénario dune guerre.
Interrogé par notre site AlManar, il confirme des
informations selon lesquelles une réconciliation irano-saoudienne était sur le
point davoir lieu.
La veille de lannonce américaine de ce présumé complot,
lAFP avait bel et bien déclaré quune rencontre entre lArabie, le Koweït et
lIran devrait se tenir pour dissiper des différents sur un litige frontalier. (
voir l'information sur notre site)
Selon Husseini, Washington qui a essuyé
plusieurs revers au Moyen Orient uvre pour se venger des Iraniens.
Sur la
scène irakienne, il relève son incapacité à obtenir des Irakiens le prolongement
de ses forces jusquen 2016, ou au moins limmunité pour ceux qui vont rester.
Lintransigeance irakienne est imputée aux Iraniens par les Américains qui
voudraient faire exploser les liens entre les arabes et les Iraniens,
poursuit-il.
L'Arabie aurait-elle le même programme d'Israël?
Interrogé
sur la réaction de lArabie, Husseini estime quelle a une nouvelle fois échoué
dans sa lecture des évènements dans le monde arabe. « Les saoudiens nont pas
attrapé lidée que les américains et les occidentaux ont échoué dans leur
tentative de faire renverser Bachar ElAssad ».
Il sest également étonné que
Riad nait pas pu voir la main sioniste alors que la version américaine parle de
complots contre les deux ambassades saoudienne et israélienne. « LArabie aurait
le même programme que celui dIsraël ? » sest-il interrogé, lui conseillant
dêtre plus rationnelle, de faire confiance à ses voisins musulmans, de ne pas
tomber dans liranophobie et de ne pas remplacer lennemi israélien par lIran
pour inciter les Arabes.
Husseini sest également attendu à ce que les
indices que les Américains disent vouloir présenter bientôt soient aussi
fallacieux que ceux du Tribunal spécial pour le Liban et ceux sur la Syrie.
Et de conclure : « Ce sont tous des programmes qui tournent dans le même
cercle, celui de porter atteinte à la résistance, à se piliers et ses parties,
en Iran, en Syrie, au Liban, et en Palestine... Le but étant de clore une fois
pour toute le dossier du conflit islamo-sioniste »
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=34416&frid=18&seccatid=28&cid=18&fromval=1
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr; mso-bidi-font-size: 11.0pt">15/10/2011
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">
style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">Farid
Merrad
style="FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: fr">
style="COLOR: #339966; FONT-SIZE: 14pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
1-4 Thierry Meyssan
style="COLOR: #339966; FONT-SIZE: 14pt"> : Le « complot iranien »
est-il état-unien ?
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Ladministration
Obama a lancé une nouvelle accusation contre lIran.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Cette
fois Téhéran aurait commandité un projet dassassinat de lambassadeur saoudien
à Washington.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Malgré
les détails fournis à la presse, les chancelleries se montrent réservées.
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Le
temps où les Alliés se croyaient obligés dadhérer sans réserve aux mensonges
états-uniens semble révolu.
style="COLOR: #339966; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">La médiatisation de laffaire a été
organisée avec soin. Ladministration Obama avait clairement lintention de
lexploiter au maximum. Mardi 11 octobre 2011, le secrétaire à la Justice
(attorney general) Eric Holder, flanqué du directeur du FBI, Robert
Mueller, annonce la mise en accusation dun double ressortissant
irano-états-unien pour avoir commandité à un cartel de drogue mexicain
lassassinat de lambassadeur dArabie saoudite à Washington.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Lors de cette déclaration à la presse, le
secrétaire Holder indique que le prévenu, Manssor Arbabsiar a reconnu les faits.
Il a admis avoir travaillé pour le compte dun officier des Gardiens de la
Révolution, basé en Iran, Gholan Shakuri, lequel aurait déjà fait parvenir
environ 100 000 dollars aux tueurs à gage, comme acompte dun contrat estimé à
1,5 million de dollars. Holder souligne que les États-Unis considérent lIran,
en tant quÉtat, comme responsable du complot.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">De son côté, le sous-secrétaire au Trésor,
chargé du Renseignement antiterroriste et financier, David S. Cohen, annonce des
sanctions contre cinq personnes mêlées au complot : Manssor Arbabsiar, Qasem
Soleimani (commandant des Gardiens de la Révolution), Hamed Abdollahi (officier
des Gardiens de la Révolution), Abdul Reza Shahla (« le cousin »), et Ali Gholam
Shakuri (« lagent de liaison »). À noter que seuls deux des cinq noms figurent
sur lacte daccusation, les trois autres ont été ajoutés par les services de
renseignement sans que lon sache sur quels indices ils se fondent [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb1">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">1
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Manssor
Arbabsiar, commerçant texan promu dangereux terroriste.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Une quinzaine de minutes après ces
déclarations, le prévenu est présenté au Tribunal de New York et lacte
daccusation est distribué aux journalistes [
title="Voir document téléchargeable au bas de cette page."
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb2">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">2
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]. On y apprend que Manssor Arbabsiar se
serait rendu le 24 mai, le 23 juin et le 14 juillet 2011 à Mexico pour
rencontrer un représentant du Cartel et lui demander dassassiner lambassadeur.
Cependant son interlocuteur aurait été un informateur rémunéré qui se serait
empressé de prévenir les autorités US.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Les deux rendez-vous de son dernier voyage
auraient été enregistrés par linformateur à linsu du prévenu, ainsi que deux
conversations téléphoniques. Durant sa garde à vue, lIranien aurait authentifié
les enregistrements et fait des aveux. Selon les transcriptions, Manssor
Arbabsiar aurait confié travailler pour le compte de son cousin, un général de
la Force Al Quods des Gardiens de la Révolution, qui serait recherché aux
États-Unis probablement pour des attentats commis en Irak Le général laurait
recruté en raison de ses fréquents voyages professionnels au Mexique, avec
lintention initiale denlever lambassadeur plutôt que de le tuer. Le Mexicain
aurait indiqué disposer de quatre hommes pour exécuter le contrat et avoir
procédé à un repérage. Il aurait alors décrit lemploi du temps, les habitudes
et le dispositif de sécurité de lambassadeur. En définitive, il aurait été
convenu de poser de lexplosif C4 dans un restaurant de luxe fréquenté par
lambassadeur et de le faire exploser durant son repas, bien que le restaurant
soit également fréquenté par cent à cent-cinquante clients, y compris des
sénateurs des États-Unis, au risque dun carnage généralisé.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Le général aurait envoyé aux États-Unis un
officier de liaison, probablement un colonel, du nom de Gholam Shakuri, pour
effectuer des remises dargent liquide.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">En définitive, lattentat aurait dû avoir
lieu fin septembre. Manssor Arbabsiar entendait se rendre à Mexico afin de
servir de gage durant lopération et de la payer une fois réalisée. Cependant,
il sest vu refusé laccès au territoire mexicain le 28 septembre et renvoyé aux
États-Unis où il a été arrêté à son arrivée à laéroport JFK de New
York.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Lors de sa garde à vue, Manssor Arbabsiar
accepta de passer plusieurs coups de téléphone à Téhéran pour joindre Gholam
Shakuri. Il laissa entendre que le retard était dû à de nouvelles exigences
financières des tueurs. Le « colonel » refusa dabord denvisager une
augmentation en évoquant de possibles contrats ultérieurs, puis indiqua
consulter sa hiérarchie pour évaluer ce qui serait possible. De la sorte, les
enquêteurs estimèrent que le contrat était bel et bien commandité par les
Gardiens de la Révolution.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Dautres éléments sont apparus dans la
presse qui ne figurent pas dans lacte daccusation. Le New York Times
cite une source officielle anonyme selon laquelle le cartel mexicain serait Los
Zetas. Les comploteurs auraient également prévu de faire sauter lambassade
dIsraël à Washington et les ambassades dIsraël et dArabie saoudite à
Buenos-Aires. La même source évoque la possible livraison de tonnes dopium par
les Iraniens au cartel [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb3">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">3
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]. Selon Associated Press, le général
serait Abdul Reza Shahlai que ladministration Bush tenait pour responsable dun
attentat à la bombe perpétré à Karbala (Irak), le 20 janvier 2007, au cours
duquel 5 GIs furent tués et 3 autres blessés [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb4">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">4
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]. Enfin, le Washington Post pense
avoir identifié le restaurant, il sagirait du Café Milano où
lambassadeur a ses habitudes [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb5">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">5
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Laffaire semble claire. Pourtant, contre
toute attente, lavocate du prévenu, Me Sabrina Shroff, dans une déclaration
devant le palais de Justice, affirme à Bloomberg News que son client plaidera
non-coupable [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb6">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">6
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Selon CNN [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb7">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">7
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">], Manssor Arbabsiar, un vendeur de
voitures doccasion, ne semble pas avoir dopinion politique précise. Son casier
judiciaire indique quil a été condamné à 90 jours de prison pour délit de fuite
en 1987, puis a été à nouveau condamné en 2004 pour conduite sans permis, et en
2007 pour excès de vitesse. Il a par contre été relaxé en 2001 pour une
accusation de vol, rapporte KIII-TV. Donc un profil fort peu compatible avec la
rigueur des Gardiens de la Révolution. Un de ses amis déclare à Associated Press
que Manssor ne peut être le cerveau dune telle opération, car il est bien trop
nonchalant pour cela [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb8">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">8
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Lescalade
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Suivant un plan de communication très
organisé, les officiels états-uniens interviennent en rafale pour commenter et
amplifier les propos du secrétaire à la Justice.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Le mercredi 12 au petit matin, le
vice-président Joe Biden est omniprésent à la télévision et bat le tambour : il
commente le « complot iranien » sur ABC (Good Monring America), sur CBS
(The Early Show) et sur NBC (Today). Partout, il martèle que les Iraniens ont
dépassé les bornes, quils violent les lois internationales et quils devront
rendre des comptes. Cependant, il sabstient de mettre en cause directement
layatollah Khamenei ou le président Ahmadinejad, laissant planer un doute sur
de possibles fissures au sein du « régime ».
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Le service de presse de la Maison-Blanche
indique que le président Obama a joint par téléphone le roi Abdallah dArabie
saoudite. « Le président et le roi sont convenus que ce complot représente
une violation flagrante des normes internationales fondamentales, de léthique
et de la loi. Ils ont également salué le travail des agences de renseignement et
des forces de lordre qui ont permis de stopper ce complot, et ont réitéré
lengagement joint des États-Unis et de lArabie saoudite à poursuivre une
réponse internationale forte et unifiée pour que les responsables de cet complot
répondent de leurs actes » [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb9">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">9
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">] [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb10">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">10
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Sortant dune réunion à huis clos, la
sénatrice Dianne Feinstein sinquiète de la possible
existence
class=style34>de « complots iraniens » dans plusieurs pays à la
fois.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Simultanément, des responsables du FBI, du
NCTC, de la CIA, du Trésor et du département dÉtat présentent à huis clos des
informations plus détaillées aux membres de la Commission sénatoriale du
Renseignement.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Sortant de cette réunion, la présidente de
la Commission, Dianne Feinstein, ne tarit pas dimprécations contre lIran.
Surtout la sénatrice répète plutôt deux fois quune que ce complot ne peut être
isolé et quil faut enquêter pour découvrir dautres complots dans dautres pays
[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb11">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">11
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
On appréciera lélégance du procédé
: la réunion était à huis clos, mais les réactions sont publiques. Elles portent
sur des informations tenues secrètes, donc impossible à évaluer et à vérifier.
La sénatrice Feinstein peut dire nimporte quoi sans risque dêtre contredite.
En loccurrence, lessentiel est à lévidence de susciter linquiétude à
létranger pour mobiliser les Alliés.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">La secrétaire dÉtat Hillary Clinton
intervenant lors dune conférence au Center for American Progress déclare : «
Ce complot, fort heureusement déjoué par lexcellent travail de nos policiers
et des professionnels du renseignement, était une violation flagrante du droit
international et des États-Unis, et une escalade dangereuse dans lutilisation
de longue date par le gouvernement iranien de la violence politique et du
parrainage du terrorisme. Ce nest pas juste, cependant, à propos de lIran et
des États-Unis ou même seulement de lArabie saoudite. Cibler un ambassadeur
viole la Convention sur la protection et la répression des infractions contre
les personnes jouissant dune protection internationale qui, bien sûr, comprend
des diplomates. LIran est un signataire de cette convention. LIran est aussi
tenue par les résolutions du Conseil de sécurité de lappliquer. Ce genre dacte
irréfléchi sape les normes internationales et le système international. LIran
doit être tenu pour responsable de ses actes. En plus des mesures annoncées par
le procureur général, hier, les États-Unis ont augmenté nos sanctions à
lencontre dindividus au sein du gouvernement iranien qui sont associés à ce
complot et au soutien de lIran au terrorisme. Nous allons travailler en étroite
collaboration avec nos partenaires internationaux pour accroître lisolement de
lIran et la pression sur son gouvernement, et nous appelons les autres pays à
se joindre à nous pour condamner cette menace contre la paix et la sécurité
internationales » [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb12">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">12
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">] [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb13">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">13
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Lors du point de presse quotidien de la
Maison-Blanche, Jay Carney, le porte-parole, répète le mot dordre : « Cest
une escalade dangereuse dans lutilisation de longue date par le gouvernement
iranien de la violence. Et nous considérons quune tentative dassassiner un
diplomate aux États-Unis constitue une violation flagrante du droit
international » [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb14">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">14
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">] [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb15">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">15
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Le sénateur démocrate Carl Levin, président
de la Commission sénatoriale des Forces armées, dramatise un peu plus. Il
qualifie le « complot iranien » d« acte de guerre » contre les
États-Unis dAmérique [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb16">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">16
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]. Plusieurs parlementaires républicains
lui emboîtent le pas dans la surenchère, tels Michael McCaul, Mark Kirk ou Peter
King.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Au département dÉtat, la porte-parole,
Victoria Nuland, annonce que la secétaire Hillary Clinton et son adjoint William
Burns ont multiplié les contacts téléphoniques, non seulement avec leurs
homologues saoudiens et mexicains, amis avec les grandes chancelleries pour les
mobiliser contre lIran. [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb17">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">17
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Sur son compte Twitter, la représentantre
permanente des Etats-Unis à lONU, Sussan Rice, annonce : « Avec une équipe
dexperts US, je briefe un par un aujourdhui les membres du #Conseil de
sécurité sur le #complot iranien démantelé » [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb18">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">18
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Le jeudi 13, le hasard faisant bien les
choses, une audition avait été prévue de longue date au Sénat par la Commission
des Banques sur le thème : « Se protéger contre les possibles menaces
iraniennes : les perspectives de ladministration pour mettre en oeuvre de
nouvelles sanctions un an après » [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb19">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">19
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]. Wendy Sherman, lex-assistante de
Madeleine Albright devenue sous-secrétaire dÉtat chargée des relations avec le
Congrès (Undersecretary of State for Political Affairs), fait le point sur les
sanctions mises en place contre lIran pour le dissuader de développer un
programme nucléaire militaire et explicite le nouvel effort US. Elle indique que
les principaux fonctionnaires du département dÉtat sont mobilisés pour
convaincre tous leurs partenaires dans le monde dinterdire les déplacements des
Gardiens de la Révolution et leurs activités à létranger. Cest donc cela
lenjeu de toute cette affaire : empêcher lIran dexporter sa
révolution.
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Lintrouvable
mobile
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Lorsquil était intervenu aux côtés du
secrétaire à la Justice, le directeur du FBI avait comparé laffaire à « un
scénario hollywoodien ». Ce parallèle frappe tous les commentateurs. En
effet, les films daction ne sont pas toujours très cohérents, mais avec un bon
suspens et des courses poursuites, le spectateur na pas le temps dy songer.
Cette fois laccusation contre lIran est trop grosse pour ne pas être passée au
crible. Pour commencer, quel est le mobile ?
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Interrogé par le Washington Post, le
spécialiste de lIran à la Rand Corporation, Alireza Nader, exprime son
scepticisme. Selon lui, le scénario de cette affaire ne correspond à rien.
Surtout, « Pourquoi lIran voudrait assassiner lambassadeur saoudien à
Washington ? » [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb20">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">20
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]. Cest en effet totalement absurde,
lambassadeur Adel A. al-Jubeir est un homme de confiance du roi Abdallah avec
lequel lIran sefforce dentretenir les meilleures relations possibles. Un tel
attentat ne manquerait pas daffaiblir le monarque au profit du clan des
Sudairis, ennemis acharnés de Téhéran. Bref, pour lIran, commanditer ce meurtre
serait comme se tirer une balle dans le pied.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Même son de cloche chez un autre expert de
la Rand, le professeur Rasool Nafisi de luniversité Strayer, interrogé par le
New York Times. Selon lui en aucun cas les Gardiens de la Révolution
nopéreraient sur le sol états-unien. Et dailleurs, fait-il remarquer, la
dernière opération attribuée à lIran aux États-Unis remonte à la période
trouble de la révolution, en 1980, avec lassassinat dun opposant.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Sur CNN, les professeurs Jamsheed K. et
Carol E. B. Choksy expliquent cette contradiction. Se référant à une source
anonyme états-unienne, les experts indiquent que les Gardiens de la Révolution
auraient agi de leur propre chef pour saboter le rapprochement irano-US, voulu
par le président Mahmoud Ahmadinejad et son nouveau ministre des Affaires
étrangères Ali Akbar Salehi, et annoncé par eux en marge de lAssemblée générale
de lONU. Le complot aurait été commandité par les généraux Ali Jafari et Qassem
Soleimani, commandants des Gardiens de la Révolution, et le général Rostam
Ghasemi, ministre du Pétrole, tous trois fidèles parmi les fidèles de
layatollah Ali Khamenei [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb21">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">21
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Ce type de commentaire relève au choix de
la propagande de guerre ou de lescroquerie intellectuelle en ce quil paraît
savant, mais nest aucunement étayé. Peu importe, il plaît aux médias et
convainc les téléspectateurs distraits. Suivent une série de talk shows
au cours des quels des experts sengouffrent dans la voie ouverte par Eric
Holder et Joe Biden : lincohérence du complot natteste pas que cest un
montage, mais quune guerre oppose les dirigeants iraniens entre eux.
Immédiatement, les divergences de point de vue et les rivalités qui opposent les
personnalités politiques iraniennes sont surinterprétées et présentées de
manière américanocentrique comme si elles portaient sur la paix et la guerre
entre Washington et Téhéran. Ces commentaires induisent lidée que certains
éléments iraniens incontrôlés souhaitent une confrontation armée et que, dans
ces conditions, les États-Unis doivent intervenir sans attendre que ces éléments
soient organisés.
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Un
scénario hollywoodien ? certes, mais pour une série B
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Malgré tous ces efforts, la mise en scène
du « complot iranien » sessouffle. Certes, le prince Saoud Al-Fayçal,
ministre saoudien des Affaires étrangères, dénonce lingérence iranienne dans le
monde. Le Premier ministre britannique David Cameron, les ministres des Affaires
étrangères français, hollandais et kosovar expriment leur vive préoccupation.
Puis plus rien. Juste le silence gêné de nombreuses chancelleries qui sont
fatiguées des shows à laméricaine.
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Gary
Sick était chargé du Proche-Orient au Conseil de sécurité nationale sous la
présidence Carter. Il est connu pour avoir mis à jour laccord secret entre le
candidat Reagan et lIran ("October Surprise").
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Pour CNN, lancien responsable du dossier
iranien au Conseil de sécurité nationale, Gary Sick note : « LIran na
jamais mené - ou apparemment même tenté - un assassinat ou un attentat aux
États-Unis et il est difficile de croire quils sappuient sur un gang
non-islamique pour réaliser cette missions parmi les plus sensibles possibles.
Dans cette affaire, ils auraient compté sur un amateur et un cartel de la drogue
mexicain qui est connu pour être infiltré à la fois par les agents du
renseignement mexicain et US » [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb22">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">22
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">] [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb23">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">23
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">]. En effet, Los Zetas est composé par
danciens militaires mexicains dont certains ont été notoirement formés par les
États-Unis à lÉcole des Amériques.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Plus trivial, lancien agent de la CIA
Robert Baer, habitué des médias, samuse pour Time Magazine de ce
scénario grotesque. Comment ladministration Obama peut-elle espérer faire
croire quune troupe délite comme la force Al-Quods a pu sous-traiter une telle
opération à un vendeur de voiture doccasion et à une organisation criminelle
mexicaine ? Cela ressemble plutôt à ces intoxications dans les Mujahedeen
e-Khalq [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb24">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">24
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">] se sont fait une spécialité et que
Washington enfourche avec enthousiasme [
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nb25">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">25
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">].
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Si chacun comprend que ladministration
Obama invente ou récupère de fausses accusations pour durcir le ton vis-à-vis de
Téhéran, on comprend aussi que sa politique est à lendiguement, pas à la
guerre. Paradoxalement, ce brusque accès de fièvre montre que les États-Unis ne
sont pas en capacité de se confronter à lIran et préfèrent sommer leurs
partenaires de renoncer à toute relation avec lIran.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Narquois, le président iranien Mahmoud
Ahmadinejad conclut sur Al-Jazeera : « Par le passé, ladministration
états-unienne a affirmé quil y avait des armes de destruction massive en Irak.
Ils [les États-uniens] lont dit avec beaucoup de force, ils ont présenté des
documents et tout le monde a dit : Oui, nous vous croyons, nous souscrivons (
)
Est-ce quon leur demande aujourdhui si ces affirmations étaient vraies ?
Ont-ils trouvé des armes de destruction massive en Irak ? Ils ont fabriqué une
poignée de papiers. Est-ce difficile à faire ? La vérité [sur ce prétendu
complot] finira par éclater et tout ira bien pour nous à ce moment là
».
style="FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>Thierry
Meyssan
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh1">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>1
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.treasury.gov/press-center/press-releases/Pages/tg1320.aspx">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Treasury Sanctions Five Individuals Tied to Iranian Plot to
Assassinate the Saudi Arabian Ambassador to the United
States
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> », US
Department of Treasury, 11 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh2">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">2
class=style34>] Voir document
téléchargeable au bas de cette page.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh3">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>3
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.nytimes.com/2011/10/12/us/us-accuses-iranians-of-plotting-to-kill-saudi-envoy.html?_r=1&ref=todayspaper">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>U.S.
Accuses Iranians of Plotting to Kill Saudi Envoy
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Charlie Savage et Scott Shane,
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>The New York Times
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, 11
octobre 2011.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh4">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>4
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
How an alleged plot to assassinate Saudi ambassador was discovered along the
Mexican border », Associated Press, 12 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh5">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>5
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.washingtonpost.com/blogs/reliable-source/post/iranian-plot-involved-chic-dc-hotspot-could-it-be-cafe-milano/2011/10/11/gIQAWpLYdL_blog.html">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Iranian plot may have involved ambassadors favorite restaurant. Cafe
Milano ?
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Roxanne Roberts et Amy Argetsinger, The Reliable Source,
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>The Washington Post
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, 11
octobre 2011.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh6">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>6
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.washingtonpost.com/world/national-security/2011/10/11/gIQAiaYxcL_story.html">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>Iran
behind alleged terrorist plot, U.S. says
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Jerry Markon et Karen DeYoung,
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>The Washington Post
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, 11
octobre 2011.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh7">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>7
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://edition.cnn.com/2011/10/12/us/iran-saudi-plotter-profile/index.html">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>Friend
: Man accused in Saudi assassination plot likes to be called
Jack
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Ed Payne, CNN, 12 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh8">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>8
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
Friend : Suspect in ambassador plot no mastermind », Associated Press, 12
octobre 2011.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh9">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>9
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>The President and the King agreed that this plot represents a
flagrant violation of fundamental international norms, ethics, and law. They
also praised the work of intelligence and law enforcement agencies that led to
the disruption of this plot, and reiterated the joint commitment on the part of
the United States and Saudi Arabia to pursue a strong and unified international
response that holds those responsible accountable for their
actions
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
».
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh10">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>10
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://iipdigital.usembassy.gov/st/english/texttrans/2011/10/20111012185959su0.9553426.html#axzz1agONKntd">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Summary of Obamas Call with King Abdullah of Saudi
Arabia
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
Maison-Blanche, 12 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh11">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>11
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://abcnews.go.com/blogs/politics/2011/10/sen-dianne-feinstein-on-iranian-plot-there-may-be-a-chain-of-these-things/">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>Sen.
Dianne Feinstein on Iranian Plot : There May Be a Chain of These
Things
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Sunlen Miller, ABC News, 12 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh12">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>12
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>This plot, very fortunately disrupted by the excellent work of our
law enforcement and intelligence professionals, was a flagrant violation of
international and U.S. law, and a dangerous escalation of the Iranian
Governments longstanding use of political violence and sponsorship of
terrorism. This is not just, however, about Iran and the United States or even
just about Saudi Arabia. Targeting an ambassador violates the Convention on the
Protection and Punishment of Crimes against Internationally Protected Persons,
which, of course, includes diplomats. Iran is a signatory to this convention.
Iran is also in agreement with the Security Council resolutions to implement it.
This kind of reckless act undermines international norms and the international
system. Iran must be held accountable for its actions. In addition to the steps
announced by the attorney general yesterday, the United States has increased our
sanctions on individuals within the Iranian Government who are associated with
this plot and Irans support for terrorism. We will work closely with our
international partners to increase Irans isolation and the pressure on its
government, and we call upon other nations to join us in condemning this threat
to international peace and security.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
»
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh13">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>13
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.state.gov/secretary/rm/2011/10/175340.htm">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>American Global Leadership at the Center for American
Progress
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Hillary Rodham Clinton, US Department of State, 12 octobre
2011.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh14">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>14
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>Its a dangerous escalation of the Iranian governments longstanding
use of violence. And we consider an effort to assassinate a diplomat in the
United States to be a flagrant violation of international law.
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
»
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh15">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>15
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2011/10/12/press-briefing-press-secretary-jay-carney">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>White
House Press Briefing
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Jay Carney, 12 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh16">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>16
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] « A
top Senate Dem says Iran plot may be act of war », Associated Press, 12 octobre
2011.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh17">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>17
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2011/10/175250.htm">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>Daily
Press Briefing
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Victoria Nuland, Département dÉtat, 12 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh18">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>18
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
Together with a team of U.S. experts, Im briefing individual members of the #UN
Security Council today on the disrupted #Iran plot »
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh19">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>19
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://banking.senate.gov/public/index.cfm?FuseAction=Hearings.Hearing&Hearing_ID=a3a0c72e-4250-49ba-8c8b-b2cae715a75a">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Addressing Potential Threats from Iran : Administration Perspectives
on Implementing New Economic Sanctions One Year Later
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
Banking Senate Commitee, 13 octobre 2011.
style="mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh20">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>20
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>]
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>Washington Post
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, op
cit.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh21">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>21
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://edition.cnn.com/2011/10/11/opinion/choksy-iran-plot/index.html">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>Terror
plot aids Iran hardliners, fuels enmity with U.S.
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">», par Jamsheed K. Choksy et Carol E. B.
Choksy, CNN. 12 octobre 2011.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh22">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>22
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>Iran has never conducted or apparently even attempted an
assassination or a bombing inside the U.S. And it is difficult to believe that
they would rely on a non-Islamic criminal gang to carry out this most sensitive
of all possible missions. In this instance, they allegedly relied on at least
one amateur and a Mexican criminal drug gang that is known to be riddled with
both Mexican and U.S. intelligence agents.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
»
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh23">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>23
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://globalpublicsquare.blogs.cnn.com/2011/10/12/gary-sick-iran-plot/">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>Did
Iran launch a plot against the U.S. ?
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>
», CNN, 12 octobre 2011.
lang=EN-US>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh24">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">24
class=style34>] Voir notre dossier
href="http://www.voltairenet.org/+-Mujahedin-e-Khalq-+?lang=fr">
class=style34>Mujahedin-e
Khalq
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>[
href="http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Thierry_Meyssan.181011.htm#nh25">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>25
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>] «
href="http://www.time.com/time/world/article/0,8599,2096747,00.html">
class=style34>
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>Washington Bombing Plot Is Out of Character for Irans Professional
Killers
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US> »,
par Robert Baer,
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-theme-font: minor-bidi"
lang=EN-US>Time Magazine
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt; mso-ansi-language: en-us" lang=EN-US>, 12
octobre 2011.
style="COLOR: #339966; mso-ansi-language: en-us; mso-bidi-font-size: 10.0pt"
lang=EN-US>Thierry Meyssan
style="COLOR: #339966; mso-ansi-language: en-us"
lang=EN-US>
style="COLOR: gray; mso-ansi-language: en-us; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128"
lang=EN-US>18 octobre 2011
class=MsoNormal>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128; mso-bidi-theme-font: minor-bidi">Source
: Réseau Voltaire
style="FONT-SIZE: 10pt">
href="http://www.voltairenet.org/Le-complot-iranien-est-il-etats"
target=_blank>
style="COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt">http://www.voltairenet.org/...
color=#000080>
size=5>
1-5 Mireille Delamarre
:
size=4>Guerre de
L'Information
color=#008080>- :
style="COLOR: teal; mso-bidi-font-size: 14.0pt">US- Israël-Arabie Saoudite
Contre Iran : Une Guerre Déjà Enclenchée
style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Plusieurs
évènements récents constituent des indicateurs sûrs que la guerre contre lIran
a déjà commencé.
style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Pour
satisfaire le régime sioniste et bénéficier du vote des juifs sioniste américain
Obama va-t-il déclenché une attaque militaire contre lIran sous des prétextes
fallacieux tout comme son prédécesseur G.W.Bush avait lancé une guerre contre
lIrak en déclarant mensongèrement que Saddam Hussein avait des ADM ?
style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Une
chose est sûre Israël a déjà le feu vert et les bombes pénétrantes des US pour
mener une telle attaque.
style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Le « Printemps Arabe »
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
Les mouvements de contestations dans
les pays arabes, Tunisie, Egypte, Yemen, Libye, Syrie sont de vulgaires
manuvres des services de renseignements occidentaux CIA et consorts préparés
depuis plusieurs années via le recrutement intensif de jeunes «activistes» de
ces pays formés aux méthodes ultra modernes de communication sur le net et les
sites sociaux Facebook, Twitter etc
Ces «communicants» retournés dans leurs
pays respectifs ont détourné des mouvements de mécontentements populaires
légitimes contre des régimes autoritaires auparavant soutenus par les grandes
puissances occidentales qui ont décidé de les jeter comme on jette un Kleenex
après sen être servis. Cest le cas de Moubarak, de Ben Ali.
Pour la
Libye Kadhafi avait des projets anti coloniaux pour lAfrique contraire aux
intérêts de ces mêmes grandes puissances inclus Israël et ses puissants lobbies
sioniste juif et chrétien actifs partout dans les plus hautes sphères des
décisions politico financières .Il dirigeait le pays africain le plus riche en
ressources pétrolière et gazière et le plus avancé au niveau développement socio
économique un casus belli pour ces puissances coloniales rapaces.
En plus
pour la Libye comme pour la Syrie, ces services de renseignements occidentaux
ont fait appel à leurs djihadistes musulmans fanatiques liés soit à Al Qaeda
soit aux Frères musulmans* ces derniers devenus fréquentables pour Washington
Tel Aviv et leurs laquais. En Syrie, les groupes armés qui tentent de renverser
le régime de Bashar al Assad sont issus de ces deux mouvances. La campagne de
déstabilisation de la Syrie vise à neutraliser ce pays dans le cadre dune
attaque US ou Israélienne ou les deux contre lIran. La Syrie menacée au Nord
par la Turquie (OTAN) a du dégarnir son front Sud face à Israël.
Ces
campagnes de déstabilisation et guerre en Libye occupent la une des médias et
permettent aux décideurs dans lombre de préparer la « VRAIE » campagne : une
guerre contre lIran.
La planification de cette guerre est contenue
en détails dans un rapport écrit par Kenneth Pollack publié en 2009 par le Saban
Center think tank sioniste de la Brookings Institution intitulé « Which Path to
Persia » -Quel Chemin Vers La Perse. Ce chemin conduit directement à la
guerre.
De plus ces campagnes visent également à neutraliser voire
sacoquiner avec les droits de lhommiste et autres anti guerres descendus par
millions en 2003 pour tenter de sopposer à la guerre contre lIrak. Les
mouvements de protestations type « Indignés » ou « Occupy Wall Street » sans
objectifs politiques précis ni soutien des masses populaires souvent noyautés
par des organisations individus liés à ceux contre lesquels ils protestent
servent eux aussi décran de fumée médiatique pour cacher ce qui se prépare.
La Libération de Shalit
style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Israël
ne peut envisager une guerre contre lIran sans avoir libéré le caporal Shalit,
soldat dactive fait prisonnier alors quil participait au massacre de civils
palestiniens de Gaza par des tirs dobus de mortier à tête à lUA et retenu dans
la bande de Gaza depuis 5 ans car toute guerre contre lIran peut impliquer un
élargissement à plusieurs fronts du conflit dont celui sur le front Sud avec le
Hamas à Gaza et lancer une nouvelle attaque massive contre Gaza serait signer
larrêt de mort de Shalit.
Pour neutraliser davance la possibilité douverture de ce front Netanyahou
a décidé daller à lencontre de laile dure dextrême droite de sa coalition et
de libérer des centaines de prisonniers palestiniens en échange de Shalit. Selon
une « information » (à prendre avec précaution tant la propagande est
omniprésente) des médias israéliens le chef politique du Hamas Khaled Mechaal
serait sur le point de transférer son bureau de Damas au Caire. Le Hamas (les
Palestiniens sont des Sunnites) a subi de fortes pressions de la part des Frères
Musulmans dEgypte pour libérer Shalit et pour déménager son QG au Caire. Les
Frères Musulmans - Sunnites ennemis dAssad et de lIran, amis de lArabie
Saoudite - sont les nouveaux chouchous des US -Israël au Moyen Orient.
Doù également tout le buzz médiatique fait autour de la libération de
Shalit écran de fumée là encore pour dissimuler le plus important la priorité
des priorités sur lagenda mondial américano sioniste et leurs laquais ce
qui se trame en coulisse à Washington Tel Aviv Paris Londres et Berlin contre
Teheran.
De plus afin de neutraliser lEgypte et donc de sécuriser son
front Sud, Tel Aviv a multiplié les excuses et les compliments vis-à-vis des
autorités égyptiennes : excuses pour les soldats égyptiens tués par larmée
israélienne à la poursuite de ceux responsables dattaques dans le Sinaï courant
Août qui ont fait plusieurs morts côté israéliens et compliments pour le rôle
joué par lEgypte dans la libération de Shalit.
Netanyahou a évoqué à
plusieurs reprises ces dernières semaines une opportunité sur l e point de se
fermer en liant celle -ci à des développements géostratégiques. Quand Netanyahou
- ou Ehud Barak le ministre de la guerre israélien qui a reçu récemment le
ministre de la guerre US Panetta après avoir lui -même rendu visite à ce dernier
cet été à Washington dans le cadre dune coopération militaire très rapprochée -
parlent ainsi cest toujours en lien avec lIran. Soigner son image dans
lopinion publique israélienne et étrangère en se montrant «rassurant» en
interne pour les soldats et familles de soldats et «conciliant» à lextérieur
avec cet échange Shalit contre des centaines de prisonniers palestiniens est
primordial pour Netanyahou car attaquer lIran cest lobjectif N°1 quil sest
fixé avant la fin de son mandat de premier ministre avec laide du Lobby Juif
Sioniste américain AIPAC qui dicte les décisions en matière de politique
étrangère au Congrès et à la Maison Blanche et ce malgré l'opposition de tous
les responsables militaires et sécuritaire (Shin Bet et Mossad) israéliens à ce
plan. Ces derniers savent que cela ne ferait que retarder le programme nucléaire
iranien de deux ans au mieux et renforcerait l'Iran dans sa volonté de
développer le nucléaire cette fois peut être pas à des fins totalement civiles
mais aussi militaires arguant de son droit à l'auto défense contre de telles
attaques futures que ce soit des US ou d'Israël.Donc une attaque contre
productive puisque les américanosionistes obtiendraient l'effet inverse l'Iran
perçue comme une victime par l'opinion mondiale pourrait désormais au même titre
que les Juifs sionistes (génocide juif par les Nazis) et les Américains
(attaques du 11 Septembre 2001) jouer la carte politique de la victimologie, en
user et abuser comme eux.
Il se peut également quObama cherche à se
faire réélire président en 2012 en lançant une guerre contre lIran sollicitée
par tous les néocons républicains et démocrates et le complexe
militaro-industriel seul activité industrielle US à ne pas être sur le déclin ou
avoir été délocalisée.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Le bizness de la guerre cest bon pour
léconomie les emplois et la réélection d Obama qui a pratiqué une politique
guerrière illégale ( violation de la Constitution américaine, violation du droit
international) bien plus extrémiste que G.W.Bush sans pratiquement rencontrer
dopposition intérieure le mouvement anti guerre US ayant implosé, les
mouvements de protestations morcelés (anti wall street, anti nucléaire, anti
réchauffement climatique
) incapables de faire la jonction entre eux et
comprendre que ce sont les guerres US qui ruinent leur économie, polluent et
font peser sur eux un «prix à payer» extrêmement élevé tant matériellement que
moralement.
Les US sont avec Israël les deux pays les plus haïs au monde.
Les Américains payent chèrement en termes de prestige et dinfluence
internationale leur soutien inconditionnel au régime sioniste et ne peuvent
désormais simposer que par la force comportement dune superpuissance en
déclin.
Laffaire du « complot « pour assassiner lambassadeur
dArabie Saoudite aux US
Cette histoire rocambolesque de complot soit
disant ourdi par lIran pour assassiner lambassadeur saoudien en poste à
Washington et qui a fait la une des médias cette semaine pourrait être le début
de toute une série dopérations sous faux pavillon visant à justifier une guerre
contre lIran.
href="http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MJ15Ak02.html">
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">Dans un article
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt"> publié la 15/10/2011 sur Asia Times online
intitulé « FBI account of « terror plot » suggests sting « ( le compte
rendu par le FBI du « complot terroriste » fait penser à une infiltration )
Gareth Porter un historien dinvestigation et journaliste spécialiste de la
politique de sécurité nationale US démontre la fabrication grossière de ce
complot par le FBI.
Ci-dessous quelques extraits
traduits :
« Whashington - Tandis que ladministration de Barack
Obama jurait que le gouvernement iranien devrait « rendre des comptes » pour le
soit disant complot pour assassiner lambassadeur saoudien à Washington le
document légal décrivant les preuves dans cette affaire fourni de multiples
indications que cest le résultat dune opération dinfiltration par le FBI.
« Bien que le document, qualifiée de plainte criminel amendée implique
lirano américain Mansour Arabsiar et son cousin Ali Gholam Shakuri, un officier
des forces Quds iraniennes, dans le cadre dun plan pour assassiner
lambassadeur saoudien Adel al -Jubeir, cela fait aussi penser que lidée
dorigine a été imposée par un agent infiltré du DEA ( Département de Répression
de la Drogue) à la demande du FBI. »
Arabisiar un vendeur de
voitures doccasion et trafiquant de drogues a semble-t-il été manipulé parce
quil convoitait de senrichir dans le trafic de drogue venant dAfghanistan
sous la houlette dun cartel de drogue mexicain. Selon Gareth Porter, le langage
utilisé dans les échanges entre lagent infiltré DEA/FBI et Arabsiar de même que
labsence de toute déclaration attribuée à ce dernier implique que celui-ci na
rien dit concernant le complot visant à assassiner lambassadeur saoudien sauf
en réponse aux suggestions de cet agent qui faisait déjà partie dune opération
clandestine menée par le FBI dans le cadre dun trafic de drogue. Comme le
compte rendu du FBI le signale dans une note de bas de page lagent du DEA avait
auparavant été condamné pour trafic de drogue par un état aux US et avait
coopéré à des enquêtes sur ce trafic - en se faisant passer semble-t-il pour un
vendeur de drogue lié à lun des plus dangereux cartels de la drogue mexicain -
pour bénéficier en échange dune annulation de sa condamnation.
Dans les
conversations entre cet agent infiltré et Arabsiar :
«
Le fait quaucune
citation dArabsiar montre quil était daccord pour assassiner lambassadeur
encore moins quil lait proposé laisse à penser quil ne sétait pas engagé ou
quil liait laffaire à autre chose tel le la perspective dun gros accord sur
un trafic de drogue avec le cartel
. »
Bref une opération sous faux
pavillon concoctée par le FBI qui signale la volonté de ladministration dObama
davoir recours à ce type de mensonge pour justifier une guerre contre lIran.
L'Iran s'est dit prêt à examiner les "accusations américaines" selon une
dépêche AFP* du 17/10/2011
Une prochaine opération sous faux pavillon
pourrait avoir lieu dans le Golfe Persique sous forme dun incident maritime
ladministration Obama ayant pris soin de justifier à priori une réplique
militaire à un tel incident en faisant savoir avec force battage médiatique
quelle avait demandé à ce que soit crée une ligne rouge téléphonique entre la
marine US et celle de lIran, Téhéran ayant refusé une telle ligne.
LArabie Saoudite offre son espace aérien pour une attaque contre
lIran !
Le faux complot pour assassiner lambassadeur saoudien à
Washington à sa raison dêtre dans ce vaste complot américano sioniste pour
justifier une attaque contre lIran.
Désormais laviation civile irakienne
est maitre de son espace aérien. Le 1er Octobre pour la première fois depuis
2003 les forces aériennes américaines (USAF) ont transféré la responsabilité de
gérer lespace aérien aux Irakiens. Difficile donc de mener une attaque aérienne
contre lIran en partant ou survolant lespace aérien irakien. Autre voie
aérienne non utilisable celle passant par la Turquie et longeant la Syrie compte
tenue des tensions entre Ankara et Tel Aviv. Reste lespace aérien de lArabie
Saoudite. Les Saoudiens ont fait savoir que lIran devrait payer pour ce soit
disant complot visant à assassiner leur ambassadeur à Washington. Alors le «
prix à payer » pourrait bien être une autorisation de survol par laviation
israélienne de lArabie Saoudite pour aller attaquer les installations
nucléaires de lIran que lArabie Saoudite justifierait par cette supposée
tentative iranienne dassassinat. Le bruit avait déjà couru que lArabie
Saoudite avait donné son accord au régime sioniste à un tel survol ce que cette
dernière sétait empressée de nier.
Un prochain rapport accusateur de
lAIEA contre lIran ?
Autre « coïncidence » dans la montée en puissance
de la campagne pour justifier une guerre contre lIran, la publication le mois
prochain dun nouveau rapport de lAIEA sur le programme civil nucléaire
iranien. Les médias israéliens, américains prosionistes (NYT entre autres) et
français (le Figaro du marchand darmes Dassault proche de Sarkozy et des Juifs
sionistes qui a publié un article soit disant basé sur ce prochain rapport
accusant lIran dactivités nucléaires militaires) ont déjà commencé à aboyer
contre Téhéran livrant avant même la publication de ce rapport LEUR version
accusatrice.
Les Américanosionistes et leurs alliés dont le gouvernement
Sarkozy feraient actuellement pression sur le secrétaire général de lAIEA,
Yukiya Amano, pour quil déclare publiquement lexistence daspects militaires
dans ce programme nucléaire iranien en se basant sur des documents top secrets
fournis par les renseignements américains.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">On connaît lhabileté particulière de la
CIA du Mossad et consorts à fabriquer de faux documents pour incriminer leurs
ennemis en plus de mener des opérations sous faux pavillon.
Selon le NYT,
Yukiya Amano sait que sil publie de telles accusations en se basant sur des
documents fournis par la CIA/Mossad et le renseignement militaire US/ Israélien
il risque de discréditer lagence et que ses inspecteurs soient renvoyés à
Vienne avec interdiction de retourner en Iran sabotant ainsi toute possibilité
de contrôle du nucléaire dans ce pays par l'AIEA.
Le programme nucléaire
civil iranien est le plus contrôlé au monde et jusquà présent sur la foi de ces
inspecteurs et de leurs enquêtes de terrain lAIEA na jamais pu conclure à
lexistence dun programme nucléaire militaire ou du détournement du programme
nucléaire civil à des fins militaires par lIran.
Le gouvernement iranien
accuse les puissances occidentales et le régime sioniste davoir fabriqué ces
documents et maintient que son programme nucléaire est pacifique et sous
contrôle de lAIEA ce quil est. Les administrations successives américaines
Bush Clinton Obama nont jamais pu apporter une quelconque preuve de lexistence
dun programme nucléaire militaire iranien.
Pour satisfaire le régime
sioniste et bénéficier du vote juif sioniste américain Obama va-t-il déclenché
une guerre contre lIran sous des prétextes fallacieux tout comme son
prédécesseur G.W.Bush avait lancé une guerre contre lIrak en déclarant
mensongèrement que Saddam Hussein avait des ADM ?
style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Une
guerre contre lIran déclenchée par les Juifs sionistes et ou les Américains -
Tel Aviv a déjà obtenu le feu vert des US de même que la livraison des bombes
bunker buster pour attaquer - cest quoiquils fassent pour « neutraliser » les
autres fronts une guerre régionale à court terme dégénérant en 3ème guerre
mondiale car ce sont les intérêts de la Russie et de la Chine qui sont aussi
visés.
color=#808080>
*
color=#ff0000>Dépêche AFP 17/10/2011
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">
color=#808080>"Complot présumé: l'Iran "prêt à examiner" les
accusations américaines.
L'Iran est "prêt à examiner" les
accusations des Etats-Unis impliquant Téhéran dans un projet d'assassinat de
l'ambassadeur saoudien à Washington, a déclaré lundi le ministre iranien des
Affaires étrangères Ali Akbar Salehi cité par l'agence officielle Irna.
"Nous sommes prêts à examiner cette question sereinement, même si elle a été
créée de manière artificielle, et nous avons demandé aux Etats-Unis de nous
fournir les informations à propos de ce scénario", a déclaré M. Salehi.
Il a
réaffirmé que l'Iran avait "demandé aux Américains des informations sur les
personnes impliquées pour identifier leur passé et examiner la question", tout
en estimant que les accusations de Washington n'ont "pas de base solide" mais
visent a "créer une histoire" pour accroître la pression contre Téhéran.
La
justice américaine a accusé mardi l'Iran d'avoir planifié un attentat pour
assassiner l'ambassadeur saoudien à Washington, et annoncé notamment
l'arrestation d'un Américano-Iranien, Mansour Arbabsiar, qui aurait été le pivot
de ce projet.
Téhéran a immédiatement rejeté ces accusations, criant à une
manipulation destinée à diviser les pays musulmans, à protéger Israël et à
isoler davantage la République islamique déjà soumise à de sévères sanctions
internationales pour ses programmes nucléaire et balistique controversés.
Le
ministère iranien des Affaires étrangères avait affirmé samedi que Téhéran avait
transmis à Washington "une requête claire" pour obtenir des informations sur les
personnes accusées d'être impliquées dans cette affaire, mais que les autorités
américaines n'avaient pas répondu, en "violation des conventions internationales
et des normes légales".
"L'Iran est un pays responsable face à ses
engagements internationaux, mais nous defendons en même temps nos droits", a
souligné lundi M. Salehi.
Téhéran a par ailleurs demandé dimanche à
Washington de faciliter une "visite consulaire" à Mansour Arbabsiar.
"Il n'y
pas de doute que les accusations américaines sont sans fondement, mais la remise
des informations concernant l'accusé et une visite consulaire sont une
obligation pour le gouvernement américain", a déclaré un responsable iranien au
chargé d'affaires suisse convoqué au ministère des Affaires étrangères. La
Suisse représente les intérêts américains en Iran depuis la rupture des
relations diplomatiques entre Téhéran et Washington en 1980.
style="COLOR: navy; FONT-SIZE: 10pt">(AFP) -
style="FONT-SIZE: 10pt">Mireille Delamarre
style="COLOR: gray; FONT-SIZE: 10pt; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">Dimanche
16 Octobre 2011
style="COLOR: gray; mso-themecolor: background1; mso-themeshade: 128">
href="http://www.planetenonviolence.org/US-Israel-Arabie-Saoudite-Contre-Iran-Une-Guerre-Deja-Enclenchee_a2503.html">
style="COLOR: #339966; FONT-SIZE: 10pt">http://www.planetenonviolence.org/US-Israel-Arabie-Saoudite-Contre-Iran-Une-Guerre-Deja-Enclenchee_a2503.html
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 10pt">
align=center>
style="FONT-FAMILY: 'Arial','sans-serif'; COLOR: teal; FONT-SIZE: 13.5pt">
Publié le3 novembre 2011 parAllain Jules
139